Soutenez le forum !
1234
Partagez

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit

Aller à la page : 1, 2  Suivant
L'Écorché
L'Écorché

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Dim 26 Juin 2022 - 21:45

Précédemment




Partie 4/01 - Conflit



Une accalmie traversa ce fragment de temps. Sur les feuilles dormantes, la pluie fit sa rumeur en clapotis par milliers. Ce fut comme si tout était en stase, comme si l’univers, dans cette portion surréaliste, baillait.
Le Temps baillait, et en ouvrant si grand sa gueule d’infinie, il vous avala dans un moment de verdict qui changerait la face d’Iwagakure ; et donc, celle du monde, potentiellement.

D’un côté, un ours géant disputait aux branchages le passage vers la charogne ressuscitée. Ses grosses pattes éventèrent les centaines de mètres qui le séparaient encore de l’objectif que lui indiquaient ses cavaliers, à savoir les deux shinobi juchés sur lui. L’une méditait avec un calme trompeur, flairant les effluves de chakra dégagés par ce groupe hors du commun. L’autre, à moitié Dieu, avec son pelage de primate et son corps flamboyant, ouvrait des yeux transperçant les barrières froides de la végétation pour rechercher ces sources si vives de chaleur : il y avait une différence notable entre la petite faune environnante et ces trois monstres de chakra qui dilapidaient une puissance redoutable.

De l’autre côté, Junichiro baissait la tête, pensif. Parfois des éclairs de lucidité pouvaient l’accabler, défier ses convictions et grossir le trait sur ses erreurs de jugement. Il suffisait qu’on tienne le bon discours, qu’on utilise les bons mots, qu’on démonte ses avances, et il se trouvait, rarement, que son esprit fusse en branle. Comme c’était le cas à présent.
Mais au moment où vous auriez pu convaincre l’Ecorché de changer de route, le bruit tonitruant d’un ours défonçant la forêt en cavalant vers vous stoppa toute discussion possible.

« Nous partageons les mêmes ambitions, à la fin. Il n’y a que nos méthodes qui divergent. Je vous concède que celles employées par Tôsen sont parfois… pragmatiques, ai-je envie de dire. Qui sait, peut-être a-t-il fini par accepter que certains malheurs soient inévitables ? Des causes perdues… On peut remonter le temps, oui, mais il y a des choses qu’on ne change jamais. C’est sans doute cela qui le pousse à agir ainsi. Malheureusement, je crois que nous n’aurons pas le temps de débattre plus longtemps : j’entends que la forêt cède et hurle de douleur en se fissurant. Je connais ces mauvais présages. Notre charmante conversation touche à sa fin.
Ils arrivent.
»


L’Ecorché recula de quelques pas, préférant se mettre en retrait. La place était aux Iwajins, et même s’ils venaient pour sa petite poire, il n’avait pas son mot à dire dans leur politique de parcelle.


Point sur votre état:

Avec ce nouveau sujet, vous entrez officiellement en situation bloquante. Jusque-là, vous l’étiez de façon officieuse pour une raison de cohérence RP, mais vos personnages n’étaient pas en danger de mort.
C’est différent à présent. Vos personnages peuvent s’engager dans un combat mortel : leur vie est en jeu.

Pour ce sujet, la narration interviendra seulement pour jouer l’Ecorché et le milieu (météo, Forêt Interdite, limite de territoire). Tout le déroulement est entre vos mains.
Vous vous situez donc dans la Forêt Interdite. Le climat est humide et légèrement pluvieux.

Rappels des règles :
  • Vous disposez de 48h pour poster lors de votre tour.

  • Vous pouvez demander jusqu’à 2 joker de 24h.

  • En cas de non-respect des délais, votre tour sera sauté une première fois. Si cela se reproduit durant l'événement, vous serez exclu avec pénalité.

  • Seules les techniques validées avant la MAJ AOS ULTIMATE pourront être utilisées durant cette mission/confrontation.


Ordre de post :
  • Oterashi Yanosa

  • Miyamoto Teruyo

  • Hyûga Kisuke

  • Kobane Harumi

  • Uesugi Junichiro


Bon RP à tous !

@Oterashi Yanosa @Miyamoto Teruyo @Hyûga Kisuke @Kobane Harumi
Revenir en haut Aller en bas
Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Mer 29 Juin 2022 - 0:49
Les gouttes de pluies éparses commençaient déjà à se multiplier et à rebondir sur les strates de végétation luxuriantes de la forêt, quand les sens du guerrier tellurique lui rapportèrent le vrombissement caractéristique d’une bête massive et déterminée. Un animal, il le savait, qui se dirigeait à présent droit sur leur position, et qui faisait probablement office de monture à celui – ou ceux ? - qui en commandaient l’allure. Le temps, comme souvent dans leurs luttes acharnées et répétées contre le Chapelier, arrivait à expiration pour leur petit groupe, et si l’Oterashi avait toujours couvé en son sein la quasi certitude que leurs efforts n’auraient pas pu suffire à les soustraire aux talents de traqueur de ses pairs iwajins, il ne put malgré tout réprimer en son for intérieur un vif relent de mécontentement. Leurs poursuivants arrivaient… et il n’y aurait rien de plus à tenter pour leur échapper, à présent.

Ce qui ne voulait pas dire que la réussite de leur entreprise, elle, était compromise.

« Je sais, répondit sèchement l’agent du Sazori à Junichiro sans bouger de sa position. Sans doute… l’un de ces malheurs inévitables. A moins que peut-être cela s’avère être une opportunité… Nous verrons. »

Ses mains enrubannée s’appuyèrent sur la jonction entre ses genoux et ses cuisses pour l’aider à se redresser, tandis que le bruit de l’ursidé géant qui approchait se faisait plus prégnant que jamais à ses sens, jusqu’à en devenir tout à fait audible et apte à être ressenti par quiconque. Le pacte des Ours avait bien des fidèles au sein de la cité de la Roche, et Yanosa connaissait la propension de la Godaime désormais en exil à promouvoir son utilisation. Lorsque la lueur rougeoyante se laissa deviner sur le sommet du grizzli, toutefois, et que les poils ardents qui crépitaient sous la pluie apparurent, l’Oterashi eut une idée bien plus précise de la personne à qui ils auraient à faire. Une idée, à vrai dire, même très arrêtée. Kisuke n’était pas né de la dernière pluie et connaissait à présent très bien le fonctionnement du Tellurique : inutile de lui donner une quelconque consigne que ce soit. L’Ecorché, en bonne passe de se trouver totalement régénéré grâce au gibier dévoré et assimilé dernièrement, marqua physiquement son retrait de la situation. Évidemment, songea le Chûnin. En dépit de la parole donnée, des échanges passés, Junichiro allait certainement avoir tout intérêt à guetter la moindre opportunité, la moindre brèche pour s’y engouffrer et potentiellement faire un maximum de dégâts. Rapporter, pourquoi pas, plusieurs butins de choix à ses maîtres.

Une chose à la fois, pensa cependant Yanosa en se recentrant sur la problématique principale de la situation qui était en passe de s’installer.

« Teruyo, et…. Harumi. Qu’est-ce qui nous vaut le plaisir ? Aimi partie pour le Sommet de la Coalition, Tsuyoshi en vadrouille… J’ai du mal à saisir quel genre d’urgence pourrait amener le dernier pilier du village à le quitter, surtout pour aller aussi loin dans les terres. Quelques éclaircissements, peut-être… ? »

Teruyo. Le Taishô du Manazuru, selon toutes les apparences possibles, était venu prêt à en découdre, ainsi paré de ses atours simiesques, une apparence qui n’était pas sans susciter d’imperceptibles spasmes nerveux dans le corps de l’Oterashi. Celui-ci se souvenait encore, imprégné et ravagé qu’il avait été par ce chakra magmatique, de ces instants fatidiques. Et nul doute que ceux qui allaient suivre, dans une autre mesure.. le seraient tout autant.

_________________
[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Giphy

Theme
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5797-oterashi-yanosa-termine
Miyamoto Teruyo
Miyamoto Teruyo

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Ven 1 Juil 2022 - 19:59

Ce n’était désormais plus un torrent d’eau qui nous accueillait, mais une pluie, une accalmie bienvenue qui n’avait que peu d’incidence pour moi compte tenu de ma condition ou pour mon compagnon de voyage étant donné sa carrure. Traversant la forêt avec force comme l’on traverserait un champ de blé, couchant les arbres comme des fétus de paille, Ulhednar parcourait avec rage les derniers mètres qui le séparaient d’une partie de sa vengeance.

Apparaissant finalement sur ce lieu de retrouvaille, l’ursidé n’avait qu’une seule cible en tête, une seule cible de sa rage qui se lisait sur sa tête, une rage bestiale incontrôlable qui, désormais, ne pouvait être arrêtée, pas même par moi, pas dans ces conditions, pas si je tenais à rester en vie ou garder mes bras attachés à mon corps.

Perché sur mon compagnon, je regardais de haut ceux présents alors que le frère de Bersekyr qui s’était sacrifié pour sauver mon groupe continuait sa course inexorable. Face aux grognements tonitruants de la bête enragée, il était difficile d’entendre le discours que l’Oterashi m’offrait mais pour l’heure, ses paroles m’importaient peu, l’urgence n’était pas là. Alors que l’ours terminait sa course, je sautais de sa tête, me tenait à distance raisonnable des trois protagonistes devant nous. Cette fois, il n’y avait pas de biscuits, pas de thé, pas d’humour, pas de sympathie. Cette fois seulement, il y avait la nécessité d’agir d’une manière qui me révulsait.

Ayant adopté la forme totale de ce pouvoir enfoui en moi, le timbre même de ma voix en était changé, quelque chose de plus guttural, de plus bestiale, de plus violent même. Appuyant mon regard perçant, animal et flamboyant sur le calciné et le Hyuga, mes paroles n’avaient que peu d’interprétations possibles.

Yonbi Mode:

« Yanosa ! Kisuke ! Vous avez ordre immédiat et sans compromis d’éliminer ici et maintenant le Désavoué ici présent et que VOUS avez libéré ce sans quoi, vous serez considérés comme des traîtres à Iwa dès à présent ! »

Pendant ce temps-là, avant d’être totalement au corps à corps, sa taille gigantesque lui permettant de porter des coups à plusieurs mètres de distance, Ulfhednar dévoila ce pourquoi il avait pour titre Roi de la Vengeance, s’acharnant sur son unique cible, celle qui suintait la mort, enchainant les coups d’une brutalité certaine, l’essoufflant lourdement par la même occasion en l’espace de quelques secondes seulement. Instant après instant, les pattes avant tentaient de frapper la cible, encore et encore, l’animal dans sa rage incontrôlée n’espérant qu’une seule chose, réduire à l’état de bouillie celui qui faisait partie de ceux qui avaient causé sa peine immense.

Spoiler:

_________________
[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Terurusigna

Kit by Aimi
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t7144-miyamoto-teruyo-termine
Hyûga Kisuke
Hyûga KisukeEn ligne

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Dim 3 Juil 2022 - 10:41
Non.

Le sol tremblait, mais Kisuke était focalisé sur son objectif. Il tenait enfin le bout de la corde de la solution. Il avait un interlocuteur qui l'écoutait et ne l'ignorait pas, et qui était prêt à faire un pas dans sa direction. Kisuke avait toujours été un pacifiste, c'était la meilleure résolution possible qui arrivait devant lui.

Je refuse d'arrêter notre conversation. Nous en sommes arrivé à un point crucial. L'ancien daimyo de Kiri était respecté et il avait un pouvoir hiérarchique qui lui avait été attribué de par sa naissance. Etait-ce juste ? C'est débatable. Le résultat était bon pourtant. Il avait l'air, au moins, d'être quelqu'un de respectable, et c'est ce qui est important pour leader un pays. Quand à son remplaçant... il était odieux, mais il a quand même eut le pouvoir de Kiri entre ses mains. Le chakra, là-dedans, n'a aucunement changé la donne. L'autorité prime sur le chakra. Alors si tu veux vraiment parler d'un poison, cela serait l'autorité dans les gouvernements humains. Et quiconque soignera ce poison-là aura mon respect ultime, car c'est un problème véritablement plus important et épineux que de mettre en place des institutions décisionnelles délesté de toute corruption et malveillance.

Au loin, une silhouette énorme surgit. Un ours ? Kisuke composa des mudras et invoqua un serpent sur son corps. Il n'avait pas voulut le montrer à l'Ecorché. Malheureusement le Destin en avait décidé autrement. Et il fallait prendre des actions pour pouvoir finir cette conversation. Achever ce dialogue.

Je refuse d'arrêter notre conversation. C'est le véritable problème du Yuukan. Nous ne communiquons pos assez. Tosen ? Il parle chaque fois imbu de sa personne et pédant comme s'il possédait la vérité du monde. Et bien cette vérité, il devrait la partager à tous ! Cela serait nettement plus facile. Mais dans le fond, il ne le fait pas. Parce qu'elle n'existe pas. La différence entre Tosen et ton ancien maitre, Junishiro, c'est que l'un des deux abuse de son pouvoir pour raison personnelle, pas l'autre. Est-ce vraiment cette personne-là que tu veux suivre ?

Yanosa essaya de bloquer le jonin, mais ce dernier ne semblait pas dans un état raisonné. Il avait la forme d'un bête sauvage, et sans doute que son esprit était embrumé par le chakra du monstre.

Nous avons tous nos propres vérités. La vérité ultime, si elle existe, est une sphère ne peut pas se contempler de tous les côtés en même temps. Uniquement facette par facette. En dialoguant, nous pouvons échanger nos facettes et collaborer pour nous en approcher le plus possible. Et c'est cela que l'Enchapeauté n'a jamais fait. Et c'est pour ça qu'il est indigne.

Kisuke n'entendit pas ce que Teruyo ordonna. A vrai dire, Teruyop n'avait pas l'air d'avoir écouté Yanosa non plus, et puis sur son ours qui cavalait et qui respirait bruyamment, le faible volume de son sensei ne lui parvenait que peu à ses oreilles. Il fallait désescalader la situation, pour sûr. Heureusement pour lui, son animal avait été tout sauf discret, (on le voyait de bien loin, on l'entendait d'encore plus loin et avait été tout sauf rapide. Tout le temps pour que le serpent à sonette joue de sa cascabelle. De quoi l'immobiliser temporairement et lui faire écouter la voix de la raison.

La colère ne doit jamais dicter tes actes Teruyo. C'est le fondement des mauvaises décisions.

Kisuke tourna le dos à l'intrus et fit face à l'écorché - ce qui faisait comme s'il le protégeait de son propre corps de la folie qui avait pris possession de son sensei. Il n'opposerait pas de résistance. N'importe qui pouvait le frapper dans son dos et mettre fin a son existence aisément dans cet état vulnérable.

Tu vois Junichiro, mon sensei agit comme l'Homme au Chapeau. Pragmatique, tu disais. Pourtant, son avis est biaisé. Pour un marteau, tout ressemble à un clou. Toi et moi, nous avons commencé à dépasser ce stade. Nous avons commencé à nous comporter comme des êtres humains. Nous discutons. Nous tenons une conversation entre adultes. Et ensemble nous pouvons peut-être faire le premier vrai pas depuis tout le début de cette guerre, de ce conflit inutile entre shinobi et homme enchapeauté. J'ai fait ce premier pas vers toi, Junichiro. Maintenant, il est temps que tu réciproques, et que tu fasses un pas vers les shinobis également. Nous pouvons prouver que le destin des shinobis n'est pas aux guerres incessantes, que nous pouvons aussi apprendre de nos erreurs, et les rectifier par autre chose que le chakra. En communiquant. En parlant. Et ce pouvoir-là, Junichiro, tout le monde est né avec. Alors il est grand temps qu'on se mette à l'employer.

Spoiler:

_________________
Palmarès shinobi:

Spoiler:
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t11145-hyuga-kisuke-civil#95880
Kobane Harumi
Kobane Harumi

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Lun 4 Juil 2022 - 17:09
Accrochée à l'ours géant, la femme médecin se mit debout en tenant grâce à de simples semelles de chakra afin d'être la plus rapide possible. Elle soupira légèrement en entendant le discours nonchalant de Yanosa. Elle secoua la tête légèrement en observant lez personnes présentes. Une seule personne inconnue et en retrait, il devait être l'écorché sans hésitation. Harumi plissa les yeux dans cette configuration complètement démente à ses yeux. Elle avait beau ne pas être du village d'Iwa, c'était un non-sens total de s'affronter entre eux alors qu'un homme n'attendait que cela. Si elle avait eu une décision à prendre dans le passé, cela aurait été de détruire totalement cette créature plus du tout humaine à ses yeux. La décision du groupe d'échapper devait être scellée et pensée depuis bien longtemps. À mesure d'avoir fui pendant des jours, aidé une créature à grandir pour se faire exterminer. Cependant, elle devait tout de même essayer, c'était sa manière d'être. L'ordre de Teruyo était très clair et ne payait pas la controverse, il exigeait en tant que supérieur à ces ninjas d'attaquer la cible. C'était l'armée après tout.

Harumi put entendre les mots du Hyuga, qui agissait très bizarrement. Il fit mine d'ignorer l'ordre, mais de tourner le dos, comme pour rejeter sans doute la discussion qu'il prônait avec Teruyo. Il préférait visiblement parler avec l'écorché ou peu importe son véritable nom. Elle serra les poings tandis que l'ours fondait sur sa proie.

