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Sceller le Démon intérieur [Meikyû Raizen]

Anaï Eyana
Anaï Eyana

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Ven 15 Avr 2022 - 16:16
@Meikyû Raizen
Été 204

Une fois à l’intérieur du village, l’Anaï pouvait constater les dégâts qu’avait infligé l’occupation du soit-disant Empire du Feu. Nation s’étant formée pendant son absence, elle avait eu vent des rumeurs d’annexion de Kumo par ces derniers. La célèbre assemblée, haut lieu de pouvoir n’était désormais plus qu’un amas de cendre. Même si le village semblait se mettre à la tâche de la réparer, l’ensemble du bastion militaire semblait avoir pris un coup, comme un lendemain de siège.

Eyana avait eu du mal à pénétrer à l’intérieur des murs d’ailleurs, une certaine Hideko l’avait questionné longuement sur l’ensemble des motivations qui l’amenait et sur qui elle était, en tant que personne. Si elle n’avait pas pu dissimuler sa pratique des arts ninja, son appartenance au village caché de Kiri avait pu au moins être dissimulé. Aucun doute qu’elle ne serait pas rentrée si cette information était connue. La Céleste n’était pas là pour faire de l’espionnage de toute façon.

Flânant à sur le pavé de la Capitale militaire, elle restait émerveillée par l’environnement de Kaminari No Kuni. Venir à Kumo était également pour elle comme des vacances, un moyen de se reposer et de s’éblouir les pupilles face à un tel spectacle naturel. Mizu devait provoquer probablement le même sentiment chez bon nombre de voyageurs, pour l’Anaï, c’était tout simplement chez elle et même si elle adorait son pays d’origine et ses grandes étendues d’eau, ses transports navals, ses plages et la vie insulaire, il n’y avait plus de quoi l’éblouir. Elle prit le temps de goûter une spécialité locale, le bonheur passant évidemment également par le ventre, chose que lui avait bien enseigné l’une de ses rencontres dans le Pays du Feu, Akimichi Chi. Tous paraissaient parfait au point que si elle n’avait pas été autant patriote, la Kirijine aurait pu songer à déménager.

Sa destination était cependant le complexe Shinobi où se trouvait le bureau de Meikyû Raizen, le Raikage. Après une année passée à Kaze auprès du clan Meikyû, Eyana avait finalement été redirigé à Kumo en direction du Chef du village pour accroître ses connaissances en Fûinjutsu et surtout analyser son problème démoniaque. Si la voix était étrangement calme à Kaminari, elle restait parfois un petit grésillement de fond ne pouvait s’empêcher de commenter tout ce qu’elle faisait. Zushakon comme la Céleste l’appelait, était son démon intérieur. Verrouillé derrière une pléthore de Fûinjutsu visant à empêcher la possession de la Mizujine, elle s’était longuement renseignée et entraînée afin de retourner à Hayashi pour tenter de détruire ou dominer le Démon, Kumo était en fait son arrêt final avant la grande confrontation. En réalité, la question de savoir si le Démon était bien réel ou source des fantasmes de l’Anaï était un secret que seuls ses Maîtres en Fûinjutsu et les Moines d’Hayashi connaissaient.

Au sein du Complexe, elle formula sa demande et on l’invita à patienter… Longtemps. Très longtemps. Elle s’y attendait, elle avait précisé être une envoyée du Clan Meikyû de Kaze, mais elle ne savait pas vraiment si une lettre la précédait. Peut être que le Premier Cercle avait averti Raizen, mais il restait le Raikage et elle se pointait tout de même sans rendez-vous. Mais elle acceptait la fatalité, si elle pouvait être reçu, cela vaudrait le coup.

[…]

Ses mirettes se détournant régulièrement du mur qu’elle fixait alors qu’elle sombrait à moitié dans le sommeil, Eyana dû être appelé au moins trois fois avant de réagir que c’était à elle qu’on s’adressait. Vaquant dans son imaginaire, elle était dans la réflexion de l’organisation de son voyage retour, du passage par Hayashi, avant peut être, d’enfin retourner à Mizu après deux années d’absence.

Jônin : « Anaï Eyana, de Kaze !? Dernier appel. »

Se redressant brusquement alors qu’elle était avachie sur son fauteuil, la Céleste venait rapidement se pointer devant le Jônin assurant visiblement l’assistance du Meikyû.

Eyana : « Oui, c’est moi, je suis présente. »

Droite, mais encore un peu endormie, l’Anaï regagnait peu à peu sa lucidité et réfléchissait rapidement à ce qu’elle allait dire au Raikage une fois devant lui.

Jônin : « Suivez-moi, il va vous recevoir. »

En silence, dans ses pensées, elle suivit le Ninja supérieur qui vérifia rapidement par le biais d’une palpation qu’elle ne portait aucune arme. Même si c’était le Raikage, il fallait toujours veiller à protéger une personnalité importante, aussi puissante soit-elle. Elle était vêtue d’une petite chemise que lui avait donné Hideko justement, après l’avoir vu arriver torse nue au village et d’un short court. Elle était habillée léger pour profiter du soleil du pays de la foudre. Pénétrant à l’intérieur du bureau, elle venait rapidement faire face au Seigneur des Nuages. Le Meikyû vivant le plus puissant du Yuukan. En signe de respect pour le rang et la légende de l’homme, Eyana vint poser un genou à terre face à lui et baisser la tête.

Eyana : « Ohayo Gosaimasu Raikage-Sama. Je me nomme Anaï Eyana, je viens de Kaze No Kuni, dont vous revenez également si mes informations sont bonnes. Je suis envoyée par le Premier Cercle Meikyû. J’ai séjourné auprès d’eux durant une année afin d’apprendre le Fûinjutsu et ils m’ont dit qu’il n’y avait pas plus grand Maître que vous. »

Il n’était pas là question de le brosser dans le sens du poil, mais simplement de reconnaître un homme d’exception quand il était présent. Il n’y avait rien à nier en ce qui le concernait, ayant fait face plusieurs fois au Dieu du Désert et étant toujours vivant en plus d’être Raikage, c’était un homme de haut fait.

Eyana : « Je me doute que vous n’avez pas le temps de me prendre sous votre tutelle. Mais je viens vous faire part de mon problème singulier, si vous êtes bien entendu prêt à l’entendre. Je ne suis plus autant démunie qu’au début de ma quête, mais je suis toujours en quête de personne pouvant m’aider. »

Marquant une pause, la Céleste venait également ponctuer la finalité de son introduction par l’information que le clan Meikyû voulait qu’elle transmette.

Eyana : « Même si avec votre présence récente à Kaze, vous êtes je suppose au courant, votre Clan m’a chargé de vous informer que la récente tempête de sable du Dieu du Désert a rasé plus de la moitié de la Capitale. Laissant cette portion entière que l’on appelle désormais le Quartier du Dernier Soupir. Votre clan, a, de son côté, était tout de même majoritairement épargné. »

Terminant sa tirade qui était sur un ton doux mais assuré, Eyana attendait son autorisation pour se redresser, par respect pour sa position. Elle restait désormais silencieuse et à son écoute.

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Meikyû Raizen
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Sam 23 Avr 2022 - 6:23

S’occupant de certains documents depuis son retour de la mission de la Coalition à Kaze, le Meikyû s’affairait à colmater les failles dans la structure actuelle de Kumo. Devant le constat des quelques morts qu’il y avait eu, deux personnes étaient mortes sous son commandement et quelques Meikyûs avaient été blessés par l’imperfection de sa défensive. Influencé directement ou indirectement par lui, en tant qu'ombre, il avait pour responsabilité une réussite san faille, ne laissant aucunement place à l’échec ou tout autre élément de ce type. Ainsi, bien que lui-même avait subi des pertes conséquences, il se devait d’aller de l’avant et de mettre en place un ensemble de systèmes permettant d’achever ces quelques failles.

