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[Mission C] Vous appelez ça une mine ? [PV Hokazuka Ikumu et Hoshino Ryunosuke]

Hagiwara Kentaro
Hagiwara Kentaro

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Mer 4 Mai 2022 - 21:55
Ordre de mission:

« On ne devrait jamais tourner le dos à un danger pour tenter de le fuir. Si vous le faites, vous le multiplierez par deux. Mais si vous l’affrontez rapidement et sans vous dérober, vous le réduirez de moitié. »
De William Churchill.

Certains jours sont plus difficiles que d’autres. Certains soirs sont plus pénibles que d’autres. Quand la solitude te met face aux souvenirs douloureux, il faut parfois avoir le courage de demander de l’aide. Ce n’est pas chose aisée que d’accepter ses propres fardeaux. Il m’arrive trop souvent de vouloir être fort devant ma fille, mes parents, ma famille, mes amis. Lorsque vient la nuit et que je me retrouve à devoir affronter mes propres démons, mes forces disparaissent. Mon âme est entraînée dans les eaux profondes d’un puits sans fond. Les larmes trop longtemps refoulées se mettent à danser sur mes joues. J’aurais aimé pouvoir expier à jamais ces vestiges du passé : force est de constater qu’ils se dresseront sur ma route tant que je n’aurais pas appris à les accepter. Je ne veux plus être seul dans cette grande maison.

Mes silencieuses prières ont enfin trouvé une réponse. Depuis l’entraînement suivi avec Ryu et Ayumi, l’Hoshino passe beaucoup plus de temps avec moi que dans la dépendance où il vivait avec Suki jusqu’à son départ soudain. Je devais l’admettre. Je vivais très mal la séparation, mais je n’étais pas homme pouvant me permettre de retenir le jeune homme. De ce fait, nous nous retrouvions tous les deux seuls. J’avais accepté que la présence du soldat à mes côtés rendait cette maison moins grande, plus vivante. Cette demeure me semblait alors plus accueillante, hospitalière et bienveillante à mon égard.

En cette belle journée d’automne, alors que l’après-midi touchait à sa fin, j’avais proposé à Ryu de passer manger à la maison. Heureux qu’il ait accepté ma proposition, j’avais fait un brin de ménage à mon domicile avant son arrivée. Le rangement de certaines pièces laissaient encore à désirer. Lorsqu’il arriva, je finissais d’installer le repas sur la terrasse. Nous passâmes à table alors que le soleil entamait lentement son ultime course dans le ciel, offrant alors un magnifique crépuscule à tout homme qui regardait l’astre solaire se coucher. Bientôt, il nous faudra allumer les lampes à huile et les petits lampions disposés un peu partout. D’ici là, nous profiterons des derniers rayons du tournesol céleste et des quelques bougies allumées sur la table.

De mon point de vue, le repas fut fort agréable. Bien que ce dernier parle peu, j’étais heureux d’avoir un interlocuteur. Cette situation était à nuancer : je parlais beaucoup, certainement un peu trop. Il était donc fort probable que mon invité n’est pas vraiment l’occasion d’en placer une. Depuis la mort d’Hatsuka, j’avais rarement le loisir de passer de telles soirées. Ryu payait bien malgré lui les frais de ma solitude. Je lui parlais de ma dernière théorie sur les crapauds, de mes dernières trouvailles et d’Ayumi, ma fille. Je tins également à lui montrer le dernier nœud papillon que j’avais confectionné, bien que sa création date déjà de quelques jours.

Lorsque fut venu le temps de dormir, j’eus bien du mal à laisser partir le jeune homme. Je finis par lui proposer de passer la nuit à la maison. Bien qu’il habite la dépendance de ma demeure, ce n’était pas vraiment pareil. Je ne voulais pas que cette habitation redevienne morne et froide. Je fus heureux qu’il accepte mon invitation. La chambre d’ami n’étant pas praticable, je lui proposais de prendre place dans ma chambre. J’eus beaucoup de mal à mettre fin à la conversation. J’avais peur. Oui, j’étais mort de trouille à l’idée que Ryu ne soit plus là si je le laissais seul dans cette pièce, ne serait-ce qu’une minute. Je finis par m’endormir contre lui. Un petit sourire illuminait mon visage : j’étais heureux, oui, heureux de ne pas dormir seul cette nuit. L’idée même qu’il puisse être mal à l’aise à dormir dans le même lit qu’un homme ne m’effleura pas l’esprit.

Je fus extirper de mon profond sommeil par un individu qui tambourinait comme un forcené à la porte d’entrée. Il me fallut quelques secondes pour comprendre que je n’étais plus en train de rêver. Je m’empressais de me lever et me précipitais au rez-de-chaussée en ronchonnant. Je détestais les réveils brutaux. Lorsque j’ouvris la porte, je tombais nez à nez avec un homme du bureau administratif. Je pris le temps de le saluer, tentant de cacher tant bien que mal le fait qu’il m’avait tiré de mon lit.