Kobane Harumi * « Vous êtes au courant que tant que l'écorché ne sera pas à sa pleine puissance, il utilisera, il dira ou agira par tous les moyens afin de retrouver sa puissance. Ensuite, il va tous nous exterminer. Je ne sais pas ce qu'il vous a dit, mais c'est une créature, il n'est même plus humain. C'est une chose très dangereuse.

Vous n'allez quand même pas gâcher toute votre vie, trahir votre village, l'armée de ce pays pour quoi exactement ? Pour l'écorché ? Pour un duel contre lui ? Dans l'espoir qu'il fasse quelque chose pour vous ? Tout ce qu'il espère maintenant, c'est que l'on se batte entre frères d'armes pour que l'on soit affaibli et l'écorché va tous nous dévorer pour retrouver toute sa puissance. Il n'est pas question que je laisse en vie une telle créature qui aurait dû être éliminée depuis longtemps. Réveillez-vous !
»


Finit par dire Harumi alors qu'elle s'élança du haut de la tête de l'ours afin de foncer dans la direction de l'écorché. Elle chargea l'écorché en ignorant les deux ninjas ou même l'invocation. Tout sera régler lorsque cette créature sera détruite totalement. Elle n'était même pas du village d'Iwa, une mercenaire médicale présente ici, mais il n'était pas question de laisser aux futures générations cette chose. Quoi qu'il en coute. Lors du déplacement rapide, la femme médecin forma des mudras et frappa sur le sol juste devant l'écorché afin de faire fondre partout autour de lui des piques de roches afin de le transpercer de part en part. Afin d'être certains de se débarrasser de lui, elle forma un scalpel de chakra, une technique très puissante réservée aux irounin qu'elle n'aimait pas utilisée. Son objectif était de le frapper en pleine tête quand il serait empêtré dans les piques de roches.



Spoiler:
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5036-medecin-itinerant-fiche-finie#39461 https://www.ascentofshinobi.com/u1034
L'Écorché
L'Écorché

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Mar 5 Juil 2022 - 19:55
L’énorme bête fit son entrée dans une débauche de violence inouïe. Ses grosses pattes louvoyèrent les airs à tout va, dévastant tout sur son passage, détruisant tout fragment d’écorce ou de terre qui passait sous la fureur de ses frappes. C’était à tout le moins une démonstration de brutalité pure, de frénésie incontrôlable, de férocité extrême ; même Junichirô, habitué aux pires traitements, écarquilla les yeux devant ce massacre réduisant la Forêt Interdite à l’état de charpie. Les troncs déferlèrent sur leur position, les branches se rompirent sous la force du titan et tout bascula dans un chaos innommable.

Les premiers coups furent hors de portée du Désavoué, car pour bien faire, le formidable spécimen dût éviter de lacérer le Tellurique situé sur son chemin. Ce contournement nécessaire donna à l’immortel un large délai pour se mettre hors de portée ; et sitôt que l’ours se mit à démolir les lieux, un de ses alliés l’interrompît avec une perturbation dont l’Ecorché ne connut pas la nature, mais qui se révéla toutefois efficace. Pour combien de temps ? Trop nombreux étaient les êtres capables de sortir de ce genre de traquenard, qu’il s’agisse d’une immobilisation véritable ou d’une illusion et, juché sur sa monture, Teruyo réaliserait trop vite que son monstre serait sous l’emprise d’un sortilège pour s’autoriser à le laisser dans cet état. Il l’en libérerait à coup sûr, pour perpétuer sa dévastation.

Soudain, entre les racines et les troncs arrachés par la fureur de l’ursidé, une ombre fila. Déterminé à l'occire, un nouveau spécimen traçait directement sur lui. Sans doute un autre shinobi, un adversaire de circonstance venu à son tour finir le travail qu’ils avaient commencé il y a bien longtemps, devant les portes d’Iwa, lorsque l’Ecorché s’en était venu prendre les dépouilles de deux légendes du continent. Lorsque ce nouveau protagoniste martela le sol d’un grand coup de talon, Junichirô esquissa un petit sourire.

C’était vraiment le prendre pour un débutant.

Toute une armada de pics rocheux vinrent le cueillir, mais déjà son corps s’était envolé, tracté par des filaments qu’il propulsa en direction des hauteurs pour prendre de l’altitude. L’erreur de tous les manipulateurs de roche était souvent de concentrer leurs attaques au niveau du sol : un défaut stratégique auquel il s’attendait, au sein du pays éponyme. Pourtant, à l’instar de ses propres tactiques qui consistaient à obliger son antagoniste à s’élever pour le cueillir dans les airs, cette kunoichi continua sa course pour le prendre au dépourvu ; c’est là qu’il leur montra, à ces dictateurs, qu’il ne suffisait pas de calquer des méthodes académiques pour l’avoir. Il usa de sa propre extension filamenteuse pour s’éjecter bien plus loin, officiant par là une esquive qu’il conjugua à la force élastique de son membre pour prendre une distance considérable.
Peut-être avait-il encore l’allure d’un gamin prépubère. Mais c’était toujours l’Ecorché. C’était toujours lui, cette créature surnaturelle et centenaire, ce spectre de la mort aux multiples balafres à l’origine de sa sinistre renommée.

Comme pour vous rappeler ce à quoi vous faisiez face, il laissa tomber sa mâchoire inférieure. Alors revint cette gueule carnassière et sifflante, ce faciès de l’horreur, cette bouche vorace écumante de férocité. Ce cauchemar ambulant qui laissa l’air danser entre ses mandibules bardées de crocs prédateurs lorsqu’il rattacha les deux extrémités de ses mâchoires.

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Yvs1

« Ksssssssss… »

Ses prunelles roulèrent dans leurs orbites, et Kisuke put retrouver dans cette façon d’observer les alentours le même comportement que ses prédateurs reptiliens. C’était une façon très froide d’analyser le décor, de détecter sa proie et d’échafauder un plan diabolique pour instiller le venin dans un corps pour qu’il dégénère en spasmes incontrôlés. Une cruauté froide, glaciale, n’ayant pour seule aspiration que celle de résoudre un dilemme mathématique qui consistait à savoir où, quand et comment frapper ; la simple résultante de morbides pulsions qui le poussaient à vouloir uniquement tuer. Morbide. Funeste.
Vous retrouviez l’Ecorché, tel que vous l’aviez connu aux portes d’Iwagakure. Un être malfaisant. Un meurtrier notoire, inspirant la terreur et semant la désolation.
Seul Yanosa et Kisuke purent reconnaître, à cet instant, l’ancien assassin de feu le Daimyô de Mizu no kuni. L’âme de Junichirô était comparable à celle d’un chien de garde, qui devenait apolitique sitôt qu’on lui disait d’attaquer. Il n’était pas fait pour régner. C’était un sabreur, avec tout ce que cela implique de capacité à occulter ses sentiments. A déchirer tout ce qui se présente.

Malgré tout, avec tout ce que ce visage présentait de monstruosité, vous remarquâtes qu’il se gardait de passer à l’assaut. Car de raison, il était animé ; et si la volonté d’honorer la mémoire de son maître était le trait qui habillait son cœur de la plus vive nostalgie, il demeurait, au fond de ce cortex un tantinet décérébré, des bribes de logique et de convictions.

C’est sans doute cela qui le poussa à retisser correctement ses joues, et à revenir à lui. C’est par un râle de douleur qu’il débuta sa réplique.

« Ksshhah ! Aaaaaah…
Oui, ami des serpents ! Mais hélas, tes paroles n’y changent rien ! Regarde ! Observe ce que vous êtes ! Sans autre forme de procès, vous décidez, vous saccagez, vous exécutez à tout va, vous asservissez par la force ! Vous pouvez détruire ce monde comme vous êtes capable de ravager ces terres, sous seul prétexte que vous y avez vu votre ennemi, sans même avoir un regard sur l’histoire et sur les conséquences de vos actes.
Les mots, pour guérir la folie des hommes ? Permets-moi d’en douter.
Tôsen a raison. Vous êtes la fin de ce monde. Prouve-moi le contraire, ami des serpents. Prouve-moi que tu peux tempérer tes compères ; alors seulement je pourrais nourrir un maigre espoir d’avoir foi en tes paroles !
»


Et puis, comme ses iris roulèrent vers la formidable quantité d'énergie qui émanait de Teruyo…

« Ce chakra… de ma vie, je ne l’ai jamais vu. Mais j’en ai ressenti les frissons, oui, lorsque j’étais à vos portes… ce chakra c’est celui d’un Dieu ! »

Son doigt tressaillît puis se tendît en direction du cavalier surmontant la bête féroce responsable du carnage. Il eut grand peine à réaliser qu’ils avaient réussi à le sceller dans un homme ; ainsi, Tôsen n’était pas le seul à pouvoir dominer ces antiques entités. La réalité l’accabla. Il recula de quelques pas, en proie à l’incompréhension.

Spoiler:
Revenir en haut Aller en bas
Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Mer 6 Juil 2022 - 15:57
La mine sombre et les sourcils froncés du guerrier de pierre ne laissaient que peu de doute sur son degré de préoccupation. La situation, en effet, pouvait difficilement s’avérer plus complexe qu’elle ne l’était présentement, car non seulement ils avaient été retrouvés, mais c’était avec un niveau de self control certainement le plus bas qu’il ait jamais constaté que Teruyo campait désormais sur ses positions. Et l’Oterashi, tout téméraire qu’il pouvait être en quantité de circonstances, n’avait aucune envie de provoquer un nouveau cataclysme. Son visage renfermé, le Tellurique n’en demeura pas moins stoïque, monolithique et inamovible, même lorsque le grand ursidé à la bride relâchée par son invocateur manoeuvra devant et autour de lui pour se lancer à l’assaut de Junichiro derrière lui. Le Taishô du Manazuru avait parlé, avait ordonné à ses subalternes d’agir, immédiatement et décisivement, à l’encontre de l’Ecorché. La conséquence d’un refus, également, était claire et limpide, et malgré le peu de sang froid que Yanosa pouvait percevoir chez son ancien partenaire de mission, nul doute qu’il n’hésiterait pas à mettre ses menaces à exécution. Que la chose soit malheureuse ou pas, cependant, importait peu… car cela faisait déjà bien longtemps que la décision du guerrier calciné était prise.

Ce flot d’événements, il l’avait prédit, avait mis en garde ses coéquipiers autant qu’il l’avait pu, et c’était à présent dans ce goulot d’étranglement du destin qu’ils se retrouvaient tous, dans une zone d’ombre où naviguer allait s’avérer des plus difficile. Car être clairvoyant, n'en déplaise à Tôsen, ne donnait jamais toutes les réponses.

Harumi, médic-nin émérite, y alla dans la foulée de son avis, enfonçant les portes ouvertes que l’Oterashi et son groupe contemplaient depuis maintenant des jours et des jours, tandis que les pattes griffues du grizzli fendaient l’air et que le corps de celui-ci finissait par s’immobiliser en plein mouvement, contraint par une force invisible. La naïveté de la kunoichi, qui transpirait dans les propos de cette dernière, était en soit presque touchante songea le guerrier de pierre. L’ancienne mercenaire, toute acquise à la cause d’Iwa qu’elle pouvait être, laissait toutefois entrevoir la vraie raison de son émoi entre les lignes, tout comme l’avait fait le Miyamoto quelques instants auparavant, et tandis que la Kobane s’élançait à la poursuite de Junichiro pour tenter de le neutraliser, Yanosa se contenta de tourner légèrement la tête pour suivre ses mouvements et techniques du regard. L’Usuegi n’avait certainement pas retrouvé son plein potentiel, mais sa mobilité, elle, semblait tout à fait opérationnelle. Un point pour eux… mais qui risquait de ne pas peser bien lourd si ils ne parvenaient pas à atténuer l’éruption qui se préparait.

« ….Non. Le Chakra d’une créature millénaire, rien de plus. Une bête que j’aurais dû abattre quand j’en avais l’occasion. Mais cette opportunité… est révolue. »

Lestement, dans un mouvement ample et fluide, l’Oterashi bondit pour se positionner sur l’un des troncs d’arbre massif qui avait été éventré et abattu par la fureur de l’ursidé géant, se repositionnant au centre en abordant une posture de laquelle il était peu coutumier. Celle d’un « médiateur ».

« Teruyo. Ton ordre… je ne peux pas m’y plier. Selon tes conditions cela fait de moi un traître… mais ne l’étais-je pas déjà à tes yeux, au fond, depuis ce jour dans la forêt ? Ce « traître » qui se tient devant toi… est déterminé à faire tout ce qu’il faut, tout ce qu’il peut, pour nous permettre de remporter cette guerre et de sauvegarder notre avenir. Toi qui prônes la raison par-dessus tout. Toi qui optes pour le pragmatisme et la logique, vois ce qui se trouve devant toi. Ne laisse pas la colère… ni la peur, dicter tes actes.

Je suis un traître, et j’offre ma vie pour des informations qui serviront la Roche. Si je perds… doutes-tu vraiment de votre capacité à tous, ainsi qu’à… celles et ceux qui t’accompagnent sûrement, à faire ce qu’il faut ? Si je gagne… tu seras toujours libre de m’emmener, de me livrer, de me placer dans cette prison à la place de cet Homme.
 »

Le Tellurique marqua une pause, avançant d’un demi-pas sur le tronc éventré massif sur lequel il se trouvait comme pour marquer la main tendue en direction du Miyamoto.

« Harumi a raison au moins sur un point. Nous battre… c’est lui permettre de s’enfuir, ou pire. Peut-être pourriez-vous me vaincre, à vous deux… ou peut-être pas. Mais ce qui est sûr, c’est que vous ne pourrez pas échapper aux conséquences de votre décision, si vous continuez sur cette voie. Sois le gardien, Teruyo. Sois observateur et juge de ce duel. Ne laisse pas ton ressentiment envers moi… condamner toutes nos chances. »

Déclamant ces derniers mots, l’Oterashi fit apparaître sur son corps une couche de pierre sombre et dense, une défense préventive qui trouvait toutes les justifications du monde dans l’incertitude qui régnait aux alentours. Le danger pouvait venir de partout, si ce n’était peut-être de Kisuke même si la chose demeurait possible, et Yanosa savait qu’il n’aurait aucun droit à l’erreur. Ses sens affûtés engrangeant et traitant toutes les informations possibles autours de lui, l’agent du Sazori laissa également son chakra se délier, formant un petit périmètre de sûreté dans l’air. Jamais il n’avait eu à combattre le Miyamoto sous cette forme, et si il avait une petite idée du genre de prouesses que celle-ci lui octroyait, le guerrier calciné devait rester prêt à tout… et à n’importe quoi.


Résumé
Yanosa reste stoïque pendant les assauts, puis saute sur un tronc d'arbre écroulé. Il parle ensuite directement à Teruyo, dialogues au terme desquels il revêt son Armure de pierre (A) et anticipe les éventuels mouvements à venir (C).

Chakra : 1A 2B 2C 1D





_________________
[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Giphy

Theme
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5797-oterashi-yanosa-termine
Miyamoto Teruyo
Miyamoto Teruyo

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Jeu 7 Juil 2022 - 23:09

Sautant de la tête de mon ours avant qu’il ne se lance dans sa furieuse attaque, je me retrouvais là, devant les deux fuyards. Finalement, ils étaient bien plus nombreux dans le coup. Yanosa et Rin étaient impliqués c’était devenu désormais une certitude, mais je ne m’attendais pas à voir Kisuke ici présent. Combien de genin Yanosa avait-il embarqué dans son affaire ? Et surtout, pourquoi ces genins, qui n’étaient encore que des civils il y a peu, après avoir rejoint les rangs de l’armée récemment décidaient de renier les ordres et de suivre l’insubordonné notable que le chunin était.

Grognant, Ulfhednar se savait hors de portée de sa cible. Pour autant, il n’avait pas dit son dernier mot et avant de se rapprocher de son ennemi, il tourna son faciès bestial et balafré vers l’autre invocation qui avait mit un frein à sa vengeance.

« Vil comme un serpent ! L’expression prend toute sa dimension désormais … Cet affront ne sera pas oublié ! » entonna-t-il en haussant la voix qui se voulait puissante et gutturale.

De mon côté, j’écoutais avec un certain ressentiment les paroles du Hyuga. J’étais pleinement le fautif de cette situation. Face à sa requête, j’étais intervenu au près de son clan pour qu’il soit soigné, j’avais signé se retour en fonction après son rétablissement et je l’avais aidé de nombreuses fois à retrouver les forces qui étaient les siennes par le passé. C’est ainsi que la confiance que j’avais placée en lui m’était rendue ? Ainsi, la fidélité d’un homme ne vaut que le prix le plus intéressant qu’on pouvait lui offrir. Qu’avait-donc dit Yanosa de si intéressant pour embrigader le vieux genin ?

