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Le Kendo, ou, la voie de Ken FT Himari Suzuri

Daishi Ken
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Lun 11 Avr 2022 - 22:41
Durant son entretien avec Akagi, Ken reluqua d’un air embarassé la femme jouant avec ses cheveux. Écoutait-elle seulement ce que Ken disait? Elle était du genre de personne à s'intéresser car il faut bien travailler. Pourquoi lui avait-on donné ce poste? Était-elle du genre d’Akio? de proposer son aide afin d’aider les personnes, pour les rabaisser ensuite quand ces derniers montrent un minimum d'orgueil?

“ La voila qui écrit sur moi maintenant ! Qu’est ce qu’elle écrit? que je suis un bon à rien? que pour aider Minako je dois disparaître? Vas y qu’écrit-tu? Hummm Si je pouvais voir son travail… D’ailleurs, si ça se trouve c’est une caricature de moi, ou sa liste de course….”

Il n’en fallait pas moins à Ken pour se faire des mourons. Les tâches noir sur son visage devenait un peu comme de petits boutons. Himari le stressait tellement ! Ce qui accentua sa colère. Tentant de se canaliser, il faisait disparaître la femme, peu à peu de sa conscience. Au moins, il limitait l'apparition de l’oni. l’Akuma grimaçait cependant, l'irritabilité devient agacement quand, de sa voix d’actrice de charme, elle se leva pour le reprendre comme on reprenait un enfant. D’ailleurs, elle le défendait comme un enfant. Perturbant Ken, il en perdit l’objet de sa colère. Se plaignant du manque d’écoute, lui aussi. Pour la première fois, ils avaient une chose en commun, Ken observait à loisir quand il le pouvait, d’ anciens gennin passé chunnin et perdre leurs cœurs, leurs capacités d'écoute, d’empathie, pour devenir des Aizens. Des aizens, personnes sans cœur, sans morale, sans considération, des êtres sans humanité. Des personnes se croyant au-dessus de tout. Peut-être même au-dessus des lois. Ken se faisait à l’idée qu’un jour, il devrait sans doute s’armer de courage pour mettre cette idiot hors d’état de nuire, mais il n’etait pas encore prêt. Par chance, il était très patient.

Ken fut extirpé de force de ses pensés, Himari s’approcha de lui et lui toucha la main. Ken a eu une décharge électrique, un sentiment presque de dégoût. Un sentiment de mal-être dans sa peau. Il avait besoin de quitter la pièce. Comment osait-elle le toucher? Pourquoi elle le touchait? Une fille, autre que Minako, lui touchait la main…

— AGNIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!! Se mit à geindre Ken d’un air géné.

Braqué contre sa chaise, reculant tout son corps, pourtant la femme semblait acceuillante et chaleureuse, elle se présenta mais Ken trop effrayé ne pouvait pas entendre. Il se calma légèrement quand elle lui parlait qu’elle le comprenait. Ken n’avait pas l’habitude d’autant de gentillesse, il était un peu perplexe bien que curieux. La gêne de Ken s’accentua quand la voix de l’actrice de charme s’accompagna d’une main sur son épaule. Ken ferma les yeux, il ne pensait qu’a Minako. Si il voulait que le daisho Minaken survive, il devrait sans doute faire front à cette créature féminine, lui qui avait presque une terreur des femmes. Malgrè une grand-mère, une femme, une senseï, sa grande soeur Hideko. Ken avait parfois surtout lors des premières interactions énormement de mal avec la gente féminine. Il devrait tout comme pour Hideko, passé du temps avec elle pour la supporter. Pour le moment, c’etait trop lui demander. Cette main sur son épaule.

“Vivement qu’elle la retire ! “ paniquait presque Ken.

Il ne pensa qu’a Minako. L’idée que Hamani ne voulait pas briser leurs couple le rassura pas le moins du monde, trop mal à l'aise par cette main qui osait le toucher, elle était si proche de lui. Pourquoi était-elle si proche? Maintenant, elle voulait discuter en privé, et si elle voulait plus? Si elle avait succombé à ses charmes? Ken se secoua la tête devant tant d’absurdité et pour la première fois, il esquissa ce qui pouvait ressembler a un sourire, sans aucun humour toutefois. Il avait tant de mal à canaliser son esprit. Il se sentait obligé de tout calculer, de tout prévoir, de tout analyser. Il adorait créer des théories plausibles ou les plus loufoques. Il était friand de casse-tête qui lui occupait parfois des jours. Qu’il aimerait parfois, avoir cette faculté d’adaptation de certain gennin. Etre capable d'éteindre son cerveau pour pouvoir s’ouvrir le ventre si le chunnin le leur demandait. Rien que par cet ordre là. L’esprit de Ken reparti pour un tour et une floppé de théories apparu dans l'écuelle de l’indomptable chiot qui représentait la psyché de Ken. Tel un chiot non dréssé, son esprit foufou vaguabondait sans cesse l’empêchant parfois d’effectuer des tâches simple, se demandant à chaque fois si son action etait bien celle demandé, si l’ordre n’etait pas idiot, si il n’avait pas une meilleure action de prévus? Qu’il aimerait rencontrer un dresseur suffisamment pédagogue pour lui fournir les ficelles pour museler ce caniche qui ne demandait qu'à grandir et de devenir Doberman. C'était l’une des raisons pour laquelle Ken haïssait tant les combats. Trop de perspective, trop de possibilités, trop de choix, trop de calcul. Il était bien mieux à l'arrière à coordonner son équipe.

Soudain, elle ôta enfin sa main. Ken reprit des couleurs, ainsi que son souffle. Ce fut comme si la main, arraché à son épaule, avait tranché un grand moment de panique. Le chiot semblait apaisé. Du moins pour le moment. Ken dégluti difficilement, un bouquet de sentiments lui explosa encore dans le cœur. Peur, honte, peine, déception mais au millieu de tout ça, l'espoir. Les mots d’Himani se frayèrent un chemin difficile vers l’esprit du caniche foufou qui remua de bonheur. Ken, pour le calmer, lui donna un os à ronger, il chercha, mais ne trouva absolument rien. Son esprit s'ancra sur des hypothèses concernant son futur avec Himani. Allant du simple fait qu’elle était sincère, au fait qu’elle lui avait dit ça pour le rassurer et qu’en vrai, se soir il ne rentrerait pas chez lui. La perte de son bandeau l’avait fortement ébranlé, convaincu que Kumo l’avait jugé comme un rebut. Seule la contre-hypothèse de la présence de Himani le rassurait.

Finalement, Ken abandonnait. son anxiété plus que palpable instaura un mutisme, qui sans la voix chaleureuse d’Himani, aurait vite tourné à une ennuyeuse voire malsaine promenade. Contre toute attente, le chiot parti se reposer dans la niche mentale. Ken, avait enfin l’esprit libéré. Il profita des bégonias qui lâchèrent leurs fragrances lorsque les humains passèrent à côté. Il en apprit beaucoup sur elle et fut surpris de leurs nombreux points communs. Ken adorait les mêmes plats, l’art que se soit musical ou dessin. Ken lui aurait presque promis un concert au dizzi quand elle le souhaiterait. Si toutefois, il avait osé prendre la parole. Ses appréhensions lui avaient cloué la langue.

Le bureau de l’Eiseinin était chaleureux, comme le bureau d’Akio d’ailleurs. Ken fut surpris d’ailleurs que ce n'était pas lui qui avait été désigné comme son "parrain" puisqu’il l’avait déjà vu, parlé et que Ken avait plus d’une fois accepté ses conseils avisés. Ken accepta l’invitation à s'asseoir. Il patienta pendant que la femme semblait un peu frustrée. Ce qui le choquait d’avantage, c’etait se toc que semblait avoir son psy. A fermer ouvrir pour refermer et ouvrir pour enfin fermer son tirroir.

“Bon sang, si elle a un grain dans la tête et cherche à me soigner, je suis dans la merde….”

Plus étrange encore, elle demanda de l’aide à Ken pour obtenir une technique pour ne jamais rien oublier.

— Ma grand-mèr.... Ken ne fini pas sa phrase. Il ne voulait pas avoué les coups de bokken de mamie Grisou.

— J’ai diverses techniques…. un moyen mnémotechnique, un clone qui m’accompagne, une marque sur la main, un élastique à votre carnet? Pourquoi pas un jutsu d’oiseau qui transportera votre carnet et piaille si vous le posez? Hummm… Sinon, comme disait ma grand-mère, chaque chose à une place et chaque place à une chose et la place de votre carnet c’est votre poche…


Au lieu de remercier, elle se contenta d’écrire, Ken attendit. Elle fini par lui demander de lui “raconter” qu’elle était là pour ça. Ken accueilla la question avec de gros yeux. Désarçonné par la demande, il ne savait pas trop quoi raconter.

