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Un chat dans la tête. [PV Akimichi Chi]

Hagiwara Kentaro
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Ven 22 Avr 2022 - 23:32
Câliner son chat est préférable à caresser l’idée, surtout quand elle n’a ni queue ni tête.
De Marcel Ohayon.

Ayumi était fâchée contre moi. Je n’appréciais guère lorsque ma fille me faisait la tête. Cet incident occupait mon esprit tout entier alors que je marchais vers l’un des quartiers se trouvant au sud du palais impérial. Mon enfant m’en voulait terriblement d’être moins présent auprès d’elle. Depuis ma prise de fonction en tant que soldat, je me devais de servir fidèlement l’Empire. Malheureusement, ce n’est pas moi qui choisissais mes heures de travail. Bien que je ne sois pas encore parti en mission, les affaires liées à mon métier me prenaient un temps fou. Je faisais de mon mieux pour allier mon activité professionnelle à ma vie de famille : jusqu’à présent, c’était un terrible échec.

Je fis la grimace lorsque mes pensées se tournèrent précisément vers l’incident qui avait mené Grand-mère Sakura à me chasser de la maison familiale alors que j’étais venu m’occuper de ma fille. Cette dernière avait piqué une crise. Au cours de celle-ci, elle m’avait jeté le contenu de sa petite cuillère à la figure et poussé son bol par terre. Le récipient avait fini sa course sur le sol, répandant avec une disgrâce sans pareille son contenu. J’étais complètement largué par la situation. Devant mon désarroi, maman avait fini par venir à mon secours et avait puni Ayumi. Quant à moi, je me retrouvais à errer dans les rues de la capitale pour, selon les dires de grand-mère Sakura, « m’aérer l’esprit »

Ce vagabondage avait cessé d’en être un lorsque, par un pur hasard, j’entendis deux commères discutées devant l’échoppe d’un drapier. D’après leurs dires, un chat habillé en saltimbanque sévissait dans le quartier vers lequel je me dirigeais actuellement. Toujours d’après elles, cet animal volait aux riches pour donner aux pauvres. À bien y réfléchir, j’avais déjà entendu parler de ce félin au centre d'entraînement. Selon trois soldats, cinq de nos camarades avaient eu à faire à lui. Dans leur histoire, ce matou était non pas un bon samaritain, mais un réactionnaire radical qui en voulait personnellement au pouvoir en place.

Comme disait bien trop souvent grand-père Hiro, « ce genre d’histoire abracadabrante cache toujours une aventure intéressante. » Oui. Il appréciait particulièrement faire des rimes, même lorsque l’occasion ne s’y prêtait pas. Pour en revenir à nos moutons, sachez que j’ai poliment interrompu la conversation des deux femmes pour en apprendre davantage sur cette curieuse bête. Elles m’avaient alors donné une adresse : celle de La Gorge Zigouillée. Je crus d’abord à une mauvaise plaisanterie : quel individu sensé aurait appelé un endroit avec un nom aussi lugubre que celui-ci ? Néanmoins, devant leurs mines résolues, je dus me rendre à l’évidence : ce genre d’énergumène existait réellement. Je les remerciais comme il se devait avant de partir.

Le quartier où se trouvait La Gorge Zigouillée avait été particulièrement touché par les événements des dernières années et avait beaucoup de mal à relancer ses activités marchandes et commerciales. Certains racontaient même que ce lieu était devenu l’un des endroits les plus dangereux de la capitale. Ce qui se disait sur cette zone était suffisant pour me donner l’adrénaline nécessaire pour surmonter la peur qui s’était logée au creux de mon ventre. Je n’étais pas particulièrement porté sur la violence : je l’avais même en horreur, mais je savais pertinemment bien que j’avais les compétences nécessaires pour me défendre si cela s’avérait nécessaire.

« Salut, beau gosse ! Je me sens si seule dans mon grand lit… Ça te dirait de m’accompagner ? »

Je rougis violemment. Cette proposition était indécente. La jeune femme rit sincèrement devant ma gêne.

« Allez, n’aie pas peur, beau gosse ! Je ne vais pas te manger. »

Je repris tant bien que mal contenance. Ce n’était pas évident de rester maître de soi-même lorsque la situation mettait très mal à l’aise l’un des protagonistes.

« Salutations sur vous, charmante demoiselle. Bien que votre proposition soit des plus alléchantes… »

Un petit mensonge ne pouvait pas faire de mal. Mon interlocutrice ne faisait pas un métier facile. Je n’osais imaginer le peu de considération qu’un grand nombre de ses clients devaient lui accorder. Elle avait très certainement conscience de sa situation précaire et n’avait donc certainement pas besoin que je m'apitoie sur son sort.

« … je me dois de la décliner. »

Quant à la suite, il n’y avait aucune raison que je lui cache la vérité.

« Voyez-vous, je suis à la recherche d’un mystère. J’ai entendu dire qu’un chat sévissait dans le coin. Pour certains, c’est un saltimbanque qui vole aux riches pour donner aux pauvres. Pour d’autres, c’est un réactionnaire radical qui en veut personnellement au pouvoir en place. »

« Qui es-tu pour t’intéresser à une telle histoire ? »

« Un homme qui… »

« N’appartiendrais-tu pas aux corps armés de l’empire ? »

« En effet, je suis soldat. Néanmoins, je suis de repos aujourd’hui et je viens ici sur mon temps libre. »

« N’as-tu pas mieux à faire ? »

« Actuellement, non. Ma fille me fait actuellement la tête. J’ai dans l’espoir de résoudre ce mystère et ainsi avoir une bonne histoire à lui raconter ce soir à mon retour… »

« Tu es un drôle de bonhomme… »

« Ah… c’est à cause du nœud papillon ? »

Tout en posant la question, j’indiquais l’objet que je portais autour du cou.

