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[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit

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Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

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Mar 2 Aoû 2022 - 23:23
L’accalmie physique chez le Taishô du Manazuru ne fit pas perdre à ce dernier toute la puissance de sa logorrhée, qui sembla culminer l’espace d’un instant juste avant que l’hôte du Singe de lave n’en vienne à tousser un sang rouge et épais. Teruyo questionnait, questionnait, retournait et mélangeait à tout bout de champ les problématiques aussi fades que diverses que la petite équipe rassemblée par Yanosa avait pris sur elle de gérer de front. Bien loin de lui l’idée, vraisemblablement, que les hommes et femmes dont il était de facto le supérieur avaient pu s’organiser de façon à prendre le moins de risque, de façon à drainer le plus de bribes d’informations possibles de la carcasse de l’Ecorché. Impassible et malgré tout bouillonnant intérieurement, le guerrier de pierre écouta tout en observant toujours les gestes de chacun, encaissant intérieurement, reléguant au néant ces pics et ces pseudo vérités que le Miyamoto semblait absolument certain de détenir. Des faits déformés, aliénés par le prisme qui s’était vraisemblablement interposé entre l’esprit de Teruyo et le monde qui l’entourait. Il se défendait de tout manquement, songea le Chûnin en disgrâce, et si le Taishô mettait en avant des faits pour certains tout à fait véridiques, leur emploi dans ce contexte demeurait hors de propos. Pire, alors qu’il développait et faisait remonter à la surface les moments charnières de ces derniers mois dans le parcours mouvementé de l’Oterashi, le Miyamoto transformait à sa guise les intentions du Tellurique, modelait selon ses propres perceptions la psyché de l’agent du Sazori pour leur ôter toute crédibilité.

Mais le principal concerné, en retour, ne dit rien.

Il n’y avait rien à dire, rien de plus en tout cas, à un homme qui refusait de voir que le laisser-aller avait gangrené le fonctionnement même de leur cité militaire, avait entraîné un délais inimaginablement déraisonnable quant à l’interrogatoire de leur seule et précieuse ressource. Il n’y avait rien à dire, à un soldat qui se trouvait incapable d’envisager, ni même de comprendre pourquoi et comment certains sacrifices devaient être faits pour remporter une guerre, cette guerre qui menaçait rien de moins que leur Avenir à tous. Il n’y avait rien à dire, enfin, à un supérieur hiérarchique qui se refusait à voir la réalité en face, et qui se trouvait incapable d’estimer correctement ses chances de succès dans un scénario donné. Junichiro préparait quelque chose, l’Oterashi l’avait acté de vive voix, et pourtant… Pourtant, aucune mesure n’était prise, encore une fois, en dépit de sa mise en garde. Un voile sombre et opaque était en train de recouvrir la scène et de séparer chacun de ses protagonistes, et c’est au prix d’un effort immense que Yanosa, en entendant les ultimes paroles de l’hôte de Yonbi, demeura sur place en attendant patiemment son heure. Il ne l’aurait pas cru possible, si il ne l’avait pas lui-même entendu, mais la réalité s’imposait bel et bien à lui, immuable : Teruyo préférait menacer les habitants de tout Tsuchi, par ricochet, plutôt que d’avouer sa position intenable.

C’en était trop. Les membres de l’agent du Sazori se préparèrent instinctivement, toutes ses chaînes musculaires s’activant et se gorgeant de chakra pour initier l’assaut qu’il aurait dû lancer depuis déjà plusieurs minutes. Mais pour le meilleur comme pour le pire, la voix de Kisuke, les mots qu’il eut pour lui, et ce même si ils ne lui étaient pas destinés… désamorcèrent au moins pendant un instant les aspirations terminales du Chûnin de la Roche. Il s’agissait pourtant là simplement de routine, en ce qui concernait Yanosa : aider les siens à devenir plus fort, plus robustes, plus aptes à faire face aux épreuves. Depuis qu’il avait été en mesure de le faire, jamais il n’avait cessé de suivre ces préceptes, et s’était contenté pour ainsi dire de les appliquer avec le Hyûga au bob. Une application, vraisemblablement, qui avait laissé son empreinte, respectueuse, presque fraternelle dans l’esprit de Kisuke. Encore une fois, l’Oterashi ne dit rien. Car il n’y avait rien à ajouter, à la vérité, à un hommage aussi viscéral et naturel au travail de fond qu’il avait mené. Une fois cette parenthèse refermée, toutefois, l’heure allait enfin venir pour le guerrier de pierre de finalement intervenir pour mettre un terme à ces échanges infructueux et avilissants.

Mais c’était sans compter, cette fois, sur l’intervention de Junichiro lui-même.

Yanosa fronça les sourcils, à l’écoute de cette bribe d’énigme insoluble à ses oreilles, entrevoyant dans la foulée quel genre de levier il était encore possible d’actionner chez le Désavoué via la personne de Raonaka Ao. Malgré l’intervention aussi indésirable que dommageable de Teruyo et de son unité, peut-être était-il encore possible, songea-t-il, d’obtenir ce pourquoi ils avaient fait tout ce chemin en administrant au passage ces drogues au Désavoué. Ces espoirs, toutefois, moururent dans l’oeuf lorsque les derniers mots de l’Ecorché fendirent l’air. Et que les tréfonds de la forêt s’ouvrirent.

« Qu’est-ce qu- !! »

Le temps de réagir, sans doute l’avait-il… mais pour faire quoi ? Les mâchoires, gargantuesques, les avaient tous encerclé avec une vitesse fulgurante qui n’avait d’égale que la dévastation engendrée par son irruption. Des mâchoires… La pensée se bloqua un instant dans l’esprit du Tellurique, qui revit par flash informes son voyage douloureux et cataclysmique dans les entrailles du Dieu Singe. Pas de lave ici cependant : seulement les ténèbres… et la puanteur. La chute dans les conduits organiques putréfiés de l’immense créature ne fut pas de tout repos, et ce fut au prix d’une débauche d’agilité déployée en catastrophe que l’Oterashi parvint à se réceptionner sur une surface solide, terreuse. Les bruits autour de lui, les odeurs, cette humidité qui avait imprégné le bas de son pantalon. Un estomac. Junichiro, déduisit-il alors, venait de les plonger dans les entrailles d’une antique créature, morte depuis sans doute plusieurs siècles. Un rappel d’outre-tombe pour une espèce tombée dans l’oubli en dépit de son incroyable monstruosité.

« Rin, Kisuke, sur ma position !! »

Lui ne pouvait rien y voir, mais sans aucun doute ses deux indéfectibles alliés pouvaient-ils percevoir ses tenketsu et le repérer avec aisance. Sans avoir à forcer sur la portée de ses perceptions, l’agent du Sazori perçut assez distinctement l’aura des deux Hyûga se rapprocher de lui.

« Il a choisi son terrain, son moment… Tant pis pour lui. Si c’est ici qu’il veut se battre, alors je vais lui donner ce qu’il veut. Kisuke, la Droséra, je dois savoir ce que c’est. Toi et Rin, prenez de la hauteur. Ta tour... »

Il n’avait pas besoin d’en dire plus, lui comme le Hyûga sachant bien à quoi il faisait référence.

« Mettez-vous en sécurité et si possible… faites-moi de la lumière. Localisez cet enfoiré et gardez un œil sur tout ce qu’il fait…

...Je vais à sa rencontre.
 »

D’un mudra, l’Oterashi fit apparaître deux clones au côté de ses alliés Hyûga. Inutile d’en dire davantage cependant, et tandis que le corps du guerrier tellurique décollait du sol pour aller s’élever au coeur de la cavité putrescente, porté par l’énergie du Mitsudo, le Chûnin contempla le scénario qui l’aurait vu, avec Rin et Kisuke, s’extraire de cet enfer de chair morte. La manœuvre eut été pertinente, songea-t-il… mais uniquement si leur objectif n’était pas demeuré ici, au beau milieu des entrailles de cette bête. Arrivé à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, au jugé, Yanosa stoppa son ascension, ses sens en alerte pour l’informer de tout mouvement dans sa périphérie au coeur de cette obscurité à la fois pesante… et accueillante.

« Junichiro !!! Qu’est-ce que tu crois faire, hein… !? Très belle bête que tu as là… mais elle n’est qu’une invité, un organisme de plus de passage dans mes propres entrailles de terre et de roche… !! J’ai scié les boyaux de Yonbi en deux, traversé ses chairs soit disant divines : il en faudra plus, bien plus pour me terrasser !…

… Tout comme il aura fallu que toute la fine fleur de Kiri se ligue, pour venir à bout de Raonaka Ao.
 »

Perché au milieu du néant, le guerrier de pierre laissa sa dernière phrase s’étirer dans l’espace.

« Oui, tu as bien entendu. Celui qui t’a humilié, qui a tué ton Seigneur et souillé ses idéaux, tes idéaux, a été vaincu… défait, par des shinobi. Mais, je ne m’en fais pas trop pour lui, en fin de compte. Après tout, Reijiro le ramènera certainement, et libre à lui alors de continuer à fouler éternellement le Yuukan, sans plus jamais craindre pour sa vie. » conclue-t-il avec malice sur un ton volontairement trop guilleret.

« Mais assez de palabres… !! Tu veux te battre ici, dans cet océan de merde et d’immondices !? Parfait ! Ça m’évitera d’attendre que ce qui te sert de couilles ait repoussé. Allez viens… finissons-en ! »


Résumé
Santé : Fine, still tired
Chakra : 1A 5B 4C 1D

Dans la créature, Yanosa se regroupe avec Rin et Kisuke avant de créer deux bunshin (B) et de prendre son envol au milieu de la cavité (B). Il garde dans le même temps active son anticipation (C) et invective Junichiro pour le provoquer et initier le combat.





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Miyamoto Teruyo
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Mer 3 Aoû 2022 - 22:29

Dépité. Oui, je pouvais l’être face au discours de celles et ceux qui avaient libéré un fléau qu’Iwa avait réussi à maitriser et enfermer dans les plus profondes de ses geôles. Si Rin était restée absente jusqu’à présente, un voile de suspicion planant au-dessus de sa tête, désormais, le couperet de la culpabilité était clairement tombé lui aussi, dans un flot de palabres sans la moindre cohérence. S’entendait-elle parler à défendre ce Désavoué ? N’avait-elle pas perdu de la famille suite aux derniers évènements survenus à Iwa ? Quoi qu’il en soit, son intervention et celle des autres fut finalement balayé par cette fameuse préparation que l’Ecorché préparé depuis tant de temps et que Kisuke ne nous dévoilait qu’en cet instant au lieu d’agir contre ce biais-là.

Que dire face à un tel déploiement de force qui nous goba littéralement en un instant sans qu’aucun de nous, quelles que soient nos convictions, ne puisse réagir. Où étions-nous exactement ? Dans les entrailles d’une bête assurément. Laquelle ? Difficile à dire. Quoi qu’il en soit, compte tenu de la taille immensément gigantesque, il était quasi certain que la bête était une invocation. Voilà donc une information importante qu’il nous fallait prendre en considération.