— Heuuuu …. vous raconter quoi? ma passion vous la connaissez. Vous voulez connaitre mon giri? mon nindo? Ken fit une pause.

— Sinon vous voulez que je vous parles du viole dont j’ai été victime? du quatuor Jashin qui ont voulu m’assassiner? ma phobie pour l’eau… de mon enfance auprés de Yoko Hokazuka? vous la connaissez sans doute mieux sous le nom de Grisou une illustre Jonnin, une héroïne de Kumo. Comme c’etait dur de vivre dans son ombre quand on est un raté… bref

Ken reprit. en respirant avec difficulté réprimant de chaude larmes. Jamais il n’avait confié réellement à personne sa douleur. Minako avait une grande idée de ses faiblesses mais pas l’intégralité.

— Musique, patisserie, mon Giri, faire de Minako une femme accompli, l’aider a atteindre ses objectifs, la combler quoi… sinon je ne vois pas trop a pars des banalités comme servir Kumos, obéir au shunnin, au raikage…. bref qui n’a pas ce genre de giri ? Non Minako est ma voie. Nous avons des tas de projets en commun comme de créer une sorte de duo qu’on appelle le daisho Minaken, Nous aimerions aussi que notre groupe Higure Onkyou, soit illustré dans tout le Yukan, qu’on transmettent des messages de paix, d’amour, des conseils, bref ce qu’on attend d’artistes, inspiré le monde ! Ken inspira fortement. Pour la première fois, il sourit avec sincérité.


[color:2767=#449900— Mon nindo est d’aller en institut afin d’établir des recherches sur diverses sujets, la vie après la mort, les esprits, Il se trouve que dame Gensho, cheffe de Matshu, dans son immense sagesse, m'a confié une partition que j’aimerais étudier et pourrait me permettre d’ouvrir une porte vers l’au delà. J’aimerais comprendre son fonctionnement. Pouvoir discuter avec ma grand-mère ou pourquoi pas, d’illustre héros. Aider le Kubyuu en contactant les victimes… Que sais-je. Sinon j’ai un autre nindo qui va dans ce sens. Pouvoir créer des Genjutsus positifs, oui vous m’avez compris. Des Genjutsus positifs pour rendre le monde meilleur. Que les générations futures n'aient pas à vivre la même chose que moi… Un genjutsu d’amour, d’un amour infini. Un genjutsu capable de faire rire le plus déprimé des hommes. Un genjutsu capable de faire chanter même les muets. J’ai d’ailleurs réussi quelques uns dans cette direction… mais je ne progresse pas assez vite. J’aurais besoin d’aide dans se sens… Le sourrire de Ken s’évanoui subitement.



— dommage que l’institut ne voudra jamais de moi. Tout comme le Kubyuu qui m'a fermé les portes à la figure sans même chercher à réellement me tester… Enfin j’ai l’habitude, toute ma vie est une succession d’échec, des portes qui se claquent. Pour d’autres, sans effort, tout leur est disponible. Tandis que eux jouissent d’un bonheur en en faisant un minimum. Je trime pour des miettes ! Je vous avoue que j’en veux un peu à Keisuke-sama qui a ouvert ses portes à Minako car elle a réussi, et grâce à qui? Grâce à moi uniquement et ma stratégie sans faille, à lui porter un coup, et qu’ ai-je eu en récompense moi? En retour pour avoir réussi à construire un plan en béton, je n’ai eu que des insultes sois disant que moi je n’avais rien fait accroché a Bakeneko. Hideko et Minako ont réussi précisément grâce à mon soutien et pourtant je suis le seul à s'être fait craché dessus… sans mon genjutsu positif, Jamais, au grand jamais Keisuke aurait été pris par surprise. Je ne pouvais pas intervenir car précisément je faisais un genjutsu sur Minako et Hideko pour leur donner la force de poursuivre le combat. Mais ça. Bien entendu… les gens s’en foutent des genjutsuka ou des stratèges. Seules les personnes d’actions comptent pour eux… Pourtant j’aurais mérité tout autant d’en faire partie du Kubyuu ! Oh oui, ils auraient été chanceux de m’avoir !

— Cela dit, je ne regrette plus d’avoir été refusé. Ça m'a permis de changer mon fusil d’épaule et de comprendre que j’eme… keisuke-sama qui m'a rendu service au final. Le kubyuu veulent pas de moi? tant pis pour eux, ils se privent d’un stratège qui aurait mené notre police vers le chemin de la grandeur ! J’avais de plus choisi le Kubyuu pour de mauvaises raisons… Alors qu’au fond de moi, j’ai toujours chérie l’idée de rendre le Yukan meilleur avec l’aide du genjutsu. Vous savez, si le genjutsu peut rendre fou en créant des phobies, je suis convaincu qu’il peut soigner ! Hors Minako, c' est mon nindo, rendre le monde meilleur, qui est la seule chose qui m’attache à l'art ninja et par extension à ma vie!. Je ne suis pas un homme de terrain. Je ne vaux rien sur un champ de bataille…Tout le monde me la appris ça, aucun problème, je le sais maintenant ! Que se sois Aizen-sama, Akio-san, Keisuke-sama…Tous m’ont rappellé et me rappelle ma nullité dans l’art ninja. D’ailleurs on m'a retiré le bandeau parce que Kumo n’a pas besoin de moi actuellement. Kumo n’a pas besoin d’un stratège de plus. Je ne suis pas assez bon en défense comme en attaque, mon combat contre Keisuke l'a dévoilé. Je suis un stratège émérite mais je n’ai que ça pour moi. Cela dit mes équipiers eux avaient des muscles mais manquaient de stratégie… Nous faisions la paire. Mais bon, je suis passé inaperçu comme chaque fois que je réussi quelque chose.

— Je déprime car je suis nulle dans les arts ninja, mise à pars en Genjutsu. Je ne vie que de ça ! Je n’arrive pas à voir plus loin… j’aimerais grandir… mais comment? Tout le monde me regarde comme une sous merde mise a part Hideko, ma grande soeur que j’aime beaucoup ! Minako et bien sûr notre bande. Ryuku, sa femme Kaori, tiens c’est une Suzuri d’ailleurs vous connaissez Kaori Suzuri? Il y a aussi Koyama…

— Haaa Minako, ma femme que j’aime par dessus tout. Je souhaite reconquérir mon bandeau pour eux ! Leurs montrer que je ne suis pas la sous merde que Kumo à comme vision de moi. Sans eux… je pense que j’aurais déjà abandonné mon bandeau, mon nindo, mon giri… Ma vie, mon âme, appartient au Yukan que je chérie. Je ne serais d’ailleurs pas là sans eux, principalement, Minako. Pour tout vous dire, sans Minako, je serais décédé…


Ken n’en pouvant plus, il verse des larmes devant son constat de médiocrité, une vie passé et pourtant, pas la moindre perspective, rien d’accomplis. Ses amis touchaient du doigt leurs rêves. Ils répétaient à Ken que son heure viendra et pourtant rien, encore et toujours des refus. Plusieurs fois Kaori lui disait d’écrire à l’institut, Minako allait dans son sens. Ken se sentait trop minable pour les rejoindre. Sa honte de ne servir à rien, prenant conscience que personne n’avait besoin de lui. Mise à part Minako et la bande. Le monde ninja n’avait lui pas besoin de ses services. Peut-être était-il bien mieux sans son bandeau? Que faire, il était perdu. Il n’osait pas en dire davantage concernant la période difficile de son existence. Son enfance. Peut-être devrait-il parlé de son viole, de ses bourreaux à l’origine de sa terreur envers les femmes.

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Moi Ken, déclare que dés à présent, mon talent de musicien inondera le monde. Que ma musique atténue les blessures, que mes andante aident à se renforcer, que mon adagio ébranle les cœurs et les esprits. Que mes lento échauffent les amoureux et rajeunit le gâteux. L’Onkyoton réussira là où la guerre VA échouer.


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Dernière édition par Daishi Ken le Dim 22 Mai 2022 - 11:07, édité 1 fois
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Lun 18 Avr 2022 - 12:39
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Himari Suzuri – Psychiatre de l’Institut.