Noeud papillon que porte Kentaro:

« S’il n’y avait que ça… »

J’haussais les épaules, avant d’ajouter posément :

« Je ne suis pas là pour plaire à tout le monde. J’ai bien conscience que je peux paraître étrange et décalé, mais je suis moi. Je n’ai nullement l’intention de changer pour paraître plus… normal. Je suis là pour résoudre un mystère et je suis bien décidé à l’élucider avant la nuit tombée. D’ailleurs, à ce propos… vous pourriez m’indiquer précisément le chemin à suivre jusqu’à La Gorge Zigouillée, s’il vous plaît ? J’ai bien peur de m’être quelque peu perdu. »

La jeune femme eut l’amabilité de faire un bout de chemin avec moi. Je lui offris mon bras le temps du voyage. Je profitais de sa compagnie pour lui poser quelques questions sur ce fameux mystère que je souhaitais résoudre. Je n’appris pas grand-chose de plus sur le chat en question. Néanmoins, j’obtins un nom : monsieur de la Poype. C’est comme ça qu’il se faisait appeler, même si tout le monde savait que l’appellation qu’il se donnait n’était qu’un sobriquet. C’était un marin trop vieux pour reprendre la mer. Il était toutefois connu par son extraordinaire mémoire. Une rumeur sur son compte racontait qu’il avait une bibliothèque entière dans sa tête. Mon interlocutrice, répondant au doux nom de Candice (bien que je me doutais que cela ne soit qu’un pseudonyme de plus), me laissa à quelques pâtées de maisons de ma destination.

« Je vous remercie pour votre aide, demoiselle Candice. Votre compagnie fut fort plaisante. Je vous souhaite une agréable journée. »

Ayant bien conscience de la situation, je lui donnais une somme raisonnable de ryôs pour sa compagnie et les informations fournies, aussi maigres soient-elles. Je la saluais et partis d’un bon pas en direction de la taverne. Lorsque la devanture de La Gorge Zigouillée fut dans mon champ de vision, j’avisais un muret de l’autre côté de la rue. Celui-ci me donnait une vue parfaite sur la façade de l’auberge. Je vins me poser sur ce dit-muret. Je sortis ma pipe de voyage de mon sac, mis du tabac à l’emplacement dédié, et l’allumais. Toute enquête digne de ce nom commençait par de l’observation. De plus, le lieu n’ayant pas la meilleure des réputations, je voulais savoir dans quoi je m’embarquais avant de pénétrer à l’intérieur. Et quoi de mieux que d’observer les clients de ce lieu pour se faire une idée de ce qui se tramait dans le coin ?

Spoiler:


Dernière édition par Hagiwara Kentaro le Dim 1 Mai 2022 - 11:35, édité 1 fois
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Akimichi Chi
Akimichi Chi

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Dim 24 Avr 2022 - 16:25
Un jour de repos. C’était rare. Et Chi aurait bien utilisé ce dernier à ne rien faire pour enfin pouvoir se reposer. Profiter de la vie quoi, la vraie, celle où on ne fait que manger et dormir. Hélas cette nouvelle vie de soldat était éreintante. Mais entre se balader ou se faire enguirlander par sa mère toutes les cinq minutes le choix était vite fait. L’Akimichi avait beau avoir un travail maintenant cela ne lui permettait pas pour autant de subvenir seul à ses besoins. Il fallait dire qu’il n’avait pas vraiment cherché. Et puis sa mère réclamait pas mal de son argent prétextant qu’il était nourri, logé et blanchi depuis bien trop longtemps. Il fallait qu’il paye ses dettes qu’elle disait. Et puis il coûtait toujours en nourriture.
« Elle peut parler cette grosse vache. C’est elle qui mange tout à la maison. »
Mains dans les poches il regardait le sol en trainant la patte. Il marmonnait dans sa graisse tout en frappant dans un caillou qui était donc contraint d’avancer au rythme de ses pas.

Son ventre se mit à gargouiller.
« Arrrrrrrrrhhhhhh ! J’ai faim ! » S’exclama-t-il en regardant le ciel la bouche grande ouverte comme s’il allait pleuvoir de la nourriture.
Mais il n’avait pas pris à manger et n’avait pas beaucoup d’argent sur lui. Alors il parti en quête d’un concours de nourriture. En effet cela pouvait sembler bizarre mais il avait, depuis plusieurs mois, l’habitude de tomber sur ce genre de concours toujours au moment opportun. Souvent cela voulait dire nourriture gratuite pour lui, pour peu qu’il gagnât. Ce qui arrivait toujours… Ou presque !

Il avait beau déambuler, il ne trouva rien. Son ventre faisait un bruit si indécent que certains passants se retournaient quand l’Akimichi était à proximité. Il les ignorait, il avait l’habitude des regards dédaigneux. Il s’était bien éloigné des quartiers qu’il côtoyait habituellement, si bien qu’il ne savait même pas où il était. Les rues commencèrent à de venir de plus en plus délabrés, comme négligées par leurs propres riverains. Il essayait de se faire tout petit, c’était simple pour lui mais niveau largeur il avait dû mal à passer inaperçu, surtout dans des rues étroites comme celles-ci. Il était loin des rues spacieuses et galeries marchandes du centre-ville. Et la populace était à la hauteur de l’état général.
« Hé mon chou ! »
Quelqu’un sembla s’adresser à lui. Comme un débutant Chi releva la tête avec un faciès interrogatif.
« Ça te dirait une p’tite dinde pour le déjeuner ? »
Ah ! Jackpot, peut-être qu’il avait enfin trouvé une affaire pour manger. La gueuse était habillée légèrement et d’un tissu qui semblait tout droit venu d’un vieux rideau récupéré dans les ordures. Sa peau ne faisait pas vraiment contraste. Grasse et salle, son hygiène laissait terriblement à désirer et Chi se demandait alors s’il serait très prudent de consommer quoique ce soit venant d’elle

Mais son ventre se remit à faire un bruit infernal. Il n’avait pas le choix.
« Oui mais j’espère qu’il y a de belles cuisses, c’est ma partie préférée. »
La remarque sembla étonner quelque peu là sans doute quarantenaire mais elle se reprit assez vite puis élargit son sourire aux dents jaunes.
« Oh mais oui mon chou, regarde par toi-même. »
La mégère commença à relever sa guenille pour dévoiler une cuisse toute vergeturée là où quelques témoins de sa pilosité non entretenue pointaient déjà le bout de leur nez témoignant qu’elle avait sans doute plus de matière entre les jambes que sur la tête.