Fin gastronome, adorateur de bonne chère, les entrailles dans lesquelles nous nous trouvions étaient un supplice pour le gourmet que j’étais. Les narines emplies d’une odeur nauséabonde, cette pestilence me revenait dans le palais, me laissant un gout de pourriture et de mort dans la bouche. En cet instant, alors qu’Ashitaka, plus réactif que jamais tentait de nous trouver un moyen d’échapper à cette prison morbide, je vomissais mes tripes et ainsi que le dernier repas frugal que j’avais pris en vol.

Les jambes dans cette mélasse gastrique, cette sensation de chaud courant autour de mes pieds, je m’essuyais la bouche, crachant le reste de bile qui trainait pour lever les yeux et voir ce qu’il se passait. L’esprit d’équipe étant ce qu’il était, Yanosa appela à lui ses séditieux compagnons, laissant à leur sort la bande de vils despotes que nous étions.

Si dans ses paroles, Kisuke avait éveillé ma curiosité, il en était de même pour Yanosa qui demanda quelques explications complémentaires. Me doutant fortement que le partage d’informations n’était pas à l’ordre du jour, il fallait je le pense, user de quelques talents pour m’assurer de bénéficier de quelques explications supplémentaires. Mais avant cela, le problème principal était tout autre.

Réalisant quelques mudras, je plantais ma main dans les sucs gastriques, touchant directement la bête et y apposant un sceau dessus. Adepte du fuinjutsu, mon répertoire se composait aussi de techniques pouvant révoquer les kuchiyoses. La configuration actuelle était, à mon sens, présentement le cas d’une invocation dans laquelle nous étions enfermés et activer le sceau en question permettrait de faire disparaitre notre prison. Cela n’empêcherait surement pas notre ennemi d’y avoir recours à nouveau, mais pour cela, il devrait perdre du temps et de l’énergie.

Entre temps, focalisé sur le discours qui se tramait devant moi, je restais attentif aux moindres paroles, usant également d’un modeste éclairage si jamais ma première technique ne venait pas à fonctionner, offrant ainsi à chacun le loisir d’y voir plus clair.


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Kit by Aimi
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Hyûga Kisuke
Hyûga Kisuke

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Jeu 4 Aoû 2022 - 21:43
Harumi et Rin partirent dans un débat tristement inutile. L’auxiliaire ne faisait nullement briller son utilité ou sa cohérence aux yeux du Pharmacien expérimenté. Et de l’écorché également. Kisuke n’avait qu’une réponse à celui-ci. Sur le sujet de la vengeance.

”La simple vengeance serait de se venger du traitre. La vengeance poussée, de se venger du traitre et de tuer son seigneur à lui pour lui faire comprendre sa douleur. Mais la vengeance pure et rationelle, celle qui ferait le plus mal, est celle qui anéantit et fait disparaitre tous les plans de ce traitre.”

Bon, Kisuke avait zappé qu’il s’agissait d’Ao et que ce dernier avait clamsé à Kiri. Futé, peut-être, mais pas cultivé en géopolitique des dernieres années. On avait tous son petit défaut.

Ashitaka était resté silencieux. Teruyo aussi. Et puis l’assaut. La mâchoire béante se referme, englobant terre shinobis et arbres. Seuls ses réflexes surhumains lui permirent d’agriper ses invocations tout en se cramponant à son tronc d’arbre avec un bel équilibre.

Dans le noir et l’odeur nauséabonde, Kisuke ruminait ses pensées. Ses options.

La négociation avait donc échouée, plombée par le faible niveau de subtilité des traqueurs iwajins. C’était dommage, il lui aurait même bien proposer un mariage clanique - un peu de sang neuf dans le clan Hyûga aurait pu aiderà diminuer la consanguinité. Kisuke n’avait pas le temps ni l’opportunité de s’en plaindre. Il s’agissait de continuer à prévenir l’équipe autour de lui de ce qui risquait de se passer. Il parla donc haut et fort pour faire comprendre à tous de quoi il était question. Et son analyse.

”La droseras... la plante tueuse de mouches qui les attire avec de l’odeur avant de refermer ses mâchoires dessus et de les digérer lentement. Cela sous entend un piège déclenché par sa mort. Prenez des dispositions défensives.”

Une luciole vint éclairer l’environnement d’une douce lumière chatoyante. Kisuke trouva l’idée bonne, si insuffisante. Il demanda à l’un de ses kuchyioses d’embraser un restant d’arbre voisin avant d’utiliser les branches comme torches qu’il déploya à d’autres endroits pour pourvoir à une illumination plus complète et totale.

Yanosa avait un plan, et il suggéra au pharmacien d’user de sa tour. Avoir un promontoire stratégique n’était pas foncièrement une mauvaise idée, plutôt le contraire. Meilleure vision, une distance raisonnable des sucs gastriques et des paroies de l’estomac qui pouvaient se contracter. Et puis la pierre ne craignait pas les acides de cet organe. Un mudra sur le sceau, et une grande tour surgit dans l’espace. Il sauta sur le toit avec aisance, et deux passagers presques pas clandestins.

Il y avait encore une chose à préciser à Rin et Yanosa. Il ne le dit pas tout haut - c’était un secret.

Petite précision. S’il est aussi loquace depuis tantôt, c’est parce qu’il est sous une de mes drogues d’interrogation que j’ai cachée dans sa nourriture. Ce n’est pas un sérum de vérité, plus qu’un poison qui retire ses filtres. Donc faut le faire parler un maximum.

L’interrogation avait débutée depuis qu’il avait bu à cette gourde. Maintenant que s’en faire un allié était difficile, il devait revenir sur un schéma plus basique. Lui proposer un duel malgré tout. Continuer de lui tirer les vers du nez.

Et puis intervenir au besoin. Il avait toujours sa drogue de vitesse disponible, même si celle de réflexe commençait à péricliter.

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Dernière édition par Hyûga Kisuke le Sam 13 Aoû 2022 - 21:58, édité 1 fois
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Kobane Harumi
Kobane Harumi

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Ven 5 Aoû 2022 - 10:44
Harumi n’avait pas vraiment le temps de répondre aux discussions, si on pouvait appeler cela ainsi, car elle fut avalée comme tous les autres par une créature géante quelconque. Il fallait sortir d’ici très rapidement avant de servir de repas pour le désavouée, d’ailleurs, cela avait dû déjà commencer. La femme médecin soupira légèrement en entendant les ordres lancés par Yanosa.

Kobane Harumi • « Hey Yanosa, tu es au courant que l’on est tous dans la même merde, alors il va falloir travailler tous ensemble de concert que ça vous plaise ou non. Il ne faut surtout pas rester ici, on doit choisir notre terrain de combat, pas le sien. »

Kisuke semblait s’occuper d’éclairer la zone, tant mieux, ils pourraient au moins y voir quelque chose. En formant des mudras afin de créer une armure de pierre autour d’elle pour se protéger, elle se dirigea vers Yanosa.

Kobane Harumi • « Si tu comptes l’affronter, il va falloir compter aussi sur moi. »

Harumi espérait bien que la manoeuvre de Teruyo porte ses fruits, sinon, elle devrait s’occuper de faire une porte de sortie à l’aide de ses moyens.

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Hyûga Rin
Hyûga Rin

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Ven 5 Aoû 2022 - 23:27

Vomissant ses quelques mots qui n'avaient, au final, que très peu de sens, le discours de la Parange tombait dans l'oreille d'un sourd. Aucune réaction, cette femme à qui elle s'adressait n'avait même pas daigné lui répondre. Même ne pas daigner s'enquérir de son existence. Cette femme qui n'était même pas d'Iwa, qui ne portait même pas les emblèmes de la pierre. Bien que dernièrement, il fallait dire que Rin questionnait cette légitimité qu'elle avait elle-même des portes. Qu'elle questionnait si cette instance militaire était, au final, vraiment pour elle. Après tout, si elle ne s'était pas engagé dès son plus jeune âge, c'était peu vraiment parce qu'elle était loin d'être tout sauf la petite soldate obéissante aux bêtises de ses supérieurs.

Cependant, elle n'eut malheureusement pas le temps de réagir à cette absence de réaction que son Byakugan perçut les trésors de cette technique, perçant la pierre, perçant le sol. C'était cependant bien inutile, car avant qu'elle n'ait la chance de prévenir ses alliées, le cadavre de la bête dévorait l'environnement et eux aussi. Capable de voir dans des angles impossibles, elle parvenait à s'en tirer dans cette déglutition qu'avec quelques égratignures. Sans doute qu'en pleine forme elle aurait été capable de ne subir aucune déchirure sur son épiderme, mais sa condition physique actuelle et sa réserve de chakra qui se vidait n'augurait rien de bon pour les défenses de Rin.

Abaissant d'ailleurs le niveau de son Byakugan, elle n'avait simplement plus le luxe de se permettre la version la plus poussée, elle était quand même apte à percevoir le chakra des êtres qui l'entourait. Des sources de chakra qu'elle reconnaissait sans trop de difficulté, les ayant vues quelques instants plus tôt. Enfin, bien qu'elle avait encore un peu de difficulté à différencier Harumi d'Ashitaka, elle n'avait aucun problème à repérer Kisuke et Yanosa, dont elle avait vu les tenketsus à plusieurs reprises.

D'autant plus que l'homme de roc venait de l'appeler jusqu'à lui. Sans questionner l'ordre de son enseignant, elle le rejoignit et se laissait prendre afin de s'envoler loin des sucs gastriques qui avaient d'ailleurs commencé à faire rougir la peau de ses jambes.

Sous les ordres de l'Oterashi, Kisuke invoquait une véritable tour au coeur de l'endroit, en plus d'informer le duo que l'écorché était sous les effets d'un genre de sérum de facilitation verbale. Il fallait donc essayer de le faire parler, mais en vérité elle ne savait pas trop ce sur quoi elle pouvait bien jouer.

À la place, une fois déposer sur le dessus de la tour, elle s'accroupit volontairement, simulant une faiblesse dû au chakra. Si ses réservers n'étaient pas les plus pleine, elle avait quand même encore dequoi réaliser un Kaiten au besoin. Ici, elle se rappelait son interaction avec le coeur au coeur des entrailles de la roche. Elle se rapplait son intérêt pour le Byakugan et surtout, cette attitude prédatoriale. Ainsi, ici, elle jouait à la proie afin de faire sortir le désavoué de sa cachette. Elle faisait l'animal blessé, vide, facile à agressé pour un prédateur de choix.

[Rin] - Urg... Je suis presque vide en chakra.

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Nihito Meho
Nihito Meho

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Dim 7 Aoû 2022 - 12:07


Tout va si vite dans le monde ninja … .

Rin s’était éclipsée sur les pas d’Ashitaka disparaissant dans un courant d’air après avoir indiqué au Chunin le point final de cette course. Ses clones ne devaient pas être loin vu le bruit et préférant jouer la prudence, Mého prit quelques minutes de plus pour regrimper au sommet de son solide allié et défenseur.

Le gigantesque éléphant n’était pas discret mais il offrait une protection de choix. Pensif au sommet de la bête ils prirent donc la route progressant tant bien que mal dans cette dense forêt émeraude. A mesure qu’ils approchaient, les des voix commencèrent à résonner mais au grand soulagement du ninja le métal ne semblait pas encore prêt à rugir. Son appréhension bien que persistante s’amenuisait un peu permettant à son rythme cardiaque de s’apaiser un peu.

