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Recroiser le fer [Akagi]

Metaru Hideko
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Lun 7 Mar 2022 - 9:58

Tant de chemin parcouru, tant d’épreuves surmontées… à quel prix ? Pour quels résultats.
Suspendue à jugement qui déciderait de la vie de son camarade, de son ami et de la sienne. Suspendue à un jugement qui déciderait du sort d’Aya, sa seule famille, qu’elle ne lui vienne enfin pleinement, pour l’accueillir, la chérir et enfin lui donner le foyer qu’elle méritait d’avoir.
En devenant shinobi, Hideko s’était promis une chose : ne plus jamais être soumise, de se battre pour devenir libre. Cette liberté tant attendue, tant espérée, ne viendrait-elle donc jamais ? Peut-être bien qu’elle ne viendrait jamais ici, à Kumo, ni même à Kaminari. Maintes fois déjà, elle avait imaginé fuir, déserter, tout abandonner, pour tout recommencer, mais pourrait-elle se le pardonner ? Pourrait-elle seulement abandonner Aya à son sort, abandonner Bakeneko à une mort certaine.
Si seulement elle n’était pas née dans cette famille, dans ce clan maudit, fier de sa puissance, de son influence, mais incapable de sauver deux petites filles de leur sort atroce, incapable de retrouver un homme, un tortionnaire, qu’ils avaient eux-mêmes forcé à fuir.

Cette nuit-là, comme bien d’autres, se faisait longue, Hideko ne parvenant pas à trouver le repos tant espéré. Elle eût beau se retourner dans tous les sens dans son lit, rien n’y fit. Le soleil était encore loin de se lever, alors qu’elle attendait, agacée, jusqu’à ce que son exaspération fût tel que se leva et prit un livre afin de s’occuper l’esprit, de l’empêcher de vagabonder en eaux troubles, sans réel effet.
A bien y repenser, toute cette haine contre elle, cette cabale, avait commencé ce jour-là, lors de l’examen, lors de ce combat contre Akagi où il l’avait poussé à bout, où elle avait craqué et tenté de le tuer. Tous, ou presque, lui tournèrent le dos. Ses supérieurs, ses amis. Tout cela à cause de sa rancune contre ce clan. Tout cela parce qu’elle avait vécu une injustice, avait simplement désirée être libre et ce clan, cet homme, avait tenté de la remettre en cage. Après tout, c’était là les manières de faire du clan.
Un clan puissant, qui n’en était rien.
Un homme fier, valeureux, qui l’avait trompé, condamné.
Pourtant, toute cette haine, cette rancune, alimentées par ce sentiment d’injustice, la fatiguait. Tout, à vrai dire, la fatiguait. Tout lui paraissait si futile, si fugace. Seule la vie comptait et la vie de deux des êtres les plus chères à ses yeux étaient en danger.
A Iwa, elle espérait trouver un ninja, un eisenin capable de l’aider. Cette fameuse Aimi, dont Raizen avait vanté les dons. Le parviendrait-elle ? A Iwa, elle espérait aussi trouver le repos, la paix, loin de ce village qui la détestait, qui l’ostracisait, mais fuir… Fuir ne la mènerait nulle part.
Car maintenant elle le comprenait : la fuite, le combat… La justice, la mort… Tout n’était question que de décision, la bonne décision, au bon moment. Celle-là même qu’elle ‘n’avait su prendre face à Joben. Celle-là même qui avait causé tant de mort, tant de blessés. Des morts qu’elle aurait à jamais sur la conscience.

La jeune femme qui, à l’aube de cette matinée, attendait près de la falaise qui surplombait le village, n’avait plus rien à voir avec ce qu’elle fut, un an plus tôt, ni même 3 mois plus tôt. Le vent glacial battait la terre, soulevant une légère poussière sèche qui s’infiltrait partout, dans ses manches, sur son visage, malgré le foulard qui le recouvrait quasiment intégralement, ne laissant que ses perçantes iris violettes et sa chevelure d’argent. Vêtue d’un pantalon en tissu noir et d’une longue tunique en cuir, qui se divisait en bandelette à partir de ses hanches, elle était posée là, posée contre un rocher, autant que possible à l’abri du vent, à observer le village, ce village. Elle attendait patiemment son adversaire et lorsqu’elle l’aperçut arriver devant elle, elle le fixa de ses pupilles perçantes, prête à tout pour en finir.
Prête à mettre un terme à toute cette haine, toute cette rage, contre lui, contre @Metaru Akagi. Une fin qui était aussi un début. Un début contre ce clan, un début contre cette famille. Un début pour y mettre un terme.


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Dernière édition par Metaru Hideko le Mar 15 Mar 2022 - 18:09, édité 1 fois
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Lun 7 Mar 2022 - 14:47

Le vent soufflait fort dans les montagnes kaminarijin, la nuit laissait doucement sa place à une aube timide, dont les rayons de soleil perçaient difficilement la voûte d’un ciel aux nuages gris menaçant. Akagi avançait dans les rues Kumojin, marchant le port altier, fier représentant du clan le plus puissant du village. Ses pas cependant, à l’accoutumée ample et régulier, était lent comme traînant le poids de ses doutes. La veille au soir un messager avait toqué à sa porte portant un rouleau sans reliure, dans lequel il put lire ces quelques mots :

Terrain d'entraînement ouest, demain à l’aube.
Hideko.

Ce terrain d'entraînement avait une particularité des plus intéressantes. Il se trouvait en bordure d’une falaise de la montagne qui dominait le village. Offrant une vue plongeante et incomparable sur le territoire kumojin et l’horizon lointain. Tout du moins quand le temps ne se trouvait pas brumeux et couvert. Ce cadre idyllique se transformait en véritable gouffre de l’enfer, quand une simple erreur d’inattention engendrait une chute vertigineuse. Sur ce terrain aux rochers tombés de la montagne ouvert à moitié sur la falaise, l’orientation était maîtresse. Le choix de ce lieu n’avait rien d’anodin, sa cousine ne l’avait invité à discuter au coin d’une alcôve de la bibliothèque Kumojin, ou autour d’un bol de ramen. Non, elle voulait le voir sur un terrain d'entraînement. La confrontation restait donc inévitable pour Hideko. Ils avaient pu depuis l’évènement malheureux qui avait compromis l’avenir de la kunoichi, se revoir dans des contextes différents, apprentissage, mission où le fils de fer avait fait valoir sa position par rapport à cette demi-finale. Sa rancune n’existait pas, il avait fait un trait sur elle et sur la jeune femme, décidant de lui tendre la main qu’uniquement si elle en émettait l’envie. Comprenant sa naïveté au seuil de la mort, Akagi ne réitérerait pas ses errances. Plus maintenant.

Il avait rapidement décidé d’accepter cette demande sur fond d’ultimatum, souhaitant en terminer avec cette amertume et tourner définitivement cette page inutile de son histoire. Dans son dos, Jötnar vrombit doucement, le marteau de guerre antique à la hampe finement ouvragée et à la tête colossale se faisait écho des pensées du Metaru : « Tu ne lui dois rien. ». Akagi évoluait, il le sentait. Son calme olympien se trouvait malmené par le berserker qu’il devenait. Ses émotions qu’il contrôlait et savait museler, pour prendre le recul nécessaire face aux diverses situations avec une sagesse qui lui collait à la peau, se faisaient plus pressantes, plus unilatérales. L’arme légendaire qu’il portait se complaisait, elle aussi, dans l’action plutôt que la réflexion, dans le manichéen, plutôt que la diplomatie. Exubérant cette facette du caractère en métamorphose du forgeron. Marquant peu à peu les bordures de l’esprit d’Akagi que le mutagène avait fait évoluer. Moins patient, plus franc et confiant, plus au fait de sa propre existence. Le Metaru restait le digne héritier de la volonté de ses aïeuls et son intellect n’avait changé, cependant les transformations qu’il avait subit dans cette forteresse des territoires du nord Kaminarijiin marquerait à jamais sa psyché. Seul un observateur millénaire pouvait le voir mais ce changement le rapprochait du caractère des premiers Metaru. Fier, franc, incontestablement supérieur mais irritable et borné.

Le géant de métal passa le mur d’enceinte du complexe d'entraînements ouest, s’approchant doucement du terrain indiqué par sa cousine. Il aperçut la silhouette d’Hideko, adossée à un rocher contemplant à travers les nuages les cimes lointaines des autres monts Kaminarijin, à quelques pas du bord du gouffre. Il marcha sans se presser vers elle, slalomant doucement entre les rochers de tailles variées jonchant çà et là la terre dure de ce terrain, seuls ornements de ce vaste plateau ouvert. Arrivé à quelques mètres de sa cousine, il s’arrêta. Le vent siffla une nouvelle fois. Un crachin venu des nuages noirs commença à tomber alors qu’Akagi élevait la voix :

« Que me veux-tu Hideko ? »

Pas de mention de leur trait familial commun à contrario de ses habitudes. Il l’avait compris, elle n’était pas sa famille. Restait à déterminer ce qu’elle serait. Une alliée ? Une camarade ? une rivale ? une traîtresse ? Akagi n’en avait cure désormais, il voulait juste en avoir le cœur net.


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Ven 11 Mar 2022 - 12:24

Ses yeux posés sur le ciel grisonnant, scrutant là les mouvement des nuages et par-delà, nourrissant l’espoir insensé dans un signe quelconque qui lui serait envoyé. Que ce pourquoi elle était venue en ce jour, ce pourquoi elle se battait était juste.
Soudain, elle entendit un bruit de bas, mais ne réagit point. Les yeux toujours rivés vers le ciel, elle resta ainsi, jusqu’à ce que cette voix masculine que fût celle d’Akagi l’eût interpelé.

Hideko… Il l’interpella brutalement, sans même une salutation. Surtout, il ne prit pas la peine de l’appeler par son nom de famille. Ainsi, lui aussi, comme tout le reste de son clan, avait-il tourné définitivement tourner la page sur elle ?
Ses yeux se fermèrent, le menton toujours levé vers les cieux. Colère et tristesse fut ce qu’elle ressentit en cet instant. Ne plus se faire appeler ainsi avait été son combat depuis son premier jour. Pourtant, voir que son propre clan et surtout que Akagi l’avait définitivement renié, à travers ce simple appel, la peina. C’était là la preuve de leur faiblesse, la preuve de leur médiocrité. D’un clan qui se prétendait noble, qui se prétendait puissant, mais qui n’était qu’apparence, vidée de toute sa substance.
Un arbre qui, bien que somptueux, reposait sur des racines pourries et dont le moindre événement ne manquerait pas de faire chuter.

Lentement, elle baissa la tête, puis rouvrit les yeux, contemplant le village qui s’étendait au-dessous d’elle avec nostalgie. Ce village qui l’avait vu arriver, ce village dans lequel elle s’était reconstruite. Ces gens qui l’avaient accueilli, puis qui l’avait traité en paria. Ce lieu où elle avait réussi et où elle avait échoué.
Son cœur bâtit à tout rompre, tant le torrent de sentiment qui déferlait en elle la bouleversait. Allégresse et colère, réjouissance et fureur. Pourtant, elle resta calme et ne se laissa point submerger. Cette flamme qui était sienne, qui brûlait en elle, cette fureur qui était le moteur de toute sa volonté n’était plus un simple feu de forêt. Incontrôlable, dangereuse, inadaptée… Cet instant, cette rencontre, mettre définitivement un terme à tous ces jugements, d’une manière ou d’une autre.
Soit elle parvenait à se contrôler, à un instant qui, elle le savait, serait décisif, face à une situation qui la pousserait au bout de ses limites, soit il n’y parviendrait pas. Allait-elle se libérer des chaînes de son passé ? De ce fil rouge que son géniteur avait tissé pour elle et qu’elle continuait à suivre malgré elle ? Ou parviendrait-elle à le rompre ? A tracer son propre chemin ? Akagi en serait la preuve.

Hideko prit une profonde respiration, gonflant ses poumons de toute ses forces. Le vent souleva ses mèches argentés, désordonnées, fouettant son visage. Elle ressentit une dernière fois toute l’importance de cette rencontre, puis, enfin, elle tourna la tête, fixant ses yeux dans les siens, habitée d’une détermination qu’il connaissait parfaitement, une détermination qui ne souffrait d’aucune faille. Ce zèle qu’était le sien était une arme à double tranchant, une arme qui avait failli causer sa mort, lors du tournoi. Aurait-il peur ? Allait-il se venger ?

« Mettre un terme à tout ça. »

Ces mots tombèrent tel un couperet, prononcé d’une voix grave, qui vibra dans l’air, porté par le vent jusqu’aux oreilles d’Akagi. Tant ami qu’ennemi.

