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[Désavoué] Partie 3/02 - Le Dénouement : Ceux qui virent l'aubaine

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Jeu 3 Fév 2022 - 14:30

Prologue



Partie 3/02 - Le Dénouement :
Ceux qui virent l’aubaine


Après s’être extirpé de la geôle d’Iwagakure, déjouant la vigilance de ses partenaires et du Gardien des Profondeurs, le corps boueux du Bunshin d’Oterashi Yanosa s’était invité au centre-ville avec en son sein, le cœur palpitant, la germe de cette engeance maudite qu’était l’Ecorché. Cette évasion, orchestrée par le Clairvoyant, n’avait rien de banale. C’était le fruit d’une difficile négociation, conciliant à bien des égards les deux esprits du Désavoué et du Tellurique, pour une confluence d’intentions qui naissaient dans une atmosphère trouble : l’un et l’autre voulaient en découdre, pour des motifs foncièrement différents, mais dans une même longueur d’âme.
Il était question d’honneur, de serment, de révélations, de promesses. Un pacte avait été conclu et pour le respecter, Yanosa avait été jusqu’au risque pour le fidèle Iwajin qu’il était de la désobéissance.

Il avait osé l’interdit. En bravant les ordres pour respecter sa parole, l’être honorable qu’était l’Oterashi avait accepté l’hypothèse de la mort assénée par son antagoniste, et celle de devenir un traître auprès des siens.
Était-ce vertu que de consentir à ce sacrifice pour l’honneur de sa parole, ou félonie d’oser commettre l’interdit ?
Sous bien des perspectives, on pouvait dire de lui avant tout autre chose que c’était un homme de convictions. Ce sont ces mêmes convictions qui le menèrent, à bout de force, jusqu’au dehors d’Iwagakure.

Harassé par le voyage, haletant, le Bunshin du Clairvoyant retrouva ses compères. Trois membres du prestigieux clan Hyûga rejoignirent la copie du Pourfendeur de Dieux, ce même homme qui avait osé plonger dans l’estomac de Yonbi pour le transpercer de l’intérieur, et qui aujourd’hui risquait sa vie et sa réputation pour un autre coup de théâtre : un duel ultime contre l’Ecorché, seul à seul, face à l’un des subordonnés les plus dangereux parmi ceux qui formaient les rangs de l’Homme au Chapeau.

Il avait fallu pour parvenir à cette formidable évasion échapper à la vigilance du Gardien du Profondeur ; celui-là qui, en ces mêmes instants, pestait contre son échec et entrait dans une colère vive, fermant les portes à quiconque désirait entrer dans son Dédale, sauf sur décret du Triumvirat. Qui avait joué de ses sens ? Il ne le savait guère, mais il fallait être expert en dissimulation pour échapper à un expert de la détection.
Il avait fallu, outre mesure, gommer les preuves de son implication et, malgré une tentative ratée de convaincre les autorités du bienfondé de ce duel, le leurre avait fonctionné. Ainsi l’Oterashi originel avait fait acte de présence alors que disparaissait, avec son Bunshin, le cœur du Désavoué.
Il avait fallu ensuite voyagé dans l’angle mort de tous les radars qui s’agitaient dans Iwagakure. Mais qui, à ces instants volatiles, pouvaient s’imaginer qu’un des membres du Sazori avait agi dans l’ombre des unités spéciales et des sentinelles du village ?
Il avait ensuite fallu trouver des sympathisants, chose qui n’était pas remportée d’avance, compte tenu du danger qui planait tant pour l’intégrité physique des fauteurs que de leur réputation. Mais il avait réussi.
En définitive, sortir l’oiseau de sa cage relevait déjà d’une prouesse.

Mais la mission n’était pas terminée car, tandis que le village s’agitait, la nécessité de fuir se faisait de plus en plus impérieuse. La résignation de Yanosa face au refus du membre du Triumvirat Miyamoto Teruyo avait-elle convaincu son spectateur ? Sa présence suffisait-elle comme alibi ?

Les soupçons se bousculèrent aux portes d’Iwagakure. Peut-être l’Ecorché s’était-il échappé seul à travers les fissures qu’il avait créé. Peut-être avait-il planté un germe filandreux dans le corps d’un de ses visiteurs. Peut-être était-il encore dans les geôles, chose peu certaine après l’inspection du Gardien des Profondeurs, ou dans le village. Peut-être était-ce une trahison. Peut-être était-ce l’un des talents cachés des Désavoué. Peut-être quelqu’un s’était-il immiscé dans la cité. Tout était possible.

Trop de choses étaient possibles, alors que s’imposait l’élucidation urgente de la disparition de l’Ecorché. Branlebas de combat, les sentinelles se déployèrent mais, de l’autre côté du rideau, les impliqués se retrouvaient pour envisager la suite de l’escapade.

Il s’agissait pour eux tant de partir, de s’éloigner du danger, que de préserver le cœur fragile de cet homme des dangers qui le guettaient à tout instant. Quoi de mieux qu’un bel organe palpitant et sans défense pour un oiseau charognard, pour un lézard un peu trop gros, pour n’importe quelle créature assez gourmande pour plonger sa gueule dans les veines du Désavoué ?
Un détail qui s’accompagnait d’une autre problématique, majeure, qui s’imposait à ces braves tandis que la fuite se faisait plus urgente : comment briser ce sceau trop bien configuré pour libérer l’Ecorché de sa prison de chakra et lui permettre de repousser plus vite ?


Vous avez permis l'évasion de l’Écorché !

Une nouvelle intrigue éclate au sein d'Iwagakure, quelques heures à peine après l'interrogatoire qui avait pour objet d'en apprendre plus sur le Désavoué et sur l'Homme au Chapeau. Oterashi Yanosa est bel et bien parvenu à conclure un pacte avec l’Écorché, permettant au Désavoué de s'évader d'une Iwagakure qui ne tarde pas à découvrir son absence et à se retrouver en alerte. Pourtant, des problèmes s'imposent pour vous : il faut à la fois réussir à nier votre implication, tout en orchestrant votre fuite, pour réussir à desceller l’Écorché (si vous voulez qu'il croisse plus vite) et à le protéger de la prédation qui le guette, car tout charognard trouvera ce cœur palpitant fort à son goût.
Il est possible que vous soyez, à ce titre, bientôt poursuivis.

La narration s'appuiera sur vos choix pour tisser la trame de cette nouvelle partie liée à @L'Écorché.
Un second sujet accompagne déjà celui-ci pour montrer l'autre face de cette nouvelle partie.

Remarque : cette nouvelle Partie n'est ni une Mission, ni une Intrigue. Le RP n'est donc pas bloquant. Toutefois il se situe dans la trame chronologique qui suit l'évasion du prisonnier.

L'autre groupe : [Désavoué] Partie 3/01 - Le Dénouement : Ceux qui virent le danger
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Hyûga Kisuke
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Jeu 3 Fév 2022 - 21:43
Et là je lui lâche "mais non, y'a pas Nosa." Hahaha. Excellent. T'as compris ?

Kisuke voyageait avec sa cousine Komorebi-sama et un clone de Yanosa. Ce dernier leur avait donné la dernière info manquante - à savoir que l'excuse pour sortir du village était un pacte kuchyiose pour sa cousine Rin. Ce qui tombait bien, parce qu'elle lui avait effectivement demandé d'apprendre ce pacte. Ce n'était donc pas une surprise. Encore quelque chose pour renforcer leur alibi en acier blindé.

Ils arrivèrent au lieu-dit, aux coordonnées échangées. Et là... ils virent le clône de Yanosa, avec le coeur disponible dans ses bras, l'offrant à un invisible dieu amérindien. Ce coeur... était véritablement infect à voir. C'était une abomination de la nature. Kisuke avait toujours cette boule au ventre en voyant cet organe noir, filaire, et battant malgré tout. Devait-il le détruire, une fois pour toute ? La pensée resta un instant dans sa tête, tandis que sa voix partait sur autre chose.

Je pense que je t'avais déjà dit Yanosa, que je n'étais pas intéressé par ton coeur. Mais là, tu commences vraiment à nous prendre au mot.

Il fit signe à sa monture - l'invocation anaconda - de prendre le coeur en bouche (attention, pas l'avaler hin !!). Histoire de ne pas se salir, et de fournir un semblant de dissimulation. Avoir des restant de repas dans la gueule d'un anaconda, c'était pas le pire. Et peut-être même qu'iwa ne saurait pas que l'écorché pouvait se minimiser à son seul coeur. Enfin, à part l'énorme sceau dessus, mais ça, ils devraient en discuter plus tard.

Le clône de Yanosa semblait en fin de course. Kisuke se tournait vers Komorebi. La belle komorebi (attention, ça reste une cousine, fais pas comme l'autre), qui avait dut le supporter durant ce trajet. Lui et ses blagues. Il en avait fait une bonne liste pour la route. Il attendait que quelqu'un de leur petite troupe vienne les rejoindre, avant d'expliquer simplement l'état des choses.

On a dit qu'on sortait pour apprendre le pacte kuchyiose à Rin-sama. Je pense qu'on est assez safe. Il n'y avait pas d'alerte du village.

Du moins, au moment où ils étaient partis. Kisuke était toujours sur son invocation, convervant son énergie pour la petite trotte qui allait les mener à la forêt interdite. Ce n'était pas un mince voyage, mais au moins, ils étaient partit d'iwa. Le plus gros du travail était fait. Quelle chance qu'on fasse directement le lien avec le tellurique à Iwa après tout ?

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Hyûga Rin
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Jeu 3 Fév 2022 - 23:38

Le Dénouement : Ceux Qui Virent l'Aubaine



À peine venait-elle de quitter les profondeurs des entrailles de la roche, en compagnie de son enseignant, que Rin savait l'importance d'être rapide dans la suite de leurs agissements. C'était une chance qu'elle revînt de mission et qu'elle fût d’ores et déjà équipée de ses outils ninjas, quoiqu'elle n'en aurait pas spécialement de besoin de toute façon. Au final, elle n'était là que pour être en soutiens et rien de plus. Ce n'est pas un lancer de kunai qui ferait la différence, de toute façon. Non, ses pupilles étaient nettement plus importantes, quoiqu'ils étaient des outils de convoitise pour l'homme qui allait les accompagner et qui s'était négocié un duel contre l'Oterashi.

L'interaction sous le roc avait durée quelques minutes maximum et le duo s'était mis en route vers les portes du village. Rin suivait Yanosa telles son ombre, ses pensées et sa psyché se perdait dans ce qu'elle s'apprêtait à faire. La parange n'avait que faire des répercussions des actes qui seront commis et ce n'était pas quelque chose qui avait "déteint" sur elle à cause de Yanosa. Elle était ainsi, arpentant son propre système de valeur, prête à faire ce qu'il fallait pour atteindre ses propres idéaux. Le nécromancien était, selon elle, le nerf de la guerre.

Elle savait bien que peu importe ce qu'ils feraient ne pouvaient leur apporter qu'une chance de victoire... et que cette chance n'était absolument pas une victoire en elle-même. Elle savait bien que sans doute qu'ils s'apprêtaient à se lever contre Iwa la stable et qu'ils ne seraient sans doute jamais pardonnés de cet affront... D'autant plus qu'ils étaient même plus que probables qu'ils n'obtiennent rien d'utilisable et d'actionnable... mais cette chance de victoire... cette chance qu'ils avaient d'obtenir des informations sur celui qui devait être arrêté en valait absolument la peine.

Elle était de ceux et celles qui, face au chaos, prendraient les devants. Elle réaliserait - ou dans le cas présent, elle aiderait à réaliser - ce qui devait l'être. À prendre charge là où les gens se cachent derrière des politiques qu'elle comprenait trop bien. Ensemble, ils feraient le choix que n'avait pas pu faire Teruyo... le forçant même dans l'action.

Dans tous les cas, la traversée des murs du village n'avait pas été un grand enjeu. Accompagné de son enseignant, ils avaient justifié leur départ du village aux quelques gardes en place par le désire d'aller signer un pacte kuchiyose pour Rin. Il s'agissait là d'une fausse vérité. Une demande légitime, faite par Rin quelques jours plus tôt, mais qui avait été utilisé par Yanosa et perverti par lui. Une chose qu'elle comprenait entièrement étant donné les enjeux. Elle n'était ni triste sur ce point, ni en colère. Elle aurait fait la même chose.

Si Rin et Yanosa avaient été les derniers à quitter le village, de retrouver le groupe n'avait pas été quelque chose de très difficile. Elle avait certes ses pupilles pour le faire, mais Kisuke avait eu la gentillesse de laisser une trace pourtant si facile à suivre. - ce qui ne serait sans doute pas une bonne chose dans le cas d'une traque- En effet, un serpent suffisamment grand pour être utilisé comme monture laissait forcément sa place dans l'environnement.

De toute façon, le village disposait des meilleurs pisteurs du Yuukan. Des shinobis capables de voir à des kilomètres et voyants à travers la matière. De retrouver la trace d'un groupuscule ne leur serait sans doute pas du tout compliquée, pour peu que Teruyo en donne l'ordre. D'autant plus qu'il n'y avait pas trente-six endroits aux mondes où trouver le clan des serpents et ce pacte était en train de devenir un incontournable pour Iwa.

Arrivant sur place, Rin posait ses iris sur le clone de Yanosa. Faisant valser ses pupilles sur les différentes têtes présentes sur place, elle était restée confuse. Certes, elle voyait Kisuke, Komorebi et un serpent géant, mais elle ne voyait absolument pas le désavoué. Elle ne savait pas qu'il avait été réduit à l'état de coeur, elle le pensait encore attaché à ses lambeaux de chair en décomposition.

[Rin] - Kisuke-Sama, Komorebi-san. Je suis bien contente de vous voir.

Répliquait-elle en posant son regard éburné sur ses deux cousins.

[Rin] - Et vous êtes ?

Continuait-elle en s'adressant directement à la monture de Kisuke. La parange n'avait eu la chance que d'interagir qu'avec une petite vipère bien amicale, c'était la première fois qu'elle voyait une invocation de cette taille.

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Hyūga Komorebi
Hyūga Komorebi

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Dim 13 Fév 2022 - 18:59
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Peu sensible à l'humour bon enfant de Kisuke, Komorebi demeura de marbre tout au long du trajet. Si elle avait accepté ce point de non-retour consistant à enfreindre les règles immuables de la Roche, une nuée de doutes assaillait encore son esprit. Serait-elle à la hauteur pour une telle mission clandestine ? Est-ce qu'elle porterait ses fruits ? Yanosa arrivait-il à déceler la vérité dans le sang et la crasse ? Mais, plus que ses doutes, comme un reliquat de sa vie d'impuissante déchue, c'était la vision de ce cœur sombre qui troublait la guerrière. Si le ninjutsu enseignait à quiconque que le chakra banalisait l'extraordinaire, la vue de cet organe ténébreux battant dans le vide avait de quoi la répugner.

Voilà à quoi s'en tenait leur quête : non pas à un fil, mais à un amas filamenteux qui se nourrissait du temps pour retrouver sa gloire d'antan. Entre Kisuke et ce cœur ténébreux greffé dans les entrailles fangeuses du clone de Yanosa, Komorebi essaya de chasser ses pensées au mieux. En elle, elle ressentait un frisson. Celui-là même qu'elle avait senti à travers son échine lorsqu'elle s'élança dans l'arène. Le goût de l'interdit bravé. Mais il lui fallait plus de confiance, et moins de crainte envers la loi, pour qu'elle parvienne, comme à son habitude, à apprécier cette sensation.

A l'issue d'une longue marche en compagnie du serpent de Kisuke, Komorebi fut surprise de retrouver son sensei… en compagnie de Rin. Si la Hyūga admettait qu'un peu de renfort ne serait pas de refus dans leur folle entreprise, la présence de sa cousine ne manqua pas de la déstabiliser. Il lui fallut bien quelques secondes, à parcourir son regard dans l'assemblée de clandestins, pour réaliser la situation : pour défier l'autorité de la Roche, et extirper quelques informations cruciales sur l'Homme au Chapeau, Komorebi allait devoir faire équipe avec deux autres Hyūga. Cette perspective presque ironique lui arracha un sourire nerveux.

Rin. Sensei. Ses salutations furent brèves, d'autant qu'elle avait, d'une certaine manière, déjà fait la rencontre de son mentor.
Komorebi avala sa fierté et confronta les pupilles nacrées de sa cousine. L'instant d'après, son attention fut toute portée vers son supérieur. L'investigateur de cette quête absurde avait rassemblé son équipe de choc. Dans l'agitation et l'urgence, la Déchue avait mis de côté l'ensemble du plan élaboré par le Clairvoyant. Un peu de mise en situation s'imposait pour elle.

Yanosa-sensei. Quelle est la suite des opérations ? Et surtout, on a combien de temps devant nous avant qu'ils se rendent compte que le détenu est parti prendre l'air ?

Komorebi avait bien compris que la présence de Rin n'était pas anodine. Plus qu'une complice dans cette escapade, elle constituait un alibi pour la sortie de Yanosa du village. Cependant, la Déchue n'était pas dupe : anxieuse, elle préférait envisager le pire pour se préparer au mieux.