« Très bonnes idées ! Je note, je note. J’essaierai de mettre en pratique au moins l’une d’entre elles, merci monsieur Daishi. »

L’Eisenin, notait d’un mouvement rapide et voluptueux les propositions de Ken sans le quitter des yeux. A n’en pas douter elle perdrait le carnet avec les propositions du musicien mais la Suzuri n’y prêta guère attention comme à l’accoutumée, le matériel ne l’intéressait pas, l’humain accaparait toutes ses pensées. Elle l’enjoignit ensuite de lui parler de sa vie, son expérience en laissant libre Ken de commencer selon son souhait. Il devait prendre les rênes de la discussion. Les années d’expériences d’Himari transparaissait. Tel un petit oiseau, elle se posait proche de la source du chant qu’elle souhaitait apprendre mais n’imposait sa présence à ses patients. Ils devaient se sentir maitres de la situation à tout moment. Avec le jeune genin, elle devrait redoubler de vigilance, ayant dérapée une fois dans la salle d’interrogatoire. Quand elle avait touché sa main, son faciès presque torturé et le petit cri émit, l’avait surprise tant le jeune homme semblait appeler un réconfort. Pourtant nul doute était permis, il avait eu peur de cette proximité et cette erreur pouvait lui valoir une méfiance accrue. Représentante aguerrie de son domaine, Himari se fustigeait intérieurement pour cet errement. Elle laisserait Ken à bonne distance et chercherait à comprendre l’origine de son mal, gagner sa confiance et atténuer sa peur des femmes avant de s’approcher à nouveau.

Le genin ne se fit pas prier. Un torrent de paroles suivit. Détaillant son mal-être, passant d’un traumatisme à un manque de confiance, d’un manque de confiance à un jugement faussé, d’un jugement faussé à une dépendance destructrice. Pourtant Himari gardait un sourire léger et tel le mur de la pièce, restait muette, totalement intégré à un environnement qui se voulait calme et serein. Elle ne s’interposait pas, elle laissait le jeune homme discourir sans interruption. Une main jouant avec un mèche ses cheveux, l’autres rédigeant quelques annotations ça et là au gré du phrasé du genin.

Himari se réjouissait de la tournure de cet entretien. En un seul échange, la conversation lui offrait plus de matière qu’en plusieurs moins de travail avec la plupart de ses patients. Le jeune homme ne semblait pas lui tenir rigueur d’avoir brisé sa bulle de sécurité au Kyuubu, la délivrant de son agacement intérieur. Loquace, Ken l’était à n’en pas douter. Restait à déterminer son endurance, sa capacité à détailler. Himari ajusta ses lunettes sur son nez, laissant quelques secondes passer, avant de répondre au long monologue de l’homme face à elle.

« Votre périple semble difficile jusqu’ici monsieur Daishi.. vous m’en voyez navrée. »

Un air attendrie figé sur son visage, la Suzuri regarda Ken, elle voulait creuser, comprendre, entendre les réponses à toutes les questions qui tourbillonaient dans son cerveau. Pourtant un sourire léger sur un visage qu’elle voulait amicale, elle demanda simplement :

« Comment pensez vous que Kumo devrait vous aider pour atteindre votre giri ? pourquoi ne font-ils pas ce qu’il faut d’après vous ? où se sont ils tous trompés vous concernant monsieur Daishi ? Comment pourraient ils mieux vous aider. »

Himari réajusta ses lunettes rondes, à part ce geste répétée, elle restait immobile parfaitement droite sur sa chaise, ne lâchant pas de son regard serein le genin. La moindre réaction, le moindre battement de cil qui pouvait l’aider à interpréter le tableau de la personnalité qui se construisait dans son imaginaire.
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Daishi Ken
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Mer 20 Avr 2022 - 23:16
Ken garda le silence en attendant que l’eisenin notait ce qu’elle voulait. D’ailleurs, il ne s'était pas proposé d’aller faire un clone afin de demander a Akagi s' il pouvait récupérer le carnet, bien sûr le lire, et le rendre à Hamari. Feinter de ne pas l’avoir lu serait sans doute facile. Il était surpris qu’elle le remercia sachant que la plupart de ses techniques, il les avaient inventées en réalité. Qui demande à un oiseau de piailler pour rappeler qu’il faut ramasser un carnet? Si elle y avait crus, elle était une sacré crétine. Il devait rendre grâce à sa faculté d’écrire sans même baisser les yeux. Il se demandait soudain, pourquoi elle tenait à tout écrire si c'était pour oublier son carnet?

Ken adorait parler de lui, lui qui n'était que rarement le centre d’attention, voir, même totalement effacé en temps normal. Il se doutait d’ailleurs qu’il devait parler. Comment l’aiderait-elle si il ne jouait pas le jeu? Il se demandait si elle ferait comme tout le monde. Se servir de lui parce qu’elle avait d’un patient dans le cadre de son emploi pour le laisser tomber une fois fini ? Il en avait l’habitude. Il aurait aimer des amis sincères comme la bande. Le souci de la bande était qu’ils étaient les amis de Minako et par extension, les siens. Ils n’avaient pas d’ami propre à lui-même.

Ca lui faisait donc du bien que pour une fois il pouvait tout dire sans se faire insulter ou reprit. Ainsi il avait même osé glisser une insulte vers le Taisho du Kubyuu, Hamari n’en avait pipée mots. Avait-elle réellement cette faculté d’écoute? ou ne l' avait-elle juste pas écoutée préférant jouer avec ses cheveux? Comment savoir si Hamari n’allait pas être comme les autres et lui mettre des bâtons dans les roues en lui supprimant pour de bon son bandeau. Voilà aussi pourquoi il était coopératif. Il savait que son avenir de ninja était en jeu. Une fois de plus, il allait devoir se battre pour des miettes. Se battre pour ce qu’il avait déjà, son bandeau. La où nul autre n’avait de preuve à fournir et où on leurs accordent des avancements, des faveurs, comme Minako avec le Kubyuu car elle a réussi a le frapper, une fois, et ce uniquement grâce à lui. Lui allait devoir se justifier, encore, pour conserver ce qu’il avait.

Ken se secoua la tête, il sentait son esprit boucler encore une fois, ressassant les mêmes choses encore et toujours, il était en mode pleurnicherie ce qui l'agaçait lui-même. Il n’arrivait pas à tourner les pages lorsqu’il avait vécu des choses négatives. Pourtant il avait aussi connu des victoires ! Comme Matshu qui le considère comme un Matshujin, comme avoir aider Aizen à reprendre ses forces ce qui avait attiré la sympathie du héro de son adolescence, Raizen. Raizen, héros de son manga. Son préféré, Raizen, contre les momies de Mizu ! Lorsque Raizen compris qu’il était un nécromancien et stoppa l’invasion des momies par la seule puissance de son charisme en se mettant torse nue. Certaines momies en avaient perdu leurs bandelettes gagnant une déformation, comme une troisième main. Ken compris que bien plus tard l’allusion sexuelle. Ken oublia également Hideko qui était son amie, mieux, sa soeur avant d’avoir été celle de Minako. Une fois encore, il fit de peu de cas ses succès et d’une montagne chacune de ses défaites. Il se torturait encore et toujours, ne parvenant pas à sortir de son labyrinthe de martyr. Il aimerait pourtant trouver la sortie.


Soudain Himari lui montra une touche de sympathie, ou, était- ce de la politesse? Quoi qu’il en soit, Ken se contenta de hocher la tête en fermant les yeux dans un geste silencieux de gratitude. Elle semblait avoir eu un air attendri. Ken se détendit pour la première fois. Elle lui demanda alors ce qu’il attendait des autres pour atteindre son giri. Ken avait un air sceptique cela dit. Où voulait-elle en venir? Ken n’avait besoin de personne. Tellement habitué à se faire rejeter, alors, à quoi bon leur demander un service? Autant gagner du temps, qu’il se démerde seul. Hideko était l’une des rares personnes à qui il se sentait assez proche pour demander de l’aide. Peut-être est ce parce que c’est un garçon en réalité qui se fait passé pour une femme la plupart du temps ?

Ken réfléchi néanmoins à la question, il y réfléchi, encore, et encore. Il est vrai qu’a force de ne rien recevoir des autres, sachant qu’il ne pouvait compter sur personne, il avait fini par oublier ce qu’il pouvait bien leurs demander. A quoi bon demander de l’aide quand la réponse sera forcement non? Il le savait que trop bien. Il en avait pleinement conscience. Akio etait le parfait exemple. Le shinobi qui lui a proposé de l’aider et quand Ken accepta son aide, et qu’il se sentait de mieux en mieux. Akio ne trouva rien de mieux que de le regarder de haut, quand à la bibliothèque, il l’avait non seulement regardé de haut, mais écrasé, lui aussi. D’ailleurs, il se sentit honteux quand il avait presque eu envie de le laisser enfermer dans le genjutsu feintant l’envie de voir combien de temps il tiendrait.