« Salutations sur vous, monsieur. Que puis-je faire pour vous aider ? »

Mon interlocuteur me salua d’un bref signe de tête et me tendit une enveloppe portant le cachet du bureau administratif.

« Ordre de mission prioritaire. »

Quoi ? De si bon matin ? Il aurait quand même pu attendre une heure un peu plus décente. Je pris le pli en le remerciant. Constatant que le messager ne bougeait pas du seuil de ma maison, je crus bon de lui demander :

« Puis-je faire autre chose pour vous ? »

« Oui. »

Il n’était pas très bavard. Devais-je lui tirer les vers du nez pour connaître la nature de sa demande ?

« Je vous écoute. »

« Sauriez-vous où se trouve Hoshino Ryunosuke, votre voisin ? Je dois lui remettre un ordre de mission prioritaire en main propre. Il s’avère qu’après plusieurs tentatives infructueuses à son domicile, j’en ai conclu qu’il ne se trouvait pas chez lui. »

Ah. Pourvu qu’il ne se fasse pas d’idées.

« Ne bougez pas ! Je vais le chercher. »

Je me tournais vers l’escalier menant à l’étage, offrant alors mon dos à mon interlocuteur.

« RYUUUUUUU ! »

Je crus bon de lui préciser :

« C’est pour toi ! Un messager du bureau administratif avec un ordre de mission prioritaire. »

Je n’attendis pas la réponse de mon voisin, persuadé qu’il descendrait dès que l’information sera parvenue à ses oreilles. Mon attention se reporta sur l’individu.

« Il arrive. »

Je me tus quelques secondes avant d’ajouter :

« Je vous souhaite une bonne et agréable journée. »

Je me dirigeais ensuite vers la cuisine, laissant la porte ouverte : je n’avais plus à intervenir dans cette affaire. Je ne voulais pas paraître non plus malpoli. De plus, j’étais bien décidé à me faire un café avant de lire quoi que ce soit. Quelle idée de commencer la journée sans un bon café ? Je mis également sur la table du pain, de la confiture, des céréales et de quoi faire du thé. J’espérais que celui-ci conviendrait à Ryu, car il était loin d’être l’un de ces grands thés : je n’avais clairement pas les moyens d’acheter du haut de gamme.

Après avoir versé du sucre dans ma boisson chaude, je me mis à touiller machinalement le tout, mon attention étant alors portée sur mon ordre de mission. Je fus agréablement surpris de voir que j’étais avec mon voisin. Quant à l’autre nom présent sur la missive, je ne voyais pas du tout qui cela pouvait être. Certainement un nouvel arrivant au sein des forces armées de l’empire. On verra bien le moment venu. En ce qui concerne le contexte et les objectifs même de notre tâche, quelque chose me chiffonnait, mais je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Je mis la lettre de côté pour le moment et pris quelques tranches de pain avec de la confiture. J’entendis la porte se fermer. Ah. Il devait avoir terminé avec le messager. Je l’interpellais.

« Ryu ! Je suis à la cuisine. Viens prendre ton petit-déjeuner ! »

Je lui laissais le temps de venir jusqu’à moi. Je lui adressais l’un de mes plus beaux sourires.

« Salutations sur toi, mon cher voisin. »

Je lui indiquais d’un geste de la tête la chaise en face de moi.

« Bien dormi ? »

Je croquais avidement dans ma tartine couverte de confiture.

« J’espère que je n’ai pas trop ronflé cette nuit. »

Hatsuka et Ayumi avaient fini par s’habituer à mes ronflements, bien que ma fille en avait eu longtemps peur lorsqu’elle était toute petite.

« Prends ce que tu veux pour le petit-déjeuner. Enfin… Je n’ai que ce qui est sur la table à te proposer. Désolé. »

Je le laissais le temps de s’installer et de se servir. Au bout de quelques minutes, je finis par mettre les deux pieds dans le plat.

« Tu… Tu as lu l’ordre de mission ? »

Les questions se mirent alors à fuser.

« Qu’est-ce que tu en penses ? Tu connais la femme qui est censée nous accompagner ? »

Pour l’instant, je préférais garder mes doutes pour moi. J’aurais bien le temps de lui en faire part… plus tard. Nous finîmes tranquillement notre petit déjeuner. Nous débarrassâmes et décidâmes de nous retrouver sur le perron dans vingt minutes, histoire de nous laisser le temps de nous préparer. Il ne faudrait pas faire attendre trop longtemps notre camarade de mission.