Après tout, les instants à venir n’allaient pas du tout être plus simples. C’était même tout le contraire. Par chance, ils avaient tout de même pu mettre une fin sur le chapitre de Katenshedo et du Dieu du désert, faisant deux pierres d’un coup sur un récit qui avait marqué son ascension…

Or, dans toute cette paperasse et planification, une demande d’entrevue lui avait été demandée de la part d’une personne venant de Kaze.

Attendant patiemment qu’elle soit escortée dans ses locaux, Raizen leva brièvement le regard lorsqu’elle s’annonça.

Ne lui offrant pas immédiatement le moindre contact visuel, il s'affairait à trier certains documents tandis qu’elle se présentait de manière respectueuse et relatait les prémisses de son récit.

Or, dès sa première prise de parole, le Meikyû fut forcé de s’arrêter nettement, terminant sa dernière tâche avant de porter un regard analytique sur la jeune femme.

Ne la connaissant ni d’Adam, ni d’Ève, ses propos étaient cependant très intéressants voire même un peu trop.

Allumant une flammèche invisible, mais sinistre dans son regard, il se leva simplement avant de se courber à son tour en guise de salutation.

La laissant terminer ses paroles, le maître des sceaux était concentré, si bien que seuls ses doigts effectuaient une certaine mécanique. Mettant de l’avant les bandages sur ses deux doigts tout récemment restaurés par les arts Meikyûs après son combat, on pouvait y voir trois doigts qui laissaient sous-entendre un certain décompte.

-Bonjour Eyana-san, bienvenue à Kumo. C’est un plaisir pour nous de vous recevoir sur nos terres. J’espère que le voyage n’a pas été trop long.

Détendu dans son timbre de voix et ses paroles, une dissonance était évidente entre sa posture et ses dires, un peu comme si deux entités distinctes étaient présentes. L’une froide et l’autre chaleureuse, c’est donc dans ce dynamisme conflictuel que le Meikyû dévoila ses premières couleurs.

-Permettez-moi de vous poser quelques questions afin de m’assurer que nous sommes sur la même longueur d’onde.

Posant cette phrase comme un tournant dans la conversation, son corps se détendit soudainement afin d’adopter un calme quasi-surnaturel. Concentrés, ses iris semblaient dévoiler de l’apaisement tout comme une concentration hors norme.

-Le Premier Cercle Meikyû ? C’est-à-dire ? Le Premier Cercle a été déconstruit et a quitté les terres Kazejines il y a de cela quelques années suite au premier réveil du Dieu du désert pourtant…

Posant cette question en ouvrant une certaine parenthèse, il laissait Eyana s’exprimer sur cela sachant qu’il était très au courant de la situation du Premier Cercle à Taiyo. Ainsi, si ceux-ci s’étaient établis ailleurs, il lui serait possiblement donné d’en apprendre davantage sur cette secte contre laquelle il avait jadis posé son veto en compagnie des autres héros. Chassant par le fait même le Premier Cercle de toute influence à Taiyo, le fait qu’il existait encore en ce jour était une nouvelle aussi possible que surprenante. Connaissait-elle les Soeurs Gardiennes ?

-Autrement, j’admire le fait que vous alliez droit au but, donc je me permettrais d’en faire de même avec vous.

Marquant une pause, il poursuivit :

-Ma présence à Kaze était justement liée à cette fameuse tempête ou plutôt le Réveil du Dieu du désert ou j’y ai perdu quelques hommes. Malgré tout, dans les points positifs ayant découlé de cet instant, j’ai pu protéger de nombreux Meikyûs qui préservaient la stèle du Dieu du Désert et échangé avec Meikyû Jotaro suite à cela, le Chef du Clan Meikyû. Ainsi, je suis bien au fait de l’état actuel du Clan, qui malgré ses pertes a tout de même révélé une certaine fragilité ou faiblesse devant un tel cataclysme.

Avançant ainsi une pièce interrogative sur un échiquier dont il était le seul inquisiteur, il posa finalement ses dernières questions.

-Qui vous envoie réellement Anai Eyana et quelle est la vraie raison de votre présence en ces lieux ?

Terminant en allant droit au but, si ses paroles pouvaient paraître incisives et directes, seule une expression détendue se lisait sur le Meikyû qui semblait impassible. La neutralité sur ses lèvres en étant presque joueuse, elles laissaient sous-entendre l’illusion qu’elles étaient légèrement incurvées de manière à dévoiler un léger rictus bel et bien réel.

Curieux, la garde du Meikyû était levée tandis qu’à tout moment, il était prêt à réagir en cas d’hostilité.

Se pouvait-il que le Premier Cercle ait survécu et envoyé des assassins pour prendre sa tête ?

Oy Raizen…

Gardant sa concentration, la manifestation d’Hachiman était un signe de résonance, mais aussi une présence de mauvais augure, forçant ainsi le Meikyû à garder l'œil ouvert sur tous les sens, que ce soit en corps, en âme ou en esprit, il était concentré.
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Anaï Eyana
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Dim 24 Avr 2022 - 1:43
La Céleste se redressait quand le Raikage venait lui souhaiter la bienvenue officiellement à Kumo, prenant cela comme une reconnaissance officielle de son statut d’invité du village. Elle sentait le regard du Kage fuyant de prime abord. Etait-il intimidé par les femmes ? Ou n’avait-il simplement pas suffisamment d’attention à lui accorder.. ? Cette première interaction fut cependant suffisante pour la mettre légèrement mal à l’aise. Elle était ici en position de faiblesse et l’Anaï se sentait dans le bureau du Kage de la Foudre comme une petite proie sans défense et ce, malgré sa posture droite, rude et fière.

Son attitude ambivalente venait cependant se contraster par une salutation plutôt chaleureuse. L’homme paraissait au final sympathique, voir même plutôt ouvert à l’idée de la recevoir, ce qui était plus que ce qu’elle pouvait espérer parfois même de son propre Kage, de retour à Kiri. La Genin avait quitté les eaux de Mizu depuis tant de temps qu’elle n’avait plus aucune visibilité sur la situation politique actuelle de la Brume.

Les questionnements du Raikage vint rapidement se porter sur les premiers dires de la Céleste et sa mention du premier cercle. Sa réaction fut la surprise, même si elle avait entendu des choses concernant les Meikyû, cela semblait être un certain secret de polichinelle à Taiyo et personne n’avait pris le temps de réellement lui expliquer l’histoire, elle venait donc s’en défendre face à son interlocuteur en expliquant de façon parfaitement sincère que son statut là bas n’était pas entièrement acquis et avait encore moins été facile à obtenir. Si le Kage connaissait vraiment son clan, la description qu’elle en faisait viendrait probablement le rassurer sur la sincérité d’Eyana.

Eyana : « En arrivant à Kaze il y a de cela plus d’un an, je me suis mise en quête du premier cercle. Et je suis tombée sur le Clan Meikyû de Taiyo. Savoir si ceux que je fréquentais était le premier cercle ou non, je ne saurais vous dire, je ne me suis pas montrée plus curieuse que cela sur la politique locale. Mon but était d’apprendre et ma présence, bien que finalement acceptée voir appréciée, ne s’est pas faites sans des débuts conflictuels et nombreux étaient ceux qui ne voulaient pas qu’un enseignement me soit transmis. »

Assez rapidement cependant, le sujet venait se reporter sur la Céleste et le motif de sa visite. Elle eut quelques longues secondes d’hésitation. C’était assez visible qu’elle n’avait pas préparé l’entretien, se fiant plutôt à ses impressions sur le moment et elle était là, à ce moment précis, en pleine hésitation de savoir ce qu’elle était disposée à communiquer au Kage. Une partie d’elle voulait suivre la version qu’elle avait livrée à Hideko, mais elle devait se rendre à l’évidence, si de cette façon elle se mettait beaucoup moins en danger, elle réduisait aussi drastiquement ses chances d’obtenir ce qu’elle voulait réellement.