Chi faillit vomir. Ce n’était pas du tout ce qu’il avait en tête. A cette réaction la femme de joie baissa son presque habit d’un geste vexé.
« Pour 1000 ryos je suis toute à toi. »
Chi n’en croyait pas ses yeux, ni ses oreilles. Quelles erreurs de la nature. D’un coup son environnement devenait plus clair. Autour de lui il commença à comprendre ce bal incessant de vas et viens entre homme et femmes qui partaient s’isoler dans des ruelles. Jamais il ne payera pour subvenir à ce besoin. Il était un bien trop bel homme pour se rabaisser à ce genre de pratique.

Il cracha par terre, aux pieds de cette gourgandine avant de lui lancer d’un air réprimant.
« Arrière, sorcière ! Tu devrais avoir honte de vendre ton sale cul pour gagner quelques sous. »
A ces mots la femme ne se sentit pas de joie. Mais pire encore, celui qui se faisait appeler El Papa dans le quartier fut témoin de la scène et il n’apprécia guerre non plus. Car il était celui qui gérait ses filles et il n’appréciait pas qu’on manque de respect à sa marchandise, sur son territoire.
El Papa : « Hé toi ! »
Quand Chi tourna la tête il vit ce golgoth de presque deux mètres s’approcher de lui un katana à la main. Il ne fallait pas faire de vieux os ici ! L’Akimichi prit la poudre d’escampette. Mais il avait beau courir, la distance qui le séparait de son poursuiveur ne faisait que se réduire. Puis Chi aperçu un bar, d’instinct, il entra dedans. Allez savoir pourquoi, une fois à l’intérieur plus personne ne le suivait. A l’extérieur, le mac connaissant les lieux avait préféré faire demi-tour. Comme s’il était devenue proie lui aussi…

Ce bar se nommait : La Gorge Zigouillée.
« Pfiouuu ! Enfin tranquille ! »
Chi constatait que personne ne rentrait pour le poursuivre. Il balada son regard dans la salle principale de l’établissement dans lequel il venait de pénétrer. Seuls quelques regards discrets se posèrent sur lui, si bien qu’il n’y fit même pas attention. Non car tout de suite il remarqua ce rassemblement, autour de quelque chose.
« Oh ? »
Peut-être un concours de nourriture ? C’était encore son jour de chance, il y croyait. Il s’avança et passa tant bien que mal dans plusieurs rangées de personne pour enfin arriver à l’épicentre de l’animation.
Déception.

Ce n’était pas un concours de bouffe. Mais juste un mec avec une tête de chat qui faisait un numéro. Mais il remarqua le regard déçu de l’Akimichi et il s’adressa à lui.
« Toi ! »
Ces deux gros yeux félins se posèrent sur le soldat en congé.
« Moi ? »
Chi avait regardé derrière lui, personne d’autre ne semblait visé par la remarque. Mais qu’est ce qu’il lui voulait au juste ? Si ce n’était pas de la nourriture ça n’intéresserait pas Chi.
« Oui toi ! C’est ton jour de chance ! »

« Ah bon ? »

« Mais oui ! Regarde cette balle ! »
L’étrange personnage souleva un gobelet sur la table que jusqu’ici Chi avait à peine remarqué. Sous ce gobelet se trouvait une petite balle rouge.
« Tu la vois, elle est là. Et hop hop hop. »
Il posa le gobelet avec la balle dedans et commença à déplacer la balle de gobelet en gobelet. Il y en avait trois en tout. C’était si lent que même un enfant aurait pu suivre la balle.
« Maintenant elle est là ! »
Chi leva les sourcils, c’était ennuyeux.
« Tu veux essayer ? C’est simple. On peut même faire un tour de chauffe gratuit si tu veux. »

« C’est payant en plus ?! »
Chi fit deux gros yeux. Payer pour voir ce piètre spectacle ? Quelle drôle d’idée.
« Et oui ! Tout est fait pour te faire gagner de l’argent. Tu mises sur un gobelet, si la balle est dessous tu remportes le double. »

« Ooooooooh ! »
Chi ouvra une bouche béante de stupéfaction. C’était son jour de chance finalement. Il avait juste à gagner assez de fois pour pouvoir aller se payer un festin.

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« Yooooooooooooooooosssssh. »
Il frappa son poing dans sa main. Il était remotivé comme jamais, il pouvait déjà imaginer le festin devant lui.
« Je suis prêt ! Pas besoin de tour de chauffe ! »
L’intermittent du spectacle eu un sourire coquin et le regard brillant. Un pigeon se dit-il, et un gros ! Cela faisait lontemps
« Oh monsieur est joueur, très bien ! C’est parti ! »
Plumé.

Voilà comment l’Akimichi finit fatalement. Plus un sou en poche, il n’avait même plus de quoi tenter de se refaire. Il lui restait une vieille pièce qui trainait, rien d’utilisable ici. Au départ le bougre l’avait fait gagner. Chi était en confiance après avoir trouvé la balle pendant trois parties d’affilées. Il avait déjà de quoi se payer un repas mais il avait les yeux plus gros que le ventre, et dieu sait que c’est difficile le concernant. Il déchanta très vite. Il commença à enchaîner les défaites. Il aurait pu s’arrêter mais à chaque fois que l’espoir était au plus bas il gagnait de nouveau, le relança. Sans s’en rendre compte, petit à petit et de façon méticuleuse, il avait perdu tout son argent.

Chi avait beau être naïf, il n’était pas si idiot pour gober telle couleuvre.
« Attendez ! »
S’exclama-t-il en essayant d’attraper un des gobelets. Mais son manipulateur était plus habile et il récupéra les trois gobelets en un éclair avant même que l’Akimichi ne puisse les effleurer.