- Si le combat commence, il risque d’être rude mon ami …


L’éléphant ne répondit pas. Il était rare de voir son compagnon aussi sérieux. Peut-être ce dernier ressentait quelque chose bien en dehors des perceptions des hommes ? Les yeux fixés vers son objectif, le chunin se questionnait sur les raisons de cette tension et rapidement, la vérité se fit brutale et imposante.

La mâchoire gigantesque déchira le sol à quelques mètres d'eux. L’éléphant avait stoppé sa course si brutalement que le chunin avait frôlé la chute. Cette odeur, cette invocation … Son esprit ne fit qu’un tour tandis qu’il voyait sous ses yeux le paysage déchiré se faire engloutir par l’immense et fétide poiscaille.

Il fallait réfléchir vite … Aux vues de la taille de l’invocation, il y avait de forte chance pour que seul lui et l’invocateur n’aient réchappé à l’intervention. Les morts, il n’y croyait pas, l’attaque ne semblait pas viser particulièrement à détruire mais plutôt à isoler. Essayait-il de s’enfuir en les enfermant ? La position reculée de Mého était peut-être une aubaine.

Faisant cent pourcents confiance à ses camarades pour révoquer ce mastodonte, l’esprit du chunin s’était réorienté vers une idée bien plus sombre. Si l’écorcher essayait de s’échapper, comment ferait-il pour le poursuivre. Il fallait absolument éviter cette situation catastrophique ….

C’est clone ayant disparu dans l’engloutissement le chunin réinvoqua deux versions de lui-même qui plongèrent dans la pénombre environnante. Perché au sommet de son invocation le regard sombre, ses poumons s’emplirent d’air et d’une voix qui porta aussi loin que sa thoracique lui permettrait, il tonna :

- Viens finir ce que nous avons commencé à IWA si tu te prétends guerrier, l’heure est venue de mettre un point final sur notre rencontre espèce d’aberration !

La trompe de son invocation gagna brutalement en volume avant de déverser une impressionnante quantité de terre en direction de l’invocation marine. Cette attaque aurait-elle le moindre effet ? Difficile de le prévoir, cependant aux vues de l’ampleur, il y avait peut-être moyen pour lui d’attirer un peu l’intérêt de son homologue.

RESUMER:


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L'Écorché
L'Écorché

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Dim 7 Aoû 2022 - 21:49
La créature, après avoir jailli du sol comme n’importe quelle baleine crevant la surface des eaux, s’écrasa lamentablement sur place en se renfonçant dans la terre. Sa gueule tournée vers les azurs se figea en l’attente que son heure vienne ; par-delà la mort, elle avait continué de servir. En cela, elle ressemblait particulièrement aux idéaux de l’Ecorché. La mort n’était somme toute qu’une étape parfois nécessaire pour concrétiser quelque chose de plus grand, et elle n’empêchait guère de continuer de servir sa cause.
Mais alors que sa gueule continuait de toiser les cieux, une colonne de boue d’une force inouïe explosa contre ses mâchoires sorties et la puissance de l’impact la fit basculer sur le côté. Alors sa gueule s’ouvrit par un mécanisme naturel, sa mandibule déboitée par l’amas de boue considérable qui avait été projeté contre elle.
Ainsi Meho défigura-t-il le titan des mers.

A l’intérieur, le spectacle fut encore plus redoutable. Un puissant jet d’eau sous haute pression jaillît de la bouche d’Ashitaka et laboura les parois méphitiques du titan, créant une large trouée dans ses parois intérieures puis ouvrant son large cuir cadavérique sur un rayon de cinq bons mètres pour émerger en geyser au dehors de l’engloutisseur des abysses. Il n’y eut aucun cri de la part du monstre légendaire.
Il était déjà mort.

A l’intérieur de son estomac, ça grouillait encore d’activité. Une immense tour de pierre se fendît de ses sucs gastriques et de ses débris pour se dresser jusqu’à sa tracée, mais elle se renversa en même temps que la créature. Des lucioles et des boules de feu vinrent éclairer le sinistre spectacle de toute une troupe iwajine ressoudée pour le bien de la patrie. La main de l’hôte du Dieu-Singe, enfin, vint agrandir la brèche reformée.
C’était trop. L’Ecorché pouvait bel et bien continuer d’alimenter sa technique en chakra, et ainsi garder ce monstre même blessé. Il pouvait même la réparer, en retissant ses parois avec son art Jiongû, profitant de ce qu’un kuchiyose pouvait être un relais pour ses propres sorts. Mais la révocation vint court-circuiter son alimentation en chakra. Ce fut comme tenter de s’évader avec un boulet enchaîné aux pieds. Il relâcha la tension, et le monstre se liquéfia progressivement, entraînant ses hôtes dans les profondeurs terrestres avec sa disparition.
Et l’Ecorché réapparût. Tout rongé de la tête aux pieds. Tout écarlate, la peau criblée de cloques et de brûlures, rongée par endroits. Une mine abattue s’étirait sur son visage. Il avait sué, pour invoquer un tel monstre. Il y avait laissé un peu de son âme et surtout, beaucoup du peu d’énergie qu’il lui restait.

Au moment où tout se résorba autour de lui, il se laissa sombrer dans le gouffre qui se reboucha très vite au demeurant. Le monstre avait avalé la terre et écarté une large place, vous plongeant dans une sorte de fosse géante où s’enchevêtraient encore des débris, des roches brisées, de la terre en quantité colossale. L’univers parfait pour un guerrier tellurique.
Au fond de ce trou, l’Ecorché était étalé sur le dos, les bras écartés. Il paraissait embrasser son destin.
C’était comme s’il était à votre merci, et en même temps, vous pouviez sentir une étrange aura émaner de lui. Il s’attendait à quelque chose, vautré dans cette fosse, éclaboussé par le crachin de la pluie.
C’était presque une invitation à l’achever au fond du monde de Yanosa.

« Mon cadavre... le nectar de la droséra... »

Souffla-t-il dans un murmure, avant que son visage ne se tourne vers ses alliés précédents, Yanosa, Kisuke, puis vers Rin, encore plus éprouvée que lui, puis vers Meho qui arrivait et en appelait à son fameux point final.

Information:
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Borukan Ashitaka
Borukan Ashitaka

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Mar 9 Aoû 2022 - 23:20
Le rouquin aux yeux mordorés avait percé sans soucis la peau du géant mort et s'était extirpé de ses entrailles, observant un instant la créature échouée avant que cette dernière ne disparaisse en quelques instants, révoquée par Teruyo. Revenant auprès de ses camarades, Ashitaka avait bien remarqué la silhouette du Désavoué au centre de ce chaos. Hésitant un instant, il décida d'enchaîner les mudras pour tenter de trouver une éventuelle autre source de chakra. Avait-il fait un clone qui s'abandonnait à son sort pendant que le véritable fuyard tentait de s'extirper de ce piège qui s'était refermé sur lui, ou avait-il réellement été prit de court par la technique du Taisho du Manazuru ? Autant s'en assurer plutôt que de se faire berner.

" Si vous avez une autre méthode que la détection chakratique pour repérer des personnes autour de vous, assurez-vous qu'il ne tente pas de s'enfuir encore. Que ce ne soit pas juste un clone qui soit ici. "

Une fois rassuré sur les évènements, prêt à se défendre mais aussi à pourchasser l'ancien samouraï si ce dernier venait à tenter de leur échapper, le Borukan soupira. Maintenant, il fallait se décider sur ce qu'il serait bon de faire. Comment répondre aux actes de ce quatuor qui avait décidé que les lois n'étaient pas faites pour eux, aue la hiérarchie ne les atteignait pas, qu'ils pouvaient apporter le chaos au sein d'Iwa si tel était leur souhait et que cela devait être la norme à les écouter ? Comment Teruyo, la seule figure d'autorité présente, comptait-il trancher sur une éventuelle sentence ?

Quoi qu'il en soit, Ashitaka était encore capable d'agir, et si la fatigue le gênait quelque peu, il n'était pas de ces jeunes apprentis qui s'épuisaient rapidement. Il avait désormais suffisamment d'expérience pour s'économiser comme il l'avait fait jusque là et ainsi se montrer décisif lorsque cela se montrerait réellement nécessaire.

Pour l'heure, il devait patienter, il n'agirait pas sans savoir quelle était la piste qu'ils allaient emprunter ensemble, puisqu'ils étaient actuellement au milieu de nul part et qu'ils devraient bien rentrer à Iwa d'une manière ou d'une autre.

Hrp:

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Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

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Mer 10 Aoû 2022 - 2:43
Quoi que de façon fugace et éphémère, la lumière perça bel et bien les ténèbres de l’enfer stomacal dans lequel ils étaient tous plongés grâce à l’intervention de l’un des reptiles de Kisuke. De lumière, ce dernier avait d’ailleurs également fait profiter Yanosa des siennes propres, en lui révélant avant l’envol du guerrier tellurique la nature et le fonctionnement de la Droséra. Une plante carnivore, songea l’Oterashi dans les hauteur insondables de l’organe digestif, qui leurrait donc ses proies avec son nectar avant d’en assimiler les éléments nutritifs. A cette pensée, l’agent du Sazori en disgrâce ne put s’empêcher de froncer les sourcils, s’interrogeant sur les implications d’un tel indice. Et pourquoi un indice, d’ailleurs… Comme il s’en était douté, Kisuke confirma avoir joué un rôle dans le délié verbal donc avait fait montre jusqu’ici Junichiro, mais de là à penser qu’une drogue aurait pu pousser le Désavoué à lancer ainsi une accroche à celui qu’il avait précisément qualifié d’ennemi un peu plus tôt.. ? L’énigme s’épaississait, devenait plus sombre encore que cet environnement putrescent et immonde, et alors que Yanosa se languissait d’entendre ou de percevoir la réponse de l’Ecorché à sa dernière provocation, une autre voix qu’il reconnaissait bien le tira de son obscure contemplation, là en bas.

« ..Tsh. »

Une réponse tout aussi acerbe qu’elle n’était minimaliste. Peu importait où ils pouvaient bien se trouver tous, à présent, ou les craintes et peurs que certains pouvaient ressentir. Là où quelques iwajin verraient un danger, d’autres pouvaient voir une opportunité, une fenêtre sur l’échappatoire qu’ils attendaient pour mettre un terme à l’inertie et continuer sur leur lancée. Harumi, qui avait démontré la fermeture de son esprit à ce genre d’occasion et de raisonnement, ne pouvait évidemment pas comprendre cela, pensa le Chûnin de façon fugace. Pas plus qu’elle ne pouvait comprendre, de facto, l’importance d’un duel et son caractère sacré. Un caractère, en dépit de toutes les ignominies dont pouvait être ou ne pas être responsable Junichiro… que ce dernier pouvait comprendre et respecter. Du moins, de l’appréciation qu’en faisait à présent l’Oterashi.

Un moment, dans la pénombre à peine tranchée par les torches, un silence parut s’imposer. Puis, aussi subitement qu’elle n’était apparue pour les engloutir tous, la créature des tréfonds… se mit à péricliter. Son corps mort, qui s’était fait le rempart entre eux et la lumière de l’extérieur et sa pluie galopante, s’étiola rapidement autours d’eux, et Yanosa put alors réaliser de ses yeux le siphon tellurique, le maelström de roche et de boue, au milieu et au-dessus duquel ils se trouvaient tous à présent. La tour avait chu. Bientôt, plus rien ne subsisterait d’autre qu’un trou béant, un ravin sur lequel lui seul pourrait poser un regard haut et suffisant. De son surplomb aérien, tout s’offrait à lui, de la vue de ses compagnons d’arme comme celle de ceux qui avaient, de facto, saboté leur opération par pure rigidité protocolaire et hiérarchique. Meho était là, également, juché sur son pachyderme emblématique, éveillant dans les tripes du guerrier calciné de profonds remords qu’il étouffa aussitôt. Point de remords pour ce qu’il avait déjà fait, non… mais pour ce qu’il s’était déjà résolu à faire, quelques instants plus tôt.

Et ce que l’indice sibyllin de Junichiro, indirectement, lui intima de faire.

Ses molaires firent craquer les composés contenus dans les pralines qu’il avait gardé jusque là contre sa joue. Un nouveau remord, celui d’user des talents de Kisuke à pareilles fins, lui qui incarnait la voix de la raison, juste et empathique aux oreilles de l’Oterashi. Mais rien, ô rien. Il ne pouvait rien laisser, entre lui et les informations qu’il convoitait, pas après avoir tant sacrifié. Mais de sacrifice, sans doute, il ne serait en ce jour pas le seul à en faire. Son corps fut immédiatement transi d’énergie, intense et cinglante. Son propre chakra se mêla aux flux et, perché dans les airs, le corps tout entier du Tellurique sembla irradier une forme d’énergie jamais vue auparavant. Une synthèse, née du contrôle et du perfectionnement. Une apothéose… qu’il dirigea avec autant de sauvagerie que de regrets amers contre les siens. Contre les mouches, attirées par la Droséra.

Aucun. Aucun iwajin, si ce n’étaient ses deux camarades Hyûga, ne fut épargné par la déferlante. Telle une comète ravageuse, le guerrier tellurien s’était mué en astre brutal, assénant coup après coup avec la vélocité du tonnerre et la puissance de la Terre. Broyer. Lacérer. La force employée par l’agent du Sazori en disgrâce n’eut d’égale que sa précision méticuleuse, son application destructrice, afin de viser juste. De viser efficace. Et tandis que la tempête de frappes s’abattait, l’un des deux bunshin du soldat demeuré auprès de Rin et Kisuke forma des crampons à ses pieds, conscient de ce qui se déroulait. Conscient, toujours, de l’enjeu final. Avec la détermination du condamné, il fonça alors, dévalant la pente qui le mènerait à Junichiro, à la source, de ces informations chimériques, intangibles et pourtant ô combien convoitées. Ses appuis assurés, il sauta avec d’autant plus de conviction, portant ses yeux incandescents sur le corps inerte de l’Usuegi. Le clone resté en arrière, au côté des deux Hyûga, scrutait quant à lui l’action.

« Rin, Kisuke. Préparez-vous à fuir... »

Car dans les airs venait de s’abattre la colère d’un Homme. Un Homme dont les brisures et fêlures risquaient à présent de s’étendre à ses pairs… et à tout Iwa.


Résumé
Santé : -
Chakra : 1S 1A 7B 5C 1D

Lorsque l'invocation de Junichiro disparait, Yanosa n'est pas impacté par l'environnement du fait de sa lévitation (B) et peut dès lors observer tout autours de lui. Il croque alors deux des trois pilules confiées par Kisuke dans Ce Rp, à savoir :




Pendant la chute du décor et sous l'effet de ces pilules, s'affranchissant du terrain du fait de sa lévitation, Yanosa utilise alors un enchaînement de frappes rapides à destination de tous les protagonistes lui étant "hostiles" ou opposés (S), et en prenant précisément pour cible sur les originaux, tout en créant des appendices rocheux (B) pour augmenter la puissance de ses coups :

Teruyo : 1 jambe/1 bras
Harumi : 1 bras, deux fois
Ashitaka : jonction prothèse-jambe/1 bras
Meho : 1 jambe/1 bras
Kuchiyose : 2 jambes/pattes




Parallèlement, l'un des bunshin de Yanosa créé des crampons (C) sous ses pieds et commence à dévaler la pente en direction de Junichiro, en contrebas.



Active conservée :





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Miyamoto Teruyo
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Ven 19 Aoû 2022 - 18:42

Je n’étais pas réellement surpris par la disparition de cette invocation caverneuse où cet entrelac vomitif et gastrique vous prenait l’esprit par ses odeurs nauséabondes et cadavériques. Par chance, si un léger apport d’air frais avait été réalisé par Ashitaka et sa technique, l’évanouissement de l’ombre nous offrant une nouvelle clarté ne pouvait que nous être bénéfique. Malheureusement, cela n’était nullement le cas.

Au terme de cette partie de cache-cache morbide avec le Désavoué, Ashitaka prit les devants, cherchant à retrouver une nouvelle fois le fruit de nos recherches, ce prisonnier qui n’aurait jamais dû être libéré. Malheureusement, l’homme ne semblait que trop bien savoir se faufiler entre les mailles du filet. N’avait-il pas joué ainsi depuis le début avec Yanosa et les genins qu’il avait embrigadé dans son acte empli de folie, n’avait-il pas en quelque sorte réussi à faire bien pire en se faisant libérer qu’en attaquant le village. Si le Borukan avait raison, la priorité étant de retrouver notre ennemi, certains ne semblaient pas de cet avis. Alors que le sbire de l’homme au chapeau avait décidé de nous attaquer tous autant que nous étions, d’autres, faisaient le choix étrange et discutable d’attaquer les propres forces de son pays au lieu de concentrer ses efforts sur le danger qui planait toujours au-dessus de nos têtes.

Focalisé sur Ashitaka, me préparant à l’accompagner dans une détection à bien plus grande échelle, espérant trouver plus facilement notre homme dans cette mélasse, je ne voyais nullement Yanosa préparer son acte de folie en avalant ses deux pilules. Ce fut Ulfhednar a proximité de lui qui de sa hauteur, témoin de sa course hurla après moi, attirant mon attention sur celui qui fendait l’air en ma direction.

Glissant dans la pente, mes appuis n’étaient pas les meilleurs dans la situation actuelle, pour autant, si le Clairvoyant volait à ma rencontre à une vitesse certaine, je pouvais surement espérer éviter son assaut, qui, à la vue de ses membres transformés en lames de roche n’avaient absolument rien de pacifique dans leur approche. Ainsi, sous cette forme simiesque, concentrant mon chakra sous mes pieds, je tentais une esquive sur le côté, glissant un peu plus dans la pente au passage. Tout ceci avait beau être rapide, il était certain que ce ne serait pas suffisant. J’avais pris un certain recul, certes, mais Yanosa avait lui aussi une avance sur sa course. De cette m’manière qu’avais-je gagné ? Un de répit ? Des coups portés avec moins d’impact et de profondeur ? Surement. Dans tous les cas, cette échappatoire seule n’était pas suffisante et il me fallait désormais fait appel à mes maigres talents en termes de taijutsu pour éviter un funeste destin. Usant de trois de mes queues, je protégeais la jambe qui était ciblée. Dans un même temps, j’utilisais ma dernière queue et mes membres supérieurs pour éviter le pire.

Si le pire, une mort certaine, était ainsi évité, à genou, impacté par les coups que je venais de recevoir, je regardais le Calciné repartir sur mes autres camarades et tenter de leur administrer le même sort. Serrant les dents, si mon bras était encore attaché à mon épaule, il était suffisamment blessé pour m’empêcher de l’utiliser pleine, la profondeur du coup ayant naturellement fait son office. Gardant un œil attentif sur le déplacement disparate de Yanosa qui avait préféré se focaliser sur moi en premier lieu que sur Harumi et Ulfhednar pourtant plus proches, je collais une main sur ma blessure, espérant la cautériser et éviter le saignement, faute de la soigner pour le moment. Compte tenu de ma forme de Yonbi et de la chaleur intense qui se dégageait naturellement de mon corps, j’espérais que cela suffise à agir comme une cautérisation de fortune. A défaut, j’avais toujours dans ma besace, un fil d’acier qui pourrait faire office de garrot.

Serrant les dents, j’attendais là une occasion certaine. Désormais, il n’y avait plus de retour en arrière possible. Des ordres avaient été donnés et refusés à plusieurs reprises. Un consensus sur le retour de chacun à Iwa avait été accepté avant que le Désavoué n’en décide autrement et voilà que Yanosa s’en prenait directement aux siens, sans un mot, sans la moindre justification. Quelle autre définition que « traitrise » pouvait être employée dans le cas présent.

Sortant de ma besace une de ces fameuses petites boules violacées, je la jetais au niveau du groupe central, aveuglant surement Harumi et les deux Hyugas dans un nuage opaque, mon ours ayant fait le choix de rentrer dans son domaine une fois le premier coup de Yanosa reçu. Quant à moi, attendant la meilleure opportunité, je profitais d’un instant où l’assimilateur ne serait plus dans cette rage fratricide pour projeter vers lui la seule attaque dont j’étais capable pour le moment, usant des talents que je n’avais plus utilisé depuis quelques temps déjà, me concentrant principalement sur de nouvelles forces. Ainsi, d’un sceau, je descellais un fuma-shuriken qui devint invisible dans la foulée, usant de mes talents simiesques à faire des mudras avec les pieds si nécessaire pour projeter ma lame vers le Clairvoyant. Si au cours de mes entrainements divers et variés, j’avais toujours pris soin de ne pas attaquer mes adversaires directement, dans le cas présent, la lame invisible n’avait qu’une seule cible, le cou du monstre insensé qu’était devenu Yanosa en agissant ainsi. Si un simple kunai n’aurait pas été suffisant, le fuma-shuriken était suffisamment large pour tenter de décapiter une cible.

Devions-nous en arriver là ? Réellement ? Avions-nous d’autres options suite à cette rébellion manifeste et cette multiple tentative de meurtre ? Je ne souhaitais le croire. Mes convictions les plus profondes étaient ainsi balayées comme un fétu de paille, mais en l’instant, avions-nous d’autres choix que de lutter contre celui qui se présentait finalement comme une plus grande menace que notre ennemi ?

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[Désavoué] Partie 4/01 - Conflit - Page 2 Terurusigna

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Hyûga Kisuke
Hyûga Kisuke

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Dim 21 Aoû 2022 - 20:37
Les assauts combinées de toute part eurent raison de l'invocation géante qui disparut en se renversant sur le côté. Peut-être la fameuse révocation kuchyiose dont son maitre lui avait parlé ? Malheureusement, son boost de réflexe s'était extirpé de son corps. Et sa tour chuta. Il avala son boost de vitesse avant de bouger avec suffisamment de célérité pour se réceptionner au mieux dans cette perturbation générale et chaotique.

Kisuke fit un atterissage agenouillé, poing sur le sol. Il se releva prestement avant d'apercevoir avec stupeur et tremblements que Yanosa était déjà sur Teruyo. Hélas, le "diplomate" n'avait fait aucune concession digne de ce nom. Tout au plus avait-il insulté et manqué de respect au fier guerrier tout en le sous-estimant grandement. Ce colosse bougeait à une vitesse surhumaine, et sa puissance de frappe dépassait celle de l'Humain. C'était peut-être un demi-dieu, sous leur yeux. Un hercule des temps anciens. Un spectacle fascinant de voir la conjonction de ses deux médicaments agir comme un ersatz de Portes Céleste. C'était là le plan qu'ils avaient mis au point pour battre l'écorché. S'il l'activait maintenant...

...

Il ne fallait plus que le supporter dans son choix. Yanosa était presque inarrêtable. Et il avait besoin d'un Kisuke pour le conseiller, pour l'aider. Pour le compléter. Kisuke était tout ce que son mentor n'était pas - peu enclin au corps-à-corps, peu doué dans le ninjutsu. Teruyo allait droit vers une collision frontale avec l'inertie d'une montagne mouvante. L'Apothicaire se chargea donc de lever le bras vers une autre cible. L'Eisenin l'avait gratté dans le mauvais sens du poil, avec son envie étrange de vouloir assassiner le plus rapidement possible, et en affirmant des niaiserais. Elle allait désormais souffrir. Un murmure. La cible était désignée.

Inferno.

Son invocation se chargea de chakra, et se mit à faire vibrer sa cascabelle. Aux autres des autres ? Rien qu'une opprobe manuelle. Sous une vision de chakra ou de byakugan, l'illusion serait belle et bien visible, visant son cortex visuelle. Ellle se croirait dévorée par des flammes pendant un court laps de temps. Rien qui ne ferait des séquelles sur le long terme. Mais après une longue et dure traque, de la fatigue, et combinée avec un assaut de Yanosa ? Il comptait bien l'envoyer temporairement aux pays des rêves.

Un fumigène arriva. Mais Kisuke était déjà en mouvement - obéissant à l'ordre du seul supérieur ici présent qui avait fait preuve de sens pratique et stratégique. Par sa vitesse améliorée, il fut très rapidement hors du petit nuage occultant. Il s'adressa alors, toujours tout bas, à ses deux invocations. Car cela n'était pas fini. Un maitre des invocations pouvait devenir maitre du ninjutsu et des illusions. Et aujourd'hui, en cette heure, il comptait bien mettre en avant cette maitrise pour permettre à leur fuite d'être réussie et exemplaire. La stratégie serait simple.

Fall sur le rouquin Borukan à l'arrière. Fall sur l'observateur éloigné.

Deux directives, sur deux cibles qui n'avaient pas été mis au courant que Kisuke maitrisait les illusions (Teruyo le savait, bien entendu). La première directive à son invocation qui n'était pas encore occupée à faire une illusion. Elle agita sa cascabelle et visa Ashitaka d'une mélodie chargée de chakra. Une illusion allait s'emparer de lui, dans ce chaos incessant d'environnement qui basculait, s'écrasait et se fractionnait. D'un angle mort, des serpents allaient s'emparer de son corps et l'immobiliser complètement, y compris la bouche. Oh, il était possible qu'Ashitaka se doute après quelques temps qu'il s'agissait d'une illusion. Mais avait-il vraiment le temps de s'en défendre, tandis qu'un Yanosa s'envolait à pleine vitesse sur lui pour lui faire subir le même sort qu'à ses alliés ?

La deuxième directive était pour l'invocation qui venait de s'en prendre à Harumi, et qui avait donc quelques secondes de décalage pour faire subir à Meho le même châtiment. Le dilemne entre se protéger d'une illusion qui immobilisait, ou de se protéger du combo de Yanosa. Malgré la puissance et la vitesse des évènements, Yanosa semblait heureusement tout faire pour éviter de tuer ces imbéciles d'iwajins qui venaient de leur larges pattes faire capoter une très ambitieuse opération d'information et de recrutement. Teruyo semblait vivant apres tout. Il avait évolué en bien, ce petit Yanosa. De l'Homme d'iwa incapable de retenu même en entrainement, il était passé de monstre enchainé, à gentleman kidnappeur. Une véritable réussite qu'Iwa ne semblait pas appréciée à sa juste valeur.

Evidemment, si les invocations se devaient de rester immobiles, ce n'était pas le cas pour Kisuke qui bondissait avec sa très grande vitesse que seules des charges de haut niveau taijutsu auraient pu dépasser. Il prenait courageusement la fuite, puisqu'il apparaissait comme évident qu'il se devait de garder un oeil sur le colosse de Pierre. Il serait sa conscience.

L'Assaut de Yanosa terminé, Kisuke en profita pour sortir les quatre fumigènes de sa besace. Il en envoya deux sur le rouquin, deux sur Teruyo. Une petite couverture, certes. Mais bloquer leur vision, avec une mobilité réduite, suffirait à leur faire gagner du précieux temps. Leur aventure avec L'Ecorché n'allait pas se finir ici. Ils trouveraient les réponses aux bonnes questions. Et ils iraient porter la guerre jusqu'au Nécromancien lui-même, puisque les villages shinobis semblaient incapables de le faire par eux-même.


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Kobane Harumi
Kobane Harumi

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Lun 22 Aoû 2022 - 11:23
La fin du monstre invoqué dans lequel tous était pris fut une aubaine. Tout pouvait bientôt se terminer. L'écorché n'était plus que l'ombre de lui-même, s'était-il effondré pas un petit peu trop vite ? Elle s'attendait à un apre affrontement. Alors que la femme médecin croyait ou peut-être espérait au moins un suspens de l'affrontement stupide et inutile entre des frères d'armes, Yanosa se lança dans un assaut aussi brutal que meurtrier. Il ne tentait pas de stopper ceux qui représentaient l'ordre et la justice du pays de la Terre, non, c'était bel et bien une tentative d'assassinat de masse malgré les dangers que cela représentait. Quelque part, la vétérane de guerre était déçue d’une telle réaction. Cela ravivait des douleurs personnelles, mais elle savait comment réagir. Ils avaient été plus que patients face à des personnes qui se disaient eux-mêmes des traitres. A de multiples reprises, ils avaient offert des voies de sorties, mais pour seules réponses, fut la violence et le meurtre. S’il ne fallait plus prendre de gants, alors soit. Yanosa parcourait une distance tellement énorme qu’un de ses clones eut le temps de dresser un mur de roche entre son meurtrier et la véritable Harumi. Entre ça et son armure de pierre, elle ne reçut que de moindres blessures ouvertes.

Un instant plus tard, elle vit apparaitre de nulpart des flammes, la douleur était bien réelle et malgré le reflexe de tenter d’éteindre les flammes sur le sol, rien à faire. Heureusement, ce n’eut effet que peu de temps, car si jamais le clone qui l’avait protégé de Yanosa, le délivra rapidement du genjutsu à l’aide d’un kai. La véritable Harumi avait un genou à terre, essoufflée et pour seule réaction un simple soupire. Comment des personnes pouvaient tant changer en seulement deux ou trois jours, peu importe. Après tant de tentatives d’assassinats, une réaction âpre n’allait pas tarder à venir. En effet, son autre clone plus éloigné sur le côté dans le même temps que la création du mur enchaina une suite de mudra afin de créer un raz de marée gigantesque. Cette attaque était la plus massive et implacable qu’elle possédait, cette eau pouvait détruire un village moyen et elle aurait préférée ne plus l’utiliser. La frappe visait directement le groupe ennemi et les invocations, épargnant ses alliés bien évidemment. Une lourde sentence qui ne pouvait être ignorer. Si jamais l’écorché était sur la route, tant pis, la situation était bien trop grave, leur mort et peut-être celui même du pays était en jeu si jamais Teruyo devait mourir.



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Hyûga Rin
Hyûga Rin

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Mar 23 Aoû 2022 - 18:47

Il s'était passé tant de choses en si peu de temps. Tant de mouvement, tant d'événements, tant d'actions qui font désormais passer la multitude dans un point de non-retour. Peu importe les raisons derrière les actions des deux groupes, ni l'un ni l'autre ne parvenait à s'entendre. Les multiples ultimatums hurlés par Teruyo n'avaient pas su convaincre le groupe de Rin, pas plus que les propositions de son groupe ne semblaient être même prises en considération. Finalement, l'entente n'était pas possible.

Posant sa main contre les parois de la bête, l'expert en seau démontre toute la beauté de cet art en renvoyant dans son monde le cadavre gargantuesque du requin. Ramenant la scène au coeur d'une forêt désormais marquée à jamais par l'apparition d'un trou béant en son coeur. Rin, tout comme Kisuke, avait été déposé en hauteur d'une tour invoquée par son cousin, une tour qui était désormais instable dû à l'angle du trou et à la composition du sol. Une tour qui s'écrasait naturellement incapable de se maintenir droit dans cet événement. La chute était violente et venait la fragmenter en débris qui s'enfonçait dans le sol. Chargeant ses pieds en chakra, Rin parvenait à suivre la descente de la tour en courant sur ses côtés jusqu'à atteindre le sol. Un sol humide, mais suffisamment solide pour lui offrir une solide position.

Son regard largement amélioré lui faisait défaillance. Son Byakugan n'était plus. La dépense en chakra devenait bien trop importante pour son corps et alors qu'il se désactivait, Rin qui faisait face à Teruyo et Harumi ne put que voir la colère et la puissance de l'Oterashi. Une fraction de seconde. Accusant une vitesse bien trop importante pour être perceptible par cette vulgaire genin inexpérimentée dans les arts de la guerre. Ses iris suivaient des mouvements avec un cran de retard. Des mouvements qui semblaient être perçus sans le moindre problème par Teruyo, sans doute était-ce là pourquoi il avait été choisi pour arborer en son être cette créature que Rin souhaitait voir mourir. En combat, il n'était pas incompétent. En tant que leader, cependant, dans son être et dans sa psyché, la Parange ne voyait qu'en lui qu'un idiot.

« Pourquoi un être tel que lui est à la tête d'un village ? Dans les mains d'un incompétent, le pouvoir n'apporte que ruine et désolation. »

Pensait-elle en réfléchissant aux choix qui n'avaient pas été pris, en réfléchissant aux futurs qui n'existeraient pas. Un futur où, malgré les visions différentes des deux parties, les membres auraient fini par s'entendre. Une pensée qu'elle gardait dans son être. Une pensée qui ne faisait qu'alimenter cette décision qu'elle avait prise au coeur des entrailles d'Iwa, sous le dojo de Yanosa ; Suivre l'Oterashi. Sans doute était-ce là une simple divergence d'opinions, mais Rin avait plus d'affinité avec son mentor qu'avec l'un des trois représentants de la roche.

Dans tous les cas, les frappes de son mentor n'étaient pas douces. Bien que les iris de Rin ne parvenaient pas adéquatement à suivre ses mouvements, les traces qu'il laissait sur le singe lui étaient faciles à remarquer. Un bras innutilisable, une jambe blessée, un bras blessé. Cependant, Yanosa retenait volontairement ses coups, sinon ce n'est pas le bras qu'il aurait visé. Son attention était rivée sur celui qui portait en son être l'apogée de la colère de Rin. Si Kisuke avait mordu contre Harumi, de par son discours, Rin, elle n'était intéressée que par Yonbi... Enfin, faute de pouvoir s'en prendre à la bête, elle était intéressée par ce qu'entreprendrait son détenteur.

Alors que Teruyo trébuchait, le coeur de la parange sautait un bond. C'était maintenant ou jamais. Si elle souhaitait saisir une opportunité, c'était le moment. Cette femme qui n'avait jusqu'ici posé aucune action, si ce n'est qu'être observatrice, elle ouvrait sa paume droite se plaçant dans cette position de combat qu'elle avait toujours arboré, prête à expulser une vague de chakra en direction de l'être blessé sur le point de lancer un fumigène. Rin avait la ferme intention de lui nuire, pour le peu qu'elle pouvait. Elle qui n'avait pas les talents de l'Oterashi. Elle qui ne pouvait pas le soutenir comme le faisait Kisuke. Non, elle était là, égoïste, et laissait sa rage envers Yonbi guider ses actions. Un geste plutôt particulier pour une femme qui maîtrisait pourtant ses émotions, mais même cette maîtrise avait ses limites. Cependant, elle ne pouvait s'y résoudre.

Si les actions de Yanosa venaient de sceller le destin de ceux qui virent l'aubaine, Rin n'était-elle pas prête à s'en prendre à quelqu'un provenant de ce village qu'elle aimait malgré tout. Autant elle pouvait détester la bête qui sommeillait en Teruyo. Autant elle pouvait être en désaccord avec la vision de cet homme et autant elle pouvait le juger inapte, elle ne lui souhaitait pas du mal à lui. À Yonbi, oui. À Teruyo, non.

Puis sa vision disparut dans une purée de pois violacé. Par réflexe, en voyant cette balle un peu plus petite qu'un poing, Rin reculait légèrement pour être près de son cousin, mais malheureusement ce dernier avait profité de la confusion pour partir, loin et rapidement. Son Byakugan désactivé, son attention rivée sur Teruyo, elle ne l'avait pas remarqué. Définitivement, cette genin avait encore beaucoup à apprendre.

Rin était prise au coeur d'un affrontement qui la dépassait purement et simplement. Ses pupilles ne pouvaient pas bien suivre les mouvements de son enseignant. Sa réserve en chakra devait être économisée et la perte de son Byakugan venait nuire à sa vision d'ensemble du champ de bataille. Son hésitation à s'en prendre à un ancien Iwajine et son simple épuisement physique faisait en sorte qu'elle ne pouvait pas être autre chose qu'une tâche dans cette situation.

Cependant, elle ne se laisserait pas faire pour autant. Tournant sur elle-même un coup, Rin souhaitait expulser une petite vague de chakra calculé, mais alors qu'elle réalisait le tout, elle se rappelait de l'existence du clone de Yanosa et s'arrêtait dans son mouvement. Certes, la vague se voulait inoffensive, mais elle ne voulait pas non plus prendre la chance blessée et faire disparaître cette copie du Clairvoyant. Le sol semblait assez solide pour lui permettre une telle action et ça venait cependant lui confirmer qu'en cas de problème, elle pourrait utiliser son Kaiten.

Le temps que tout ceci n'arrive, l'Oterashi était d'ores et déjà en direction d'Ashitaka. À ce point-ci et au vu de leur position, le regard de Rin ne pouvait se porter sur lui. Par contre, le bruit typique des vagues Suitons se portait à ses oreilles. Un élément qu'elle possédait elle-même, après tout. Une vague créée par un clone d'Harumi et qui semblait d'ailleurs cibler son véritable soi. Ça, cependant, Rin ne le savait pas.

Entamant une position défensive, elle s'apprêtait à relâcher cette défense typique de son clan. Une défense qui la viderait pratiquement des quelques réserves restantes. Cependant, alors qu'elle s'apprêtait à entamer sa rotation, elle fut saisie par le clone resté près d'elle. Un mouvement qui vient annuler le lancement de sa technique.

Et, alors qu'elle voyait son Kaiten cancellé par le jumeau du Carboniser, ce dernier venait créer un véritable rempart né de son corps élémentaire. Un rempart ayant pour objectif de la protéger de l'assaut dévastateur de la mercenaire engagé par le Miyamoto pour cette traque.


résumé:

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~ Thème~


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Nihito Meho
Nihito Meho

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Mar 23 Aoû 2022 - 23:01



CHAOS … Ce mot aurait probablement été LE terme utilisé par Mého si en cet instant fatidique on lui avait posé cette question. Isolé au-dessus de son promontoire, la réalité sembla se tordre tandis qu’il observait au loin une scène figée dans le temps. Un battement de cils avait suffi à effacer la présence du gigantesque kuchyose. Les yeux fixés sur la scène Mého pouvait sentir ses clones eux aussi interrompre leurs courses pour observer le rideau s’ouvrir sur cette étrange pièce de théâtre. D’abords une tour et des corps.


Bien que ses yeux suivirent momentanément la chute de ceux maintenant lâchés dans le vide, il furent rapidement rappelés à l’ordre par celui qui jugeait à de haut cette zone dévastée. Yanosa se tenait là, immobile, figé dans le temps et l’espace. Par-delà les bandages et la distance, il était difficile pour le jeune chunin de voir clairement l’expression de celui qu’il voyait comme un élève, un mentor, mais surtout un ami … L’homme dégageait quelque chose, quelque chose de sombre.


-S’il te plait Yanosa ne fait pas ça …



Cette phrase n’avait été qu’un murmure tandis que l’assimilateur entamait sa chute en direction de Teruyo. Une nouvelle fois les yeux posés sur la scène Mého pu distinguer une peu plus clairement les différents protagonistes. Un homme couvert d’un bob qu’il n’avait rencontré que lors d’une seule occasion au sein du village, la fameuse Hyûga, deux clones de Yanosa et enfin … enfin … le désavoué.


Il était différent mais toujours le même … Plus jeune mais de lui se dégageait toujours cette aura de mort … Sur le dos, allongé au sol, la situation semblait lui avoir échappé et si le temps d’une seconde un sourire sembla se dessiner sur le visage du shinobi la violence de l’impact entre l’homme de pierre et le jinchuriki le rappela violement à l’ordre. Les deux coups avaient été porté en un éclair et avec une puissance surhumaine. Il frappait clairement pour tuer.


Laissant un Teruyo gravement amoindrit dans son sillage, l’Otérashi sembla l’abandonner prit dans une folie Berserk. Il fonçait droit sur Harumi et comme pour accompagner cette course funeste, le son du hochet résonna une première fois arrachant un cri de douleur à l’enfant adoptif d’Iwa. Que c’était-il passé ? La douleur sembla bloquer la laissant totalement vulnérable à l’assaut. Un premier clone de Mého sortit de l’ombre dans la latéralité de la scène. Directement dans sa trajectoire se trouvait le désavouer et l’un des Yanosa. Ses mains s’agitèrent à leurs tours tandis qu’un immense tsunami prenait forme dans cette cuvette de la mort. Le dragon de boue et de roche fonça droit sur le clone et le désavouer. Mého supposait que ce dernier n’était qu’une pâle copie de son ami et il comptait bien dissiper ce dernier tout en s’assurant de réduire à néant et ce, une fois pour toute, le corps de cette chose.


Un étrange pincement saisit le chunin qui semblait s’embourber dans ses propres réflexions. * BOUGE !!!* Ses mains bougèrent instinctivement tandis qu’une épaisse fumée se répandait maintenant sur le dos de son animal. Elle ne durerait pas éternellement mais elle serait suffisante. La dernière image que Mého avait eu de son ami était la course de ce dernier vers Ashitaka à l’opposé de sa position. Il devait agir vite tandis que l’étrange son du hochet résonnait à nouveau.


Deux clones apparurent, l’un dans sa position, l’autre quitta le dos de l’éléphant dans une discrétion maladroite et totalement feinte et enfin l’original quitta lui-même le dos de son ami s’enfonçant dans la pénombre profitant dans l’angle mort lié à sa hauteur et à la fumée. Yanosa comprendrait-il le subterfuge, ou alors plongé dans la frénésie oublierait-il toute logique. Mého souhaitait éviter toute violence extrême là ou son camarade semblait lui avoir oublier cette option.


Tandis qu’un clone trônait maintenant à sa place faisant mine d’exécuter un quelconque jutsu. Un nouveau clone sorti de l’ombre cette fois longeant le trajet séparant Yanosa et Mého. L’homme volait déjà en direction de sa dernière victime et pourtant ce dernier cria tout en incantant une nouvelle série de Mudra.


-REPRENDS TOI YANOSA !!!


Il n’y avait pas grand-chose à dire la situation était déjà si critique. Un immense tsunami s’apprêtait à engloutir la cuvette ou l’assimilateur venait d’agresser deux de ses compagnons d’un autre temps. Le clone tout comme Mého ne pouvait se résoudre à attaque trop violement son compagnon. Un pic de terre jailli de sa bouche pour fuser en direction de l’assimilateur. Ce javelot avait beau être capable de tuer un homme, ici il savait que YANOSA ne risquait pas grand-chose et au fond de lui il espérait simplement arrêter le berserker afin de lui permettre de reprendre ses esprits.


-BORDEL YANOSA ARRETE TOI !




SPOILER:


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L'Écorché
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Dim 11 Sep 2022 - 12:07
Point de situation:

La scène que purent lire les prunelles de Junichiro était des plus extraordinaires. Le village d’Iwagakure, incarné par ses pontes, se déchirait sous ses yeux pour sa propre personne. Quel Désavoué n’aurait rêvé meilleure sensation, meilleure satisfaction que celle qu’il était en train de vivre ? Il avait peut-être réussi là où Yonbi et Ketten avaient échoué. Là où l’Homme au Chapeau et Rei avaient échoué. Iwagakure se massacrait elle-même sous son regard contemplatif ; la fresque d’une pareille autodestruction était d’une divine inspiration.
Nul besoin d’être un monstre ou un dieu. Il suffisait peut-être à l'inverse de jouer de sa subtile fragilité, d’être le chétif, l'orphelin laissé pour compte, pour arriver à ses vœux. Sans même se cacher d’être du camp opposé, il avait réussi là où tout le monde avait échoué, par un heureux concours de circonstances déchaînant les fougues bellicistes et menant le camp des combattants de la Roche vers son autodestruction.
Par les mots, il avait ébranlé cette cité.
Par les actes, il porterait le coup fatal.

Devant lui se dressait un spectacle éminemment complexe, rempli d'adrénaline et toujours en fluctuation. Mais il décela entre les corps qui filaient, entre les techniques qui s'enchaînaient sous ses yeux, entre les fumigènes et les cris de rancœur, une faille susceptible d'ébranler ses adversaires. Après avoir lancé un arcane inconnu appartenant au monde de l’invisible, l'hôte du Dieu Singe tenta de cautériser ses propres plaies. Juste sous ses yeux, comme s'il s'offrait à la gueule de son plus féroce prédateur. A sa gauche, après l’enchaînement sensationnel de Yanosa, un raz-de-marée d'une épatante ampleur commença à menacer toute la zone. Toutes les lignes de mire s’étaient braquées sur le tellurique après qu’il eut dévasté les rangs de ses adversaires, et sans doute sur cette dévastation à venir ; avec leurs réflexes amoindris, avec cette liesse aveuglante, avec cette insoutenable tension qui les hypnotisait comme mille cobras, les Iwajins étaient tout absorbés par la bataille. Le ciel s’assombrissait de ses eaux titanesques sur le territoire déjà chaotique. Et lui, d'être ainsi négligé.
Il sentit que le destin lui ouvrait ses bras. D’un coup d’un seul, les iris de Junichiro se rétrécirent. Le noir de ses yeux s’amincît et s’étira de haut en bas, telle la pupille d’un alligator, alors que ses mains préparaient déjà une sournoiserie discrète et mortelle.

Une seconde plus tard, la foudre crépita au bout de ses doigts. Ennemie mortelle de la roche, elle se diffusa dans un faisceau d’énergie pure pulsant ses terribles arcs électriques vers une cible offerte sur un plateau d’argent. Elle chanta comme le pépiement de mille oiseaux tandis que plongeaient parallèlement vers l’Ecorché des masses d’eau massacreuses et un dragon de roche redoutable qui tenta de le suivre dans le maelstrom furieux.
Adieu, hôte du Dieu Singe. Nous nous retrouverons en Enfer.

Les tissus de l’Ecorché dansèrent autour de lui comme des tentacules et se refermèrent autour de ce dernier sous la forme d’une épaisse boule de membranes cellulaires aux chairs noires. Mais des trombes passèrent à travers le dispositif, puis le dragon de roche brisa ses chairs à son tour, avant que d'être avalé sous la pression des eaux. Junichiro, quelque peu en périphérie du centre névralgique de toutes les tensions, fut soulevé, frappé avec lourdeur et projeté avec une force terrible vers les parois alentours. Les eaux l’engloutirent.

Son corps sombra dans les remous. Des bulles naquirent autour de sa peau qui s’émiettait alors que le Tsunami refermait sa prise sur lui, le propulsant vers le lointain. Les paupières closes de force, le visage crispé de douleur, il se laissa porter par la clameur de la houle. Tout rappelait les abysses qu’il avait connu jadis, les eaux éternelles qui bordaient les récifs de Mizu no kuni, son océan natal, les baies sauvages où il avait passé son enfance. Les ténèbres l’enveloppèrent doucement.

Pleurez.
Pleurez, pendant que je me ris de votre sort.

Un sourire sur son visage s’étendit pendant sa noyade. Et puis soudain, ses yeux s’ouvrirent. Deux prunelles d’or brillaient dans les ténèbres. Non, il n’était pas mort. Ses protections avaient amorti les dégâts. Son armure invoquée précédemment avait fait le reste.

Sa peau le brûlait. Ses os endoloris lui interdisaient de tenter de combattre le mal. Mais il n’était pas mort. Dans les écumes sombres de ce gouffre souillé par les remous de l’avalanche des eaux, il vivait. Un corps perdu dans la brèche de la Forêt Interdite. Une âme en quête d’une cause perdue.

Aussitôt, presque à bout de force, il invoqua l’un de ses monstres.

Résumé:
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Borukan Ashitaka
Borukan Ashitaka

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Mar 13 Sep 2022 - 23:26
Pas de trace d'un Désavoué caché sous terre. Mais alors qu'il observait la scène en se demandant ce qui allait se passer maintenant que le Désavoué semblait hors d'état de nuire, lui qui avait déclenché les hostilités dans un moment de tension, ce fût Yanosa qui entra en mouvements. Et ce non pas pour s'interposer ou achever le prisonnier, mais pour attaquer et frapper avec une puissance et une vitesse terrible Teruyo. Vraiment ? Vraiment ? Il était devenu fou ?

À peine eut-il le temps de se poser la question que déjà le traître désormais assumé faisait disparaître l'éléphant qui accompagnait le taisho du Manazuru et qu'il se dirigeait vers Harumi. Traître sans plus aucune limite. Les blessures qu'il infligeait étaient horribles, et il ne semblait pas sur le point de s'arrêter. Dégainant son katana, pied droit devant, le Borukan plaça sa main gauche libre dans son dos et commença immédiatement des mudras. Avec son placement, il s'assurait que ses désormais ennemis assumés ne verraient pas sa préparation, ne sauraient pas exactement ce qu'il faisait.

Si d'ordinaire le rouquin ne laissait pas trop transparaître ses émotions, la rage qui l'animait en cet instant était totalement lisible sur son visage crispé. Ses phalanges blanchissaient sur le manche de son arme. Partagé entre une impression de cauchemar et de vérité qu'il était obligé d'accepter désormais, il vit médusé Yanosa lui foncer dessus à son tour sans la moindre hésitation. Cet enfoiré n'avait aucun remord.

Alors qu'il s'estimait prêt à accueillir l'Oterashi, un son parvint aux oreilles du manipulateur de lave qui continuait ses mudras. Fronçant les sourcils, il détourna un instant son attention de celui qui allait l'assaillir pour se rendre compte, médusé, que des serpents sortaient du sol tout autour de lui et commençaient à agripper à ses jambes pour l'immobiliser, montaient sur son corps pour continuer de l'enserrer totalement. Il avait bien vu les deux invocations de Kisuke, mais quand avait-il put en ramener autant ? N'ayant pas le temps de comprendre, il essaya de trancher le tas de créatures sordides qui s'accrochaient à lui, mais un premier coup de katana lui montra la vanité de la tentative. Ils étaient trop rapides, trop nombreux.

« RRAAAAAAAAAAHHHH !! »

Et Yanosa arrivait. Gêné dans son mouvement, il força malgré tout autant que possible, parvenant à faire une légère rotation sur le côté pour son buste, mais à cause des serpents, sa jambe resta coincée. Sacrifiée à l'aune de fous qui avaient décidé que tuer quatre de leurs camarades était totalement normal après avoir déjà trahi Iwa en libérant un prisonnier d'une telle importance. Tout ça pour des informations qu'ils n'étaient même pas certains d'avoir. Empli de haine, en particulier contre celui en qui il avait confiance jusqu'au début de cette folie, le Borukan continua le mouvement qu'il avait initié pour se débarasser des serpents. Il n'eut cependant que le temps de donner un coup supplémentaire avant le choc.

Terminant ses mudras alors que déjà l'Oterashi lui tournait le dos et partait vers Meho, il cracha trois dragons de lave directement sur son assaillant. Des dragons rapides, puissants. Mais surtout des dragons lancés diablement proches et dans un angle mort pour celui qui s'en prenait au quatuor qui tentait d'empêcher la remise en liberté d'un potentiel meurtrier, un danger parmi les dangers.

L'échange passé, les serpents n'étaient plus là. Avaient-ils fuit face à la lave, face aux coups de Yanosa, ou juste avaient-ils terminés leur oeuvre... Impossible à dire.

Le regard du Jônin s'obscurcit quelques instants alors que la douleur remontait. Celle du choc dont il n'avait sû se protéger. Une douleur puissante, horrible, omniprésente. Elle venait frapper son crâne avec violence. Sa lame était à ses pieds, jonchait le sol lamentablement, roulait faiblement en semi cercle. Son bras pendait le long de son corps. L'os brisé, écrasé par la violence du choc, laissé à nu. La chaire, les muscles avaient été décollés, pendaient sur le côté. La vision horrifique manqua de faire définitivement sombrer Ashitaka, mais ce dernier tenait encore.

Enfin, tenait. Voilà quelques instants qu'il tenait justement, sans s'en rendre compte, dans un équilibre très précaire. Un équilibre qui cessa de fonctionner alors qu'il se rendait compte que l'une de ses deux jambes manquait. La prothèse avait été fauchée, arrachée. Les sangles avaient lacéré sa peau, mais ce n'était pas grand chose. Elle avait surtout été salement amochée et elle demeurait sur le sol, en partie détruite, inutilisable. Basculant en arrière, il tomba sur le dos, hurlant de douleur sous le nouveau choc de son bras à demi implosé.

Il avait peut-être touché Yanosa, l'avait peut-être mit mal, mais lui-même ne pourrait pas faire grand chose de plus si on ne lui laissait pas au moins quelques secondes pour reprendre ses esprits.

C'est alors que sa vision s'obscurcit à nouveau. Mais différemment. Ses yeux le brûlaient. Il les ferma, mais prit malgré tout une grande respiration pour hurler à nouveau.

« C'EST ÇA TES CONVICTIONS YANOSA ?! TUER CEUX QUI NE SONT PAS D'ACCORD AVEC TOI ?! TU DONNES RAISON À TÔZEN ! VOUS LUI DONNEZ RAISON DANS VOTRE FOLIE ! »

Dos au sol, enfumé dans le fumigène, respirant tant bien que mal et toussant, parcourut de vagues de douleur à chaque à-coup de son corps, le Borukan avait besoin de quelques instants au moins pour être capable de repousser ces nuages, s'ils ne disparaissaient pas d'eux-mêmes. S'il avait pu achever son assaut qui était presque terminée, il ne pouvait certainement pas encaisser d'autres attaques.

Furieux, haineux mais surpassé par la douleur, le jônin essayait de garder conscience dans ces instants ou le vacillement vers le noir complet pouvait se faire à chaque instant.

Hrp:

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Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

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Jeu 15 Sep 2022 - 1:14
Il aurait voulu crier, hurler, pleurer à gorge déployée face à la douleur. Pas seulement celle qu’il ressentait en arrachant autant d’énergie à son corps, en puisant si profondément dans ses ressources physiques, mais aussi et surtout à la vérité celle qu’il s’était mise à dispenser à tour de bras, qu’il imposait aux corps fatigués de ses propres compatriotes dans la poursuite presque désespérée de ses objectifs. Coup après coup, le coeur de l’Oterashi s’émiettait toujours un peu plus, lisant sur les visages successifs de ses alliés et ennemis tout à la fois la confusion, la colère et l’incompréhension. Autant de poids, quoi qu’il pourrait à présent advenir, qu’il devrait porter à tout jamais, des remords et des regrets à foison qu’il mettrait sous clef avec les autres, emmurés dans les tréfonds de son esprit d’obsidienne sombre et tortueux. Focalisé, déterminé, le guerrier tellurique réduisait l’équation à ses termes les plus simples pour ne pas perdre pied dans ce maelström de violence qu’il avait lui-même engendré : un obstacle s’était interposé entre lui et les réponses qu’il convoitait, un obstacle qu’il devrait surmonter… quitte à le fissurer au passage. Voire, à le briser tout à fait.

Dans son propre corps, tandis qu’il martelait les chairs, brisait les os et faisait couler le sang de ses propres camarades de la Roche, Yanosa sentait distinctement l’effervescence, le tumulte des molécules, l’agitation exacerbée de la moindre parcelle de son être. Impossible pour lui de comprendre, de s’arrêter un seul instant pour analyser ce qui était en train de lui arriver : ces mutagèness qui couraient dans ses veines, il devrait les tolérer, en accepter les effets jusqu’au bout, même si il devait ultimement le payer au prix fort. Totalement immergé dans l’océan du combat, l’Oterashi n’avait de toute façon aucun loisir de s’attarder sur la métamorphose qui, subtilement, avait commencé à s’éveiller dans ses entrailles. Action, réaction, élan des trippes : à présent que sa résolution avait été prise, plus rien ne servait de ruminer l’amertume et la souffrance.