« Silence ! Tu n’as aucune idée des inepties que tu es en train de dire. Belle histoire de clou et de marteau, seulement, rien n’est plus faux que cette petite phrase racontée sans aucun contexte. Certaines choses en ce monde sont immuables soit en certain. Je l’ai appris à mes dépends et aujourd’hui je ne ferais pas l’erreur de croire qu’une escapade en forêt de trois jours à permit à notre ennemi de changer. Si tu penses ainsi, alors tu manques clairement de clairvoyance. »

Par chance Harumi avait une vision similaire de la situation. Nous n’avions eu que de brefs échanges par le passé et si notre vision du monde n’était pas la même, dans le cas présent, nous nous accordions sur le résultat à attendre. Malheureusement, face à trois assauts consécutifs qui auraient pu mettre à mal n’importe quel jonin, l’écorché s’échappa de la mort par d’habiles petits jeux de jambes.

Déambulant de long en large tout en flamboiement, je m’accroupissais pour m’étirer, en profitant pour glisser la main dans un poche et y déposer un premier sceau sur un kunai avant de me relever et d’écouter notre ennemi qui se la jouait bipolaire avec son comportement erratique. Faussement nonchalant, je l’écoutais, les deux mains dans les poches, posant un nouveau sceau sur le kunai précédent avant d’entrer en scène à mon tour.

« Joli, j’ai presque failli y croire. Dis-moi comment ce petit voyage t’a fait perdre les croyances qui étaient les tiennes jusqu’à présent, après ton vécu à Wasure, après ce que Tosen a fait pour toi. Dis-moi pourquoi soudainement tu serais prêt à nous aider, surtout après attaqué Iwa avec autant de conviction et servi notre ennemi avec autant de passion. Quant à ta vision divine, il n’en est rien. Je ne suis pas un Dieu, juste le dépositaire d’un démon. Si Tosen se fait passer pour un dieu, demande-toi sur quoi d’autre il t’a menti »

Me tournant désormais vers Yanosa, je ne pouvais qu’emmagasiner ce ressenti que j’avais pour lui. Fidèle à lui-même, mais une fidélité délétère, délétère pour lui, délétère pour les autres et délétère pour le village tout entier.

« Toujours aussi prétentieux à ce que je vois Yanosa … Les conséquences de mes décisions, je les assume déjà. Et toi ? Es-tu prêt ? Toi le clairvoyant, que vois-tu donc venir ? »

C’est désormais que tout se jouait, faire en sorte que la magie opère et par chance, cette apparence simiesque, divine pour certain était tout ce qu’il me fallait. Faisant sortir mes quatre queues, je les faisais virevolter au-dessus de ma tête pendant que d’une main, paume légèrement ouverte vers le ciel je faisais virevolter un peu de magma entre mes doigts en continuant à parler au chunin.

« Je ne reviendrais pas sur mes décisions. Je ne risquerais pas la vie d’aucun iwajin pour espérer obtenir d’hypothétiques informations de la part d’un ennemi qui ne nous offre aucune garantie. Je n’ai nul ressentiment contre toi, pas plus que tu ne sais déjà. Le seul fautif de tout cela, tu le verras dans un miroir Yanosa. Tu avais la faveur de Toph pour prendre la place de Taisho du Shishiza mais il aura fallu que tu vois le massacre d’innocent comme un acte justifié pour masquer tes erreurs. N’essaie pas d’agir de manière aussi désinvolte pour de mauvaises raisons. N’oublie pas que TU as fait le choix de désobéir, et ce, à plusieurs reprises. »

Pendant que cette main flamboyante et ces queues tournoyantes prenaient place dans ce spectacle que je leur offrais, de ma main libre, je piochais ce fameux kunai, activant dès lors le sceau rendant invisible mon arme.

« Quant à toi ! »

Me tournant brusquement vers l’écorché, je le pointais de la main qui avait tenu le kunai quelques secondes avant, profitant de mon injonction et de la soudaineté des mouvement pour lancer le kunai sur le Désavoué. Ne restait plus qu’une seule chose, que l’arme touche sa cible. Dès ce moment, je n’aurais plus qu’à activer le second sceau pour l’immobiliser et espérer nous offrir plus de répit.

« Parle-donc et je reverrais peut-être ma position ! »


Spoiler:

_________________
[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Terurusigna

Kit by Aimi
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t7144-miyamoto-teruyo-termine
Hyûga Kisuke
Hyûga KisukeEn ligne

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Ven 8 Juil 2022 - 11:09
Kisuke bloqua un énorme tronc d'arbre qui roulait dans sa direction avec son pied. Bon, en vrai, il s'était arrêté tout seul, mais le tout était dans la posture et donner l'impression, pas vrai ? Il était donc a côté d'Harumi, avec cet énorme tronc d'arbre à ses côtés. Il se hissa dessus pour avoir un point de vue plus élevé et fit simplement une remarque.

Une eisenin qui se rue pour mettre fin à une vie, c'est étrange. La profession de médecin est pourtant proche de celle de nous autres, apothicaires. Et nous faisons tous deux serments de mettre en avant la vie, avant de mettre à mort.

Heureusement l'eisenin avait raté ses assauts - ils n'avaient pas été particulièrement rapide. Un simple enchainement qu'un genin aurait également pu éviter. Un point qu'il nota dans sa tête. Harumi ne semblait pas particulièrement rapide. L'Ecorché s'était esquivé plus loin, en utilisant les lianes noires qui parcourait son corps. Il n'était pas encore adulte, mais il avait une certaine maitrise qui revenait. Il s'excusa auprès de lui, dès qu'il le put.

Je... je suis désolé Junichiro. Je n'avais pas prévu cela, je vais faire mon possible pour te redonner foi en l'Humanité.

Puis un mudra, et il activa ses yeux. C'était nécessaire - il était impossible de garder de vue à la fois son sensei et Harumi, et Junichiro. Il lui fallait un angle de vision le plus important possible. Le Byakugan le lui permettait. Il vit donc les tenketsus de chacun. Le Chakra virevoletait sur les peaux de tous, propice aux technques. La tension dans l'air était, pour lui, bien visible et non une expression de langage. Ce chakra demandait presque à être utilisé.

Yanosa parla de manière objective. Il se proposait en sacrifice. Son sensei ? Il n'était pas aussi pragmatique que dans son souvenir. Comment diffuser la situation ?

Vous êtes complètement marteau, sensei. Il se mit à rire. Vraiment. C'était hilarant.Ha ha ha ! Vous avez compris ? Marteau ! Comme l'analogie juste avant. Excellent. Bon après, ce que vous dîtes est stupide sensei. Il n'y a, au contraire, rien d'immuable sur le Yuukan. Même le Destin peut-être changé. Partout où les hommes sont concernés, tout est possible. Et je parle bien de tous les hommes. C'est une chose que de traiter Junichiro de monstre. Pourtant, il a un coeur qui bat comme le nôtre. Je l'ai vu littéralement de mes propres yeux. Rendre objet un adversaire est un mécanisme classique pour justifier des exactions inhumaines et non éthiques. Comme un assassinat de sang-froid, alors que la situation est parfaitement sous contrôle. Respirons tous un bon coup, voila. Ca va mieux. Un petit chocolat peut-être ?

Kisuke sortit de sa besace deux petites pralines au massepain qu'il avala aussitôt. C'était bien évidemment des pillules rentan. Le contenu mettrait un petit temps à se diffuser dans son corps, mais déjà il pouvait ressentir une focalisation. Une clarté de l'esprit. L'effet était encore négligeable, et il ne ferait que de s'amplifier. Ces pralines étaient pour améliorer ses réflexes, car tout autant il espérait pouvoir diffuser la situation sans devoir mettre au sol son propre sensei, autant ce dernier semblait être pris d'ambitions particulièrement aggressives et méchantes, comme si un bijuu prenait possession de son âme.

Etait-ce possible ?

Est-ce que l'un des membres du triumvirat était en train d'être corrompu par le pouvoir d'un puissant être en son sein ? Raison de plus pour ne pas obéir à ses ordres pour le moment. S'il était corrompu, alors il fallait rester sur la trajectoire la plus pragmatique et celle qui faisait le plus de sens. Ce n'était en outre pas son avantage de forcer un combat ici. Même sans compter l'aspect numérique, Yanosa était l'un des pilliers les plus forts de tout iwa. Et Kisuke lui-même avait failli battre son propre sensei dans un entrainement. La raison devait prévaloir.

L'argumentation de Yanosa était propre. Posée. Simple. Sa propre argumentation l'avait également été. Mais son sensei ? Oh non, son sensei ne renvoyait rien de logique, il était sur l'argumentation purement émotionnel. Il faisait des attaques ad hominem, il attaquait la fiabilité de l'Ecorché lui même.

Sauf que le Byakugan de Kisuke voyait que derrière son verbe aggressif, et malgré son langage corporel qui était en complète opposition, son sensei était encore en train de faire un coup fourré. Les tenketsus de ses mains bougeaient dans ses poches - qui devaient être énormes. Le Hyûga pouvait deviner la présence d'un objet dedans de par le tissu déformé. Son sensei l'avait déjà de par le passé blessé par un projectile invisible. Il se doutait que cela allait être une astuce de ce type-là. Le Pharmacien laissa sa main a côté de son étui à kunai (un endroit nettement plus logique pour conserver des armes que dans une poche où on risquait de se perforer les doigts).

Ecoutez, sensei. Vous n'avez rien à perdre à nous laisser continuer notre discussion et à agir après. Surtout pour le responsable de la diplomatie iwajin, non ? Nous sommes tous les trois dans une attitude propice au dialogue et non à l'assaut. On ne parle pas encore de risquer la vie de qui que ce soit. Nous ne sommes pas entouré de civils ni d'infrastructures important. C'est le moment et le lieu idéal pour tout cela, raison pour laquelle nous sommes ici après tout. Lorsque nous auront finie nous pouvons simplement voir tous ensemble comment aller de l'avant. Rien ne justifie pour le moment une quelconque intervention violente alors...

Teruyo s'agita. Sa main avec le kunai aux deux sceaux activés sortit en trombe de sa poche tandis qu'il avait le verbe énervé. Kisuke réagit tout aussi vite. Sa pillule ne faisait pas encore grand effet, mais ses yeux lui avaient permis d'anticiper cette situation. Il s'y était préparé. Il n'y avait aucune surprise, et il pouvait sentir la signature chakratique de Teruyo sur le projectile, quand bien même il était invisible à des moyens classiques. Il envoya donc trois kunais d'un simple mouvement de poignet pour intercepter celui de son maitre. Il n'était pas tout à fait certain de sa propre maitrise des projectiles, raison pour laquelle il en envoya plusieurs. Il suffisait de légèrement dévier le morceau de métal pour que le Désavoué ne soit plus inquiété.

Cessez vos interventions inutiles. Et laissez nous faire ce que personne n'a jamais fait auparavant, et ce que nous aurions du depuis longtemps - nous autre, shinobis. Nous allons tendre la main à un être humain pour comprendre pourquoi il suit un terroriste qui n'a aucun sentiment pour ses dégâts collatéraux, et voir si c'est véritablement ce qu'il a envie de faire, ou si nous pouvons nous entendre sur certains points.

Kisuke n'avait pas du bouger sa tête. Son visage fixait toujours Harumi - l'avantage du Byakugan de pouvoir voir sur un plus large angle que les autres humains. Kisuke avait peur de la réaction de l'Eisenin. Elle semblait également fixée sur la stupide idée que l'Ecorché devait mourir le plus rapidement possible, alors que la situation ne le demandait absolument pas. L'avantage, néanmoins, c'était qu'elle avait une grande distance à parcourir entre elle et sa cible, et que l'environnement était chaotique avec les troncs d'arbres au sol. Il espérait qu'elle temporiserait au moins ses humeurs destructrices pour laisser place au dialogue.

Dialogue qu'il reprenait.

Junichiro, je suis désolé que tu aies du souffert de ces attaques. Ce n'était pas dans nos intentions et j'essaie de montrer à mon sensei qu'il est possible d'avoir un dialogue entre nous. Peut-être est-il encore trop tôt pour se faire totalement confiance, toi et moi. Le Shinobi est de par sa nature une arme, et une arme a une certaine tendance à chercher le conflit. Ce n'est pas général à tous ceci dit. Nous sommes capables de nous battre contre cette nature, et ce murmure constant qui appelle à la violence et à la haine. Reprenons au moins ce dialogue. Prouvons à tous que cette situation-ci n'est pas immuable.

Son serpent secouait toujours sa queue à sonnette. Il gardait sa concentration pour maintenir immobile l'énorme ours et essayait de faire en sorte qu'il ne puisse plus non plus parler.

Kisuke avait encore foi, même si les agissements barbares de son chef d'équipe le décevait énormément.
résumé action:
techniques utilisées:

_________________
Palmarès shinobi:

Spoiler:
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t11145-hyuga-kisuke-civil#95880
Kobane Harumi
Kobane Harumi

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Ven 8 Juil 2022 - 21:02
L’écorché démontra sa faculté à éviter les assauts à l’aide de ces fameux fils noirs. Vu sa capacité d’évitement, Le blessé était tout simplement impossible, il fallait encore l’épuiser. Heureusement qu’il n’était même pas dans sa forme finale, qu’est-ce que ce aurait été. Il était fortement éloigné, mais peu importe, ce n’était pas cela qui allait l’arrêter.

Kobane Harumi • « Sale monstre, tu as tué bien suffisamment de personnes pour mériter de ne plus exister du tout, alors ne mélange pas les rôles. »

Commenta simplement la femme médecin, qui ne voyait pas l’intérêt de parler davantage avec cette chose. Elle n’allait pas le convaincre de quoi que ce soit, et elle n’avait absolument rien à lui démontré. Les propres mots qu’il prononçait auraient pu lui être attribués également, surement de la démence dans cet esprit malade.

Kobane Harumi • « Ne vous laissez pas abuse par les paroles de cet homme qui ne cherche qu’à nous manipuler à nous entretuer, il ne voit en nous qu’une source de chakra et de chaire afin de finir de se régénérer. Si vous croyez qu’il parlera, c’est que vous êtes bien naïf. Il n’en a aucun intérêt là-dedans. »

Ses paroles étaient bien évidemment surtout pour Kisuke, mais également Yanosa. L’écorché semblait être distrait à regarder Teruyo, c’était le moment de tenter quelque chose. Elle fut tout de même très étonnée de la trahison, du refus d’obéir à un ordre des deux. Enfin, elle n’était pas étonnée qu’il le fasse, mais la manière. Comme si se bercer d’illusions dans ses propres mensonges pouvaient les aider psychologiquement à accepter la situation contraire à tout ce pourquoi ils s’étaient battus tant de temps. Elle ne pouvait voir là qu’un mauvais relent fétide de ceux dont l’ancienne militaire avait eu le malheur de suivre. Ils ne pouvaient pas tomber aussi bas.

Kobane Harumi • « Te faire assimiler par cette chose ne va pas t’aider à remporter cette stupide guerre dans laquelle vous y êtes plongée Yanosa. »

Quoi que pouvait penser Teruyo, il ne pouvait se permettre de laisser faire ce duel sans risquer de perdre toute crédibilité envers tout le monde. Si Yanosa n’en était pas conscient, ce n’était qu’un piège tendu envers le membre du triumvirat du village caché d’Iwa. Cependant, ce n’était pas tellement ses affaires. Elle était une mercenaire, et son seul réel lien avec ce village était une charmante rouquine.

Kobane Harumi • « Tu n’es pas le centre du monde Yanosa, on est ici pour ce monstre. »

Commenta alors la femme d’expériences bien décidée à continuer à combattre.

Kobane Harumi • « Tu dois te tromper, je suis une eisenin, mais je n’ai fait aucun serment. Je ne vois qu’en cette créature qu’une monstruosité contre nature. Il a massacré tant de vies, que l’on ne peut le laisser en vie. Tu serais surpris si tu me connaissais vraiment, mais c’était dans une autre vie. »

Les deux traitres d’Iwa semblaient se chercher à tout prix des excuses pour se complaire dans leurs mensonges, alors qu’ils refusaient d’ouvrir les yeux. Harumi n’était pas leur mère, c’était leurs affaires. Elle qui était toujours douce et aimable, ne supportait pas l’idée de laisser vivre une abomination pareille. Elle n’avait vraiment plus rien d’humains. Une simple animation de chakra tout au plus, dire que si l’homme au chapeau gagnait la guerre, il disparaitrait immédiatement.

Kobane Harumi • « Ce n’est pas possible pour un Hyuga d’aussi bien voir et d’être tant aveugle. Il ne cherche qu’à gagner du temps. Il ne dira rien. Le laisser croitre ainsi met toute l’humanité en danger. »

Harumi tout en courant vers sa cible sans technique réelle pour le coup, les dommages du terrain rendrait ça peu efficace, s’efforça de maintenir la pression sur l’adversaire. Elle enchaina par deux fois les mêmes mudras afin de tirer deux projectiles puissants aquatiques tour à tour vers la cible. Elle avait parfaitement conscience qu’il allait les éviter sans problème. Ce n’était pas important. La brunette poursuivit avec une autre technique le temps de le reprendre au corps à corps avec un projectile terrestre, mais bien différent des autres. En effet, même s’il se contentait d’esquiver ce dernier, il exploserait dans une zone blessant les personnes présentes. Elle ne cherchait pas à blesser ni Teruyo, ni l’ours et encore moins Yanosa et Kisuke. Elle avait une parfaite maitrise de la situation et de ses capacités.