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« Tricheur !!!! »

« Comment ça ? Comment osez-vous ? Vous avez perdu dans les règles de l’art. »

« Mon cul ! Montrez-moi ces gobelets alors, voir s’ils ne sont pas truqués ! »
Chi commença à se montrer insistant et à vouloir forcer le passage. Peut-être trop. Celui au visage de chat était déjà en train de prendre la poudre d’escampette alors qu’une foule mal intentionnée se massait déjà autour du gros soldat. Ils se craquaient les doigts et le regardaient d’un regard qui demandait du sang. Chi ne le comprenait pas encore, mais il s’était retrouvé dans une situation qui allait vite devenir délicate, comme toujours…

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Hagiwara Kentaro
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Mer 27 Avr 2022 - 23:27
« La devise du chat : qu’importe ce que tu as fait, essaie toujours de faire croire que c’est la faute du chien. »
De Jeff Valdez.

Vu de l’extérieur, cette taverne était aussi sinistre que son nom. Je n’en revenais pas : comment une telle idée avait pu germer dans la tête du propriétaire ? La Gorge Zigouillée. Cette appellation était même désagréable en bouche. A bien y réfléchir, la désignation de ce lieu de délectation pour le gosier et l’estomac avait tout à fait sa place dans l’ambiance générale de ce quartier. Je tirais une nouvelle fois sur ma pipe. Je gardais quelques instants la fumée en bouche, observant les allées et venus des uns et des autres. Je finis par laisser ce nuage toxique s’échapper par mes narines.

Les êtres vivants étaient des individus captivants. Depuis mon poste d’observation, j’avais pu relever quelques informations intéressantes sur le fonctionnement de cette zone. Celui-ci tournait autour de la fascination qu'avaient les humains pour le pouvoir sur autrui. La tranquillité des rues n’était qu’une apparence, une façade que les habitants se plaisaient à donner à tout étranger ne résidant pas dans l’une de ces demeures de fortune. Les transactions étaient monnaie courante. La plupart de celles que mes yeux avaient pu capter n’étaient pas conformes aux lois.

Malgré le métier que j’exerçais, je n’étais pas intervenu. Certes, je ne cautionnais pas ce genre d’actions, mais elles étaient malheureusement nécessaires actuellement pour permettre aux gens de survivre dans notre monde. L’Empire du Feu avait bien morflé ces dernières saisons. La capitale n’avait pas été épargnée par les sévices immuables des humains. Les dégâts engendrés étaient tels que certains peinaient plus que d’autres à se relever. Je me pris à remercier les cieux que ma fille ne grandisse pas dans un tel quartier. Un jour, je réussirai à apporter ma pierre à l’édifice : je souhaitais que la chaire de ma chaire vive pleinement, que ma famille et mes amis puissent vivre pleinement. La survie ne devrait pas figurer parmi les options proposées par l’Empire. Nous valions tous plus que ça. Nous méritions tous de vivre et non de survivre.

Pour en revenir à nos moutons, j’étais convaincu que plusieurs bandes organisées se partageaient le contrôle du quartier. La prostitution faisait partie du tableau. Parmi les brides de conversations des passants qui étaient parvenues jusqu’à mes oreilles, le nom d’El Papa était revenu à plusieurs reprises. La pute qui m’avait abordé tantôt était certainement l’une de ses filles. Le paiement effectué pour service rendu devrait m’assurer une certaine tranquillité : dans ce genre de milieu, chaque intervention - aussi menue soit-elle - se payait. El Papa devait savoir que j’étais là. Cela ne m’étonnerait pas qu’il me fasse surveiller : un étranger de mon gabarit sur son territoire pouvait être une source de problème, d’autant plus que j’étais un soldat. Néanmoins, je n’avais nullement l’intention de faire des vagues… du moins, pour le moment.

J’étais persuadé que Candice connaissait le chat de mon mystère. Pourtant, elle avait habilement et subtilement détourné la conversation pour ne pas avoir à répondre à mes questions. Elle m’avait donné un nom : monsieur de La Poype. Elle était maligne. Elle avait dirigé notre entretien d’une main de maître et les raisons qui l’avaient poussé à me communiquer cette information m’étaient, en cet instant, inconnues. Je ne pouvais faire que des suppositions. Ce monsieur de La Poype devait être à la tête de l’un des partis qui contrôlaient le quartier. Je supposais également qu’il dirigeait ses affaires depuis La Gorge Zigouillée. En effet, les hommes de mains d’El Papa que j’avais pu identifier évitaient bien soigneusement l’endroit : les guetteurs surveillant la taverne ne le faisaient que de loin. De ce fait, le nom de cet établissement était un avertissement tant pour ses adversaires que pour ses clients et les étrangers de passage.

Quant au chat mystère, je ne disposais pas assez de renseignements pour déterminer dans quel camp il se trouvait actuellement. A bien y réfléchir, il pouvait tout aussi bien appartenir à un tierce groupe, comme faire cavalier seul et tirer son épingle des jeux de pouvoir. Je constatais - avec un certain effarement - que la plupart des hommes et des femmes qui défilaient devant ce petit muret ne faisaient même pas attention à moi. Cela me convenait parfaitement car j’étais bien décidé à obtenir le maximum d’informations avant de me jeter dans la gueule du loup : ma pipe et moi avions bien des choses à dire concernant les faits et gestes des individus de ce quartier.

La vérité était que je doutais de plus en plus de mes suppositions concernant monsieur de La Poype. Si je présumais qu’il était à la tête d’une bande organisée, au même titre qu’El Papa, je ne pouvais négliger le fait qu’un troisième groupe agissait dans le quartier : ses membres étaient facilement identifiables. En effet, ils portaient tous un tatouage reconnaissable entre mille : un poignard dont la lame laissait échapper une tête de dragon.

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Tatouage du Gang des Diables Tonnerres.
Chef de gang : Big Mama.

Les membres des Diables Tonnerres entraient et sortaient de La Gorge Zigouillée comme si cette taverne était leur quartier général. Je savais que cette bande n’était pas dirigée par monsieur de La Poype, mais par une certaine Big Mama. Si Big Mama avait établi son poste de commandement dans la taverne, alors il était impossible que monsieur de La Poype dirige ses affaires du même établissement. La possibilité que deux gangs rivaux puissent partager un même lieu était ridicule. Monsieur de La Poype était-il vraiment un chef de gang ? Pourquoi Candice m’aurait-elle dirigé vers cet homme si ce n’était pas le cas ?

Je n’eus pas le loisir de pousser plus loin mes réflexions. Un homme d’une certaine corpulence arriva d’une rue adjacente en courant. Il ne me fallut pas bien longtemps pour comprendre quel était le sujet de sa fuite : un individu de grande taille dont la musculature n’avait rien à envier à autrui. Le tatouage sur son torse m’indiqua qu’il appartenait au gang d’El Papa… à moins que ce ne soit El Papa lui-même. Quoi qu’il advienne, la course-poursuite tourna court car le premier phénomène s’engouffra dans la taverne, alors que le second se félicita de ne pas avoir fait la même erreur et rebroussa chemin. Je fronçais légèrement les sourcils : je n’étais pas certain que cela soit la meilleure idée du siècle pour celui qui venait d’entrer dans La Gorge Zigouillée. Néanmoins, il était clair qu’il n’appartenait pas au quartier : il ne semblait pas connaître les règles régissant ce faubourg.

Un chat dans la tête. [PV Akimichi Chi] 901d
Tatouage du Syndicat des Salamandres de Cobalt.
Chef de gang : El Papa.

Cet homme était-il vraiment censé ? Une personne avec un minimum de jugeote ne se serait jamais mis à dos l’un des gangs de ce faubourg. L’extravagance de cet individu fut un argument de poids dans ma prise de décision. Il faut également admettre que ses formes ne me laissaient pas indifférent. Je savais pertinemment bien que j’appréciais bien plus les hommes corpulents que tout le reste. Toutefois, j’emporterais cette information dans ma tombe. Pour terminer, je savais qu’il avait un lien avec les forces armées du Teikoku. Je n’étais pas soldat depuis longtemps, mais j’étais un peu près sûr d’avoir déjà croisé cet homme dans l’une des casernes de la capitale. Ces trois raisons étaient suffisantes pour que je quitte mon observation et que je m’engouffre à sa suite dans La Gorge Zigouillée.

Sentir l’adrénaline parcourir ainsi mon corps était un pur délice. Nous venions de nous jeter dans la gueule du loup. Je n’étais pas certain que mon partenaire d’infortune ait conscience de cette donnée car son attention fut attirée par l’attroupement se trouvant à quelques mètres de nous. Avait-il seulement pris soin de noter que les regards qui nous avaient accueilli étaient ceux de qui nous devions le plus nous méfier ? De par ma taille, il ne me fut pas compliqué d’identifier la source de ce rassemblement : le chat mystère. Un petit sourire satisfait vint se poser sur mon visage. Je ne devais pas crier victoire trop vite. Nous étions loin d’être sortis de l’auberge. Au sens propre comme au sens figuré.

Alors que l’inconnu que je prenais pour mon compagnon d’aventure se frayait un chemin vers le centre de l’animation, je vins vider le contenu de ma pipe dans le cendrier le plus proche de moi. Certains gaillards gardaient un œil - voir même les deux - sur mon camarade. Les autres me surveillaient. C’était de bonne guerre. Après tout, nous étions des étrangers et ils se devaient de protéger leur territoire. Tout en bourrant à nouveau du tabac dans ma pipe, je me déplaçais tranquillement, sans geste brusque, parmi les tables, contournant le chat mystère et sa troupe d’admirateurs. Je comptais deux sorties visibles, en plus de la porte par laquelle nous venions d’entrer : une derrière le bar, et une autre à l’étage. J’étais sûr que d’autres passages avaient été aménagés : les gangs savaient y faire quand il s’agissait de disparaître rapidement lorsque les forces de l’ordre faisaient des descentes.

Parmi les quelques clients éparpillés dans la salle, un seul correspondait à la description faite de monsieur de La Poype. J’allumais ma pipe. Celle du marin n’était pas aussi belle que la mienne, mais était certainement bien plus vieille. Il faisait mine de ne pas s’intéresser au spectacle que donnait le chat mystère. Néanmoins, certaines de ses mimiques faciales le trahissaient : en réalité, il n’en ratait pas une miette. Monsieur de La Poype et le chat mystère travailleraient-ils ensemble ?

Un chat dans la tête. [PV Akimichi Chi] Ssj3
Monsieur de La Poype.

Mon attention se porta quelques secondes sur le centre de l’attention : voilà que mon partenaire était en train de se faire avoir en beauté. Quelle folie lui était passée par la tête ? Il était évident que ce jeu était une arnaque. Il allait se faire plumer. Devais-je pour autant intervenir maintenant ? Non. Cela serait gâcher le peu de temps que nous avions pour glaner un maximum d’informations sur la situation. Je m’approchais du bar où une femme d’âge mûre séchait une chope avec un torchon. Depuis mon arrivée, elle avait donné quelques ordres. Elle tentait de s’effacer le plus possible. Néanmoins, c’était évident que c’était elle qui tenait la baraque. Le traitement que lui offraient tous les membres du gang des Diables Tonnerres était bien différent de tous les autres êtres humains de la zone. La seule explication plausible était que cette femme soit Big Mama… ou l’un de ses proches. Je décidais de miser sur le fait que cette femme était bel et bien Big Mama.

Un chat dans la tête. [PV Akimichi Chi] Ilti
Big Mama, cheffe du Gang des Diables Tonnerres.

« Salut, beau gosse ! J’te sers quelque chose ? »

« Salutations sur vous, madame. »

Un de ses gars se mit à pouffer non loin face à mes manières. Je ne me démontais pas pour autant : chaque être vivant avait le droit au respect.

« Auriez-vous l’amabilité de me servir deux bières s’il vous plaît ? »

« Allonge d’abord la monnaie. »

Je sortis quelques ryos d’une de mes poches intérieures et les fis glisser sur le comptoir. Elle posa brusquement la chope qu’elle tenait dans les mains à côté des pièces que je venais de lui donner et en sortit une deuxième. Je restais très calme. Les tavernes, je les connaissais. Ma famille en gérait quelques-unes en ville. Quelque soit leur niveau, les règles de base étaient les mêmes dans toutes les tavernes. Elle me servit deux bières tièdes. C’était certain qu’elle me testait.

« Il lui faut autre chose, au jeune homme ? »

Les esprits commencèrent à s’échauffer du côté du chat mystère.

« Tout dépend de la suite des évènements, Big Mama. »

Nos regards se croisèrent. Elle savait où elle allait. Je savais ce que je voulais. Je pris ma bière alors que le chat mystère prenait la poudre d’escampette.

« Je vous remercie pour les boissons. »

Je me dirigeais vers mon compagnon d’infortune. Je me frayais un chemin jusqu’à lui. Arrivé à ses côtés, certains des esprits échauffés n’étaient plus aussi certains de vouloir chercher des noises à mon camarade. Je profitais de ce léger flottement pour poser brusquement les deux chopes sur la table. Je voulais que tous les regards soient tournés vers nous. Un rapide coup d’oeil dans la salle me permit de comprendre que monsieur de La Poype avait pris la tangente, au même titre que le chat mystère. Bien. Je pouvais donc en conclure qu’ils étaient tous les deux en affaire. Je tirais une chaise et m’assis de telle sorte que je me retrouve face au comptoir.

« Hey, l’ami ! Puis-je t’offrir une bière ? »

Cette apostrophe s’adressait bien entendu à l’autre soldat de cette taverne. Je lui indiquais la seconde bière sur la table. En attendant sa réponse, je vins jeter une bourse remplie de ryos sur la table. J’espérais ne pas avoir à les dépenser dans leur totalité aujourd’hui. Certains se mirent à murmurer que j’étais complètement fou de sortir une telle somme. D’autres se léchaient déjà les babines à l’idée de pouvoir récupérer la totalité de mon porte-monnaie.

« Big Mama… Nous feriez-vous l’honneur de vous joindre à notre table ? »

L’un de ses hommes lança :

« Eh ! Tu crois que notre patronne peut se faire acheter par une somme aussi ridicule ? »

Je répondis du tac au tac, sur un ton toujours aussi calme :

« Big Mama ne s’abaisserait jamais à de telles bassesses. En revanche, aucune information n’est gratuite en ce bas monde. Après tout, ce n’est pas moi qui ai un problème avec un chat… »

Sur un simple geste de la main de Big Mama, les gros bras du Gang des Diables Tonnerres restèrent en place.

« Que sais-tu, au juste ? »

« Que ces rumeurs concernant ce chat, bien que fondées sur une réalité, ont déformé les informations intéressantes concernant cette affaire. »

« Quelle affaire ? »

« Celle du chat… ou peut-être celle de monsieur de La Poype… à moins que les deux affaires ne soient liées… ou alors il n’y a pas des affaires, mais une seule affaire. »

Big Mama vint à nous. La foule se fendit en deux sur son passage. Elle vint s’asseoir à notre table.

« Tu es un drôle de gars. »

« Je prends cela comme un compliment, madame. »

« Qu’est ce que tu cherches, au juste ? »

« A résoudre un mystère. Vous savez, de ce chat, on en parle dans toute la ville. Certains disent que c’est un saltimbanque qui vole les riches pour donner aux pauvres. D’autres disent que c’est un réactionnaire radical qui en veut personnellement au pouvoir en place. Je suis certain que si on se donne la peine de creuser un peu, d’autres faits pourraient être attribués à ce fameux chat. »

« Mais encore ? »

« Une bonne histoire à raconter à ma fille ce soir lorsque je rentrerais. »

« Une histoire à ta fille ? »

« Oui. Une nouvelle aventure de Naoko, le chasseur de tsukumogamis. Je tire ses aventures de ce que je peux vivre au quotidien. Je me suis fâché avec elle ce matin. Je me disais que c’était une bonne façon de me faire pardonner lorsque je rentrerais. »

« Tu te rends bien compte qu’en me racontant tout ça, tu me donnes les moyens de faire pression sur toi ? »

Je souris.

« Madame, avec tout le respect que je vous dois, vous vous méprenez. Ma fille ne craint rien. Elle vit avec plusieurs utilisateurs des Portes Célestes. Alors, croyez-moi sur parole. Vos hommes et vous n’auriez pas le temps de dire « ouf », que vous mordrez déjà la poussière. »

« Que vaut ta parole, ici ? »

« Absolument rien. Vous êtes maître de votre territoire. De ce fait, vous mentir ne m’avancera pas : cela serait même un frein à l’objectif que je me souhaite remplir aujourd’hui. »

« Et ta femme ? »

La légère crispation de ma mâchoire à cette question ne dut pas échapper à Big Mama.

« Elle est morte lors du massacre de Yugure en 202. »

« Tu élèves donc ta fille seul ? »

« Non. J’ai la chance d’avoir une famille dont les membres sont encore vivants sur plusieurs générations. »

Elle cherchait à savoir si j’étais cohérent dans mon histoire. Je savais qu’elle étudiait toutes mes réactions, cherchant une faille, aussi minimum soit-elle.

« Et lui ? Qui est-ce ? »

Elle montra l’homme enrobé d’un mouvement de tête.

« La seule information portée à ma connaissance à son sujet est qu’il est soldat. Comme moi. Je ne sais en revanche pas à quelle unité il appartient. »

« Vous êtes donc tous les deux soldats ? »

« Ne faites pas comme si vous étiez surprise de l’apprendre. El Papa le sait déjà depuis un moment. Si vous voulez rester dans les affaires, vous devez avoir les informations aussi vite que lui, voir plus vite. C’est l’un des moyens les plus rentables pour vous de garder un contrôle sur ce quartier. Si vous aviez voulu nous faire la peau, vous l’auriez fait il y a longtemps. »

« Qu’est-ce qu’il gagne à participer à ton… mystère ? »

Mon regard se posa sur mon compagnon d’infortune.

« Ce qu’il veut. Je n’ai pas encore eu le temps de lui faire une proposition décente à ce sujet. Je suis néanmoins certain que l’on peut s’entendre. »

« Tu n’obtiendras aucune récompense de ma part. »

« Je vous ai absolument rien demandé. Si je suis ici, c’est pour avoir des informations. »

« Qui me dit que vous ne balancerez pas à la première occasion ? »

« Par pitié ! Arrêtez avec vos superstitions à la con. Votre réseau d’informations dans le coin doit être assez impressionnant. Vous savez très bien qu’il n’y a que lui et moi. Si nous étions venus alors que nous étions en service, nous n’aurions pas été assez stupides pour venir seuls dans votre établissement. De ce fait, la seule conclusion logique est que nous soyons de repos. De plus, si nous voulions vraiment détruire votre business, vous pensez sincèrement que nous aurions choisi une approche aussi grossière ? Ce n’est pas de nous que vous devriez vous méfiez… »

« Selon toi, de qui devrais-je me méfier ? »

« Ce n’est pas moi qui le dis ! C’est votre regard qui l’affirme haut et fort. »

« Et que dit mon regard, monsieur le détective ? »

« Là, dans l’immédiat, que vous me mettriez bien votre poing dans la figure. Tout à l’heure, alors que le chat mystère faisait ses tours de passe-passe, vous vous demandiez comment vous pouviez prouver qu’il était en train de vous plumer ! Je ne sais pas quel accord vous avez passé avec monsieur de La Poype et le chat mystère, mais votre instinct vous dit que cet accord est caduque depuis le début, mais vous ne savez pas comment le prouver. »

« Comment sais-tu tout ça ? »

« Il suffisait d’observer les gens… De plus, si monsieur de La Poype n’avait rien à se reprocher, il n’aurait pas disparu au même moment que le chat mystère. »

« Ton prénom ? »

« Kentaro. »

« Bien. Kentaro. Tu viens de sauver tes fesses… pour le moment. Ce n’est pas le cas de ton compagnon. »

Big Mama posa son regard perçant sur mon camarade et s’adressa directement à lui.

« Et toi, alors, mon chou ? Comment tu t’appelles ? Qu’est-ce que tu fais là ? C’est vrai ce qu’il a dit, Kentaro ? Vous n’vous connaissez pas d’avant ? »

Je ne pouvais rien faire de plus pour lui pour le moment. J’avais fait mon possible pour calmer les tensions. J’espérais que nous n’ayons pas à en venir aux mains. S’il le fallait, je joindrais mes forces aux siennes. Néanmoins, si une telle perspective se présentait, nous risquions de crever comme des merdes au fond du caniveau. Ils étaient clairement trop nombreux pour nous et j’étais convaincu que nous n’avions actuellement pas le niveau pour pouvoir en venir à bout.

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Akimichi Chi
Akimichi Chi

Un chat dans la tête. [PV Akimichi Chi] Empty
Dim 8 Mai 2022 - 16:52
Chi avait beau se concentrer, il ne comprenait pas grande chose, si ce n’était rien, à la discussion. Il avait cette tête, celle que vous aviez quand un dialogue au dialecte incompréhensible avait lieu sous votre nez. Les sourcils froncés donnaient à ses yeux un aspect encore plus fermé, sa graisse sous cutanée du visage les cachant presque totalement. Le nez relevé tel le groin d’un cochon, il avait les lèvres du haut de sa bouche qui faisait cette forme de cœur laissant apparaître ses dents à l’hygiène plutôt mystique. C’était sa tête, celle de l’incompréhension.

Lorsque l’on ne comprenait rien on ignorait tout simplement. Comme lorsque des étrangers parlaient leur patois, on les laissait de côté sans même les écouter. Mais il avait été traîné de force à faire partie de cette discussion. Ainsi il était attentif à ses deux interlocuteurs et ce malgré lui. Chi maudissait cet étranger, et encore un de plus sur la liste des connaissances aux cheveux bizarres, car il l’avait emporté dans ce bourbier. Ce qu’il ignorait c’était qu’à tout moment le gros soldat allait se faire tomber dessus par des clients à la réputation peu recommandable. Mais ces vermines étaient courageuses seulement face à un seul homme. Mais très vite, et ce malgré leur surnombre, avoir à faire à deux individus changeait tout la donner. Surtout quand ce dernier savait s’y prendre avec un comportement adapté à ce genre de sous lieu. Mais tout ça, l’Akimichi ne le voyait pas.
« Une bière ? »
La déception de Chi était palpable. Il adorait se remplir la panse de ce liquide d’or. Il appréciait même se mettre de grosses murges. Mais pour l’heure il avait surtout faim. Et si certains se plaisaient à dire que manger c’était tricher c’était tout l’inverse pour lui : une boisson se devait toujours d’être accompagnée par un met de choix.
Mais quand il entendit parler d’un chat, bien qu’il ne comprenne pas de quoi traité la discussion, il fit le lien avec celui qui venait de l’arnaquer.
« Un chat ! »
Les interrompit quelque peu l’Akimichi.
« C’est un gars avec une tête de chat qui vient de me chaparder tout mon argent. Il a triché, c’est sûr ! La balle était forcément là mais quand il a soulevé le gobelet elle n’y était plus. »
Il faisait des mimiques avec ses mains comme pour représenter la table de jeu comme si elle était devant lui. Face à ses paroles de nouveaux regards noirs se jetèrent sur lui mais aucun n’osa bouger de son emplacement. Chi les impressionnait ? Surement pas, par contre Big Mama…
Finalement, et comme pour décharger ses émotions, Chi empoigna fermement la pinte de bière qu’il descendit d’une traite sans même prendre le temps de respirer. Il reposa bruyamment la chope vide sur la table avant d’exprimer sa soif maintenant satisfaite par un rot des plus familiers et nauséabonds. Avant de comprendre que cette femme, ô combien moche, s’adressait à lui.