Elle resta ainsi, le corps face au vide et la tête penchée vers son opposant, plusieurs secondes durant, avant de se tourner pleinement vers lui. Colère, résolution, fatigue… Nombreuses furent les émotions que l’on pu voir sur son visage serré. Pourtant, il n’y apparut aucune haine, aucune rancune. Car Akagi, malgré tout ce qu’il s’était passé entre eux, restait quelqu’un de spécial. Une des premières personnes en qui elle put avoir confiance, l’un des premiers Metaru avec qui elle reprit contact. Sa première réussite et son plus grand échec. La première fois où elle failli attenter à la vie d’un homme, simplement habitée par la haine, par la volonté d’en finir.
Pourtant, il lui avait pardonné. Il l’avait accepté, bien qu’il eût changé son comportement et n’essaya plus de la forcer à rentrer dans le moule de ce clan maudit. Tout cela était-il sincère ?

« Que valent réellement les mots ? Que vaux réellement ta parole. » Lui demanda-t-elle, telle une accusation portée à son égard.

Car elle voulait tester là toute la profondeur de ses sentiments, toute l’intégrité de sa sincérité, quitte à nouveau de se faire haïr, en utilisant le même procédé qu’il avait utilisé contre elle, le jour où tout avait basculé.

« Es-tu comme tous les membres de ce clan pitoyable ? Un lâche, affable en belle parole, mais incapable de les tenir ? »

Les possibilités de le piquer au vif, de l’attaquer étaient innombrables. Elle se devait pourtant d’être le plus incisive possible, tout comme lui avait su l’être lors du tournoi, lorsqu’il l’avait fait céder.

« Tel père, tel fils… Honneur, droiture… que de beaux mensonges. »

Elle se souvenait parfaitement des mots qu’il avait prononcé, quand tous deux étaient dans cette chambre d’hôpital, quand il avait parlé de son père et de son éducation.

« Tel père, tel fille… Car c’est bien une fille que tu as, n’est-ce pas ? Pauvre d’elle, d’être naquit dans un tel clan, dans une telle famille. Car quand elle se rendra compte que tout cela, tout ce dans quoi elle vit n’est qu’un rêve, une cage dorée dans laquelle on l’a placée, la chute n’en sera que plus douloureuse. »

Hideko, posa sa main droite sur le rocher, poussant afin de se lever. Bien que bandée, elle put sentir la froideur de la roche, la pointe des bris qui la composaient et qui s’enfoncèrent dans sa chair. Puis elle commença à s’approcher de lui, balançant les épaules, provocante.

« Te souviens-tu de ce jour-là ? Lors du tournoi, le début de notre combat… De ces mots que tu as prononcés ? »

Elle prit une voix masculine, singeant celle d’Akagi.

« Je suis un homme de parole et tu es ma famille. Moi je n’abandonne jamais. Surtout pas ma famille. »

Des mots à jamais gravés dans sa mémoire. Des mots qui avaient alimenté le brasier de sa fureur, tant ils l’avaient impacté.

Arrivée devant lui, elle s’arrêta à quelques centimètres, lui faisant face, les yeux dans les yeux.

« De ce que j’ai pu voir, si c’est ça ton sens de la famille, alors oui, je plains réellement ta fille. Car quel père a-t-elle donc. »



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Sam 12 Mar 2022 - 0:51


Le crachin s’intensifiait frappant le visage des deux Metarus se faisant face désormais sur ce terrain d’entrainement aux allures de corniche du bout du monde. Akagi détailla une nouvelle fois les traits de sa cousine. Ses mous désapprobatrice, sourcils froncés, narines retroussées, alors qu’elle vomissait une nouvelles fois des paroles où seules les violences résonnaient, où l’odeur la rancœur et de la haine saupoudrer chaque mot. Comme une flèche vicieuse cherchant à éviscérer le faon, le vidant lentement de son sang sous les yeux sadique du chasseur. Hideko frappait Akagi de sa langue de serpent, poussant le Metaru, frappant là où son orgueil et sa fierté n’accepteraient l’opprobre. Elle le confrontait utilisant une vérité pervertie, caricaturée pour dérider son stoïque cousin. Elle ne pouvait savoir, que désormais dans son sang grondait l’effluve de la colère, que sa mutation le rendait plus impétueux, le processus serait encore long pour le changer mais une voix résonna dans l’esprit d’Akagi. « Qui est cette fillette pour te parler ainsi ? ». Jötnar s’offusquait, l’irritable âme millénaire faisait passer des pensées violentes dans la boite crânienne du Metaru.

Akagi sentait son sang bouillonner, il se sentait à fleur de peau. Il dut se maitriser pour ne pas réagir avec aplomb alors qu’Hideko finissait enfin d’injecter son venin. Elle osait parler de son fils, inclure sa progéniture dans leur relation difonctionnelle. Ses doigts tremblaient alors que Jötnar et son sang de berserker l’exhortait à détruire se faciès impudent osant mettre en cause sa droiture. Le géant de métal comprenait maintenant d’où venait cette rage incontrôlable qu’il avait dû affronter dans ses montagnes reculées. Il se demandait ce qu’il se passerait s’il ouvrait la cage à cette bête qu’il gardait fermement sous clef. A cet instant sous ses paroles véhémentes, il la sentait remuer violemment en lui. Il déglutît et secoua la tête en murmurant d’abord :

« Que de contradiction… Que de paroles haineuses »

Il reprit plus fort, ayant du mal à se contenir malgré ses efforts sa voix grave cachait difficilement sa colère :

« Te crois-tu le nombril de ce monde ? le centre de mes pensées et de tous mes actes ? »

Akagi secouait encore la tête :

« Tu m’accuses, tu accuses le clan, tu accuses tout ceux qui te déplait… As-tu déjà pensé à prendre du recul ? as réfléchir plutôt qu’a te définir en martyr ? »

Le Metaru se déplaça légèrement regardant au loin vers l’horizon avant de se tourner avant vers Hideko sentant la colère s’intensifier :

« Tu oses parler du clan mais que sais tu du clan ? as-tu bien regardé ? Tu parles de mon enfant, mon fils…, Akagi s’arrêta et souffla en fermant les yeux, Non je ne m’abaisserais pas à ça... »

La pensée de son fils l’aidait à trouver la force de se calmer, de contenir la bête dan sa cage, de ne pas écouter Jötnar l’exhortant d'écraser sa cousine. Il écouta la voix timide de sa raison éclairé par l'imagine de sa progéniture, pour rester en dehors du jeu d'Hideko qui comme à l’accoutumée ne connaissait que la confrontation. Il reprit d'une voix ne souffrant du tremblement de la colère:

« J’ai fait des erreurs. Je le reconnais. Mais je ne porterais pas le poids de la culpabilité sur les simples accusations d’une femme qui déclame des inepties pour se convaincre elle-même. »

Il s’approcha doucement, réduisant la distance entre eux :

« Te rappelles tu de notre première rencontre. De notre conversation partagée dans cet hôpital ? »

Il laissa se souvenir revenir dans l’esprit d’Hideko :

« Ta confession, ta douleur m’a traversée ce jour, car je suis… j’étais… profondément attaché à la vie de chacun des membres du clan. J’ai cherché à découvrir les raisons de ton mal et t’apporter les pansements de la vérité. Je t’ai tendu la main. Tu me l’as brûlé... »

Akagi s’arrêta à quelques pas de sa cousine :

« Tu me l’as brûlé car je te tirais vers moi en te tournant le dos sans regarder si tu me suivais. Tu me l’as brûlé et avec elle certaines de mes illusions naïves. Pourtant je reste toujours autant attaché à mon clan, à ma famille. Je considère toujours que tu en fais partie mais je ne te l’imposerais plus. Ce fut mon erreur… je l’ai compris et j’attendrais.»

Akagi s’éloigna à nouveau se rapprochant du bord du précipice. Il ne comprenait pas ce qu’elle pouvait bien attendre de lui. Il avait tenté de l’aider, maladroitement il l’avait compris que trop tard mais depuis il ne faisait que montre de respect et même de camaraderie. Comme lorsqu’il s’était enquit du bien-être de Bakeneko, ou qu'il avait intercéder en sa faveur durant leur apprentissage du Kinjutsu ultime. Il ne lui imposerait plus sa philosophie et ne cherchait plus à lui clamer la grandeur de ce clan si cher à son cœur. Pourtant elle lui attribuait désormais l’étiquette du lâche, du déserteur. Celle de l’abandon. L’incompréhension le saisit, rallumant sa rancœur et ravivant la flamme de ce sang impétueux. Akagi se tourna, ses cheveux et ses vêtements détrempés par le fin crachin qui n’avait de cesse, il argua :

« Aujourd’hui tu m’accuses de ne pas tenir paroles… de t’abandonner ? c’est bien ça ? Es-tu sérieuse ? Non Hideko. Toi qui dis que les actes parlent mieux que les paroles. Penses à mes actes depuis notre combat. Oses me redire que je t’abandonne !»

Droit et fier, comme il l’avait toujours été, comme il l’avait expliqué et prouvé à sa cousine. Le Metaru ne changerait pas de ligne de conduite même sous les coups des paroles mesquines. Il se tenait debout de tout sa hauteur les bras écartés comme attendant qu'Hideko osa lui porter un nouveau coup. Sa silhouette vêtu de noir se détacha nettement du paysage grisâtre balayé par la pluie et le vent alors qu'un premier éclair déchirait le ciel dans son dos.



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Mar 15 Mar 2022 - 11:13

Un sourire malin se dessina sur son visage, afin, en cet instant, de le prendre de haut, attisant les flammes de sa colère.
De prime abord stoïque, comme à son habitude, un agacement palpable commença à se profiler chez Akagi. Lèvres pincées, yeux plissés, tête légère relevée, Hideko pouvait son sentir que son sang commençait à bouillonner et en fut surprise, car elle ne s’attendait pas à ce que cette première étincelle eût tant d’effets. Du coin de l’œil, elle put voir son poing serré, sa main tremblante, tant sa frustration prenait des proportions importantes, mais fidèle à ce qu’elle attendait initialement de lui, il parvint à se retenir. Était-ce là grâce à son fils ? Grâce à cette pensée réconfortante ?
Secouant la tête, il mit en défaut ses accusations. Puis, haussant le ton, il contre-attaqua de tous feux, ce qui n’eût d’autre effet que de la faire sourire. Un sourire qui, elle le savait, éveillerait d’autant plus sa colère alors qu’elle ne le quitta pas du regard, ne manquant pas une seule de ses paroles, jusqu’à ce que se fit à nouveau à son tour dans cette joute verbale.

Au fond de son cœur, elle aussi, bouillonnait. Rage, colère, frustration, déception… nombreuses et fortes furent ses émotions, mais son corps tout entier n’en laissa rien paraître.
Se tenant fièrement, dos au précipice, tandis qu’un premier éclair fendit le ciel derrière lui, la pluie prenant de plus en plus de force, Akagi écarta les bras, comme attendant qu’elle n’eût enfin cédé, qu’elle ne l’eût attaqué, signant ainsi le début des hostilités, mais ce n’était pas là son plan. Non tout cela avait but d’en finir et pour se faire, ce devait être lui l’agresseur, lui l’attaquant.
Quel qu’en soit le prix.
Ainsi elle se mit à rire, à rire aux éclats, se penchant légèrement en arrière. Sa chevelure, amas argenté détrempé, collait maintenant à son visage, tandis que son foulard commençait lui aussi à se gorger d’eau, s’infiltrant peu à peu dans son corps, nourrissant son mal-être, alors que la désagréable sensation des gouttes qui perlent sur son coup, glissant sur son torse, prenait naissance.

De ses prunelles violettes, elle fixa la silhouette noire qui se dessinait sur l’horizon brisé par les grondements des cieux.

« Mais je suis parfaitement sérieuse, Akagi. J’ai pensé à tous tes actes depuis notre combat et je suis parfaitement sérieuse. »

Elle ria encore plusieurs secondes avant de reprendre, le ton moqueur.

« Regarde-toi. Tu n’as qu’une envie, c’est de me frapper. Toutes tes belles valeurs, toutes ces belles paroles… ce n’est que du vent, de la poudre de perlimpinpin et tu n’as même pas le courage d’assumer cette vérité. »

Plus, il lui fallait plus.

« Tu t’es brûlé la main en essayant de m’aider ? Vraiment pauvre chou… Pourtant, tu devrais avoir l’habitude des brûlures non ? Ce n’est pas là la façon de faire de ta famille ? » Dit-elle en pointant sa main brûlée du doigt. « C’est la preuve même que tout ce que tu crois sur le clan est une illusion. Vous êtes des sauvages, des sauvages qui punissez et abandonnez les vôtres. Dis-moi, si ton fils pêche, est-ce que toi aussi tu lui brûleras la main ? Puis tu l’abandonneras ? Où vas-tu plutôt opter pour une barre en fer incandescente sur le corps ? Surtout, veille à ce que ce soit rapide. »

Hideko faisait là un dangereux parallèle entre leurs histoires à tous deux, liant ainsi des faits qui, bien que différents, pouvaient aisément être comparés. Des faits qui, dès ce jour où ils les avaient partagés, allongés sur leur lit d’hôpital, les avaient liés à jamais. Surtout, elle s’attaqua à un sujet qu’elle savait sensible.