Devant lui, la lame d’Ashitaka s’anima de façon hasardeuse entre ses doigts, glissant sans heurt dans un frottement cinglant sur la couche de roche dont était recouvert le soldat tellurien sans borne. Sa triste et brutale besogne achevée sur le compte du Juunin, filant déjà droit vers le bloc massif que constituaient Meho et son éléphant, le guerrier calciné entendit le souffle mordant éructer depuis le Borukan qu’il venait de laisser presque à l’agonie dans son sillage. Un bref instant, le pugiliste lança un regard en arrière, visualisant les gueules difformes des dragons de lave qui se lançaient déjà à ses trousses. Aucun changement d’importance, aucune évolution ne survenait sans ses explosions de violence : la mâchoire serrée, l’agent du Sazori en disgrâce vrilla rapidement sur lui-même dans les airs, laissant filer au-delà de sa trajectoire la plus grande part de ce baroud d’honneur volcanique. L’un des dragons, toutefois, parvint malgré tout à planter ses crocs orangés sur la roche sombre qui épousait toujours le corps du Tellurique, projetant son magma brûlant le long de sa jambe. Un excès de chaleur que Yanosa ressentit… mais qui ne le stoppa pas pour autant. Le dévolu du guerrier résigné eut ainsi tôt fait de se rediriger vers le Nihito, perché sur son éléphant et qui venait sous ses yeux de déployer un fumigène sur sa position.

Dans son élan aérien, l’Oterashi voulut se repositionner, mais une douleur cinglante lui saisit le poitrail en se diffusant dans ses veines. Son visage se tendit encore davantage : ce n’était pas le moment, se répéta-t-il intérieurement avec insistance. Son élan affecté, le soldat enrubanné fila droit au travers de la fumée violacée, percutant Meho de plein fouet… et percevant son évaporation soudaine contre lui. Un bunshin. Récupérant sa vitesse depuis le dos du pachyderme, le guerrier de pierre termina de traverser la fumée, repérant son camarade en fuite vers le fond de la forêt sur sa droite. Soulagé, il le fut l’espace d’un instant fugace, à la vue du Nihito indemne : la nécessité repris cependant rapidement ses droits, celle de ne laisser aucun de leurs traqueurs en état de les poursuivre. Faisant fi de la douleur, Yanosa reprit son entreprise de sape violente et impitoyable, meurtrissant l’éléphant sans retenue avant de prendre la voie du retour en direction de ses compagnons aux pupilles nacrées.

Sur son flanc, le Chûnin en disgrâce perçut à ce moment le sifflement de la roche, son caractéristique duquel il était fort familier. La menace identifiée d’un coup d’oeil, ses oreilles remplies des cris de rage, d’incompréhension et d’appels à la raison de ses camarades ennemis, le Tellurique vrilla à nouveau pendant son vol pour éviter le pieux rocheux et le laisser disparaître dans les profondeurs de la forêt. L’envie de rétorquer lui brûla les lèvres, alors qu’il contemplait tant l’horreur de son œuvre que l’effarement de ses pairs. Aucun mot ne sortit cependant de sa bouche, devant le spectacle qui se mit à se déployer devant lui. Une scène ubuesque, incompréhensible, une manifestation de folie et d’absence totale de jugement qui le frappa de plein fouet. Une scène dont le bunshin de l’Oterashi resté le plus proche de ses comparses Hyûga ne manqua pas une miette, aussi effaré que son créateur.

« Elle perd les pédales… ! Derrière moi, montez !! »

Le clone campa sur ses positions, envahissant la Terre de ses flux telluriens gargantuesques qui s’étendirent dans chaque recoin de cette arène de chaos et de sang. Depuis la bordure du canyon encaissé, un clone d’Harumi venait de commencer à faire déferler un véritable raz-de-marée, menaçant de son oblitération aquatique tous ceux qui se trouvaient au sein de cette cuve dévastée. Là ne s’arrêtaient cependant pas les périls qui guettaient certains des protagonistes en particulier, et le guerrier calciné n’eut pas trop de sa troisième paire d’yeux, au plus près de Junichirô, pour pouvoir garder une vue d’ensemble de cet imbroglio aussi inattendu que dangereux. L’Ecorché, bien sûr, les avait floué en se terrant dans les tréfonds de son invocation putrescente, et au bout de ses doigts avaient commencé à crépiter les éclairs caractéristiques, son regard noir insondable tout droit plongé sur la position de l’hôte de Yonbi. Le bunshin de l’enrubanné, les yeux écarquillés, n’eut que le temps de se retourner vers le Miyamoto.

« Teruyo, baisse-toi !! » furent les derniers mots du clone, oblitéré quelques instants plus tard par le dragon de roche expédié par le Nihito.

Triompher de ses camarades en les laissant, blessés, dans ce décor d’apocalypse était une chose, un objectif que Yanosa s’était même fixé : permettre que l’un d’eux soit tué sans rien tenter pour l’empêcher, de cela il n’était en revanche pas question. A l’exception, cependant, de celles et ceux qui avaient pu démontrer leur inaptitude et leur totale absence de sang froid. Car si Teruyo se trouvait être en ce temps et en ces lieux son adversaire, comment qualifier l’irounin, Kobane Harumi, qui venait de mettre la vie de tous en péril tout en convoquant l’élément favori du Désavoué dans cette arène déjà difficilement praticable ? Pour le bunshin placé un peu plus haut, qui venait de jalonner la zone de roche prête à obéir à ses commandements, le verdict était déjà tombé, ponctué par une consigne lancée par son créateur à l’encontre de Kisuke.

« Au fond, dans la forêt !! » cria-t-il à son attention en pointant du doigt derrière lui vers la position du véritable Meho, celui qui avait pris du recul à son arrivée sauvage sur sa position.

Et tandis qu’un nouveau sifflement plus étouffé parvenait aux oreilles de l’Oterashi éreinté par ses efforts colossaux, la Terre sembla à nouveau s’ouvrir et hurler sous l’impulsion des grands et innombrables pieux de pierre convoqués par le bunshin. Ceux-ci fendirent les flots face à la position de ce dernier et des Hyûga, rompant la force du déferlement aquatique, brisant son élan destructeur. Terminant son retour à la source de son assaut, Yanosa entama sa descente en se retournant vers le point d’origine de ce sifflement qui gagna exponentiellement en intensité, jusqu’à le pousser instinctivement à se barrer le visage de ses deux bras recouverts de roche. L’impact cinglant qu’il perçut sur ceux-ci et la marque qui s’y imprima, en sus de l’invisibilité de l’objet qui venait de le frapper, ne laissa aucun doute quant à son propriétaire et l’instigateur de cet assaut vicieux. * Bien tenté * ne put-il s’empêcher de penser, tandis que ses pieds allaient enfin retoucher Terre le plus haut possible sur la crête nord du canyon.

Et la grande déferlante de pieux rocheux, elle, de s’intensifier, traçant sa route au travers du tsunami en allant ostensiblement menacer Harumi et ses clones d’un empalement pur et simple, mais pas seulement. Car au grand damne du Tellurique, d’autres cibles se trouvaient également plus loin au-delà du canyon, et si ils voulaient espérer récupérer l’Ecorché dans ce chaos, alors rien ne pouvait être laissé au hasard. Sur la position de Meho et de toutes ses copies, les pieux émergèrent donc aussi, effort douloureux pour le guerrier de pierre à plus d’un titre, et si aucun ne vint menacer directement Ashitaka ou même le Miyamoto, ce fut au prix d’un effort de concentration d’autant plus grand, quoi que certainement imparfait au vue de la topographie. Teruyo aurait, de toutes les façon, déjà bien fort à faire pour se prémunir des vagues violentes et impitoyables qui se concentreraient dès lors vers sa position. Toisant la scène de dévastation, le Chûnin plongea sa jambe gauche dans la boue pour y faire tair la chaude morsure de la lave tout en tâchant de prendre toujours un peu plus de hauteur pour prendre de la distance et se dégager. Yanosa remarqua en contrebas la silhouette noirâtre de Junichiro, draguée dans les torrents faiblissants par un squale dont les contours se laissaient à peine deviner, malgré la fuite des eaux vers les crevasses créées par le jutsu dévastateur de l’agent du Sazori.

« Rin, sécurise Junichiro, je ne veux plus voir ce squale… ! »

Son corps tressaillit. Toujours habité par une énergie comme venue tout droit d’un autre monde, il apparaissait également clairement à l’Oterashi que quelque chose était en train de clocher, dans les rouages pourtant si bien agencés de son enveloppe. En dépit de cette sensation dérangeante, inquiétante, il mobilisa ses ressources, se força à apparaître toujours aussi frais et combatif qu’à la première heure.

« ...Vous êtes vaincus, n’insistez pas, lança-t-il d’une voix posée mais toujours aussi grave et éraillée qu’à l’accoutumée, profitant de la propagation de l’air dans un tel environnement pour se faire entendre loin et fort.

Pansez vos plaies… Survivez, et laissez-nous faire notre travail. »

Résumé
Santé : pas de blessure, Armure abîmée à la jambe gauche et entaillé sur l'avant-bras droit. Fatigue très marquée, appuyée par des sensations malaisantes d'origine inconnue.
Chakra : 2S 1A 7B 7C 1D

Résumé dans l'ordre temporel (mostly):
- J'estime que le coup de katana, utilisé dans ce contexte (immobilisation en cours + le fait que ce soit une attaque exécutée "contre" une attaque), ne fait qu'effleurer Yanosa sans causer de dommages.
- Profitant du Boost de vitesse octroyé par l'une des pilules Rentan de Kisuke (boost à son plein potentiel à ce moment du Rp), Yanosa Esquive (C) les dragons de lave. L'un d'eux s'accroche cependant à la jambe gauche et y entame l'armure.
- Entre le moment où Yanosa percute le clone de Meho dans le fumigène et son assaut sur l'éléphant, il repère le véritable Meho qui prend du recul dans la forêt.
- Sur le chemin du retour, Yanosa Esquive (C) le pieux doton envoyé par un clone de Meho. Il informe également Kisuke de l'emplacement du véritable Meho dans la forêt.
- En parallèle, le bunshin posté près de l'Ecorché prévient Teruyo à l'oral de la menace constituée par le Raiton en lui intimant de se baisser.
- Le second bunshin, légèrement plus en hauteur, contre le tsunami en usant de la supériorité élémentaire du Doton sur le Suiton afin de protéger son groupe via une attaque de zone (S) venant du sol qui vient briser la force des flots. La technique le permettant ("Partout où il le souhaite"), il choisit d'épargner les zones respectives où se trouvent Teruyo (qui se trouve toujours ciblé par une partie du Tsunami) et Ashitaka (cet effort pouvant se montrer imparfait dans le cas de Teruyo, étant donnée sa relative proximité avec Harumi), mais vise explicitement celles où se trouvent Harumi, Meho et leurs clones respectifs afin de les blesser/les détruire, respectivement.
- Yanosa, entendant le sifflement du Fuuma invisible, se protège instinctivement le visage/les points vitaux avec ses bras, où frappe ledit shuriken en entaillant l'armure.
- Consignes données, Yanosa tente ensuite de stopper là les hostilités.







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