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Oterashi Yanosa
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Lun 14 Fév 2022 - 1:19
Kisuke avait entendu la quasi-supplique du bunshin de Yanosa, et fut prompt à réagir d’un signe codifié à l’attention du serpent qui était venu avec lui. Avec toute la langueur et la délicatesse dont était capable le grand reptile, ce dernier plaça donc sans attendre le coeur noir et filandreux dans un recoin de sa gueule, se faisant le nouvel abri temporaire de l’organe auquel se limitait pour l’heure l’existence toute entière de l’Ecorché. En son for intérieur, le clone affalé contre le grand résineux ne put réprimer un ersatz de soulagement… même si il savait que ce n’était que le début de « ses » peines. Reprenant le lead sur ses dopplegangers, dont un second spécimen se trouvait toujours à l’arrière de l’alchimiste et de Komorebi, le véritable Yanosa s’avança alors de quelques pas en dévisageant ses propres traits, ceux du bunshin qui avait extrait le Désavoué de sa geôle et l’avait mené jusqu’ici. C’était comme si tout cela, songea-t-il, ne s’était pas réellement produit, ou avait été le fruit d’agissements qui n’étaient pas les siens. Pourtant, ce visage enrubanné qu’il observait était bel et bien le sien, et c’était cette même conscience, ses propres pensées, qui avaient donné corps à cette situation.

Il pivota pour avoir ses trois coéquipiers d’infortune face à lui, la mine grave.

« Pas d’alerte.. pour le moment. Borukan Ashitaka, aussi peu motivé qu’il était pour mettre en œuvre le plan dicté par le Taishô du Manazuru, était en route pour la prison quand nous l’avons laissé. Si personne d’autre ne remarque l’absence de notre hôte d’ici son retour dans la geôle, c’est lui qui en sera le premier témoin. La suite… on la connaît tous. »

Chacun pouvait s’en faire sa propre idée, mais il ne faisait aucun doute que l’agent du Shishiza donnerait alors l’alerte, qu’une bonne partie des forces vives disponibles dans l’enceinte serait mobilisée, et que Miyamoto Teruyo serait tenu informé très rapidement de la situation.

« Notre alibi pourra tenir un petit temps… mais la défiance de beaucoup à mon égard aura tôt fait de diriger les soupçons vers moi. Vers nous. Nous avons un peu d’avance… mais nous devrons partir du principe qu’une unité de traqueurs pourrait rapidement se mettre à nos trousses. Une unité qu’on devra soit convaincre de notre « innocence »… soit semer avant qu’elle nous rattrape. Pour rappel… on doit desceller cet enfoiré et le protéger pendant trois jours pour qu’il puisse être en état de combattre. »

Il laissa cette information déjà établie pour la plupart et lourde de sens se faire une place dans l’esprit de chacun avant de poursuivre, conscient que désormais chaque instant pouvait compter.

« ...Le mieux qu’on puisse faire pour le moment est d’avancer. D’avancer vite. Notre destination finale reste la Forêt Interdite : relayez-vous pour toujours avoir un œil aux alentours et surveiller nos arrières. Kisuke, économise-toi davantage : quand on sera arrivés, je veux que tu te mettes au travail sur le sceau de confinement de l’Ecorché. Tu auras besoin d’énergie et de concentration à ce moment là.  »

Le guerrier de pierre accorda alors un regard entendu à son clone au sol : il était prêt à recevoir son expérience. Toute, son expérience, ainsi que sa fatigue qu’il allait logiquement encaisser en une seule fois. Dans un bref éclat fumeux, il disparut donc l’instant suivant, son créateur s’affaissant imperceptiblement vers l’avant sous le coup des efforts soudainement accumulés.

« ...On empruntera les chaînes de montagnes centrales, pour se laisser le plus de marge possible, avant de bifurquer vers le nord-ouest. Allons-y, ne perdons pas de temps. »

Et ainsi l’Oterashi donna-t-il le coup d’envoi de leur course folle vers le nord, ne s’épargnant d’entrée de jeu aucun effort pour adopter sa vitesse de voyage la plus véloce possible afin de mettre un maximum ses distances entre eux et le village, déjà loin derrière eux. Le Tellurique avait agi vite, de façon incisive pour pouvoir shunter sa hiérarchie qu’il avait deviné trop réserviste et attentiste pour prendre les mesures qui s’imposaient à ses yeux, et il n’allait pas laisser ces efforts être compromis maintenant. Des efforts qui prenaient peu à peu et de plus en plus l’allure de douloureux sacrifices, quand son esprit dérivait vers l’avenir qui se dessinait devant lui.

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Lun 14 Fév 2022 - 9:37
Yanosa et Rin arrivèrent. Le colosse apporta son lot de mauvaises nouvelles. Ashitaka qui voulait vérifier quelque chose dans la cellule du désavoué. Une mauvaise coincidence. Et apparemment le Tellurique s'attendait à ce que les soupçons portaient directement sur lui.

Ce qui dans un monde où l'Enchapeauté semblait pouvoir se téléporter à volonté était tout de même étrange, surtout si le colosse avait pris ses précautions. Mais Kisuke ignorait sans doute des paramètres de l'équation. Néanmoins il fut pris d'une crise de panique en entendant tout cela.

Lui qui pensait qu'arriver à exfiltrer le désavoué serait le plus difficile de l'opération, voilà qu'on venait chambouler tout ce qu'il avait en tête. Son rythme cardiaque s'éleva. Il avait du mal à respirer.

Que... quoi ?

Il se frappa les joues de ses deux paumes, arrivant ainsi à recentrer son stress et à garder son calme.

Kisuke se mit en route, toujours assit sur son kuchyiose qui avait dans sa gueule le coeur du désavoué. Et qui le garderait un petit temps, pour des raisons que Kisuke gardaient encore pour lui. (Notamment, le fait de pouvoir le carboniser au moindre risque qu'il puisse s'enfuire. Il n'était pas tout à faire certain que Yanosa avait exactement le même sens des priorités que lui, et en tant que seul véritable adulte de l'expédition, il se gardait une marge de manoeuvre pour éviter que tous ces genins choufflus n'aient pas à trop souffrir des foudres de la Terre. Après, ce n'était pas la seule raison.)

Il chercha dans son kimono un petit carnet dans lequel il avait des notes éparses et diverses, dont un plan grossier de Tsuchi avec ses paramètres géographiques.

Très bien. Mettons nous en route mais... Je propose un petit changement de programme alors - j'avais pris des notes. Ha voila ici. Très bien pour la direction générale. J'aimerais néanmoins emprunter le col de l'Uu'Ter Hus avant la bifurcation un peu plus loin. Les glaciers perdent leurs eaux sur cette route-là, créant plusieurs cascades et sources de montagne et même une rivière, c'est toujours une bonne idée si on est filé.

L'eau effaçait plusieurs type de traces, c'était un truc de chasseur qu'il avait lu dans des romans et qu'il supposait vrai. Après, il n'était pas nécessairement très doué pour ce genre d'opération, donc sa connaissance était limitée. Par contre, sa connaissance dans son invocation n'avait pas d'égale. Des rouages tournaient dans sa tête, réfléchissant à leurs capacités, à leur technique. Comment optimiser la situation. Et une solution simple et élégante sortit de cette réflexion.

Si nous nous trouvons à proximité d'un de ces cours d'eau et que des poursuivants se rapprochent, j'ai la possibilité faire disparaitre ce coeur sous bien des spectres différents de sensoralité. Je n'ai aucune envie d'affronter des iwajins, cela serait contreproductif. Pour le sceau...

Cacher le coeur le temps d'éloigner une patrouille serait la meilleure chose à faire, certainement. Il caressa de sa main les écailles de son invocation blanche, sous lui, qui serpentait à sa place et lui permettait d'économiser toute son énergie qu'il allait devoir avoir bien besoin.

Non, c'était un risque, mais ce n'était pas le plus grand risque.

Le plus grand risque restait cet amas de filasses noires qui était toute proche de lui, séparée par des écailles, des muqueuses et quelques organes. En cela, éviter une confrontation était le plus important, pour épargner nos forces. A ce genre de confrontation, Kisuke préférerait directement détruire le coeur. Quant au reste... Briser un sceau n'était pas dans sa spécialité, même s'il avait eut de nombreux cours de fuinjutsu avec son sensei et plusieurs occasions de voir la pratique dans ce cas-là. Il avait même eut une discussion précisément sur ce sujet-là il y a peu. Mais mettre cela en pratique ?

Oui il était songeur. Il réfléchissait à la théorie que cela impliquait. Il faisait des calculs, et c'était tant mieux que son invocation était la personne au commande de se déplacer, car Kisuke se serait manger des cailloux dans un trou dans ce genre d'état méditatif.

D'ailleurs, d'ici un kilomètre je propose aussi qu'on se sépare sur une centaine de mètres pour ralentir potentiellement des traqueurs. Une petite blague.

Petit gain de temps, si des traqueurs devaient suivre deux traces séparées. Car dans l'hypothèse où ils se mettaient véritablement en traque pour ce coeur, ils ne pouvaient pas se permettre le moindre risque. Tout ralentissement était le bienvenue jusqu'au moment où Kisuke pouvait être à proximité de cours d'eau, pour son ses plans, et leurs contingences.

En parlant de petite blague, je vous ai déjà raconté celle des trois clans majeurs ? Non ? Un Hyûga, un Borukan et un Chokoku entrent dans un bar. Le Hyûga commande un thé. Le Borukan deux bouteilles de whisky. Et le Chokoku... fait tout exploser ha ha !
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Lun 14 Fév 2022 - 18:38
Au sein d’Iwagakure, les forces se mettaient en branle. Sous l’autorité du Jinchuriki du Dieu Singe, une équipe de traqueurs venait d’être rassemblée. Sa mission ? Retrouver le fugitif, quoiqu’il en coûte, avant que le village ne paie une nouvelle fois les affres que pouvait attirer cet ennemi. Bien des soupçons pouvaient planer sur un tel ou un tel, mais face à la nébuleuse des doutes, l’urgence s’imposait : aux résidus que l’Ecorché avait laissé derrière lui, et parce que vos shinobis l’avaient interrogé il y a peu, vous sûtes qu’il ne pouvait être aussi loin qu’il le fallait pour espérer échapper seul à l’œil qu’Iwagakure toute entière était capable de tourner vers lui.
Le Taishô du Manazuru s’appuya sur trois alliés possédant force et expérience. Rien de surprenant à ce que la cité de la Roche lui fournisse de vaillantes épaules pour porter le poids du destin qui pesait sur la population Tsuchijine. Nihito Meho, lui aussi membre du Manazuru et celui-là même qui avait participé à mettre aux fers le Désavoué, vint en premier, bientôt rejoint par Kobane Harumi, elle qu’on connaissait pour avoir fait partie des légions déployées pour vaincre Sanbi, le Dieu de l’Eau, et Borukan Ashitaka, qui venait tout juste de participer à l’interrogatoire de cette chose sensible et menaçante qu’était…
… Usuegi Jun’ichirô.
Ensembles, ils traqueraient l’Ecorché.

* * *

Au Nord, c’étaient les corons. Ou plutôt, c’étaient ceux qui avaient choisi, au dogme trop cadrant qu’imposait les esprits cartésiens ne jurant que par la sécurité, le risque palpitant qui battait comme ce cœur filamentaire, hideux et noir, qui gonflait à l’intérieur des muqueuses du serpent aux écailles nivéennes, en répandant ses fils.
Oui, toutes ces parois juteuses ne manquèrent de réveiller les pulsions morbides d’une boule qui ne demandait qu’à se nourrir et qui, doucement, se mit à grignoter le serpent de l’intérieur : de bien faibles picotements, pour l’heure, comme une petite démangeaison, car au prorata de sa taille, la dégustation de l’écorché n’était pas pire que pouvait l’être celle d’une fourmi sur un corps humain.
Mais cette gourmandise, sans doute faudrait-il la craindre, quand elle deviendrait trop grande.

Vous vous retrouvâtes avec une infinité de possibilités, vous, les trois émissaires du clan Hyûga et lui, le Tellurique, responsable du « délit ». Mais il vous fallait à présent faire des choix et orienter votre évasion, de sorte que vous atteignîtes votre objectif avant que l’ennemi ne se charge de vous mettre la main dessus.
Car ensembles, vous ressusciteriez l’Ecorché.


Vous voici au cœur de la Traque de l’Ecorché pour les uns, et de l’Evasion de l’Ecorché pour les autres. Ce cas de figure tout à fait particulier n’entre ni dans le cadre des missions bloquantes ou officielles pour l’heure, mais peut, à terme, aboutir à une situation qui deviendra temporairement bloquante pour vos personnages notamment si un duel est engagé. Vous pouvez donc, à tout instant, quitter cette traque si vous le jugez nécessaire ou si vous n’estimez plus utile d’y participer. Pour répondre à vos questions, oui, chaque tour sera sujet à une intervention narratrice, mais pour le moment aucun délai n’est imposé. Sachez néanmoins que le narrateur postera à maxima une fois toutes les deux semaines, que vous ayez posté ou non. Au sein de ce tour narratif, vous êtes limités à 3 actions par personnage.
A présent que cette traque est lancée, permettez de vous expliquer en quelques mots comment la narration interviendra pour alimenter la dynamique de jeu.

Explications

Les choix et les actes de vos joueurs auront une influence considérable sur la réussite de la Traque ou de la Fuite. Vos trois actions peuvent servir à différentes choses et ne nécessitent pas obligatoirement de faire appel à votre Fiche Technique. Ainsi vous pouvez, à votre guise, utiliser une action pour « accélérer » votre marche ou en utiliser une autre, par exemple, pour enquêter/pister, piéger ou prendre du repos afin de récupérer un peu de votre endurance ou de votre chakra. Cette liste n’est pas limitative et vous êtes libre d’agir comme vous l’entendez, toutefois la narration se charge de confirmer/infirmer les conséquences de vos choix/actes notamment pour éviter les injustices/incohérences.

Tout cela aura un impact sur la durée des tours ainsi que sur les chances pour vous de vous rapprocher ou de distancer vos adversaires. La narration se charge de colliger l’ensemble des éléments pour vous apporter les informations nécessaires à la progression de votre Traque/Evasion.

Pour finir, afin de dynamiser le jeu, vous pourrez à chaque tour profiter d’un avantage qui vous sera soumis en fonction du contexte.
Afin que la narration ne traîne pas trop en longueur, tous les deux tours engendreront une ellipse (qui officiera donc au prochain tour de cette partie) qui équivaut à un jour/une nuit.

Les avantages possibles ce tour:
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Mar 15 Fév 2022 - 13:19
Alors l'Inuzuka dit à l'Aburame "comment tu sais ça, toi ?" et là, tenez-vous bien, il lui répond "Tu m'as mit la puce à l'oreille." MUAHAHA. J'en peux plus.

... Oui, Kisuke n'avait pas finit de faire des blagues. Il était un peu triste de ne pas voir sa compagnie s'esclaffer de rire - bon, après c'était logique aussi, vu qu'il n'avait pas encore sortit son gaz hilarant, mais il espérait tout de même avoir affaire à un meilleur publique. Mais son invocation se mit à lui siffler des nouvelles inquiétantes, tandis qu'ils avançaient toujours dans l'itinéraire qu'il avait choisit (celle en direction des cours d'eau dans la montagne). Apparemment l'Ecorché développait un goût pour le serpent.

Hmm... crache-le, je vais le mettre dans mon kimono. Je garde cette possibilité pour plus tard, mais l'Ecorché ne peut pas être tout à fait laissé sans surveillance.

Kisuke retira donc sa veste et y emballa le coeur de filasse noire, un peu comme un gros bébé mouton. Mais en noir - ce qui pour des raisons de quota était pas trop mal. Ils devraient faire attention à leur passager pas si clandestin. Il avertit les autres membres de la communauté de l'agneau, ses amis, ces seigneurs. Enfin, après une petite trotte (ou des serpentades, selon le mode de transport) ils arrivèrent au premier cours d'eau. Kisuke y fit entrer son invocation tout en restant dessus. Oui, il était mouillé par l'eau fraiche de la source. Et c'était tant mieux.

Remonter un cours d'eau est un excellent moyen de semer les pistes. Pas de traces sur l'eau. Des odeurs qui s'effacent naturellement, et les traqueurs ne savent pas s'ils doivent chercher en amont, en aval. Sans compter qu'on peut dissimuler l'endroit où on sort. C'était pour cela que je tenais à inclure des cours d'eau sur notre itinéraire. Allez, par ici. Yanosa, je peux avoir un bout de ton bandage ?

La question avait son intérêt pour la suite. Kisuke fit bien attention de garder le morceau de tissus non touché par le liquide qui lesz entourait. Ils suivirent l'eau tout en temps, agrémentés de blagues tout autant excellentes les unes que les autres. Après un temps, néanmoins, Kisuke se dit qu'il était venu un bon moment pour faire une première fausse piste. Il caressa les écailles de sa monture et descendit de lui dans la flotte.

Tu peux quitter le cours d'eau et partir au Nord-Ouest. Je te remercie pour ton aide et j'espère que ce poison ne t'as pas trop infliger de dégâts. Passer quelques temps, tu peux te désinvoquer et rentrer chez toi. Et prends ceci.

Il noua autour du croc du serpent le bandage bien odorant avant de saluer son invocation et de la laisser partir pour le Nord-Ouest, laissant une trace derrière elle de son sillage. L'invocation allait lui manquer. Il y avait quelque chose de rassurant à avoir un allié de poids à ses côtés. Plus tard, il invoquerait sans doute d'autres invocations, mais cela n'allait pas encore être le bon moment. D'abord, mettre un peu de distance, puis tenter un coup de poker, et enfin s'installer au chaud pendant que la suite plan se préparait et qu'ils déscellent le désavoué.

En attendant, il reprit sa longue litanie de blague.

Vous avez peut-être entendu, mais les Yasei se sont rassemblés à Kiri. Surtout les Yasei poissons. Je comprenais pas au début pourquoi. Mais après j'ai compris, c'était une question de FISH de paie...