« Attendre plutôt qu’agir… A nouveau, c’est exactement la façon dont procède le clan, car vous attendus que ma famille ne réapparaisse non ? Faute de pouvoir les trouver, tous puissants que vous êtes. »

Bien qu’elle fît son maximum pour garder sa contenance, certaines de ces dernières paroles furent tremblantes, tant son cœur était troublé.

A nouveau, elle s’approcha de lui, tandis que de nouveaux éclairs pourfendirent le ciel, la pluie battante frappant de toute sa puissance la terre des hommes. Arrivé à quelques centimètres de lui, le poing serré, le ton arrogant, elle continua.

« Tu es faible, si faible Akagi. Regarde-toi donc. »

Ses yeux le scrutèrent des pieds à la tête.

« Arrivée ici, j’étais plus faible que toi, plus faible que vous tous et en quelques mois à peine, me voilà, plus puissante que jamais. Aujourd’hui, je ne convoite plus la puissance qu’a Aizen… Non, je l’ai déjà acquise. Ce combat qui a eu lieu entre Anzu et lui, n’est plus en rien spectaculaire. Non, ce que je convoite aujourd’hui, c’est la puissance de Raizen ; les derniers sommets et toi, tu es une mouche sur mon passage. »

Elle continua à pousser son orgueil.

« Notre premier combat s’était terminé en nul. Notre second… a bien failli se terminer par ta mort. »

Elle marqua un court temps de pause, car contrairement à l’arrogance qu’elle affichait, en ce jour, elle ressentait cela comme un profond échec. Un échec d’avoir cédé à ses pulsions, de n’avoir pas su les guider, d’avoir tenté de le tuer, lui, qu’elle respectait tant. Lui, qu’elle détestait tant.

Puis elle lui tourna le dos et s’approcha du précipice, projetant son regard sur le visage.

« Mais ne t’inquiète pas, tu n’es plus sur ma liste, non… j’ai d’autres cibles en tête aujourd’hui, d’autres personnes dont il faut débarrasser la surface de ce monde. A commencer par Akio… puis ce sera au tour des Metaru. Tous. »

A nouveau, elle sourit. Un sourire sadique, débordant de confiance.

« Ce ne sera peut-être pas aujourd’hui, peut-être pas demain, mais vous tous, le jour de votre jugement approche. »

Levant les bras en l’air, afin d’accentuer sa prestance, elle continua.

« Le jour où vos crimes seront dévoilés, le jour où le nom de Metaru, des prénoms tels que Reiko, tels que Shuuhei, ne seront plus qu’un lointain souvenir oublié, effacé de l’histoire par ma main. »


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Ven 18 Mar 2022 - 22:25


Les bras écartés dos à la falaise, Akagi attendait la réaction de sa cousine. Il se savait au-dessus de tout soupçon ses actes prouvaient sa compréhension. Sa compréhension nouvelle de la mentalité de sa cousine du moins il le croyait. Il pensait que sa discussion avec sa femme, Atsuo et Akio l’avait orienté sur le bon chemin. Pourtant elle le prit au dépourvue. Un sourire presque sadique étira le visage d’Hideko, elle riait de lui et de ses paroles. Riait de ses actes. Lui assénant de nouveaux mensonges éhontés. Il découvrait une facette de la personnalité de sa cousine qu’il ne connaissait pas. Il la connaissait timide, courtoise mais distante. Il la connaissait virulente et bornée. Il la connaissait fier et arrogante. Il ne la savait pas vicieuse et mesquine. Ses paroles s’enchainèrent cherchant clairement à déstabiliser le Metaru à l’énerver. Le Metaru le savait, il le voyait. Ce rire de façade, ses brimades sur sa famille et ses faiblesses. Elle le connaissait bien désormais, ça oui Hideko le connaissait. Elle ne visait que les points tendres. Ceux que le Metaru n’avaient endurcis, ceux qui faisaient mal. Sa faiblesse, il la reconnaissait, son âge avancé à l’entrée de l’académie faisait de lui un retardataire, une aberration, il ne passait pas un jour durant lequel il travaillait pour rattraper son retard. Sa famille, une corde très sensible qu’il n’appréciait voir vibrer sous les doigts griffues de la harpie en recherche de chair fraiche. Les péchés de son clan, malgré lui il les portait comme si c’était le sien, souhaitant redorer le blason des Metaru, comme un atlas portant le monde sur ses épaules.

Akagi était conscient du jeu auxquels jouait sa cousine, lui aussi la connaissait très bien. Elle voulait le pousser à l’énervement, Hideko ne savait s’exprimer que par le combat, tout du moins avec lui. Depuis le début de leur relation, elle ne l’avait jamais considéré comme Akagi mais avant tout comme un Metaru. La faute lui incombait en partie et depuis le tournoi, il avait cherché de façon subtile sans pression aucune à changer ce statut. Devant lui, en cette matinée maudite, où le vent se déchainait Hideko balayait ses actes d’un revers de main.

Akagi était conscient de son jeu. Le Metaru en était triste, à chaque rire de sa cousine, il imaginait le père d’Hideko bouger les doigts telle un marionnettiste tirant sur les fils accrochés aux joues de sa fille. Il avait été impuissant face au clan et s’était rabattu sur sa famille, frappant de sa frustration sa progéniture. Il pouvait désormais compter sur sa fille qui sous son mirage d’indépendance reprenait les mots de destruction de son aïeul. Hideko se déplaça, elle aussi désormais proche du précipice ne le regardait plus finissant son discours sur des mots de trahison. Finissant d’attrister le fils du fer. Seule la mort résonnait dans ses propos, comme un appel à la violence.

Akagi était conscient de son jeu mais pourtant la colère de son sang tumultueux monta, la voix de Jötnar tonnait dans sa boite crânienne mais il ne l’écoutait pas. Ce sang bouillonnant se faisait écho des sentiments maitrisés du Metaru. Ceux qu’il, depuis toujours, gardait en laisse. Ceux que son père lui avait durement appris à résorber. Elle avait raison, il voulait la frapper, il voulait lui faire ravaler ce rire artificielle, il voulait lui faire mal pour ses paroles impies. Elle avait encore parlé de son fils comme d’un esclave dont il disposait. Les mains du Metaru tremblèrent, un maelstrom inattendue s’opérait en lui. Sa tristesse pour Hideko se confrontait à son instinct de berserker qui le sommait de lui arracher la gorge. Le géant de métal regretta presque en cette instant d’être devenu gladiateur, jamais il n’aurait succombé à l’appel des armes dans le cas contraire, cependant il le sentait, il ne pouvait faire autrement, il avait besoin d’en découdre. Sa main se portait vers son marteau à cet instant la voix de Jötnar ce fit plus clair : « Attends. Nous allons l’écraser. Oh oui, crois-moi. Mais pas comme ça. Ne lui donne pas ce qu’elle veut. ».

La surprise atteint Akagi un instant, laissant rapidement place à la compréhension. Ils partageaient tout. Leur passé, leur présent, leur avenir. Depuis qu’il portait le marteau millénaire le Metaru avait l’impression d’avoir l’expérience de mille combattant et Jötnar connaissait toute son histoire personnelle. Lui aussi comprenait la comédie d’Hideko sous leurs yeux. Cela détonnait trop avec sa personnalité habituelle. Il remercia mentalement son allié de lui avoir fait entendre raison. Akagi s’éloigna du bord de la falaise tournant le dos à sa cousine, enfin un fois éloigné il répondit gardant difficilement son calme :

« Tu es tellement aveuglée par ta propre bêtise, que tu risques ton avenir en tenant des propos proche de la trahis… pff… En effet Hideko. J’ai envie de te rabattre le caquet. De fermer la boite à ordures qui te sert de bouche aujourd’hui. Pour m’éviter de l’entendre et t’éviter la pendaison… Malgré ta haine, tes faux semblant... je te connais, Akagi sentait sa patience s’effriter il n’arriverait pas à déclamer des paroles apaisantes, de toute façon c’est ce que tu veux. Le but de cette entrevue… La confrontation. Comme d’habitude… On dirait un barde qui ne déclamerait qu’une seule chanson en boucle. »

Akagi sourit à son tour, soit elle voulait se battre. Il lui donnerait ce qu’elle recherchait. Pas par altruisme, non, car en cet instant la colère de son sang, l’appel de la bataille qui résonnait constamment en lui prenait le pas sur son calme olympien qui faisait sa renommée. Guidant ses propos, cachant la vérité devant le même masque que portait Hideko depuis le début de cette matinée, celui de l’acteur :

« Eh bien soit. Si c’est ton souhait. Je te fais la grâce d’accepter encore un de tes caprices, comme je te l’ai dit je n’ai qu’une parole. »

Le Metaru savait qu’il énerverait Hideko en se plaçant sur un piédestal comme répondant à une demande futile du bas peuple mais il ne put s’en empêcher. Il s’éloigna encore et sortit de son harnais le lourd marteau ancestral posant sa tête contre le sol debout il avait les bras posés sur sa hampe faisant face à Hideko désormais. Il fit le salut de rigueur avant un affrontement académique.

« Commençons… Cousine, finit Akagi dans un soupir vibrant de colère porté par le vent jusqu’aux oreilles de la Kunoichi »


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Jeu 24 Mar 2022 - 22:08

Tout n’était qu’illusion, que comédie dramatique. Pourtant, au fond d’elle-même, Hideko se peinait à avoir de telles pensées, à ressentir de tels sentiments. Raizen l’avait pourtant prévenue : viendrait le jour où elle devrait faire un choix. Viendrait un jour où elle devrait décider quoi faire de cette puissance si durement acquise.

Un nouvel éclair fendit le ciel, illuminant sa silhouette dans la pénombre. Un éclair qui capta son regard et raisonna au plus profond de son être. Les torrents de pluies coulaient de ses bras jusqu’à son torse, s’évaporant presque tant elle bouillait d’impatience et de colère.
Elle resta là, immobile, contemplant le village, plusieurs secondes durant. Ce village, ces rues et ces bâtisses. L’endroit où elle naquit et celui où, en ce jour, elle se battait pour briser ses chaînes, faire sien son destin. Malgré tout ce qu’il s’était passé après le tournoi, la colère et la haine se mêlaient à la nostalgie, à la peine. Elle appréciait ce lieu autant qu’elle le détestait, désirant le fuir autant qu’elle désirait le protéger.
Pourtant, elle devait faire un choix.

Aucune agression physique ne vint de la part d’Akagi, malgré ses efforts pour y parvenir. De sa voix légèrement plus poussée, comme s’il s’était éloigné et devait crier plus fort pour qu’elle ne l’entende, il mit en exergue ses contradictions, ses faiblesses et ses provocations.
Hideko, toujours le dos tourné, écouta ces paroles qui lui tordirent les boyaux, tant elles la touchèrent, tant elles étaient, pour certaines, véridiques.
Oui, elle risquait son avenir. Oui, l’unique but de cette entrevue était d’en découdre, de se battre, une dernière fois contre lui. De mettre un terme à tout cela.

Et ainsi, Akagi accepta, à nouveau, de se battre contre elle. Dans sa voix tremblante, elle pouvait ressentir toute sa colère envers elle, au-delà même des propos qu’il profanait à son encontre, pourtant, l’objectif recherché n’était pas encore là. Non, elle ne devait pas être l’agresseur, car cela ne pouvait être que lui.
Akagi devait la haïr, il devait la détester. S’enrager à un point où il ne pourrait se retenir de l’attaquer, de la pourfendre, de la faire taire, une bonne fois pour toute ; comme elle le fit autrefois.

Akagi était différent, elle le sentait. La colère et la rancune furent plus forte que jamais, de la part de cet homme d’habitude si mesuré, si modéré. Quelque chose avait-il changé ? Quoi que cela fut, elle devait en profiter.
Quand il prononça ses derniers mots, appelant sa cousine à commencer une altercation inévitable, elle s’observa avec attention la place du village, déserte par une telle tempête, mémorisant avec attention son emplacement. Puis, enfin, elle se retourna et lui fit face. Akagi se tenait là, plusieurs mètres devant elle, armée de son marteau, bien différent de ceux qu’il avait l’habitude d’arborer, mais surtout, armée d’une détermination sans faille.

Un sourire se dessina sur son visage. Elle ferma les yeux, se replongeant dans ses souvenirs, dans ce passé commun qu’ils entretenaient, pour le meilleur et pour le pire. Elle se revoyait, lors de leur première rencontre, de leur premier entraînement. Ce jour où ils avaient partagé leurs secrets les plus intimes et cet autre jour où elle avait failli le tuer.
Tant de peines, tant de haine.
Hideko rouvrit les yeux, posant ses iris pourpres sur celles de son cousin. De son visage disparu toute folie, toute hargne : il n’y avait plus que de la détermination, celle sans faille qui la distinguait tant. Celle qui signifiait qu’elle était prête à tout pour parvenir à ses fins.