Sa moue hésitante vint assez rapidement se muer dans un regard déterminé, elle semblait décider à dire la vérité.

Eyana : « Qui m’envoie réellement ? Vous avez décidé d’être franc avec moi, je vais vous rendre la politesse, vous m’avez fait l’honneur de me recevoir, alors autant sollicitez ce que je souhaite réellement de vous, quitte à prendre des risques. »

Elle voulait de cette façon montrer qu’elle comprenait la dangerosité pour elle de ce qui allait suivre. Elle venait croiser les bras, elle n’était pas confiante, mais elle devait au moins essayer de paraître sûre d’elle.

Eyana : « Je viens de ma propre initiative. Je suis ou du moins, était une Ninja des Forces de Kiri, j’ai eu l’autorisation de ma hiérarchie de quitter mon poste pour partir sur une quête personnelle suite à quelques désagréments, il y a de cela… Deux ans. L’apparition de celui que l’on nomme l’Homme au Chapeau et les Dieux me fait me dire que tout ceci n’est pas une coïncidence. »

Sans avis sur la question, sans connaissances suffisantes, elle éludait rapidement toute cette question qui n’en était d’ailleurs qu’à ce stade dans sa tête, un questionnement. Elle continuait, toujours dans la même posture, son index droit venant tapoter de temps à autre à rythme régulier contre la peau de son triceps gauche. Elle stressait un peu, à l’égard de ce qu’elle allait aborder et à l’ensemble de la situation.

Eyana : « Ce que je vais vous dire va peut-être vous paraître invraisemblable, mais les Meikyû de Kaze ont su me comprendre. Depuis… Un certaine évènement, qui est assez flou encore, j’ai l’impression d’avoir une présence. Enfin, je ressens une présence à l’intérieur de moi. Comme un passager clandestin, un démon, une force obscure qui essaye de prendre le contrôle sur mon esprit. Je me suis rapidement mis en quête de personnes pouvant m’aider et à Kiri, cela fut sans succès. Mais j’ai trouvé une première aide parmi les Moines d’Hayashi No Kuni qui m’ont permis d’avoir la volonté de résister, ils m’ont ensuite envoyé à Kaze où, auprès de votre Clan, j’ai pu apprendre à réaliser des sceaux de protections contenant l’âme, l’esprit… Ou que sais-je, la puissance de ce démon à peu près enfermé. »

A ce moment précis, dans un geste plutôt doux et sans agressivité, l’Anaï vient défaire le haut que Hideko l’avait contrainte à porter en arrivant à Kumo. Dévoilant ainsi son corps, ses épaules, ses bras sa poitrine nue, son ventre… L’ensemble était couvert quasiment intégralement de tatouages mais pour un expert tel que Raizen, il était évident que c’était là tout une série de Fûinjutsus. Tous n’étaient pas dédiés à du scellement ou de la protection, mais la majorité d’entre eux semblaient l’être d’un premier examen visuel.

Eyana : « Je ne sais pas vraiment quelle est la nature de ce qui m’affecte. Certains à Kiri me parlaient d’une maladie de l’esprit, mais je ressens une présence… A Hayashi, dans l’entaille du Monde, mais j’ai ressenti aussi une résonnance ici à Kaminari ou encore à Yuki, tout est trop flou et cela l’est encore plus depuis les sceaux de protections. Je ne sais pas vraiment ce que je combats, ni même ce qu’il me veut réellement. Mais dans tous les cas, cela me semble être la source d’une grande puissance pour les quelques fois où j’ai eu l’impression de puiser dedans. »

Mais est-ce que tout cela n’était pas que le résultat de son imagination ? De ses propres capacités personnelles qui se manifestaient ? Une force extérieure était-elle réellement à l’oeuvre ? L’Anaï refusait de croire qu’elle ne faisait que lutter depuis tout ce temps uniquement contre elle même. Zushakon, tel qu’elle nommait ce démon, se devait d’exister, sa puissance, ses pouvoirs, sa présence, tout semblait si réel.

Eyana : « Donc si je viens vous voir Raikage-Sama, c’est un peu désespéré. Je n’ai pas eu de solution permanente à mon souci pour le moment. Et la seule voie que je comptais suivre était de me mettre en quête de ces résonnances, celle d’Hayashi pour commencer et d’essayer d’aller affronter ce démon, cette énergie… Quoi que cela puisse être. Mais peut être que vous vous y connaissez plus dans le domaine, après vos affrontements avec le Dieu du Désert et votre expertise du Fûinjutsu qui dépasse probablement tous ceux qui ont pu me servir de Maître. »

Et elle venait donc se soumettre au bon vouloir du Chef du village du Nuage. Rarement au cours de son existence n’avait-elle pu se sentir aussi impuissante face à une situation. Parce que s’il décidait de la mettre aux fers, de s’en servir de cobaye ou quoi que ce soit d’autres, elle n’avait aucune chance de s’en sortir.

Zushakon s'était d'ailleurs fait étonnement discret depuis leur arrivée à Kumo, lui qui avait pourtant été très actif lors de son entrée à Kaminari.
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Meikyû Raizen
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Mer 22 Juin 2022 - 3:19

Attentif, la réponse de la brune ne tarda pas.

Annonçant ainsi sa quête du premier Cercle pour finalement y trouver le clan Meikyû, Raizen devait avouer être perplexe de cette soudaine recherche, mais il n’en fit rien, se contentant d'acquiescer silencieusement concernant la confrontation des courants Meikyûs vis-à-vis de l’enseignement aux étrangers.

Or, alors que son identité ne faisait que devenir un peu plus cryptique, une nouvelle variable s’ajouta à l’équation lorsqu’elle révéla son affiliation à la bannière Kirijine. Passée ou actuelle, Raizen devait avouer être quelque peu perplexe étant donné que la désertion n’était pas forcément un élément simple. Simplement, dans un régime comme celui du Nobuatsu, cet élément lui semblait plus réel qu’invraisemblable. Il était possible qu'elle ait eu droit de quitter sans être désignée comme ayant déserté.

N’en faisant rien au regard de l'absence d'information à ce sujet, il la laissa raconter son récit ou plutôt son appel. Y décrivant ce qui pour certain pouvait être le début d’une psychose, pour d’autres, il était donné d’y voir quelque chose de beaucoup plus mystique ou spirituel. Lui faisant même penser à la présence d’une entité malsaine, Eyana semblait avoir graduellement appris à résister à la volonté de cet esprit jusqu’à ce que le clan l’aide à plus ou moins à le sceller au sein de sa psyché.

Révélant ses quelques bribes d’information, celle-ci poursuivit en y dévoilant une multitude de symboles trônant sur la totalité de son corps. D’un jargon incompréhensible pour plusieurs, Raizen pouvait y reconnaître certains styles et approches qu’employaient certains membres de son clan. Toutefois, tout comme l’écriture, le fuinjutsu était un élément riche et fluide. Apte à y décrire n’importe quoi, aussi expert soit-il, à l'œil nu, il était quelque peu difficile d’y déchiffrer l’ensemble des sceaux qui étaient éparpillés. Frôlant possiblement le tatouage simple et dénué de chakra sur certains abords, un bref coup d'œil fut nécessaire pour que le Meikyû plante de nouveau son regard dans les iris de la nouvelle venue.