Finalement, il répondit à la question.

— Pour ce qui est de Minako, pour moi, il n’y a rien à faire de la part de Kumo… Car elle est déjà bien entourée. Sans trop d'efforts elle a été acceptée par le Kubyuu. Par le Kubyuu elle est sous les ordres d’Akagi senseï. J’ai conscience qu’avec lui, je pourrais atteindre le chemin de la grandeur, tout comme il l'aide, elle. Pour revenir a Minako, elle ma moi, elle a nos amis. Elle ne manque de rien. Je ne vois pas ce que vous pourriez faire pour elle de plus que vous faites déjà? Peut-être la promouvoir Taisho parti comme ça? Ken eut un petit rire sans humour, signalant qu’il aurait aimé avoir une partie toute l’attention positive qu’elle recevait chaque jour. Elle recevait conseils et encouragement.

– Pour mon giri concernant d’obéir à nos shunins, nos jonnins et notre raikage… peut-être multiplier les occasions pour moi de me distinguer? Me mettre en équipe avec un shunnin fiable qui me pousserait en avant, qui me ferait confiance et en qui j’aurais confiance, comme l’officier Akagi. Vous savez, ma haine envers Aizen-sama est en partie motivé par ça non assistance quand je lui ai demandé de l’aide. Vous avez surement lu le rapport concernant mon… m…m…monn… M…meutre… j’ai paniqué en voyant Minako dans son plan idiot d’aguiché les malfrats. J’ai été voir Aizen sama, il ne ma pas écouté, il ma ignoré. Si il m’avais accompagné au moins pour vérifié que je ne dise pas de bétise. Il aurait vue mon original en proie a un horrible doute. Il aurait pu alors intervenir en utilisant l’art Nara. Il n’a rien fait. Il ne ma pas soutenu.

— Alors que moi je suis puni, il s’en sort sans égratignure ni réprimande. Le problème est que l’erreur d’Aizen-sama est bien trop répendu dans Kumo. Les shunnin attendent tout des gennins et dans leurs rapports dire "grâce à moi”. Mime t-il, des gillemets, avec ses doigts.

— Trop de chunnin ou Jonnin ne font aucun cas des génnins oubliant qu’ils l’ont été, si nous sachions tout, nous serions Jonin et pas genin, n'est ce pas? L’académie d’ailleurs n’a jamais réellement levé le petit doigt quand j’ai été…. j’....j….j… La voix de Ken s’étteint.

— On attend des gennnin qu’ils savent tout, qu’ils ne font aucune erreur. Si nous étions parfaits, nous serions jonnin et pas gennin. Je n’en veux pas totalement à Aizen-sama, il n’est qu’un shemas bien trop répandu. J’aimerais donc aider la prochaine génération de gennin à avoir cette chance que je n’ai pas eu, d’avoir des gens qui se soucis d’eux. Qui les voient pas comme des outils avant de les voirs comme des membres de Kumo. Tanaaa… La voix de Ken s'éteint une nouvelle fois. Il change totalement de sujet.

— Je pense que Kumo pourrait m’aider à atteindre mon giri donc d’une part en me permettant de percer les secrets des genjutsus. Je suis entrée récemment en possession d’une partition qui dépasse de très loin ma connaissance du genjutsu. Elle permettrait de plongé ma cible dans un etat de méditation alternative et profonde. Il paraît que….. Enfin bref. Ken s’arrèta là.

— J’aimerais que Kumo me permet avec l’aide de collègues aussi passionnés que moi, de percer le secret de cette partition capable de faire parler les morts et de lui trouver des applications éducatives, militaires ou mieux, pourrait servir au Kubyuu, ça rendrait leurs enquêtes tellement plus facile ! Vous n’avez pas idée. Interroger une personne récemment décédée sur son crime, récolter des indices. Est-ce seulement possible? Pour tout vous dire, j’aimerais parler à Raizen-sama de cette trouvaille. Il est le seul Nécromancien que je connaisse. Il est donc en contact avec les défunts, son aide me serait précieuse ! Jusqu’où cette partition permet d’aller?

— J’ai aussi mis au point un genjutsu capable de plonger une ou plusieurs personnes dans une arène d'entraînement mental. Les personnes peuvent tout faire comme se battre et même se tuer. Aucune importance car elles sont dans une illusion. Leurs corps ne subissent aucun dommage. Je les préviens avant de l'expérience et ainsi limite les dégâts traumatiques suite à l'expérience de mort.
Ken soudain s’arrête et se gratte les cheveux géné à propos de ce qu’il venait de révéler. En avait-il trop dit? avait-elle compris qu’il avait déjà trouvé des personnes pour ses expériences mettant des vies en danger? Ken fit la moue. Par chance, Minako et Akio ne semblaient avoir gardé aucune séquelle mentale ou émotionnelle.

— Ils ne font rien pour m’aider, même pire, ils me mettent des bâtons dans les roues c’est parce que pour vous, je suis un raté ! Je ne vaux rien ! Je n’ai l’appuie d’aucun chunnin alors que de nombreux gennin sont en équipe ou sont secondés par un chunnin qui les aide. Je ne dois pas en valoir la peine. J’aimerais moi aussi avoir du soutien comme celui de mes camarades. Tiens, regardez mon front. Mon épaule, aucune trace de bandeau. Oui, encore un baton dans ma roue. On me freine, encore, je dois encore me battre, encore faire mes preuves pour une chose que les autres non aucun effort à faire pour garder. Pourquoi ne suis pas soutenue? C’est pas moi qui ai la réponse malheureusement. Pourtant sans moi Minako aurait pas été au Kubyuu, sans moi Aizen-sama n’aurait pas pu avoir repris des forces suffisamment vite pour nous épauler contre les pirates. Lors de ma mission de Matshu avec Akio et Minako. A moi seul j’ai réussi a calmer un village entier à la limite de mettre les leurs à feu et à sang...

Malgré mes victoires, voilà où j’en suis… Je dois encore me battre pour faire mes preuves, encore. Je n’ai aucune reconnaissance. Je ne cherche pas forcement des félicitations même si ca me changerait des critiques. Je voudrais juste qu’on arrête de me freiner.
Quans Hamari lui demandait si les Kumojin se trompait à son sujet, Ken repartie pour un tour.



— Bien sur qu’ils se sont tous tromper à mon sujet. Je ne suis pas l’éternel perdant qu’ils aimeraient que je soit. Comment mieux m’aider ? En me rendant mon bandeau, en me soutenant, en reconnaissant mes points forts comme ils reconnaissent mes points faibles. Car pour les points faible, ils ne sont pas avares de mots.

— Une fois mon bandeau obtenu à nouveau, je pourrais avec leurs aides aller en institut pour explorer le monde paranormal qui nous entoure. Car je crois que le genjutsu au-delà des effets classiques qu’on lui offre, sa vrai valeur peut être curatif mais surtout viens du monde paranormal. La preuve avec cette partition ! Je voudrais percer le secret du genjutsu avec l’aide de l’institut. Ainsi nous pourrions aider Kumo à devenir plus solide. Peut-être même pourrions nous percer le secret de la résonance? Pour moi, elle touche forcément le genjutsu. Qu’elle soit d’illusion ou Yamanaka…. Tout le mystère est entier. Avec le genjutsu qu’ils m’auraient permis d’apprendre. Je pourrais en faire profiter l’académie, le Kubyuu, les médecins…

— En m’aidant à mieux cerner les secrets du monde paranormal et du genjutsu, Kumo aidera Kumo ! Je me sentirais utile. Je pourrais assisté le Kubyuu, l’académie… que sais je encore ?D’ailleurs j’ai déjà commencé sur cette voie avec mon Kusuri no Taisen… Voulez vous l’écouter? Sinon temps que j'y pense, vous voulez que j’aille chercher votre carnet par le biais d’un clone?


Ken prit son dizzi prêt à jouer pour Hamari tout en prenant la posture du singe, premier mudra du clonage.

_________________
Moi Ken, déclare que dés à présent, mon talent de musicien inondera le monde. Que ma musique atténue les blessures, que mes andante aident à se renforcer, que mon adagio ébranle les cœurs et les esprits. Que mes lento échauffent les amoureux et rajeunit le gâteux. L’Onkyoton réussira là où la guerre VA échouer.