Plus que quelques jours à tenir...
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Mar 15 Fév 2022 - 15:03

Le Dénouement : Ceux Qui Virent l'Aubaine



Désormais en route sur le kuchiyose de Kisuke, un serpent dont elle n'avait malheureusement pas eu la chance d'avoir le nom, complètement ignoré par ce dernier. Après, avec le désavoué en gueule qui lui piquait l'intérieur de la bouche, ce n’était peut-être pas la meilleure des situations pour échanger nonchalamment des banalités.

Les pensées de la Parange étaient des plus actives. Réfléchissant à différentes façons de camoufler sa piste, à différents pièges "naturels" qu'ils pouvaient bien poser, non pas pour faire mal à ceux qui seront chargés de retrouver la piste de Yanosa, mais plutôt pour les ralentir. Au final, il existait tellement de possibilités et comme elle n'avait aucune idée de la distance qui séparait les shinobis d'Iwa, il valait mieux opter pour une stratégie plus globale, ce qu'avait d'ores et déjà identifié son cousin.

Une fois arrivé au coeur de la rivière, Kisuke exposait son plan en lien avec cette dernière. Rin ne pouvait qu'être d'accord. D'envoyer le kuchiyose dans une direction offrait une forme de dissimulation visuelle au groupe. Si les shinobis suivaient les traces laissées par la bête, ils finiraient par tomber sur un serpent vide. D'autant plus que d'envoyer avec elle un morceau de Yanosa servirait de diversion olfactive. En utilisant la source d'eau comme lieu de transport, si le groupe allait être moins rapide, il fallait dire qu'ils ne laisseraient aucune trace ni même aucune odeur.

Une fois séparée du cours d'eau, Rin allait voir son cousin. Faisant valser ses iris éburnés de haut en bas, à la recherche du coeur de l'écorcher.

[Rin] - Si tu permets, j'aimerai transporter le coeur et commencer à regarder pour ouvrir le sceau. J'avais identifié des points plus fragiles lors de ma première rencontre avec lui, j'aimerai voir ou elles en sont et s'il y a moyen de s'en servir pour rompre cette technique.

Répliquait-elle. Ce qu'elle ne disait pas, c'était qu'elle avait essayé de développer une technique usant du Byakugan et des expulsions de chakra pour retirer les sceaux en général, pour les fracturer comme l'avait fait le Désavoué avec le sceau qui le retient. Malheureusement, l'expertise de l'écorché semblait être à un autre niveau et n'avait fait qu'investir du temps dans quelque chose de perdu d'avance. Après tout, il semblerait que la complexité d'un fuinjutsu n'a d'égal que le fuinjutsu lui-même, ce n'était pas comme le genjutsu.

Au moment où Kisuke portait sa main dans son kimono, Rin activait le mudra nécessaire à l'activation de son Byakugan. Elle ne voulait pas dépenser trop de chakra, ne sachant pas ce que l'avenir lui réservait, mais il y avait sans doute moyen d'étudier un peu le coeur sans se vider complètement. Elle n'avait malheureusement pas beaucoup de temps, car le groupe se pressait pour repartir. D'autant plus qu'ils allaient essayer de maintenir la même cadence, même ralentie par l'eau. Cependant, elle profiterait simplement du moment de pause pendant que Kisuke se fournissait des bandelettes de Yanosa et ordonnait à son Kuchi de quitter.

Ensuite de quoi, elle se mit elle aussi en route en compagnie de ses alliés, mais en passant par le biais de la rivière. Écoutant la dernière blague de Kisuke, elle ne pouvait que mourir de l'intérieur... Pas sa meilleure.

Résumé
Santé : Parfaite.
Chakra : 1C.

Itinéraire Factice : vous prendrez un itinéraire spécial et vous éclaterez les pistes, ce qui vous permettra de dissimuler vos traces augmentera la difficulté qu’auront vos poursuivants à vous repérer, tout cela en fonction des efforts que vous consentirez à mettre dans la qualité de vos leurres/dissimulations.

Action 1 : Déplacement vers une rivière avec le groupe sur le Kuchi de Kisuke.
Action 2 : Utilisation du Byakugan [C] pour commencer à travailler sur le sceau. Rin avait identifié, lors de la mission, des endroits fragilisés dans le sceau. Elle cherche à d'abord voir s'ils sont toujours présent/dans quel état ils sont et essayer de réfléchir à comment peut-être s'en servir pour briser le sceau. Rin n'a aucune expertise en fuin.
Action 3 : Déplacement à partir de l'eau du cours d'eau. On tente de ne pas trop être ralentie en augmentant la cadence. Les quatre membres du groupes sont des spécialistes (et même expert pour Yanosa) du Taijutsu.

Technique utilisée :


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Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

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Mer 16 Fév 2022 - 0:16
L’annonce de la condition tôt ou tard presque assurément fugitive du guerrier de pierre par ce dernier ne fut pas sans effet sur l’alchimiste au bob, qui n’avait apparemment pas réellement anticipé que cette entreprise dans laquelle il s’était embarqué revêtait bien plus de dangers que ne recelait le « simple » coeur de l’Ecorché. Rien qui ne fut en mesure de l’ébranler durablement, heureusement, et tandis que le groupe transfuge entamait sa course droit vers le nord et le centre du pays de la Terre, Yanosa put quitter le Hyûga quarantenaire des yeux l’esprit relativement tranquille quant à son investissement. Les idées rapidement énoncées par son aîné furent en effet pleines de sens, et faisaient pour ainsi dire partie des protocoles de transit employés de façon routinière par les forces du Sazori dont l’Oterashi faisait partie. Remonter un cours d’eau, laisser ses traces disparaître avec les flots : ces manœuvres, le guerrier tellurique les avait maintes fois employé, et il n’était en définitive pas surprit qu’un esprit aussi vif que celui de l’alchimiste parvienne naturellement à en reconstituer la teneur et l’utilité.

« Crois-moi, je n’ai pas non plus la moindre intention de me livrer à des luttes intestines… Mais prépare-toi, Kisuke. Si on devait se retrouver face à nos pairs… on devra faire le nécessaire pour leur échapper. Même si ça implique de les blesser... »

La chose avait de quoi laisser songeur, et peut-être même Komorebi éprouvait-elle une certaine appréhension à l’idée de devoir affronter sérieusement un autre shinobi du village. Le guerrier enrubanné lui-même, à vrai dire, n’était pas totalement à l’aise avec cette idée, même si sa résolution était désormais infaillible.

« Pas de séparation avant le cours d’eau, on maintient l’allure. Je veux qu’on mette un maximum de distance, et vite. »

Péremptoire, l’Oterashi réfléchissait déjà au-delà de la simple manœuvre de diversion qu’ils allaient tous exécuter en remontant les eaux au pied des montagnes, quand la vision du serpent invoqué par Kisuke recrachant le coeur attira logiquement et nécessairement son attention. Il fronça ce qui lui tenait lieu de sourcils, ayant parfaitement compris le verbe sifflé du reptile à l’attention de son invocateur : l’organe du Désavoué avait commencé à lui irriter l’intérieur de la gueule, signe qu’il était dors et déjà gorgé d’énergie et d’une furieuse et primaire pulsion de prédation et de dévoration. Sans un mot, Yanosa observa son partenaire enrouler le coeur dans sa veste, qui fut rapidement imprégnée de tissus organiques collants noirâtres. S’assurer de se trouver hors de portée des pisteurs que le village enverrait presque immanquablement à leurs trousses était une chose : gérer l’appétit vorace de cette chose tout en tâchant de la ressusciter pleinement… en était une toute autre. Un défi à condition double, qu’ils ne seraient pas trop de quatre pour relever.

Bien vite, le groupe arriva sur la trajectoire de l’un des larges cours d’eau qui était voué à jalonner leur progression. Tous alors se mirent à remonter le fleuve vers l’amont comme un seul homme, le Kuchiyose de l’alchimiste en tête. Captant la requête de ce dernier, le Chûnin de la Roche afficha un maigre et éphémère sourire en coin tout en accordant un coup d’oeil à son bunshin, légèrement en retrait.

« Et pourquoi pas... »

Sans discuter davantage, conscient de l’idée qui avait germé dans l’esprit de Kisuke, Yanosa arracha les bandages qui avaient jusque là cerclé son bras droit jusqu’à l’épaule et les tendit au Hyûga, d’une main scarifiée à la teinte cramoisie qui aurait paru encore plus horrifiante si le jour avait été pleinement sur eux. Observant ce qu’il en faisait et les consignes passées au serpent invoqué, l’Oterashi reprit.

« Mon clone t’accompagnera, fit-il au serpent tout en étant entendu de son double. Il tâchera de créer plusieurs jeux d’empreintes, pour renforcer le leurre. »

Le bunshin hocha sèchement la tête, se trempa allègrement dans le flot du fleuve qui gagnait en force, puis bifurqua hors du cours d’eau en même temps que le serpent à la taille démesurée. Ce fut à cet instant que le guerrier de pierre se décida à plonger à son tour dans les eaux du flux montagneux, bandant ses muscles sous le coup de la fraîcheur saisissante du flot cristallin. L’agent du Sazori connaissait bien ses camarades du village, ceux-là même qui étaient spécialisés dans la traque d’individus dangereux et souvent plutôt malins. Cette manœuvre, rudimentaire, qui aurait tout aussi bien pu être inscrite noir sur blanc dans un manuel si la division du Scorpion avait disposé d’un tel document, pourrait sans doute mettre à mal les sens de certains hommes et femmes avec qui il avait servi… Mais il ne faisait aucun doute, ou presque, que ce ne serait pas suffisant à tromper les meilleurs, si ceux-ci étaient de la partie.

Jugeant la distance parcourue sur et « dans » le cours d’eau suffisante, le groupe quitta alors ce dernier pour repiquer droit vers le nord, vers les reliefs des massifs centraux de Tsuchi où l’Oterashi planifiait déjà la mise en place de ce qu’il appelait dans le métier un « point de fixation ». Une manœuvre, moins répandue et plus complexe, qui nécessitait une mise en place méticuleuse et une approche précise d’un point géographique. Tandis qu’il mûrissait les détails de ce plan dans son esprit, Yanosa observa brièvement Rin sur le côté, durant leur avancée au travers des reliefs boisés, jeter un œil de façon studieuse au coeur, mis au jour sur sa demande par Kisuke. Ce travail préliminaire, songea-t-il, ne serait certainement pas de trop pour le moment où leur quatuor aurait le loisir de ralentir et de se poser ensemble sur le problème. Aider un tel Homme, une telle créature à se régénérer totalement lui faisait toujours grincer des dents, surtout lorsque le moindre de ses mots pouvait se révéler finalement trompeur et insidieux. Quatre jours de récupération ? Le sceau l’entravait toujours, et il avait malgré tout eu vite fait de provoquer une gêne insupportable dans la gueule du Kuchiyose du Hyûga. Trois paires de Byakugan, pensa-t-il, ne seraient pas de trop pour le garder fermement à l’oeil. La Forêt Interdite et ses méandres insondables les attendait, très loin au nord-ouest du pays, mais le voyage ne serait pas sans détours à flanc de montagnes, pour tenter de brouiller les pistes.

La nuit s’annonçait longue et fatigante. Le guerrier tellurique en avait vu d’autres, bien sûr, mais l’incertitude de l’avenir qui l’attendait ajoutait à l’intensité de son désarroi, celui-là même qu’il se forçait à enterrer sous des montagnes de résilience. Son corps pouvait bien souffrir le martyr, comme à son habitude, mais rien ne pourrait plus l’empêcher de se mouvoir et d’avancer, encore et toujours, assujetti à son esprit. Sauf peut-être...

« Kisuke... Economise ton souffle. Echanges limités aux prises d'information. Une longue route nous attend... »

Résumé

L'Atout retenu pour ce tour est donc l'Itinéraire factice.

Action 1 : Déplacement jusqu'au cours d'eau en remontant vers le Nord-Est sur celui-ci.
Action 2 : Bunshin encore présent part avec le Kuchiyose de Kisuke vers le Nord-Ouest pour cimenter le leurre via des empreintes de pas multiples.
Action 3 : Déplacement sur le cours d'eau avant de repiquer doit au Nord en sortant du flux de celui-ci.




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Hyūga Komorebi
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Dim 20 Fév 2022 - 17:52
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Ils étaient des renégats, des traîtres à leur nation qui tentaient de faire le bien pour leur patrie. Des fugitifs, bientôt traqués par leurs frères d'armes. Pourtant, Komorebi ne parvenait pas à comprendre l'atmosphère qui régnait au sein de son groupe. Avec cet environnement si apaisant, la kunoichi en oubliait presque que ce silence vrombissant, précurseur du pire à venir. A ses côtés, il y avait toujours Kisuke, qui ne se privait pas de blaguer aux détours de quelques histoires et calembours en tout genre. Yanosa, Rin et le serpent de l'Homme au Bob évoluaient sans grande peine. En un sens, à peu de choses près, on aurait presque dit une randonnée à la bonne franquette pour profiter de l'air vivifiant sur la route vers la Forêt Interdite.

Depuis toutes ces années contrainte à demeurer dans l'enceinte de la cité marchande d'Iwa, Komorebi se sentait assez inutile aux côtés de ses pairs. Elle n'avait aucune expérience en matière de contre-traque, et ce malgré son Byakugan. Elle n'avait pas non plus l'assurance de son aînée Rin, qu'elle observait d'un coin de l'œil. Le cœur sombre de l'Écorché changea de main à plusieurs reprises : de Yanosa au serpent, en premier lieu, le reptile ne trouva pas l'organe filamenteux à son goût et le confia à son invocateur, lequel remit enfin l'objet de cette mission clandestine à sa cousine.

Aux abords du cours d'eau, destiné à effacer leurs traces, Komorebi fut interpellée par l'organe ténébreux de l'Écorché. Sa cousine commença à l'étudier. Alors que Kisuke se démenait, entre deux blagues, à assister Yanosa sur le cap de leur trajet, et que Rin tentait de percer à jour le sceau qui entravait la croissance de l'évadé de Wasure, Komorebi décida de prendre l'initiative. Elle ne pouvait se permettre d'être un poids mort à cette mission d'importance capitale. Plutôt que d'être un boulet que l'on trainait derrière soi, elle décida de s'approcher de Rin, et de jeter son dévolu sur le cœur. La vision de cet amas filandreux la dégoûtait toujours autant. Sa proximité avec sa cousine également. Impossible pour autant de déterminer lequel l'embarrassait plus que l'autre. Forcée d'agir, Komorebi souffla du nez, avant de se lancer.
… Laisse moi t'aider.
Cette intervention auprès de Rin manqua de lui arracher la langue, mais la kunoichi demeurait consciencieuse des enjeux de leur escapade. La Déchue joignit son dōjutsu à celui de sa cousine, afin de voir par-delà la réalité à travers cette masse charbonneuse qu'était l'Écorché. Komorebi n'avait aucune connaissance approfondie de l'art du Fūinjutsu, mais elle avait espoir que son héritage clanique l'aiderait à percer les mystères de ce sceau. Après tout, sa famille se targuait de sa maîtrise du chakra, et de s'octroyer le droit d'ôter cette même maîtrise à autrui. Qu'est-ce qui pourrait empêcher dès lors d'appliquer cette fierté à un simple sceau ? Elle l'ignorait, mais essaya de se persuader du bien-fondé de leur entreprise.

Avec sa vision absolue, Komorebi ne craignait en aucun instant la menace d'un obstacle invisible. D'une perte de concentration causée par son regard porté quelque part, et pas ailleurs. Elle se focalisa dès lors aussi bien sur leur avancée rapide que sur l'étude profane du sceau qui inhibait la prolifération de cette tumeur filamenteuse, tout en couvrant ses arrières. Yanosa dictait le rythme de cette folle aventure. Rompue à l'exigence et la rigueur de son mentor, Komorebi était satisfaite de suivre pour l'heure le Chūnin sans trop d'efforts, notamment grâce à son entraînement spartiate.

Le groupe quitta finalement le cours d'eau, toujours dans l'optique de semer le moindre poursuivant. Le clone du Clairvoyant accompagna le serpent de Kisuke sur une fausse route, alors que l'escouade se dirigea vers les sommets de Tsuchi. Si l'enrubanné invita l'Homme au Bob à économiser ses forces en limitant autant que possible l'usage de la parole, Komorebi décida de faire fi de cet ordre dissimulé.

Sensei. Quand tout ça sera terminé, promettez-moi une chose : une tournée à l'auberge du Singe d'Iwajuku. Je crois qu'on aura bien besoin de ça pour passer à autre chose.

La kunoichi avait terriblement besoin de détendre l'atmosphère. De se détendre tout court, en réalité. Et pour ça, elle n'avait pas honte de faire preuve de si peu de vertu en présence de son cousin, plutôt compréhensif de sa condition, et de sa cousine, pour laquelle elle avait peu de considération. Et si cette promesse engageait le Tellurique à rester vivant à l'issue de son affrontement hypothétique avec l'Écorché, Komorebi revêtait davantage encore d'importance à cette promesse, elle qui d'ordinaire s'abstenait de la moindre goutte d'alcool.

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Narrateur
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Lun 14 Mar 2022 - 2:03
Votre groupe en cavale ne fut pas modeste en stratégies de diversion, et vous ne tardâtes pas à opérationnaliser vos intentions en les armant de véritables pouvoirs de tromperie. Emprunter le cours d’une rivière était indubitablement un travail ingénieux pour brouiller les pistes, et les efforts consentis par certains d’entre vous pour guider vos poursuivants vers des itinéraires factices vous assurèrent, pour un long moment, d’être en paix avec ceux susceptibles de vouloir saboter vos plans.
Ainsi vous continuâtes votre route, et l’espace que vous mettiez entre vous et Iwagakure représentait autant de kilomètres parcourus que d’heures gagnées contre le temps : vous éloigner de la vendetta des Iwajins, c’était aussi vous rapprocher de votre moment d’honneur.
Pour autant, vous aviez parfaitement conscience de ne pas être hors d’atteinte. Pas encore. Et c’est pourquoi vous deviez redoubler de prudence.