Qu’est-ce qu’elle pouvait bien lui vouloir ? Elle le draguait ou quoi ? Elle était si laide que même Chi n’y aurait pas touché avec un bâton et pourtant dieu savait à quel point il n’était pas difficile. Mais même Chi, aussi naïf fut-il, avait remarqué à quel point la laideronne semblait importante ici. Était-ce elle la patronne ? Si c’était le cas alors elle pourrait offrir à Chi autant de nourriture qu’il voudrait. Mais en échange de quoi ? Il n’avait plus un sou…
« Akimichi Chi ! Soldat de l’unité coloniale pour vous servir ! »
Il avait annoncé cela avec beaucoup de fierté mais surtout de l’aplomb. Peut-être un peu trop pour un lieu comme celui-ci. Il était surtout motivé, car il avait trouvé la solution pour obtenir de la nourriture gratuitement.
« Ma présence ici relève d’informations top secrètes ! Mais je pourrais être enclin à parler si jamais vous m’amenez… »
Il jeta un coup d’œil à la carte.
« Tiens, le plateau de charcuterie et fromage XXL fera l’affaire ! »
Il n’en était rien, il n’avait aucune information et s’il était là c’était simplement pour fuir ce vieux fou qui le poursuivait. Mais c’était un coup de bluff, il était prêt à tout pour ce plateau qui le faisait déjà salivé simplement par son nom.
Big Mama et ses collaborateurs se regardèrent.
Ils éclatèrent de rire.
La femme, bipolaire, perdit patience et attrapa Chi par la graisse de son menton pour le rapprocher d’elle en tirant.
Big Mama : « Tu te prends pour qui, la boule de graisse ? »
Une menace plus que convaincante. Si bien que …
Un gars : « Mais ?! Il se pisse dessus ou quoi ce gros porc ?! »
De stupéfaction, tout le monde recula. Big Maman aussi relâcha sa proie tout en l’envoyant valdinguer au sol. Là, tout le monde put entrevoir la tâche qu’arborait Chi au niveau de l’entre jambes.

Il s’était vraiment fait dessus.

De honte, l’Akimichi se releva et se précipita dans les sanitaires. Une fois enfermé il put enfin souffler.
« Pfiouuuuu. C’est vraiment dur de faire exprès de se pisser dessus. »
Oui, il l’avait fait délibérément. Son plan avait fonctionné à merveille. Lorsqu’il comprit que le bluff était inutile pour avoir à manger il n’avait que trouvait la fuite comme solution. Ils l’avaient consciemment laissé seul aux toilettes car le bougre ne payait pas de mine. Qu’aurait-il bien pu arriver ?

BRRRRRRRRROOOOOOOOOOOOOOOUUUUUUUHHHHHHH




Tout le monde dans la salle se retourna d’un seul mouvement pour constater de la fumée qui provenait de qui abritait les toilettes. Mais ça c’était avant. Lorsque la fumée s’estompa seul un trou béant trônait au milieu de la façade.
L’Akimichi, loin d’être si faible qu’il n’y paraissait, avait fracassé le mur d’un coup de poings depuis les XC pour s’enfuir. Lorsque certains hommes de main de Big Mama se mirent à sa poursuite, il était déjà loin. Enfin… Pas tellement, il s’essoufflé facilement en courant.


Plus loin dans une rue passante animée…

Le saltimbanque au visage de chat se baladait en sautillant et en sifflotant. Alors qu’il se délectait d’avoir truandé le soldat Akimichi il faisait passer quelques pièces de son récent butin entre ces doigts avec une agilité déconcertante.

Mais tout chat qu’il était cela ne l’empêcha pas de lourdement tomber. Personne ne s’arrêta, les gens esquivèrent totalement l’individus se retrouvant au sol. Dans ce genre de quartier valait mieux ne pas s’occuper de ceux qui touchaient le fond. Mais était-ce le cas de ce chat bipède ?
Le chat : « Qui a osé ?? »

Monsieur de la Poype : « Pshtt. »
Un son à sa gauche. Il provenait d’une ruelle étroite adjacente. Obscure, le genre de ruelle qu’il ne fallait pas emprunter sans savoir ce qu’on le faisait.

C’était monsieur de la Poype. La jambe droite tendue et écarté de la gauche, tout en étant adossé tranquillement contre le mur, ça se voyait que c’était lui qui avait fait un habile croche pâte à celui qui cette fois n’était pas retombé sur ses pattes.
Le chat : « Mais pourquoi tu ? »
Commença à protester l’artiste moustachu avant d’être interrompu par le monsieur à la pipe qui le tira de façon vive dans la ruelle.
Monsieur de la Poype : « Tu es un abruti fini. »
Il ne semblait pas savoir de quoi il voulait parler.
Le chat : « Mais qu’est-ce que tu me veux à la fin ? »

Monsieur de la Poype : « Tu n’as rien trouvé de mieux que de dépouiller un représentant des forces de l’Empire ? »
Il semblait perdre patiente. Il leva la main comme pour corriger celui qu’il accusait d’idiotie avant de se reprendre, comme bipolaire.
Monsieur de la Poype : « Bon, rends moi l’argent que tu lui as pris. Je vais réparer tes bêtises maintenant. »
Cette fois, l’artiste de rue ne pris pas la peine de contester et donna la somme demandée.
Quand soudain dans sa vision périphérique la Poype aperçu le soldat en question en train de courir, ou plutôt se dandiner.
Monsieur de la Poype : « Il semblerait que ce soit notre jour de chance. »
Dit-il sans même regarder son interlocuteur avant de lui adresser finalement des dernières paroles.
Monsieur de la Poype : « Tires toi maintenant. »
Il s’exécuta et partit par les toits alors que lui s’engouffra entre les bâtiments.

Chi pensait les avoir semés mais très vite…
Membres du gang des diables tonnerre : « Il est là chopez le ! »
Quelques hommes de la Gorge Zigouillée commençaient déjà à le rattraper alors que lui était déjà au bout de sa vie. Alors que tout semblait perdu aux alentours d’un angle une porte s’ouvrit et l’Akimichi fut tirer de force à l’intérieur.
« Mais qu’est-ce que ?! »
Mais une main vint l’obligé à se taire. Dans le noir le plus complet excepté une bougie posée sur une vieille table faite de vois qui semblait rongé par le temps, Chi ne pouvait qu’entre apercevoir le visage de celui qui venait de le sauver.
Il reçut de la fumée au visage. Une pipe ?

Mais que lui voulait ce type maintenant ?
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