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Dim 24 Avr 2022 - 15:46
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Himari Suzuri – Psychiatre de l’Institut.

La question d’Himari se voulait diriger pour Ken, pourtant la première réaction de l’enfant dans un corps d’homme fut de placer Minako dans le contexte. Ça réponse sur fond de jalousie, étonna quelques peu l’eisenin. Il semblait tenir sa compagne sur un pied d’estale et se disait incapable de vivre sans elle, peu ou prou, mais il semblait également jalouser profondément ses réussites. Himari n’avait posé aucune question sur elle pourtant Ken lui posait des questions rhétoriques. Appuyant l’impression qu’il avait que Minako recevait tout… Se besoin d’exposer des choses qu’Himari n’avait évoqué ne pouvait vouloir dire qu’une chose. Un profond sentiment d’injustice régnait dans le cœur du genin. Elle nota cette observation sans quitter des yeux le Daishi. Un trait noir coupa sa vision, d’une main habituée elle releva ses lunettes sur son nez et continua d’écouter avec attention.

Ken sauta de sa femme à ses supérieurs. Il parla notamment de Nara Aizen, qui semblait l’avoir abandonné. Bien sûr la psychiatre avait lu le rapport concernant le meurtre, écrit par Metaru Akagi d’une manière académique et dépourvue d’émotion. Elle pestait contre ce genre de personnage qui lui semblait trop froid pour pouvoir juger le genre humain. Elle-même n’était guère encline aux amitiés inutiles cependant elle savait fait preuve d’empathie pour tous. Tel un mélange non miscible, elle laissait les émotions des êtres qu’elle cotoyait la traverser l’emplir de leur somptueuse mélancolie afin d’en saisir l’origine, de les analyser et les codifier. Afin de prendre le recul nécessaire à la compréhension du comportement découlant du tumulte d’émotion créer par l’environnement social, les épreuves de la vie, les échecs et les réussites. Puis tel un amour éphémère une fois qu’elle en avait fait le tour, elle les laissait partir pour pouvoir emplir son être des nouvelles émotions d’une autre personne. Himari adorait son travail et sa chaleur non feinte, sa compréhension instinctive des mœurs du cœur, ne faisait pourtant pas d’elle une femme encline à aimer tout un chacun, elle avait juste cette faculté à penser à la nature humaine avant de rendre un jugement. Ce rapport impersonnel, factuel oubliait cet aspect, oubliait l’humain à son sens et elle maudissait ce genre d’approche. Il semblait que son patient haïssait le Nara, la suite de son discours évoquant une hiérarchie militaire incompétence. Incompétence dont l’image mental prenait la forme de Nara Aizen dans le subconscient de Ken. Himari nota se fait, les yeux toujours rivés sur son patient, une main jouant à nouveau avec ses cheveux.

De ses supérieurs, il poussa plus loin en parlant de Kumo dans sa globalité. Himari notait que par trois fois Ken s’arrêta au milieu de phrase comme se ravisant, décidant de garder pour lui sa pensée. Il souhaitait une école plus fédérée autour de notions plus humaines ou les encadrant seraient plus appréciateur et focalisé sur le bien-être de leurs élèves. Himari appréciait l’idée mais ne posa aucun jugement. Elle avait joui d’une éducation privée géré par son puissant clan. Les Suzuris. Difficile pour elle d’accepter ou réfuter les arguments de Ken. De toute manière l’oiseau à l’écoute n’émettait de thèse ou d’anti-thèse tout du moins, il ne les chantait pas à l’oreille de ses patients. Le jeune homme parla de ce qu’il pouvait approter à Kumo, comme cherchant à convaincre Himari et peut être bien lui-même qu’il serait utile à la société à l’instar de ses idées qu’il décrivait comme novatrices.

Il passa de son potentiel inexploité à la rancune à nouveau. Estimant que Kumo et la hiérarchie militaire ne faisait que l’empêcher d’évoluer. Himari, gardant la même expression calme et bienveillante, voyait doucement un pattern se dessiner dans son esprit. Elle voguait sur les émotions que partageait Ken et commençait à en découvrir la carte. La jalousie, l’anxiété, La rancune, l’incompréhension, l’amour... La jalousie, l’anxiété, la rancune, l’incompréhension, l’amour... Il semblait bien à l’eisenin que seul l’amour qu’il portait pour Minako servait de radeau l’empêchant d’être englouti par le flot de ses émotions négatives. Un radeau bien précaire pour lutter contre toutes ses forces obscures.

Finalement, il termina sur des notes plus positives concernant son potentiel, ainsi une lueur existait aussi, celle d’apporter son aide et de devenir un pilier de la société Kumojin à travers son art. Elle devrait bâtir autour de cette volonté très certainement pour l’aider à s’émanciper de ses pensées obscures mais aussi pour l’aider à voir que son unique radeau de soutient pouvait être renforcé et devenir un fier navire, s’il ne gardait pas le nez plaqué contre celui-ci. Il lui proposa d’aller chercher son carnet oublier mettant fin à son monologue sur cette main tendue.

« Merci, monsieur Daishi mais c’est inutile, la gourde que je suis va utiliser ses petites gambettes et aller le chercher une fois notre première séance terminée. »

Elle détermina rapidement l’heure en regardant par la fenêtre de son bureau, constatant que le soleil déclianait et continua :

« C’est incroyable comme le temps passe vite quand on est en compagnie intéressante ! Je vous jure, monsieur Daishi, vous avez des questions qui mérites réponses réfléchies. Notre session touche à sa fin, je vais vous questionner une dernière fois pour aujourd’hui ! Quand vous aurez répondu nous nous arrêterons et je vous propose d'écouter votre Kusuri no Taisen plus tard peut être à la fin de notre prochaine séance! Quand dites vous, monsieur Daishi?»

Sa main s’arrêta soudainement de triturer ses cheveux et de l’autre elle posa sa plume. Elle croisa les jambes derrières son bureau et posa ses mains sur ses genoux puis elle ajouta :

« Vous m’avez exposé, comment Kumo pourrais vous soutenir plus efficacement, où le village vous avez laissé tomber. Maintenant j’aimerais savoir où vous pensez avoir échouer ? Kumo à émit un jugement et comme vous le dites vous mets une nouvelle fois à l’épreuve. J’aimerais savoir, ce que vous estimez être de votre responsabilité réellement, quels seraient les tords de votre fait et que vous devriez améliorer ? »

HRP:
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Mar 26 Avr 2022 - 22:45
Ken eu une moue un peu déçus, son plan n’aura pas lieu d’être. Impossible de voir ce qu’elle avait écrit sur lui, pourtant c'était une bonne occasion. quoi qu’il en soit. Il garda le silence attendant la suite des questions. Au loin, il entendait des cris, un bruit, comme un ballon frappant près de la fenêtre. Il n’en était pas certain. Au vue de la hauteur, ça paraît incroyable. Il tenta de déchiffrer sur le visage d’Himari si elle le traitait comme les Kumojin le traitait, ou, si elle était un des cas isolés comme Minako, ou leurs bandes.

Quoi qu’il en soit, elle le remercia chaleureusement, enfin à son goût. Elle était bien élevée, chose étrange. Elle ne devait pas être née a Kumo pensa-il. Elle parlait de première séance, chose qui le tiqua. De combien de séances parlait-on? Une dizaine? Un millier? Deux ? Il aurait du poser la question plus tôt, maintenant, il se dit que c'était bien trop tard. Qu’importe le nombre de seance, il devrait toutes les faire. Autant simuler une bonne coopération afin de regagner son bandeau. A pars parler de lui même qu’a t’il gagner avec cette séance? Il faudra surement attendre quelques séances? Bien qu’il était très sceptique sur l'intérêt de ses dernières, il joua le jeu.


Tout comme Himari, il regardait par la fenêtre à nouveau, le son avait cessé depuis longtemps, par contre, les premières lampes de papier furent allumées. Le soleil déclinait peu à peu. Himari lui dit qu’elle se trouvait en compagnie intéressante, il en rougissait avec un rire nerveux. Elle lui dit qu’une ultime question l’attendait. Il pourrait alors y retrouver Minako qui l’attendait sans doute avec impatience. Elle lui dit qu’elle écoutait son Kusuri une autre fois, probablement à la fin de la prochaine séance. Minako aussi usait de cette formulation. Une façon poli pour dire” non, je ne souhaite pas écouter ta merde, mais j’espère que tu oublieras que je t’ai proposée de l’écouter la prochaine fois, ainsi je n’aurait pas à le supporter”.

— A vous de voir… je ne vous forcerai pas, sauf si nous nous battions côte à côte contre un ennemi commun. Nous verrons donc plus tard, ou pas.

Ken fut intrigué, pour la première fois, elle changea d’attitude. Fini la posture désinvolte en jouant avec ses cheveux. Elle prenait un air sérieux. le fixant à nouveau, posant sa plume. Ou voulait-elle en venir?

Sa curiosité fut rapidement satisfaite, aprés avoir dit comment Kumo pourrait l’aider, comme celon lui, Kumo la laissé seul. Himari voulait connaitre ses echecs. Les points d’amélioration à avoir. Biensur, il ne peu pas parler du meurtre puisque il avait accusé Aizen de ne pas avoir fait son devoir, il avait bien sur sa part de responsabilité qui d’ailleurs il l’avait aussi admis.

— Je me suis pour ainsi dire formé seul. Le taijutsu ne m'intéressais pas étant jeune, et au jour d'aujourd'hui, cette discipline m'intéresse un peu plus mais si je peu éviter le combat, je vais l’éviter. J’ai toutefois fait du tord à mon premier sensei, ma grand-mère ainsi qu’a mon premier sensei de l’académie, Tanako sensei rejetant totalement leurs éducations, leurs cours... J'ai honte aujourdhui.

Bien que je ne suis pas totalement d’accord avec Kumo je dois avouer que parfois, PARFOIS, il y a du juste…

Ken réfléchi pour bien choisir ses mots.

— A l’examen des gennins. On m’avait dit qu’il etait important de ce démarquer, car les personnes qui nous regardaient étaient des clients potentiels ! Ainsi, moi qui aime la musique, si j’avais séduit un client qui avait besoin de musique, alors, il aurait pu faire appel à moi. J’ai pris se conseil à la lettre.

Ken réfléchi encore un peu.

— Au lieu de prendre cet examen au sérieux, je l’ai pris comme un jeu afin de donner du spectacle aux gens. Ainsi par exemple, je me suis dréssé sur les épaules de mes clones en hurlant Onkyoton ! Ha ca oui j’en ai donné du spectacle !!! Mais Ca n’a pas été du gout de notre raikage ni de Keisuke qui m’ont insulté au lieu de me soutenir. HAAAA Si je n’avais pas écouter ses conseils débile ! J’aurais peut être séduit le Kubyuu ou le pôle scientifique, mon manque de sérieux fait que je n’ai pas été approché des principaux commanditaires. Bien que j’ai séduit énormement de monde dans le public. Pas les bons visiblement.

Ken sourit maussadement.

— J’ai promis a plus d’une personne que je chercherais dorénavant à être un peu plus sérieux à l’avenir. Ce même manque de sérieux m'a valu d’être mal vue de certain de mes camarades comme Akio. Il n’avait promis d’être là pour me soutenir mais, comme quasiment tout Kumo, il a fini par me tourner le dos.

— Sinon, je ne sais pas… je n’ai jamais trahi, je n’abandonne jamais. J’essaye d’avoir la victoire humble… J’ai peut-être trop tendance à me plaindre? Je sais pas… Je n’ai pas d’épaule de soutien moi, mes victoires, je les dois à moi seul…

Ken préféra ne rien dire au sujet du carnet qu’il a voté sur précisément, la personne qu’il avait tué volant des preuves au Kubyuu, ni sur la traque d’un groupe de malfaiteur que Minako et lui traque du nom du triangle. Il savait que si il crachait le morceau, il ne perdrait pas seulement son bandeau mais aussi sa liberté. Minako plongerait sûrement avec lui. Il se demandait encore qu’est ce qui lui avait passé par la tête de volé un document aussi précieux à la barbe du Kubyuu. C'était précisément là sa plus grosse erreur, son coup de poignard dans le cœur de Kumo.

Il laissa échapper un pet d’inquiétude à l’idée que le triangle continue à frapper.Peut- être que le Kubyuu aurait démantelé le groupe si il n’avait pas commis le larcin. Il était persuadé que le Kubyuu l’aurait accepté, il était sûr alors d’avoir de quoi attaquer le groupe, de les arrêter et ainsi, Minako et lui auraient été vue comme des héros. Aizen lui même n’aurait pas eu d’autre choix que de reconnaitre le génie de Ken. Hélas, rien ne s’etait passé comme prévus !

Tout était gâché ! Keisuke lui avait mit un pied au cul l’excluant presque du Kubyuu ne lui daignant pas un seul regard. Minako elle, était limite la chouchou Ken ne voulait pas que Minako tombe et pour ça, il ne devait absolument pas parler du carnet. Le garder pour lui, coûte que coûte ! Au diable Himari, jamais elle ne saura quoi que se soit au sujet du carnet !

Ken alors trouva un stratagème pour détourner Himari de sa longue hésitation suspecte.

— Mes phobies… que ce soit Suiton, j’ai peur de l’eau depuis quelles ont…. enfin…. elles m’ont…. hummm…. elles…. pardon en parler m’est pénible. Je n’ai jamais rien fait pour me débarrasser de mes phobies que ce soit des femmes ou du suiton, de toutes les eaux d’ailleurs… Me doucher m’est pénible mais heureusement, je peu me laver. J’aimerais aussi de l’aide à se sujet…

“Esperons que cette révélation ne lui met pas la puce a l’oreille sur autre chose…. qu’elle con, pourquoi j’ai aussi longuement hésité? J’espère que je réussirai a garder le secret sur le carnet. “

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Moi Ken, déclare que dés à présent, mon talent de musicien inondera le monde. Que ma musique atténue les blessures, que mes andante aident à se renforcer, que mon adagio ébranle les cœurs et les esprits. Que mes lento échauffent les amoureux et rajeunit le gâteux. L’Onkyoton réussira là où la guerre VA échouer.


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Dim 15 Mai 2022 - 19:33
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Himari Suzuri – Psychiatre de l’Institut.

Himari écoutait le jeune Daishi s’enliser dans une réponse en plusieurs actes qui le portait vers son éternel apitoiement personnel. Au final, la seule chose qu’il estimait digne d’un certain regard était son manque de sérieux. L’auto-critique n’était pas son fort, il s’agissait d’un trait commun des personnes à l’esprit faible, il fallait concéder. Malheureusement Himari voyait se dégager ce genre de conclusion après seulement une journée de travail avec Ken. Beaucoup d’apitoiement, beaucoup de rancœur et de jalousie. Peu d’amour propre. Un cocktail explosif qui pourrait facilement voler le patronyme de son homologue russe, tout du moins métaphoriquement parlant. Un cocktail pouvant rapidement amener quelconque individu vers le bord vers un précipice. Chacun en possédait un. Le précipice où on apercevait un fleuve dont sa course se fracassait sur d’imposant rocher. Le précipice était commun les flots qui coulaient à ses pieds différents, chaque être humain qui foulait cette terre risquait un jour dans leur abime. Pour Himari, elle dont la profession exigeait une connaissance étendue de l’autre et donc avant tout de soi-même, il s’agissait de l’indifférence. Elle savait que les afres de la vie la poussait dans son précipice, elle deviendrait indifférente aux autres, elle serait aussi froide extérieurement que son cœur pouvait déjà l’être intérieurement. Elle deviendrait une vielle femme solitaire haït de tous, elle redoutait se destin mais la connaissance son meilleur atout pour l’éviter.

Le précipice de Ken, lui tendait les bras et des mains invisibles le poussaient vers celui-ci. Elle le voyait clairement dans ses yeux tourmentés, dans ses hésitations qui en disait autant que ses longues paroles. Elle devait maintenant nommées chacune de ses mains et les tranchées une à une. Afin de lui éviter d’être avalé par ses flots qu’elle n’avait pas encore identifié. Certaines de ses mains lui apparaissaient clairement. La jalousie par exemple. Elle ne s’y attaquerait pas en première, main bien trop puissante et difficile à trancher. Non elle commencerait par les plus évidentes. Sa phobie de l’eau et sa jalousie des autres. L’Eisenin regarda Ken et sourit quand il eut finit, elle passa une main dans ses cheveux et entreprit de jouer avec ses boucles à nouveau :

« Très bien Monsieur Daishi. Je vous remercie pour cette entrevue riche en information. On va s’arrêter la pour aujourd’hui. Nous continuerons dans trois jours même heure. Je vous attendrais dans mon bureau. Soyez sans crainte je vais faire de mon mieux pour vous aider. »

Elle se leva et le raccompagna à la porte. Lorsqu’il sortit, elle verrouilla, déverrouilla, re-verrouilla la porte.

~~~~

Trois jours plus tard, Himari faisait les cents pas dans son bureau. Elle attendait l’arrivée de monsieur Daishi. Elle entendit toquer à la porte et releva ses lunettes d’un geste rapide. Elle se déplaça et s’assit sur sa chaise derrière son imposant bureau puis invita Ken à entrer. Avant même qu’il ne s’assoit la Suzuri prit la parole :

« Bonjour Monsieur Daishi ! Prenez place ! Je me suis préparé pour vous aujourd’hui ! J’ai réfléchi longtemps afin de m’assurer de la meilleure approche. Nous avons pas mal échangé lors de notre première séance et j’ai décidé de commencer le traitement aujourd’hui. Cela ne sera pas forcément agréable mais cela devrait vous aider ! J’en suis convaincue ! Vous me disiez vouloir de l’aide concernant votre phobie de l’eau et je compte donc commencer par ça afin de vous montrer que je suis de votre côté. Nous sommes un équipe dont le but et de rendre votre esprit plus fort. »

Sur le bureau une bassine d’eau rempli à moitié, dont la profondeur permettait largement d’y plonger une tête. Ken ne sembla pas rassuré à cette vision, Himari se déplaça et faisant attention de ne pas s’approcher trop de Ken pour éviter d’ajouter à sa nervosité, elle entreprit d’expliquer l’exercice.

« Cette bassine d’eau sera notre support d’exercice aujourd’hui. »

Elle se racla la gorge et replaça ses lunettes sur son nez :

« Je veux que vous placiez votre main dans celle-ci, jusqu’à touché le fond puis garder là dans la bassine jusqu’à ce que je vous le dise »

Ken avait affirmé pouvoir se laver, elle estimait que cette première marche ne serait pas trop dure. Elle le laissa faire à son rythme sans le presser, lui souriant quand il la regardait l’encourageant muettement. Une fois qu’il eut franchit cette étape. Himari ajouta :

« Bien Monsieur Daishi. Maintenant je veux que vous fermiez les yeux… je veux que vous fermiez les yeux et que vous inspiriez, bloquer votre respiration deux secondes puis que vous expiriez très lentement. Faites cela cinq fois s’il vous plait. »

Himari souhaitait qu’il soit calme pour la suite de son travail et savoir gérer sa respiration aider à calmer son rythme cardiaque enfin elle termina :

« Maintenant je souhaiterais que vous me racontiez d’où vous vient cette phobie de l’eau. Garder les yeux fermer et la main dans la bassine. Quand vous sentez que vous paniquez, arrêtez vous recommencer l’exercice de respiration puis reprenez. Vous pouvez vous arrêter à tout moment mais cela ne vous aidera pas, cependant je respecterais n’importe qu’elle de vos choix. »


Himari se replaça derrière son bureau, restant debout cependant pour conforter Ken dans l’idée qu’elle ne sera pas proche de lui pendant l’exercice.
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Daishi Ken
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Dim 22 Mai 2022 - 11:04
Le fumet de sa soupe embaumée son esprit de mille délices. Refusant d’y goutter, l’homme préféra dans un second temps de manger son repas avec le nez. C’était une pratique peu courante par le commun des mortels qui se privaient d’intensité. Ils se contentaient de mettre le repas dans la bouche, mastiquer deux ou trois coups et d’avaler sans y songer, mais pas lui. Le shinobi avait perdu déjà dix minutes de son temps pour manger avec les yeux. L’eau pour commencer, légèrement coloré annoncait une soupe légère, le persil et les morceaux de lotus rt de Konjac donnait un effet féerique que bien trop de gens etaient incapable d’apprécier. Son corps se mit a tremblé de désir aprés avoir portée l’eau à la bouche. La chaleur se diffusait dans tout son être. Il se sentait ragaillardit et reprit des couleurs oubliant un peu la session de reprise en confiance en soit par Himari. Lorsque le lotus se fit écraser entre ses dents, Ken ferma les yeux pour pouvoir manger avec les oreilles, appréciant le bruit de sa mastication. Enfin, il avala le tout et senti son corps se soulager et se détendre. Il eut enfin le courage de raconter pleinement sa journée à sa femme.

— Je me demande si j’ai eu raison de me confier autant à elle. Tu vois, elle à mon destin entre les mains, j’ai dû lui apparaître tellement faible. Toutefois, en lui racontant ma vie, je ne sais pas ce qui s’est passé, je me suis senti parfois ridicule. Je ne sais pas pourquoi. Est ce que tu as déjà ressenti ça mon cœur ? Tu sais ? Penser que tu es à plaindre, et au moment de te plaindre, te rendre compte du ridicule de la scène ? Je ne peu revenir en arrière, si jamais elle décidait que je ne valais rien alors, je perdrais mon bandeau pour de bon ! Qu’est ce qui ma prit de faire ca ? Je m’affiche comme un faible encore… J’en ai tellement marre. J’ai suivis ton conseil et je m’ouvre à elle, sans rien oublier. J’espère juste que ca donnera quelques choses de positif !

Ken continua a raconté sa journée aprés avoir repris de la soupe pour se détendre et permettre à Minako de rebondir sur ce qu’il venait de dire. Elle tenta de le rassurer.

— Je lui ai dis combien je trouvais les Kumojin étaient tous indignes de confiance, entre Aizen qui était supposé être là pour nous et ma trahi. Tout comme Akio qui s’était proposé d’être là pour moi et ma quasiment fait passé pour un gros naze. Je lui ai tout raconter, absolument tout. Bon, se qui est fait est fait mais j’ai peur que ça me porte préjudice pour mon avenir de ninja. Je pense que à partir de demain, je vais tâcher de lui montrer une facette plus confiant, lui montré que je ne suis pas totalement cassé. J’en ai tellement marre de me faire souffrir pour ce que des salops m’ont fait. Tu n’arrêtes pas de me le dire, je dois arrêter de me torturer mais je n’y arrive pas. C’est comme si j’etais malade, que je me bloque sur chaque pire moments de ma vie et que je faisais des retours en arrière afin de me faire punir. Tu me la dis, j’ai pas voulu t’écouter. Je me rends compte ce soir que tu avais raison…

Après avoir repris de la soupe, il continua.

— Cela dit, je t’écoute maintenant, j’ai accepté de jouer le jeu, je lui ai tout raconter sans rien omettre. J’espere que elle, elle ne suivra pas le shemas habituel et ne me trahira pas ! Je me demande aussi pourquoi je n’arrive pas à faire ça avec les bons moments. J’adorerais me passer en boucle nos nuits d’amour, j’adorerais entendre ta voix me répéter indéfiniment combien je suis quelqu’un de merveilleux. J’adorerais me remémorer sans cesse notre promenade sous les cerisiers lors du Matsuri de cette année. Qu’est ce que tu as été divine dans ton Yukata bleu marine. Hummmm J’espère qu’elle m’aidera à comprendre pourquoi je me torutre ainsi, pourquoi je n’arrive pas à effacer les crasses que l’ont me fais, pourquoi je ne parviens pas à passé outre. Il y a aussi notre mission a Matshu, pourquoi je reste bloquer sur la trahison de Aizen ? J’espère que Himari san saura m’aider !

Ken mangea encore de sa soupe. Il allait continuer mais Minako souhaita habillement le faire changer son esprit en lui proposant une sortie nocturne dans le jardin, écouter les dernier criquets de la saison tout en lui racontant sa journée

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Trois jours passent

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Sur le chemin, Ken se remémora la veille, quand il creusa dans le terrain vague du dojo afin d’aplanir le terrain, c’était sa propre thérapie. Il y fit une découverte surprenante, une boite en bois usée par le temps mais toujours intacte. Il y lu une inscription intrigante. « pour la future génération de la famille Metaru ». Il voulait l’annoncer à Minako mais rentrée tard, elle n’avait pas été présente pour partager sa joie. Il rangea alors le coffret dans un coin et se jura de l’ouvrir avec elle dans les jours à venir. Que pouvait-il bien contenir ? Il secoua son visage car il était enfin arrivé devant le bureau de son médecin. Il toqua à la porte en effectuant une courte rythmique joyeuse. A sa grande surprise, Himari était tout autant enjouée que lui, voir plus encore ! Il n’eut pas le temps de venir s’assoir qu’elle lui annonça le programme du jour a peine après lui avoir demandé de prendre place sur le siège. Elle le rassura d’emblée en lui annonçant qu’ils étaient dans la même équipe, il apprécia qu’elle rebondisse ainsi sur le fait que Kumo à perdu totalement sa confiance. Pour ainsi dire, Himari serait sans doute l’une des dernières Kumojin à qui Ken voulait bien faire confiance avant de se refermer à jamais face à eux. Elle avait prévu une épreuve apparemment difficile. Ken regarda partout dans la salle, il n’y avait rien en particulier. Avait-elle prévu un genjutsu ? Un genjutsu utilisant une bassine ? Allait-elle amplifier l’effet de noyade  en renforçant le genjutsu par un aspect du réel ?

Il prit une attitude déçus qu’il ne parvenait pas à effacer quand elle lui raconta en quoi consistait l’exercice. Mettre sa main dans le fond.

« Elle me fera sûrement un genjutsu, sinon c’est nul... ».

Il plaça sa main au-dessus de l’eau pour apprécier la température de l’eau. Elle n’était ni chaude, ni froide. La température ambiante rendait l’eau agréable. La peur toutefois de subir un genjutsu le mit mal à l’aise. In ferma le poing et rouvrit la main plusieurs fois avant de l’immerger jusqu’a touché le fond de la cuve de bois.

L’homme continua a suivre les instructions de son médecin, il ferma les yeux et souffla toute l’air de ses poumons, bloqua pour les remplir enfin et bloqua à nouveau. Il en oublie peu à peu l’eau.

Il se remémora l’un de ses rêves. Un jeune garçon, lui ? Le garçon était devant une vieille dame sans cheveu habillé de pied en cap tout de noir. Une prêtresse ? Elle lui dit alors de placer sa main dans une boite, qu’il va ressentir une démangeaison, puis des picotements, enfin des brûlures pour finir, sentir sa peau se disloquer ses chairs être à vif. S’il pensait à retirer sa main, alors elle lui planterait une dague empoisonnée. Ce qui lui sembla étrange dans son rêve etait un mantra pour le moins étrange que se raconter le jeune homme pour se donner du courage.

Ken patienta en continuant ses exercices de relaxations mais il n’y avait toujours pas de genjutsu. Ou voulait-elle en venir ? Soudain, elle dévoila son plan, du moins, pour le moment. Elle voulait qu’il lui raconte l’histoire sur la phobie, e ne jamais ouvrir les yeux ni retirer la main de la bassine. Il sourit en pensant au garçon dans son rêve. Un certain Pol ou Pole au nom de famille trop complexe pour être pleinement souvenu. Cela n’avait aucune importance aprés tout. Il se concentra voyant qu’elle n’avait aucune intension de lui faire subire de genjutsu. Cela le rassura un peu. Bien qu’il avait dépassé se stade, comment pouvait-elle le savoir ?

— Alors… tout a commencé durant mes études à l’académie. Une amie à moi, Kaori avait été victime de camarade de classe. Kaori Suzuri. Elle a été leurs victimes jusqu’a ce que je m’en mêle. Elles ont décidé de s’en prendre à moi. Le quatuor Jashin. Kyoko, Manara et les jumelles… Je, j….

Ken inspira fortement, trembla sur sa chaise l’eau fit beaucoup de renoues, il avait envie de retirer sa main, mais tout comme Pol, il refusa d’en arriver là. Il serra le poing dans l’eau et écrasa ses paupières tellement il fermait les yeux avec fermeté. Il prit un long moment pour se détendre à nouveau.

— Le quatuor Jashin, elles m’ont pris pour leur jouet. D’abord c’était rien de grave. Des insultes, Des claques, des exigences comme mon obligation de m’isoler et rester avec elles. Puis porter leurs affaires. Elles ont commencé ensuite à me cracher dessus, a me mettre des coups plus violent. Elles finirent par se servir de moi pour (CENSURER afin de rester Forumactif friendly car viole humiliation… se qui explique qu Ken à la phobie des femmes et d’être touché.). Personne à pris soin de les arrêter. Sans doute parce que Kyoko est issu d’une classe sociale supérieur ? Que son père etait haut placé dans l’académie ? Quoi qu’il en soit. Ma grand-mère n’avait pas pris la mesure de ma souffrance ou est ce qu’elle espérait que je me défendent ? C’est ce que j’ai fait mais à quatre contre un… je n’avais aucune chance. Pourquoi l'académie n'a rien fait?

Ken frissonna encore une fois et reprit le temps pour se calmer. Son visage se mit à rougir fortement.

— Tandis que Kamiko s'amusait à détruire ma réputation en collportant de fausses rumeurs à mon sujet, certains en ont eu marre. C’est la que Koyama par exemple a voulu me défendre en s’en prenant aux filles. Comme représailles elles m’ont fait souffrir comme jamais. Megumi alors à commencer a testé des genjutsus sur moi je m….

Ken faillit ouvrir les yeux en pensant à la chouette. A chaque fois que Megumi lui lançait un genjutsu, elle signait en incerant dans son esprit son visage avec des yeux de chouettes à la place de ses yeux humains. Ken se remémorait ses souffrances, parfois il tombait dans les pommes se saisissant le crâne de douleur. Il dut reprendre son exercice et reprendre son calme. Des plaques noires sorti de son visage qui maintenant le brûlait fortement.

— Puis, un jour. Alors que Megumi me torturait avec ses yeux de chouette, sa soeur continua à détruire mon honneur, pendant que Manara puisait dans mon sang Kyoko de son côté m’appela en me proposant de me détendre. J’ai accepté son offre en m’allongeant dans l’eau en faisant la planche. A coté d’elle. Il lui arrivait parfois d’être gentille, mais cette fois, elle m’informa vouloir m’offrir à son dieu. C’est la qu’elle avait utilisée ses facultés Mitsudo pour m’enfoncer le visage…. HO MON DIEU…..

Ken pleura a chaude larme et failli ouvrir les yeux en abandonnant l’exercice. Il pleura si fort sa main etait au trois quart sortie de l ‘eau mais il était déterminé a tourné la page. Il sera les dents en pleurant fortement. Il ouvrit la bouche mais eu peur en entendant son cri. Il n’avait rien d’humain, c’etait un beuglement bovin. Cela le troubla tellement qu’il en oublie quelques instants l’exercice. Il luttait à présent pour que Kiwe’an ne le surmonte pas. Une guerre intérieure avait lieu.

C’était comme s’il perdait conscience. Il luttait pour ne pas se mettre en colère. Déjà sa main hors de la bassine sauta sur sa joue qui présentait presque comme une très courte barbe sur l’ensemble de son visage qui le gratta. Son visage piquait si fort. Sa main sauta de sa joue a sa bouche, de sa bouche a son front, du front au cou et du cou a son nez qui était maintenant comme écrasé sur son visage. Kiwe’an gagnait du terrain lui déformant le visage de douleur. Il prit peur à nouveau et se remémora l’exercice.

Avec grande difficulté, il respira profondément, l’animal perdait peu à peu du terrain.


— Désolé… j…. Dit-il d’une voix roque qui n’avait presque rien d’humain.

— Akagi sama avait déjà commencé à m’aider à ce sujet en me forçant a me noyer dans un lac. Dit-il en serrant les dents.

Ken ne parvint plus à desserrer les dents, il ne se rendit pas compte du quiproquo possible de ce qu’il venait de dire. En réalité, Akagi s’etait volontairement immergé dans le lac demandant a Ken de le sauver. Il avait mis tellement de temps à oser sauter. Sans surprise, il s’était noyé mais avais réussi a aller au dela de la peur, pour Akagi. Ken se rendit compte soudainement qu’il avait intégré injustement Akagi dans le lot « Kumojin indigne de confiance » alors que jusqu’à preuve du contraire, il avait été comme un mentor pour lui. Lui prodiguant courage, conseil et respect.
Kiwe’an n’abandonnait pas, l’homme devenait à nouveau un Akuma. Sa fierté ne voulait rien lâcher. Une guerre interne pour la possession du corps avait lieu. La bête recula à nouveau mais ne céda pas pour autant. Pour une fois, l'homme lui tenait tête mais il n'avait déjà presque plus de volonté.

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Moi Ken, déclare que dés à présent, mon talent de musicien inondera le monde. Que ma musique atténue les blessures, que mes andante aident à se renforcer, que mon adagio ébranle les cœurs et les esprits. Que mes lento échauffent les amoureux et rajeunit le gâteux. L’Onkyoton réussira là où la guerre VA échouer.


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Le Kendo, ou, la voie de Ken FT Himari Suzuri

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