Ne jugeant aucunement son manque d’égard face aux possibles coutumes et mœurs du pays dans lequel elle était, maintenant qu’il connaissait l’objet de sa venue, Raizen comptait aller droit au but.

-Je vous prierais de vous rhabiller. Voir l’ensemble de vos sceaux ne me permettra pas forcément de vous aider. Les sceaux communiquent différemment que par le visuel dans bien des cas. Cependant, je peux vous confirmer certains éléments.

Marquant une brève pause, il trancha :

-La politique actuelle au sein du Clan Meikyû n’est pas forcément la plus ouverte aux étrangers bien qu’il y ait de nombreuses exceptions. Ensuite, les symboles que vous avez sur vous me semblent beaucoup trop intenses pour justifier totalement la restriction d’une créature vous habitant, sauf si le sceau présent est quelque peu inefficace ou non complet. Finalement, la résonance a eu un impact sur de nombreuses personnes et il est possible que ce soit votre cas.

En effet, plus la surface d’un sceau était concentrée, plus le sceau était voué à être solide. L’inverse impliquait qu’il était simplement plus fragile. Autrement, il y avait aussi possiblement un mélange de nombreux sceaux qui s’entremêlaient, ce qui était très peu efficace et quelque peu optimal de son regard expert. Pourtant, ce n’était pas forcément important.

-Autrement, merci de votre honnêteté et franchise. Permettez-moi de vous poser quelques questions supplémentaires.

Quelque peu froid dans son approche, son esprit analytique venait tout juste de prendre le dessus lorsqu’il tentait de résoudre l’énigme que représentait la situation actuelle.

-Où aviez-vous entendu parler du Premier Cercle et pourquoi étiez-vous à sa recherche ?

Retournant sur ce sujet, bien qu’anodin, il était très important, surtout au regard de leurs implications passées. Avait-elle un historique ou des origines liées à Kaze ? Avait-elle rencontré des Meikyûs par le passé qui pourraient justifier ce qui l'habitait ?

-À quel événement faites-vous référence lorsque vous soulignez l’arrivée d’une présence distincte ?

Important afin d’y détecter une chronologie ou un élément déclencheur, Raizen essayait d’y voir là l’un des scénarios probants dans lequel un esprit pouvait se manifester.

-Avez-vous déjà tenté de discuter avec cette entité? Savez-vous quelle forme et dans quel type de situation elle se manifeste ou dévoile sa présence ?

Se demandant si elle faisait face à une possibilité entité l’habitant, ce qu’elle décrivait pouvait aussi être une problématique de psyché qui tombait quelque peu plus sur l’aspect mental. Rien n'indiquait que cette entité avait un potentiel ou un certain pouvoir qu'elle commandait.

-Finalement, j’aimerais savoir pourquoi vous essayez d’affronter cette énergie qui vous habite sans même savoir ce qu’elle représente ? De quoi avez-vous peur ?

Sceptique et intrigué, le corbeau était en quête de plus d'information sachant qu’il avait l’impression qu’elle ne lui disait pas forcément tout. Pourquoi décrivait-elle cette force comme étant obscure ? Pourquoi l’événement qui avait déclenché ce type d’épisodes était-il flou? Se pouvait-il qu’elle soit plutôt hantée par des souvenirs ou un traumatisme ? Se pouvait-il qu'elle ait elle-même généré cettedite entité en voulant y enfermer un souvenir ou un traumatisme grâce à l'impact de la résonance ?

Une multitude de possibilités subsistaient et bien qu’Il existait des moyens plus probants et efficaces de vérifier ce qui l’habitait, le Meikyû désirait valider ces éléments en amont. Plus important encore, les trois entités fusionnelles qui cohabitaient en lui ne discernaient rien qui semblait les appeler à vouloir se manifester. Ces sceaux étaient-ils à l’origine de tout cela malgré leur structure ou représentait-elle un nouveau mystère provoqué par la résonance ?

Ayant entendu parler des principes de malédictions, la théorie par laquelle la résonance avait amplifiée un sentiment très puissant pour le transmuter en entéléchie était forte, mais c'était trop tôt pour se prononcer à ce sujet.

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Anaï Eyana
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Lun 4 Juil 2022 - 16:41
Dès la première remarque de Raizen, Eyana venait légèrement s’incliner, offrant à ce dernier une vue un peu indécente dans ce qui était laissé à l’air libre avant de remonter son haut. Elle n’avait visiblement pas totalement conscience de ce qu’elle venait de faire, mais il était évident qu’elle ne cherchait pas à lui faire du rentre dedans. Elle était simplement complètement dépourvue de gêne à ce sujet-là.

Elle accompagnait tout de même cette indélicatesse d’un petit mot au sujet de ses origines, comme pour justifier un comportement qui était en fait proprement personnel. Mais c’était là l’origine des coutumes au-delà de faire corps, de servir d’excuses.

Eyana : « Bien évidemment, veuillez m’excuser mon manque de pudeur. Au pays de la brume, l’aura balnéaire nous poussent à ne pas être très pudique. »

La Céleste venait ensuite écouter attentivement l’Ombre du Village de la Foudre. Il semblait par ailleurs ne pas échapper à sa position d’érudit dans l’art des runes. En seulement deux phrases, il lui en avait déjà énormément appris sur la perception des sceaux. Et sur leur application. Si Eyana ne pouvait se targuer d’être une grande experte, elle avait pourtant fréquenté nombres d’individus qui étaient riches d’expérience sur le sujet. Mais dans un monde aussi féodal à la technicité si éparse, il était évident que le transfert des connaissances n’était pas chose simple. Et bien souvent, la mort d’un grand expert était synonyme de pertes de savoir. Et seuls les voyageurs pouvaient bénéficier des connaissances de vivants pour les comparer.

Une fois qu’il eut terminé de poser ses questions, la Kirijine venait réfléchir aux réponses qui consistaient partiellement en une reconstitution de sa quête initiatique. Quête qui l’avait menée à être au final plus qu’isolée en compagnie de son Démon et lui avait apporté jusqu’ici si peu de réponse mais surtout des moyens protections. Comme un médicament contre des symptômes dont on ne sait traiter la cause.

Sa voix était douce, son récit raconté avec assurance.

Eyana : « Concernant ma découverte du premier cercle, c’est en menant l’enquête à Mizu sur des personnes qui pourraient en savoir plus au sujet de démons, de possession ou d’esprit malin. J’ai alors appris l’existence de la stèle du Dieu du Désert à Kaze et du Premier Cercle qui en avait la charge. Je n’aurais pu quitter mon village sans un but précis, même dans les temps chaotiques que Kiri a traversé. »

Elle venait ensuite réfléchir à la suite, puis ne pouvait s’empêcher de voir son visage se marquer de tristesse. Une pensée pour Suijin, un amant de qualité à l’humour fantasque. Et à l’intimité plus qu’osée avec lequel elle avait prit soin de se dévoiler un peu plus. Si Eyana était une femme plutôt volage, elle ne partageait pas ses sentiments avec beaucoup de personnes. Lui, il fit partit de cette courte liste et c’est en ce jour qu’il avait rencontré son destin.

Elle avait donc le cœur qui s’alourdissait, un sentiment assez inconnu de l’Anaï, préférant souvent se donner le spectacle d’une femme au cœur de pierre.