Surtout en vous dirigeant vers le Nord et en vous rapprochant d’une région proche de la capitale et hautement fréquentée par les Tsuchijins.

Le cœur noirâtre et filandreux de l’Ecorché, lui, fut sujet à l’étude des yeux de vos Hyûga. Deux paires de Byakugan sondèrent le sceau qui retenait encore ce chakra dantesque, qui en cédant libérerait le démon, celui pour lequel vous étiez en train de risquer tant votre notoriété que votre destin. N’importe qui aurait jugé votre aventure stupide, inconsciente et dangereuse. Mais il fallait avoir le sang d’un Tsuchijin pour comprendre le mot honneur, pour préférer la mauvaise réputation à l’indignité. Ceux à votre poursuite pouvaient peut-être vous comprendre, oui : mais ça ne voulait pas dire qu’ils étaient prêts à accepter cet acte.
Sous le radar de vos prunelles, les glyphes du sceau se dévoilèrent comme des pétales. Vous sûtes les lire, en partie, mais à défaut de savoir les déverrouiller, vous n’eûtes pas grand-chose à vous mettre sous la dent. D’étranges courants convergeaient vers un point central, une coercition des forces de rétraction, et le tout irradiait à travers toute la matière filaire de l’organisme qui battait vivement sous vos yeux. Le sceau empêchait la production de chakra parce qu’il bloquait le circuit de régénération de ce dernier : un peu comme un individu en apnée, qui ne recycle plus l’air. La clé de verrouillage était légèrement entrouverte, juste de quoi permettre à cet organisme de vivre. Ici et là, vous vîtes des symboles plus importants que d’autres qui composaient une sorte de cercle, un contre-circuit extérieur qui permettait d’alimenter le verrouillage intérieur.
Les symboles extérieurs vous parurent malléables, sujets à accueillir du chakra. Cela voulait dire qu’on passait par eux pour déverrouiller le sceau. La plupart des shinobi connaissaient le fonctionnement général des sceaux mais pour les désactiver, il fallait une certaine appétence et un certain talent pour ce domaine.

La forêt se mit à devenir de moins en moins dense à mesure que vous avançâtes. Au loin se dessina la grand route qui reliait le Port de Kuri et partait soit vers le Nord-Ouest en direction du Palais du Daimyô, soit au Nord en direction du Canyon Tôkuhama. Les pistes derrières vous étaient brouillées. Mais à partir de cet instant, il vous sembla que les choses se corsaient : vous aviez une avance sûre et conséquente aux premières lueurs du soir, fallait-il dont la conserver ou la sacrifier ?
La nuit tombante, il vous fallut encore choisir.

* * *

Pour votre groupe sur le pied de guerre à Iwagakure, le départ fut quelque peu… laborieux. Un large dispositif de traqueurs fut déployé, autant de nez, d’yeux, d’oreilles et de sentinelles élargies à tout horizon. Pour associer vos efforts à ceux de ces traqueurs, vous invoquâtes un impressionnant kuchiyose, de la race des albatros, spécialisé dans les détections d’odeurs.
Et des odeurs, vous en aviez, oui. Celles de l’Ecorché, celles de Yanosa, sur lequel pesaient vos lourds soupçons. Pour autant, s’il est facile de repérer une cible sur des centaines de mètres, qu’en est-il de la repérer sur des kilomètres à la ronde ? Malgré tous les efforts entrepris par l’albatros géant qui emporta avec lui le quadrinôme, vous n’eûtes que des effluves, des impressions vagues. Des déceptions.
Parce que les pistes qui se présentaient à vous étaient autant à l’intérieur d’Iwagakure que dehors. Rien n’empestait plus l’Ecorché que sa cellule. Rien n’empestait plus Yanosa que ses appartements. Il vous fallut quitter la cité pour tenter de trouver la bonne trace, et là encore, l’exercice fut laborieux. Jusqu’à ce qu’un de ces fameux traqueurs repère des traces, au Nord du village.

« Un serpent géant. J’ai remarqué des traces de pas autour, tenez, regardez, juste ici. »

Des heures avaient passé. L’individu vous montra le sillon lézardant d’un reptile de taille anormale. A qui cela pouvait-il être ? Y avait-il un autre danger que l’Ecorché autour de votre cité ?
Le traqueur qui vous présenta ces empreintes particulières ne cacha pas son inquiétude. Des gouttes perlaient sur son front. Et si c’était un Dieu ? Et si il y avait autre chose, pire que les ennemis que vous aviez déjà rencontré ?
L’albatros invoqué d’Harumi, lui, pût sonder les éléments. Il eut un très vague, infime soupçon du parfum de l’Ecorché, cette odeur de pourriture caractéristique du spécimen. C’était plus facile à repérer que la texture minérale de l’homme de pierre : la terre ressemblait à la terre, quoi qu’on y fasse. Mais l’Ecorché, lui, il puait. Il ressemblait à la charogne. Et il y a moins de charogne que ce qu’il y a de terre.
Les pistes commençaient à dater, déjà. Le serpent avait quitté cet endroit il y avait plus d’une dizaine d’heures. La nuit tombait.
Risqueriez-vous de poursuivre votre traque sous le voile nocturne ?


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Hyûga Kisuke
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Mar 15 Mar 2022 - 11:50
Intéressant, ces données sur le sceau. Beau travail.

Il n'était pas encore sûr d'avoir toutes les clefs dans ses mains pour pouvoir détruire ce sceau, mais la compréhension qu'apportaient ses deux cousines était comme plusieurs pièces dans un énorme puzzle. Entre la théorie, ses connaissances, ses expériences dans les sceaux de marquage et les leçons qu'il avait reçu de Teruyo, il commençait à avoir une bonne compréhension de la tâche qui l'attendait.

Parce que oui, dans ce groupe, il était le plus à même d'avoir les compétences requises dans ce domaine-là.

Il profita d'une halte pour héler la compagnie du Serpent et leur proposer de faire une halte dans un hameau de bonne taille qui était assez proche de leur route.

Notre objectif final est bien entendu la forêt interdite. Pour y arriver, nous devons traverser des zones peuplées. Je serais pour en profiter une dernière fois - faire le plein d'énergie, acheter des dernières provisions, trouver ou fabriquer un récipient pour contenir l'odeur du coeur et faciliter son transport. Il n'est pas dit qu'on aura l'occasion de passer une dernière bonne nuit de sommeil.

Leurs différentes diversions allaient leur offrir un petit peu de temps de disponible. Et ce temps était nécessaire, selon lui. Il avait trouvé leur troupe mal équipée pour transporter le coeur. L'organe puait, et risquait de faciliter la traque s'il continuait de laisser derrière lui cette odeur de charogne et de mort. Traquer à l'odeur était assez facile à mettre en place - sans compter des capacités shinobi, il suffisait d'avoir un bon chien dressé à cet emploi pour y arriver.

Concevoir une urne ou une boite pour enfermer le Désavoué semblait à la fois une solution pratique et faciliterait son déplacement. Peut-être même qu'il lui permettrait de le recacher dans l'un de ses serpents géants ? Kisuke haussa les épaules - il était toujours partisan de faire comme si de rien n'était, avant tout, pour pouvoir garder la possibilité de tout nier en bloc.

De toute manière, nous sommes en expédition. Il n'y a rien d'étonnant à voir passer des shinobis iwajins dans un village. Notre couverture tient toujours la route, et un passage dans un endroit très peuplé permettra de mélanger les odeurs et les pistes pour d'éventuels poursuivants. Pour complètement brouiller notre parcours, je propose également que nous nous séparons demain matin, tous sous couverture henge de Yanosa, avant de se donner rendez-vous à dix minutes au nord de la ville. Ce n'est pas un grand détour, mais si on interroge la population, il y aura quatre versions différentes par où nous sommes partit - encore une embrouille qui peut nous faire gagner du temps.

Un investissement minimal, puisque la technique du Henge ne consommait quasi pas de chakra. Le seul risque était qu'il y ait une alerte dans le pays entier sur base de leur descriptif. Mais en l'absence de Tsuyoshi et d'Aimi et vu la compétence de Yanosa dans l'extraction... Kisuke était prêt à parier que ce n'était pas encore le cas. Cela le deviendrait peut-être plus tard.

Il marcha jusqu'à la petite bourgage et pris les devants pour réserver leur lits, de quoi manger pour le soir et, surtout, un BAIN.

Bonjour aubergiste, quatre chambres s'il vous plait. Avec restauration. Je peux demander un supplément pour prendre des bains bien chauds ? Merci.

Ce n'était qu'une affaire de quelques minutes de régler le paiement et de préparer les chambres.

Je m'occupe des provisions...

Mais Rin se proposa de faire ces courses, aussi Kisuke se décida, à son tour, d'examiner le sceau de l'Ecorché - à l'abri des regards dans sa chambre. Il avait pris les notes de ses deux cousines et se mit à son tour à analyser le sceau. Il repensa à sa dernière leçon avec son sensei, justement sur le sujet de libération des fuins. Teruyo était un des maitres des sceaux dans le Yuukan, et si Kisuke n'était pas à sa cheville, il prenait bonnes notes et avait eut beaucoup d'apprentissages de sa part, dans des sujet divers et variés. Il essaya de condenser toute son expérience pour analyser au mieux ce sceau et voir comment arriver à le briser le plus facilement possible.

La théorie ? Il la connaissait. Néanmoins, il n'avait jamais eut l'occasion de la mettre en pratique
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Enfin, briser ce sceau n'était pas à l'ordre du jour, tant qu'ils n'étaient pas dans un environnement complètement sécurisé.

Après cette analyse, il se décida de se laver intégralement pour faire disparaitre cette odeur de putréfaction de son propre corps. Ce désavoué était... répugnant. Il se laissa couler dans le bac d'eau chaude, à la limite du brûlante. Et il se mit à frotter avec la brosse chaque centimètre de son corps avec fougue et ardeur, comme si son corps lui-même était une énorme tâche d'encre à faire partir à force d'huile de coude. Il revint à la salle commune de l'auberge, partagea un repas avec ses compagnons, avant de monter prendre ses quartiers.

A demain matin ! Profitez bien de cette nuit, la suite sera sans doute plus spartiate.

Il tomba dans sa literie dans un bruit sourd. Quel plaisir. Quelle délicatesse dont il pouvait profiter - et sans doute la dernière fois avant plusieurs jours. Car la suite allait sans doute devoir se passer de contact avec la société humaine pour quelques temps.

Et après une bonne nuit de sommeil, il exécuterait la suite du plan. Sortir de la ville en utilisant un henge - sous forme de Yanosa - mais chacun dans une direction différente, avant de se donner rendez-vous plus loin et de reprendre la route.
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Hyûga Rin
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Mar 15 Mar 2022 - 15:56

Les recherches de Komorebi et de Rin sur le sceau qui retenait le coeur avançaient à petits pas. Si, certes, elles n'avaient pas de talent dans ce domaine, leurs dojutsus offraient un avantage considérable dans la lecture des glyphes qui composaient le verrou de l'Écorché. C'était, pour la Parange, un domaine qui ne l'avait jamais particulièrement intéressé, jusqu'à présent. En effet, de pouvoir voir de proche le travail d'un expert dans le Fuinjutsu piquait la maladive curiosité de la veuve. Peut-être qu'un jour elle s'intéresserait davantage au sujet ?

Dans tous les cas, les deux cousines communiquèrent au reste du groupe leurs découvertes. En particulier à Kisuke qui était le seul du quatuor capable de travailler avec le fuinjutsu. À moins qu'il ne s'agisse là d'une force chez Komorebi ou Yanosa qu'elle n'avait jamais eu la chance d'observer.

Avançant pas à pas, ceux qui virent l'aubaine finirent par tomber sur un village. La traversée d'une zone peuplée ne faisait pas plaisir à Seikieihime - comme le dirait Muramasa.- Trop de gens, trop de paires d’yeux, trop de curieux. D'autant plus qu'un groupe de 3 Hyûgas aux pupilles nacrés se promenant avec une momie, ça ne passait pas particulièrement inaperçu. Kisuke, cependant, développait des points intéressants qu'elle ne pouvait pas ignorer. De continuer de nuit aurait pu être une possibilité, mais il était bien vrai qu'il s'agirait là, sans doute, de la seule opportunité qu'ils auraient pour profiter d'un repos plus qu'adéquat.

[Rin] - Je suis bien d'accord avec Kisuke. J'aurai préféré qu'on garde le cap, mais ce village est une opportunité qui ne se reproduira sans doute pas. Si jamais nous en avons besoin, je peux aussi lever une brume pour camoufler nos déplacements. Les seules personnes qui connaissent mon affinité pour le Suiton et qui ne sont pas dans ce groupe sont Iranos Daiki et Noroi. Je doute que deux genins de leur niveau soient envoyés pour traquer un Désavoué.

Dans tous les cas, elle aimait bien l'idée de Kisuke de se séparer en multiple version de Yanosa.

[Rin] - Je rajouterais peut-être des clones de Yanosa ? Ça ferait au moins deux pistes de plus.

Répliquait-elle en considérant le coût en chakra d'une telle entreprise. Avançant pas à pas au coeur du village, Rin suivait le mouvement généré par Kisuke. Guidées jusqu'à un établissement où le groupe passerait la nuit, plusieurs opportunités s'ouvraient à eux. Alors que Kisuke proposait d'aller chercher des provisions, Rin l'interpelait. Elle se chargerait d'aller récupérer des provisions pour les quelques jours qu'ils passeront dans la forêt interdite, Kisuke était le spécialiste du groupe en fuinjutsu, son temps était mieux investi dans cette besogne que n'importe qui d'autre.

[Rin] - Kisuke, je m'occupe des provisions, n'importe qui peut faire ça. Nous avons besoin de ton expertise sur le sceau.

Finit-elle en tournant les talons et en ressortant de l'auberge. Elle était à la recherche de tout ce qu'elle pouvait trouver qui se conserverait bien, mais principalement de l'eau et denrées séchées ou fumées en tout genre. Au passage, si elle parvenait à trouver quelques babioles ou talismans pour les défunts, elle s'en procurerait. Dans le simple et unique but de renforcer leur couverture. Ce n'était cependant pas quelque chose sur quoi elle mettrait de l'énergie. Juste que si elle tombait sur un vendeur de ce genre, par hasard, elle en profiterait. Rien de plus.

De retour à l'auberge, elle profitait des quelques minutes devant elle pour prendre un bain chaud, gracieuseté de Kisuke, pour se reposer et se laver sans doute pour la dernière fois avant un long moment.

[Rin] - Bonne nuit a tous.

Aux réveils, le quatuor s'activait. Réalisant de multiples Henges, ils sortirent tous dans une direction différente. Yanosa avait été choisi. Il détonnait beaucoup plus dans le décor que les trois autres membres de l'équipe et l'objectif était justement de se faire remarquer. De partir dans des directions opposées pour semer le doute. Si, au final, ils se regroupaient tous au nord quelques minutes plus tard, la présence des multiples villageois compliquait naturellement la traque des traces de pas.

Résumé
Santé : Parfaite.
Chakra : 1C - 1D.

Étape dans un village : la nuit la plus reposante que vous pouvez espérer. Faîtes le plein d'énergie pour deux nuits consécutives, mais au risque de faire naître des bruits de couloir.

Action 1 : Rin intercepte Kisuke et lui nomme qu'elle s'occupera des provisions. Elle quitte à la recherche d'eau et de denrée séché/fumé pour faire le plein pour quelques jours.
Action 2 : Rin prends un bain pour se reposer, d'autant plus qu'elle estime qu'il n'y en aura pas d'autres avant pluuuusieurs jours.
Action 3 : Au lendemain matin, reprendre la route selon le stratagème suivant - chaque shinobi sort de l'auberge sous un henge de Yanosa et prend une direction différente de la sortie du village, avant de se retrouver à un point donné pour reprendre la route ensemble.

Technique utilisée :


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Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

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Mar 22 Mar 2022 - 12:11
Voir Komorebi aller coopérer de sa propre initiative avec sa cousine Rin était chose rare, mais le guerrier de pierre s’abstint bien de faire le moindre commentaire là-dessus tandis que leur groupe tâchait d’avancer le plus lestement possible à travers les reliefs de Tsuchi. Trois paires de Byakugan, presque entièrement dédiées au décryptage et au démantèlement du sceau qui entravait cet être filandreux et horrifique, celui-là même que l’Oterashi avait juré d’affronter pour lui extirper la moindre information utile en sa possession. Si le calcul de la part de l’agent du Sazori ne s’était fait que de façon improvisée, il n’en restait pas moins que les qualifications de ses coéquipiers se trouvaient en l’occurrence particulièrement pertinentes et à propos. Une session d’analyse tout en mouvement achevée sur le coeur pulsant et suintant, l’ersatz de Toph finit par rejoindre le niveau du Tellurique dans leur course effrénée par delà les monts.