« Tu n’as qu’une parole, je le sais, cousin. »

Sur ces mots, Hideko exécuta trois signes et forgea au-dessus d’elle une arme, en apparence puissante, en réalité faible, mais la lame n’était non pas dirigée vers Akagi, mais vers le village. Sans attendre elle la projeta, à l’endroit même qu’elle avait mémorisée, quelques secondes auparavant, trompant toujours plus Akagi sur ses réelles attentions.

« Et moi aussi. »

Dans la pénombre, il était quasiment impossible de distinguer la lance qui, lorsqu’un éclair dessina un reflet sur le métal, parut si grande, si aiguisée. Cette pénombre qui était son alliée, autant que cette rage qui, loin de la consumer, la nourissait.



BilanRésumé : Hideko essaye de piéger Akagi en faisant semblant d’attaquer le village.

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Lun 28 Mar 2022 - 21:24

L’orage s’intensifiait, la pluie battante frappait les visages des deux Metarus qui se faisaient face. Droit tel une statue de marbre, le géant, les mains sur le pommeau de son marteau posé au sol, défiait du regard la silhouette qui découpait l’horizon de la falaise. Des prunelles violacées luisantes répondaient avec une détermination sans faille. Le paisible faisait face à la turbulence. L’officier face à l’insoumise. Un instant de silence s’installa entre ces deux êtres, le vent se calma une fraction de seconde. Le temps figé comme si le destin retenait son souffle avant de choisir le nouvel embranchement de leurs avenirs communs. Akagi pensait s’être rapproché de sa cousine, il l’avait cru a portée. Sans le chercher, sans le vouloir, simplement en agissant comme avec tout un chacun, les missions, les apprentissages… Dans cet instant de suspension divine, où leurs regards ne se lâchèrent, il eut l’impression de pouvoir la toucher, lui poser la main sur l’épaule, lui sourire... Sourire qu’elle partagea. La voix d’Hideko brisa cette seconde d’accalmie en digne cavalière du chaos. La scène s’écoula sous la pluie torrentielle de la réalité, effaçant leurs sourires communs… le destin avançait sur le chemin de la confrontation. Chemin que la zélote arpentait sans relâche.

Les mots qui s’échappèrent de la bouche de sa cousine furent calmes et Akagi l’aurait juré apaisés, comme si elle faisait la paix avec son choix, avec ses actes. S’en suivit des mudras rapidement exécuté, sa dextérité ne faisait aucun doute mais le fils du fer se tenait prêt. Il prépara ses propres mudras. Il distinguait difficilement la lance que créait Hideko, le fond noir du ciel orageux ne lui facilitait guère la tâche. A la faveur d’un éclair, détachant la silhouette de sa cousine de la ligne de la falaise, le sang d’Akagi ne fit qu’un tour. La tête de la lance visait le village en contrebas. Qu’était-ce cette folie ? L’effroi fit rapidement place à la colère, les barrières de sa raison volèrent en éclats. Sa cousine avait franchi une ligne, elle avait un pas de plus, un pas de trop dans sa folie. Menacer le village et ses habitants verbalement ne lui suffisaient plus. Elle passait à l’acte sous ses yeux visant une cible qui lui était invisible malgré sa taille. Les bords du précipice cachant la proie de l’arme. Elle menaçait de prendre une vie dans son propre village. La colère coulant dans son sang muté, pulsant doucement comme un lointain écho à l’accoutumée prit le dessus. Sa maitrise martiale ne put rien faire, un filtre de sang passa sur sa vision.

L’orage gronda, puissant écho aux barrières mentales d’Akagi qui volaient en éclat devant la rage qui le consumait, il beugla :

« HIDEKO ! »

Sa voix vibrante d'une colère sans nom, sembla presque couvrir le tumulte de l'orage. Le géant de métal réalisa des mudras, frappant ses mains avec violence à chaque signe à s’en faire blanchir les doigts. Sa peau marqué par les brûlures du passées craquelait sous la violence de ses signes. Il créa deux haches jumelles qu’il propulsa vers sa cousine, les maniant à distance grâce à des chaines. La première se dirigeait vers le sommet du crâne d’Hideko. L’autre dans une trajectoire ascendante semblait viser les entrailles de sa cousine. Avant l’impact, Akagi joua avec les liens pour changer les trajectoires de ses deux gouteuses de sang. Descendant la première pour couper dans la chair des bras de sa cousine, montant la seconde pour lui trancher la gorge. Jamais l’officier n’aurait agi de la sorte, même poussé par la haine. Jamais sans être sûr qu’il ne s’agissait du dernier recours, il n’aurait attenté à la vie d’un camarade. Son éventail de technique lui permettait d’autres solutions… Son sang berserker voilait son jugement, oblitérant ses propres limites morales, aveuglé il ne le remarqua pas. Sa mâchoire crispée et ses yeux injectés de sang, fous, ne pouvaient être distingué par sa cousine.

Il enchaina les mains fermement accrochées à ses liens d’acier et chercha à lacérer l’ensemble du corps d’Hideko avec des passes d’armes d’une complexité digne des plus fins bretteurs. Sa voix grave et vibrante de haine résonna une nouvelle fois :

« TA FOLIE S'ARRETE ICI! »

Le fils du fer ne réfléchissait pas, son offensive dictée par la violence ne le protégeait guère d’un retour fulgurant. Il connaissait les capacités de sa cousine et il aurait pu s’en prémunir. Malheureusement la raison l’avait quitté. Laissant place à cette coquille de rage qui voulait transpercer le cœur de cette odieuse engeance menaçant sa terre natale et l’un de ses habitants. Jötnar, le marteau ancestral, lui criait mentalement « Utilise-moi. Ecrase-la.. Réduit son corps en charpie ! »… Poussant encore plus le Metaru sur cette pente glissante d’une haine vibrante.



Résumé:

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Mar 29 Mar 2022 - 14:05

En apparence, il s’agissait là d’un éclair de folie ; Hideko, emportée par la rage qui la consumait, tombait finalement dans l’abysse qui menaçait de la dévorer depuis si longtemps. Perdue à jamais dans ce long tunnel plongé dans les ténèbres, dont elle avait tant essayé de s’échapper, suivant au loin la lumière faiblarde qui scintillait. En réalité, il s’agissait d’une folie contrôlée, domptée ; une rage intérieure qui servait en ce jour un objectif, un brasier qui ne brûlait plus celle qui le nourrissait, mais qu’elle dirigeait.
Car Hideko n’était plus seule. Non, elle l’avait compris que toutes ces mains que tendues vers elle, toutes ces mains qu’elle refusait de saisir, les chassant violemment, étaient toujours là, cachée dans l’ombre. Bien qu’elle se refusât toujours à les accepter, elle ne pouvait nier que par sa faute, elle avait mis en danger la vie d’Aya… Pouvait-elle vraiment abandonner à ce monde sa sœur ? Sa propre chair, qui avait elle aussi tout autant souffert de leur père ? Encore jeune, peut-être y avait-il à sauver quelque chose en Aya déjà bien trop brisée chez elle. Bakaneko aussi était présente à chacune de ses pensées, ce camarade fidèle, resté à ses côtés, alors que tous l’abandonnaient, que tous lui tournaient le dos et qui par sa faute s’éteignait lentement, dans la souffrance et les regrets.
Il lui fallut tant de temps pour comprendre, tant de temps pour se rendre compte qu’elle avait des êtres à protéger, des être à qui elle tenait, des être qui étaient là pour elle et pour qui elle aussi devait être là.
Une vérité qui la dépassait, une vérité qui faisait battre son cœur à tout rompre, circulant dans son corps, imprégnant ses tissus, nourrissant son être. Une vérité qui lui permettait de combattre la froideur de cette pluie torrentielle, auquel le vent se mêlait, fouettait son corps déjà engourdi.
Les doutes ne s’effaçaient jamais, mais elle cessa de les écouter : l’heure n’était plus aux réflexions, mais aux actions.

Une bourrasque fit virevolter les mèches posées sur son visage. Gorgées d’eau, elles retombèrent sur chaque côté de son crâne, dévoilant ainsi pleinement ce visage, duquel aucune émotion ne transparaissait. Impassible, elle simulait cet acte innommable, de haute trahison. Un acte qui fit sombrer Akagi dans une frénésie meurtrière et ainsi, elle atteint son premier objectif.
Dans les yeux Akagi brillait une fureur qu’elle ne connaissait que trop bien, la même fureur dont elle avait fait preuve lors du tournoi, qui avait failli la consumer. Une fureur à laquelle lui aussi venait de goûter, mais tout cela ne serait pas en vain.
Dans la pénombre, elle ne put clairement distinguer ses expressions. Seule sa voix raisonna dans la tempête, se frayant un chemin entre les gouttes et la foudre pour enfin lui parvenir. Pourtant, malgré la pluie, malgré l’obscurité, elle put distinguer avec qu’elle brutalité il exécuta ses premiers mudras, avec qu’elle férocité il s’apprêtait à la combattre.
L’assaut arrivait, le combat désormais inéluctable.

Hideko s’accroupi légèrement, fermement ancrée sur ses positions, les bras au niveau de son torse, poings serrés : elle se tenait prête à recevoir la première déferlante de son adversaire. Pourtant elle le savait : il lui fallait s’éloigner du bord de la falaise, sans quoi elle se retrouverait piégée, acculée. Sans quoi elle pourrait perdre cette vie pour laquelle elle commençait à peine à trouver un sens.
Deux haches se dirigèrent vers elles, qu’Akagi contrôlait grâce à des chaînes acier qu’il tenait fermement entre ses mains. Fendant les gouttes d’eaux, elles changèrent de trajectoire, mais Hideko ne bougea pas, attendant le dernier moment, le dernier instant.
La première se dirigea vers son bras gauche. Dans un mouvement de rotation devant elle, Akagi essayait ainsi de lacérer ses deux bras. La seconde, légèrement plus haut, s’approchait dangereusement de son cou. La rage avait-elle déjà pris intégralement possession de lui qu’il tentait déjà de la tuer ?
Sur cette pensée, un sourire se dessina sur son visage. Un sourire et une expiration imperceptible qui trahirent une réelle tristesse, car elle savait mieux que quiconque ce qu’il ressentait en cet instant, ce qui le dévorait.

Hideko baissa légèrement son bras gauche, dans une trajectoire d’interception de l’arme d’Akagi, puis dévia celle-ci grâce à son gantelet.
Le choc de l’acier heurtant l’acier vibra dans tout son corps.
Son bras droit vint quant à lui s’élever à la haute de son cou et il dévia la seconde hache au-dessus d’elle. Ce geste s’accompagna d’un léger abaissement de la tête et la hache passa à nouveau au-dessus d’elle.

Aussitôt, la seconde offensive arriva. Maniant ses haches avec la plus grande dextérité, Akagi, donna une impulsion opposée à ses armes, qui fondirent à nouveau sur elle, mais elle ne prit cette fois-ci pas le temps de parer. Ses muscles se contractèrent et elle bondit à sa droite, tentant de fait de se replacer plus loin du bord.
Son corps était lourd. Ses vêtements, sa chevelure… tout était gorgé d’eau, une eau qui pesait, qui gouttait au sol, se mêlant à la pluie, à la tristesse qui était sienne.
Quand ses pieds reprirent contact avec la terre, s’enfonçant légèrement sur le sol boueux, elle exécuta à son tour des mudras. Tout autour d’elle se forgèrent à une vitesse prodigieuse trente armes d’hast, qui s’élevèrent dans le ciel, avant de redescendre aussi vite, se mêlant aux torrents de pluie dans un torrent d’acier qui s’abattit alors sur Akagi.



BilanRésumé :
- Hideko pare la première attaque.
- Elle esquive ensuite la seconde afin de se repositionner (évitant ainsi l’effet de surprise de l’attaque si elle avait voulu éviter sur place ou parer par exemple). Elle n'a aussi pas pu voir l'effet de la technique en question.
- Enfin, elle contre-attaque avec son attaque rapide.

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Mer 30 Mar 2022 - 17:29

Boom, boom, boom, boom… Ses battements de cœur… seul bruit résonnant à ses oreilles en cet instant… La rage du berserker… Seule émotion ressentie par le Metaru… Seule réalité que vivait l’enfant du métal… Seule réponse à ses questionnements… Seule vérité implacable… tout lui paraissait clair désormais… Hideko n’avait jamais voulu appartenir à Kumo… Tout n’avait été qu’une comédie, un acte… Elle voulait détruire son clan… elle voulait tuer ses compagnons… elle vivait dans un mensonge constant… Akagi devait lui imposer la vérité… La tracer dans sa chair à coup de hache et de marteau… la vérité de sa colère.