Spoiler:
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5036-medecin-itinerant-fiche-finie#39461 https://www.ascentofshinobi.com/u1034
L'Écorché
L'Écorché

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Lun 11 Juil 2022 - 12:17
Dans ce décors pluvieux et anarchique où les troncs gisaient comme des corps abattus, le conflit déchirant les liens Iwajins continuait d’agiter la Forêt Interdite. Junichiro, juché sur sa branche, peinait à croire qu’il assistait à la dissension de plusieurs shinobi du même village prêts à entrer en guerre pour se disputer le droit de raison sur le traitement qu’il fallait lui imposer. Comme des vautours capables de se becter pour se disputer la plus belle pièce de la charogne.
Plus étrange encore était cette envie secrète de tout leur dire. Lui qui d’ordinaire préférait garder ses secrets, se trouvait être particulièrement loquace et presque désireux de passer aux aveux ; ce n’était pas naturel mais, face à cette situation grisante, il ne réalisa même pas que la drogue gagnait du terrain à mesure qu’il perdait en certitudes.

Autour de lui, les caractères et les particularités des combattants qui se disputaient sa garde s’exhibèrent comme des paons à la saison des parades nuptiales. Il ne tarda pas à comprendre qu’il affrontait une eisenin, et puis un jinchuriki, lequel tenta de le poignarder avec un couteau fantôme, avant qu’un Hyûga, un de ces maudits Hyûga, prenne sa défense en déviant le projectile.

Un de ces tueurs aux yeux pâles, oui. Encore un. Combien étaient-ils, à la fin, à prendre sa défense ?
C’est comme si le clan tout entier en avait après lui. Impossible, toutefois, d’oublier celle qui l’avait déchiqueté. Une sanction qu’il n’était pas prêt d’oublier, car d’ordinaire, il savait se sortir de ce genre de situation.
Mais les Hyûga étaient, sans nul doute, ses Némésis.

Le Tellurique s’employa à bâtir des protections sur son squelette pour envisager une poursuite plus électrique de cette altercation. Mais surtout, il prit soin de choisir ses mots pour offrir à l’ennemi public un plaidoyer susceptible de calmer les ardeurs de leurs poursuivants. Ce que son compère aux prunelles opalescentes ne manqua pas d’appuyer d’une nouvelle prise de parole ne dissimulant guère son parti pris.
Mais convaincre ces deux traqueurs semblait une cause perdue. Convaincus du danger que représentait l’Ecorché, ils redoublèrent d’attaques et si le poignard invisible de Teruyo ne fit pas mouche, les assauts frénétiques d’Harumi trouvèrent leur cible.

Junichirô bondît de son promontoire pour sortir de la trajectoire d’une colonne d’eau sous haute pression capable de lui briser les os, et c’est ainsi qu’il se laissa choir dans les épaves d’écorce qui s’étalaient aléatoirement comme des couleuvres géantes sous sa position. Par un effet domino, les arbres en avaient fait chuter d’autres mais fort heureusement, le massacre de la Forêt Interdite avait pris fin à une distance raisonnable.
Soudain, ce furent des boules de roches qui explosèrent en essaims de dards menaçants qui le perforèrent de toutes parts.

Sur lui la pluie tomba comme une sentence. Ca le dépouilla de plusieurs petits bouts de chair, ça lui transperça les organes, ça le fit saigner comme une poule. L’assaut le fit aussi bardé de pics qu’un hérisson, des crampes musculaires secouèrent ses membres et la douleur digne des pires thérapies d’acupuncture déclencha en lui une vague chaude d’horreur, comme si remontait à l’intérieur de ses veines un bouillon d’angoisse.
Mais il avait l’habitude, le faquin. Pas pour rien qu’on l’appelait l’Ecorché.

Il ôta une à une ces maudites aiguilles comme on retire des échardes bien visibles, et en même temps qu’il se déshabillait de ces crève-furoncles, les bords carmins de ses plaies se retroussèrent et se vêtirent d’un nouvel épiderme pimpant. Il se rabibocha ainsi de la tête au pied, car suffisait qu’il chasse du revers de la main tous ces dards peints de son fluide sanguinolent pour qu’ils tombent automatiquement, car son art filandreux était déjà au travail, expulsant les indésirables en formant de nouvelles cicatrices écarlates.
Alors, gaillard, il adressa à l’eisenin un sourire sarcastique cacheté de sa plus belle dentition. C’était une façon de lui faire comprendre qu’elle faisait face au monstre qu’elle l’accusait d’être. Une bête increvable, ou en tout cas, peu sensible à ce genre d’attaques.
Tant qu’on lui butait pas ses tenketsu.

« Vraiment ? Ce sont des Iwajins qui me traitent de meurtrier ? »

Il n’eut même pas besoin d’expliquer sa phrase : tout le monde comprendrait. Les Iwajins ne pouvaient s’enorgueillir d’être de grands pacifistes. Qu’avaient-ils fait pour empêcher le Massacre de Yugure ? Et à Tetsu no Kuni, quelle réputation avaient-ils ?
Et à Wasure no Kuni, c’était pour une escale touristique ?
Suffisait parfois d’une simple question rhétorique pour démonter toute une série d’accusations. Ce qu’ils reprochaient à l’Homme au Chapeau…

… à la fin, ils ne faisaient guère mieux. Sauf qu’ils se targuaient d’être du côté du bien ; évidemment, il était facile de prétendre que les autres étaient, dès lors, du côte du Mal.
Et ça, votre Ecorché, ça le mit en rogne. Alors, une fois requinqué et hardi d’observer votre consternation devant vos efforts réduits à néant par son talent, il reprit la parole et cette fois, ce fut pour vous apprendre une bonne leçon.

« Je vais vous dire, moi, bande de chiens galeux, qui sont les monstres. Ce sont les crétins dans votre genre qui se croient tout permis ; qui exécutent sans autre forme de procès que celui de l’enfant qui crie au loup, et voilà toute une foule de fauves en rut qui le suit avec de la bave aux lèvres en poussant des cris gutturaux pour, soit-disant, défendre les vôtres. Ce sont ces mêmes pleutres qui me capturent, m’enferment, et me demandent encore de leur livrer toutes les informations qu’ils veulent au sujet de mes commanditaires, en échange de quoi ? En échange de quoi, hein ?
Bordel, mais c’est une fabrique d’abrutis congénitaux, votre cité de la roche de mes deux ?
 »


Les paroles étaient vindicatives, car il s’agissait de véritables représailles. Et vous vîtes, et son regard qui s’assombrissait, qu’arrivait le moment où il ne plaisanterait plus.

« La vérité, c’est que vous êtes incapables de débander. Les seules explications que vous cherchez sont celles qui vous permettent de trouver prétexte pour fouailler les entrailles des pauvres gens. Si vous réfléchissiez deux secondes, vous comprendriez peut-être pourquoi, heureux hasard, Tôsen et Rei ne m’ont pas libéré lorsqu’ils ont saccagé votre cité.
Vous comprendriez pourquoi, peut-être, un gars comme moi travaille pour eux.
Vous comprendriez pourquoi, peut-être, il vaudrait peut-être mieux éviter de faire ce que Tôsen attend exactement de vous.
 »


Et là, magistralement, il imita le même geste que l’hôte du Dieu Singe : il le désigna par un doigt accusateur, d’un geste vif et décidé, renvoyant ses allégations à son envoyeur.
Il en disait beaucoup trop, votre captif, par rapport à ses habitudes. Il mesura qu’il se laissait emporter, tout en sachant qu’il n’y avait qu’un pas à faire avant de sombrer vers une vendetta sanguinaire. Alors il posa un genou, appuyant sa main sur le sol pour maintenir l’équilibre ; à la manière d’un prédateur à l’affût et prêt à bondir.

« Mais ne comptez pas sur moi pour que je vous implore de devenir des êtres intelligibles. Si c’est un combat à mort que vous voulez, je vous en prie, venez.
Je vous offrirais alors ce que vous êtes venus chercher.
 »


C’est la première fois qu’il vous menaça vraiment.

Spoiler:
Revenir en haut Aller en bas
Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Mar 12 Juil 2022 - 2:11
Perché sur ce tronc éventré qui lui offrait une certaine vista sur la situation et son évolution, le guerrier tellurique accueillit de prime abord la répartie de la tête du Manazuru avec la même résignation que lors de tous ses précédents déboires verbaux avec lui. En son for intérieur bien sûr, l’Oterashi avait espéré faire mouche chez le Miyamoto, en jouant ainsi sur un registre qui lui était familier, en demeurant ancré dans un tableau pragmatique et synthétique des forces en présence et des conséquences mécaniques et inévitables de chaque décision qui serait prise ici et maintenant. L’espoir de le convaincre, un instant, l’avait peut-être même effleuré… mais ce ne fut en tout état de cause pas le cas, et c’était avec une détermination apparemment redoublée que l’hôte du Yonbi, à présent, jouait de son agilité et de sa vitesse pour préparer un premier coup fourré à l’attention de Junichiro. Mais si ses manigances simiesques avaient en elles-mêmes de quoi retenir toute l’attention du guerrier enrubanné, c’était en l’occurrence tout autre chose qui le fit froncer les sourcils à l’encontre de Teruyo.

Car ce dernier, selon toute vraisemblance, était en train de perdre l’esprit.

Yanosa avait toujours connu le Miyamoto emprunt de logique et de froid pragmatisme, et l’agent du Sazori, devant témoin, venait de se déclarer traître à la nation. Pourquoi, alors, s’attacher ainsi à défendre sa vie et à toujours le considérer comme un véritable iwajin ? Pourquoi ne pas l’utiliser, tel l’outil qu’il était, et cesser de le considérer comme une vie à défendre ? La peine de mort avait cours, au Pays de la Terre, et nul doute que pour ses crimes avérés, l’Oterashi risquerait légitimement la potence, alors… pourquoi ? La réponse qui avait fini de s’imposer dans l’esprit du Tellurique s’était formée d’elle-même lorsque, dans la bouche du Taishô, s’était formulée une ineptie monumentale, une erreur qu’aucun Juunin en pleine possession de ses moyens n’aurait pu commettre. Car si Yanosa avait bel et bien été pressenti pour prendre la tête d’une section du Yamagenzo, c’était le Sazori dont il avait été question... et jamais du Shishiza. Masquer ses erreurs… La mémoire du Miyamoto était-elle en train de s’altérer à ce point sous le poids du chakra du Singe ? Alors que les kunais de Kisuke allaient à la rencontre d’un projectile vraisemblablement invisible, l’inquiétude chez le Chûnin monta d’un cran. Si l’esprit de Teruyo s’étiolait déjà, alors que l’intensité des combats était restée à son strict minimum… que se passerait-il, en cas d’échanges plus soutenus ? Cela, l’Oterashi n’était pas sûr de vouloir le savoir. Ce qui ne l’empêcha pas malgré tout, d’envisager une nouvelle opportunité.

Kisuke, toujours empli de bonne volonté, tenta par mille moyens de raisonner une nouvelle fois avec leurs opposants, avec qui ils partageaient pourtant le même bandeau. Mais face à l’ouverture d’esprit, le Hyûga ne trouva que le fanatisme et l’obscurantisme, des traits que l’agent du Sazori découvrait chez Harumi et qui ne laissaient de toute évidence aucune place à quelque dialogue que ce soit. Junichiro, une nouvelle fois, fut pris pour cible par l’eisei-nin, et tandis que le mercenaire filandreux échappait comme il le pouvait aux offensives, le guerrier calciné porta une main consternée à son visage, se frottant ses joues enrubannées tout en plaçant discrètement en bouche deux des pilules que l’alchimiste lui avait transmis au départ de leur cabale. L’Ecorché cette fois accusa momentanément le coup, mais c’était sans compter sur sa capacité à se régénérer que l’Oterashi put cette fois observer en première main. Lire les rapports était en effet une chose, mais l’expérience empirique en était une autre. Si il voulait faire ça proprement le moment venu, songea-t-il alors, ce serait uniquement avec un déferlement de violence inouïe, et pas autrement, pour lui qui était bien incapable de bloquer les tenketsu.

La répartie de Junichiro jaillit alors, incisive et d’abord chargée d’implicite. Yanosa se rappelait, de ce champ de bataille fumant et gorgé de corps brûlés et démembrés que ses alliés iwajin avaient laissé à la frontière de Tetsu. Ce seul exemple, qu’il avait vécu lui-même, suffisait à accorder ce point à l’Usuegi… mais bien vite, le Tellurique réalisa quel genre de « point » il était possible de marquer, auprès de leur invité aux dents longues. Car ce dernier, comme rarement auparavant, laissait sa langue putrescente se délier. Et ce fut comme frappé par un éclair, ses iris tournées vers le Désavoué qui se repositionnait, que l’Oterashi eut finalement la certitude du marché final qu’il pourrait passer avec cette bête. Ce monstre. Cet Homme, qui lui était au fond si semblable.

« ….Alors c’est bel et bien ça. »

La situation plus que jamais pouvait leur échapper en un battement de cils, réalisa Yanosa avec une quasi terreur dans ses entrailles. Ses sens instinctivement se portèrent plus loin, plus précisément et avec vivacité dans toute la zone qui les entourait, soucieux de ne rien laisser au hasard. Comme, par exemple, ces signatures d’énergie multiple qui accompagnaient celle de Rin, et qui approchaient très rapidement de leur position. L’autre partie de l’équipe de traque, songea-t-il. Inutile de spéculer sur ce qui pouvait expliquer la présence de la veuve parmi eux, ni sur l’absence de Komorebi : tout ce qui comptait à présent, c’était de se faire entendre, de se faire comprendre, et vite.

« Tshh. Cet enfoiré, dit-il en se tournant momentanément vers Junichiro. Quand bien même les informations que tu aurais fini par donner se seraient avérées justes, tu serais reparu au côté de ton maître pour le défendre, hm ? Avec une laisse autours du cou… et par-delà la mort. Une belle vie de chien. »

L’Oterashi marqua une courte pause en plongeant ses yeux incandescents dans les prunelles insondables de l’Usuegi avant de se retourner vers Teruyo et vers ceux, peut-être, qui allaient arriver face à lui.

« Reijirô peut le ramener. Il peut tous… les ramener. Teruyo, Harumi, arrêtez votre cirque une bonne fois pour toute et écoutez-moi. Si vous le tuez…. Il reviendra plus invulnérable que jamais auprès de ses maîtres et nous aurons tout perdu. Mourir… est sa seule échappatoire. Mais... »

Le guerrier calciné se tourna de nouveau vers l’Ecorché, une mine sombre et fermée sur son visage enrubanné.

« … un marché est un marché, pas vrai ? Continuer à te battre, même par delà la mort, peut te sembler une assez bonne compensation pour tes services… ou peut-être pas. L’asservissement, l’aliénation de tout contrôle… Ce que je t’offre moi, en revanche… c’est une fin. Une véritable, fin. Faisons comme convenu, Junichiro, à ceci près… que nous te garderons en vie. Juste le temps…. d’aller saluer celui qui tient ta laisse. Nos hommages passés à Reijirô, tu pourras enfin mourir. Comme un Homme. »

Une nouvelle pause, qui fut succédé par un sourire franc venu des tréfonds les plus cyniques de l’Oterashi. Un rire, éphémère et englouti par la pluie.

« Hm. Toi et moi, on a de la veine. Peu de gens ont le luxe de choisir… comment ils vont mourir. »

Résumé
Chakra : 1A 3B 3C 1D
Yanosa maintient son anticipation (C) et déploie davantage ses sens (B), ce qui lui permet de percevoir l'aura des membres de l'autre groupe qui arrivent et d'anticiper leur venue.




Yanosa pense ensuite avoir une révélation et explique sa pensée : l'Ecorché, et tous les hommes travaillant avec Reijirô/Tôsen, pourraient effectivement être ramenés à la vie par Edo Tensei. Il propose donc in fine un nouveau marché à Junichiro : mener le duel comme prévu pour récolter les informations, mais sans le tuer à son terme quoi qu'il arrive. Le nécromancien mort, il pourra alors être exécuté, proprement, et connaître une fin plus digne qu'une non-vie de servitude.




_________________
[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Giphy

Theme
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5797-oterashi-yanosa-termine
Miyamoto Teruyo
Miyamoto Teruyo

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Jeu 14 Juil 2022 - 15:25

A quoi bon dire encore et encore les mêmes choses. Tout n’était qu’aberration dans le discours qui nous était offert, de belles logorrhées vides de sens et en dehors des réalités. Preuve s’il en fallait, aucun de ceux que j’avais invectivé n’avait daigné répondre à mes questions. Pourtant ces dernières étaient fort simples. Comment chacun d’eux, à leur niveau et avec le passé qu’ils trainaient derrière eux avait réussi l’exploite d’une telle « amitié » en si peu de temps. Comment de prisonnier de guerre, enfermé par Toph pour la menace qu’il représenté, ce Désavoué pouvait encore être considéré comme quelqu’un de fiable et de confiance, quelqu’un qui ne jouait pas seulement la partition qu’on lui demander de jouer tout cela pour gagner sa liberté …

Même notre Ecorché, si fort habile en babillages ne prenait nullement la peine de répondre à mes interrogations. Oui, c’était donc cela l’ouverture prônée ? Ouvert le temps de le dire, mais pas trop quand il s’avérait nécessaire de dévoiler des informations. Finalement, c’était même tout le contraire, les menaces se dévoilant enfin.