« ...Passer à autre chose, tu dis ? Pas sûr que ce soit on luxe qu’on puisse se payer, mais…. Va pour un verre. Ou bien davantage. »

Yanosa n’était pas homme à s’épancher en consommations alcoolisées, mais il n’était malgré tout pas étranger à de bonnes rasades, qualitatives et bien senties. Comme c’était rarement le cas, son apprentie la plus taciturne se tournait par ces mots vers un avenir somme toute « radieux », en comparaison de leur situation actuelle. Une forme d’étrangeté, mais que l’Oterashi ne devait pas laisser le déconcentrer. La route était longue, exigeante, et de nouveaux choix cornéliens allaient s’imposer à la petite troupe, au terme d’un long jour et demi de voyage à travers la Terre. Enfermé dans un mutisme qui ne trahissait sans doute que trop la tension interne qui sévissait dans tout le corps du guerrier de pierre, ce dernier se cantonna aux directives gestuelles de direction à destination de ses coéquipiers, et se mit à l’écoute des idées énoncées par Kisuke à l’orée de la nuit suivante. Sans un mot, il étudia les arguments de l’alchimiste, retournant leurs implications dans son esprit en tâchant de repousser cette pression prégnante qui le poussait à aller plus loin, plus vite, sans jamais s’arrêter.

Mais le bon sens, en dépit de ce qu’il était possible de penser de lui, ne l’avait pas quitté.

« ...Très bien. Nous suivrons les directives de Kisuke pour ce soir jusqu’à demain matin. Pour ce qui est du récipient... »

Avant que le quatuor n’arrive concrètement dans le village qu’ils avaient approché ces dernières minutes, Yanosa se rapprocha de Kisuke et tendit sobrement la main. De son corps jaillit alors un mince flux rocheux qui alla prendre la forme d’une petite urne au fermoir coulissant, qui pouvait se verrouiller facilement à l’aide de deux encoches alignées avec deux protubérances sur le couvercle. Un parfait contenant hermétique, pour la Chose, dévorante et putrescente qu’ils transportaient.

Technique



« ...J’aurais dû te le proposer plus tôt. Allons-y. »

Le groupe entra par la suite ostensiblement dans le village, telle une véritable équipe de shinobi en mission – ce qu’ils étaient pour ainsi dire dans le fond malgré le caractère officieux de celle-ci – et chambres, restauration et agréments furent rapidement réservés et préparés. Figure monolithique, l’Oterashi ne pipa mot en laissant ses camarades s’organiser. Un bain… La chose était en effet tentante, pour se délasser et détendre les fibres de ses muscles mises à rude épreuve depuis plusieurs jours. Se remémorant les mots de Komorebi la veille, Yanosa porta dans ses prunelles opalines un regard dur et insistant, lui intimant de le suivre vers les onsen.

« Rejoins moi dans le bain mixte » lui lança-t-il en bifurquant dans un couloir de l’auberge bien achalandée.

Méthodiquement, il se prépara, enleva ses bandages crasseux en dévoilant son corps scarifié aux quelques hommes qui revenaient des bains dans le vestiaire. Faisant fi de leurs regards, il se rendit ensuite au bain mixte, déserté à cette heure, et profita du couvert de la vapeur créée par l’eau chaude pour enlever la serviette de sa taille et se plonger dans le bassin. Bientôt, Il fut rejoint par Komorebi, qu’il ignora du regard en la laissant s’approcher un tant soit peu.

« ...Je repensais à ce que tu as dit, hier soir. Cette tournée, au Singe d’Iwajuku. Je ne te connais pas grande optimiste dans l’âme, aussi permets-moi de te demander...Sais-tu où tout cela peut nous mener, même en cas de succès ? Ces informations que nous convoitons pourraient nous servir à tuer cette guerre dans l’oeuf… mais elles ne seront pas l’apanage d’Iwa. Encore moins si celle-ci décide… de nous juger pour ce que nous avons fait. Est-ce qu’on se comprend… ? »

Il laissa un instant s’écouler, allant cette fois trouver les pupilles nacrées de Komorebi de ses yeux incandescents.

« ...Les autres se font peut-être des idées sur le sujet. Mais j’ai besoin que toi, au moins, tu sois parfaitement au clair là-dessus. »

La soirée passa, puis la nuit, aussi reposante qu’elle pouvait l’être pour le guerrier tellurique et ses innombrables cicatrices nerveusement enflammés. Au matin, bandages neufs sur son corps, frais et dispo, l’Oterashi opéra un Henge basique avant de paraître au dehors de sa chambre, arborant dès lors les traits d’un citoyen d’Iwa, qu’il avait croisé moult fois à la Salle lors de combats clandestins. Mettant le plan formulé par Kisuke en branle, il sortit alors du village, un sac factice sur le dos, empruntant la sortie sud-ouest avant de manœuvrer à l’abri des regards pour retrouver son groupe au nord sous sa véritable apparence.

Technique



« En route. Vers les montagnes... »


Résumé
Atout : Etape dans un village

Action 1 - Création d'un contenant en pierre hermétique pour le coeur pour faciliter son transport (D).
Action 2 - Prend un bain dans les onsen en compagnie de Komorebi.
Action 3 - Henge en un civil d'Iwajuku pour sortir de l'auberge et du village en suivant le stratagème (D).

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Hyūga Komorebi
Hyūga Komorebi

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Mar 29 Mar 2022 - 0:01
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Lire pareil sceau sans connaissance de la part de Komorebi relevait d'un hasardeux challenge. Pour quelqu'un qui se sentait douée dans l'exercice de la lecture du chakra, visualiser un pareil assemblage de symboles ésotériques revenait à découvrir une toute autre langue, en comprendre sa structure, sa syntaxe, sans pour autant en comprendre le sens. Telle était la conclusion de la Déchue, qui s'enquerra discrètement de la progression de son apparentée, tant par orgueil que par intérêt pour la libération du Désavoué, prémisse absolu à la réussite de leur opération clandestine.

Après avoir confié à Kisuke les maigres résultats de ses recherches cryptiques, le groupe décida finalement de faire escale dans un petit village, afin de se ressourcer. L'intuition intimait de céder à la précipitation : plus tôt l'escouade atteindrait sa destination, plus vite il parviendrait à semer d'éventuels poursuivants, plus vite le Désavoué pourrait livrer ses terribles secrets. Mais passé cette intuition primaire, le bon sens invoquait de ménager ses ressources. Il n'y avait rien de pire qu'une bête acculée, s'épuisant stupidement face à son agresseur pour lui donner l'occasion rêvée d'être traquée et enfin… abattue.

Le passage au village contrastait totalement avec l'idée que l'on pouvait se faire d'une escapade. Dans le prolongement de cette ambiance studieuse, mais bon enfant qui régnait au sein de l'équipe. Le groupe fit mine d'arriver en tant que ninjas en mission officielle, n'ayant pas peur de pavaner dans les ruelles jusqu'à une auberge. Par habitude, et surtout par précaution, Komorebi abaissa sa capuche, de peur d'être reconnue. Ou pire : se faire apostropher au nom de la Princesse Hyūga qu'elle n'était pas. En aucune situation elle n'appréciait d'être ainsi abordée.

Après la préparation des chambres, vint l'heure du bain. Un moment rare, presque inattendu pour celle qui concevait cette escapade comme une fuite dans la nature, prête à chasser son gibier et à vivre dans la fange le temps de parvenir à son objectif. Mais le caractère apaisant de la perspective d'un bain délassant dans les sources chaudes fut aussitôt rompu par l'interpellation de Yanosa, invitant sa disciple à le rejoindre dans le dit bain. Hésitante, la Hyūga soupira et hocha simplement la tête en se dirigeant dans les vestiaires pour femmes. Là, elle observa la foule qui quittait les lieux, jusqu'à pouvoir abandonner ses vêtements, et révéler l'intégralité du fardeau inscrit sur sa peau. Komorebi empoigna aussitôt une serviette pour masquer autant que possible les stigmates qui constellaient son corps, avant de se diriger vers le bain. Avant d'atteindre au bain mixte, une idée soudaine lui traversa l'esprit, elle qui jusqu'à présent s'était contentée de suivre bêtement les directives d'autrui. A son tour dès lors d'agir pour faire de leur escapade une réussite. Face à la faible affluence en fin de journée, Komorebi en profita pour se faufiler dans les vestiaires pour homme, et trouver les affaires de Yanosa. Là, elle dégotta un des bandages sales de son sensei, et l'emporta auprès de ses affaires. Ce même bandage, portant l'odeur du sang et de la crasse de son mentor, lui servirait sans aucun doute plus tard.

Finalement, la kunoichi trouva le bassin où gisait son supérieur. Malgré sa serviette et la buée masquant son corps, Komorebi éprouva un certain inconfort à se présenter ainsi, même en compagnie de son sensei. Profitant que ce dernier la fuyait respectueusement du regard, elle se glissa prestement dans l'eau brûlante et se délassa presque automatiquement. Pendant quelques maigres secondes, elle en oublia presque la raison de leur présence en ces lieux. Des enjeux qui pesaient sur leurs têtes, auprès d'Iwa, mais aussi du continent tout entier, si le Désavoué daignait révéler les cruciales informations qui poussèrent Oterashi Yanosa à se jouer des autorités de la Roche. Le dit Chūnin brisa justement, à nouveau, cette courte bulle de tranquillité. L'heure était à la dureté de la réalité. Comprendre les véritables enjeux de cette mission illégale.

Aaaah… Son regard se perdait à la surface du bain, à l'interface entre eau et vapeur. Vous avez raison… vous avez raison, sensei. Et pourtant qu'est-ce que j'aimerais que vous ayez tort. Me dire qu'après tout ça, le village nous accueillera comme des héros, nous remerciera pour tout ce qu'on a fait… mais même moi je n'y crois pas un instant.

Nouveau soupir. Komorebi se laissa bercer le clapotis de l'eau bouillonnante, avant de poursuivre.

J'ai été naïve au début, en pensant que si nous agissions pour le bien commun, alors peut-être qu'ils comprendraient. Mais la recherche de la gloire et de la notoriété publique n'a jamais été mon ambition première en acceptant de vous suivre, sensei. Et elle se garda bien d'évoquer cette aspiration à nager contre le courant pour trouver du sens à sa vie. Vous pouvez me faire confiance. Je ne me tracasserai pas pour le moment sur la finalité de notre "aventure", mais pour autant… j'ai cessé de me faire des illusions sur notre retour triomphant au village.

L'espace d'un instant, elle aurait aimé plonger sa tête dans l'eau, et ne plus en sortir. Se fondre dans ce bain bouillant, ne faire plus qu'un avec cette masse amorphe. Oublier tous ses soucis. Mais son chakra lui le rappelait à chaque fois qu'elle hésitait : Komorebi avait une affinité avec la foudre. Elle était agressive, vive, incapable de tenir en place. Elle avait besoin de mouvement, d'évoluer. Et sans le vouloir, peut-être que les intentions vigilantistes de Yanosa lui avaient offert une voie à emprunter pour continuer d'être en mouvement.

Oubliez ma proposition, sensei.

Komorebi se leva brusquement, dos à Yanosa, tâchant toujours de dissimuler son corps parsemé de balafres face à celui dont les cicatrices évoquaient encore des veines telluriques, débordantes de magma.

N'importe quelle taverne fera l'affaire.

Komorebi quitta finalement le bain, et se dirigea vers sa chambre pour s'octroyer un repos bien mérité. Prochainement, elle ne savait pas si elle pourrait profiter d'un pareil luxe.

Le lendemain, le groupe se mit en action. Un plan vicieux se mit en place, au fur et à mesure que chacun quittait l'auberge. Sous les traits de Yanosa, Kisuke et Rin semèrent la confusion dans les esprits des villageois, et par extension d'éventuels traqueurs avides de témoignages. Komorebi tâcha de sortir en dernier, à un intervalle de temps suffisant pour permettre à ses cousins de se disperser efficacement.

A son tour, enfin, elle adopta les traits rugueux de son mentor. Inconfortable sous cette nouvelle apparence, ce n'était en réalité qu'un juste retour des choses pour Komorebi. Après tout, son supérieur avait feint ses traits auparavant, pour préparer l'excursion qui aujourd'hui les conduisait tous les quatre à l'orée de la forêt interdite. Dans sa route vers la sortie du village, sur un trajet allongé de sorte à rejoindre les autres sans trahir leur stratagème, la Genin d'Iwa n'oublia pas le bandage qu'elle avait récolté parmi les affaires souillées de son supérieur. Attentive aux alentours, la Genin croisa la route d'un marchand itinérant tirant une charrette. L'homme, au chapeau de voyageur, peinait à avancer par le poids écrasant de ses marchandises. La kunoichi profita de cette lenteur pour accrocher le bandage poisseux de son sensei sous le chariot de bois, tout en prenant soin à ne pas trop être marquée elle-même de l'odeur âcre du ruban, avant de poursuivre sa route sans s'arrêter. Elle laissait derrière elle une trace de son sensei, comme un moyen supplémentaire de semer la confusion auprès d'éventuels traqueurs.

Mais s'en sans rendre compte, Komorebi laissait derrière elle bien plus qu'un simple linge sale. Dos à Iwagakure no sato, la Déchue poursuivit un voyage dangereux auprès de ses trois acolytes. Et tout, jusqu'à son sensei la veille, lui intimait que ce voyage serait probablement… sans retour.

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Jeu 31 Mar 2022 - 12:35
Deux créatures majestueuses aux plumages denses s’associèrent à l’aberration qu’était le Jinchuriki mi-homme, mi-singe. L’être hybride serti de deux orbes rubescents à la place de ses prunelles et d’un nez aplati sur le visage ou plutôt, sur la « gueule » qu’il dévoilait désormais, se révéla en toute monstruosité à ses pairs et trouva une nouvelle aisance à vivre dans ces récifs boisés. Un environnement familier pour le peuple arboricole duquel était originaire le Dieu Singe. Mais outre cette facilité déconcertante avec laquelle il put redécouvrir ses pouvoirs locomoteurs dans les bois, Teruyo connut en se transformant d’étranges sensations : le pouvoir de Yonbi irradia en lui et émana de sa personne comme un volcan prêt à cracher du magma. Les autres Iwajins, proches de lui, purent sentir toute cette férocité retenue, ce chakra brûlant qui lourda sur l’atmosphère alentour. Vous entendîtes des bruits de feuillage et des piaillements.

La nature fuyait cette Chose devenue sacrée.

Glissant sur les courants aériens, l’autour et l’albatros sondèrent les environs sous la gouverne de la consciencieuse Harumi. Plutôt que de se reposer, la kunoichi décida de se donner à la nuit pour briser les énigmes et suivre des traces. Ce sacrifice lui donnerait peut-être du fil à retordre, car au repos elle préféra le devoir ; néanmoins, elle ne rentra pas bredouille.

Des pistes. Oui. Deux pistes, dont une qui pouvait prendre deux autres directions. Quatre choix possibles. Et un indice, non des moindres : en se dirigeant vers le Port de Kuri, Harumi revint avec les kuchiyose et un bandage du présumé-coupable Yanosa.

Aux lueurs de l’aube se soustrayèrent les ténèbres de la nuit. Harumi afficha des traits tirés, mais si épuisante fut son enquête, cela ne demeura rien qu’une nuit blanche : il convint que la chose ne se répète pas, à l’évidence, mais pour un shinobi, cette fatigue fut supportable. Les kuchiyose, quant à eux, inclinèrent du chef. Leurs réserves furent diminuées, mais ils sentirent prêt à reprendre cette traque. Quelles nouvelles promesses vous réserverait ce nouveau jour ?

* * *

L’oeil de Kisuke confirma ce que ceux de ses congénères avaient vu : les glyphes autour du scellement central de l’Ecorché étaient autant d’anagrammes qu’on pouvait finir par élucider grâce à une étude rigoureuse du processus du scellement. Comme un jeu d’énigme, comme un défi mathématique à résoudre. Il suffisait de redécomposer le processus, d’envisager toutes les pistes possible du chemin de scellement pour le recomposer dans le sens inverse : c’était un peu comme déterrer les graines que quelqu’un d’autre avait semé avant soi. Un expert aurait rapidement compris le cheminement : c’était plus ou moins le même processus qu’un révocation. Mais pour Kisuke qui, certes talentueux, n’était pas encore de ce calibre, l’étude fut un peu plus difficile. Il profita un peu moins longtemps que les autres de la trêve qu’offrit le village aux compagnons du crime.

Vous vous requinquâtes parfaitement. Tandis que vos poursuivants tentaient d’alléger la fatigue qui pèserait sur eux, vous profitâtes d’un moment de grâce et d’une nuit complète pour faire le plein d’énergie et de victuailles afin de repartir d’un pied marathonien. Vous enfermâtes le coeur de l’Ecorché dans un récipient hermétique, et puis vous entamâtes de semer les pistes, encore une fois.
Ce furent peut-être là deux erreurs.

Ce qui aurait pu être un doute serait une certitude : Yanosa serait passé par ce village-étape, et les commérages, s’ils se confronteraient, iraient bon train : il faudrait sans doute du temps, avant que les nouvelles n’atteignent vos poursuivants, mais vous donnâtes à vos antagonistes une certitude là où, précédemment, vous eûtes semé moult doutes. Superposer les fausses pistes, finalement, c’était aussi offrir des indices. Demeurât qu’en tout cas, vous aviez encore une certaine avance et même si vous tardâtes à reprendre la route, vous étiez encore assez loin pour ne pas craindre de confrontation directe dans un court laps de temps. Mais alors que vous tendîtes à progresser, quelque chose vous alerta.

« Hé. »

Une voix, étouffée, venait de jaillir de quelque part. De votre deuxième erreur, en l’occurrence.

« Hé. »

Vos regards convergèrent soudain dans la même direction.