« N’oublie pas ton paquetage. De ce que j’ai compris, ce n’est pas la porte à côté. Je vérifierai sur la carte avant de partir. »

Avant de le laisser partir préparer ses affaires, je vins lui glisser à l’oreille :

« Merci d’être resté avec moi cette nuit. »

Je disparus ensuite bien vite à l’étage. Je préparais rapidement mes affaires. Je passais par mon bureau pour chercher quelques objets supplémentaires qui pourraient être utiles à notre mission. Je pris soin de localiser notre destination sur la carte : le hameau se trouvait au sud-ouest de la capitale. Je l’avais tellement utilisée ces derniers mois qu’elle commençait à être usée : il faudrait que je pense à la changer à notre retour. Deux jours de voyage à allure modérée : ce n’était vraiment pas la porte à côté. Je griffonnais à la va-vite un mot sur une feuille que je laissais en évidence sur la table de la cuisine. Si un membre de la famille passait, il vérifierait forcément à la cuisine si je ne leur avais pas laissé un message : c’était comme cela que nous communiquions depuis que j’étais devenu soldat, notamment lorsque je devais partir à l’improviste pour une mission.

Je pris quelques provisions pour le voyage : des fruits secs, des amandes et de la viande séchée. La quantité prise devrait être suffisante pour la première journée d’expédition. Pour le reste de l’excursion, je trouverais bien de quoi me nourrir. Je pris également deux gourdes que je remplirai au puits public lorsque nous passerons devant. J’évitais le superflu. Une fois mon paquetage terminé, je me rendis sur le perron. Je fermais la porte à clé et allais confier la clé à notre charmante voisine. Elle était toujours debout très tôt. Je ne me faisais pas assez confiance pour garder ma clé, d’où le fait que je préférais la laisser sur place.

Lorsque Ryu fut prêt, nous partîmes en direction des portes de la ville. Nous nous arrêtâmes quelques instants au puits pour que je puisse remplir mes gourdes. Quand nous arrivâmes à destination, je cherchais notre compagnon du regard. Toutefois, je ne savais pas exactement qui chercher comme je n’avais jamais rencontré la jeune femme.

« Hum… Ryu, est-ce que tu vois mademoiselle Ikumu ? »

Résumé:

Spoiler:
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Hoshino Ryunosuke
Hoshino Ryunosuke

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Ven 6 Mai 2022 - 19:07

Depuis la promesse à l'entraînement, Ryunosuke était venu toquer plus d'une fois à la porte de Kentaro pour passer du temps avec lui. En toute honnêteté ils se sauvaient tous les deux ainsi, en ne restant pas seul.

Hier ils ont dîné ensemble, dans la demeure principale, chez Kentaro en somme. S'il aimait ces instants qu'il prenait pour lui à méditer sur le toit de maisons ou autres bâtiments, Ryu devait avouer apprécier tout autant écouter tout ce qu'avait à dire l'Hagiwara. Et parfois il avait envie de lui sourire, sincèrement. Mais il n'était pas encore prêt à tourner la page de son triste passé, il ne se sentait pas assez fort pour s'octroyer le droit de vivre comme tout le monde. Alors seul ses yeux pétillaient de joie à défaut d'étirer ses lèvres en sourire.

C'est surpris qu'il accueille la demande de passer la nuit chez son ami. Il n'y voit aucun inconvénient et accepte plutôt vite. Ils ont parlé, enfin, l'Hoshino a plutôt écouter que l'inverse jusqu'à ne plus rien entendre qu'une respiration à son côté. Il serait bien partit, mais ce qui le fit rester en place fut ce sourire sur le visage de son ami. Alors ainsi soit-il. A son tour il ferma les yeux pour se reposer.

Il fut éveillé aux premières lueurs du soleil. L'envie de sortir méditer le titilla mais il resta quelques secondes à observer le ronfleur à ses côtés. Un petit souffle amusé et il s'extirpe des draps en délicatesse pour ne pas le réveiller. De là il se dirigera dans la salle de bain pour s'apprêter et utiliser un peu de l'eau du seau pour se rafraîchir également. Le temps de faire ça et de revenir dans la chambre en sous-vêtements pour récupérer ses affaires, il peut entendre le tambour contre la porte. Il laissera Kentaro s'en occuper, prenant le temps de passer son kimono et profitant de quelques secondes seul pour se préparer à cette nouvelle journée... qui changera totalement au vue du cri de son ami. Il apparaît en haut des escaliers bien rapidement et fit face à l'homme, le remerciant avant de fermer la porte derrière lui, le pli en mains.

« J'arrive ! » D'une voix plutôt enthousiaste. D'un pas rapide il retrouve Kentaro dans la cuisine. Le temps d'arriver, il lit distraitement ce qui leur est confié et pour une fois, le nom de ses partenaires. « Bonjour à toi. Et plutôt bien pour le sommeil, j'espère que toi aussi. » Pour les ronflements il hochera négativement la tête. Ce n'était pas un bruit dérangeant. Pas trop tout du moins. « Merci pour le petit déjeuner. » Il s'installe, émet un petit son approbateur pour répondre à sa lecture ou non pendant qu'il se sert et boit une gorgée du thé. « Ca ne sent pas très bon, et j'ai peur pour le dernier enfant porté disparu. Quant à notre partenaire, je ne la connais pas. »

Il était temps de se préparer, ce qu'ils allaient faire. S'il n'a rien dit, les mots glissés à son oreille lui avait fait un chaud coup au cœur. De quoi le perturber assez pour oublier de prendre le temps de saluer son frère en s'inclinant devant sa chambre en partant. Il avait tout, tout ce qui pourrait être utile et son passé à Hayashi lui permettait d'appréhender ce genre d'excursion sereinement. A son tour il remplira deux gourdes d'eau, on n'est jamais trop prudent.

Il avait été convenu qu'ils devraient se présenter ensemble pour sortir d'Urahi, après tout, ils étaient une équipe. Il regarde lui aussi les alentours dans l'idée de voir leur partenaire pointer le bout de son nez, à moins qu'elle ne soit déjà là. C'est alors qu'il remarque une jeune femme, arborant une chevelure d'un beau blond à la l'allure assurée. Il tapote l'épaule de Kentaro. « Elle probablement. » Parce qu'un soldat de l'empire est fier, n'est-ce pas ? Il s'approche. « Ikumu je présume ? » Quant il a l'approbation, il poursuit. « Enchanté, nous sommes vos collègues. Voici Kentaro et moi c'est Ryunosuke. » Il n'offrira pas de sourire, et son regard ne montrera pas spécialement d'intérêt envers elle, comme n'importe qui d'autre, sauf Kentaro.

« Mettons-nous en marche, le chemin promet d'être long. Plus tôt nous serons partit, plus tôt nous serons de retour à Urahi. » Il les enjoint à presser le pas. Ils présentent leur ordre de mission et franchissent le pont.

L'aventure commençait maintenant. « Que pensez-vous de toute cette histoire Ikumu ? » Avoir son avis pour tenter de la jauger un peu.

Résumé:

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*~. ♫ ♪ Thème - Background music ♪ ♫ .~*

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Hokazuka Ikumu
Hokazuka Ikumu

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Jeu 12 Mai 2022 - 12:10
De retour sur ses terres natales. De retour dans un lieu si lointain dans sa mémoire. De retour sur ses pas. Pourtant, ce sont des pas déterminés qui animent la jeune femme à la chevelure d’or qui avait été mise au courant de ce qui se tramait plus loin dans les terres du Pays du Feu et c’est tout naturellement qu’elle accepta de partir en mission, quoiqu’elle n’avait le choix finalement de faire la fine bouche ou bien de refuser des ordres.

Elle finit par se montrer alors à son groupe sans que nul ne puisse véritablement savoir où ce petit corps de femme a pu passer la nuit due au fait de sa singulière solitude. Solitude à nuancer cependant, car dès lors qu’au détour d’une rue la jeune femme apparaîtra elle sera suivie de très près par une bête qui paraît énorme à côté d’elle, une bête au pelage couleur or et possédant une chevelure ou plutôt une crinière semblable au bronze. Voir ainsi ce petit corps de femme aux côtés d’un fauve pourrait bien en affoler certains tant la différence de poids et de taille est considérable mais ce prédateur n’a visiblement pas pris pour proie la jeune femme. Les plus perspicaces auront déjà pu deviner son ancienne appartenance clanique au vu de la symbiose entre le Roi du règne animal et cette femme qui d’apparence n’a rien d’une ninja ou bien d’une guerrière. Pourtant, son allure trahit quelque chose de féroce en elle à l’instar de son animal car si elle en possède quelques caractéristiques physiques à peine visible pour les plus observateurs, elle partage aussi avec son compagnon animal des caractéristiques morale, c’est ainsi que la jeune femme est empreinte d’une fierté sans bornes qui se remarque à sa démarche et à son dédain pour les personnes environnantes n’accordant aucun regard à ceux-ci, quel culot pour une simple soldat d’ainsi se comporter envers ses pairs et envers la population.

Une fois arrivée sur place donc, sûrement après ses compagnons d’armes car elle n’a jamais été un exemple de ponctualité et elle aura sûrement fait un petit peu attendre ces derniers mais finalement elle est bel et bien là, présente en chair et en os. Elle se fera alors aborder par Hoshino, première personne à qui elle viendra enfin regarder. Ikumu plongea son regard dans celui de son interlocuteur, un regard profond à la teinte azurée mais un regard qui se veut encore une fois empli de quelque chose laissant croire au défi, ou bien au dédain bien que cela reste incertain car il est impossible de déceler les réelles intentions de la jeune femme quant à ce qu’elle veut partager comme émotion. Une fois les présentations faîtes, où elle se contentera d’une simple formule de politesse, elle prendra la route avec ses nouveaux compagnons le temps d’une mission. Elle suivra l’élan et elle viendra se placer au centre du groupe pour débuter la marche qui les attendait avec son flegme habituel. Sûrement que par moments elle se retrouvera sur le dos du prédateur l’accompagnant histoire de s’autoriser du repos ou bien de s’éviter la corvée que représente la marche. Viendra alors le moment où Hoshino lui adresse la parole, elle répondra sans réellement montrer une quelconque animosité, un ton de voix totalement neutre et purement platonique.


“Je n’en pense pas grand chose tant que je ne serais pas sur place. Si ce n'est qu'il faut venir à bout de la menace et l’éradiquer car telle est notre mission.”

Il faudra visiblement se contenter de ça pour le moment. Il n’y a désormais plus qu’à attendre que la petite troupe arrive à destination pour que les choses sérieuses commencent.
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Hagiwara Kentaro
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Dim 22 Mai 2022 - 15:28
« Une petite impatience ruine un grand projet. »
De Confucius.


Ryu réussit à identifier le troisième membre de notre groupe. Je fus impressionné par la taille du lion qui l’accompagnait. Nous nous approchâmes tous les deux et, une fois que nous fûmes sûrs de son identité, mon voisin fit les présentations. Je saluais la jeune femme d’un signe de la main et la gratifiais d’un petit sourire doux et sincère. Toutefois, son regard me refroidit bien vite : défi ou dédain vis-à-vis de Ryu ? Je ne saurais me décider. Les deux ne me convenaient guère. Le premier me laissait croire qu’elle ne nous considérait absolument pas comme des partenaires de mission, mais plutôt comme des adversaires à qui elle devait montrer sa supériorité. Le second ne m’enchantait pas plus : nous prenait-elle vraiment pour des individus indignes de sa personne ?

Nous partîmes rapidement. Les banalités ayant été faites, nous n’avions plus aucune raison de rester aux portes de la capitale. Ayant brièvement étudié le trajet avant de partir, je pris naturellement la tête de notre trio pour ouvrir la voie. Durant les premiers instants, je cherchais comment briser la glace avec Ikumu. La réponse qu’elle fit à la question de Ryu me fit bien vite abandonner l’idée de faire un quelconque pas dans sa direction. Ce ton neutre et platonique me laissa penser qu’elle souhaitait garder ses distances avec nous, comme si nous n’étions pas assez bien pour elle. Quant au contenu de sa réponse, il ne m’aida pas non plus à l’apprécier. Qu’elle ne veuille pas s’avancer sur la mission tant que nous n’avions pas toutes les informations en main, je pouvais le comprendre. Cependant, pourquoi fallait-il qu’elle nous rappelle les objectifs de notre mission ? Nous avions eu le même ordre de mission, je n’étais pas stupide à ce point.

Durant le premier jour, nous avançâmes plus vite que prévu. À ma demande, nous fîmes plusieurs haltes pour que je puisse vérifier notre position par rapport au soleil. C’était la première fois que je me rendais dans cette région de l’Empire. Je ne posais aucune question aux autres, bien décidé à me débrouiller tout seul dans cette tâche. En effet, se rendre dans un endroit inconnu était, pour moi, un excellent entraînement de localisation : quel que soit le lieu où je me rendais, je devais être capable de me repérer avec les moyens que j’avais à ma disposition. Vers quatorze heures, je proposais de faire une halte un peu plus longue non loin d’une rivière, à l’ombre d’un bosquet, histoire que chacun puisse se rassasier et remplir ses gourdes.

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Lieu où le trio fit la pause de quatorze heures.


Je donnais le signal de départ une trentaine de minutes plus tard. J’avais beaucoup de mal à évaluer le temps qu’il nous faudrait pour parvenir à notre destination : cela me paraissait tellement plus simple lorsque j’étais chez moi, devant ma carte. La vie d’un enfant étant en jeu, j’estimais que nous ne pouvions nous permettre de perdre du temps. J’avais toutefois conscience qu’arriver sur place complètement exténué n’était pas non plus une solution. Nous ne savions pas sur quoi nous allions tomber. Quelque chose à propos de cet ordre de mission me chiffonnait vraiment depuis que nous étions partis, mais je n’arrivais toujours pas à savoir exactement quoi. 

Je ne savais pas comment demoiselle Ikumu faisait : ses propos laissaient à penser qu’elle arrivait à se détacher totalement de la situation. Mon esprit était en pleine ébullition : mes petites cellules grises demandaient de la matière pour travailler. Je n’avais pourtant rien à leur offrir pour le moment. Cette attente était insupportable. J’étais néanmoins sûr d’une information : lorsque nous arriverons au hameau, les chances de survie de l’enfant auraient déjà disparu depuis un moment. Cela faisait déjà plusieurs jours qu’il avait disparu lorsque la missive avait été transmise aux autorités adéquates à Urahi. En début de soirée, nous arrivâmes en vue de la forêt qui abritait notre destination.

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Forêt abritant le hameau, destination de notre mission.


Nous pénétrâmes dans les bois quelques instants plus tard. Au bout de quelques kilomètres, la température chuta de quelques degrés tant la forêt était devenue dense : les rayons du soleil avaient grand mal à parvenir jusqu’au sol. Le vent, quant à lui, avait réussi à se frayer un chemin. Il s’amusait à danser avec les branches, se divertissant du moindre craquement sinistre qu’il pouvait produire en jouant avec les arbres. Il allait falloir trouver un autre moyen que le soleil pour se repérer. Je décidais de me fier à la mousse sur les troncs : bien que cela ne soit pas une source exacte, je considérais qu’elle était assez fiable si je me référais à plusieurs lieux de pousse en même temps. La nuit était déjà bien avancée lorsque je proposais de faire une pause pour le reste de la nuit. J’étais exténué. Demain, lorsque nous arriverons sur place, nous aurons besoin de toutes nos capacités pour résoudre cette affaire. Actuellement, ce n’était pas mon cas : j’avais besoin de repos. Je détestais montrer mes faiblesses, mais cela serait mettre la mission en danger que de ne pas admettre à mes compagnons que je n’en pouvais plus.

Des tours de garde furent organisés. Je me positionnais sur le troisième et dernier de la nuit. Nous partîmes à l’aube, après avoir pris un petit-déjeuner bien mérité. Mon ventre se mit à gargouiller une heure après notre départ. Je rougis de honte : je n’avais clairement pas assez mangé. Toutefois, je ne m’arrêtais pas : j’aurais l’occasion de me rattraper sur un autre repas. Nous nous arrêtâmes de nouveau quelques heures plus tard. Nous avions malheureusement perdu une heure, car j’avais fait quelques erreurs. Celles-ci nous avaient mis sur la mauvaise voie. Étant encore débutant dans le domaine, j’étais exténué par les efforts fournis pour retrouver le chemin vers le hameau : je ne pensais pas que cela serait aussi compliqué de repérer sa route dans une forêt aussi dense. Ma fierté en avait pris un coup. 

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Source : jhibli style (tree), par artcobain (DeviantArt).
Arbre auprès duquel le trio fit une pause, après avoir retrouvé leur chemin.


Nous mangeâmes un repas des plus frugales. J’avais hâte de retourner dans un endroit civilisé pour me remplir la panse. Durant les voyages, la nourriture proposée était loin d’être une pitance suffisante pour mon estomac. Hatsuka se demandait toujours comment il était possible que j’ingurgite autant d’aliments en un seul repas. Il faut dire que les femmes, dans ma famille, ne me faisaient pas de cadeaux lors des entraînements quotidiens. Je devais bien pallier à cette haute dépense d’énergie par tous les moyens possibles. Pour en revenir à notre mission, il y avait tout de même un point positif : malgré ce malencontreux contretemps, nous devrions arriver à destination avant la fin de la journée. Nous reprîmes la route quarante-cinq minutes plus tard. Vers la fin d’après-midi, nous arrivâmes à un ravin. Je consultais la carte.

« Hum… Le village se trouve de l’autre côté du ravin. Il devrait y avoir un pont… »

Je pointais un doigt en direction de notre droite.

« … dans cette direction à environ deux kilomètres. »

Le pont fut plus facile à trouver que je ne l’espérais.

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Pont menant au hameau, destination de la mission.


Nous le traversâmes sans encombre. La forêt de ce côté-ci semblait beaucoup plus dense que celle que nous avions arpenté jusqu’à présent. Curieusement, un chemin se dessinait entre les troncs. Pour un village reculé dans les profondeurs de la forêt, ce sentier était rudement bien tracé : ce hameau était-il aussi coupé du monde que le laissait à penser l’ordre de mission ? Je notais cette information dans un coin de ma tête. Nous arrivâmes aux abords de notre destination en début de soirée. Quelques marches menaient à une porte, seul accès possible pour franchir la muraille. Enfin, vu sa taille, cela s’approchait plus du mur défensif que de la muraille. Sur un écriteau, nous pouvions lire le nom du bourg : Nagoro.

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Mur de défense de Nagoro et sa porte.


Pourquoi un hameau perdu dans les bois aurait-il besoin d’un mur pour se protéger ? Étant assez loin de la capitale, je pouvais comprendre que les villages cherchent à se défendre. Mais, tout de même… nous étions vraiment perdus au milieu de nulle part. Il fallait vraiment le vouloir pour se rendre dans un trou aussi paumé. Le concours de circonstance fit qu’au moment où nous nous approchâmes de la porte, une jeune femme en sortit pour allumer la lanterne se trouvant à droite de l’ouverture. Elle fut aussi surprise que nous. Elle analysa rapidement la situation.

« Soldats d’Urahi, je vous souhaite la bienvenue à Nagoro. Je suis Saori, gardienne de la porte. »

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Saori, gardienne de la porte.


Un gros chat blanc sauta par-dessus le mur et vint se poser aux pieds de sa maîtresse. Sa taille n’avait rien à envier au lion d’Ikumu. Cette histoire était de plus en plus étrange. 

