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Chinoike Katsuko
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Jeu 23 Juin 2022 - 8:17
Temporalité & Lieu:

La demoiselle flânait dans les rues de la capitale du pays du Rempart, observant çà et là les devantures des boutiques du quartier marchand de la ville. Une brise chaleureuse de fin d'été était encore présente malgré l'avancée de la saison, un air légèrement humide de la rosée matinale, des odeurs variées entre friture et autres mixtures en cours de cuisson en cette douce matinée. Bien différents des débuts de journée d'Ame no Kuni où la seule odeur qui parvenait à flotter dans l'air malgré la pluie incessante était celle de la moisissure ambiante et de ce rideau d'eau qui y chutait en permanence, celui-ci promettait un vagabondage paisible dans les rues de la cité de l'Académie reconnue dans tout le Yuukan comme l'une des meilleures sinon l'excellence même.

Les pavés réguliers étaient tous bien encastrés dans le sol, il n'y avait pas de déchets partout dans les rues comme elle avait pu en voir dans la ville des brigands, pas de cadavres encore frais dans de sombres ruelles. L'ambiance était plus agréable, plus reposante, plus rassurante. Le fait même qu'on lui ait posé un sceau de localisation à son entrée dans le pays était en lui-même un signe de sa sureté ambiante. On ne pouvait pas faire n'importe quoi sans risques avec une telle surveillance indirecte. Puisque même si ils ne la suivaient pas à chaque instant, il y avait tout à parier qu'au moindre soucis, tous ceux qui étaient marqués seraient vérifiés comme étant des suspects potentiels. L'avantage qu'avait la vampirette, c'était qu'elle était venue ici simplement pour retrouver sa famille et n'avait aucune raison de porter atteinte à qui que ce soit. Elle attendait désormais simplement de trouver des informations sur eux, mais aussi l'arrivée des deux teikokujins qui devaient venir la rejoindre pour commencer l'enquête sur la mort d'Ohana. Cette dernière la peinait profondément. La journaliste avait montré force de caractère, elle n'avait pas eu peur d'aller jusqu'à Wasure no Kuni pour en dévoiler l'existence. Elle avait prouvé sa valeur et son talent en obtenant une telle information et en la partageant à tous. Et ainsi, elle avait grandement intéressé la Chinoike qui voyait en elle une potentielle collaboratrice particulièrement efficace. Finalement, il ne se passerait rien. Ohana était morte, c'était une occasion perdue mais surtout une perte pour le Yuukan entier. Aussi la sanguine trouverait le coupable et le ferait payer ses crimes.

Pour l'heure cependant, son esprit voyageait ailleurs. Peu après son passage des Remparts, elle avait entendu une rumeur. Un homme à moitié rendu fou par l'alcool disait avoir vu une femme étrange, une musicienne, perdue au milieu de la forêt. Décidée à enquêter, la kazejine avait fini par trouver et suivre les lucioles qui l'avaient conduit jusqu'à cette mystérieuse joueuse de ce qui lui avait semblé être un luth. Un échange l'avait conduit à obtenir d'elle une petite luciole qui l'accompagnait désormais discrètement et dont elle pouvait requérir un chemin pour retrouver l'intrigante musicienne. Et c'était bien ce qu'elle comptait faire, mais pas encore. Elle devait déjà apprendre à jouer d'un instrument, aussi simple soit-il, pour ne pas avoir à se réembarrasser de chanter avec maladresse sans doute.

C'était là ce qu'elle cherchait en cette calme matinée. Une boutique de luthier ou de tout autre fabriquant ou revendeur d'instrument qui saurait la guider vers quelque chose d'assez simple pour qu'elle puisse en apprendre les ficelles en quelques mois avant de retrouver cette Silencieuse et lui montrer ce qu'elle aurait parvenu à maîtriser pour partager un moment musical sans spectateur silencieux. Quelque chose lui disait qu'elle était sur la bonne piste et que ce n'était que la présence de cet Ôji, apparemment prince héritier du clan Asaara, qui lui avait mit des batons dans les roues par son inaction. C'était dans un sens compréhensible puisque parfois l'observation permettait d'en apprendre plus que l'action, mais l'informatrice était persuadée que ce n'était pas ce qu'attendait la maîtresse des lucioles.

Et elle comptait bien lui prouver que si elle ne pouvait pas devenir la meilleure des maestrias en quelques mois, elle ne redoublerait pas moins d'efforts pour se montrer à la hauteur et ainsi en découvrir plus sur cette femme qui avait piqué sa curiosité. Désormais, elle ne comptait plus abandonner avant d'avoir des réponses sur qui elle était, ses motivations et ce qu'elle cachait, comment vivait-elle si ses seuls spectateurs étaient des inconnus qui venaient l'aborder au milieu de nul part avant qu'elle ne disparaisse dans la nuit.

Il fallut ainsi près de deux heures de balade dans les rues de Joheki à la demoiselle aux cheveux rosés pour enfin tomber sur le genre de boutique qu'elle souhaitait. Rares, ces échoppes n'étaient certainement pas les plus recherchées ni celles qui devaient faire le plus de profit, et c'était d'ailleurs certainement pour cela qu'elles étaient toujours une sous-partie dans une ébénisterie plus large à l'image de celle que venait de trouver Neiko. S'avançant entre les tables, les chaises et les armoires, l'informatrice avait repéré une série d'instruments accrochés au mur derrière le comptoir depuis l'extérieur de la bâtisse. Et c'était bien ceci qu'elle venait observer de plus près sans beaucoup d'hésitation.

« Ohayo gozaimasu. J'aimerais acheter un instrument pour apprendre à jouer de la musique mais... Je ne sais pas vers quoi me diriger... Auriez-vous un conseil pour moi je vous prie ? »

Souriante, la demoiselle se montrait sous son plus beau jour, espérait que l'homme d'un certain âge aux mains caleuses aurait quelques minutes à lui accorder pour répondre à sa requête.

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Jeu 30 Juin 2022 - 18:34
« Hmmm... »

L'homme remonta légèrement ses lunettes d'un geste lent mais précis, un geste qui avait été répété maintes et maintes fois, tout autant que ceux qui façonnaient le bois à en croire l'état usé de ses mains, par le temps, le travail et l'application d'un artisan passionné à n'en pas douter. Si la vampire ne savait pas comment reconnaître les signes d'un travail qualitatif dans l'ébénisterie, bien qu'elle avait les notions minimales que toute personne ayant grandit dans un milieu noble possédait, elle savait cependant parfaitement lire les mains des gens, sources de nombreuses informations, allant de l'hygiène aux travaux exercés. La câle et les cicatrices du couteau à bois étaient bien visibles, de même que l'usure du temps et l'aspect de pince que conservaient ses mains, forgées par une force puissante appliquée pour maintenir puis sculpter le matériau. Qu'importe la qualité absolue de son travail l'homme était expérimenté, il ne pouvait donc pas être fondamentalement mauvais selon la Chinoike.

Ce dernier la toisait depuis quelques secondes quand il se décida enfin à répondre lentement, avec cet air fatigué qu'avaient les gens qui ne s'étaient que rarement reposés dans une longue vie. Sa bouche restait à demi-fermée, ses paroles peu articulées, tout juste assez pour être déchiffrées. Attentive, Neiko l'écouta, penchée en avant pour mieux le comprendre.

« Ohayo, jeune fille... Un instrument dites-vous... »

Toujours avec la même paresse de mouvements, le vieil instrumentiste se retourna vers son petit mur où trônait la douzaine de luths, de violons et de guqin, cette longue chambre de résonnance sur laquelle étaient rattachées treize ou dix-sept cordes selon les modèles, que l'on grattait de ses dix doigts, ou sur lesquelles on pouvait appuyer, un savan mélange de pincés, de frottés et d'appuis pour des mélodies aux possibilités infinies. L'homme hésita une poignée de secondes à nouveau avant de se saisir d'un luth qu'il posa sur le comptoir.

« Vous débutez... Essayez ceci... Et prenez ça aussi... »

Le vieux se pencha derrière son modeste comptoir, s'agenouilla difficilement puis sembla ouvrir une petite porte coulissante d'après le bruit qui s'en échappait et le mouvement qu'il venait de faire. Patiente, la kazejine le laissa se redresser puis poser ce qui semblait être un reccueil.

« Là dedans... Vous aurez de quoi apprendre à jouer... Pour tout ça... »

Il regarda la petite étiquette qu'il avait dû lui-même accrocher au luth, puis regarda le document qu'il venait de mettre entre eux.

« Deux cent mille ryos. »

La vampire hocha la tête. Se départir d'une telle somme ne la gênait aucunement. C'était un travail pénible qui ne rencontrait que peu de demande. Rares étaient les jours où cet homme devait effectivement vendre quelque chose, et sans doute avait-il l'habitude d'arnaquer de jeunes nobles inconscients ou des parents trop pressés de rendre heureux leur précieux. Et si la kunoichi avait une bonne idée du prix de ces objets, elle s'en moquait grandement, la somme demeurant bien misérable comparé à ce qu'elle avait pu accumuler pendant ces deux dernières années depuis sa fuite de Taiyo.