Mais pour l’heure, si les affronts actuels n’étaient nullement oubliés, face au silence et aux voies de garage verbales, il serait nécessaire d’œuvrer sous un autre angle. Abandonnant alors cette apparence simiesque, je ne laissais qu’entrevoir ce regard de braise si caractéristique.

« Les menaces ! Les voilà donc. » affirmais-je à l’encontre de l’Ecorché, offrant une nouvelle figure humaine.
« Le fait qu’Iwa ait commis des exactions ne t’absout en rien tes propres crimes. Désavoué, si tu étais enfermé à Wasure, ce n’était nullement pour avoir servi à ton seigneur une soupe trop salée ! Explique donc à tes nouveaux amis ce qui t’a conduit à cette île maudite ! Et par la même occasion Ô grand orateur que tu es, livre-nous donc la Vérité puisque à tes yeux nous sommes des ignorants. Enfin … c’est si cette fois tu daignes bien évidement répondre à mes questions au lieu de tourner en rond. »

Balayant dès lors mon regard flamboyant autour de moi, jetant une brève œillade à Harumi, d’un geste de la main lui demandant d’apaiser sa vindicte, je m’attardais sur les deux autres protagonistes de cette immense galéjade dont le dernier acte se jouait en cet instant.

« Regardez-vous, tous les deux à babiller. L’excès de confiance mène à la mort, l’auriez-vous oublié ? J’écoute vos paroles, j’entends vos arguments et pourtant aucun d’eux n’arrivent à me convaincre. La situation est sous contrôle ? Dites-moi donc comment votre nouvel ami a recouvré ses forces ? La situation est sous contrôle ? Dites-moi comment vous comptez parvenir à un réel résultat alors qu’il a fallu toute la force et l’ingéniosité de Toph et de son groupe pour le mettre à mal. Navré de vous l’apprendre, mais toi Kisuke, tu es loin des talents de ta cousine, et toi Yanosa, loin de la force de celle qui guida notre village. Aucun de nous ici présent peut se targuer d’être son égal. Des informations ? Il y a d’autres moyens d’en récupérer, d’autres méthodes que nous n’avons pas encore testées et pourtant, aujourd’hui, c’est cette option délétère que vous avez choisie ! Je l’ai déjà dit à Iwa, je le redis maintenant ! Quelle preuve avez-vous qu’un tel marché soit respecté ? Quelle preuve avez-vous quant à la moindre possession d’une information d’une importance telle qu’une telle prise de risque soit nécessaire. Après tout, votre « ami » l’a si bien dit lui-même. Alors que le village était une nouvelle fois attaqué, nul n’a cherché à le libérer. Qu’est-ce que cela implique ? Que les informations qu’il est susceptible de fournir n’ont que peu de valeur à leurs yeux. Rien qui ne puisse les mettre en danger, rien qui ne puisse les inquiéter. Il n’est qu’un pion sur l’échiquier, comme nous tous, et un pion sacrifié par son camp n’a plus de valeur. »

Soupirant longuement, observant les protagonistes de cette scène, je me tournais dès lors vers le Calciné.

« Mais tu as raison sur un point, sa mort est une menace que nous ne pouvons prendre. Les pouvoirs du Nécromancien sont trop grands pour prendre le risque d’une issue fatale. En effet, rien ne nous dit qu’un morceau de lui ne se trouve pas ailleurs, quelque part, prêt à être utilisé. C’est pour cette raison qu’il y a d’autres moyens d’éliminer une menace. »

Sortant de ma besace un petit rouleau, je l’ouvrais avant d’y défaire le sceau inscrit sur le vélin, libérant dès lors une lourde boite métallique.

« Sceller la menace nous donnera le temps nécessaire de trouver les solutions moins délétèrent à la recherche d’information. Nous avons des alliés, nous avons une coalition avec nous. Iwa est reconnu pour sa force médicale, pour ses innovations en termes de médecine. Si certaines viennent se faire soigner ici ce n’est pas pour rien. Si d’autres pays requièrent notre aide, ce n’est pas pour rien, c’est un gage de confiance et de valeur dans notre domaine. Nos alliés ont aussi leurs talents et je suis convaincu que certains d’entre eux seraient en mesure d’arracher les secrets de notre ennemi sans avoir à le combattre de manière inutile. »

Le regard sévère tout comme le ton de ma voix qui avait perdu ce son guttural et bestial depuis que seuls mes yeux reflétaient l’utilisation du pouvoir du démon, je m’apprêtais à voir les choses sous un autre angle.

« Je vais vous faire cette unique proposition ! Remettez votre « ami » dans cette boite. Laissons à la Coalition le temps de l’interroger par d’autres biais et si jamais rien n’en ressort, alors j’ouvrirais moi-même cette boite pour que votre affrontement puisse avoir lieu ! »

Rien d’autre, rien de plus ! Une seule et unique proposition, une seule et unique ouverture là où eux n’avaient fait que s’ancrer dans leurs convictions chimériques.


Spoiler:

_________________
[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Terurusigna

Kit by Aimi
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t7144-miyamoto-teruyo-termine
Hyûga Kisuke
Hyûga KisukeEn ligne

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Ven 15 Juil 2022 - 10:05
Teruyo ne disait rien d'intéressant et s'enfonçait dans ses inepties puériles. Comparer la puissance des gens ? Vraiment ? Kisuke haussait les épaules. Entendre Yanosa comme la seule voix de la raison dans cette réunion voulait tout dire - l'homme singe avait régressé ses attaques à des arguments purement émotionnels et ad hominem. Toute la logique et la raison avait quitté son discours. C'était étrange et incompréhensible pour Kisuke de voir son sensei se comporter comme un gamin dans une cours de récréation. Il ordonnait, se comportait comme un tyran, alors qu'il n'avait aucune autorité ici ni sur Junichiro.

Kisuke en était triste. Où était sa personnalité rationnelle ? Où était cet esprit fin qu'il avait croisé ? Il n'y avait en face de lui qu'une bête féroce assoifée de sang et sans aucune capacité à compromettre. Alors que même Yanosa faisait des efforts. MÊME YANOSA - l'avatar personnifié de l'inflexibilité - essayait de trouver une solution diplomatique.

La main était dans sa besace et toucha un sceau qui libéra un nouveau chocolat.

J'ai vu tes méthodes d'interrogation, Teruyo. Tu t'abaisses même à utiliser des cadavres pour assouvir tes besoins, et les résultats ont été exécrables. La réponse est la suivante. Ne considère nullement ma collaboration avec tes plans fumeux tant que tu ne fait pas un véritable effort pour reconnaitre l'Humain qui est en chacun d'entre nous, et en Junichiro également. Si tu veux de la collaboration de notre côté, commence par adopter la bonne attitude envers tous.

C'était quoi, son troisième ultimatum ? Non, la diplomatie n'était décidemment pas le fort de Teruyo. Et si son idée de la négociation était d'arriver avec une liste de demandes sur la table sans aucune capacité de concession, puis d'élever la voix, puis de l'élever encore plus fort, alors iwa était pas dans la mouise pour ne pas dire autre chose. Il caressait de sa main son serpent qui ondulait sur son corps. Il avait cessé son illusion d'immobilisation, bien qu'il agitait toujours sa cascabelle. Oui, le futur d'iwa n'était pas tendre, à moins que quelqu'un decide de faire un tri.

Kisuke observait la scène avec son Byakugan toujours activé. Il scrutait chaque acteur, mais aussi le chakra de l'Ecorché. Vu comment il avait été traité par le réceptable de Yonbi, il y avait fort à parier qu'il répondrait à ces provocations par la force. Quel gâchis. Tout ceci n'était que du gâchis, et cette équipe de bras cassé mettait le village en danger inutilement. Sans compter qu'il n'y avait plus personne de ce "triumvirat" au village en cas de moindre pépin. Une grossière erreur stratégique.

Est-ce que ta foi en tes propres convictions et ta loyauté envers Iwa est si faible que tu n'oses même pas les confronter à celles de Junichiro ? Tu joues dans la main de l'Enchapeauté, Teruyo. Tu danses à son son et son rythme. La seule chose qui peut le surprendre, c'est que tu arrêtes de te comporter comme un marteau et comme un dictateur. Que tu te mettes à faire une véritable discussion. S'il n'est pas déjà trop tard.

Hélas, Kisuke commençait à croire que l'Homme au Chapeau n'avait peut-être pas si tord que cela, si le haut management d'iwa était aussi têtu et intellectuellement limité que ce qu'il avait en face de lui. Et s'il était venu pour batailler avec l'écorché, il pouvait le faire tout seul. Kisuke n'avait aucune envie ni motivation à aider un "leader" qui ne dirigeait que par la peur et les hurlements, et dont la seule capacité était à gaspiller les efforts objectivement intelligents de ses subordonnés.

Le seul monstre présent ici était peut-être quelqu'un d'autre que Junichiro, après tout. Peut-être que c'était Teruyo qui méritait d'être éliminé, pour le bien d'Iwa. Pour le bien du Yuukan. Il mit le chocolat en bouche, sans l'avaler pour le moment.
Spoiler:
Spoiler:

_________________
Palmarès shinobi:

Spoiler:
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t11145-hyuga-kisuke-civil#95880
Kobane Harumi
Kobane Harumi

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Ven 15 Juil 2022 - 11:59
Si jamais ses projectiles d’eau n’avaient pas trouvé preneur, son projectile de roche put surprendre suffisamment l’écorché pour enfin le toucher. La femme médecin avait bien vu juste, il n’appréciait pas ce type d’assaut, c’était une très bonne information. Toujours sur ses gardes, elle se méfiait de sa réaction et la poursuite du combat. Bien évidemment, s’en débarrasser totalement allait prendre beaucoup de temps au vu de sa capacité de soin. Avec un léger sourire et un léger mouvement de main, Harumi salua la capacité de régénération comme si c’était un duel amical.

Kobane Harumi • « Je ne suis pas iwajin, les derniers que j’ai tué, c’était pendant une ancienne guerre, il y a longtemps. Je n’aime pas tué, mais pour toi, je pourrais faire une exception. »

Suite à l’invective de sa proie, la brunette se contenta de sourire presque dépitée parce qu’elle entendait, mais elle n’en attendait pas moins d’un monstre pareil. S’il avait vraiment envie de parler, il n’avait pas besoin de s’enfuir si loin en manipulant certains iwajins. Cependant, elle laissa la politique d’Iwa au représentant du village caché.

Kobane Harumi • « Moi qui croyait que c’était toi qui désirait un duel à mort pour peut-être parler, mais on m’a sans doute mal renseigné. »

Harumi se contenta de secouer la tête doucement, tout ce bruit pour cela. Elle haussa les épaules.

Kobane Harumi • « S’il n’est pas arrêté maintenant, c’est bien évident oui Yanosa, il ira rejoindre l’homme au chapeau et il sera contre les ninjas à la prochaine guerre. Tu le dis toi-même, le libéré était contre-productif. Il faut le remettre dans ta boite, vu qu’il n’offre rien d’autre comme solution. On ne va pas le laisser retourner tranquillement auprès de Tosen. »

Suite au geste de Teruyo, elle se contenta de rester sur ses gardes et n’attaqua pas davantage. Elle se tenait prête d’assauts de la part de l’écorché, mais bien évidemment également de Kisuke et Yanosa. En tant que l’un des trois qui dirigeait le village, Teruyo avait bien évidemment toute autorité. C’était incontestable. Seul son discours se tenait et restait logique face à des réactions des plus étranges de Kisuke. C’était soit de l’innocence, soit de la stupidité, déplorable. Devant l’exigence de Kisuke d’un effort de la part de Teruyo, elle ne put que rire à essayer de se retenir compte tenu de la situation.

Kobane Harumi • « Désolée … »

Ce fut avec un sourire goguenard qu’Harumi tentait de garder son sérieux.


Spoiler:
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5036-medecin-itinerant-fiche-finie#39461 https://www.ascentofshinobi.com/u1034
L'Écorché
L'Écorché

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Sam 16 Juil 2022 - 15:26
Le Clairvoyant révéla sa pensée en sagaces paroles qui illuminèrent ses comparses d’une hypothèse machiavélique, laquelle semble-t-il éteignît les flambeaux de la déraison pour que brille une lueur plus cristalline, une clarté froide, nocturne, mettant en relief un secret inavoué, et pour lequel vous ne dûtes pas faire davantage de recherche parce que le constat s’imposait de lui-même.
Cela parût tellement évident pour tout le monde que l’Ecorché commença à s’esclaffer. Ses poumons s’éventèrent d’un rire non retenu, si goguenard que ça put paraitre presque insultant. Ça riait de bon cœur.
Ça se foutait ouvertement de votre gueule.

Le quidam, car il avait encore l’apparence d’un candide garçon, ne rata pas une miette du spectacle. Inutile de faire us de diaboliques arcanes pour faire taire les velléités : il suffisait d’une phrase pour rappeler tout le monde à la raison, pour refroidir le fiel ardent de vos poursuites. Comme si vos poings venaient de se décrisper sur les pommeaux de vos sabres, vous tûtes vos assauts pour envisager une autre solution. L’hôte du Dieu Singe, en convoquant autorité par son galon et en étalant devant le visage amusé de l’Ecorché la notoriété de son village, proposa une solution qui imprima sur la bouche du Désavoué un rictus méfiant, avant que Kisuke ne reconquiert sa confiance en accusant littéralement son supérieur d’être un dictateur. C’est que l’espace d’une fichue seconde, l’ancien prisonnier de Wasure fut craintif que tous ne s’associent contre lui : dans cet état et face à ces pontes, pour sûr il n’aurait pas fait un pli. Heureusement que vous n’étiez pas d’accord sur les décisions à prendre.
Il prit le temps de noter, dans un coin de sa tête, que Teruyo usait de cadavres pour ses interrogatoires, et pour des résultats peu probants. Cette remarque ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd.
C’est que les cadavres, ça le connaissait bien.

Il voulût lever l’index pour apporter quelques précisions, mais Harumi lui coupa l’herbe sous le pied. Elle ironisa sur les desseins de l’Ecorché, et lui rappela la menace persistante de cette boîte qu’il avait résolument assez goûté, pour l’heure.
Et puis elle se mit à rire à son tour. Même les Iwajins entre eux se raillaient les uns des autres. Ce spectacle lui parut fascinant. Pour mieux le contempler, il utilisa l’appui de la main qui le maintenait déjà en équilibre et avança ses deux talons pour passer d’une posture à genoux et atteindre une posture assise. Son séant posé à terre, il étendit ses jambes et s’allongea presque, faisant tomber son coude droit pour un air plus désinvolte.
Dommage que l’ondée continuât de cracher sur eux.

Le doigt qu’il avait brandi pour prendre la parole et qu’il avait gardé en l’air le temps que l’eisenin crache son fiel, il le pointa en direction de l’hôte de Yonbi. Les lèvres toujours étirées dans un sourire sardonique, il s’adressa directement à ce dernier.

« Tu parles beaucoup, petit singe. Tu parles, mais tu ignores tout de la façon dont j’ai servi mon Daimyô. Tu ferais mieux d’écouter tes compères, car ils pourraient dorénavant mieux éclairer ton esprit de macaque.
Je n’ai jamais été banni par mon Seigneur. Je suis allé à Wasure no kuni de mon plein gré.
»


Comme un scarabée passait près de lui, l’air agité, il l’attrapa de sa main libre et le croqua. Sa petite carapace céda sous les dents carnassières du Désavoué, et son jus jaunâtre se mit à couler le long de son menton.
Il mâcha, goulument.

« Vous commencez à comprendre les ficelles, mes chers Iwajins. Cependant, nous sommes en désaccord sur certains points.
Je ne retournerais jamais dans cette boîte.
»


Ses prunelles roulèrent naturellement vers Yanosa.

« Pas plus que je ne deviendrais l’esclave d’un autre nécromancien, même si certes, ressuscité, je puis l’être. »

La remarque était évidemment destinée aux protagonistes qui, seuls, savaient qu’il avait détenu la lame nécromancienne de la famille Naragasa, du temps où il était une Ombre. Peut-être y avait-il encore quelque chose à creuser, de ce côté-là, pour le Clairvoyant. Néanmoins, la situation amena Junichirô à jeter une œillade vers Kisuke. Lequel, avec ses yeux diaphanes et sa capacité de déduction, devinait sans doute ce qui était en train de se tramer.

« J’ai apprécié ta philosophie, Hyûga Kisuke. Comme je te l’ai déjà dit, à la fin, nous poursuivons le même but. Il n’y a que nos méthodes qui diffèrent, et la façon dont nous voulons solver le problème qui martyrise le Yuukan.
Mais comme tu le remarques, il semble que nous ne puissions ramener tout le monde sur le chemin que nous voulons. Telle est la conclusion de nos échanges. Tu n’as pas réussi à convaincre tes aïeuls.
»


Enfin, ses iris fauves basculèrent vers Miyamoto Teruyo, seul Jônin présent, Taîsho du Manazuru et hôte du Dieu-Singe.