Akagi sombrait dans cet océan de rage qui s’ouvrait à lui, son sang berserker indompté profitant des sentiments exacerbés par cette relation dysfonctionnelle pour prendre le dessus, pour lui imposer la folie de sa fureur. Pour la première fois le calme officier se trouvait submergé par son nouveau pouvoir, aucun gladiateur ne l’avait prévenu, ni sa femme, ni l’ancien… Aucun ne lui avait expliqué la puissance outrageuse de la soif guerrière de ce sang muté. Toutes ses capacités de réflexion avaient disparu. Seul l’instinct pur dictait désormais sa conduite. Ses yeux injectés de sang luisaient étrangement. Jötnar l’invectivait à le saisir et à détruire sa cousine sous leurs courroux mêlés mais même cette voix résonnant dans son esprit ne pouvait arriver à la conscience du Metaru. Il laissa le marteau en arrière.

Hideko para adroitement ses premiers assauts et esquiva l’enchainement suivant d’un bond rappelant les capacités de ses caracals. La soif de sang du berserker intima la charge au fils du fer, fort heureusement l’instinct de survie humain pris le dessus alors que sa cousine déchainait l’enfer des cieux. Akagi lâcha les chaines de ses haches et réalisa de rapide mudras pour créer un bouclier qu’il plaça au sol en posant un genou à terre pour se cacher derrière. Fermement sur ses appuis et profitant du logement de la forme particulière pour essuyer cette attaque. De nombreuses armes se plantèrent dans celui-ci le rendant inutilisable. L’impatience du gladiateur le rendait inconscient, il se releva en jetant les restes de son bouclier de toute sa force dans un mouvement de rotation du bras et commença à charger sa cousine, grondant sa rage. Pourtant le déluge de métal n’était pas fini. L’une des armes restantes trancha profondément la joue du Metaru, baignant une partie de son visage dans le sang, la chair de sa joue reposait mollement contre son menton barbu. Il s’arrêta dans sa course et tituba légèrement sur le coup de la surprise, le rapprochant du bord du précipice.

La douleur le plongea plus profondément dans sa folie. Akagi cria celle-ci le visage dirigé vers les cieux. Totalement ignorant de l’ouverture offerte à son adversaire pendant ce laps de temps. Tous ses muscles crispés durant ce cri venant de son âme en supplice. Il réalisa avec intensité de nouveaux mudras. De ses pieds une vague impressionnante de métal envahit tout sur une vaste zone, scellant tout sur son passage. Son instinct lui dictait ses actes, dos à la falaise désormais, il attrapa une boule de fumigène et la jeta vers sa cousine. Puis enchaîna de nouveau mudras alors que la fumée se répandait bloquant leur champ de vision. Il s’accroupit et posa ses mains sur la surface qu’il venait de créer. La plateforme de métal sembla onduler, comme la surface d’un lac lorsque les premières gouttes de pluies commençaient à tomber, puis de chaque épicentre, formées par ces gouttes imaginaires, naquit une hallebarde. Transformant la surface lisse en champ de hallebarde qui furent propulsées d’un coup vers le ciel. Lui aussi savait créer des armes d’hast.

Un rictus le saisit, en se relevant, imaginant le spectacle que sa rage avait créé, la fumée l’empêchant de voir la réalité. Les hallebardes qui semblaient naitre de la terre avait dû déchiqueter sa cousine de toute part. Lui-même sur ce plateau de métal devait se protéger. Sa folie lui dicta une nouvelle idée incongrue, intensifiant le rictus sur son visage. Il fit quelques pas en arrière et chuta dans le vide à l’insu de son adversaire. Le forgeron que tous connaissaient, que la plupart respectait, ne semblait pas capable de refaire surface. Totalement transformé comme si une autre personnalité avait pris le contrôle. Sa rage le poussant à des extrémités qu’il n’aurait imaginées, son instinct exacerbé amplifiait ses capacités guerrières cependant il ne pouvait imaginer ce qu’il perdait en contrepartie. Il le découvrirai rapidement. Loin de ces préoccupations, il chutait, un demi-sourire carnassier sur les lèvres, le berserker sentait l’excitation de la joute le gagner alors que le sang de sa joue blessée continuait à couler le long de sa gorge désormais.



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Sam 2 Avr 2022 - 10:44

Un torrent d’acier qui, dans la pénombre, fut difficilement perceptible des yeux de sa cible .
Tout ceci n’avait que peu de sens. Cet enchaînement d’attaque et de défense… n’avait que pour unique objectif de servir les dessins de Hideko. Aussi, elle se prépara à mettre en œuvre son prochain objectif, attentive aux gestes, aux réactions d’Akagi.

Ses iris pourpres distinguaient avec grande difficulté l’homme. L’eau qui gouttait de sa chevelure jusqu’à son front, tombant à quelques occasions sur ses yeux, la gênait grandement, l’obligeant à fermer un œil ou l’autre afin de s’en protéger.
Akagi lui sembla tomber toujours plus dans cette rage meurtrière, dans une sorte de folie qui devenait peu à peu sienne, une folie qu’elle ne connaissait que trop bien et qui raisonna en elle. Ainsi était-ce la première fois qu’il se laisser ainsi prendre par les flammes ? Pour sûr, vu son manque total de retenu, son manque total de réaction.
Les haches qu’Akagi tenait fermement tombèrent sur le sol boueux, s’enfonçant de toute leur masse, tandis qu’il forgea un bouclier, le posa contre le sol, dirigé vers les cieux et se protégea en-dessous.
La pluie de métal raisonna lourdement sur le bouclier, se mêlant aux torrents d’eau, tandis que les armes se plantèrent dans le sol. Akagi fit preuve d’impatience, d’impulsivité et jeta sa défense vers Hideko avant que toutes les armes ne s’eurent abattus et la chargea, dans un grondement de rage, tel un animal.
Puis il se stoppa.
Hideko fit un bond en arrière, s’éloignant d’Akagi et aperçut le le liquide rougeâtre s’écouler en grande quantité de sa joue.
Cette blessure ne l’arrêterait pas. Non, cette blessure ne ferait que nourrir sa fureur.
Akagi tituba, puis cria, enrageant de toutes ses forces. Un cri de colère qui vibra dans l’air, un cri du cœur, d’émotions refoulées, emprisonnées, maintenant libres.
Pourtant, elle ne cessait de se demander : était-ce là réellement Akagi ? Était-ce là réellement ses émotions ?

L’homme devenu bête, à nouveau concentré sur elle, exécuta des mudras. Tout autour de lui, un bruit de pluie battant le métal jaillit, parvenait jusqu’aux oreilles de Hideko. Un bruit qui se rapprocha vers elle.
Hideko baissa furtivement les yeux, se fixant sur cette surface métallique qui recouvrit le sol. Lisse, elle ne semblait en l’état représenter aucun danger, mais elle n’était pas dupe : c’était là les prémices d’une attaque bien plus puissante.
Du métal commença à jaillir du corps de Hideko, glissant sur sa chair humide jusqu’à parvenir aux failles qui lui permirent d’atteindre l’extérieur. Là, il se replia, puis recouvrit ses vêtements, ses mains, son corps tout entier.
Une armure prit forme, une armure d’une résistance incroyable, une armure qui témoignait de toute la puissance dont elle était en ce jour capable.
Elle ne put apercevoir le fumigène jeté dans sa direction et ne le comprit que trop tard lorsqu’il explosa au sol devant elle, mais la pluie retint le nuage pourpre au niveau du sol recouvert d’acier et le fit rapidement disparaître, teintant l’eau de ce pourpre qui reflétait ses iris.
Hideko n’attendit cependant pas qu’Akagi enchaîne son attaque avant de réagir : elle commença à bondir en arrière, se rapprochant de l’extrémité droite de la falaise, face au village. Là, en aval, se trouvait un bâtiment abandonné, ancré sur la roche, relique d’un passé révolu. Une bâtisse qui servirait son prochain dessin.

L’eau qui s‘accumulait sur le sol métallique rendait tout mouvement particulièrement complexe. Hideko manqua à la première occasion de glisser lors de sa réception et du, de fait, prendre plus de précaution en effectuant son second bon en arrière.
Les yeux toujours fixés sur Akagi, elle le vit s’approcher dangereusement de la falaise, titubant comme le ferait un homme saoul ; saoul de sa rage.
Lorsque son pied reprit contact avec le sol, protégé dans sa coque d’acier, elle sentit que le sol si lisse quelques secondes auparavant devenait peu à peu pointu. Balayant du regard toute la zone autour d’elle, elle vit des armes se former, jaillir du sol et se propulser vers les cieux.
Des armes qui eurent tôt fait de se confronter à son armure, la poussant ci-et-là, de tout bord, tandis qu’elle veilla à garder l’équilibre, ayant cessé tout mouvement. Le bruit du métal heurtant le métal raisonna dans son armure, accaparant toute son ouïe, de ses oreilles elles aussi couvertes par ce heaume qui la protégeait.
Quand cette pluie là cessa, elle voulut reprendre sa course en arrière et vit alors Akagi sombrer dans l’abyme, se laissant volontairement tomber de la falaise.

Sa poitrine lui donna l’impression d’exploser. Son cœur se mit à battre puissamment, son sang raisonnant dans ses oreilles.
Était-il devenu complètement fou ? Était-elle allée trop loin ?
Elle voulut l’aider, le rattraper avant qu’il n’eût commis l’irréparable, mais alors tout cela aurait été en vain.
Toute cette souffrance, toute cette folie, en vain.
Aussi, elle ne fit rien, se contentant de rejoindre le bord de la falaise. Dans son dos en contre bas s’étendait maintenant une partie du village. Des bâtisses abandonnées qu’il était impossible de distinguer.
Éloignée d’Akagi qui ne savait pas où elle devait se trouver, elle savait qu’en usant de sa sensorialité, l’homme n’aurait aucune difficulté à la repérer, mais avait-il encore assez de son esprit pour le faire ? Ou réapparaîtrait-il sur le bord, là où ses yeux se posèrent, pour l’attaquer de toute sa folie ?


BilanRésumé :
- Hideko observe attentivement Akagi et ne réagit pas pendant qu’il cri.
- Elle entend le sol se recouvrit de métal puis le voit. A ce moment là elle forge son armure pour se protéger et se prémunir de l’attaque à venir.
- Elle voit et entend le fumigène au dernier moment, quand il explose sur le sol, mais celui-ci ne s’étend pas car la pluie retient aussitôt le gaz.
- Enfin, Hideko recule, bondissant en arrière vers l’extrémité de la falaise où elle s’arrête. Pendant sa course, elle se prend l’attaque d’Akagi, mais son armure lui permet de l’absorber.

Santé : Parfaite.
Chakra : 1S, 1A, 2B, 1D

Techniques :

-B

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Sam 9 Avr 2022 - 20:40

Les yeux fermés il s’avouerait la seconde de plénitude précédent sa chute, ce sentiment de suspension dans le vide équivalait à une liberté absolue. Cette liberté trouvait écho dans l’esprit du metaru, délivré des chaînes de ses codes moraux. Sa rage berserker ayant explosé la cage des boniments de la société et de la ligne de conduite inflexible de l’officier de métal. Il ne s’inquiétait plus, et vivait l’émotion du combat avec un appétit nouveau.

Il chutait à l’instar du torrent venu des cieux, dans la noirceur de cette aube crépusculaire. Il chutait face la première vers un sol qui se rapprochait rapidement, accélérant son pou, étirant son sourire. Le grondement du tonnerre le rappela à sa tâche, à son courroux, son sourire se transforma en grimace haineuse. Il se tourna dans les airs et réalisa des mudras. Créant sous ses pieds une rampe de métal qu’il redirigea tout d’abord vers le sol conservant une forte pente pour garder de la vitesse, puis remonta l’extrémité comme pour créer un tremplin et se propulser vers le ciel. Vers le plateau surplombant le village, vers Hideko, vers l’objet de sa colère. Le Metaru glissait à une vitesse vertigineuse, arrivant en fin de la rampe il donna une impulsion supplémentaire pour gagner en hauteur. Il dépassa le plateau. Suspendu une nouvelle fois dans les airs, il chercha sa cousine, plissant les yeux pour essayer de l’apercevoir. Les nuages noirs et la pluie diluvienne l’empêchèrent d’y parvenir. Les éclairs déchirant les cieux ne pouvaient l’aider dans sa tâche. Toujours dans les airs il réalisa de nouveaux mudras, afin d’invoquer ses sens aiguisés par une pratique intense. En réponse aux blagues incessantes de son céleste coéquipier, le Metaru avait perfectionné cet art particulier de la détection. Il pouvait désormais ressentir la présence de sa cousine, de n’importe qui, n'importe quoi sans le moindre effort.

Terminant les signes, il maintint le dernier mudra et…. Rien. Sa rage bouillonnante obscurcissait son esprit, il n’arrivait à trouver le calme nécessaire pour ressentir le chakra… Sa maitrise, obtenu par de longues heures de méditation, envolée... Il s’imagina un court instant la mine amusée d’Akio devant cet échec… Frustré, une mine renfrognée s’afficha sur son visage, son incompréhension attisa sa colère et une autre solution vint à son esprit obtus à la réflexion.
Si on ne pouvait voir, autant tout anéantir. Sur la base de cette abomination d'idée, Le géant de métal se laissa chuter et avant de toucher le sol du terrain, il finit ses mudras créant au-dessus de sa tête son arme de prédilection. Le marteau du courroux divin qu'il l’écrasa de toutes sa puissance sur le terrain, sans prêter attention aux débris créés par ce cataclysme qu'il abattait sur une corniche suspendue au-dessus du village.

Alors qu’il écrasait de toute sa violence le marteau un éclair fut attiré par cette pièce de métal géante et percuta le marteau. Electrisant sa surface au moment où il fracassait le sol. Akagi fut propulser en arrière par l’éclair, son dos percutant le flanc de la montagne proche du précipice. Son souffle fut coupé un instant et ses mains le firent souffrir. Toutes deux brûlées par l’éclair ayant percuté son marteau. Encastré dans le flanc de la montagne, Il se dégagea péniblement en tirant sur ses mains douloureuses. Une fois échappé de la roche, le forgeron retira sa cape imbibée d’eau qui l’alourdissait. Il tituba un instant puis chercha à distinguer Hideko, s’avançant sans la moindre précaution vers le nuage de poussière que la pluie réduisait rapidement à néant. Le marteau monstrueux fiché dans le sol se révéla rapidement. L’esprit de Jötnar toucha le sien : « Calme toi jeune idiot, tu te bats tel un barbare ignare ! Protège donc ton corps à ce rythme tu seras mort avant même de m’avoir utilisé !»

A cette pensée, le Metaru leva les mains devant ses yeux constatant de ses chairs calcinées, se toucha la joue sentant le sang, une douleur perçante le saisie à ce contact. Le berserker ne ressentait pas le besoin de se protéger cependant la raison de l’arme légendaire toucha l’esprit d’Akagi qui semblait refaire doucement surface. Il réalisa de nouveau mudras et recouvrit son corps d’une armure intégrale. Le métal sombre, les cornes longues et recourbées du heaume, le forgeron avait revêtit pour la première fois cette armure longtemps perfectionné grâce aux arts de ses ancêtres. Jamais il n’aurait pu s’imaginer qu’il l’utiliserait face à Hideko. Malgré tout, il ne savourait pas l’instant, sa conscience encore trop loin de la surface. Il continua sa marche autour du marteau cherchant vainement à apercevoir sa cousine à travers la pluie battante.



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Mer 13 Avr 2022 - 22:57

La réponse ne se fit pas attendre longtemps. Un éclair frappa non loin, illuminant l’horizon. Le temps fut comme figé, les gouttes tapissant l’espace tout autour d’elle et là, au milieu, la silhouette d’Akagi qui apparut, comme surfant dans les airs.
Hideko, vêtue de son armure d’acier, place ses poings devant elle, montant sa garde, prête à parer la prochaine attaque. Les dents serrés, les yeux rivés devant elle, cherchant là le moindre indice de l’offensive à venir, le moindre morceau de métal qui aurait transparu d’entre les gouttes.
Ses yeux s’habituant difficilement à la pénombre, gênée par la foudre qui s’abattait sans cesse, elle n’aperçut que plusieurs secondes plus tard l’immense marteau qui prenait forme dans les airs. Un ouvrage sculpté d’une main de maître forgeron. Un ouvrage qui allait s’abattre sur elle, menaçant de l’écraser comme l’on aurait écrasé une fourmi sur son passage.
Mais Hideko n’était plus celle qu’elle était lors du tournoi.
Quand le marteau s’abattit, tel celui de la justice, elle ne bougea point, jusqu’à ce qu’il ne parvienne à quelques mètres.
Elle ne craignait plus, elle n’avait plus peur. Non, elle était devenue si puissante, que tout cela n’était qu’un vulgaire cailloux sur son passage.
Hideko serra son poing droit, plaçant toute son énergie en lui, puis frappa le marteau de toutes ses forces, en y ayant concentré son art iroujutsu, dans un bruit de métal s’entrechoquant assourdissant. Le marteau fut projeté à sa droite, heurtant le bord de la falaise, s’enfonçant dans la terre. D’innombrables morceaux de roche s’en détachèrent et tombèrent sur les bâtisses abandonnées.

Soudain, un éclair frappa l’immense bloc de métal, qui agit alors comme un paratonnerre. La foudre se déchargea dans le sol et le choc d’un tel déferlement d’énergie la projeta plusieurs mètres en arrière. S’élevant dans les airs, elle sentit son corps planer, un corps engourdi par l’électricité qui le parcourut et se malgré son armure protectrice et le chakra qui la renforçait. Un chakra qui venait de s’évanouir en un éclair.
Aucune douleur, aucune souffrance, mais une peur qui naquit dans ses tripes et déferla sur son corps. La peur de tomber, la peur de s’écraser, la peur de mourir. Aucun mot ne sortit de sa bouche tétanisée. Au-dessous d’elle, du coin de l’œil elle vit le sol défiler, puis, se sentit basculer, chuter. A peine eut-elle le temps de se rattraper, s’accrochant à la pointe d’un rocher humide, que sa main glissa et elle dévala encore plusieurs mètres avant de finalement réussir à nouveau à s’accrocher et se maintenir.

Déboussolée par le choc, elle regarda en-dessous d’elle et n’y aperçut qu’un immense abîme. Elle tenta de se stabiliser de sa main gauche.
Rien.
Elle réessaya encore et encore, jusqu’à ce que son corps ne daigne enfin bouger. Ce fut à cet instant qu’elle sentit une douleur aiguë prendre possession d’elle, la dévorer.
A nouveau elle voulut crier, mais aucun son ne sortit.
Son effroi mêlé au choc la paralysait, mais elle ne pouvait pas échouer maintenant, pas si près du but.

« Putain… Allez !

Hideko propulsa son bras gauche, qui répondit enfin et plaça sa main dans un interstice.

Elle devait remonter, remonter avant qu’il n’arrive… A nouveau, elle se propulsa – son corps entier – pour gagner en hauteur. Un geste après l’autre, un mètre après l’autre. La pierre détrempée était glissante et ses gants d’acier refusaient de s’accrocher. A l’aide de ses dents, elle desserra la sangle qui les retenait, puis fit vibrer tour à tour ses mains afin de s’en débarrasser.
Les deux gants chutèrent dans l’abîme.
Ses mains nues furent agressées par les torrents de pluies et le vent, redécouvrant un environnement qui n’était aucunement fait pour les hommes, hostile, sans pitié.
Une dernière fois, elle tenta de se propulser et y parvint. Sa main gauche, en se posant, fut tranchée par une roche trop aiguisée. Plissant les yeux, retenant un gémissement, elle s’arrêta, puis continua et ce jusqu’à ce qu’elle soit parvenue au sommet, rampant afin de retrouver la terre ferme. Les deux bras sur le sol, elle poussa de toutes ses forces pour se relever, péniblement.
Ce fut à cet instant qu’elle vit Akagi apparaître devant elle.

Là, c’était le moment. Le moment qu’elle attendait tant, le moment pour lequel elle avait fait tout cela : sa victoire.
Elle ôta son heaume, dévoilant ses iris pourpres qui se plongèrent dans celles d’Akagi. Ses cheveux argentés n’étaient plus qu’une masse informe qui tomba dans le dos, heurtant l’acier. Un sourire se dessina sur ses lèvres, tandis que les gouttes perlaient sur son corps. D’un léger mouvement de tête en arrière, elle extériorisa toute la fierté, toute la supériorité par rapport à lui qu’elle pouvait ressentir.

« Si faible. »

Sa main, ses muscles, son corps tout entier la faisait souffrir, mais elle n’en montra pas un seul signe.

« Tu es toujours le même Akagi. Incapable de faire ce qu’il est nécessaire de faire. Incapable d’aller au bout de tes convictions. Si incapable que tu as besoin de la nature pour tenter de me battre. »

Le braiser qui l’animait brûla là en elle d’une puissance jamais atteinte. Elle en voulait plus, beaucoup plus.

« Protéger les gens ? Ceux que tu aimes ? Tu en es incapable et tu le seras toujours. »

Elle eût un léger mouvement de recul, aucunement là un signe de faiblesse, mais plutôt d’une garde abaissée.

« Et jamais, jamais je n’arrêterai. Vous aurez beau tout essayer, je réussirai, quelqu’en soit le prix. »

Des pensées qu’elle eut tant d’années, des sentiments tapis au fond d’elle même qu’elle n’avait qu’à susurrer à leurs oreilles pour le faire rejaillir et toutes les peurs s’évanouirent.



BilanRésumé :
- Hideko dévie le marteau en frappant littéralement dessus avec sa force surhumaine. Celui-ci tombe sur le bord, brisant un morceau de la falaise qui s’écrase sur les bâtisses abandonnées citées plus tôt.
- Elle se fait ensuite surprendre par l’éclair et est propulsée vers le vide. Elle parvint in extremis à se rattraper, puis escalade péniblement la falaise jusqu’à revenir sur la terre ferme. Son armure est vidée de son chakra – même si elle a l’air intacte – suite à la puissance de la foudre. Son corps est aussi engourdi et ses mains lacérées.
- Là, elle voit Akagi, puis le provoque une ultime fois pour prouver sa supériorité évidente.

Santé : Mains lacérées, corps engourdi.
Chakra : 1S, 1A, 3B, 1D

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Mar 19 Avr 2022 - 18:08

Le Metaru tenta de nouveaux mudras afin de se draper de son manteau de foudre et d’éviter de se faire surprendre par une fourberie de sa cousine. Il n’arrivât pas à malaxer cette affinité comme si le raïton se refusait à lui, comme si ça dextérité à manipuler le chakra était réduite par son esprit embrumé par la rage. Tout d'abord, sa folie l'empêchât d'être choqué par ce simple constat puis il regarda un instant ses mains, impuissant. Une lassitude gagnât le Metaru alors que son pas métallique frappait le sol au rythme du grondement céleste, cherchant sa cousine sur le plateau. La puissance alliée, de son marteau et de l’éclair, l’avait peut-être propulsée dans le vide. L’objet de sa haine hors de sa vision, il sentait le poids de la raison revenir comme se réveillant d’un sommeil, enveloppé d’un drap de torpeur. Las et fatigué. L’éruption de sa colère retombait reformant le lac de lave sous-jacent en perpétuel ébullition.

Alors que le fils du fer allait retrouver ses esprits, une voix s’éleva dans son dos. Une voix familière qui raviva facilement le brasier. Les paroles incisives jetèrent que piètres brindilles dans un feu déjà ardent pourtant les flammes qu’elles déclenchèrent n’avaient jamais eu leurs pareils dans l’âme du Metaru. La vérité de ces paroles blessait profondément le géant de métal. Incapable de protéger ses proches. Incapable d’évoluer, d’effacer les démons de son enfance. Son démarrage tardif à l’académie, son flegme, son indiscipline. Tous ses démons qu’ils avaient littéralement effacer de son comportement. Devenant une version, mature, autoritaire, réfléchi et investi de lui-même. Tout cela pour ? pour rester à la traîne ? pour échouer toujours et encore face à l’adversité ?

Non, Akagi ne pouvait l’admettre, il ne pouvait croire toujours un shinobi lambda du paysage Kumojin. Cette vérité douloureuse fut balayer par un vent encore plus puissant. Soufflé par sa fierté, symbole de son clan et exacerbée par son sang de berserker faisant couler le feu dans ses veines. Elle se trompait. L’officier du Kyuubu, le chuunin accompli, le mentor, le guerrier émérite, le forgeron virtuose. Que pouvait savoir cette gueuse qui ne dépassait pas sa condition de genin, que pouvait elle savoir de la réussite. Rien, dans l’esprit torturé du berserker en rage, la réponse fut claire cette être insignifiant n’avait le droit de l’insulter de la sorte, elle devait être heureuse de foulée la même terre que lui. Elle devrait payer pour cet affront. Elle l’ignorante, personne ne la pleurera.

Le tonnerre gronda une nouvelle fois, l’éclair détacha les deux silhouettes qui se faisaient face au bord du précipice. On aurait cru voir deux amis converser tant leur proximité induisait une intimité aux regards du lointain. En réalité, seule la pénombre de cette aurore baignée d’éclair traduisait parfaitement l’image de leur relation. Un perpétuel conflit entre le jour naissance et la tempête de leurs divergences. Le géant vêtu de métal brisa le silencieuse étreinte de leur regard se croisant. La rage vibrante et le heaume d’acier transfigurèrent tout d’abord la respiration lourde, lente puis la voix du berserker, saupoudrant sa répartie d’une couche de glace capable de refroidir le plus ardant amour :

« ……. Le deuil sera court pour un être de ton insignifiance. »

Des mots de morts, ponctués par des mudras rapidement effectués pour créer un marteau d’ébène, dans la paume du guerrier cornu, qui au bout de son bras tendu s’abattait. A cette distance rien ne l’empêcherait d'écraser cette tête hideuse. D’un mouvement rotatif maitrisé le géant de métal chercha à défoncer le crâne Hideko. Loin de s’arrêter en si bon chemin, il bondit au-dessus de sa cousine, profitant de ce salto aérien pour poser un sceau explosif sur son arme. Atterrissant du côté gauche d’Hideko, il enchaina un nouveau combo de frappe dévastatrice pour détruire sa garde et il ponctua la fin de ce mouvement avec un kaï. Le sceau explosa détruisant l’arme du Metaru en une myriade de projectile qui visèrent Hideko et lui-même. Le souffle les sépara une nouvelle fois, l’allonge de l’arme avait quelques peu protéger le géant de sa propre inconscience. La pluie aurait tôt fait de lui dévoiler l’état de sa cousine des suites de ses enchainements. Il voulait pulvériser ce corps impur. Sous le casque un regard fou fixait son adversaire, un sourire large sanguinolant dévoilant des dents par le trou de sa jour tranché. Jamais il n’avait ressenti le combat comme il le ressentait en cet instant. L’excitation l’accompagnait, la joie de trancher, de frapper, de risquer sa propre vie le berçait d’une mélodie entraînante qui ravissait son adrénaline. Pourtant jamais, il n’avait été aussi démuni, incapable d’utiliser son affinité primaire ou de malaxer du chakra neutre, incapable d’utiliser pleinement la fureur que lui conférait son sang de berserker. Il se retrouvait muni d’un instinct primal hors des communes mesures mais dans une enveloppe charnelle des plus vulnérable. Tout cela en cet instant à son insu. En cet instant l’officier ne soutiendrait pas le reflet d’un mirroir si sa conscience refaisait surface. Par ses actes, par ses mots il parjurait ses convictions profondes. Par son incapacité à malaxer le chakra, il se couvrait de honte. Pourtant ses yeux fixaient d’un regard avide de découvrir le corps inerte de sa cousine. Son sourire s’élargissait des douleurs de son corps et de celles probablement infligées. Tel le démon que son sang portait.




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Mar 19 Avr 2022 - 20:42

La fureur qu’instillait ses mots, résonnait en elle, tel un plaisir qu’elle s’était refusée pendant si longtemps. Céder au plaisir du combat, du sang ; ne plus se retenir de rien, mais combattre sans aucune contrainte, sans aucune mesure.
Un sourire carnassier apparu sur son visage, qu’un éclair qui frappa non loin dévoila à son frère de sang. Le bruit tonitruant bourdonna dans ses oreilles. Son corps vibrait. Le souffle court, elle serra le poing.
Exaltée par le sang, exaltée par la rage.
Il n’était pas question de se laisser envahir.. Ces flammes qui la réchauffaient, lui firent oublier la douleur, la peine, ne la dévoreraient pas. Ce n’étaient plus elles qui la contrôlaient, mais Hideko qui les domptaient.

Face à face, ces deux âmes que tout opposaient se confrontèrent. Ce frère et cette sœur de sang que la vie avait séparé, mais qui aujourd’hui plus que jamais se retrouvaient. Qui, plus que jamais, parlaient le même langage.
Un dialogue qui touchait à sa fin.
Akagi annonça sa mort, tel un jugement qu’il décida enfin d’abattre sur elle, tout comme elle l’avait fait alors.

Il s’arma d’un nouveau marteau, le métal coulant de son corps se concentrant dans sa poigne, formant la masse qui allait l’écraser. Dans ses yeux ne transparaissait aucun doute, aucune hésitation. De sa peau transpirait la haine, la rancune. Des vérités qui l’avaient atteint , de vérités qui l’avaient transpercé.
Des vérités, qui n’étaient pourtant que mensonges.
Concentrant ses forces, il fit un mouvement rotatif, menaçant de la briser en deux. Hideko fit à nouveau appel à son métal, renforçant son armure usée par le combat et de ses poignets, dévia le marteau au-dessus d’elle.Elle se pencha légèrement pour accompagner cette parade d’une habile esquive.
Akagi bondit alors au-dessus d’elle, puis abattit son arme, dans une ultime tentative de mettre fin à sa vie, d’en finir avec elle.
A nouveau elle plaça ses bras devant elle, prêts à parer l’attaque avant de contre-attaquer, mais il n’en fut rien. Car le marteau explosa avant même de la toucher, les propulsant tous les deux loin de l’autre. Hideko, soufflée par l’onde, s’écrasa de tout son corps dans une gerbe d’eau. Sa respiration était sifflante, la douleur l’envahissait
Les torrents de pluies s’abattaient sur son armure, résonnant contre l’acier qui l’avait tant protégée. Sonnée, il lui fallut quelques secondes pour retrouver la vue, ses yeux peinant à distinguer quoi que ce soit par une telle tempête, dans une telle pénombre.
Alors qu’elle tentait de se redresser en basculant sur le côté, elle sentit une vive douleur lui saisir la jambe. Ses deux mains vinrent enserrer le haut de sa cuisse, toujours recouvert de son armure. Ses dents serrées ne purent retenir un gémissement animal. La bête était à terre, meurtrie. L’acier aiguisé, s’était planté dans son armure, transperçant sa dernière protection, sa chair.Son champ de vision s’élargit à sa hanche droite, son ventre, son épaule : eux aussi transpercés.
Maintenant à terre, elle venait de réussir sa manœuvre. La reine avait chuté pour arriver à son but, faire éclater la vérité, la seule à laquelle elle avait toujours cru.

Des larmes de douleur coulèrent sur ses joues, se mêlant à la boue qui tapissait son visage. Le goût de la terre mêlé à celui du sang imprégnait sa bouche, . Cette souffrance se transforma en joie. Elle jubilait.

« Hahaha... »

Un rire guttural enfoui tout au fond d’elle, grandit. Elle s’arqua en arrière, riant à pleines dents, poussiéreuses et sanglantes. Akagi, enfin, arriva au-dessus d’elle.

« Voilà, Akagi. Maintenant tu comprends. » dit-elle avec une étrange assurance.

A nouveau, elle rit, rit, avant de reprendre les dents serrées.

« Maintenant tu comprends la haine, la colère. »

Un éclair brisa le ciel, dévoilant derrière elle, dans la vallée, les bâtisses écrasées par les pierres, fendue en deux par la puissance déchaînée d’Akagi.

« Tu comprends ce que cela veut dire de haïr, de bouillonner de cette rage qui nous habite, de ne pouvoir se contrôler. Tu comprends ce que c’est de ressentir cela, d’avoir envie de détruire, de broyer. »

Semblables. A cet instant et plus que jamais ils se ressemblaient. Akagi venait de la rejoindre de l’autre côté du miroir et avait épousé sa sombre réalité.



« Maintenant tu peux dire que tu me comprends, maintenant seulement. Tu sais ce que c’est d’avoir été trahi, ce que cela fait quand on te ment. Quand on te conditionne à vouloir tout détruire, à vouloir briser ses chaînes qui te retiennent. De se sentir libre, exaltée. »

Allait-il la tuer ici ? Était-ce sa fin ?

Alors qu’une ultime rencontre avec la faucheuse ne faisait plus que peu de doutes, elle ne ressentit aucune peur, aucune crainte. Car en ce jour, pour la première fois de sa vie, elle ne se sentait plus seule.
Elle aurait pu le vaincre, elle aurait pu l’écraser, mais alors tout cela n’aurait eu aucun sens.
En ce jour, pour la première fois de sa vie, quelqu’un venait de vivre ce qu’elle avait vécu, quelqu’un du nom d’Akagi.



BilanRésumé :
- Hideko pare la première attaque en la déviant, avec une petite « esquive » rp.
- Elle tente ensuite de parer la seconde, mais se fait surprendre par l’explosion de la hache d’Akagi.
- Sonnée, allongée sur le sol, elle se rend compte de ses blessures. Là, elle éclate de rire, puis dévoile tout à Akagi. La raison de leur rencontre, la raison de ce combat.

Le choix sur la suite t’appartient. Tu peux tuer Hideko et je l’accepterai pleinement, comme tu peux la laisser vivre.

Santé : Mains lacérées, multiples blessures et saignements, corps très engourdi par les deux explosions qu’elle s’est prise. Incapable de combattre.
Chakra : 1S, 2A, 4B, 1D

Techniques :



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Lun 18 Juil 2022 - 20:11
Le berserker souriait sous son casque d’ébène, malgré la fatigue, malgré le sang qui quittait son corps par les multiples plaies qui le recouvrait. Son cœur battait fort dans ses tempes, l’assourdissant. La vision de sa cousine au sol lacérée ravissait la fierté du gladiateur. Enfin il mettrait un terme à cette langue perfide, à cette traîtresse grimée en Metaru. Dans le lointain de sa conscience, une voix tentait de s’élever. Une voix qui l’avait bridé et maintenue au fer. Le guerrier au marteau la chassa de son esprit, étouffant dans la mare de sa colère, les dernières bribes de volonté de l’officier aux principes étroits. L’empêchant de reprendre le dessus.

Hideko au sol ria, sa condition ne semblait pas l'inquiéter, maculée de sang et de boue, elle respirait la victoire. A la faveur d'un éclair tranchant les cieux, le berserker détailla ses traits. Une aura glorieuse l'entourait, pas de mine défaite, pas de peur, ou de colère, seul l’alégresse, la joie et une sorte de soulagement se peignaient sur son visage. Ce spectacle agaça le gladiateur. Elle pissait le sang, elle mangeait de la boue rampant à ses pieds et pourtant l’impudente le narguait. La violacée le narguait de dessein et de phrasé dont il ne comprenait la portée. La voix dans sa tête se refit insistante, il tituba un instant autant sur le coup de cette charge mentale que sous la fatigue dû au sang quittant son corps. Le chien de guerre ne pouvait se laisser happer ainsi. Il bomba le torse et jeta au sol les lambeaux de sa dernière création. Il cracha au sol un mélange de sueur, de sang et de boue. Tourna le dos à sa cousine défaite et s’approcha du marteau ancestral, Jötnar dont le mutisme se brisa alors qu’il posa une main ensanglantée sur sa hampe. « N’ose pas m’utiliser pour tuer un ennemi vaincu. Je suis beaucoup de chose gamin mais l’honneur m’a toujours bercé. »

« La ferme, maugréa Akagi »

« Peut-être t’ai-je mal jugé fils du métal... Si tu m’utilises sans prendre en compte mon jugement, mes pouvoirs te seront refusés… Tu ne serais pas le premier à subir mon courroux… »


Le berserker ne répondit pas, il garda la hampe en main sans soulever le marteau et entreprit de marcher vers Hideko. La tête de l’arme raclant le sol derrière lui tel un boulet. Laissant une trachée au sol. Il marchait lentement et interpella sa cousine :

« Ravale ton audace… cousine… tu entends se crissement. C’est la mort qui vient te chercher. »

D’un geste rapide, alors que la pluie battante ruisselait le long de son corps, il retira le casque cornu de sa tête et le jeta au loin dans un claquement sonore, faible écho du tonnerre. Il avait l'air d'un fou, des yeux injectés de sang, sa joue pendante ruisselant de sang laissant voir sa dentition, une sorte de sourire morne accroché à ce visage balafré. Le gladiateur avançait doucement d’une démarche lourde, la lassitude le gagnait, il sentait sa vision se troubler. Le chakra dépensé et le sang perdu se rappelaient à lui. Pourtant le berserker avançait, l’objet de sa rage étendu devant lui appelait sa destruction. Le ciel gronda et plusieurs éclairs éclairaient le ciel, sur cette corniche, le berserker s’approchait de sa proie, il s'apprêtait à tuer deux êtres. Hideko étendue au sol et l’officier qui se débattait dans sa conscience le suppliant d’arrêter cette folie.

Lorsque sa botte toucha celle d’Hideko il s’arrêta, l’instant se figea son sang coulant de son bras se mêla à celui de la kunoichi à ses pieds. La pluie ruisselante transformait le sol en mare de sang et de boue. Il souleva Jötnar dans sa main, son univers se résumait à ce bras si lourd levé au-dessus de sa tête et sa cousine au sol. Finalement à la lueur d’un dernier éclair lui permettant de plonger son regard courroucé dans celui de sa cousine, la bête libérée abattit l'arme antique de toute sa fureur pour écraser le torse du mal qui le rongeait, de celle qui le hantait, de la femme incarnant son échec. Le chuunin embourbé dans un océan de rage au fond de son propre esprit cria son désespoir…

Technique:

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Kentoku Akio
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Lun 18 Juil 2022 - 21:07
Pourquoi n'arrivait-il plus à dormir ? Pourquoi ces visions ne le quittaient plus ? Akio chercha encore pendant de nombreuses nuits, de nombreuses matinées... Jamais il ne trouvait de réponse, et ça le mettait en rogne. Une colère froide, de celles qu'on ne maitrisent pas, qui n'explosent pas. Il vagabondait dans le village, telle une âme en peine à la recherche d'un sursaut de vitalité. La fatigue l'acculait, de plus en plus loin. Il devait trouver une solution, et vite.