« Hé ! Vous pensez vraiment qu’un nourrisson peut grandir sans air ni lumière, bande de naze ?! »

Ça tambourinait dans la boîte rocheuse de Yanosa. Un petit être était né, oui, ou plutôt avait ressuscité. Vous ne pûtes le voir immédiatement : il fallait ouvrir la boîte. Mais les actions de Kisuke, minutieuses et précises, avaient bel et bien commencé à porter leurs fruits.

En déverrouillant quelques glyphes, il avait offert à l’Ecorché la possibilité de pouvoir collecter plus de chakra. Le sceau était fragilisé. Le Coeur de l’Ecorché avait déjà atteint un stade de développement supérieur, celui du Foetus.

Un Foetus, oui, cette chose assez monstrueuse, difforme, avec des membres ronds et une toute petite bouche, avec les airs d’un bébé mais une voix d’homme. Une chose qui tiendrait peut-être dans une main, et qui demanderait à se nourrir, elle aussi.
Se nourrir d’autre chose que de légumes verts.

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Les avantages possibles ce tour:
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Hyûga Kisuke
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Sam 9 Avr 2022 - 11:15
Idéalement, on met une grande distance entre nous et des poursuivants, on trouve une cachette où se terrer, et puis on lance la libération.

Tel était le plan que Kisuke proposait aux autres membres de leur concertations. Il s'imposait un peu dans les plans de Yanosa, il était vrai. Et c'était osé de sa part, parce que toute cette initiative venait de Yanosa avant tout.

Sans lumière oui. T'es pas une plante à ce que je sache ? Mais on va faire au moins quelques trous d'aération à ton dispositif.

Enfin, il laisserait les autres s'en charger. Une dure journée de marche les attendait. L'objectif était de se rapprocher un maximum de la forêt interdite - lieu où résidaient le pacte des serpents. Kisuke repensait à ce qu'il avait décrypter du sceau pendant cette avancée rapide, aux informations qu'il avait glânées. Ce sceau qui absorbait à la fois le chakra de l'intérieur et de l'extérieur. Le chakra de l'intérieur était la fonction première, bien entendu - pour dissiper le chakra du désavoué. La fonction secondaire, il mit un certain temps à la comprendre, mais l'énergie dissipée en perte dans ce premier circuit était partiellement récupérer pour maintenir le sceau, et garder un niveau de chakra minimum dans celui-ci. C'était une brillance d'ingénieurie - la perte de chakra dans les sceaux était un phénomène bien connu et difficile à outrepasser, s'approchant presque d'une limitation physique de la discipline. Récupérer cette perte n'améliorait pas l'efficacité du premier système, et cela ne brisait donc pas cette limitation théorique, mais cela permettait de générer une deuxième fonctionnalité au sceau qui venait renforcer la première. Localement, c'était un tour de passe passe pour contourner de manière intelligente les limitations existantes de la discipline. Le seul défaut, si on pouvait considérer cela comme un défaut, c'était que le système secondaire était plus petit dans son envergure que le seul principal, la collection de chakra était indirecte et soumise elle-même à la règle limitant l'efficacité du transfert.

Ce second système avait lui-même des pertes qui était réutilisée par un troisième système, mais de manière trop faible pour activer quoi que ce soit. Ce troisième système semblait opérer comme le premier, et absorbait du chakra pour le renvoyer au second circuit. A la différence du premier système, néanmoins, ce troisième système opérait de l'absorption de chakra à des points précis - ce qui s'approchait plus facilement dans le concept à une activation de sceau classique. En restant néanmoins dans le domaine de l'absorption, les trois circuits s'intégraient parfaitement les uns aux autres car ils fonctionnaient sur les mêmes procédés.

Kisuke avait eut un déclic de compréhension. Le deuxième circuit faisait la communication entre le premier et le troisième circuit. C'était en activant le troisième aux bons endroits et aux bons moments qu'on pouvait inhiber le premier en saturant les circuits d'absorptions de chakra extérieur. Le second circuit était donc à double voie, et également une sécurité supplémentaire, puisqu'il fallait comprendre le second système pour évaluer les résultats de l'activation du troisième circuit sur le premier.

Malheureusement, ce déclic l'empêcha de voir une branche et il se cogna méchamment le front, le mettait au sol. Il essaya de garder sa contenance et tout son sérieux en restant un moment au sol et en ajoutant.

C'est un bon endroit pour camper. Par ici le petit gars. C'est l'heure de ton examination.

Il sortit le nourrisson de sa boite et se mit à inspecter de nouveau le sceau du mieux de ses compétences. Ce système inverse et en cascade était fascinant, il se demandait qui avait la maitrise pour inventer un tel sceau qui représentait sans doute des décennies de recherches dans le domaine.

Hmm... Si tu arrives à parler, je suppose que c'est plus correct de ma part d'au moins me présenter. Je suis Kisuke. Est-ce que tu as un nom, aussi, ou est-ce que je dois t'appeler par ton sanglant surnom ?

C'était de la pure politesse. Kisuke n'oubliait pas que cet individu avait attaqué Iwa, et que dans d'autres circonstances, il aurait certainement causés des morts et pas juste des blessés. Et que le but de leur expédition était de le tuer, bien entendu. Après, cela n'allait pas l'empêcher de faire preuve d'un peu d'empathie et de rendre le trajet un peu plus agréable.

En attendant, il faisait ses tests dans le sceau en utilisant des pulsations exploratrices, à l'aide d'impulsion de chakra et de l'observation de son Byakugan. Dans l'idée, il envoyait un très faible courant de chakra dans une branche du sceau - trop faible pour activer quoi que ce soit mais suffisant pour les faire parcourir le chemin du moindre effort, par le principe conducteur des circuits de chakra. En faisant cette opération à différent endroit, il pouvait mieux apercevoir comment était gérer le chakra de l'extérieur, dans quelle zone il était redirigé.

Et de pouvoir faire la différence entre les trois circuits de manière absolue - car le système interne et externes ne fonctionnaient que vers le deuxième, et seul le deuxième était à double voie. Des branches qui pouvaient fonctionner dans les deux sens étaient donc nécessairement du deuxième circuits, et nécessairement connectée au premier et au troisième circuit. Le premier circuit avait aussi des restes de chakra due à l'absorption continue de l'écorché qui était visible à son Byakugan.

Il observait encore une fois ces sceaux. Ce n'était pas encore le bon moment pour le libérer - pas maintenant. Il leur fallait une bonne cachette maintenant qu'ils avaient de l'avance. Mais son analyse avançait. Il notait tout dans son carnet.

T'es pas obligé de faire la causette, mais je te préviens que sinon je commence à raconter des blagues.

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Hyûga Rin
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Sam 9 Avr 2022 - 15:17

[Rin] - Je suis de l'avis de Kisuke.

Répliquait-elle en posant son regard sur la boite contenant le foetus autoproclamé.

[Rin] - Tu as besoin de quoi pour grandir sinon ?

Dit-elle après le commentaire pertinent de Kisuke. Les foetus, ils n'avaient pas accès à la lumière. Enfin, peut-être aux vitamines directement envoyées dans leur petit corps fragile par le biais de la mère, mais ça, c'était autre chose. Rin lui posait la question, parce qu'elle n'était absolument pas certaine de ce qu'il fallait offrir à la bête. Ce n'était pas une régénération typique et il valait mieux ne pas assumer grand-chose. Surtout pas quand le chakra était impliqué. Déjà, un coeur qui parle, c'était assez unique en son genre. Certes, il se définissait comme étant un « foetus », mais est-ce qu'il ne s'agissait pas là d'une comparaison bien imparfaite ?

Quoique la nature glauque de la bête lui donnait d'ores et déjà des idées. Le corps était, au final, composé de glucides, lipide et de protéine non ? Sans doute allait-il avoir de besoin d'un peu tout ça. Sauf qu'elle se demandait comment il pouvait bien avoir accès aux nutriments nécessaires pour sa régénération, alors qu'il était piégé au coeur des cellules de la Roche. Haussant les épaules mentalement, elle ne pouvait qu'être balayée par la complexité des jutsus en jeu en ce moment. C'était définitivement bien loin de ses compétences.

Pas à pas, la multitude avançait avec la ferme intention d'accélérer le pas, de pousser la distance entre Iwa et eux afin d'acheter le plus de temps possible. Pour la Parange, il était clair qu'ils finiraient sans doute par les retrouver. Si ses propres yeux étaient capables de percer des dizaines de kilomètres que pouvaient bien être capables de faire des maîtres en sensorialité. Repensant au gardien des profondeurs et son ouïe de fou, elle ne pouvait que déjà s'imaginer être confrontée par des shinobis de cette patrie qu'elle aimait tant.

Ayant finalement atteint une distance jugée suffisante, Kisuke sortit le coeur de la bête de son urne. S'étirant quelques instants, elle posait ses pupilles éburnés sur le désavoué, alors que Kisuke lui demandait son nom. Elle était curieuse de l'entendre, curieuse de savoir l'identité de la personne pour qui ils risquaient tant.

Tournant finalement son regard sur son environnement, la veuve finit par le porter sur sa cousine Komorebi.

[Rin] - Autant laissez Kisuke s'occuper du sceau. Je vais aller chasser un peu, est-ce que tu m'accompagnes ?

Lui demandait-elle, malgré le froid septentrional qui existait entre les deux descendantes du clan des pupilles nacré.

[Rin] - Tu es bien plus agile que moi, j'aurai besoin de ton aide. Poursuivait-elle, en espérant qu'en complimentant un peu la jeune femme que ça aiderait à sa cause.

Une fois en route, la Parage réalisait un unique mudra. D'imposante veine apparue sur le côté de ses yeux, pompant une grande quantité de chakra. Supérieure au Byakugan qu'elle utilisait habituellement, elle souhaitait être capable de percevoir au travers de la matière et d'identifier pour Komorebi les cibles de leurs chasses. Un travail qui allait demander de la collaboration entre les deux cousines. En seraient-elles capables ?


Résumé
Santé : Bien Reposé.
Chakra : 1B -1C - 1D.

Marche forcée : au maximum de votre forme, vous foncez pour creuser une distance conséquente.

Action 1 : Déplacement.
Action 2 : Déplacement.
Action 3 : Rin active son Byakugan afin d'identifier du gibier dans son environnement et le nommer a Komorebi. [J'assume ici que le Désavoué informe le groupe qu'il aura besoin de chair/de corps/de cadavre/de trucs glauques. Ça l'a été nommé HRP, mais jamais inRP. S'il ne le fait pas, j'assume que l'action sera caduque]



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Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

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Dim 17 Avr 2022 - 15:29
Il n’avait rien eu à ajouter. Comme un fleuve, il avait laissé l’appréciable lucidité pragmatique de son apprentie, devenue farouche guerrière, couler jusqu’à lui comme un flot presque apaisant de mots trop vrais, de vérités trop désagréables pour ne pas être fondées. Tout leur groupe était bien décidé à aller jusqu’au bout, pour extraire des informations du Désavoué qu’ils avaient en leur possession, mais le guerrier de pierre doutait, de par leur implication fraîche et volontaire au sein de la Roche, que Rin comme Kisuke seraient en mesure d’aller véritablement jusqu’au bout. Jusqu’au bout de ce chemin qui serpentait à présent de façon bien visible au devant de Yanosa, et qui s’enfonçait dans des brumes lointaines.

De plus belle le lendemain, le périple du groupe de parjurés se poursuivit, leurs corps reposés mais leurs esprits toujours aussi focalisés et concentrés sur l’objectif qui sommeillait encore dans leurs « bagages ». Impossible de dire pour eux si des groupes de traque étaient sur leurs traces et si oui, si ils avaient pu significativement se rapprocher de leur position : une inconnue à double entrée qui allait les forcer à utiliser toute leur énergie et tous leurs méninges pour creuser une distance conséquente entre eux et quiconque pouvait se trouver sur leurs traces. La veille, Kisuke avait pu passer un peu de temps avec l’Ecorché, du temps consacré à l’étude du sceau qui l’entravait et qu’il leur faudrait ôter en vu du combat promis. Le Chûnin enrubanné ignorait quel genre de progrès le Hyûga au bob avait pu engranger, mais sa mine confiante lui suffisait pour savoir que le travail avançait. Lorsqu’ils seraient en position, songea-t-il, ils pourraient envisager de libérer complètement l’homme-créature, mais en attendant…

« ...De tous tes appendices, il fallait évidemment que ce soit ta bouche que tu reformes en premier. Fais-moi voir », fit-il à Kisuke.

Promptement, l’Oterashi prit en main le contenant qu’il avait créé pour y conserver leur filandreux captif, puis d’un doigt transformé en terre, entreprit d’absorber de petites quantités de l’enveloppe dudit contenant pour créer autant d’ouvertures qui laisseraient entrer de l’air et, dans une moindre mesure, également un peu de lumière.

« On a besoin que de ta survie pour l’instant mais ne t’en fais pas : ton heure viendra bien assez tôt. »

Une annonce sibylline de la parti du Tellurique, qui réaffirmait là tant sa détermination à ramener l’Ecorché à son plus haut niveau que sa résolution impitoyable à le vaincre et à l’achever une bonne fois pour toute, sitôt qu’il aurait pu lui arracher les renseignements dont il disposait. Mobilisant par la suite l’ensemble de ses muscles rompus à l’exercice et aussi reposés que possible, le guerrier de pierre fila à vive allure en compagnie de ses camarades en direction du nord-ouest, là où se trouverait sur leur route un ultime massif montagneux d’importance avant qu’ils puissent prétendre à rejoindre l’orée des bois inextricables de la Forêt Interdite, lovée dans les terres les plus mystérieuses et reculées du Pays de la Terre. Komorebi, Rin, Kisuke et lui-même ne furent plus que célérité pendant de longues heures, avalant les kilomètres avec une minutie toute professionnelle. Inévitablement toutefois vint le moment pour eux de faire une pause, toute menue qu’elle soit, et chacun eut tôt fait de se partager les tâches. Rin et Komorebi au gibier, Kisuke à l’étude. Quant à Yanosa, il se rapprocha sans tergiverser de l’alchimiste ainsi que du fœtus informe qu’il examinait à présent à nouveau.

« On doit être paré au pire, l’étau se resserre peut-être déjà sur nous. Une idée du délais, Kisuke ? Quant à toi… fit-il en fixant l’immondice qu’il comptait combattre, on a besoin de savoir précisément combien de temps il te faudra pour reprendre toutes tes forces, une fois le sceau brisé. Et ne me sers pas ton baratin par pitié. Aussi… ton… corps. Tu serais capable de t’en séparer d’un morceau, qu’on pourrait utiliser comme leurre ? Chaque détail peut compter, à ce stade. »

La dernière ligne droite de leur périple approchait, et l’Oterashi ne savait que trop bien ce qui se trouvait au bout le concernant. Le début… et la fin.


Résumé
Atout choisi : Marche forcée

Action 1 & 2 : Déplacement
Action 3 : création d'aérations dans le récipient / conversation avec l'Ecorché (j'ignore si la première nécessite une action particulière, auquel cas je rectifierai au besoin ne pas hésiter à me PV).

Yanosa interroge Kisuke sur le délais qu'il pense tenable pour libérer le Désavoué, et demande à ce dernier à nouveau de combien de temps il a besoin pour se régénérer totalement une fois libéré. Il évoque également l'idée de lui prélever un morceau de son nouveau corps en devenir en vue de créer un leurre.

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Narrateur
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Jeu 21 Avr 2022 - 0:26
Enhardis d’avoir deux montures capables d’avaler des distances conséquentes en surfant sur les courants aériens, votre groupe de traqueur décida de se scinder pour explorer davantage de directions et multiplier les pistes de détections. Ce fut là une stratégie dangereuse, car pour peu que vous tombâtes sur vos cibles, vous pûtes vite être dans une situation contrariante ; pour autant, elle ne vous apporta que du positif.
D’abord, pour le binôme de Neho et d’Ashitaka qui partît pour le Port du Kuri, les constats furent impartiaux : aucune trace de Yanosa, ni de l’odeur de l’Ecorché. Rien, pas le moindre soupir, pas la moindre piste. Vous eûtes beau interroger les citoyens, scruter les sentiers et en dehors, inspecter les arbres, les lits d’eau, les traces de pas, vous ne trouvâtes que des empreintes de gibiers, de prédateurs communs, de passants notoires. Vous tentâtes d’étendre vos recherches en basculant un peu plus vers l’Ouest, sillonnant les cieux, survolant même la côte qui érigeait ses falaises comme une barrière aux fureurs de la houle océanique : rien. Pour autant, votre passage fit sensation : au loin, au milieu des pâtures qui s’étendaient sur les terres planes derrière les lignes de crêtes de ces falaises démentielles, des bergers vous hélèrent.
Pour le second binôme, composé de Teruyo et Harumi, les révélations s’ouvrirent comme un colis qu’on déballe, et qui révèle des friandises exquises. En pistant vers l’Ouest, vous retrouvâtes les traces de vos cibles et mieux, vous vous rendîtes à l’évidence que cela menait tout droit vers un village ; mais la demi-journée qu’il vous fallut pour y parvenir fut autant dont vos fugitifs profitèrent pour mettre de la distance avec l’échéance de votre possible rencontre. Là, vous n’eûtes qu’à interroger les villageois pour apprendre que oui, le célèbre Yanosa était passé : mieux encore, vous découvrîtes qu’il était accompagné par trois autres personnes. Vous n’eûtes nulle mention de l’Écorché. Quant à la direction qu’il prit pour continuer son périple, vous vous résignâtes à comprendre que les commérages ne vous rendraient plus service : les indications données par les différents témoins vous orientèrent vers les quatre points cardinaux, partout à la fois. Vous sûtes que ces villageois n’étaient pas assez fiables.

« Mais de certain, on peut vous dire qu’il était avec un autre homme et deux femmes, assez jeunes. Ils nous regardaient d’une étrange façon, mais nous les avons trouvé fort sympathiques. Mais dîtes-nous, il leur est arrivé quelque chose de grave ? Quand on les a rencontré, ils n’avaient pas l’air dans l’urgence. Ils ont même profité des onsen pour se réchauffer et prendre du bon temps. Ça vous intéresse, d’ailleurs ? »

Vous levâtes les yeux, et cela vous suffit à comprendre ce que sous-entendait le villageois : de lourds oripeaux condamnaient le ciel, et la pluie s’abattrait bientôt sur toute la région. Jusque-là, le climat avait été votre allié : bientôt, aux prémisses de l’hiver qui menaçait de poindre à chaque jour qui passait, il deviendrait votre ennemi.

* * *

Certains désormais que vous ne tarderiez pas à lever le sceau de l’Écorché, et ayant suffisamment semé les pistes, vous décidâtes de la meilleur stratégie qu’il vous était possible d’adopter pour rejoindre la Forêt Interdite au plus vite : l’accélération de la cadence de marche. Ce ne furent pas quelques kilomètres que vous mîtes derrière vous, abandonnant le village au bons soins de ses habitants : ce fut bien plus impressionnant que ça. Vos capacités respectives à endurer les efforts furent si élevées que vous trottâtes presque tout du long, bondissant d’arbres en arbres et ignorant les manants, avec parfois quelques arrêts forcés : votre rythme infernal fut tout de même difficile à soutenir, notamment pour Hyûga Rin qui possédait un peu moins d’endurance que vous autres. En l’espace d’une demi-journée, vous parcourûtes néanmoins presque quarante bornes. C’était énorme. Épuisant pour chacun d’entre vous, mais considérable : à l’horizon se profilaient les Plateaux Ocres, ces plaines argileuses altérées par le fer et délaissées des siècles plus tôt par les océans, ce qui justifiait cette apparence écarlate, comme du sable rouge. Vous vous situiez donc à l’Ouest du Canyon Tôkuhama, encore à deux dizaines de kilomètres de la Forêt Millénaire. Il ne vous manquait plus que quelques heures, moins qu’une autre demi-journée, pour rejoindre votre étape finale ; investir tant d’efforts, toutefois, vous obligea à prendre une pause, notamment pour vous repaître.

Ce fut là l’occasion pour Kisuke d’étudier le sceau, et pour Yanosa d’améliorer la boîte à l’intérieur de laquelle fulminait et tambourinait cet organisme abjecte encore au stade foetale.

« Aaaaah… qu’il est bon de respirer! »

La voix de l’Ecorché n’était pas celle que vous aviez l’habitude d’entendre. Elle était bien plus aiguë, enfantine, car ses cordes vocales n’avaient pas encore assez maturé pour qu’il puisse reprendre ses expressions d’antan.
Vous réalisâtes qu’après s’être faufilé à l’extérieur de la boîte qui le contenait, il se trouvait déjà apte à marcher ; de façon un peu gauche, certes, mais avec suffisamment de dextérité pour avancer de quelques mètres et pour tenir debout.

« J’espère que tu plaisantes, Guerrier de la Roche ? J’ai à peine de quoi compléter mes dix doigts, et tu voudrais que je me défausse d’une partie de mon être… glisserais-tu dans les arts de la comédie, comme lui, là ? »

Il pointa Kisuke du doigt, non sans vous adresser un sourire : il aimait la plaisanterie. Avec cette cavalcade, l’humour était bienvenu. Puis, comme Rin et Komorebi revenaient avec des vivres, il tendit ses bras dans leur direction.
Elles ne récoltèrent pas grand-chose sur ces plaines rocheuses et érodées par le temps et la sécheresse : le Byakugan de Rin avait tout juste permis de détecter un terrier, et ce fut Komorebi qui fit prise. Elles ramenèrent, en tout et pour tout, quelques insectes, un petit mulot et quelques baies sauvages comestibles. L’Écorché attrapa la petite charogne du mulot, puis l’éventra avant de plonger sa gueule dans son estomac, pompant à l’intérieur les maigres chairs qu’il contenait. En sortant son museau, il révéla une mâchoire couverte de sang, des crocs inhabituels pour ce petite garnement qu’il ne tarda pas utiliser pour croquer dans les insectes rapportés, en guise de dessert.

« Ça fera l’affaire, lâcha-t-il en continuant de mâcher une larve bien grasse. Il est vrai que vous ne me connaissez qu’à travers le sobriquet qui m’accompagne. Dans ce cas, laissez-moi me présenter.
Usuegi Junichiro, ancien Sabreur et Serviteur dévoué du dernier Seigneur digne de ce nom, Naragasa Kira.
»


En dire davantage sur l’Homme au Chapeau et les Désavoués ne lui était pas permis ; après tout, la nature du pacte qu’il avait conclu avec Yanosa consistait justement à révéler des informations concrètes sous réserve que ce dernier puisse le vaincre. Mais leur apprendre qui il était par le passé, chose lui était permise.
Ainsi n’était-il pas réductible à sa seule incarcération sur la péninsule de Wasure no kuni. Ainsi n’était-il pas réductible au seul rôle de croque-mort chargé d’inhumer les corps, ce pour quoi on avait appris à la connaître. Jadis, il avait été loyal à un maître. Jadis, il avait appartenu au corps des légendaires Épéistes de la Brume.
Mais Naragasa Kira était mort et avec lui, la fidélité de Junichiro avait basculé pour le Mal. Quel en était le motif ? Qu’est-ce qui justifiait ce virement de bord ?

« Et donc, à qui ai-je l’honneur ? »

Ce fut la première fois, véritablement, qu’il s’intéressa à vous, à votre identité, à autre chose que la mission pour laquelle on l’avait envoyé jusque dans vos contrées. Mais alors qu’il lançait cette question, le ciel se couvrit de nuages annonçant l’orage à venir.

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Hyûga Kisuke
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Jeu 21 Avr 2022 - 23:09
Un instant, Yanosa attira l'attention de la chose. Kisuke en profita pour avaler une pillule de sa besace discrète, et pour activer un sceau. Heureusement, dans sa boite, l'écorché n'avait pas encore beaucoup de capacités à voir son environnement.

Kisuke avait libéré un poison dans sa besace. Enfin, plutôt, un alcool qui avait quelques légères capacités de poison, pour être exacte. Il devait réduire la dose, bien entendu, car c'était un mini-désavoué qui lui faisait face. Il se contenta d'une toute petite dose qu'il inocula dans sa propre gourde à lui. C'était un plan de contingence.

Après tout, s'il pouvait lui tirer les vers du nez avec cette drogue sans qu'il s'en rende compte, le combat n'était plus nécessaire. Et il n'irait plus risquer la vie de Yanosa-san. C'était son plan. Il n'en avait pas parlé aux autres, de peur qu'un coeur ait l'oreille trop bien placé. Il l'avait gardé pour lui, ce plan, et avait fait exprès de ne pas mentionner ses capacités d'alchimiste ou d'empoisonneur. Tout tenait à la discrétion de sa manoeuvre.

Et à son jeu d'acteur.

L'Ecorché divulga quelques informations sur sa personne. Il fit même une blague au dépend du tellurique qui arracha un sourire. Oui, Kisuke eut un sourire. C'était agréable d'en savoir plus sur lui, au niveau humain. Cela n'empêcherait pas le Hyûga de le tuer, bien entendu. Mais le fait qu'il s'ouvrait progressivement au dialogue allait aider à son plan. En attendant, toute information était bonne à prendre. Et son esprit vivace remarqua tout de suite un point étrange.

Sabreur, dis-tu ? Je ne connais pas beaucoup cette unité légendaire Kirijin, à part que leur sabre sont des véritables merveilles. Qu'est devenu le tiens ? Pourquoi... ne pas avoir cherché à le récupérer ?

Ils auraient put l'envoyer à Kiri, bien entendu. Ou simplement récupérer son arme avec une téléportation de l'Enturbanné. Si cela n'avait pas été fait, c'était que soit l'arme avait été détruite, soit le coup de cette maitrise temporelle et spatiale était trop importante pour justifier ce sacrifice.

Ou que l'Ecorché ne valait rien à ses yeux.

Kisuke en profita pour boire dans sa gourde. Un peu de poison dans beaucoup d'eau - peu de trace de goûts - son antidote le sauvait des effets indésirables. Mais cela, lui l'ignorait. Voir quelqu'un boire à une gourde faisait inconsciemment confiance aux autres sur le contenu de celui-ci. C'était un geste calculé pour induire l'Ecorché en confiance.

Il lui tendit sa gourde.

Eau, et un peu de poison. De quoi le rendre euphorique, et peut-être l'amener à révêler des secrets qu'il ne dirait pas d'habitude. Idéalement, lui donner ce poison durant sa croissance pouvait le rendre naturellement et de façon permanente lobotomisé. C'était éthiquement discutable, cette méthodologie. Oui. C'était le choix de Kisuke.

Un peu d'eau ? Tu avais mentionné que la nourriture seule ne suffisait pas... Mais à ce train-là, tu pourrais déjà récupérer ton corps plus vite que trois jours je pense.

Calcul et véritable intérêt. Kisuke posait des questions piquantes tout en se préparant à se remettre en route, sous les ordres de ses compagnons. Il était assez concentré sur cet interrogatoire dissimulée, il ne discuta pas de stratégie, et expliqua plutôt qui il était. Une version raccourcie, bien sûr, et bien entendu juste et véridique dans les grandes lignes. Rien ne servait de mentir, puisqu'il s'agissait de construire un rapport avec l'adversaire, d'établir de la confiance.

Je suis un Hyûga. Enfin, une sorte de Hyûga - je ne suis que médiocre combattant, et dans le clan c'est un déshonneur certain de ne pas savoir se battre selon les us et coutûmes déjà établie. J'ai perdu l'usage de mon chakra et je ne l'ai retrouvé que récemment. Je retrouve petit à petit mes capacités. Et même si je suis encore médiocre, je fais ma part du travail pour essayer de sauver le plus de jeunes et d'innocents possibles. Je fais profil bas avec mes cousins, depuis que j'ai retrouvé mes capacités - à l'aide d'un médecin carrément sadique - alors je me suis dit que... faire du tourisme à Tsuchi c'était une saine idée.

Il s'esclaffa de rire et de dérision, car en la présente compagnie il était certainement plus en danger que dans iwa au milieu des vieux schnocks de son clan. Enfin, il devait quand même un peu se concentrer sur la route. Il était content, en ce moment, d'avoir fait autant de remusculation et de revalidation avec Yanosa et Teruyo-sama.

... Donc le seigneur Ao n'avait pas ton respect, même si vous avez brièvement collaboré ensemble pour l'Enchapeauté. Enfin, s'il y a une chose qu'on peut lui reconnaitre, c'est qu'il a quelque part eut le premier l'idée d'une coalition des différents pays, avec ses lieutenants de tous les horizons, des fils de seigneurs même, des seigneurs, des empereurs. Oh, il y a quand même une certaine suite logique. Et autant on peut reconnaitre une certaine justification à l'Homme au Chapeau... et bien... J'ai personnellement surtout une aversion pour le nécromancien, les âmes méritent leur repos.

A la pêche, on laisse trainer des appâts pour attirer les grosses prises. Le tout est de faire comme si les appâts n'en étaient pas, évidemment. Kisuke n'était pas à ce point doué dans la rhétorique. Mais avec l'aide de ses concoctions... peut-être que...

Son souffle devenait rauque. La marche était soutenue depuis maintenant une journée complète. Ils avaient avalées une énorme distance, et malgré l'excellente nuit aux onsens, la fatigue commençait à s'attaquer à ses muscles, surtout dans ces conditions météorologiques infectes. Heureusement, la forêt interdite était en vue.

Heureusement, cette météo était de leur côté pour aider à brouiller toutes les pistes. Une fois dans la forêt, les retrouver seraient plus difficile.

Voyons un peu pour ton sceau, maintenant. En fuin aussi je ne suis que médiocre, suffisant pour cette opération heureusement, et je pense avoir décelé comment te... désceller. HA !

Kisuke commença donc l'activité en laissant le soin à ses collègues de se charger de tout le restant de l'opération. Il se focalisait uniquement sur ces diagrammes, ces libres, ces courbes aux fonctions presque connues, presque comprise. Multitude d'activation à l'aide d'impulsion ciblée de chakra pour déverrouiller le sceau dans le bon ordre. Un part d'incertitude restait sur certains éléments du sceau. Oui. Un risque que cela ait un effet néfaste sur Kisuke, ou que cela ne le marque de manière permanente.

Un bien faible risque, somme toute, vu les enjeux. Le duel était à portée de main. Et Kisuke avait encore deux trois coups en tête pour mettre les choses du côté du Tellurique. Il se devait de garder sa spécialisation d'Alchimiste secrète, bien entendu. Mais également ses compétence en Kuchyiose. Deux façons discrètes et terriblement déshonorante de faire pencher dans la balance du côté de Yanosa dans un affrontement. Ses pillules étaient discrètes, et déjà en la possession du tellurique. Ils partageaient tout deux le même pacte - rien ne pouvait prouver à qui appartenait un serpent - et lorsque l'Ecorché avait suffisamment grandit pour être capable de voir et de parler, Kisuke s'était déjà débarassé de la seule preuve de ce pacte.

Fatigue. Transpiration. Elle perlait de son front, tandis qu'il s'essuyait avec vigueur. Ce n'était pas facile de garder sa réflexion arborescente dans la bonne direction, avec la bonne acérité. Ses pensées s'envolaient tandis que ses mains et son chakra devaient rester bien à terre.

Pour libérer ce démon de son enfer.
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Sam 30 Avr 2022 - 20:44

Cette course contre la montre commençait à peser lourd sur le système de Rin. Ça ne faisait pas si longtemps qu'elle s'était intégrée aux forces militaires du village caché par la roche et son corps, trentenaire, commençait à le lui faire sentir. Certes, Kisuke était plus vieux qu'elle, mais il avait été genin à l'époque et il fallait croire que ce genre d'entraînement était resté en lui malgré la perte de son chakra. Ça où il avait concocté quelque chose dans son laboratoire pour accélérer son accoutumance physique.

Au final, malgré les vents et la tempête, le groupe avait décidé d'opter pour la dernière ligne droite. Rejoindre la forêt interdite contre vent et marrée n'avait pas été quelque chose de facile pour rien. Son endurance nettement moins supérieure que les autres membres de son équipe la forçait dans le repos. Impossible pour elle de faire autre chose que de récupérer des forces, alors que ceux qui virent l'aubaine s'enfonçaient au coeur de cet endroit qu'elle avait tant souhaité rejoindre. Certes, elle devenait venir ici pour signer - enfin essayer de signer - son contrat avec un kuchiyose de la même trempe que Yanosa et Kisuke, mais l'écorché avait définitivement éclipser ce voyage. Ce n'était bien entendu pas quelque chose qui la dérangeait. L'importance des informations que détenait ce Junichiro supplantait largement son désir kuchoyosesque.

Assise le dos contre un arbre, suant à grande goutte, Rin écoutait les conversations entre les membres de la multitude. Haletante, cherchant son air, la Parange laissait son esprit divaguer quelques instants, alors que la masse de chaires et de chakra se présentait et demandait qui étaient les membres de l'équipe qui souhaitait voir ce duel entre Yanosa et lui. Kisuke se présentait en premier.

[Rin] - Rin ! Je m'appelle Rin. Comme Kisuke, je suis aussi membre du clan Hyûga.

Dit-elle, complètement épuisée par le marché forcé. Elle était belle la relève du clan, incapable de suivre le rythme du groupe. Volontairement, elle choisit de retenir quelques informations sur son sujet. Il n'avait pas besoin de savoir que c'était elle, sous les traits de la Godaime qui avait accompagné Yanosa et Ashitaka. Il n'avait pas besoin de connaître sa position dans le clan, pas plus qu'il ne devait y être intéressé.


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Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

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Dim 1 Mai 2022 - 14:39
Il avait éludé sans même essayer de le cacher la question qu’il lui avait posé, et cela l’Oterashi le grava dans le marbre de sa mémoire, froide et analytique. Pire, avait-il pensé alors en écoutant palabrer ce rejeton aux crocs déjà acérés, cet Écorché, cet « Homme » qui s’appelait de son propre aveu Usuegi Junichiro, avait habilement tâché de noyer le poisson en offrant en échange de ce « silence » d’autres informations le concernant. Des données qui pourraient s’avérer utiles à l’avenir, ou non, mais qui n’aidaient en tout cas aucunement le guerrier tellurique et son groupe à se faire une réelle idée, précise et véridique, du délais dont ils disposeraient une fois le fœtus complètement descellé. Le Désavoué, songeait Yanosa, cachait forcément une carte qu’il se refuserait sans doute à jouer avant les derniers instants, une carte qui pourrait tous les mettre en péril si ils n’y prenaient pas garde. Junichiro de son prénom avait pris soin de dissimuler cette carte, en leur offrant ces quelques bribes d’information, mais l’Oterashi n’était pas dupe et garderait son attention focalisée sur la croissance et le chakra de l’Ecorché, à l’affût de cet atout que ce dernier voulait garder dans sa manche.

Avec une sobriété et un respect qui ne cachaient que trop bien ses suspicions, Yanosa répondit tout de même à leur captif en l’observant se repaître du maigre gibier que les deux cousines étaient parvenues à rassembler.