« Veuillez décliner votre identité et me montrer vos ordres de mission. »

Pourquoi un hameau aussi reculé ferait-il appel aux soldats de la capitale s’il a une force de frappe suffisante pour se défendre ? J’avais foi en l’administration de nos unités : cette mission nous a été confiée parce qu’ils estimaient que nous avions le niveau pour la mener à bien. Je tendis mon ordre de mission à notre interlocutrice tout en me présentant.

« Kentaro. Je suis Hagiwara Kentaro, soldat de rang C, sans unité. »

Lorsque j’eus récupéré mon ordre de mission, j’encourageais mes compagnons à présenter le leur d’un signe de la tête : mieux valait-il pour le moment se plier aux coutumes et exigences de ce village. J’en profitais pour les présenter.

« Je vous présente mes camarades : Hoshino Ryunosuke, soldat de rang B, sans unité, et Hokazuka Ikumu, soldat de rang C, sans unité. »

Saori examina attentivement les ordres de mission. La méfiance se sentait dans le moindre de ses gestes. À quoi est-ce que je m’attendais ? Pour un hameau de cette taille et se trouvant aussi loin des routes empruntées par la plupart du commun des mortels, il fallait s’attendre à une telle suspicion vis-à-vis des étrangers. Un petit rire se fit entendre du côté de la porte. Un vieil homme venait de la franchir et nous regardait avec bienveillance. Enfin… je trouvais qu’il avait une petite lueur de folie dans le regard.

« N’es-tu pas un peu trop dur avec nos invités, Saori ? »

Elle le foudroya du regard.

« Hiroki, vieux fou ! Tu ne devrais pas être dehors à une heure pareille. Il en va de ta sécurité et de celle du village. »

[Mission C] Vous appelez ça une mine ? [PV Hokazuka Ikumu et Hoshino Ryunosuke] Qhk9
Hiroki, herboriste de Nagoro.


« Ne crois-tu pas que tu en fais un peu trop ? »

« Assez ! Ne discute pas. Rentre chez toi. »

Le vieillard ne se démonta pas face à la hargne de la jeune femme.

« Comme tu ne peux pas quitter ton poste, tu vas avoir besoin de quelqu’un pour les conduire à la maison que Yukiko a fait préparer pour eux. »

« L’une des personnes de la milice peut s’en occuper. »

Quoi ? Depuis quand un hameau avait-il besoin d’une milice ? Cette histoire devenait de plus en plus irréaliste. À moins que… ils avaient été très succincts dans leur demande d’aide. Je savais qu’ils ne pouvaient pas tout dire dans une simple lettre, mais tout de même. À ce niveau, je le ressentais comme de la rétention d’information. Quelque chose se tramait dans l’ombre.

« Ryoko est déjà partie prévenir Yukiko. Tu es donc seule à ton poste. Laisse-moi faire. » 

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Yukiko, cheffe de Nagoro.


L’échange dura encore quelques longues minutes. Saori finit par capituler et rendit les ordres de mission à mes compagnons. Elle nous laissa ensuite en compagnie d’Hiroki. Celui-ci se fit un plaisir de nous conduire à travers le village, s’arrêtant parfois pour commenter un arbre, un panneau ou tout objet qui lui semblait digne d’intérêt. Il ne nous laissa pas en placer une. J’avais des doutes quant à la santé mentale de cet homme. Il ne semblait pourtant pas bien méchant. Le vieil homme nous conduisit à une maison de taille modeste un peu à l’écart des autres. Celle-ci était postée stratégiquement : assez loin des habitations, mais assez proche pour pouvoir surveiller ses occupants.

« Yukiko viendra vous voir un peu plus tard. En tant que responsable de ce hameau et à la vue des derniers évènements, sa charge de travail a considérablement augmenté. »

Hiroki ne prit pas la peine d’entrer. Il resta sur le seuil de la porte.

« Vous avez de quoi vous restaurer et vous désaltérer dans la pièce principale. Un bain a été préparé à votre attention. Vous êtes priés de ne pas fumer à l’intérieur. Votre lion ne peut pas rentrer à l’intérieur et doit rester dans le jardin à l’arrière de la maison. Merci de ne pas quitter votre résidence tant que Yukiko n’est pas venue vous voir… ou vous en subirez les conséquences. »

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Maison préparée pour notre trio à la demande de Yukiko, cheffe de Nagoro.


Ooook. Son discours était légèrement flippant. Nous n’eûmes pas le temps de l’interroger qu’il était déjà parti en claquant la porte. Je grommelais un magnifique :

« Putain, j’ai la désagréable impression qu’on nous prend pour des cons… »

D’un autre côté, il serait difficile de partir faire des recherches de nuit dans cette forêt… surtout qu’on ne connaissait absolument pas la région. De plus, partir à l’aveuglette n’était pas la meilleure des solutions non plus. L’entretien avec Yukiko devrait déjà apporter quelques éclaircissements. Nous pourrions ensuite mettre en place un début de plan. Nous le compléterons ensuite avec les informations que nous pourrons glaner demain auprès des autres habitants du hameau. Je gardais le fruit de mes réflexions pour moi. J’avais toujours autant de mal avec Ikumu : je ne savais pas du tout comment m’y prendre pour l’aborder sans me faire prendre de haut. Je me mis à explorer la maison. Il y avait deux chambres, dont une qui donnait directement sur le jardin. Je proposais donc à la jeune femme :

« Est-ce que tu veux prendre la chambre qui donne sur le jardin pour être avec… euh… »

Je ne savais même pas comment s’appelait son lion.

« … ton lion ? »

La vérité, c’est que j’étais très mal à l’aise de partager une chambre avec une femme, aussi gentille que pouvait être Ikumu. Je m’adressais ensuite à Ryunosuke. Il est vrai que je donnais beaucoup de directives, mais les paroles du vieillard n’étaient pas tombées dans l’oreille d’un sourd.

« Est-ce que cela te dérange si nous partageons la même chambre ? »

Notre chambre donnait sur la rivière Aibiki. Il y avait une sorte de terrasse qui s’avançait sur l’eau et qui communiquait avec l’ensemble des pièces donnant sur le cours d’eau. Si je ne pouvais pas fumer à l’intérieur, cet endroit était parfait pour que je puisse m’adonner à cette pratique.

[Mission C] Vous appelez ça une mine ? [PV Hokazuka Ikumu et Hoshino Ryunosuke] 9osw
Terrasse donnant sur la rivière Aibiki.


Je posais mes affaires dans la chambre. Je levais les bras et constatais avec une grimace que j’avais tellement transpiré que les mouches pourraient tomber raides mortes rien qu’en sentant l’effluve malodorante provenant de mes aisselles.

« Est-ce que quelqu’un a besoin de la salle de bain ? »

Ça ne me dérangeait pas de passer en dernier, tant que je pouvais me décrasser un coup, ça m’allait. Il était clair que je ne pouvais pas me présenter comme ça à la cheffe du hameau. Je pris le temps d’abord d’aller faire mes besoins. Après quelques minutes de recherche, je trouvais des toilettes sèches au fond du jardin. Je pris soin de faire un détour pour ne pas passer à côté du lion. Celui-ci devait bien sentir que je n’étais pas à l’aise en sa présence. En revenant dans la chambre, je constatais que les habitants avaient même pensé à mettre des vêtements de rechange. Les questions fusèrent à nouveau dans mon esprit. Je croisais les bras et formulais à voix haute ce que je pensais tout bas.

« Hum… qu’est ce qu’ils cherchent à faire ? À endormir notre vigilance pour éviter que l’on pose les questions qui fâchent ? »

J’haussais les épaules. J’ajoutais, une petite pointe de déception dans la voix :

« De toute façon, c’est trop petit… »

A moins que cela soit mon mètre quatre-vingt-dix-huit qui soit trop grand. J’avais pris cette fâcheuse habitude de parler tout seul quand j’étais chez moi. Celle-ci était tant présente dans mon quotidien que je ne pris pas garde que je l’utilisais ici. Lorsque se fut mon tour d’utiliser la salle de bain, je ne me fis pas prier et vins me glisser dans le bain. Je fus assez surpris qu’un hameau de cette taille ait de telles commodités.

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Salle de bain de la maison prêtée par le hameau de Nagoro aux soldats d’Urahi.


Je ne devrais pas m’étonner qu’un hameau vivant presqu’en autarcie ait aménagé ses maisons. Il fallait néanmoins un certain savoir-faire pour aménager certaines choses, dont le bassin dans la salle de bain. Je sortis du bain une vingtaine de minutes plus tard, me séchais et m’habillais rapidement avec les vêtements propres que j’avais sortis plus tôt de mon sac. Je pris le temps de nettoyer et d’étendre dans le jardin ceux que j’avais porté pendant deux jours. Notre affaire n’allait pas se régler en l’espace d’une journée : ils auraient donc largement le temps de sécher avant notre départ. Je revins ensuite dans la pièce principale : elle en mettait du temps pour arriver, cette Yamiko. 

Ne sachant pas exactement où étaient mes compagnons, je me décidais à ouvrir la porte qui donnait sur la terrasse et la rivière Aibiki. Je pris quelques-uns des aliments se trouvant sur la table et les disposais dans une assiette. Je vins m’asseoir sur la terrasse avec la nourriture, bien décidé à me rassasier tout en fumant la pipe. Je sortis celle-ci de son étui et la bourrais de tabac. Je vins m’asseoir au bord de la terrasse et mis mes pieds dans l’eau : j’adorais marcher pieds nus et, pour le moment, rien ne m’obligeait à porter des chaussures. Quant à mes camarades, ils finiraient bien par débarquer d’une façon ou d'une autre.


Résumé:
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