Eyana : « Pour le premier événement. Je dois vous avouer que tous les détails sont flous même encore à ce jour et c’était un jour difficile. Une escapade à Mizu pour une mission en compagnie de deux coéquipiers. Avec l’un d’entre eux, nous avons décidé lors d’un moment d’accalmie d’aller explorer une partie inconnue de l’île, sur laquelle nous avons trouvés un objet. Une sorte de petit losange cristallisé cerclé sur ses contours de métal. Je me souviens qu’il luisait d’une lueur violette bleutée. A notre contact, ce dernier s’est fracturé et l’aura s’est répandue. Je me souviens des cris de mon coéquipier, ce dernier n’a pas survécu et depuis lors. La présence est en moi. »

Lorsqu’il s’agissait d’expliquer la nature et les manifestations du passager Clandestin, elle était cependant beaucoup moins hésitante. Heurtant de plein fouet le sujet qu’elle souhaite régler, elle était cette fois ci moins calme et plus enthousiaste dans sa prise de parole. Venant même ajouter à cela quelques mouvements de ses mains alors qu’elle parle.

Eyana : « Oui, elle est pour ainsi dire toujours présente. Elle vous entend là maintenant, elle sait ce que je dis, parfois elle réagit, elle tente de communiquer. Les sceaux que vous avez vu me permettre de la taire parmi d’autres choses. Elle essaye de me convaincre de lui laisser le contrôle, de me conseiller, de faire mieux que je peux faire. C’est une présence qui est caractérisée par une idée d’excès, de puissance, d’égocentrisme et surtout de perfection. Elle semble incroyablement capable à accomplir quoi que ce soit sans le moindre effort et elle souhaite simplement que.. Je la laisse faire. Elle essaye souvent de m’influencer sur mes désirs, elle me promet puissance, accomplissement personnel. »

Elle enchaînait alors sur la suite, sur la dernière question. Elle venait simplement se calmer quelque peu pour prendre avec considération un sujet avec lequel elle n’était elle-même pas à l’aise de parler. Sa peur, mais elle savait, oui, elle savait pertinemment que comme avec les Moines d’Hayashi, elle devait accepter de se faire face en toute sincérité si elle voulait qu’on l’aide dans sa quête.

Eyana : « Ce qui en vient à votre prochaine question. Je dois vous avouer que je ne veux pas perdre le contrôle. Si c’est une puissance dont je peux me servir, tant mieux, et je veux bien apprendre à le faire. Mais si c’est uniquement un parasite, je veux m’en débarrasser. Et surtout, je l’ai déjà dit, mais je ne veux pas perdre le contrôle. »

La Céleste venait alors marquer une pause, comme pour peser sa propre terreur au sentiment de n’être plus que la spectatrice de son existence. Elle pouvait sentir Zushakon se rouler autour de son estomac, comme un petit chat terrifié. Il se faisait petit, discret, avait-il peur lui aussi à son tour ? Ou bien était-ce autre chose qui venait l’intimider ? Quelque soit la nature de ce Démon, qu’il soit un monstre de Chakra ou un Esprit, il avait visiblement la même pensée que la Genin de la Brume, celle que le Ninja en face d’eux pouvaient faire pencher la balance en la faveur de l’experte en Taijutsu.

Eyana venait donc ultimement rompre le silence pour confirmer son appel à l’aide.

Eyana : « Pouvez-vous m’aider Raikage-Sama ? Etes-vous celui qui saura finalement m’apporter des réponses ? Car ma quête se heurte de plus en plus à un point mort. »

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Sam 30 Juil 2022 - 6:30

Écoutant Eyana parler, Raizen ne pouvait pas s’empêcher d’émettre quelques doutes. Ayant récemment visité Kiri et par le fait même le Pays de la Brume, il ne se souvenait pas avoir vu des tendances similaires au niveau des coutumes. Était-ce possible qu’elle vienne d’une région éloignée du Pays de la Brume ? Peut-être ne disait-elle pas toute la vérité ? Or, pouvait-il se méfier à la pluralité de Kirijines qu'il avait rencontré par le passé pour émettre une norme? Possiblement.

-Je dois avouer ne pas me souvenir avoir croisé ce genre de coutumes lors de mon récent séjour au Pays de la Brume, cela va de même pour tous les kirijines avec qui j'ai intéragit par le passé et eu l'opportunité d'échanger.


Tant d’interrogations traversaient son esprit et pourtant, il demeurait attentif à ses moindres paroles, en profitant ainsi pour analyser son récit des plus particulier. S’il n’était pas surprenant que des enquêtes sur les démons aient mené vers le Premier Cercle, il était encore une fois perplexe par l’objet qui semblait être la cause de tout cela.

Ressemblant étrangement à une possession qui avait eu raison d’un de ses alliés, mais qui semblait l’avoir épargné, celle-ci relatait qu’une âme s’était fusionnée à la sienne, comme si elle cherchait un refuge. Particulier, le losange auquel elle faisait référence était bel et bien un objet et aucunement un sceau, rehaussant de nouveau le champ d’expertise à quelque chose dont il n’avait jamais eu l’opportunité de s’y intéresser.

-Mhmm…

Réfléchissant finalement à l’ensemble de ses propos finaux, le Meikyû pencha sa tête sur le côté, comme s’il calculait quelque chose et décida finalement de se prononcer.

-Je dois aussi avouer que c’est la première fois que j’entends parler d’un esprit résidant dans un objet sans sceau pour le retenir qui à raison d’un vivant et qui en plus vient à s’attacher et posséder un autre hôte. On dirait plus une malédiction plus qu’un esprit…

Prenant de la hauteur au niveau de son discours, il se permettait de lui dire la vérité et uniquement la vérité. Malgré tout, Raizen n’était pas forcément le plus grand expert du monde des esprits. Cette expertise appartenant aux Yamanakas, moines et anciens de ce monde étaient un élément qu’il comprenait sous certaines facettes. Toutefois, l’entéléchie des âmes était particulière, tout comme le phénomène permettant à un esprit de se jumeler à une âme sans réceptacle…

-Et pour être honnête, je pense que personne ne peut vous aider au regard de votre situation.

Tranchant, le maître des sceaux marqua un silence, observant calmement sa réaction. S’il était vrai qu’il avait une connaissance assez extensible du monde des esprits, des âmes et surtout des esprits ancestraux, il ne pouvait se permettre de se présenter comme un guide au regard des conditions actuelles.

-La forme de votre possession est bel et bien étrange, mais je vous crois lorsque vous mentionnez être possédé. Si mon réflexe premier serait de vous recommander à un Yamanaka afin d’équilibrer vos esprits, mais surtout garantir que ce n’est pas autre chose, il est tout aussi possible que vous soyez quelque peu hanté, bien que normalement un esprit ne devrait avoir suffisamment d’impact à ce stade pour atteindre à la vie d’un individu.

Du moins…

-...sauf si le réceptacle n’était pas suffisamment prêt ou puissant et que la prise de contact a provoqué un arrêt cardiaque…

Ayant entendu certaines histoires d’horreurs lors de l’obtention d’un esprit Meikyû, bien que rare, certains ne survivaient pas à l’obtention de leurs pouvoirs et pour ce faire, le fuinjutsu n’avait aucune réelle utilité… Au contraire, ce combat était d’une autre sphère, un monde beaucoup plus complexe.

-Dans tous les cas, cette entité habite dorénavant en vous selon vos dires et si je peux comprendre tous les moyens que vous avez entrepris pour la sceller, je ne peux vous conseiller qu’un élément.


Atypique, l’approche ne serait pas la plus satisfaisante, mais elle semblait nécessaire.