« Alors, petit singe, comment procède-t-on, désormais ?
Tu peux tenter de m’enfermer dans ta caisse, mais je n’aurais aucun scrupule à t’arracher la vie et à libérer ce qui sommeille en toi. Est-ce vraiment une sage décision ?
Tu peux aussi tenter de me faire confiance, et je me tiendrais tranquille, le temps que nous retournions à Iwa si tu le souhaites. A pied, sans chaînes pour me lier, avec l’escorte de ton choix. Mais là encore, est-ce une plus sage décision ?
»


Et comme si cela ne lui suffisait pas, il ne put s’empêcher une fresque supplémentaire.

« Haha ! Toutes ces propositions, et pas une qui ne tienne vraiment la route !
Un conseil, petit singe : choisis bien.
»


Spoiler:
Revenir en haut Aller en bas
Borukan Ashitaka
Borukan Ashitaka

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Lun 18 Juil 2022 - 23:52
Le rouquin s'était précipité vers la zone où il sentait tous ces chakras amassés. En s'approchant, il sentit même des masses de chakra être propulsées, sans doute des techniques envoyées, même s'il n'avait aucune idée de la situation qui s'y déroulait.

Déboulant au milieu du terrain, il vit que toutes les silhouettes étaient comme en pause. En traversant le dernier bosquet, c'était tout juste s'il avait entendu la voix du Désavoué. "Choisis bien". De quoi parlait-il ? Le Borukan n'en avait aucune idée, et il ne savait par quel côté prendre la situation. Le criminel était bien en forme, au milieu de ce capharnaüm. Ses collègues étaient fatigués, Yanosa et Kisuke étaient là aussi, semblaient faire face à Teruyo et Harumi. Tous les quatre étaient un peu essouflés, sans doute d'un échange musclé récent. Que se passait-il réellement ?

Reprenant lui-même sa respiration en cherchant des yeux une réponse à ses questions, prêt à agir en cas de soucis, le Jonin de la roche préférait conserver ses forces déjà suffisamment entamées pour l'heure. Visiblement, le Désavoué avait parlé de choix à ses collègues, autant attendre de voir la décision de ces derniers pour en tirer des conclusions sur la marche à suivre. Et si Ashitaka aurait bien souhaité faire mordre la poussière à Yanosa qui avait sans doute mit son plan de libération du Désavoué à exécution dans son dos, la situation présente et la longue traque ne laissant que peu de chances à une éventuelle réelle fuite du criminel par lui-même, il n'avait pas envie de provoquer un chaos supplémentaire en cet instant. Non, pour l'heure, il devait être prêt à agir, mais ce n'était pas le moment d'enclancher quelque chose qui serait irrattrapable par simple méconnaissance de l'action en cours.

HRP:

_________________
[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit 59615_s
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t6560-borukan-ashitaka-du-magma-a-la-glace-termine https://www.ascentofshinobi.com/u563
Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Mer 20 Juil 2022 - 2:07
Peut-être car il s’était rendu compte de son état et de sa perte de contrôle avérée, le Miyamoto avait physiquement pris du recul, raffermi sans doute son emprise sur ce chakra volcanique qui irriguait tout son corps. Du singe de lave, il n’avait alors demeuré que les yeux d’un orangé puissant, un apaisement visuel tout relatif mais qui avait malgré tout sa propre signification. Teruyo était au moins partiellement revenu à lui… pour le meilleur comme pour le pire. Son verbe emporté, sa détermination tissée de bonnes intentions de même que ses questionnements obtus étaient de retour, et ce fut en oeillant toujours très attentivement les faits et gestes de Junichiro que l’Oterashi écouta le nouveau déroulé que leur offrit alors le chef du Manazuru. Un exposé fait de fausses incertitudes, selon Yanosa, mais qui avait le mérite de replacer le débat sur la terre ferme, à l’opposé des emportements sans queue ni tête qui avaient pu avoir lieu quelques instants plus tôt. N’en restait pas moins, songea le guerrier tellurique avec une part de scepticisme, qu’il avait là l’impression d’avoir devant lui un Teruyo aux abois, un Juunin qui ne savait que trop bien ô combien basses étaient ses chances de succès si il ne parvenait pas à convaincre. Temporiser, chercher le compromis. Une stratégie qui avait le mérite de pouvoir porter son nom… mais qui ne pouvait plus suffire, aux yeux d’un agent du Sazori aussi désabusé que ne l’était à présent le Tellurique.

« ...Nous donner du temps...Du temps… c’est justement ce qui nous manque dans cette guerre, et vous autres du Triumvirat, vous nous en avez déjà fait perdre suffisamment. Tous ces mois, dilapidés à cimenter vos positions plutôt que de traiter les vraies urgences… et malgré tout… Malgré tout, nous sommes passés à deux doigts de gagner, ce jour-là aux Crocs. Tôsen a dû battre en retraite, et pour récupérer quoi… ? Un fragment de Nara Alderan, laissé en évidence sur un Plateau... Tu commets l’erreur la plus fatale, Teruyo : celle de surestimer ton adversaire… en plus de sous-estimer tes alliés. Toi, Tsuyoshi, vous nous condamnez à l’inertie et à la ruine, en suivant exactement les chemins qu’on trace pour vous à vos pieds.

La vérité, Teruyo, c’est que vous n’êtes plus dignes de ma confiance.
 »

Enfin, il avait l’occasion de le dire en face, après ces dernières semaines difficiles passées à ronger son frein et à tenter de se tempérer. Il avait entendu les deux Taishô qu’il incriminait manifester sans vergogne leur propre manque de confiance à son égard, en dépit de tous les sacrifices qu’il avait consenti et de ceux qu’il était encore prêt à faire, et l’Oterashi ne voyait plus aucune raison de se miner pour tenter de mieux paraître aux yeux de sa hiérarchie. Ces jeux là étaient déjà faits.

« Harumi… ce n’est pas de fuite dont je parle. C’est de la réincarnation des âmes dont il est question, cette technique interdite dont Reijirô s’est rendu maître. Au lieu de glousser et de t’agiter, fais plutôt bien attention à ce qui se passe... »

Ce que le guerrier calciné, lui, faisait avec le plus grand soin compte tenu des enjeux qui étaient encore en train de s’étirer en tout sens au beau milieu de ce bout de forêt dévasté. Et tandis que ses sens lui rapportaient l’arrivée imminente d’Ashitaka, dont l’aura s’était précisée à mesure de sa progression, ainsi que de Rin et de Mého qui le talonnaient, le guerrier tellurique vit son attention piquée au vif par une masse de chakra qui s’enfonçait dans les tréfonds. Ses iris flamboyants se tournèrent vivement en direction de la source d’énergie, loin en dessous de la surface, avant de remonter lentement vers le point le plus proche qui se trouvait à ladite surface. Junichiro, bien sûr. Dans un contexte aussi incertain et tendu, il n’était guère surprenant que le Désavoué, pas encore tout à fait remis et régénéré, prenne le maximum de précautions pour se garantir une porte dérobée. Yanosa lui-même, si il s’opposait bel et bien aux ordres et propositions que lui faisait le parti adverse, n’était pas fondamentalement du côté de l’Uesugi, et se gardait toujours un angle ouvert pour se ruer à tout moment sur le maître du Jiongu si la nécessité lui imposait.

L’agent du Sazori en disgrâce, toutefois, se laissait également la même porte ouverte concernant ses propres compatriotes. Qu’il s’agisse de l’Ecorché, du Miyamoto, d’Harumi ou encore d’Ashitaka, qui venait de débarquer en trombe avec un air maussade imprimé sur le visage, personne n’était à l’abri de sa résignation, si celle-ci lui imposait de prendre des mesures extrêmes.

« Junichiro…. Arrête ça à l’instant. Si quelqu’un doit s’occuper de mes frères et sœur de la Roche, ce sera moi et personne d’autre. »

D’un regard chargé de ressentiment et de tension, l’Oterashi balaya l’ensemble des visages qui se trouvaient là rassemblés. Le point de rupture approchait, se dit-il avec amertume, et les chances d’échapper à une issue funeste s’étiolaient à chaque instant.

« On ne rentre pas à Iwa. Personne… ne rentre à Iwa, tant que cette affaire n’est pas réglée. Junichiro… Ne sois pas assez naïf pour croire que si tu es ressuscité, tu seras autre chose qu’une marionnette sans le moindre libre arbitre. Cette non-vie… te serait préférable à une éternité de captivité dans nos geôles, mais même si tu venais à récupérer ton sabre nécromant, tu ne serais plus jamais toi. Tout monstrueux que tu es… fourbe et manipulateur, assassin d’expérience, tu ne peux pas abandonner ce contrôle, ces sensations, ces- »

Le Tellurique s’arrêta un instant, songeur, fronçant légèrement les sourcils sous ses bandages.

« A moins… que ton âme ne soit déjà liée à quelqu’un d’autre. A quelque chose, d’autre. Ton propre sabre… ? »

Yanosa ne pouvait que se perdre en conjectures sur le sujet, mais un lien existait très certainement entre les dires sibyllins de Junichiro, Reijiro, ainsi que le sabre nécromant qui avait été confié au Jiongu par feu le Seigneur Kira Naragasa. Ce n’était peut-être pas qu’une déviance extrême de son pouvoir filaire, si l’Ecorché flirtait si ouvertement avec la mort à tout bout de champ.

« Si nous sommes ici… reprit l’Oterashi, c’est pour nous affronter. Loin de tout, sans risque pour qui ou quoi que ce soit. Et personne ici… ne pourra l’empêcher. »

Le Chûnin enrubanné marqua une pause, inspirant profondément en serrant les mâchoires.

« Regardez-vous tous. Vous pensez être en état ? Vous ne me passeriez même pas sur le corps, et vous comptez maîtriser celui-là même qui vous fait si peur ? Rarement ai-je vu autant de shinobi… prêts à se plier aux compromis les plus inutiles simplement pour sauver la vie d’un traître. Quoi, je dois le redire encore plus fort ? Je suis un traître ! Laissez vos oreilles se repaître de ça, et contemplez profondément votre impuissance !

A moins que… ce soit ma défaite, qui vous fasse si peur.. ? Vous vous faites donc si peu confiance... que vous vous croyez incapables de neutraliser un seul Homme ? A six ? Toi, Teruyo, Kisuke, Rin, toi Ashitaka, Juunin ! Harumi… Mého, qui arrive également ! La crème de la crème d’Iwa, le fleuron de nos forces armées… Et ce serait à croire…. que tout ça, ne serait pas suffisant ? Pour lui ?
Asséna-t-il en pointant l’Uesugi du doigt. Si c’est à cela qu’en est réduit Iwa, alors autant rendre les armes tout de suite et accorder à Tôsen tout ce qu’il demande. Votre défaitisme et votre immobilisme seront notre perte à tous, ainsi qu’à notre Avenir… mais je ne laisserai pas faire. Vous voulez vous rendre utiles… ? Aidez-nous à remettre en état cet empaffé de beau parleur, surveillez-le, chantez-lui même des berceuses si ça vous amuse. »

Tout son corps coincé entre tension et relâchement, l’Oterashi tourna la tête une nouvelle fois en direction de l’Ecorché.

« Un dernier combat et la garantie de ne pas finir en zombie sans cervelle, contre ce que tu sais de Kojima Reijiro. Un marché… est un marché. Mais si tu veux inclure l’héritage de Naragasa Kira dans la balance… il va falloir faire mieux et m’en dire davantage que ce que tu n’as fait jusqu’à présent. »

_________________
[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Giphy

Theme
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5797-oterashi-yanosa-termine
Miyamoto Teruyo
Miyamoto Teruyo

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Sam 23 Juil 2022 - 15:14

Me rapprochant d’un rocher à proximité de ma position, je m’asseyais là, secouant légèrement la tête, me massant doucement la tempe droite de l’index. Les paroles que j’écoutais avec une attention certaine me laissaient pantois face à cette situation qui ne cessait de se dégrader malgré les propositions que j’avais pu offrir. Malheureusement, face à ces dernières, une seule invective prévalait, sans la moindre once de circonspection. Pire que cela, les paroles de certains reflétaient quelque chose de bien pire. Attentif aux paroles de Kisuke, j’écoutais le genin, gardant un œil alerte sur la situation, ricanant légèrement face à mièvre tentative d’explication.

« Où est donc ta logique Kisuke ? Serait-elle sélective ? Offres-tu un jugement de valeur gradué selon la situation et selon ta propre perception des choses ? Utiliser cadavre est une monstruosité mais choisir d’accompagner un meurtrier est plus louable, et je ne parle pas de votre prisonnier ? Alors oui, il aura été préparé ce cadavre, par tes soins d’ailleurs. Cela n’a pas eu l’air de te trop te déranger à ce moment. Mais peut-être est-ce moins grave à tes yeux que traquer un prisonnier qui s’enfuit. Et qu’en avons-nous fait de ce cadavre ? Rien. »

Souriant, je l’étais, un sourire narquois peut-être, surement même, mais un sourire pourtant bien affiché sous mon regard de braise.

« Considérer l’humain en chacun de nous ? Rappelle-moi donc qui a fait demande au près du clan Hyuga pour que ces derniers daignent te soigner ? Qui t’a accompagné dans ton renouveau en tant que genin ? Qui a vu en toi l’homme qui cherchait à donner un sens à sa vie et non pas juste un shinobi de plus que l’on pourrait utiliser ? Donne-donc son nom à chacun ici présent ! »

Mes yeux se portaient l’espace d’un instant sur le Désavoué.

« Mais … ça … s’il a le terme d’humain en tant qu’individu, peut-on encore conjoncturellement le dénommer ainsi après ce dont chacun de nous a été témoin, un cœur palpitant qui défit la mort au-delà de son corps, un cœur palpitant qui se développe dans sa cellule telle une toile d’araignée de chair, un cœur palpitant qui se ressource pour devenir à nouveau une apparence humaine. »

Laissant échapper un ricanement, je tapotais mon index sur mon front.

« D’ailleurs, toi et ton nouvel ami, vous être prompte à discourir et à fustiger avec les arguments qui vous arrangent, mais quand il s’agit de répondre aux questions, je vois que chacun de vous préfère le silence. Du coup, je réitère ma question pour chacun de vous, je vais partir de principe que vous ne m’avez pas entendu la première fois. Kisuke, explique moi-donc comment en l’espace de trois jours seulement, une telle amitié a pu naitre entre vous ? Comment un prisonnier d’Iwa peut attirer autant la sympathie ? Quant à toi Junichiro puisque malgré tout cela est ton nom. Alors qu’Iwa t’a enfermé, isolé, comment en trois jours de cavalcade, tu en arrives à agir de cette manière ? Tant de docilité, tant de complaisance … n’est pas là l’opportunité attendue de profiter de la crédulité de certains pour prendre l’ascendant psychologique et te jouer de ceux qui pensent que tu as réellement quelque chose à offrir à notre village ? »

La critique était facile, seulement, il fallait aussi assumer la part de question dont on était la cible. Il est facile de conspuer, mais devoir répondre de ses actes en toute sincérité est une affaire difficile à accepter, se murer dans le silence est plus facile, fuir ses responsabilités est chose aisée.

« Quant à ma loyauté envers Iwa, ne doute jamais d’elle comme je n’aurais jamais douté de la tienne jusqu’à aujourd’hui. Le sacrifice que tu as fait par le passé est la preuve de ta dévotion et des secrets que tu as décidé de cacher à nos ennemis. Conspué par les tiens, c’est cette ferveur qui t’aura value mon aide. Mais aujourd’hui, ta loyauté envers le village, oui, je la remets en question de par tes actes, de par vos actes ! »

Mon regard flamboyant s’était alors rapidement focalisé sur Yanosa avant de revenir sur Kisuke. Si Harumi avait parlé avec conviction, l’Ecorché se mit à barjaquer à nouveau et ce fut seulement après avoir écouté ses vaines bravades que je poursuivais cette discussion.

« J’entends vos arguties, mais seulement en tant que telles malheureusement. Toi qui étais encore un cœur palpitant il y a trois jours de cela, tes menaces n’ont aucune prise sur moi. Regarde-toi. Il n’y a pas besoin d’être le plus grand eiseinin qui soit pour comprendre que tu es faible et que ta seule force actuelle est de jouer sur la force et la crainte que tu inspirais lors de ton attaque d’Iwa et de ton combat contre Toph. J’ignore comment tu as réussi à obtenir cette apparence, mais si cela avait été aussi simple et sans le concours de tes nouveaux amis, tu l’aurais surement déjà fait en prison. »

Me mordant la langue, je toussais quelque peu, projetant un peu de sang dans ma main.

« Mes excuses, ce n’est rien. » dis-je en laissant une trace carmin sur mon pantalon et en crachant le reste de sang que j’avais dans la bouche.

« Maintenant, au-delà des questions que je t’ai déjà posées juste avant, explique-moi donc les choses. Admettons que tu sois entré à Wasure de ton plein gré pour une cause plus grande. Je peux le concevoir … »

Et je le concevais dans la mesure où Tsuyoshi était exactement dans cette situation avec le Ningen à l’heure actuelle.