« Les voici. Merci. »

Saisissant avec délicatesse et respect l'objet qui allait désormais l'accompagner et l'aider à convaincre la Silencieuse de sa bonne volonté, la Chinoike commença par l'observer, en frotta doucement les cordes pour en écouter le son. Clair, dépourvu de défauts, elle était satisfaite de voir qu'elle était tombée sur quelqu'un de doué. À vrai dire, maintenant qu'elle y pensait, sans doute aurait-elle du demander à l'essayer avant de payer. Enfin, c'était fait.

Feuilletant le feuillet que lui avait donné l'ébéniste, elle fut agréablement surprise d'y trouver une méthode pour apprendre les bases, les gammes, des échauffements, quelques conseils d'entretiens ainsi qu'une dizaine de partitions de base, tant pour apprendre à jouer que pour apprendre à lire ces dernières.

Repliant le document avec soin et saluant le vieil homme, la voyageuse se retira hors de l'échoppe à l'odeur marquée par le bois tout aussi âgé que son propriétaire. Luth en main, méthode rangée dans son sac, il ne lui restait plus qu'à faire fabriquer un contenant adapté pour protéger son instrument, le luthier n'en ayant pas prévu de ce qu'elle avait vu du magasin.

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Sam 2 Juil 2022 - 10:14
Une légère brise agréable vint caresser la peau de l'indépendante alors qu'elle quittait la petite boutique située au centre de Joheki, capitale du pays du Rempart. Instrument en main, elle s'étira et réfléchit quelques instants à ce qu'elle pouvait souhaiter comme protection. Plutôt que de rester plantée devant la boutique, elle décida de se mettre en marche. Elle n'avait pas voulu commander de caisse en bois pour le stocker à l'ébéniste qu'elle venait de quitter pour l'encombrement et le poids que cela allait ajouter à son attirail. Non, après réflexion, elle décida plutôt de chercher un tisserand ou un quelconque revendeur d'étoffes qui saurait lui coudre un sac assez robuste qui pourrait protéger l'instrument lorsqu'elle décidait de le sortir de son véritable réceptacle dans lequel elle le conserverait la plupart du temps, un des sceaux qu'elle gardait en quasi permanence sur son corps pour stocker divers objets et outils shinobis. C'était là qu'elle comptait également le ranger pour s'assurer de ne pas le perdre et éviter d'être encombrée.

De son pas leste, la vampire traversait les rues et ruelles commerçantes, observant de nouveau les façades des échoppes avec attention. Il ne lui fallut qu'une dizaine de minutes pour se décider et pousser la porte d'une boutique qui semblait renfermer divers vêtements et autres sacs de toutes sortes et de toutes tailles, mêlant toile, soie, velours ou encore laine et coton. Un artisan aux talents tout aussi multiples que les matériaux qu'il exposait, voilà ce qui avait retenu l'attention de la jeune femme qui arborait une expression satisfaite en passant le pas de la porte qui renfermait ces différentes tuniques et contenants.

Elle s'approcha alors du comptoir sur lequel trônait une petite sonnette qu'elle s'empressa de faire résonner dans la pièce où quelques uns des produits étaient exposés. Des exemples qui incitaient les clients à s'enquérir des prix et des possibilités à n'en pas douter au vu de leur qualité. L'absence du clerc prouvait également la confiance qui régnait au sein de cette cité, quelque chose de peu commun dans le Yuukan. Jamais elle n'aurait ne serait-ce qu'imaginé voir une telle scène à Murashigure.

Alors qu'elle observait d"un peu plus près une robe rouge qui ressemblait à celles qu'elle appréciait porter de temps en temps, quand elle n'était pas en opération, des pas se firent entendre dans le couloir La Chinoike se redressa alors et salua la femme d'une trentaine d'années qui venait de la rejoindre dans la pièce.

« Ohayo.
- Ohayo gozaimasu madame ! Que puis-je faire pour vous ?
- Je souhaiterai vous commander une robe similaire à celle-ci ainsi qu'un sac pour protéger mon instrument. Quelque chose d'assez simple en toile je dirais, mais rembourré pour qu'il soit protégé des chocs... Ce serait possible ?
- Oui bien sûr madame ! J'aurais besoin d'un peu de temps avec vous pour vos mensurations et de l'instrument pour que le sac soit bien adapté. Pour ce qui concerne le temps de fabrication... J'estime qu'il me faudrait une petite semaine pour terminer ce sur quoi je travaille puis pour m'en occuper' Cela vous conviendra-t-il ? »


Katsuko prit quelques instants pour réfléchir avant de répondre. Elle n'avait pas vraiment besoin de cette robe qui devait a elle seule être la cause d'un tel temps de fabrication. Pour autant, elle comptait travailler avec Joheki pour retrouver l'assassin d'Ohana. Elle avait du temps sur place, et des Teikokujins devaient également venir en assistance sur cette enquête. Même si une lettre avait immédiatement été envoyée par coursier, le temps pour eux de se préparer puis de faire le trajet une fois les envoyés sélectionnés avec en plus le temps de trajet, la kazejine pouvait être tranquille pour quelques jours à minima. Le temps de l'enquête s'ajouterait, puis celui avant son depart pour récupérer la robe et le sac. Non, en vérité, elle était certaine qu'elle aurait le temps de voir cette commande se terminer.

« Soit, faisons ainsi. Pour le prix ?..
- Le paiement se fait à la livraison des biens.
- Parfait, dans ce cas, je suis à vous. »


Prenant la suite des pas de la vendeuse qui s'était montrée souriante, aimable et même enjouée, la kunoichi atteignit rapidement la petite salle où la couturière semblait faire toutes ses mesures, un bureau avec des papiers multiples, des annotations, quelques schémas egalement traînaient quelque peu negligemment. L'invitant à se deshabiller pour prendre les mesures au plus près du corps, la vendeuse très professionnelle avait des gestes assurés et rapides pour prendre tout en note. à l'aide de deux dessins schématiques brièvement dessinés dans un premier temps. Alors qu'elle finissait de se rhabiller, Katsuko prit un instant de réflexion.

« Dites moi... J'aimerais m'entraîner avec mon instrument plutôt que d'attendre une semaine. Puis-je repasser vous le deposer au moment où vous en aurez besoin uniquement ?
- Oui bien sûr. Je pense que j'en aurais besoin dans deux jours, pour une demi-journée environ. Si cela vous convient, vous pourrez passer à la boutique vers midi et revenir le chercher au crépuscule, avant que je ne ferme boutique ?
- D'accord, je viendrais à ce moment dans ce cas. Bonne journée à vous. »


Alors que la vendeuse la saluait en retour, l'indépendante s'éclipsa. Elle avait donc deux jours à patienter pour revenir ici. Et elle comptait bien mettre ce temps à profit.

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Jeu 7 Juil 2022 - 22:34
Le ciel était plutôt sombre, des nuages rappelant au soleil que l'eau était nécessaire à la survie de ce monde et que, par conséquent, il devait accepter de rester cacher de temps en temps pour que la pluie abreuve la terre et les plantes qui tentaient d'y subsister. Enfin, dans ces rues, la végétation n'était que peu présente, çà et là, sur des rebords de fenêtre.

Elle soupira alors, enchaînant les quelques mudras nécessaires pour ranger son instrument, bien protégé par son sac. Si ce dernier protègerait d'un choc, il ne pouvait absolument rien contre la colère du ciel qui menaçait de détremper les sols de la ville ainsi que les passants aventureux qui resteraient dehors. Alors qu'un nouveau sceau se dessinait sur la peau de la vampire qui se mit à marcher à pas rapides le long de la rue qui la mènerait dans la demeure où résidait sa mère et son frère, les premières gouttes d'eau chutaient autour d'elle. Elle avait eu un bon réflexe.

Les deux derniers jours avaient été riches en découvertes pour la demoiselle qui avait finalement apprit ce qui était arrivé à sa famille. Désormais, elle était plus sereine. Et elle pourrait enfin se mettre à l'apprentissage qu'elle souhaitait maintenant développer, une maîtrise du luth qui lui permettrait de ne pas rougir devant la Silencieuse lors de leur prochaine rencontre. Puisqu'avec la luciole que cette dernière lui avait confié, elle était certaine qu'elle pourrait la retrouver. Elle y comptait bien, mais d'abord, elle devrait être prête. Et surtout, elle voulait résoudre cette affaire autour de la mort d'Ohana, du mystère qui l'entourait, même si elle estimait déjà avoir de bonnes chances de connaître le coupable. Il n'y avait qu'un seul sale rat pour vouloir se débarrasser, juste à cette période, d'une femme capable de révéler au monde les pires secrets que certains pouvaient renfermer et ainsi les livrer au grand jour.

Poussant la porte de la demeure, la Chinoike monta à l'étage, saluant sa mère qui était affairée à gérer une partie administrative des ventes que le marchand qui les hébergeait avait du mal à faire par lui-même. Lorsqu'enfin elle se posa sur le petit lit qu'elle occupait pour son séjour ici, elle ressortit l'instrument et le délivra de sa toison. Elle sortit également la méthode que lui avait vendu l'ébéniste qu'elle ouvrit. Elle y avait déjà jeté quelques coups d'oeil, mais elle n'avait pas décidé de faire plus jusque là. Mais il était temps que ça change. Elle voulait connaître cet art, le maîtriser, pouvoir en jouer avec cette même dextérité que cette inconnue au masque de chat possédait. En vérité, elle ne la rattraperait sans doute jamais. Cette dernière avait bien trop d'années d'avance. Mais si elle pouvait rendre une performance qui ne la faisait pas rougir de honte, alors elle serait heureuse. C'était là tout ce qu'elle cherchait pour le jour où elle irait trouver la Silencieuse, où qu'elle soit.

Posée sur son lit, luth en main, elle se mit ainsi à lire, page après page, les notes, les positions pour les faire sortir, les gammes à pratiquer pour se délier les doigts en début de pratique, les exercices pour progresser dans sa connaissance, sa précision pour tirer le meilleur de chaque note, la plus claire et la plus fine possible. La pression à mettre, l'angle à avoir, la vitesse avec laquelle enchaîner chaque note, chaque accord... C'était tant de détails dans lesquels elle s'élança à corps perdu, des heures durant.

Continuant à enchaîner gammes et mélodies simples, la demoiselle travailla jusqu'à en avoir les doigts ensanglantés. Ce n'est que lorsqu'elle commença à devoir se bander les doigts pour éviter de salir son instrument qu'elle prit une première pause. Mais une fois le tout coagulé grâce à un peu de chakra et des bandages faits pour éviter d'être trop directe et ainsi de passer son temps à s'arrêter, Katsuko reprit avec le même acharnement, la même dédication, sa découverte de la musique et plus précisément du luth. Certes, elle avait deux ou trois connaissances à ce sujet, lié à ce qu'elle avait pu entendre lors de son enfance à Kaze. Mais là, c'était si différent. Là, c'était elle qui le souhaitait. Et ainsi, tout était si différent. Non pas qu'elle ait un jour eu la quelconque difficulté à apprendre ce qu'elle ne voulait pas connaître. Non. C'était simplement une plus grande facilité, une plus grande énergie, une plus grande vivacité. C'était quelque chose de difficile à décrire. Et en même temps, c'était si naturel. Elle aimait ce qu'elle faisait. Chaque effort devenait plus léger, chaque plaisir plus profond. Et ces doigts qui souffraient ne lui faisaient que peu de soucis. Elle voulait apprendre à jouer, et là, elle y parvenait avec une passion toute autre qui donnait une saveur à chaque instant, une saveur puissante, ennivrante. Une saveur qu'elle n'était pas prêt d'oublier.

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Anaï Eyana
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Ven 8 Juil 2022 - 9:31
Un retour.

C’était peut être un passage curieux pour l’Anaï qui cherchait désormais une embarcation pouvant la ramener à Mizu. L’automne venait de se lever et au final, elle n’avait pas trouvé satisfaction à Hi, préférant partir après le carnage de l’auberge. Un criminel Mizujine mort, des soldats du Teikoku noyés, une habitation à feu et à sang et un Yasei Chèvre… Tout un paquet de saloperie qui garantissait d’avoir des ennuis en restant sur place.

La destination d’Eyana avait été le pays du rempart, afin de se faire une idée des lieux, mais aussi surtout de se rapprocher de Mizu pour trouver un navire marchand qui viendrait en ces terres plus neutres que le pays du feu. Si elle ne s’attendait pas à la gastronomie Akimichi ici, elle se laissait le plaisir de la surprise des coutumes locales. Après le paysage luxuriant de Kaminari, les étendues de sables à perte de vue de Kaze, les grandes forêts de Hi, il fallait dire que le Pays du Rempart n’avait pas beaucoup d’arguments pour lui. Enfin si, une pluie torrentielle et un climat qui ne lui souhaitait pas vraiment la bienvenue.

Que dire face aux lourdes brumes et aux Zéphyr de Mizu ? Une atmosphère qu’elle avait abandonné depuis près de deux ans, voilà qui lui manquait énormément.

Pénétrer à l’intérieur du pays avait été particulier, elle avait dû donner tout un tas de détail sur elle, et sur qui elle était, où elle allait. La procédure en elle-même avait été très longue et fastidieuse et elle avait vite compris qu’elle ne pouvait plus faire machine arrière. Les talents d’architectes des Johekijine étaient par contre très impressionnant et si un jour elle devait former son propre clan, aucun doute qu’elle requerrait le savoir faire en la matière. Les demeures claniques à travers la campagne de la région étaient par ailleurs tout autant somptueuses.

Malgré la pluie de la journée, elle pouvait voir les paysans être au travail dans les champs, avec des chapeaux de paille pour les couvrir, sur sa gauche, un impressionnant massif montagneux se dessinait à la lisière de la mer avec en son sein des fleuves à la pureté indéniable. Elle prit une petite heure pour faire un détour afin de remplir son outre de l’eau minérale avant de continuer sa route.

La pluie continuait ses ravages et elle avait désormais son sac entièrement trempait pesant une tonne dans son dos. Sa peau perlait de grandes goutes et sa longue tignasse brune était gorgée d’eau. Eyana ayant les cheveux particulièrement épais, elle devait régulièrement les essorer comme une éponge. Elle ne voyait plus grand-chose avec un brouillard qui avait fini par se lever et elle n’était plus vraiment sûre de la direction. Elle prit donc le soin d’aller demander son chemin, au niveau de l’une des demeures proches. Peut être que contre quelque ryos, ils lui permettraient de se réchauffer et sécher auprès du feu également.

La Céleste espérait que sa tenue n’intimide pas trop les locaux, elle était torse nue, entièrement, la poitrine à l’air avec un simple bas en tissu pour couvrir ses hanches et son intimité. Son corps lui, était recouvert de tatouage entièrement à l’exception des mains et du visage. Elle avait un peu cet aspect de pirate des mers ou de mercenaire. Sa grande taille, plus d’un mètre soixante dix avec sa carrure d’experte en Taijutsu ne laissait en rien douter sur sa carrière de combattante. Si on pouvait douter de sa nature de Ninja, elle était par contre, à coup sûr, au moins une militaire.

Ce que ne savait pas Eyana par contre, c’est que la demeure à laquelle elle venait quérir des informations et un feu pour se réchauffer, était celle d’une autre Shinobi, du nom de Katsuko, ou plutôt celle de sa famille. C’était au niveau de la porte, qu’elle venait s’annoncer d’une voix assez forte alors qu’une légère mélodie semblait provenir de l’étage.

Eyana : « Excusez moi ! Je suis une voyageuse, le temps est très capricieux aujourd’hui et j’aurais aimé savoir s’il était possible de venir me réchauffer près du feu ainsi que d’obtenir quelques directions ! Je peux vous payer, j’ai de l’argent. »

Et la Kunoichi attendait là, face à la porte de la demeure, dans l’espoir qu’on vienne lui ouvrir.

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Chinoike Katsuko
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Ven 8 Juil 2022 - 11:53
Alors qu'elle jouait, la jeune femme entendit par la fenêtre ouverte pour laisser un peu d'air frais rentrer. Le pan du toit et la direction du vent protégeaient l'intérieur, elle pouvait donc amplement profiter du courant d'air ainsi créé. Alors qu'elle y était adonnée depuis un certain temps, elle entendit une voix féminine en contrebas. Après un bref coup d'oeil passé par l'ouverture, elle remarqua que c'était bien à leur porte qu'on frappait. Sa mère était occupée et son frère comme le marchand étaient absents, aussi la demoiselle décida de poser son instrument sur son lit et descendit à la rencontre de cette personne qui subissait la pluie violente qui frappait les pavés de la cité. Un peu étonnée que cette dernière n'ait pas trouvé d'auberge pour l'abriter, la vampirette fit un signe à sa mère qui était sortie de son bureau et qui se dirigeait elle aussi vers l'escalier.

« T'en fais pas maman, je m'en occupe. »

Un sourire en direction de la petite femme aux cheveux blancs comme la neige puis la jeune Chinoike s'engouffra dans la volée de marches pour rejoindre le rez-de-chaussée et aller ouvrir à la personne qui souhaitait s'abriter. Observant l'étrangère qui se dressait devant elle, Katsuko hésita un instant puis ouvrit totalement la porte qu'elle avait laissé à moitié fermée jusque là, testant un peu la réaction de l'inconnue. Elle ne semblait pas agressive, juste un peu perdue. Autant l'aider.

« Konnichiwa, entrez je vous en prie. Posez votre vêtement sur ce porte-manteau là, je vais vous conduire jusqu'au foyer. »

L'invitant d'un geste à entrer et s'écartant légèrement du passage, la kazejine la laissa se déséquiper et la guida jusqu'au petit salon où brûlait une bûche dans la cheminée de la demeure assez imposante parmi les diverses habitations qui l'entouraient. Peut-être était-ce pour cela qu'elle avait choisi cette porte ? Ou alors à cause de son entraînement au luth ? Peu importe. Montrant à Eyana l'un des fauteuils installés autour d'une table basse devant le foyer, la jeune femme hésita à nouveau un instant avant de parler à nouveau.

« Est-ce que vous souhaiteriez une boisson chaude ? Thé, café ? Chocolat chaud ? »

L'argent n'était pas un problème aux yeux de la vampire, et tant qu'elle demandait juste un toit et de quoi boire, elle se voyait mal lui soutirer de l'argent. Même un repas lui semblait naturel. Cependant, pour la question des informations, elle attendait de savoir ce que l'inconnue souhaitait savoir avant de lui parler de monnayer ce service. S'installant face à cette invitée surprise, elle s'assit confortablement après lui avoir apporté ce qu'elle avait pu demander, prenant elle-même un thé, pour savoir précisément ce qu'elle désirait apprendre.

« Je m'appelle Chinoike Katsuko, et vous ? D'ailleurs, vous avez parlé de directions, que cherchez-vous ? »

Elle ne cherchait pas vraiment à cacher ses mains blessées. Elle profitait de la chaleur agréable de sa tasse qui apaisait un peu sa douleur, bien qu'elle était considérablement habituée à tous genres de souffrances.

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Anaï Eyana
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Ven 8 Juil 2022 - 15:20
Au niveau de la porte, venait se présenter une jeune femme plus petite qu’elle, les cheveux blancs, deux yeux rouges s’opposant totalement aux prunelles lapis lazuli de l’Anaï. Un petit moment de silence semblait s’installer des deux côtés alors que les deux jeunes femmes se jaugeaient. Elle ne devait avoir que quelques années de différence mais Katsuko semblait plus vieille qu’Eyana, moins femme, mais plus adulte. Elle la saluait, poliment, la Céleste venait s’incliner à son tour, bien qu’elle fût assez surprise lorsqu’elle lui proposait de poser son vêtement étant donné qu’elle était torse nue.

Mais elle ignorait ce fait et lui répondait simplement d’une voix douce et sans trop de volume.

Eyana : « Merci pour l’accueil, mes affaires sont trempées, je préfère les laisser sécher que de mettre votre sol en péril. »

Trempée était le bon mot, ses affaires suintaient de la pluie extérieure, signe qu’elle y avait passé un certain temps avant de chercher refuge, ou bien peut être avait elle cherchait refuge un certain temps. L’Anaï venait alors poser ses affaires face à l’âtre une fois que la Kunoichi lui avait présenté le foyer. Elle venait essorer une fois de plus sa chevelure dans les flammes, non sans risque de les éteindre mais évitant de mettre de l’eau sur le sol en les laissant gouter.

Lorsqu’elle vint lui proposer une boisson chaude, la Guerrière vint hocher la tête et lui répondre d’un ton un peu plus assuré.

Eyana : « Je veux bien, un thé vert s’il vous plaît. »

Tendant ses deux mains face à elle au-dessus du feu, elle pouvait se sentir sécher assez rapidement via la température accrue de la pièce et l’air sec fournit par les flammes. Une fois la boisson en main, elle venait rabattre les deux mains au niveau de son torse alors que la lumière intérieure mettait encore plus en valeur son absence de vêtement en haut. Il ne faisait pas spécialement chaud en cet automne, n’importe qui devait se dire qu’Eyana mourrait probablement de froid sous l’humidité et le vent extérieur. Surtout pour elle qui venait de passer une année à Kaze, comme le témoignait son bronzage.

Elle venait cependant se présenter à son tour suite aux déclarations de Katsuko. Elle l’écoutait, sans plus de marques d’émotions sur le village, l’Anaï était en réalité surtout rassurée d’avoir trouver un endroit où se sécher.

Eyana : « Je me nomme Anaï Eyana. Je vous remercie encore une fois pour l’accueil. Je cherche un navire pour me rendre dans l’archipel de Mizu. »

Et sur l’île de Mizu précisément aurait-elle pu dire, mais c’était un détail, à partir de n’importe quelle île, elle n’aurait aucun mal à rejoindre par la suite le village caché de Kiri pour reprendre officiellement son service.

Elle soufflait sur le dessus de sa boisson pour la refroidir, alors qu’elle était bientôt complètement séchée à l’exception de ses cheveux et de son bas.

Eyana : « Sauriez vous me dire dans quelle direction me rendre ? Il me faudrait une auberge également pour la nuit. »

Une demande simple, mais dans le brouillard et la pluie, il était assez souvent difficile et surtout contraignant de trouver son chemin. Personne n’a envie de passer une heure sous des averses en quête d’un endroit où dormir.

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Chinoike Katsuko
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Ven 8 Juil 2022 - 16:30
La demoiselle aux yeux carmin invita l'inconnue à entrer, paisiblement. Elle avait une parfaite confiance en ses capacités à maîtriser qui que ce soit, à de très rares exceptions près, et cette fille, si elle dégageait une certaine confiance en elle avec ses vêtements moulants, ne lui faisait pas très peur avec son apparence détrempée. Ce n'est que lorsqu'elle lui proposa de retirer son manteau et que cette dernière n'en fit rien que Katsuko tiqua un peu et l'observa de plus près pour se rendre compte qu'elle n'avait pas le moindre vêtement, seulement des tatouages qui couvraient sa peau. Ne faisant aucune remarque pour autant, elle la guida et l'installa près du feu avant d'aller préparer du thé.

Elle fit alors tranquillement chauffer de l'eau dans une bouilloire, plongeant à l'intérieur de celle-ci une poignée de feuilles de thé vert une fois l'eau bouillante retirée du feu sur lequel elle avait placé le contenant plus tôt. Elle l'embarqua ensuite sur un plateau rectangulaire en bois sur lequel elle avait placé une petite coupe de sucre ainsi que deux tasses. S'agenouillant à côté de la table, elle servit les tasses devant la jeune femme puis lui tendit l'une d'entre elle en se redressant et en s'installant proche du feu, l'observant quelques instants. Plutôt jolie, la jeune femme avait les marques du soleil que la vampire ne connaissait que trop bien. Elle aussi avait passé de nombreuses années à Kaze, et c'était uniquement là-bas que l'astre du jour était suffisamment puissant et perpétuel pour offrir un tel teint.

« Hajimemashite, Anaï-san. C'est normal ne vous en faites pas. Laisser les gens dehors sous la pluie, je sais à quel point cela peut être meurtrier. »

Elle en avait vu des gens rendre l'âme à Murashigure. Suffisamment pour ne pas sous-estimer le froid et l'humidité dans leur capacité à briser un corps, à le dépourvoir de sa vitalité. Et quand bien même elle semblait en bonne forme, cette femme pouvait avoir de mauvaises surprises par des maladies insidieuses. Il fallait s'en méfier.

« L'archipel de Mizu... Pour s'y rendre il faut aller plus loin encore, sur la côte. Je pense que vous devriez y être d'ici deux ou trois jours. Il y a une route qui mène au port le plus proche à la sortie est de la ville, vous devriez trouver sans mal une fois le brouillard et la pluie passées. »

Elle réfléchit alors quelques instants de plus avant d'enchaîner.

« L'auberge la plus proche n'est pas très loin sans doute, mais je vous avoue que je ne la connais pas. Je suis arrivée ici il y a trois jours seulement et je n'ai pas vraiment eu besoin de m'y rendre. Ma mère pourra mieux vous renseigner sans doute, mais elle est encore occupée. »

Neiko n'avait pas très envie d'aller requérir l'aide de sa mère en cet instant, et de toute façon, au moins le temps que cette Eyana boive le thé et se sèche, elle en avait pour un moment. Le feu, s'il était agréable, ne procurait pas du tout la chaleur nécessaire pour sécher aussi vite qu'en plein désert.

« Vous pouvez prendre le temps ici de toute façon, ne vous en faites pas. Et pas besoin de payer juste pour ça, ce n'est pas grand chose. »

Continuant son thé en observant avec un peu plus d'attention les tatouages qui couvraient la peau de l'inconnue, la vampire osa finalement aborder le sujet.

« Je n'aurais jamais cru voir une femme oser se promener ainsi. On ne vous embête pas trop ? Et est-ce que vous accepteriez de me parler un peu de ce que représentent ces tatouages ? »

Curieuse, elle n'était pas du genre à s'écraser au point de ne pas aborder les interrogations qui l'intriguaient. Et cette fois-ci, elle espérait obtenir quelques réponses. Ce n'était pas du tout une coutume qu'elle connaissait et il aurait été dommage de ne pas profiter de l'occasion.

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Anaï Eyana
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Dim 10 Juil 2022 - 8:22
Après plusieurs échanges de cordialités, et une première gorgée de thé qui avait un goût satisfaisant entièrement Eyana. Elle pouvait sentir une petite secousse au niveau de son estomac, comme une présence qui venait la mettre en garde. Elle dressait l’oreille tout en déverrouillant mentalement l’un de ses sceaux pesant sur le Démon en elle.

Zushakon : « Restes sur tes gardes, tu n’es pas en sécurité ici. »

Zushakon la mettant en garde ? C’était bien là un comportement inhabituel pour le passager clandestin qui préférait soit la provoquer, soit s’amuser des situations. Assez instinctivement après une telle remarque, l’Anaï venait dresser son regard à gauche et à droite, elle inspectait son environnement. Il était aussi parfaitement possible que le Démon veuille uniquement s’amuser de sa paranoïa, c’était complètement dans son genre.

Katsuko, de son côté, ne venait montrer aucune marque d’hostilité, elle lui offrait tout simplement les informations qu’elle était venue quérir, bien qu’elle n’était visiblement pas très au fait de la région, elle non plus, c’était bien là la chance de la voyageuse.

Eyana : « Mmmh… Je vois, je pensais tomber sur quelqu’un de vraiment local, vous êtes vous-même nouvelle dans la région donc. Je vous avoue avoir chercher refuge depuis l’arrivée du brouillard, je ne suis plus capable de m’orienter. »

Elle était cependant en capacité de lui indiquer la présence d’une auberge dans les environs, un lieu où elle pourrait attendre le passage de la pluie et du brouillard. Même si cela venait la ralentir dans son retour, elle n’était pas non plus contre la montre.

Eyana : « Je veux bien les indications vers l’auberge. Je pense qu’il est temps que je prenne un petit moment pour dormir, il faut dire que j’ai l’excitation de rentrer à Mizu, je n’arrive pas vraiment à fermer l’œil ces derniers jours. »

Puis vint une petite remarque qui ne pouvait empêcher Eyana de sourire. Avant de quitter Kiri, elle était très souvent en Kimono ou Yukata, toujours munie de son Daisho. Une jeune fille très réglementaire essayant d’adopter le mode de vie des urbains de Kiri, ceux des membres de clans honorables. Puis c’était passé sa rencontre avec le Démon, sa quête de liberté depuis et le traçage des tatouages au fur et à mesure de sa quête l’avait conduite à les arborer comme un vêtement. Il fallait dire que la variété des couleurs et des formes combinés avec sa poitrine modeste ne la rendait pas non plus dans les standards de la nudité provocante.

Eyana : « A Kaze, personne ne m’embêtait réellement, pas plus qu’à Hayashi. Là où les personnes avaient le plus de problème avec mon… absence de pudeur était à Kaminari No Kuni, enfin plus précisément au village de Kumo. S’ils savent être gentils, ils ont par contre un véritable problème avec la féminité et la sexualité. Je pense que leurs traditions doivent faire que la séduction n’est pas vraiment un mode de vie, ce qui est dommage, car ils sont pourtant plutôt beaux, hommes comme femme. »

L’Anaï ne pouvait que se souvenir de sa rencontre avec Hideko à la porte du village, et de son obsession pour le fait de la faire s’habiller sous peine de ne pas rentrer. Cette dernière ne supportant d’ailleurs pas les regards que ses camarades pouvaient donner à la Céleste, plus par mépris de leur faiblesse d’esprit que de jalousie. Le Raikage, avait d’ailleurs eu la même réaction que la Metaru quand la Céleste lui avait montré ses tatouages en quête de son conseil. Il avait rapidement voulu qu’elle se rhabille.

Elle venait cependant satisfaire la curiosité de la demoiselle aux cheveux rosés. Elle précisait au passage son affiliation et sa nature, sans savoir le danger que cela pouvait représenter.

Eyana : « Ces tatouages sont des sceaux, du Fûinjutsu, j’étais une Shinobi de la Brume. »


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Chinoike Katsuko
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Dim 10 Juil 2022 - 18:37
À l'écoute de cette invité surprise, la Shimazu eut un petit sourire.

« Ne vous en faites pas, ma mère vit là depuis plusieurs mois, elle saura vous répondre un peu plus tard. »

Le brouillard avait cette vicieuse faculté de faire perdre le sens de l'orientation à quiconque s'y risquait, sans astres ni repères visuels pour se diriger. Seuls quelques individus parvenaient à garder une bonne notion de l'espace, mais même Katsuko habituée à se repérer en toutes situations avait du mal à garder une direction précise dans de telles conditions.

Buvant son thé tranquillement tout en observant cette femme étrange qui avait autant de pudeur que de vêtements sur le dos lui expliquait un peu plus sa vision de la nudité. Voilà une position bien peu courante. De ses souvenirs, l'indépendante n'avait pas spécialement remarqué de gens nus dans son enfance. Peut-être était-ce lié à son milieu, dans les hautes sphères de Taiyo ? Les nobles avaient parfois tendance à se comporter différemment des personnes qui n'avaient pas les mêmes richesses. La démonstration par les vêtements était un moyen bien prisé d'ailleurs, maintenant qu'elle y pensait. C'était sans doute l'un des éléments qu'elle avait conservé, ce plaisir de se parer de beaux atours. Même si pour cette fois, sa tenue était plutôt sobre puisqu'elle était sortie affronter la pluie avant de simplement se consacrer à l'apprentissage du luth.

« C'est dommage en effet. Les libertés sont rarement totales. Il faut savoir les retrouver. »

Questionnant finalement la jeune femme sur l'origine et le sens de ces tatouages, la vampire eut un air surpris. Elle ne s'attendait pas à ce que de tels dessins soient des sceaux, et encore moins que cette dernière ne précise son allégeance à la Brume. Sans doute ignorait-elle qu'elle faisait face à une personne recherchée par Kiri, à en voir son absence totale de réaction face au minois de la demoiselle aux yeux carmins.

« Oh, fascinant... J'ai quelques connaissances en fuinjutsu également, mais c'est bien peu de choses. J'utilise aussi mon corps comme support, mais de manière plus restreinte. »

Descellant l'un de ses propres tatouages, elle fit rouler sur la table basse un trio de rouleaux vierges, du simple papier, mais tout était signé du sceau de l'ancien gouverneur d'Ame no Kuni. Un détail qui ne dirait sans doute rien à la vagabonde mizujine sans doute. Après quelques mudras, la Chinoike fit disparaître à nouveau les rouleaux, son sceau se reformant sur son épaule, à l'abri des regards sous sa tenue. Là où Eyana avait un véritable décorum, Katsuko avait privilégié de simples lignes qui s'entremêlaient, toutes d'un même rouge sanguin.

« Vous dites que vous étiez une shinobi de la Brume... Avez-vous déserté ? Risque-t-on d'avoir la visite de gradés pour nous interroger ? »

Si la présence d'Eyana en elle-même ne la dérangeait nullement, la possibilité de voir débarquer des gens qui avaient plus de chances de la reconnaître lui déplaisait un peu plus. Et dans un sens, cette théorie ne lui semblait pas coller. Au vu de la facilité avec laquelle elle avait annoncé être originaire de Kiri, combiné avec le relâchement total qu'elle démontrait, il n'y avait que peu de chances que ce soit vrai, à bien y penser. Non, elle devait se tromper. Mais qui était-elle pour ainsi avoir le droit de voyager ?

« Puisque vous semblez vouloir y retourner maintenant que j'y repense, non, j'ai dû me tromper. Mais cela m'étonne que vous ayiez ainsi pu vous absenter de votre pays pour, semble-t-il voyager... Ou alors vous aviez une mission secrète ? Oh, vous accepteriez de m'en parler ? Promis, je garderais le secret ! »

Prenant un air d'une enfant émerveillée à l'idée d'entendre une histoire passionnante, l'indépendante comptait sur l'absence totale de connaissances que semblait avoir la kirijine sur elle-même pour essayer de la questionner. Autant tenter d'en découvrir plus.

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Anaï Eyana
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Lun 11 Juil 2022 - 20:10
A la mention de la mère comme guide potentielle, la Céleste venait hocher la tête tout en levant son index en souriant, montrant un intérêt certain.

Eyana : « J’ai donc hâte de la rencontrer, je ne voudrais pas vous déranger trop longtemps. »

Elle était venue avant tout pour des directions, même si elle appréciait le thé, la nature pragmatique d’Eyana la poussait certainement à vouloir accomplir son objectif, qui était celui de rentrer à Mizu, elle avait suffisamment vagabondé entre Kaminari, Hi et maintenant Joheki pour ne pas pouvoir vraiment justifier d’avoir fait un chemin direct. Mais les choses s’étaient révélées être tellement compliquée à Hi qu’elle n’avait pu s’adapter sur le moment.

Enfin si, en se rendant au pays du rempart, maudit Teikoku.

L’Anaï venait cependant prendre bonne note des talents de sa comparse de conversation qui révélait également de cette manière sa nature de Ninja. Quelle était la probabilité ceci dit qu’elle toque pile à la porte d’une Shinobi. La mise en garde de Zushakon résonnait de nouveau dans son esprit, mais rien qui ne venait s’afficher sur son visage.

Eyana : « Je suis loin de pouvoir prétendre être une experte, ces sceaux sont là pour m’aider, c’est un support que j’ai travaillé ces dernières années, à un rythme plus ou moins régulier en réalité. »

Elle était en réalité devenue une experte avec les années, presque au même titre que le Taijutsu. Elle avait passé sa maturité de Kunoichi à étudier les sceaux et leurs mystères, mais elle était la première à se sous-estimer car elle était bien loin du niveau des maîtres tels que les seniors du premier cercle ou le Raikage. Alors qu’à Kiri, en combat rapproché, peu de personne pouvait l’égaler, mais c’était principalement dû aux Portes Célestes.

A ce sujet, elle venait par ailleurs rassurer son hôte qui semblait à son tour méfiante après avoir mentionnée son passé à Kiri.

Eyana : « Non, vous n’avez pas d’inquiétude à vous faire, je ne suis pas une déserteuse. Bien au contraire, je suis très fière de mon pays et d’avoir pu en être une Ninja. Je suis partie sur autorisation de mon Kage de l’époque avec promesse de revenir une fois que j’eu terminé mes impératifs. Mais la politique a beaucoup changé en… Presque trois ans, donc vous vous doutez bien que c’est là un avenir incertain pour moi. »

Sa voix était calme depuis le début, apaisante, mais une pointe d’assurance apparaissait dans la prochaine phrase.

Eyana : « Mais je ne compte pas manquer à mes devoirs. »

L’épéiste Céleste n’avait en effet pas perdu de vue ses anciennes valeurs. Si beaucoup de chose avait changé dans sa personnalité, elle restait dans le fond, la même personne : Une patriote zélote, un soldat dévoué et une femme de valeur. Mais cela faisait beaucoup de question sur le sujet de la Céleste et si peu sur celui de la jeune femme aux cheveux rosés. Hormis le fait de se trouver dans sa demeure.

Elle était jeune, assez innocente d’apparence, probablement peu puissante en tant que Kunoichi, mais le manque de talent de Senseur de l’Anaï ne pouvait lui permettre de pleinement confirmer cette théorie.

Elle avait après tout sous-estimée Hideko à Kumo et cela avait bien faillit lui valoir une raclée lors des prémices de leur entraînement.

Eyana : « Et vous alors, vous êtes de façon évidente une utilisatrice de Chakra, vous êtes au service du Pays des Remparts ? »

Une façon d’amorcer le sujet sur son interlocutrice.

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Chinoike Katsuko
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Lun 11 Juil 2022 - 21:05
La vampire eut un petit rire amusé à la réponse de la kirijine. La déranger ? Non, si c'était le cas, elle aurait commencé par lui claquer la porte au nez et lui dire d'aller voir ailleurs.

« Ne vous en faites pas, vous ne me dérangez nullement. J'étais en train de me dire qu'une pause serait justement la bienvenue. Vous devez savoir comme on peut se retrouver à perdre la notion du temps et s'entraîner au point d'en souffrir si l'on y tient vraiment, c'était un peu là dedans que je me perdais, avec mon nouvel instrument. J'ai enfin prit la peine de m'y mettre mais j'en ai oublié tout le reste. Vous m'avez ramené à la réalité, c'est peut-être mieux ainsi. »

Si la Chinoike aurait bien continué, ses doigts la remerciaient sans aucun doute. Un peu de repos pour sa peau, sa régénération naturelle ferait le reste. Même si elle ne lui laisserait certainement pas le temps de véritablement se remettre. Elle comptait bien reprendre l'entraînement quand cette femme serait partie.

Elle se disait donc plutôt du côté des débutants. Amusant. Le nombre et les détails des sceaux lui semblaient très avancés, mais c'était sans doute parce qu'elle-même s'était contenté du minimum, de quoi stocker quelques objets, un simple outil pratique qui lui facilitait considérablement la vie pour peu de chakra.

« Je vous avoue que je ne me suis pas donné cette peine pour le fuinjutsu, ces bases que j'ai appris me suffisent largement. Il doit en être autrement pour ceux qui combattent. »

Et à vrai dire, la kazejine ne mentait pas. Elle ne se battait que très rarement, évitait les affrontements, et surtout ceux en face à face. Elle avait toujours largement privilégié les assassinats, la discrétion, la diplomatie ou encore la fuite. Tout allait selon la situation, mais ce n'était pas vraiment sa tasse de thé que d'aller se frapper en direct. Elle avait trop donné dans ses années à Kaze, enfermée dans le Colisée ou lâchée comme un chien de chasse à la poursuite de fuyards qui tentaient de retrouver leur liberté loin de Taiyo. Elle en avait traqué des cibles dans le désert pour le compte de son père. Heureusement, elle s'était libérée. Et elle n'avait plus à massacrer des gens sans raison qui lui semblait valable. Elle avait gagné le luxe du choix des travaux, un luxe qu'elle s'emploierait à conserver autant que possible.

« Un voyage de trois ans, vous en avez de la chance ! Des retours que j'ai eu, la plupart de vos collègues ne peuvent à peine sortir des murs des cités pour aller se promener en dehors du cadre des missions. C'est honorable de votre part de tenir parole et d'y retourner, j'espère qu'ils ne vous réserveront pas un mauvais accueil après tant de temps et de changements. Il y a eu beaucoup de chaos d'après ce que j'ai lu dans le Kunai Émoussé. »

Alors qu'elles échangeaient depuis quelques minutes maintenant, la jeune femme se laissa un peu plus aller dans sa tenue, se posant plus confortablement au fond de son fauteuil. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas simplement prit le temps de se reposer au coin du feu comme elle le faisait actuellement avec cette kirijine. Et c'était bien plus agréable qu'elle ne l'aurait imaginé. Elle comprenait un peu mieux ces gens qui appréciaient parfois prendre juste un peu de temps pour s'installer ainsi. Pour autant, elle savait que si elle décidait de simplement profiter de son argent, largement suffisant pour prendre une retraite jusqu'à ses derniers jours, elle s'ennuierait. Elle n'était pas de ceux qui pouvaient rester immobiles, non. Loin de là même.

« Oh non, non, je ne travaille pas pour eux. Bon, sauf d'ici quelques jours, j'ai accepté une mission qui me tenait à coeur. Mais je suis plutôt une indépendante, une âme libre. Je n'aime pas rester trop longtemps en place. Je ne supporterai pas d'être rattachée à un village comme vous, j'ai toujours considéré ma liberté comme plus importante que tout le reste. »

À vrai dire, elle appréciait le moment, ce n'était pas souvent qu'elle passait du temps à discuter en si belle compagnie. Enfin, elle savait que sa mère, plus pudique qu'elle, lui amènerait sans aucun doute un vêtement, alors que Katsuko s'était contentée de profiter de la vue que lui offrait l'invitée surprise. Et dans un sens, ce serait peut-être mieux pour la voyageuse si elle souhaitait éviter de faire du raffut à l'auberge. La vampire savait que si le pays était plutôt calme, la boisson demeurait tout de même un piège pour les esprits les plus bagarreurs, et si elle en croyait la musculature de la femme qui lui faisait face et le fait que c'était une kunoichi, alors cela risquait de devenir chaotique et de lui attirer des problèmes. Non pas venant des hommes peu recommandables, mais des gardes une fois qu'elle aurait remit à leur place les poivrots qui auraient tenté de trop s'approcher.

« Excusez-moi si vous ne souhaitez pas en parler, mais qu'est-ce qui vous a motivé à faire un si long voyage seule, loin des vôtres ? Vous n'aviez pas de famille avec qui rester ? Pas d'amis ? Moi même j'ai été séparé de ma mère et de mon frère pendant deux longues années, je ne rêvais que de les revoir. Alors le faire volontairement... »

Terminant sa tasse, elle se rapprocha de la table pour se resservir.

« Si vous en voulez d'autre, n'hésitez pas. Je pense que ma mère ne devrait plus trop tarder, mais j'ai l'impression qu'il vous faudra encore un peu patienter. »

Un coup d'oeil vers l'extérieur lui montra cependant que la pluie n'avait pas encore décidé de cesser, pas plus que le brouillard ne s'était levé.

« Hmmm... Vous savez jouer d'un instrument, quel qu'il soit ? Je viens tout juste de commencer à apprendre et je ne refuserai pas le moindre conseil, si vous en aviez. »

Souriante, la demoiselle aux yeux rougeoyant tâcha de relancer un sujet pour éviter d'ennuyer son hôte improvisée puisque sa mère semblait avoir encore à faire.

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Anaï Eyana
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Lun 18 Juil 2022 - 10:12
Eyana venait écouter attentivement les réponses de Katsuko. Elle fut tout de même assez surprise quand cette dernière venait préciser qu’elle ne servait pas le pays du rempart. Bien qu’elle allait sur le thème d’une mission pour eux peu après, c’était assez étrange, souhaitait elle dissimuler sa véritable affiliation à Eyana ?

Peut être était elle une disciple de celui que l’on nomme, l’homme au chapeau dont tous le monde parle.

La Céleste n’était pas dans une humeur belliqueuse, elle venait donc simplement la questionner sur son utilisation du Chakra.

Eyana : « Ah, vous n’êtes donc pas une combattante, curieux, que faites vous donc de votre Chakra ? »

Elle abordait le thème de son retour à Kiri de façon assez franche, presque comme une mise en garde. Une crainte qu’une fois sur place, tout se passe mal, c’était le genre de pensée qui pouvait pousser à déserter. Etait elle simplement sincère ou avec un plan pour la tatouée derrière, elle ne saurait dire.

Elle se contentait alors de venir livrer des impressions assez floues. Empreinte d’un espoir qu’elle nourrissait intérieurement.

Eyana : « Nous verrons bien pour l’accueil, mais une ère de chaos est aussi propice à accepter toute l’aide nécessaire, j’ai normalement respecté toutes les règles. »

Le sujet de sa famille était compliqué, litigieux. Depuis qu’elle était devenue Kunoichi, elle ne voyait plus sa famille. Sa mère, son père, de simples artisans et commerçants étaient toujours en vie, elle échangeait des lettres avec eux, menant une existence très floue pour eux. Ils ne comprenaient pas vraiment ce qu’elle était devenue ou ce dont elle parlait.

Quant aux amis, elle n’en avait pas vraiment à Kiri, que des relations professionnelles. Il y avait bien eu Suijin… Mais la résonnance et le Démon avait frappé et donné lieu à la situation actuelle.

Ses parents ne la reconnaîtraient probablement plus aujourd’hui, pas avec tout ces tatouages, tout ce style, tout l’effet de la puberté sur elle. L’Anaï avait bien changé.

Eyana : « Bien sûr que j’ai une famille, des amis. Mais je ne les voyais déjà pas beaucoup lorsque j’étais à Kiri, c’est une archipel et je ne viens pas de l’île principale. Ce voyage était nécessaire, pour apprendre, m’améliorer. C’était un sacrifice important, personnel et professionnel, mais je ne pouvais faire sans. Et puis il fut très riche en enseignement et en rencontre. »

Concernant la proposition de collation aqueuse, Eyana venait simplement secouer la tête.

Eyana : « Pour le thé, non merci, je vais attendre mes informations alors. »

Elle préférait relancer le sujet sur quelque chose qui l’intéressait plus vu la tournure de ses pensées, la jeune femme aux cheveux rosés.

Eyana : « Et vous, quelle est votre occupation alors ? »

Entre les deux questions, elle venait apporter une réponse au sujet des instruments. Une petite douceur rêveuse aux heures passées en mer en compagnie des différents équipages de Mizu. Elle avait terriblement hâte de remettre le pied sur un pont. De sentir les flots la promener le long des mers et océan. Ressentir de nouveau la brûlure des cordes de lin sur sa main. La sensation du tissus sur le bout de ses doigts et la lourdeur de la barre.

C’était tout ces sentiments qui lui venaient à l’esprit quand on lui parlait de musique. Celle des chants et la douce mélodie de la mer.

Eyana : « Non, je ne joue pas d’un instrument, je connais quelques chants marins, c’est tout. Mais si vous voulez jouer, n’hésitez pas. Je ne suis pas contre un petit air. »

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Chinoike Katsuko
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Mer 20 Juil 2022 - 13:40
S'étirant après avoir terminé son thé, la vampirette eut un petit sourire amusé à la question de la mizujine. C'était vrai qu'il était rare que les possesseurs de chakra ne l'utilisent que peu pour combattre.

« Je préfère traquer, enquêter et éventuellement me cacher lorsque la situation l'oblige. J'évite le combat, c'est dangereux et je tiens à la vie. Mais je sais me défendre lorsque ça devient nécessaire. »

Ces trois dernières années, elle n'avait fait que trois réels combats. Les assassinats, les évasions, ou simplement écraser un adversaire trop faible pour opposer une véritable résistance, c'était de ça qu'elle vivait. Beaucoup l'auraient vu comme des tâches sales, sombres, mais l'indépendante était d'avis que ce n'était pas foncièrement différent de ce que faisaient les shinobis. Mettre fin à des vies, voilà tout leur fond de commerce. La seule différence était qu'ils se réfugiaient derrière une structure lorsqu'elle, libre parmi les indépendants, choisissait les travaux qu'elle souhaitait. Et s'ils allaient à l'encontre de sa morale, alors elle les refusait. Elle ne comptait cependant pas en dire plus à la voyageuse, et surtout pas son implication dans l'affaire autour de la mort d'Ohana. On lui avait bien demandé de garder le silence à ce propos tant que l'enquête n'était pas conclue, et pour l'heure, elle n'avait que ses suppositions pour elle.

« J'espère que tout ira bien pour vous oui. Je réfléchis à refaire un passage à Kiri, j'y suis allée il y a deux ans de cela. Peut-être que je resterai plus longtemps cette fois. La ville est belle malgré sa réputation sanglante. »

Partant quelques instants dans ses souvenirs autour de la cité brumeuse, la demoiselle aux yeux rougeoyants hocha la tête aux mots d'Eyana. Enrichissant. Oui, c'était sans doute ça le meilleur qualificatif de tout bon voyage. Un cheminement par lequel on pouvait apprendre, grandir, découvrir le monde tel qu'il est et non tel qu'on a pu nous le raconter. C'est une expérience personnelle que rien ne remplace aux yeux de la Chinoike.

« C'est bien, rien ne vaut le voyage pour découvrir sa voie. »

Se reservant une tasse de thé tandis que son invitée la refusait, la vampire se mit à siroter le liquide chaleureux, jetant un oeil vers l'escalier. Pas encore de signe de sa mère. Cependant, elle la savait curieuse, elle ne manquerait donc pas d'arriver sous peu.

« Comme je vous l'ai dit, je traque, j'enquête, j'informe aussi. C'est là mon coeur de métier. Et j'ai suffisament de succès pour choisir mes travaux, c'est une chance que peu d'entre nous, indépendants, avons. C'est là l'un des plus gros avantages que vous avez dans vos villages, l'assurance d'un travail permanent et donc de rentrées d'argent pour sécuriser un foyer. Enfin, comme je vous l'ai dit, je ne suis pas à plaindre. D'ailleurs, si vous avez besoin d'aide pour quelque chose de plus important que de simples directions comme l'auberge ou le port le plus proche, je pourrais peut-être vous aider, qui sait. »

Déviant sur le thème de la musique, l'apprentie musicienne fut un peu déçue de la réponse négative de cette kirijine. Elle aurait bien aimé des conseils, enfin, elle ne pouvait pas toujours être chanceuse.

« Je vais chercher mon instrument dans ce cas. Mais je vous préviens, j'ai commencé aujourd'hui, ça n'est certainement pas extraordinaire. »

Sourire amusé aux lèvres, s'imaginant déjà faire une piètre performance, la vampirette se leva et grimpa rapidement à l'étage. Elle s'arrêta un instant pour signaler à sa mère que l'inconnue aurait besoin d'une information, ce à quoi la dame aux cheveux enneigés lui répondit qu'elle n'en avait plus que pour quelques minutes. Hochant la tête et récupérant son luth, la rose redescendit et se réinstalla près de l'âtre.

Posant sa méthode devant elle, elle but une gorgée avant d'entamer quelques notes. Pour l'heure, elle avait saisit quatre accords de base, dont l'un qui lui posait encore quelques difficultés, notamment pour la force à employer dans son auriculaire. Les positions n'étaient pas des plus simples pour ses mains assez petites. Et dans son souvenir, les longs doigts fins de la Silencieuse devenaient alors d'autant plus beaux qu'ils étaient une force indéniable pour jouer des airs d'autant plus complexes pour la kazejine.

Enchaînant paisiblement les accords, rippant par instants, se reprenant avec attention et dédication, la Chinoike continua jusqu'à ce que des pas légers attirent son attention, venant de l'escalier. Elle s'arrêta et reposa son instrument à côté d'elle, souriant à l'invitée.

« Je crois que c'est pour vous. »

Après quelques instants, une femme d'une quarantaine d'année un peu passée s'approcha du duo. À peine haute d'un mètre quarante, la petite dame aux cheveux blancs et aux yeux tout aussi flambants que ceux de sa fille aurait facilement pu passer pour sa petite soeur si ce n'était pour les quelques rides qui commençaient à apparaître sur son visage. Souriante, elle salua l'inconnue respectueusement, avec des manières parfaites. Une noble en mouvement, aucun doute n'était possible tant chacun de ses déplacements le criaient par leur précision et leur délicatesse. Cependant, lorsqu'elle remarqua la tenue de cette étrange invitée, elle tiqua légèrement. Elle n'en toucha cependant pas le moindre mot, détournant simplement un peu les yeux de la jeune fille qui affichait un certain manque du pudeur, là où sa fille ne ressentait pas la moindre gêne à l'idée d'observer la guerrière de Mizu dont le corps était bien travaillé par l'effort.

« Hajimemashite, madame. Je suis Chinoike Tara, bienvenue dans notre humble demeure. Ma fille m'a dit que vous cherchiez l'auberge la plus proche, c'est bien cela ? »

Katsuko le lui confirma d'un hochement de tête avant que cette dernière ne continue.

« Dans ce cas, lorsque vous sortirez, suivez la route qui part sur la droite, puis prenez l'embranchement de gauche au niveau de la maison au saule pleureur. C'est le seul du coin, vous la reconnaitrez sans mal. De là, vous n'aurez qu'à descendre la route vers l'est pendant une dizaine de minutes en marchant et vous y serez, une belle bâtisse couverte d'ardoises. Son insigne est un marteau et une enclume, elle se nomme l'Enclume Apaisée. Les lits y sont confortables et le cuisinier y est plutôt doué. »

De son côté, la jeune vampire écoutait avec attention. Il se pourrait qu'à l'avenir, elle choisisse d'aller là-bas plutôt que d'encombrer sa famille qui n'avait pas forcément prévu de l'héberger pendant trop longtemps. Se tournant alors vers Eyana, elle lui fit un nouveau sourire et reprit la parole à son tour.

« Encore une fois, si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas. »

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Anaï Eyana
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Mer 3 Aoû 2022 - 18:59


Elle était donc ce qui pouvait être qualifiée d’indépendante, dénuée de toute forme d’organisation. Voilà donc une curieuse rencontre qu’il était difficile d’avoir dans le Yuukan où bien souvent la nature des êtres humains les poussaient à se rassembler. La classification des indépendants selon les villages cachés comprenaient souvent tout Shinobis qui n’appartient pas à un village caché ou à ce nouvel Empire. Mais en réalité, dans ces indépendants, il y avait tous les Shinobis que de grandes villes employaient régulièrement et qui avait largement un emploi stable. Pas comme cette Katsuko qui se retrouvait à vendre son Chakra uniquement pour gagner sa vie. Sans cause ou objectif précis.

Eyana : « Je ne sais pas vraiment si j’apprécierais le fait de travailler uniquement pour l’argent. Je suppose que certains peuvent s’en contenter comme motivation. »

Elle partait ensuite chercher son instrument. Pendant un court instant, la Céleste prenait le temps de prendre ses marques dans le lieu, examiner avec encore plus d’attention l’environnement qui se trouvait autour d’elle. Que ce soit simplement les décorations murales ou la dimension de la pièce. Mais aussi le temps à l’extérieur qui semblait peu à peu se calmer depuis son arrivée. La plue torrentielle laissait place à une simple averse qui d’ici plusieurs minutes irait probablement avec un temps un peu plus clair.

La demoiselle aux cheveux rosés faisait une nouvelle apparition, gracieuse et élégante dans ses déplacements. Maintenant qu’elle la voyait de nouveau, sa nature de Shinobi semblait évidente pour l’œil entraîné d’un de ses pairs. Celle de musicienne, beaucoup moins. Une mélodie approximative venait lui être accordée, celle de quelqu’un qui débute, qui ne parvient pas à enchaîner avec un rythme parfait et surtout qui se base sur quelques sons qui se suivent bien les uns des autres.

Mais quel public était-elle ? N’étant ni joueuse d’un instrument de musique, ni vraiment porté sur la critique d’art, elle se contentait d’adresser une oreille amateure à la réalisation de l’utilisatrice du sang. L’ironie de la situation étant probablement le fait qu’elle baissait totalement sa garde, n’estimant ne rien craindre de la jeune femme, se fiant parfaitement aux apparences alors qu’un combat entre les deux aurait probablement eu l’aspect d’un conflit entre deux titans. La mélodie fut interrompue par l’arrivée d’un nouveau protagoniste.

Eyana : « Merci pour la mélodie, si nous nous revoyons un jour, j’espère que vous montrerez votre progression. »

La nouvelle venue venait lui livrer un flot d’informations sur ses futures inquisitions. L’âtre était chaud ici et elle avait tôt fait de se sécher et se rafraichir le gosier. L’accueil d’aventurier était visiblement une coutume qui n’était pas abandonnée par ici. Et la Céleste en était reconnaissante. Elle ne savait pas vraiment quoi offrir d’autres que ses mots pour ceux qui venaient d’apaiser son voyage, autant psychologiquement que physiquement.

Eyana : « Ravie de vous rencontrer Chinoike-Sama. Je vous remercie de m’avoir abrité de cette averse en votre domicile et pour ces informations. »

Le cerveau de la possédée venait prendre le temps de rassembler l’ensemble des informations, d’en confirmer certaines avec son hôte avant de se décider à reprendre la route. Un petit moment d’accalmie au sein de la pluie, le temps d’une pause avant d’aller savourer le repos et un retour à Mizu. Loin de savoir la prime qui pendait au-dessus de la tête de la rosée. Mais même en connaissance de cause, quelle aurait été la réaction de la Gardienne de la Brume ? Face à quelqu’un qui offre son toit le temps d’un repos. E tait il courtois de lui prendre la vie en raison de crime passé ? Ou peut être qu’une simple courtoisie fût de laisser passer, pour cette fois.

Eyana : « Merci pour toutes ces informations. Je ne souhaite pas abuser plus longtemps de votre accueil et me diligenter vers un bon lit douillet. La route a été éprouvante et je n’ai que la hâte de me reposer, surtout après un petit bain de musique et un thé chaud. »

S’inclinant respectueusement, l’intrue se préparait à prendre son congé après les salutations de ses hôtes.

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Chinoike Katsuko
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Dim 7 Aoû 2022 - 5:26
La réponse amusa la jeune Chinoike. Uniquement pour l'argent ? La plupart des gens qui lui ressemblaient devaient effectivement se plier à ce qu'on leur offrait. Mais elle... Elle était désormais loin de tout besoin.

« Ce n'est heureusement plus l'un de mes critères pour travailler depuis un moment déjà. Je préfère suivre mes convictions et mes envies. »

Et elle pouvait aussi s'épargner le moindre travail pendant des mois voire des années si elle le souhaitait. Se poser dans une auberge et juste regarder les gens passer.

Un peu plus tard, alors qu'elle s'arrêtait de jouer de son instrument, elle fut quelque peu gênée par la réaction de la kirijine. Comment ne pas l'être avec son piètre niveau ? Prenant une bonne respiration pour retrouver une contenance, pour se redresser et faire meilleure figure, la vampire hocha la tête.

« Je compte bien vous présenter alors une meilleure musique si nous nous croisons à nouveau, je suis encore bien trop maladroite. »

À vrai dire, plus que lui montrer ce qu'elle savait faire, c'était surtout pour continuer à s'entraîner sans plus perdre de temps, l'arrivée impromptue de cette inconnue l'ayant ralenti dans ses efforts. Si ses doigts l'en remerciaient, elle gardait cette envie de travailler toujours plus pour être au niveau quand elle aurait une occasion de recroiser la Silencieuse.

De son côté, Tara répondait aux remerciements d'Eyana avec un sourire mais des yeux toujours légèrement détournés, n'osant pas regarder en face cette jeune femme sans pudeur. Raclant sa gorge afin de retrouver un semblant de façade, elle s'excusa, souhaita un bon voyage à la mizujine puis s'éclipsa dans l'escalier, remontant à son ouvrage.

« Ce fut un plaisir de discuter avec vous. Bonne soirée et bon retour chez vous, Anaï-san. »

Laissant la jeune femme récupérer ses maigres affaires et quitter leur demeure, Katsuko l'observa quelques instants depuis le pas de sa porte. Les mains dans le dos comme si elle les avait rassemblées l'une dans l'autre, elle enchaîna quelques mudras de chacune de ses mains, développant ainsi deux techniques en même temps. Peut-être que posséder l'apparence et la signature chakratique de cette inconnue lui serait utile à l'avenir. Allez savoir.

Hrp:

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