« ...Yanosa. Chûnin de la Roche. Ni plus ni moins. »

Ce qui était factuellement vrai, en dépit de tout l’investissement, de tous les sacrifices que l’Oterashi avait consenti pour sa nation et son village. Qu’il consentait encore, en cet instant, en prenant tous ces risques. Comme à son habitude, Kisuke et son air débonnaire entretenaient la conversation de la façon la plus habile qui puisse être, et le guerrier de pierre put se contenter de rester muet au côté de son collègue en l’observant semer sans le laisser paraître ses menus appâts. Difficile de dire si oui ou non l’Usuegi allait mordre à ne serait-ce qu’un d’entre eux, mais si il y avait un instant dans leur cavalcade pour tenter ce genre de manœuvre, c’était bien maintenant, à l’orée du descellement final du Désavoué qui devenait jour après jour une réalité plus tangible et palpable. La météo, toutefois, semblait vouloir mettre son grain de sable dans l’engrenage de leur équipe, et ce fut avec une mine renfrognée mais décidée que Yanosa observa les nuages noirs qui s’amoncelaient dans les hauteurs.

« ...La tempête menace. Il faut rejoindre la Forêt au plus vite, nous aurons plus de gibier à donner à notre invité là-bas. Sans parler du couvert qu’elle nous offrira... »

L’épée de Damoclès d’une équipe de traque performante qui serait parvenue à les suivre jusqu’ici pesait toujours sur le groupe, l’assurance de cafouillages et de démêlées qui compromettraient drastiquement leurs chances de mener leur plan à bien. De toute part, les différents goulots d’étranglement se resserraient… et il fallait pourtant qu’ils réussissent. Lancés à nouveau dans leur folle cavalcade, et tandis que Kisuke redoublait d’efforts et de malice pour extraire de l’Ecorché autant des informations que le chakra du sceau d’entrave, l’Oterashi porta son regard inquisiteur sur Rin, passant sa condition physique au crible de ses yeux pleins de prédation.

« ...J’ai besoin que tu sois en forme une fois là-bas. Ton entraînement a laissé à désirer, dernièrement… Tu occuperas mes épaules sur une partie du trajet, et ce n’est pas discutable. »

Gorgeant son corps d’énergie Mitsudo pour le rendre plus vif et rapide, compensant par avance le maigre poids de la Hyûga qu’il s’apprêtait à prendre en charge, Yanosa chargea celle-ci en travers de ses épaules pendant une partie du voyage, se fichant pas mal de la fierté de la veuve pourvu qu’elle soit en mesure d’être à cent pour cent de ses capacités une fois leur groupe arrivé dans la Forêt. Le temps que Junichiro croisse, le Tellurique aurait amplement le temps de récupérer les quelques forces supplémentaires qu’il investissait à présent, et qui représentaient finalement si peu, dans l’océan de sa détermination et de sa résilience à toute épreuve. Ses pupilles incandescentes braquées sur ce qu'il advenait du foetus en pleine croissance, l'Oterashi n'en oubliait pas moins ses suspicions, prêt à toutes les fourberies de la part de l'Usuegi.

Résumé
Atout choisi : Cap vers la Forêt Interdite, qu'il vente ou qu'il pleuve

Action 1 : Déplacement
Action 2 : Utilisation d'une technique Mitsudo (cf ci-dessous) pour augmenter sa vitesse afin de pouvoir prendre Rin sur ses épaules sans pénalité sur une partie du voyage.
Action 3 : Focalisation renforcée (Endurance S + Sensorialité S) pour gérer ses efforts au mieux tout en gardant un oeil attentif sur Junichiro.



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Mar 3 Mai 2022 - 23:46
Tandis que Yanosa était occupé à soulager Rin de sa pesanteur, Kisuke s’occupa de mettre un terme au scellement du maudit. Toutefois, avant de se décider à réaliser cette action forte de sens et de conséquences, le sagace Hyûga décida de tromper la chance et se laissa séduire par l’idée de faire boire une petite concoction à son rejeton qui libéra toutes sortes de barrières dans l’esprit déjanté de Junichiro. Non content de simplement duper son esprit, Kisuke accompagna le geste de quelques remarques ciblant notamment un homme en particulier. De son véritable nom Usuegi, le Désavoué grimaça en affichant une mine trahissant toute la haine qu’il ressentait pour le monstre dont il était question.
Raonaka Ao.

Une colère intérieure explosa en lui. Les lèvres de l’avorton s’ouvrirent pour briser ce masque de haine et annoncer la couleur du ressentiment. Vous vîtes ce prépubère agiter ses doigts crochus dans les airs comme s’il cherchait à lacérer un fantôme, et seul Kisuke sut que ce comportement relevait des effets recherchés de son poison. Junichiro venait de céder aux toxines ; son esprit se déridait enfin et s’offrait en pâture aux questions incisives d’un homme qui excellait dans l’art de subjuguer la mauvaise fortune.

« Oui ! Je le hais ! Tout est sa faute ! S’il ne nous avait pas dupé, s’il n’avait pas manipulé le Grand Seigneur Naragasa… l’ombre d’un remord noya ses yeux. Après qu’il eut jaillît de sa boîte pour être descellé, il s’était posé au sol sans faire usage de ses tissus mais, subjugué par ses griefs contre cet homme, il ne put retenir ses tremblements et de son corps se mirent à se détacher des filaments noirs, dansant en suivant les flux de chakra qui s’échappaient de sa personne. Cet homme m’a tout volé : ma réputation, ma position, puis mon maître. Si j’avais été là, jamais, jamais il n’aurait pris la vie de celui auquel j’avais juré loyauté. Jamais, vous m’entendez ?!
Le Grand Seigneur Naragasa croyait en moi. Lorsqu’il renonça aux arts shinobis pour le bien de son peuple, il me céda le plus précieux héritage des Naragasa en hommage à ma fidélité, et pour œuvrer à la protection de l’Archipel : le Sabre Nécromant, l’arme légendaire des Naragasa, léguée de père en fils. Raonaka Ao le savait, comme il savait qu’en ma présence, il lui demeurait impossible d’attenter à ses jours. Alors il s’est servi de la rumeur, de la mauvaise presse pour spolier mon nom, m’attribua des crimes que je n’avais pas commis, et l’opinion me fit procès. Le Grand Seigneur Naragasa s’est retrouvé dans une position délicate et faillit devenir l’ennemi de son propre peuple par ma faute ; pardon, par sa faute. Un souverain ne peut se rendre coupable de protéger dans son giron le pire des assassins. Mais comment convaincre ceux qui vous accusent d’être menteur ? Nos solutions se sont émiettées à mesure que nous les envisagions, une par une. Et puis j’ai conclu qu’il n’y en avait pas. Je me suis sacrifié. Il se refusait à me bannir, mais pour défendre son nom, je ne lui ai pas laissé le choix.
»


Bien des révélations s’étalèrent, une fois la langue de l’Ecorché déliée. Vu sous cette perspective, son incarcération à Wasure no kuni parut presque honteuse : n’était-il donc que victime de l’usurpateur qu’était Ao ?
Un mystère continuait de planer cependant. Comment Junichiro avait-il pu maîtriser les pouvoirs nécrotiques du sabre légendaire des Naragasa ? D’où tenait-il cette prédilection, que tout un chacun savait réservée à quelques élus ?

« J’ai donc rejoint le seul homme digne de remplacer mon maître. Sakaze Tôsen a compris, lui aussi, que le chakra est la source de tous nos maux. En supprimant le chakra de ce monde, il suit la voie que Naragasa Kira a tracé. »

Il était là, enfin : le motif qui rendait Junichiro fidèle à l’Homme au Chapeau. Comme une cerise sur un plateau d’argent. Comme une pépite d’or brillant dans le fond des eaux. L’avorton avait quelque chose d’étincelant dans le regard, une sorte de certitude que la drogue qu’il avait ingurgitée ne pouvait pas tromper. Il parut plus convaincu que nul ne le serait jamais. Ce n’était pas qu’une question d’idéologie : c’était aussi une histoire, un vécu qui le marquait au crible, quelque chose qu’on avait laissé sous sa peau, dans l’espace vide qui avait autrefois abrité un véritable cœur ; celui qu’il avait perdu en embrassant le Mal.
Son Maître avait abandonné le chakra pour servir son peuple.
L’Homme au Chapeau voulait faire disparaître le chakra pour protéger les plus faibles.
L’un dans l’autre, ils cohabitaient dans les ambitions que nourrissait ce mystérieux Ecorché. Il ne s’agissait pas seulement de briser cette sorte d’immortalité qu’il avait acquise. Non, là n’était qu’un détour de ses desseins, une protubérance anarchique dans un plan plus large. Avant de mourir pour rejoindre son maître dans d’autres sphères du non-vivant, il fallait qu’il réalise ce qui lui semblait le plus juste ; et quoi de plus juste que l’humilité de son feu Seigneur ?

Le temps passa. Vous sondâtes l’orée de la Forêt Interdite, et tout de suite l’atmosphère se chargea d’ondes singulières. Il régnait sous ces larges bois des forces confuses, vivaces et violentes, comme des bourrasques d’énergie qui pouvaient maudire ou bénir quiconque entrait dans cet espace réservé.
Et puis, comme vous vous arrêtâtes, Kisuke posa sa main sur l’avorton et fit céder les derniers verrous de son scellement.

Une aura noire et teintée de lumières mauves jaillît du corps de l’Ecorché. Les yeux de Junichiro se révulsèrent et tout son petit squelette s’arqua, comme s’il était soulevé par une force invisible. De lui filèrent des étincelles de chakra et des filaments en liesse, des vapeurs grisâtres et des éclats violacés. Il crépita comme un feu sous le clair-obscur. Le chakra se libéra de lui en masse volumique, fit fuir les bêtes et souffla sur les branches, vous obligeant à vous couvrir le visage. Ce fut un spectacle extraordinaire, une sorte de sacrement occulte ; presque une expérience nécromancienne, que de ressusciter la force de ce fléau. Tout autour de vous prit des allures épiques, vos cheveux furent balayés par de violentes vagues d’énergies et les feuilles des arbres autour murmurèrent entre elles.
Mais la main de Kisuke, elle, dût rester bloquée contre ce corps transi d’énergie. Et à mesure que le chakra s’émancipait de sa prison, son bras, lui, se couvrait d’autres marques ; des virgules noires innombrables se mirent à grimper sur lui comme par contagion et, lorsqu’il ôta son membre, il découvrit à sa grande surprise qu’une marque s’était apposée sur le membre qui avait libéré Junichiro.
Les fameux glyphes qu’il n’avait pu déchiffrer. Le sceau dans le sceau.

Les virgules s’agitèrent très vite lorsque même après que Kisuke eut ôté son bras, puis se rejoignirent pour envelopper tout l’épiderme autour de la main du descelleur. C’est alors qu’à la place de sa peau se mirent à apparaitre de larges écailles vertes, métamorphosant l’apparence de son membre sans qu’il n’en eusse l’intention. Lorsqu’enfin le chakra cessa de s’échapper de lui, la mutation de sa peau cessa. Les motifs qui ornaient jusqu’à ses épaules se figèrent, comme des parasites en attente. Mais sa peau, elle, ne reprit pas une apparence normale. Singulièrement, cette peau reptilienne ne fut pas sans rappeler le kuchiyose qu’il possédait.
Vous assistâtes à cette scène très curieuse.
Et Usuegi Junichiro retrouva son pouvoir, tandis que le foudre grondait dans l’azur et que des trombes s’abattaient sur la Forêt Interdite.

* * *

Loin de cette scène où s’éveillait enfin l’Ecorché, d’autres poursuivaient leurs pérégrinations de plus en plus oppressante pour les fugitifs.
A la prudence, vous préférâtes le pragmatisme. D’aucuns vous auraient jugé fous de risquer vos vies à braver le climat ; mais folie et démesure étaient deux mots qui qualifiaient fort bien la témérité des shinobis d’Iwagakure. Passant au crible le littoral Nord-Est et l’Ouest du Pays, récoltant les témoignages sur vos itinéraires, vous quadrillâtes la zone en éliminant de plus en plus de possibles, resserrant votre emprise sur le territoire : là où vous passâtes, vous vous assurâtes que nul fugitif ne reviendrait. La seule voie de retraite possible, de retour inespéré vers vos terres défendues, était l’axe Nord-Sud : il fallait foncer droit vers la Capitale, en espérant ne pas croiser la route des nombreux pisteurs qui étaient désormais à la recherche d’un criminel de haut rang.
Mais quelle folie, toutefois, de ne pas craindre la tempête.

La pluie ne fut pas votre pire ennemie ; mieux encore, l’albatros sur lequel s’étaient juchés Teruyo et Harumi paraissait presque s’en satisfaire. Non, le vrai problème venait du vent : l’azur n’était après tout qu’une somme confuse de bourrasques qui se confrontaient. Mais si les ondes atmosphériques furent douces sur le premier jour, elles devinrent redoutables à la fin du second. Le vent soufflait si fort que chaque courant d’air pouvait se transformer en tumulte et se plaire à menacer la poursuite de votre voyage. Suffisait d’un imperceptible mouvement d’aile de travers, et vos montures chaviraient puis ramassaient de furieuses tramontanes se jetant contre elles comme des fauves qui les plongeaient malgré elles à une vitesse dangereuse vers le sol ; vers la chute ; vers le crash. Malgré tout, vous forçâtes l’allure, et chacun de vos kuchiyose firent preuve d’une farouche ténacité pour redéployer leurs ailes de géants et faire ployer les cieux sous leur plumage ; et vous, dressant vos boucliers de roche comme des barrières naturelles ou tentant de réchauffer vos créatures par la chaleur de vos Dieux, vous fîtes que tout se passe au mieux. Vous fîtes ce que vous pouviez, c’est-à-dire pas grand-chose à part espérer et croire en ces créatures qui pactisaient avec quelques élus parmi les shinobis. Il vous fallut redoubler d’efforts, nourrir une vigilance constante et vous cramponner aux majestueux rapaces pour continuer d’affronter ce courroux céleste. Meho et Ashitaka virent se lever sous eux des vagues immenses, s’érigeant sur les mers comme des monstres difformes surmontant leurs royaumes interdits. Teruyo et Harumi virent des villages aux portes closes, aux volets rabattus et aux rues désertes : la pluie inondait le pays, s’abattait sans choisir et déferlait avec tant de rage que les citoyens décidèrent de s’en protéger plutôt que de risquer, comme vous, d’en subir les griefs.

Ce fut lorsque des éclairs se mirent à zébrer le ciel que vous décidâtes de mettre un terme à votre itinéraire céleste. Être téméraire était une chose, coûteuse certes, mais efficace. Pourtant affronter les nimbus remplis de foudre relevait de l’inconscience et vous n’eûtes qu’à jeter un œil au plumage abîmé et aux airs harassés qu’affichaient vos montures ailées pour comprendre que cette méthode devait à présent s’arrêter.
Mais pire que la résignation de vos kuchiyose, ce furent ces éclairs qui retinrent votre attention. Ils grondaient comme des mauvais présages : comme s’il venait de se passer ce qui n’aurait jamais dû arriver…

Des commérages que vous récoltâtes, vous ne tirâtes pas grand-chose. Pour Teruyo et Harumi qui profitèrent des pistes offertes par le village-étape, de confuses descriptions vous furent données : deux femmes brunes, assez jeunes, un homme blond un peu plus âgé (comme il en existait beaucoup dans vos contrées), ainsi que le quatrième que vous n’eûtes pas besoin de deviner, car c’était celui que vous recherchiez. Nul ne fit mention d’un colis, ni d’un quelconque embarras : le groupe s’était arrêté comme n’importe quelle troupe faisant étape, avait sagement profité des bains puis s’était évanoui au petit matin, à la manière de tous les itinérants. Rien à se mettre sous la dent avec ces témoignages-là.

Et vous fûtes, à la fin de ce nouveau jour bien loin de ces villageois. Et encore plus loin du reste de votre équipe. Vous qui eûtes choisi la division, vous récoltâtes hélas le fruit du doute et celui, plus aléatoire, des hypothèses.
Que faisait précisément la seconde partie de votre groupe ? Meho et Ashitaka étaient-ils partis au Nord ? Et où iraient-ils après ça ?
Teruyo et Harumi avaient-ils poursuivi vers l’Ouest, ou bifurqué vers le Nord ou le Sud ?

En définitive, votre seule voie de réconciliation tenait à la déduction. En poursuivant vers le Nord, Ashitaka et Meho étaient forcés de reprendre vers l’Ouest, car une progression le long du littoral menait inexorablement vers le Canyon Tôkuhama, qui marquait les dernières landes de terre avant la mer sur son flanc Est et jouxtait les Plateaux Ocres sur son flanc Ouest. S’ils ignoraient encore ce que pouvaient faire Teruyo et Harumi, capables contrairement à l’autre binôme de prendre n’importe lequel des quatre points cardinaux, ils ne devaient guère douter que les seules voies qu’il leur restait à prendre étaient celles qui menaient vers la frontière Ouest du Pays, de sorte à sonder cette partie du pays en coupant toute possibilité de passage de frontière.
Si effectivement les libérateurs de l’Ecorché avaient pris le risque de devenir des parias, il y avait des chances probables qu’ils espèrent devenir des étrangers à vos terres.
A ce jeu de devinettes, seuls Teruyo et Harumi pouvaient s’amuser à prédire le moment d’une possible rencontre avec leurs compagnons de naguère. Ils savaient Meho et Ashitaka partis vers le Nord ; un itinéraire qui tracerait les contours des frontières de la nation était le scénario le plus logique. Mais où ces retrouvailles se feraient-elles ?

Vos montures parties, il vous fallut réfléchir à la nouvelle nuit qui tombait sur le pays.

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[Désavoué] Partie 3/02 - Le Dénouement : Ceux qui virent l'aubaine

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