Mais cette fois-ci encore, il ne trouva rien, il se contenta de marcher, d'errer dans le village. Passant dans son bureau de l'Institut, esquissant un sourire devant l'académie, allant voir Mori pendant une de ses pauses nocturnes... Le village s'éveillait, au fur et à mesure des pas du Chûnin. Il hésita un instant aller parler à son coéquipier Métaru, voire même à Aizen directement, à la recherche d'un avis extérieur qui pourrait le guider un tant soit peu. Sauf que la solitude était tenace. Passant au pied de l'une des plus belles falaises de Kumo, le garçon vit une pierre tomber à ses pieds, puis une seconde.

Prenant un élan de quelques pas, il leva sa tête, observant les chutes de roches qui devenaient de plus en plus brutales. Des décombres d'une ampleur grandissante. Akio fixa le sommet, observant non sans difficulté qu'un affrontement avait lieu là-haut, au point culminant de Kumo. Prit d'un doute, le shinobi se décida à commencer l'ascension. Alors qu'il remontait le chemin, il tomba sur un camarade qui redescendait, accompagné de ce qui devait être sa petite amie. Ils souriaient et paraissaient débriefer un évènement qu'ils avaient vu plus tôt, ou plus haut.

- Il se passe quoi en haut ?

- Des métarus, un gars et une fille. Plutôt impressionnant.

- Un gars et... Et merde !

Il accéléra le pas. Il savait ce qu'il en était, ce qui l'attendait en haut. Un hurlement intense, un nom prononcé tout haut. Plus de doute possible. Il redoubla de vitesse dans ses pas. Ne s'arrêtant plus, entendant les frappes d'acier les unes contre les autres. Des bruits sourds et puissants. La violence auditive devenait invraisemblable. Les éclairs des impacts brisaient la lumière naissante de la journée. Il n'était plus question d'un entrainement. Akio poursuivit jusqu'à ce que sa tête dépasse le sommet, qu'il puisse poser ses yeux sur la scène qui se déroulait là. Hideko blessé au sol, ne bougeant plus. Akagi, regard de haine posé sur elle, faisant trainer une arme démentielle derrière ses pas. Il n'allait tout de même pas ?...

- Merde Akagi, merde...

Le Céleste sauta tout à coup dans la mêlée, alors que son coéquipier allait abattre sa fureur sur une membre de sa famille blessée et désarmée. Il allait basculer... D'un bond excessivement rapide il apparut face à son camarade et laissa éclater ses sentiments. Sans les contrôler. La sixième porte explosa, fracturant le sol sous ses pieds, repoussant tout ce qui se trouvait à côté de lui, Akagi principalement. Pointant un doigt autoritaire sur lui, il s'égosilla en direction du colosse de fer.

- Pas toi bordel ! AKAGI ! Pas toi !

Il se tourna vers Hideko, les yeux balayant son état, essayant de chercher à savoir si les blessures étaient réellement graves ou bien juste superficielles. Il détourna le regard tout en s'adressant à elle.

- Dégage de là... On en rediscutera plus tard...

Il observa Akagi. Longuement.

- Lâche ça... si tu n'obéis pas, je t'assure que cette fois-ci, je ne retiendrais pas mes coups. Ne plonge pas à ton tour.

L'énergie de la sixième porte active, la couleur de sa peau changée et rougeoyante, la transpiration s'évaporant dans une aura verte. Le Céleste dégageait une sentiment étrange, de puissance à peine muselée. Tout tremblait autour de lui. Aucune possibilité pour Akio de laisser son coéquipier, modèle et fierté du village, tomber aussi bas.

Résumé:
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Mar 19 Juil 2022 - 14:36
Il abattait l’arme ancestral, sa course circulaire comme suspendue dans une bulle temporelle, semblait perdurer à l’infini. La lourde tête descendait vers le torse de sa cousine à terre… Akagi ne sentit pas le mouvement d’air, sa vision périphérique brouillé par la pluie et le sang ne remarqua cette autre présence qui se déplaçait rapidement vers lui… Puis une explosion, une explosion sourde mais tonitruante qui déchira la bulle temporelle de sa toute sa violence, envoyant valser le Metaru tel un vulgaire fétu de paille. Il tituba en arrière et s’affala de toute sa longueur contre le sol boueux de la corniche. Le marteau toujours en main, il chercha son air un instant. Les blessures et la fatigue consumait ses dernières forces. Seul la rage de son sang gladiateur le gardait éveillé. Il grimaça en relevant le buste. Assis au sol, il distingua difficilement les traits du shinobi face à lui. La tempête faisant rage ne l’aidait guère. Seul le son de sa voix lui permit de reconnaitre son coéquipier de toujours, son frère d’arme. Akio.

- Pas toi bordel ! AKAGI ! Pas toi !

La voix de son ami, lui fit l’effet d’un coup de poing. L’officier, du fin fond de son esprit embrumé, se débattit une nouvelle fois, cherchant à reprendre le contrôle. Il s’agrippa à sa conscience tel une âme en peine devant une pitance depuis trop longtemps refusé. Le Metaru ne lâcha pas prise malgré le chaos et la rage du berserker qui face à cet intrus retrouvait un nouveau souffle. Le Metaru se tenait la tête à deux mains, secouant celle-ci comme cherchant à faire disparaitre un cauchemar tenace. Un son rauque, un cri de désespoir sortie de la gorge d’Akagi, alors que son ami reprenait la parole :

- Lâche ça... si tu n'obéis pas, je t'assure que cette fois-ci, je ne retiendrais pas mes coups. Ne plonge pas à ton tour.

Son visage déformé dans un cri au ciel gutturale, devint muet. Sa bouche se reforma en un sourire démoniaque. Le berserker entendait de l’arrogance dans ces propos, là où l’officier entendait la vérité. Le gladiateur ria. Un nouvel impudent mettait en doute ses capacités. Sa folie chercha à noyer, une nouvelle fois, le Metaru. Pourtant il tint bon, fermement accroché à sa conscience. Il n’avait pas encore retrouvé le plein contrôle mais il saurait saisir l’opportunité qui se présenterait pour refaire surface. La bête de métal se releva. Il tituba un instant, puis utilisa Jötnar comme d’un appui pour tenir debout. Il postillonna du sang à demi courbé sur le marteau :

« Dégage. Ça ne te regarde pas… céleste... Rentre chez toi. Je vais finir ça…».

« Je reconnais ton camarade d’alors…, écoute le Metaru, accroche-toi à sa voix. »

Jötnar apportait son aide à l’officier, l’aidant à grimpert une nouvelle marche vers la liberté et le contrôle de son être. Le berserker quant à lui totalement obtus à la raison fit un pas fébrile en avant. Il perdait du sang depuis trop longtemps, seul sa colère lui servait de moteur. Encore à quelques mètres d’Akio, il cracha :

« Pousse toi de mon chemin, où tu finis comme elle »

Menace futile, Akio devait constater de sa fragilité pourtant le berserker ne connaissait la peur et il pensait chaque mot comme s’il pouvait surpasser son état. Ne voyant pas Akio esquisser le moindre mouvement. Le chien de guerre, leva une fois de plus Jötnar, pour écraser l’homme face à lui. Insufflant le chakra qui lui restait dans cette offensive. Arrivé au-dessus du fils du métal, l’âme ancestrale en décida autrement. Il s’agrandit subitement, de lui-même, sa tête devenant gigantesque, décidé à voir ployer Akagi sous son poids. La fatigue le dominant presque le metaru ne put tenir. La hampe glissa de ses mains et le marteau débuta sa chute sur lui, à cet instant le berserker se retira impuissant… L’officier reprit le dessus. Il murmura faiblement, alors que le ciel allait l’écraser et qu’il perdait conscience, incapable de se protéger, ses forces épuisées du combat et de sa lutte intestine :

« Merc…i… »

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Metaru Hideko
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Mar 19 Juil 2022 - 18:17

Un éclair s’abattit non loin. Le visage d’Akagi, dissimulé sous son casque, lui était invisible. Pourtant elle pouvait sentir sa rage, sa colère. Le son arriva. Un bourdonnement puissant, qui fit trembler ses oreilles, dans lesquelles elle entendait son cœur battre.
Boum…boum…boum.
Alors que Akagi se retourna pour se saisir de son marteau, Hideko ressentit la peur. La peur de la douleur, la peur de la fin. Qu’y avait-il après ? Allait-elle cesser d’exister ? Allait-elle se réincarner ?
Akagi lui dit de la fermer. Le sourire sur ses lèvres disparut. Ses yeux fixèrent ce marteau qui raclait là ce mélange de boue, d’eau et de sang qui recouvrait le sol. Une goutte tomba dans ses yeux. Elle se retint de le fermer : face à la mort, elle ne voulait pas flancher ; elle ne voulait plus fuir.

Un nouvel éclair s’abattit. Son casque maintenant enlevé, Hideko vit. Elle vit les traits déformés d’Akagi : il ressemblait à un fou et ce fut à cet instant qu’elle comprit.
Il n’y aurait pas d’échappatoire, il allait la tuer. Elle ne serait plus seule, oui, plus jamais seule.
Akagi se figea devant elle. Leur regard fixé l’un dans l’autre, un regard que même la nuit ne saurait dissimuler. Le marteau s’éleva dans le ciel. L’eau dégoulinait, la pluie frappant le métal, puis il s’abattit. Elle ferma les yeux, attendant l’inéluctable.

Brusquement, une détonation se fit entendre. Elle rouvrit les yeux, mais ce ne fut pas là la mort qui se présenta à elle. Non, Akio venait de repousser Akagi.

« Akio ?! » murmura-t-elle, sous le choc.

Que faisait-il ici ? Pourquoi ? Elle était prête, prête à en finir, prête à mourir, mais son heure n’était pas arrivée. L’alégresse, la peur, la colère… tous disparurent, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Hideko était une coquille vide, vide de cet inattendu qui la prenait au dépourvue. Vide de cette vie qui venait de lui être offerte.

Akio lui somma de se retirer, mais elle ne bougea pas. Le regard fixé sur ce dernier, elle reposa son attention sur Akagi qui, loin d’en démordre, voulait en finir avec elle. Il était, plus que tout, déterminé à la tuer ; dévorer par cette rage qui lui aussi l’habitait. Par cette même rage qui elle aussi l’avait un jour happée.
Quand Akagi leva à nouveau son arme, cette dernière s’agrandit. Il plia sous son poids, s’écrasant contre le sol et dans ses dernières paroles, il remercia Akio.

Hideko resta là, inerte, plusieurs secondes durant, puis, machinalement, tenta de se relever. Sa main droite entra en contacte avec la boue, glissant dessus sans parvenir à s’y agripper. La terre et l’eau entrèrent dans ses plaies, comme milles aiguilles qui la transperçaient.
Elle grimaça.
Cette douleur… comme un rappel qu’elle était bien vivante, la ramena à la réalité. A cette pluie qui s’abattait sans relâche. A ces éclairs qui brisaient le ciel en deux. A ce duel, qu’Akagi et elle avait mené. A cette mort à laquelle elle venait d’échapper.

A nouveau, elle tenta de se lever et y parvint cette fois avec peine. Sa main vint soutenir son flan, tandis qu’un pas après l’autre, elle s’approcha d’Akagi et s’arrêta devant lui, avant qu’Akio ne l’eût arrêté.

« Je vais le soigner. » Dit-elle calmement.

Les genoux de Hideko fléchirent, reprenant contact avec la terre. Elle leva les bras devant elle. Ses mains tremblaient. Un mudra, puis deux. Elle parvint, avec grande peine, à faire appel au chakra qui lui restait, à son art de l’Iroujutsu et elle apposa ses mains sur le corps meurtri de Akagi.

« Merci, Akio. »

Qui aurait cru que ce serait lui qui la sauverait. Lui qui l’avait menacé d’attenter à sa vie dès qu’il le pourrait.

« Ce qui vient de se passer là, ne le dit à personne, jamais. »

Personne ne devait découvrir ce qu’il s’était passé. Personne ne devait être au courant du démon tapis au fond d’Akagi, car ce dernier ne devait pas finir comme elle.

« Et toi, tu vas devoir veiller sur lui. Tu vas devoir veiller à ce qu’il ne devienne pas comme moi. »

Car à jamais, ses actes la poursuivraient. A jamais son passé serait le sien et conditionnerait ses réactions, son futur. Ce fardeau était le sien, pas celui d’Akagi.

« Promets-le-moi, Akio. Promets-le-moi. »




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Grand merci à Zenjirō pour cette magnifique signature et à Aditya pour ce sublime avatar !
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