« … Mais admettons que tu ais décidé de servir l’Homme au Chapeau pour ces mêmes raisons. Concernant l’attaque d’Iwa, tu étais seul face à Toph et son groupe. Si tu n’avais pas réellement épousé sa cause ou accepté de le servir d’une manière ou d’une autre, pourquoi ne pas feindre l’attaque, d’autant plus que celle contre qui tu t’es battue avait semble-t-il bien plus de sagesse que le macaque que je suis. Si tu n’étais réellement pas au service de ce Tosen, pourquoi avait facilité ses plans ? J’étais là lorsque Nara Alderan a été ramené, à l’endroit même où tu avais lutté. Tu as donc participé à renforcer les effectifs de notre ennemi, et pas avec la force de frappe la plus faible qui plus est. »

Soufflant de dépit, je regardais celui qui affichait un faciès d’adolescent pendant de longues secondes avant de poursuivre.

« Pour autant, je te félicite. Tu as su habilement te servir des attentes et faiblesses de chacun pour servir tes propres intérêts. Face à Yanosa, ce discours guerrier, cette promesse d’un combat plein de grandeur, tout ce qu’il affectionne. Face à Kisuke, cet affect humain, centré sur les émotions, le ressentiment, le pardon et la promesse d’un changement. Cela aurait surement pu fonctionner si les deux tableaux sur lesquels tu jouais n’étaient pas si éloignés l’un de l’autre. Mais la vérité dans tout cela, c’est que tu n’as rien à offrir. Tu n’es un Désavoué, tu n’es qu’un mercenaire que l’Homme au Chapeau a engagé ou rallié à sa cause pour la force que tu représentes. C’est tout. Tu n’es pas dans le secret des dieux, tu n’as aucune information que nous ne pourrions récupérer de nous-même. Pire que cela, tu ne représente absolument rien aux yeux de celui que tu as suivi. Tu sais pourquoi ? Car justement tu as été laissé à Iwa. L’homme au chapeau est venu en aide en personne à Rei pour le sauver d’une mort certaine. Yanosa pourra te le confirmer. L’homme au chapeau est venu en aide en personne pour sauver le Nécromancien et Nara Alderan, ça, Harumi pourra te le confirmer. Mais toi ? Qui est venu te libérer des entrailles de la Roche ? Où est donc Tosen ? Nulle part ! Car tu n’es qu’un soldat. Aussi fort que tu sois, tu n’es qu’un pion sur son échiquier. Les pions peuvent devenir les pièces les plus puissantes, mais ils peuvent aussi être sacrifiés. Toi … tu es un sacrifice parmi tant d’autres. »

Ricanant légèrement, j’allais poursuivre quand Yanosa prit la parole, après la soudaine arrivée d’Ashitaka à nos côtés.

« Et Meho ? » demandais-je en me tournant vers l’autre rouquin.

Avait-il été retenu ? C’est de fait à ce moment que le souvenir de Rin ressurgissait en moi. Focalisé sur la situation présente, j’avais oublié son absence. Était-il avec elle ? Pour autant, le jonin ne semblait pas particulièrement inquiet et avait gardé silence, c’est que la situation, d’une manière ou d’une autre devait être sous contrôle.

C’est ainsi que le Clairvoyant se lança dans sa longue logorrhée.

« Le Triumvirat a fait perdre du temps ? Après combien de temps as-tu estimé que ce temps était perdu ? Cela fait quoi, une saison ? Deux saisons que ce Triumvirat est en place ? Et quelles sont ces fameuses positions que nous avons cimentées ? Les vraies urgences, elles sont là ! Eviter que ce prisonnier ne soit libre de ses mouvements et de ses actions. Quant à Tosen, il a failli être battu. C’est une réalité. Mais la vérité c’est qu’il est toujours là. Ne fais donc pas preuve d’orgueil. Quant à notre ennemi ici présent, rassure-toi, je ne le surestime pas. »

Une fois encore je laissais échapper un rire sonore.

« Tsuyoshi et moi … les moutons noirs du Triumvirat. Tsuyoshi que tu estimes surement inférieur à toi et qui est aujourd’hui à la tête de l’unité que tu aurais surement pu diriger et moi, qui suis, au-delà de tes propres actes qui t’on valus ce choix, à l’origine de ce choix de ne pas t’offrir la tête du Sazori. Seule Aimi finalement, étrangère à tout cela, trouve grâce à tes yeux. N’oublies-tu pas qu’elle fait partie intégrante du Triumvirat que tu conspues. »

Souriant face à la dernière bravade du Calciné, je prenais la suite de sa remarque.

« La confiance. Elle se gagne, elle se mérite. Tout comme le respect. Mais je doute que ce vouvoiement soudain, toi qui as toujours pris soin de tutoyer qui que ce soit, ou du moins moi, soit preuve d’un profond respect. Mais de fait explique moi donc cette disparition de confiance ? Car j’ai refusé de prendre le risque de te voir mourir dans un combat où j’estime que les gains sont nettement en deçà des risques encourus ? Cela veut-il donc dire que toi, fier défenseur fidèle d’Iwa, tu acceptes d’obéir à un ordre qui t’es donné quand cela va dans ton sens, mais refuse toute directement quand elle va à l’encontre de tes vœux ? Aller à l’encontre de ses convictions Yanosa, c’est parfois un devoir que tout bon shinobi doit s’imposer. J’ai participé à cette guerre contre Tetsu malgré moi, malgré mes convictions profondes car je suis fidèle à Iwa, Ashitaka pourra te le dire, j’étais avec lui. J’ai tué trop de personnes, des ennemis pour ma survie, pour la survie des miens et de mon village, allant contre mes propres convictions où je m’étais interdit d’ôter la vie de quelqu’un. Et qui ai-je blâmé ? Toph ? Non ! Personne. J’ai pris sur moi de réfléchir à ce qui s’était passé et de voir la situation dans son ensemble, pas seulement focalisée sur mon insignifiante personne dans l’immensité que représente Iwa et son avenir. Peux-tu en dire autant toi qui a froidement assassiné ces innocents en mission, toi qui a froidement laissé tes compagnons face à Yonbi pour aller chercher je ne sais quel fait d’arme ? Acceptes-tu que l’on te dise non ? Que l’on ne soit pas en accord avec tes choix que tu tentes d’imposer ? »

Doucement, au-delà de ce regard flamboyant, mes cheveux reprenaient leur couleur et leur chaleur divine à mesure que les paroles de Yanosa se faisaient véhémentes.

« Tu t’entends Yanosa ? T’entends tu dire à un ennemi d’Iwa que tu vas t’occuper toi-même des shinobis du village qui sont venus le récupérer lui ? Ton chimérique combat est donc si profondément ancré en toi que tu en viens à annoncer clairement vouloir lutter contre celles et ceux qui partageaient encore il y a peu de temps les mêmes convictions que toi, car je doute qu’aujourd’hui tu partages encore la vision de la Roche. »

Me relevant, je me tenais dès lors droit face à la scène.

« J’étais prêt à accepter la demande de ce Junichiro à une seule condition, ce qu’il soit fermement attaché. Tu décides donc de rejeter cette ultime proposition ? Et encore une fois, tu fais preuve d’un orgueil démesuré à te penser plus fort que tout le monde. Crois-tu que l’on ne puisse t’arrêter ? T’empêcher d’agir ? T’entends-tu parler Yanosa ? Se glorifier d’agir en traitre ? Vociférer des paroles vindicatives comme seuls nos ennemis le fait ? Qui perd donc la raison ici ? Qui vit son utopie en cet instant ? Pire que tout … qui ose parler de confiance après avoir récusé la sienne envers le village. »

M’avançant d’un pas, j’ouvrais largement les bras en reprenant cette apparence simiesque totale.

« Je viens de vous faire une nouvelle proposition, une fois encore, revoyant mes positions, le seul à revoir ses positions face à vos arguties. Et maintenant, qu’allez-vous faire ? Me tuer ? Libérer le démon qui sommeille en moi ? Yanosa ! Kisuke ! Libérez-donc Yonbi ! Il ne lui faudra pas trois jours pour retourner à Iwa et raser le village. Des milliers de civils innocents voués à une mort certaine. Et pourquoi ? Pour satisfaire vos ambitions ? Pour satisfaire ce que l’Ecorché vous a promis et qu’il n’est pas en mesure tenir. Voilà où nous en sommes ? »

Baissant les bras, je balayais du regard cette situation chaotique avant de poursuivre.

« Que décidez-vous ? Satisfaire vos propres intérêts ou agir pour le bien d’Iwa ? Allez-vous attaquer ou nous obliger à le faire et ainsi pouvoir dire "vous voyez ! On avait prévenu !" »


Spoiler:

_________________
[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Terurusigna

Kit by Aimi
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t7144-miyamoto-teruyo-termine
Hyûga Kisuke
Hyûga KisukeEn ligne

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Mar 26 Juil 2022 - 11:03
Harumi ne montrait de sa part qu'un comportement inapproprié à la situation. Elle rigolait, au lieu de faire attention à ce qu'il se passait. Les sens de Kisuke était aux aguets, et si intellectuellement elle ne comprenait pas ses arguments, elle faisait surtout l'erreur de ne pas scruter ses alentours. Ce qu'il se passait. Teruyo, au moins, semblait plus apte à analyser son environnement.

Des renforts étaient en route. Ce n'était pas prévu, et cela mettait des bâtons dans les roues à leur plan. Ashitaka était déjà présent. Silencieux. Observateur. Sa respiration était lourde - sans doute la fatigue après avoir traqué leur groupe. Cela n'allait pas jouer en leur faveur, c'était certain. Yanosa prenait la parole et déclarait ses intentions. Il se sacrifiait, quelque part. Se décrivait comme un traitre, s'il le fallait, pour obtenir ce que tous désiraient pourtant ici. Enfin des informations tangibles. Ce n'était pas l'approche que Kisuke aurait choisit, mais il ne pouvait se retenir d'admirer le développement de son ami qui faisait preuve d'énormement de retenue.

Même s'il menaçait quand même, à un moment, de devoir s'en prendre aux iwajins. Kisuke grimaça. Ce n'était pas ce qu'il préférait comme option, mais si c'était nécessaire pour le bien de tout le Yuukan et d'Iwa, alors sans doute qu'il faudrait en arriver aux mains.

Teruyo semblait avoir des trous de mémoire, quand à son utilisation de cadavre. Ce n'était probablement pas judicieux pour lui de remuer le linge sale en présence d'autres shinobis qui ignorait tout de ses manigances.

Cela m'a dérangé, et je te l'ai fait savoir, mais tu ne t'en rappelles déjà plus visiblement. Et cela m'a aussi dérangé que tu brûles ce cadavre sans aucune raison, par pur envie pyromane - ce que je t'ai aussi fait savoir. Et pour une enième fois, qualifier Junichiro de meurtrier est une lourde accusation dénué de sens. Il n'a tué aucun iwajin pour le moment, et il n'a pas été condamné pour être envoyé à Wasure. Meurtrier ? Pas plus que toi et moi... même si personnellement j'évite de sauter sur ce recours-là, contrairement à d'autres.

Après, il fallait être honnête, les Arts Hyûga s'y prétaient bien. On ne pouvait pas dire la même chose de tous les arts shinobis. Yanosa était un exemple même de manque de retenue, d'habitude. Pour le moment, néanmoins, il semblait faire un énorme effort et c'était aux yeux du Hyûga excessivement impressionnant. Quant à la question sur quel shinobi avait le plus aidé Kisuke a retrouvé ses capacités ?

...

Vraiment ?

Yanosa m'a accompagné au jour le jour dans ma revalidation physique. Il m'a fait sué avant et après l'opération. Il m'a ancré dans ma chair et mes os la dureté de la vie de shinobi, jour après jour. Mes tenketsus ont été reconstruit par un cousin, mais je considère Yanosa comme un frère pour avoir reconstruit tout le reste, même si c'est un frère turbulent qui amène son lot de problème. Je me rappelle bien que tu as vaguement faciliter ma récupération du chakra administrativement, et je t'en remercie. Mais soyons honnête, c'est Yanosa qui m'a soulevé et aidé à retrouver toutes mes capacités alors que je venais de retrouver mon chakra. Ton rôle là dedans n'a jamais été qu'anecdoctique.

Kisuke, toujours sur son tronc d'arbre, montait sur une branche plus haute que précédemment. Elle était suffisamment grande pour pouvoir exécuter ses techniques Hyûga, ou pour prendre appui et esquiver une attaque venant du sol. Son Byakugan avait vu des choses - que Yanosa semblait également avoir ressentit. L'Ecorché avait agit, sans que Teruyo ne s'en rende compte. Il était prudent d'ajouter à son arsenal un compagnon de plus. Il exécuta des mudras et invoqua une deuxième invocation sur lui. Un deuxième serpent qui ondulait sur lui et dans ses vêtements. L'exercice n'était pas génial pour son chakra, mais serait probablement nécessaire.

Son Byakugan scrutait le sol, s'attendant à un assaut de cet angle-là.

Son sensei lança un argument sur l'humanité de Junichiro, que le Hyûga contra sans peine.

Et toi tu te transformes en démon singe qui hurle de la lave. Pourtant, je te considère tout autant humain que Junichiro.

Ce qui était assez ironique, sans doute. Son sensei ne semblait pas véritablement comprendre ce qui se tramait ici. La subtilité avec laquelle Yanosa et Kisuke dansait tant avec leur dialogue qu'avec leur préparation. Il ignorait bien entendu que Kisuke avait drogué l'Ecorché - et le dire a voix haute n'aurait pas été une bonne idée. Pourtant, son sensei connaissait ses capacités, et lui avait lui-même demandé de mettre au point un poison pour délier les langues.

Il devait l'avoir oublié. Et il sous-estimait véritablement Kisuke en ce moment.

Il ne s'agit pas d'amitié, mais de logique encore une fois. Ce n'est pas lui qui essaie de nous corrompre, Teruyo. Tu me sous-estime. C'est moi qui le corrompt vers notre côté. C'est moi qui use de ses faiblesses et de ma plus grande force - mon esprit logique. Et tes efforts ne font que rendre les choses plus difficiles. Junichiro est notre seule possibilité de faire quelque chose auquel l'Homme au Chapeau ne s'attendrait pas - tendre la main et tenter le dialogue. Il ne s'agit encore que de simplement discuter. Ce que tu fais également. Pourtant tu ne remets pas ta propre loyauté en doute.

Kisuke rigolait à son tour devant ce drame sans aucun sens qui se déroulait sous leur yeux. Soi-disant, l'Ecorché sous cette forme ne faisait pas peur à Teruyo. Pourtant, le faire évader pour l'interroger a nous quatre était trop dangereux ? Il y avait comme qui dirait une inconsistence. Teruyo avait un égo sur ses capacités bien énorme. Yanosa lui était très certainement supérieur en tout point de base, sans compter ses propres modestes compétences d'alchimiste qui avait déjà, à elles seules, mis à mal le Jonin.

Un mudra, une main qui glissait dans sa besace pour activer un sceau. Trois fumigènes tombèrent dans le contenant. Sans doute utile pour la suite, et cela ne coutait pas grand chose. L'Apothicaire préparait ses cartes, car ils étaient dans une impasse et personne ne voulait prendre l'initiative de débuter les hostilités. Ce qui permettait à Kisuke de continuer d'endosser des équipements et des avantages pour lui.

Pourtant, il était important de souligner un point. Une menace que Yanosa avait relevé mais qui avait été ignoré par le "supérieur".

Tu ferais bien pourtant d'écouter et d'entendre la menace, au lieu de suggérer un instant que nous allons tuer des iwajins. Comme Yanosa l'a souligné, Junichiro prépare quelque chose. Le faire revenir même menotté n'aurait pas été une bonne idée avec la dose de chakra qu'il a envoyé dans le sol et qui a rayonnée à mes yeux divins. J'ignore ce que tu es en train de préparer, Junichiro. Mais je t'en conjure - essayer de donner une dernière chance à notre conversation. Nous en avons l'opportunité maintenant. Et réponds-moi sur cette question : le chakra donne aux shinobis une puissance que n'ont pas les autres mortels. C'est vrai. Pourtant, c'est également le cas de la féodalité, et qui est elle-même plus restrictive dans son application car les élus sont moins nombreux et le pouvoir qu'ils détiennent est encore plus important. Tu faisais confiance à ton daimyo malgré tout. Ne pourrais-tu donc pas convenir que tu pourrais théoriquement faire confiance à certains shinobis également ? Le chakra n'est peut-être pas la source de tes maux, Junichiro. Seulement la personnalité de ceux qui détiennent ce pouvoir - ou ceux qui détiennent la puissance d'un pays. Et cela, l'Homme au Chapeau ne pourra jamais te proposer une solution solide pour régler ce problème-là. Son agenda est superficiel pour un véritable révolutionnaire.

Il n'avait jamais rien proposé diplomatiquement au monde. Son agenda était stupide et superficiel si son but était juste de couper le chakra du monde. Tout au plus, il justifiait l'escalade à la puissance en liguant les pays contre un adversaire commun. Et une fois disparut, rien ne permettrait à cette coalition de survivre.

Surtout s'il a travaillé aussi étroitement avec celui qui est responsable de la chute de ton seigneur. Est-ce donc ce qu'il aurait voulut pour toi ? Que tu t'associes à lui, et au Nécromancien ? Non, Junichiro. Il existe un troisième choix. Celui de la collaboration. Associe-toi à nous. Ensemble, nous pourrons faire bien mieux, et proposer des structures véritables en place pour réguler tout cela.