-Si vous désirez apprendre à utiliser sa puissance, il vous faudra accepter de perdre le contrôle. Autrement, j’aurais beau faire comme d’autres Meikyûs et exécuter une mascarade de sceaux puissants sur votre derme que cela ne vous aiderait pas. Même si un sceau peut sembler un bon élément afin d’accéder aux compétences d’un esprit sans prise de risque, tôt ou tard, cette créature vous écrasera si vous accédez à ses pouvoirs sans forcément en avoir les aptitudes et avoir rempli les conditions nécessaires…

Et c’était là toute la problématique…

-Si après tout cela la créature continue de vous perturber, seul un Yamanaka pourra vous aider.

Des Meikyûs aussi pouvaient tenter d'exorciser l’entité, mais si ceux qu’elle avait rencontrés jusqu’à présent n’avaient rien tenté, c’était bien pour une raison…

-Je peux donc vous aider en vous montrant le chemin ou plutôt la réponse à vos questions.

Pointant soudainement Eyana, il déclara :

-L’entité qui vous habite est la seule et unique qui peut répondre à tous vos questionnements, mais tout dépend uniquement de vous. Vous la connaissez suffisamment pour qu’elle tente de communiquer avec vous, de vous convaincre et d'influencer, mais elle ne semble pas forcément avoir l’aptitude de vous écraser et je doute que ce soit lié aux sceaux, sinon vous auriez fini comme votre camarade qui a succombé. Un sceau peut certainement restreindre une entité, mais le fait que vous puissiez toujours la sentir implique quelque chose de plus profond. Je pense surtout que vous êtes à ce jour, la principale source qui vous empêche de puiser réellement dans ce pouvoir et de comprendre cet esprit.

Ne lui proposant pas d’intercéder en sa faveur auprès de l’esprit, Raizen y voyait là un risque beaucoup trop élevé, autant pour lui que pour elle. Ne naviguant pas sur une longueur d’onde sur laquelle il était confortable, entrer en synchronisation avec quelqu’un souffrant d’un mal comme celui-ci risquait d'envenimer la situation. Que ce soit Hachiman, Ama-... ou Omoikane, tous risquaient de faire fuir cette créature voire même de vouloir l’absorber, phénomène dont seule Eyana en subirait les conséquences… Qui plus est, si elle arrivait à communiquer pour la première fois avec cet esprit grâce à lui, rien ne lui garantissait que ce serait toujours le cas. Dangereux, les esprits représentaient des entités et ayant une conscience totale. De ce fait, paraître collaboratif pour mieux frapper dans un moment plus critique était quelque chose qu’ils savaient faire lorsqu'ils étaient de nature à employer la ruse.

-J'ai inventé une théorie qui est celle de la longueur d’âme et de la résonance des esprits. La longueur d’âme est une mesure de notre propre âme. Que ce soit sa forme, sa puissance ou ses traits déterminants, c’est ce qui compose notre personne. Les Yamanakas ont notamment l’aptitude de s'y connecter ou à influencer certains de ses caractères. Or, les Meikyûs détiennent l’aptitude de venir sceller la puissance d’une âme ou les particules d’une âme afin de pouvoir faire appel à son essence grâce à l’emploi qui se fait par résonance dans un sceau.


Lui donnant plus ou moins une formation sur ce qu’impliquait le fait d’être Meikyû, Raizen n’avait aucun mal à partager certaines de ses informations bien qu’elles pouvaient être poussées. Ayant donné un exemplaire de sa théorie à Meikyû Jotaro, lui-même en avait été agréablement étonné…

-Parmi les conditions qui ne sont pas toujours révélées pour qu’une âme puisse entrer en résonance avec une autre, il faut une certaine compatibilité ou un lien…


Marquant une pause, il se demandait si elle réalisait ou il voulait en venir.

-Cette essence ou plutôt cet esprit qui s’est attaché à vous en tant que réceptacle de sa puissance a donc uniquement pu le faire parce qu’elle possède possiblement des points de similarité avec vous. Elle existe donc, car certains de vos principes l’incarnent. Que ce soit l’excès, la puissance, l’égocentrisme, la perfection ou peut-être tous ces éléments que vous rejetez, c'est possiblement une partie de ce rejet qui provoque cette dissonance et par conséquent, votre état. L'hôte n'est pas prêt pour l'entéléchie.


L’ayant lui-même vécu, ses ancêtres représentaient tous une facette de lui et lorsque ceux-ci s’étaient rebellés quitte à vouloir même le détruire, c’était uniquement dans le but de lui communiquer certains éléments et de lui révoquer son pouvoir en cas d'échec. Ainsi, Raizen comme plusieurs Meikyûs bien qu’ouvert au partage de connaissance ne pouvait rien faire si l’hôte n’était pas prêt à être un réceptacle. C’était là la première étape, car bien des Meikyûs étaient accompagnés de leurs ancêtres sans pouvoir un jour puiser un moindrement dans leurs aptitudes, bénédictions et malédictions, au risque d'en mourir.

-Hélas, je ne vous connais pas, mais je pense que vous pourriez améliorer votre situation en suivant les indications suivantes : Sondez votre personne et acceptez d’être vulnérable face à ce qui vous habite pour communiquer avec elle sur un terrain neutre. Cela impliquera donc de briser les sceaux qui selon vous la retiennent et de plonger dans une méditation profonde.

Levant un doigt, il précisa :

-Ce n’est uniquement qu’à ce moment et en comprenant bel et bien la nature de cette entité et les facettes de vous sur laquelle elle fait écho qu’elle vous montrera le fruit de son pouvoir et là où elle se cache depuis le début, mais surtout comment accéder à sa puissance.

Faisant référence au lieu dans lequel l’esprit résidait, tout esprit avait besoin d’un socle ou d’une attache, aussi cachée soit-elle. Ainsi, il était fort probable que caché quelque part sur son corps réside une marque qui n’attendant que la forme d’un pacte pour percer le monde des esprits et se manifester sur le derme de sa peau.

Composant quelques mudras pour confirmer deux éléments, Raizen analysa non seulement l’essence de son chakra, mais il en profita aussi pour mémoriser son empreinte chakratique afin d’y voir s’il pouvait encoder certaines informations.

-Malheureusement, vous devrez réaliser ce défi seule. Je n’ai pas l’aptitude d’intercéder en faveur de cet esprit au regard de sa nature sans prendre le risque de vous faire plus de mal que de bien voire même de rompre le lien qui vous uni.

Conscient, mais surtout pragmatique, le maître des âmes ne pouvait se permettre de dévier de son code ou de servir de guide dans ce genre de circonstances. Il pouvait toutefois l’aider d’une dernière manière.

-Si vous acceptez, dans ce rouleau, vous y trouverez un sceau qui vous permettra d’intercéder sur une zone neutre avec cette créature. Cela devrait faciliter votre communion le temps de régler ce que vous avez à régler et possiblement y former un pacte.

Composant des mudras avant d’y sceller ce qui ressemblait clairement à un cercle de transmutation, c’était là une technique particulière qu’il avait développée afin de faciliter le passage d’une âme dans le monde des morts. Servant surtout de socle de stabilisation en pleine synchronisation des âmes, c’était un moyen pour une personne n’ayant pas l’habitude d’accéder pleinement à ce domaine d'y accéder avec plus de facilité.

-Ce rouleau comporte un cercle de transmutation qui vous facilitera la tâche lors de votre méditation ou tentative de communication.

Émettant un petit bruit avec sa bouche, un corbeau situé à l’extérieur fit soudainement son apparition dans la salle, passant ainsi à travers la fenêtre afin de se saisir du rouleau pour l’apporter à la Kirijine sous les indications de Raizen.

-Avez-vous d’autres questions pour moi et que pensez-vous de tout cela ?


Attendant patiemment que le corbeau ait terminé sa livraison avant de revenir se poser sur son épaule, le Maître Corbeau observait, attentif et concentré alors qu’il neutralisait presque totalement le pouvoir de ses ancêtres dont il était devenu l’incarnation pure ...

Laissant ainsi ses iris dorés scintiller sous les derniers soupirs du message qu’il avait partagé, tout comme tant d’autres, Eyana était libre d’affronter ces démons ou au contraire, de les renier à tout jamais.

Spoiler:
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Anaï Eyana
Anaï Eyana

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Sam 13 Aoû 2022 - 13:30
Comme l’ombre d’un doute qui venait voiler un espoir de réponses claires, d’une solution à une myriade de problèmes ayant débouché sur un exil qui avait déjà duré près de deux ans. Un dernier arrêt, celui qui gouvernait autant l’espoir et le désespoir. Une audience inespérée pour au final se heurter au dur fracas de la réalité. La solution ne proviendrait peut-être que d’elle-même et tout ces guides ne seront que des conseils, des voies à empruntés à défaut d’être des solutions toute faite.

Raizen, de sa toute puissance ancestrale, mise plus sur une malédiction de prime abord au vu du déroulé des événements, de la forme de la possession et des réactions provoquées à la suite. Pourtant, cela est loin des sensations ressenties par la Céleste que ce soit en ce moment même ou lors des phases où le Démon se fait plus présent.

Eyana : « Une malédiction.. ? Non, ce n’est pas ce que m’évoque les contacts avec lui, je dirais comme un passager clandestin. Je dirais que je suis son nouveau réceptacle. Restes à savoir si c’est de toute son entité ou non. »

Difficile pour l’Anaï cependant d’arguer avec la logique de l’objet maudit, de ce qu’elle en avait lu et des témoignages recueillit, il était rare que des objets soit des lieux pour emprisonner les entités. C’était exclusivement des sceaux des retours d’expériences qu’elle avait pu avoir. Une pensée particulière pour la stèle du Dieu des Eléments à Hayashi ou encore le Sceau du Dieu du Désert à Kaze.

Eyana :« J’ai en effet plus souvent entendu parler de forces emprisonnées dans des sceaux, mais rarement dans des objets. Serait-il possible que d’antiques conceptions aient alliées les deux ? »

Mais la mention des Yamanakas suffit à la faire frissonner. Cette famille du Pays du Feu capable de pénétrer les esprits et les manipuler à leur guise, effaçant des personnalités, des souvenirs, des mémoires étaient terrifiantes. Probablement autant lors d’un interrogatoire que pouvait l’être une Ninja comme la Céleste lors d’un affrontement au corps à corps. La perspective de se faire effacer l’ensemble de son existence en quelques minutes est à en faire des cauchemars.

L’Anaï ne supporterait probablement même pas de se trouver à proximité de ce genre de Shinobi.

Eyana :« Je dois vous avouer ne pas être très à l’aise à l’idée de laisser un inconnu pénétrer totalement dans mon esprit. J’aime beaucoup garder le contrôle des événements, ainsi, vous me voyez rassurée quand vous me dites que l’option Yamanaka n’est pas à envisager pour le moment. J’espère y parvenir sans, du moins. »

Elle aurait probablement préféré recourir à l’exorcisme Meikyû que cette solution de se laisser intégralement pénétrer par quelqu’un, au sens le plus intime qu’il est possible de le concevoir. Car le Yamanaka ne se limitait pas au corps mais allait dans quelque chose de bien plus personnel, le jardin intérieur.

Arrivait donc la solution, celle d’affronter le Démon sur leur terrain de jeu mutuel depuis ces deux dernières années. Celui de la discussion, celui de la confrontation des esprits. Restait à savoir si la Céleste avait la volonté de le soumettre, lui qui lui avait tant pris sans rien lui laisser. Il y avait là la relation entre un bourreau et sa victime. Un sentiment d’impuissance indécrochable depuis son départ de Mizu. Il l’avait arraché à ses terres natales autant qu’il l’avait libéré de cette emprise militaire et affectueuse.

Il lui fallait donc d’abord se rendre compte qu’elle s’était renforcée par son biais, plutôt que de voir tout son voyage initiatique comme une douleur.

Eyana :« Cela serait donc autant une histoire de force d’esprit que de force physique. Je me dois donc de me renforcer, si je veux parvenir à le dominer. Je ne vais pas vous mentir Raikage-Sama, en ce jour, je le sens dominant sur moi. Nos quelques interactions font qu’il me méprise, difficile de dire s’il tente de détruire ou non, mais ce qui est sûr, c’est qu’il n’est pas volontaire pour une coopération. Et je pense qu’il est possible qu’il ne m’en juge tout simplement pas digne. »

Elle venait hocher la tête aux dires de Raizen, concernant le Démon et ses pouvoirs. En levant cependant le doigt pour émettre une objection à cette perspective.

Eyana :« Je ne vais pas mentir, si je peux accéder à sa puissance, je le ferais volontiers. Mais s’il s’avère être uniquement un poids pour moi, alors je préférerais m’en débarrasser, il est la dernière relique d’une vie passée que je m’apprête à bientôt retrouver. Il est ce qui pourrait m’empêcher de faire réellement un nouveau départ, comme un démon intérieur me rappelant sans cesse à ce jour. »

La mort de celui qu’elle affectionnait tant, après de si nombreux souvenirs communs bien vite effacé par l’étreinte impersonnelle de la mort. Il userait probablement de ces souvenirs pour l’abattre, lui ferait revivre ses peurs, son impuissance. Ce fameux sentiment d’impuissance qu’elle avait ressentie dans l’entaille du monde quand ses poings ne venaient même pas l’affecter et que sa force surnaturelle lui permettait de prendre le dessus sur elle, comme si elle n’était que du papier entre les mains d’un scribe.

Le visage d’Eyana devenait grave, triste, celui d’une jeune femme surmenée par les événements passés et qui l’est d’autant plus à l’idée de ce qui l’attends dans un futur proche. Tant d’épreuve, tant de chose attendue pour qu’elle puisse enfin avancer.

Eyana :« Je suppose que le courage se mesure réellement dans ces instants. Savoir si je serais assez brave pour aller à son contact, me confronter à lui, et ce, sans regarder en arrière, sans douter mais en ayant pleine confiance en mes capacités non pas de Shinobi, mais de personne, de guerrière. »

Un instant de réflexion sur sa longueur d’âme, sa compatibilité avec celui qu’elle appelait Zushakon. Était-elle excessive ? Possible, la liste des qualificatifs qui suivaient de la part du Raikage la poussaient à s’interroger sur sa propre personnalité. Et si la résultante non léthale de toute cette entreprise avait été au final la cause d’une trop grosse compatibilité. En voulant moissonner son âme, le Démon s’était retrouvé à s’enfermer lui-même en elle.

La résolution se trouvait donc peut être tout simplement dans le fait d’accepter d’être un réceptacle de sa puissance, d’être son hôte pour s’ouvrir à la vulnérabilité de ce lien qui unissait le Démon et la Céleste.

Le Raikage confirmait ne pouvoir l’aider directement, mais sans plus de réponse de la part d’Eyana, il offrait la possibilité d’un affrontement. Celui du monde de l’esprit. Et avec cela, un corbeau, visiblement compagnon de l’étrange et sage personnage, lui livrait un rouleau. Un cercle de transmutation pour lui permettre de combattre dans de meilleures conditions. La Kirijine voulait s’y mettre immédiatement, l’étudier et le mettre en application. Mais elle songeait de nouveau à sa précédente réflexion sur sa préparation personnelle, sa force d’âme. Même avec des artifices pour l’aider, elle se devait d’être prête pour ce combat. Rien ne saurait la sauver le moment venu si elle n’est pas dans l’état d’esprit idéal avec le renforcement adéquat de sa volonté.

Eyana :« Merci. »

Un simple mot qui voulait pourtant beaucoup témoigner sur le début de solution que lui offrait l’Ombre de la foudre. La Céleste, simple Genin en son état, était chanceuse d’avoir eu cette audience, cette analyse et cette offrande unique. Elle était reconnaissante et elle le manifestait à travers cet unique mot et une révérence à quatre-vingt dix degrés, marque de respect et de remerciement.

Eyana :« Ce que je pense ? Malheureusement je crois bien que c’est une épreuve que la destinée, que les Kami ont mis sur mon passage et que je me dois de résoudre de la façon que je décide adéquate. Tout sur ma route semble n’être que mystère, entre l’étude de ces Fûinjutsu de scellement d’entité, ces dieux, les impacts de la résonnance, l’émergences d’esprit inconnus. Tout n’a été que quête d’information que je n’ai pu obtenir par miette ou supposition, encore aujourd’hui. »

Son esprit dérivait sur l’image d’elle, à dix-sept ans, pleine de principe rigide, de devoir et d’obligations qui se retrouve envers et contre tout, percutée de plein fouet par ce nouveau poids sur les épaules. Le temps a su lui faire revoir ses espérances à la baisse et surtout, à beaucoup plus compter sur elle, sur sa force et ses capacités.

Eyana :« Je ne vais pas vous le cacher, j’avais espoir que vous m’offriez une solution miracle, que vous ayez la pleine connaissance de l’entité, du sujet, de son origine, des solutions possibles. Je vous suis reconnaissante d’au moins m’offrir un chemin à suivre. Une étape de plus dans laquelle je serais inexorablement seule. Je dois m’y résoudre, ces dernières années ont été au final beaucoup de solitude, c’est peut-être là tous le sens de ce rite initiatique que le destin a décidé de m’offrir. »

Haussant les épaules songeant à ses propres mots, elle ajoute simplement.

Eyana :« Ou peut être que les destins, les dieux, les Kamis, n’ont rien à faire là-dedans. »

Toujours droite dans sa posture martiale au milieu du bureau de l’ombre après avoir récupéré son offrande auprès du corbeau, elle se tenait prête à prendre congé l’audience était terminée. Mais ne souhaitant pas offenser l’officiel de la Foudre, elle lui laisserait un dernier mot, un droit de réponse, peut être quelques derniers traits d’esprits qui lui viendrait au contact des paroles de la Céleste.

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Dim 4 Sep 2022 - 0:24

Attentif jusqu’à la dernière minute, les paroles d’Eyana concernant le passager clandestin suffisaient à confirmer la théorie qu’il conservait pour lui-même pour le moment. Ce terme de passager clandestin lui rappelait nettement la période durant laquelle un hôte se familiarisait avec un ancêtre quelconque.

Période intéressante durant laquelle tout pouvait passer ou casser, nombreuses personnes étaient coincés à cette étape, inapte à prendre contrôle de leurs propres chimères nourrissant l’entité catégorisée de clandestine…

Ne disant rien à ce sujet, Raizen se contenta simplement d’ajouter d’autres précisions.

-Sceller une essence dans un objet est possible. Il existe à travers ce monde de nombreux individus étant en mesure d’employer les aptitudes d’entités ou d’énergies à travers des objets comme des armes ou même des sabres…

L’observant sachant qu’elle était Kirijine, il se demandait si elle saurait faire le lien. Après tout, Raizen ne savait pas du tout si les sabres Kirijines étaient uniquement des lames spéciales ou si elles contenaient des esprits. Simplement, s’il se fiait à Umeka à titre de gladiatrice, il savait bel et bien que son filet avait une âme à part entière lui remémorant ses propres ancêtres.

-Concernant les Yamanakas, ce n’est qu’une possibilité, mais je pense lire une dynamique dans laquelle garder contrôle à tout prix semble être votre mot d’ordre. Si je peux me permettre, vous renforcer autant mentalement que physiquement peut-être une bonne idée afin de vous rassurer. Simplement, apprendre ce que certains catégorisent de lâcher-prise n’est pas forcément une mauvaise chose. Autrement, le désir absolu de tout contrôler peut créer une anxiété qui, aussi sournoise et masquée peut évoluer jusqu’à servir de failles à laquelle sera rattachée tantôt une peur et plus tard une réelle faiblesse. Libre à vous de juger si cette force vous sera nécessaire ou non par la suite si vous réussissez à l'apprivoiser.

Or, apprendre cette dynamique mentale pourrait nettement avoir un aspect positif pour celle-ci. Après tout, s’il y avait de nombreux gains à avoir à travers la rigidité de certains éléments, il y avait bien entendu des pertes liées à l’absence d’équilibre sachant que tout ne pouvait être contrôlé… Tel était le chaos intéressant du Yuukan et de l’univers.

Malgré tout, Raizen trouvait cela intéressant qu’une personne laissant sous-entendre un confort dans le contrôle parle de destinée choisie par les Kami, un paradoxe qui le fit presque sourire alors qu’il était totalement à l’antipode. Or, elle arrivait toutefois à remettre le tout en question, un bon réflexe qui saurait l’aider.

-Hélas, même si j’avais les réponses à toutes vos questions, il y a parfois des moments ou confier toutes les réponses à quelqu’un ne représente pas la solution ni un élément positif. Simplement, si nous pouvons nous sentir seuls avec nos propres démons et nos propres problématiques, s’ouvrir à son entourage immédiat ou proche peut parfois nous aider ou nous permettre d’avoir un certain attachement à un pilier de la réalité. Ainsi, je ne peux que vous conseiller de vous appuyer sur vos confrères Kirjine sachant que certains d’entre eux pourraient mieux vous comprendre que vous le pensez. Parfois, la clé n'a pas forcément la forme attendue, mais elle a tout de même une résultante finale qui répond à nos besoins réels, surtout que parfois tout est une question de longueur d'onde.

Après tout, tout shinobi atteignait le niveau supérieur devait passer par une étape dans laquelle il était confronté à ses démons, un élément sur lequel du support externe pouvait être offert. Or, ce combat demeurait un combat intrinsèque et personnel, dans l’espoir qu’un jour la solitude soit perçue comme de la plénitude. De même, le message d'un étranger pouvait ne pas résonner de la même manière que le message d'un proche, qui malgré une expertise moindre pouvait parfois trouver les mots qui résonneraient adéquatemment auprès d'une âme.

-Autrement, vous êtes libre de vos choix bien entendus et mes paroles ne sont que des conseils que vous êtes libre de prendre ou de laisser. J’en profite donc pour vous souhaiter un séjour agréable et des voyages sécuritaires et riches en découvertes Anai Eyana.

Que ce soit Metaru Kenshin ou bien d’autres, Eyana ne faisait exception. Le Meikyû suivait toujours son instinct et son intuition. Ainsi, il était vrai qu'il aurait pu commander l’entité en Eyana de lui fournir toutes les informations qu’elle désirait. Or, il savait pertinemment que faire cela rendrait son pouvoir instable à long terme au regard de leur longueur d'onde actuelle. Contraint de se révéler par une force externe, les répercussions pouvaient être conséquente.

En plus de réduire leur synchronicité potentielle et future, c’était le genre d’élément qui pouvait facilement alimenter ces chimères jusqu’à en consumer l’hôte, un élément dont il préférait éviter d’encourager au risque d'affaiblir

Telle était l’impression du Meikyû. Après tout, ce qui pouvait semblait bien, rassurant et idéal ne l’était pas toujours sur le long terme… C'était là une représentation typique de l'une de ses théories :

Shambles : La théorie du Chaos
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