Kisuke essayait de provoquer un dialogue où, sa drogue aidant, des informations capitales tomberait. Cela avait toujours été son plan, avant même que Yanosa n'essaie de l'affronter à l'aide ses drogues de combats.

résumé:
tech utilisées:

_________________
Palmarès shinobi:

Spoiler:


Dernière édition par Hyûga Kisuke le Mar 26 Juil 2022 - 18:27, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t11145-hyuga-kisuke-civil#95880
Kobane Harumi
Kobane Harumi

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Mar 26 Juil 2022 - 18:10

Harumi n’écouta guère les délires de l’écorché qui ne faisait que tenter de rester libre.

Kobane Harumi • « Soyons sérieux, une seconde, ce type raconterait n’importe quoi pour ne pas retourner dans cette boite, mais il ne l’a pas volé. Ce monstre n’a tellement pas de scrupule qu’il dit lui-même qu’il tuera Teruyo afin de libérer Yombi afin de détruire totalement ce pays. C’est ça que vous voulez libérer ? Vraiment ? Quelle personne adorable, douce et bonne. C’est certain. Excellent choix. J’espère que vous avez noté mon ton sarcastique, juste au cas où … »

Finit par dire la femme médecin en secouant la tête doucement. Elle regardait chaque personne présente, mais ne douta pas une seule seconde des capacités de Teruyo. Yanosa annonça qu’il n’avait plus confiance en les autorités du village, ce n’était guère une surprise vu ses choix. Cependant de ce côté-là, cela ne la concernait en rien.

Kobane Harumi • « Désolée, je n’ai pas pu me retenir de rires devant les aberrations qu’a pu dire Kisuke. Vos histoires entre vous dans Iwa ne m’intéressent pas, simplement, je ne peux pas admettre de laisser libre comme l’air quelqu’un comme lui. Tu sais très bien qu’il sera une menace. Tu espères quoi dans un monde parfait que tu dessinerais ? Que le dit écorché soi gentil, doux et aide l’humanité ? Non, il n’a pas été capable de tuer à Iwa car il a été stoppé avant. Son objectif était bien d’aider son maitre Tôsen avec la situation. Si Iwa ne l’avait pas stoppé par la force, il aurait massacré tout le monde. Comme là il menace le monde de libérer un démon à queue sauvage où on a dû être un sacré nombre pour contrôler. C’est une personne mauvaise, il le dit lui-même ! Réveillez-vous ! »

Harumi écouta la petite phrase de Yanosa, bien évidemment pendant que l’on parlait, il préparait quelque chose pour tuer tout le monde s’il en était capable. Elle enchaina alors les mudras afin de créer des clones. Les Harumi se dispersèrent dans la zone de combat en hauteur de préférence.

Kobane Harumi • « Parfois Yanosa, pour les générations futures, il s’agit de faire ce qui doit être fait. Si tu étais un traitre à ce point, tu ne voudrais pas autant te battre pour ce qui est juste. Tu crois vraiment qu’une fois toute sa puissance récupérée il respecte quoi que ce soit ce type ? Pas du tout, il gagne du temps pour avoir toutes ses forces et tous vous tuer parce que dans sa main, vous n’êtes que des pions. Pourquoi il respecterait sa parole alors qu’il n’a aucun intérêt à ça. Sa parole ne vaut rien du tout. Cet écorché là à tuer tellement dans sa vie qu'il mérite son sort. Depuis le début vos propres arguments prouvent que la seule voie possible est de le stopper, alors agissez comme tels. »

Spoiler:
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5036-medecin-itinerant-fiche-finie#39461 https://www.ascentofshinobi.com/u1034
Hyûga Rin
Hyûga Rin

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Mar 26 Juil 2022 - 19:40

Retrouvant finalement ce groupe avec qui elle s'était engagée, Rin n'avait pas vraiment eu le choix. Retrouvée sans le moindre problème, Ashitka avait bondi en direction de ce groupe qu'elle aimait tant. Impossible pour elle de maîtriser quoique ce soit dans gens qu'elle avait pu apercevoir grâce à ses divins iris, la Parange ne pouvait que maudire son incompétence, une fois de plus. Arrivant au cœur d'une partie de la forêt qui avait été dévastée par l'assaut du kuchiyose de l'homme singe, la veuve de par la nature de son Byakugan, pouvait percevoir la quasi-totalité de son environnement. Non seulement elle pouvait étrangement poser son regard sur Kisuke haut dans les arbres, mais aussi sur Yanosa qui avait établi un perchoir sur un trône d'arbre.

Il ne lui fallut que quelques instants, cependant, pour comprendre ce qui devait être la raison d'un tel théâtre. Du coin de son œil, enfin... pour ce qu'une vision à 359 degrés pouvait avoir de coin... elle pouvait percevoir les émanations de chakra qui provenait directement du sol. Si elle n'en comprenait pas immédiatement la source, il lui apparaissait évident qu'elle devait, à son tour, se trouver un perchoir. Curieuse, elle améliorait secrètement sa vision afin d'être désormais capable de percer la matière.

Sautant sur l'arbre le plus près, qui ne devait être qu'à quelques mètres d'Ashitaka tout au plus, Rin observait la scène qui se déroulait devant elle. Elle n'avait pu qu'entendre qu'une partie du discours qu'à vomir la mercenaire engagée pour soigner et défendre Iwa.

[Rin] - Et c'est donc ça, toi, ta vision du monde ? Un monde où on accuse quelqu'un d'un crime qu'il n'a pas commis sous prétexte qu'il n'a juste pas eu la chance de le faire ? Et si je te disais que si Teruyo est encore en vie, c'est parce que je n'ai pas eu la chance de l'éventrer. Tu m'arrêterais pour meurtre ?

Bien entendu, il s'agissait là simplement d'un exemple décrit avec la plus grande neutralité que son être pouvait produire.

[Rin] - Nous penses-tu vraiment tous cons au point de croire à un monde ou nous marcherons main dans la main avec lui ? Vouloir entendre son point de vue et accepter sa requête ne veut pas non plus dire qu'on lui fait confiance. Nous penses-tu bêtes au point de ne pas avoir prévu ses magouilles ? S'il y a quelqu'un ici qui manque de vision, c'est Teruyo. Celui-là même qui ne comprend pas le danger qu'est le nécromancien. Pourquoi crois-tu que nous sommes autant de Hyûga à avoir suivi Yanosa ? Pour ses beaux yeux ? Parce que sous ses bandages, il est musclé ?

Déclarait-elle à cette femme sur qui Rin ne percevait aucun bandeau shinobi.

[Rin] - Si l'écorché parvient à prendre le dessus, c'est simplement parce qu'on se sera vidé de chakra entre nous.

Elle posait son regard sur Yonbi. Non pas Teruyo, mais bien le démon qu'il arborait à tout vent. Son chakra volcanique perçait la forêt interdite, tout comme il perçait les ruelles d'Iwa à chaque fois qu'il empruntait son pouvoir au dieu singe. Son cœur pompait à pleine vitesse, la rage qui l'animait prenait davantage d'ampleur. Devant elle, il n'y avait pas l'homme qu'elle avait rencontré dans son bureau, la journée où elle a exposé les compétences potentielles du nécromancien. Non, c'était la bête qui lui avait enlevé son mari et sa fille. Rien de moins.

[Rin] - Nous avons pris le choix que tu n'avais pas le droit de prendre. Pas dans tes positions de Taisho. Nous ne sommes plus au village, Teruyo, les Iwajins ne craignent plus rien. Les trois plus gros problèmes potentiels d'Iwa ne sont plus entre ses murs, toi et ton démon qui peut potentiellement ressurgir au milieu complètement d'Iwa, le désavoué capable de s'extirper lui-même de cette prison ou tu crois l'arrêter et Yanosa, un élément volatil. Iwa n'a jamais été aussi sécure. Au lieu de nous affronter et de se battre les uns les autres, aidez-nous à rendre ce duel plus sécuritaire. Si déjà avec trois Hyûgas, le désavoué n'avait pas la chance de nous placer un coup fourré... Avec trois shinobis et elle en plus, ça ne peut que diminuer davantage les risques. Vous ferez bien ce que vous voudrez de nous après, mais pour l'heure, ne perdez pas l'opportunité de récolter des informations sur le Nécromancien. Peut-être ne seront-elles pas complètement véridiques, mais nous avons eu plus d'info en trois jours que vous en avez depuis sa capture.


Résumé:

_________________
~ Thème~
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t11935-hyuga-rin https://www.ascentofshinobi.com/t13337-hyuga-rin#118026 https://www.ascentofshinobi.com/u1087
Narrateur
Narrateur

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Ven 29 Juil 2022 - 9:44
Le tour de @Nihito Meho est sauté (hors-délai).
C'est au tour de l’Écorché.
Revenir en haut Aller en bas
L'Écorché
L'Écorché

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Ven 29 Juil 2022 - 12:08
Les prunelles de l’Ecorché roulèrent vers Ashitaka, qu’il reconnût aussitôt parmi ceux qui étaient venus lui rendre visite dans sa geôle, puis vers Rin dévoilant ses deux yeux diaphanes striés de nervures. Il leur adressa un sourire rapide, comme s’il profitait de l’allégresse de cet instant précieux et infiniment exquis.

Iwa se déchirait. En se figurant telle chamaille, Junichirô eut presque envie de se maudire lui-même de n’avoir envisagé sa réussite que par les armes, et non par cette valse des rancœurs. Et que ça palabre. Et que ça pointe du doigt. Et que ça conspue. En quelques jours seulement, il avait réussi un coup qu’aucun avant lui n’avait su orchestrer : mettre Iwa à genou, sans même la combattre.
Elle était belle, la cité-ninja. En vérité, où qu’on aille, le schéma était le même : l’homme est un loup pour l’homme.

Il commença par Miyamoto Teruyo.

« Tu as raison, mon cher. Je n’ai rien à vous offrir. Pourquoi voudrais-je vous faire un cadeau ? Tu l’as bien saisi, je ne suis ni votre ami, ni votre allié. Je suis en quelque sorte… votre ennemi, oui. Disons plutôt que nous ne poursuivons pas les mêmes ambitions. Les miennes s’alignent sur celles de Sakaze Tôsen et sont contraires aux vôtres, ce qui fait que nous ne sommes pas dans le même camp. Mais je ne suis pas le sujet de sa seigneurie, que tout ceci soit bien clair. D’ailleurs, ce n’est pas l’Homme au Chapeau qui nous a confié les missions que nous sommes venus réaliser, pendant que vous reteniez ses Lieutenants.
C’est le Nécromancien. Kojima Reijirô, qui nous coordonne.
»


Et encore une fois, il leva son index, toujours avec cette suffisance notoire, ce toupet inconsidéré, cette arrogance abjecte.

« Au passage, je salue votre manœuvre, Teruyo. Menacer que votre mort livre votre village aux abois devant la furie du Dieu-Singe, tout en accusant vos subalternes de risquer cette même vie… quelle formidable singerie. Vraiment, j’adore ! Vous prenez votre propre village en otage pour imposer votre doxa ! La dictature du Dieu-Singe, quelle histoire !
C’est tout ce que mon maître répugnait.
»


De mécontentement, il cracha par terre afin d’exprimer la haine qu’il éprouvait pour ce genre de procédé et laissa siffler l’air entre ses dents en adressant au présumé dictateur un regard des plus noirs. Puis, conservant sa nonchalante attitude et ne changeant rien de sa démarche, il tourna la tête vers Oterashi Yanosa.

« Tu t’approches presque de la réponse, guerrier de la Roche. Je vais te donner un indice : mon cadavre serait tel le nectar des droséras. »

Et puis ce fut vers Hyûga Kisuke qu’il adressa ses dernières remarques, car il marqua un nouveau point en or. La référence à Naragasa Kira et à la traîtrise de Raonaka Ao fit tressaillir l’Ecorché. Encore sujet aux effets de la drogue, il ne put contenir sa rage et se livra un peu plus, encore.

« Je vais t’en donner un aussi, Kisuke. Admettons que ton seigneur soit tué par un traître, et que tu apprennes que ce même traître s’est attiré les faveurs d’un autre seigneur, à l’autre bout du monde… »

Ça tombait sous le sens. Junichirô voulait se venger, mais quelque chose l’avait retenu de le faire jusqu’alors. N’aviez-vous pas d’ailleurs omis de lui préciser quelque chose au sujet de ce même protagoniste ?
A la vérité, le captif ignorait bien des choses du dehors depuis les tréfonds de sa cellule.

Ses derniers regards se portèrent vers Hyûga Rin, puis vers Kobane Harumi.

« Si vous n’êtes pas iwajine, alors vous êtes une curieuse intrue dans cette histoire. »

La remarque n’avait aucune sorte d’innocence : c’était une stratégie toute déclarée pour écarter un concurrent du débat. Mais de ce même débat, l’Ecorché commençait à se lasser. Il ne chercha pas à répondre aux arguments de Kisuke, non. Il lui accorda une brève attention, et d’un mouvement de tête lui fit comprendre toute la fatalité qui venait de plomber cette entrevue.

« M’allier à un peuple de troglodytes consanguins même pas foutus de se mettre d’accord…
Jamais.
»


Et le sol se mît à trembler.

La surface de la terre se déchira, et des limbes surgirent alors deux mâchoires gigantesques, deux montagnes bardées de dents aussi grandes que des pyramides.
Aussitôt, vous fûtes tous happés vers les méandres telluriques ; mais au lieu de trouver les dédales habituels que constituaient vos précieux sous-sols, vous vous enfonçâtes dans un paysage de chair morte et putréfiée.

Dans les profondeurs de l’estomac noir d’une antique créature des abysses, vous vous retrouvâtes. La lumière s’éteignît. La brise humide et fraîche de la pluie laissa place aux effluves putrescents d’un univers en décomposition.
Au milieu de ce paysage décharné baignait un lac d’acide noirâtre ; un univers saignant, encadré par des parois criblées de pustules et d’aphtes, d’anémones aux cœurs cancérigènes, de muqueuses nécrosées, d’algues moisies et de coraux rongés.

Le pandémonium au cœur du cadavre d’un géant des abysses.


Informations:
Revenir en haut Aller en bas
Borukan Ashitaka
Borukan Ashitaka

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit Empty
Mar 2 Aoû 2022 - 3:45
Les échanges entre les membres du village caché de la Roche devant le prisonnier en fuite laissait un goût amer au guerrier roux qui avait passé sa vie à défendre le pays. Le respect de la hiérarchie valait donc si peu pour certain d'entre eux ? Et de l'autre côté, les arguments ne lui semblaient pas bien mieux. S'il avait choisi de partir à la poursuite de Yanosa, c'était pour éviter les morts innocentes qu'il avait potentiellement créé. Et maintenant qu'il était face à cette situation, il ne pouvait que se demander si c'était réellement la bonne solution, si c'était bien utile. Et si le Désavoué qui passait son temps à lâcher des indices et des informations ne se moquait pas tout simplement d'eux. Quel intérêt avait-il dans cette situation ? Cherchait-il simplement à s'amuser ? À provoquer le chaos dans les rangs de l'ennemi ? À faire quelque chose de plus grand encore, était il seulement véritablement à la solde de Tôsen ou n'était-il qu'un contrôlé parmi les autres ?

Réfléchissant à toutes ces implications, Ashitaka essayait de déterminer le chemin qui lui permettrait de sauver un maximum de personnes et à rétablir une cohésion entre les deux factions qui s'étaient ici créés.

Silencieux au milieu des débats, attentif à ce qui les entourait et aux réactions de l'ancien samouraï, le Borukan qui n'avait toujours pas de solution diplomatique fut obligé de se rendre à l'évidence, le Désavoué n'allait pas se rendre et les suivre. Pire que cela, une bouche immense se formait autour d'eux et les dévorait pour les enfermer dans une cavité immense, sombre et poisseuse.

Groupés dans ce lieu sordide et semblait-il souterrain, le guerrier roux prit une inspiration assez courte puis décida de filer vers la paroi la plus proche en enchaînant les mudras. Cette chose qui les avait enfermés n'allait probablement pas rester ainsi, généreusement passive. Il fallait s'enfuir de ce lieu au plus vite. Et en un sens, la suite se conclurait plus tard. En tous cas, aux yeux du Borukan, cet échange n"avait plus d'intérêt puisque la vie des iwajins passaient avant. À vrai dire, c'était plus les éventuelles sanctions ou réactions qu'il souhaitait observer. Pour l'heure cependant, il devait se montrer patient.

Lorsqu'il fut enfin suffisamment proche, Ashitaka enchaîna les mudras immédiatement pour tenter de transpercer le flanc de l'animal gargantuesque, crachant un jet d'eau sous haute pression pour s'ouvrir une voie de sortie.

HRP:

_________________
[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit 59615_s
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t6560-borukan-ashitaka-du-magma-a-la-glace-termine https://www.ascentofshinobi.com/u563

[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit

Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» [Désavoué] Partie 4/02 - Poursuite
» [Désavoué] Partie 3/01 - Le Dénouement : Ceux qui virent le danger
» [Désavoué] Partie 3/02 - Le Dénouement : Ceux qui virent l'aubaine
» Nouvelle source de conflit
» Retour aux sources du conflit [Asaara Kō]

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Tsuchi no Kuni, Pays de la Terre
Sauter vers: