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Visite chez Brotomo [ft l'éponyme]

Mikami Fuso
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Lun 8 Aoû 2022 - 18:24
« Oui, je vais faire mon échauffement avec cette grosse pierre, comment l’as-tu deviné Takeshi ? »

Ça va finir chez Otomo ça.

Je regarde Haku, dit « l’athlète », soulever une énorme pierre entre ses bras. Le poids de cinq ninjas bien taillés, bien bâtis, avant d’hausser les épaules avec ce gigantesque caillou sans suer, il fait des séries de 20x350kg l’air de rien. Il a un simplement un souffle perdue entre le soupir et le rire en soulevant l’énorme pierre, puis il hausse les épaules à répétition, l’air de rien, embarquant avec lui le gravas de l’apocalypse sans se soucier des autres ninjas autour de lui. Certains s’interrompent pour observer l’anomalie du sport, d’autres au contraire, font semblant de ne rien voir et poursuivent leurs exercices dans l’espoir de ne pas attirer l’attention du spécialiste de la force.
Je dirais bien du taijutsu, mais en réalité, Haku n’a plus besoin du taijutsu, sans utiliser le chakra, je ne serais pas étonnée qu’il puisse simplement se saisir d’un homme et le broyer au creux de sa main dans l’indifférence la plus totale. Une fois sa série terminée, Haku repose la pierre et s’assoit sur un petit tabouret qui peine à contenir toute sa puissance.
Comment décrire Haku ?
Taillé dans le marbre : fort, avec des muscles saillants, qui se contractent à chacun de ses mouvements. Dénué de gras, on voit parfois la strie des fibres musculaires lorsqu’il soulève les poids les plus lourds. Malgré tout, Haku est un homme sûr de lui quoique humble, pour cette raison, il veille toujours à enfiler des vêtements amples afin de ne pas susciter de jalousie, mais aussi pour ne pas intimider les autres. Il aime discuter avec les habitués du complexe, mais aussi avec les nouveaux qui sont parfois effrayés par ces larges épaules et sa mâchoire en parpaing. Fait rare, Haku a une forte barbe qui contraste avec la plupart des ninjas.
Nos regards se croisent alors qu’il s’apprête à reprendre sa série.

« Excuse-moi Fuso, peux-tu te mettre debout sur la pierre ? Je vais faire mon développé d’épaules en la soulevant au-dessus de ma tête, j’ai besoin d’un poids supplémentaire puisque c’est de la force. » Je me rends compte que je bave, il a un sourire. « Tu pensais à quelque chose en particulier ?
-Eyana ! »
Je réalise ce que je viens de dire et l’enthousiasme avec lequel je l’ai dit, je m’empourpre. « Euh, je voulais dire…
-Oui, Eyana est aussi très douée physiquement. »
Il a un sourire, « tu veux m’aider ?
-J’arrive. »
J’abandonne mes haltères.

Un instant plus tard, il soulève une pierre à 350 + 60 kg au-dessus de sa tête comme si de rien n’était, sans avoir usage du chakra. Une série de dix qu’il achève sans soucis, satisfait de mon aide, il me remercie et me propose de m’aider pour certains exercices. J’en profite pour soulever des poids et essayer de battre mon record au squat.
Bonne séance.


Plus tard, après un bon bain chaud, je vais passer la soirée chez Otomo. Son auberge n’est pas loin de la maison et alors que l’air marin de Kiri me caresse le visage, je songe à lui. Non, pas Haku, mais bien Otomo : il maîtrise l’hikariton, c’est toujours étrange de le voir à son auberge plutôt qu’à l’entraînement. Enfin, en un sens, c’est toujours là où on le trouve, il écoute les rumeurs, les ragots, il sait tout avant tout le monde. Un jour le Mizukage va mourir et il sera le premier au courant, quand bien même il sera au comptoir de son établissement à servir du saké et des repas chauds. C’est toujours comme ça avec lui.
Néanmoins, mes préoccupations du moment disparaissent à l’instant où je franchis le seuil de son auberge, c’est une odeur de ramens qui m’accueille, couplé à celle du sake qu’il brasse lui-même. Je m’installe au comptoir à ma place habituelle et allonge les ryos dans un réflexe murement travaillé par Otomo lui-même, alors qu’il m’apporte une coupe de saké sans même que je n’ai à le demander. Saké aromatisé à la framboise, j’ai eu une dure journée, il le sait, quand je viens ce jour-là de la semaine, c’est pour décompresser de l’entraînement.

« Alors brotomo, comment vont les affaires ? Et Etsuko ? J’ai entendu dire que tu allais te remettre sérieusement à l’entraînement pour attirer l’attention du Kyoi. » Je pose ma hache contre ma chaise, soigneusement enveloppée dans un linge pour éviter de rayer le comptoir avec. « D’ailleurs, tu veux qu’on s’entraîne à l’occasion ? »
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Orochi Otomo
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Lun 8 Aoû 2022 - 22:02
Le soleil se couche lentement sur l’horizon. Sa courbe parfaite distord les nuages environnants. La douce chaleur de ses rayons chauffe la face du barman et inonde ses pores. Il inspire. La contraction de ses narines soulève légèrement ses lunettes de soleil et un filet blanc vient se refléter sur ses iris argentés. Sa main, aussi noueuse que le bois sur lequel elle est posée, se décale dans un raclement qui trahit la présence d’un anneau sur son annulaire. Encore une dernière inspiration.

Ses sens lui indiquent qu’en son auberge tout coule comme les rayons mielleux de l’astre couchant. Chaque entité qu’il perçoit comme une boule de chakra, immobile dans le vaste plan mental qu’il se représente derrière ses yeux, témoigne d’une âme affairée à dévorer son assiette. Il les compte : une, deux, trois… pas grande foule ce soir. Il remet se mèche en place et dégage ses oreilles.

Ses tympans se laissent progressivement submerger par les bruits de vaisselle, couverts, verres et autres tabourets plus ou moins stables. Il faudra penser à changer celui du fond de la salle, il craque du pied avant gauche. Un tintement coupe nette ses divagations.

Ce son, il le reconnaîtrait entre un million d’autres. Ce tintement si distinctif d’une grosse louche en métal traité qu’on cogne sur une marmite en laiton usée. On peut entendre toutes les harmoniques de chaque fissure dans le minéral émaillé et usé par des années d’eau bouillante. Ses yeux superposent le mouvement des vagues au loin au bruit de l’écume qu’on vide dans un seau, direction le jardin. Lorsque la déferlante heurte le sable fin du pays de la brume, c’est le gros « schlouk » des ramens qu’on verse dans un bol en chêne qui l’accompagne.

Cet orchestre, c’est Etsuko. Ce petit bout de femme qui mène avec lui cette auberge dans la bonne direction. Cette figure qu’il a appris à voir en plus gros, en plus fort, avec l’aide de son coeur plutôt que ses sens. Il expire lentement, savoure l’instant. Il se sent complet, les sens saturés, le ventre plein et l’âme en paix.

Sa grande figure fantomatique se décroche de la fenêtre de l’arrière cuisine, comme une étoile de mer se décolle organiquement, ventouse par ventouse. Son rocher quitté, il passe derrière sa femme et s’arrête.

Une perturbation se fait sentir au loin. Un halo de chakra dont la marque laisse une odeur âpre à sa synesthésie. Il pourrait la reconnaître, mais il attend que ses pas se fassent plus proches, quelque part loin sur le sentier, pour confirmer l’identité de la damoiselle en question. Il passe deux pulpes de doigts sur le bas du dos de sa tendre et murmure tout juste intelligiblement :


« - Prépare moi des ramens aux noris s’il te plaît. Nous avons de la visite. »

Il se glisse derrière le bar, frôlant à peine le sol de ses pieds bottés. S’il met un point d’honneur à ne pas perturber l’ambiance sonore, c’est pour pouvoir écouter les pas qui se rapprochent. Il lui reste encore approximativement deux minutes avant que Fuso passe la porte de son établissement. Juste assez pour nonchalamment attraper la bouteille qu’il cache derrière les autres, et en remplir un verre. Généreusement, tout de même. Il n’arnaque pas ses amis, ce sont ses premières sources d’information. Il contemple l’écoulement parfaitement laminaire du liquide lorsque la porte s’ouvre.

Le verre posé devant Fuso et Fuso devant le barman, sa voix suave émet une suite de son qu’on apparenterait plus à une suite de cliquetis suaves.

« Fuso »

La réponse ne se fait pas attendre, il sait mettre à l’aise ses invités. La prédisposition est un art qu’il a appris à maîtriser. Il empoche discrètement les ryos posés sur le comptoir dans un silence impeccable. Il serait malpoli de se faire remarquer durant l’encaissement.

D’un claquement de doigts, il assombrit la zone autour de sa comparse. Si ça brille moins, ça attire moins l’attention.


« Alors brotomo, comment vont les affaires ? Et Etsuko ? J’ai entendu dire que tu allais te remettre sérieusement à l’entraînement pour attirer l’attention du Kyoi. »

Sa langue racle le devant de son palais, il stimule le bout de sa langue brûlé il y a quelques heures par un échantillon de ramen au porc. Constatant que la douleur à quasiment disparu, il prend conscience de ces micros lésions et adapte la posture de sa langue dans sa bouche. Il récupère son ton mielleux et confiant. Son charme naturel revenu, il enchaîne avec une fausse réserve :

« Tout va bien dans le meilleur du monde. Les ryos affluent, mon fond de commerce se porte bien. Tout comme Etsuko.

Tu pourras lui poser toi même la question, tes ramens arrivent. »


Fuso sait très bien que par fond de commerce, il sous entend les informations que les soûlard ou les voyageurs lui apportent. Quand la source est plus importante socialement parlant, il préfère le terme « opportunités ». S’il n’a pas eu beaucoup d’opportunités jusqu’à présent, il peut se permettre de partager un peu de ses acquis.

« À priori une caravane marchande viendrait d’Iwa pour nous ravitailler en volaille endémique du grand continent. Une viande dont le goût se rapprocherait de certains poissons locaux. »


Il prend un instant pour plonger dans les pupille de son amie. Il esquisse une moue faussement préoccupée, un rictus inversé, puis hausse les épaules.

« Deux semaine avant que le conglomérat de pêcheurs ne demande une exécution du caravanier, le temps de goûter la marchandise et satisfaire la curiosité malsaine. »

Il marque un temps d’arrêt.

« Ça répond à ta question pour la Kyoi ? »

Il ne peut s’empêcher de sortir son plus beau rictus de sac à merde. Manipuler l’information est toujours aussi jouissif, même lorsqu’il n’y a rien en jeu.

Il ressert un verre à sa camarade.
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Mikami Fuso
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Lun 8 Aoû 2022 - 23:22
« Des volailles endémiques, » j’hausse les épaules, « des poules d’eau ? » Quant au goût, j’ignore quoi dire.

Pour être honnête, je préfère la volaille au poisson, je préfère les os aux arêtes : on peut croquer dans du vrai cartilage, on ne s’empale pas la gorge et surtout, la chair est plus consistante, même si honnêtement, je préfère le bœuf parmi toutes les viandes. Cela va faire longtemps que je n’ai pas mordu dans une pièce de viande avec des oignons, il faudrait que j’en rachète au marché avant de tomber à court. Les oignons forment l’essentiel de mon alimentation avec la viande et le riz, comme la plupart des insulaires en somme.
Puis motomachine m’annonce que le caravanier aurait eu des ennuis avec le conglomérat des pêcheurs, ce qui ne m’étonne guère : on est insulaire à Kiri, littéralement. De fait, on apprécie peu les étrangers du continent, c’est toujours de sales histoires qu’ils ramènent, quand on est pas en train de foutre le boxon et de leur en créer, évidemment. Néanmoins, tout cela me laisse un peu songeuse, Otomo en sait beaucoup car il est aubergiste, mais reste à voir s’il aura les tripes pour jouer à la fausse noyade, à la recherche d’intrus et tout ce qui enveloppe le Kyoi. C’est encore un long chemin que nous avons à parcourir avant de rejoindre la prestigieuse unité et encore, j’ignore si j’ai envie de les rejoindre ou si je préfère le corps des médecins. Je suis une spécialiste du poison, l’Han’en me siérait aussi bien, voire plus.

« Oui, mais la collecte d’informations n’est qu’une partie de la mission, il faut voir pour le reste si nous sommes prêts. » J’ai un coup d’œil vers l’horloge à eau de la salle : Eyana devrait bientôt arriver, d’ordinaire elle ne me rejoint pas ici, mais ce soir ?

Elle a envie de changer. Probablement que la reprise d’Otomo y joue pour quelque chose : c’est toujours une curiosité locale d’avoir un ninja qui alterne avec un travail de tenancier. Gentil patron le soir, shinobi la nuit, pareil pour la cuisinière. Sans doute qu’Eyana veut découvrir les nouvelles têtes qui n’ont pas toujours eu le cœur de devenir ninja à plein temps après l’académie. La vie quotidienne est riche en évènements qui peuvent abattre une vocation, ce n’est pas surprenant qu’une fois la situation stable, certains reprennent du service.
Eyana devrait bientôt arriver, il faudrait que je prévienne le type qui brille devant moi.

« J’ai une amie qui va nous rejoindre bientôt, tu peux remettre des ramens à cuire, je te laisse décider du tempo de cuisson. »

Je lui dis ou pas qu’elle se trimballe torse nu la plupart du temps ?
Naaaan, faisons lui la surprise.
Je sirote mon verre de saké.

« Paré pour la bagarre aussi ? Ou alors il faudra qu’on squatte le terrain d’entraînement pour revoir les bases ? Les corvées de bois ne vont pas se faire toutes seules. » Et ma hache n’est pas difficile quand il s’agit de fendre des buches.
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Orochi Etsuko
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Mar 9 Aoû 2022 - 23:12
Ses cheveux étaient grossièrement relevés, en une masse cendrée et éparses tenue par un simple jeu de baguettes en bois laqué. Quelques gouttelettes de sueurs perlaient sur son front qu'elle essuya d'un revers de manche sans trop y faire attention. Un geste purement machinal. C'était toujours ainsi en cuisine, et surtout l'hiver où les fourneaux tournaient à plein régime. Cela faisait déjà depuis quelques heures qu'elle s'affairait afin de faire mijoter quelques viandes bien choisies pour les attendrir. Il fallait que les plats soient aussi bons qu'ils tenaient au corps, la seule façon de faire face à l'hiver. Le seul inconvénient se trouvait être le petit local où elle travaillait. Il y avait tout ce qui fallait, mais la pièce n'était pas très grande, raison pour laquelle il était possible de très vite étouffer sous les vapeurs des plats "amoureusement" confectionnés.

Les yeux de la jeune femme ne se détachaient pas de son travail, vérifiant les bouillons, leurs assaisonnements, mais aussi que chaque légume fut convenablement découpé. Elle assurait le service jusqu'au bout, du goût à la présentation. Rien ne devait être laissé au hasard, même la vaisselle. Oh, bien évidemment, l'auberge n'était pas aussi luxueuse que l'on pourrait l'espérer, toutefois on pouvait saluer les efforts non négligeables de ces tenanciers qui épousaient chaque détail, et même les plus infimes pour satisfaire le client. Les fidéliser aussi. Il ne fallait pas se leurrer. Le goût du travail bien fait était aussi obtenu parce qu'il y avait quelque chose à attendre de l'autre côté.

Alors qu'elle se tenait devant une large marmite où elle veillait à son plat du soir, Otomo passa derrière elle, la frôlant à son passage pour lui signifier qu'il avait détecté quelque chose ou plutôt quelqu'un. La demande était précise, preuve qu'il devait connaître l'invité qui approchait. Etsuko afficha qu'une petite moue intriguée, mais consentie à exécuter la commande.

" Bien. Je prépare ça. "

Alors que son époux quittait les cuisines pour retrouver son estrade, les habiles mains de la jeune femme commençaient déjà son œuvre pour préparer les ramens. Elle suivait une recette assez commune, mais qui n'en demeurait pas moins un délice. Ce fut à ce moment-là que l'on put l'entendre jouer de sa musique, rythmée par son couteau. Elle commença par éplucher et hacher finement des oignons, puis égoutter des pousses de bambou. Puisque Otomo avait précisé qu'il les voulait aux noris, elle découpa quelques feuilles en fines lamelles. Pour la viande, Etsuko choisit des tranches de bœufs tendres qu'elle découpa en filet pendant qu'elle faisait cuire un œuf. Il vint ensuite le moment de faire le bouillon avec un peu de sauge soja, puis d'y incorporer les nouilles. Au dernier moment, elle rajouta ses légumes ainsi que l'œuf dur coupé en deux.

" Mmmm... peut-être que je devrais rajouter... "

Quelques oignons nouveaux. Elle en découpa en petits morceaux et en saupoudra le bol pour le compléter. Lorsqu'elle fut parfaitement satisfaite, elle choisit d'assurer elle-même le service en arrivant avec un plateau. Ce fut à cet instant qu'elle découvrit la mystérieuse personne à qui était destinée l'attention de son époux.

" Fuso ? Il semblerait que ce plat te soit destiné. "

D'un pas discret et félin, la shinobi aux yeux gris déposa le plateau aux côtés de la vieille camarade d'Otomo, lui accordant un petit sourire amusé.

" Parfois, je me surprends à penser que mon cher et tendre époux est bien plus attentionné avec ces amis-clients que sa propre femme. "

Un peu de malice dans le regard, feignant une jalousie joueuse, Etsuko finit par s'accorder quelques minutes loin de ses fours, à la fois parce que cela lui faisait plaisir de croiser son homologue de Kiri, mais aussi parce qu'il faisait plus frais que dans sa cuisine.

" Je suis heureuse de te voir Fuso, mais j'espère que tu as des choses intéressantes à nous raconter. Je ne peux pas dire que mes fruits et légumes sont pourvus d'un grand sens de la conversation. "

Le sourire de la jeune femme s'étira alors qu'elle s'accouda nonchalamment sur le comptoir, les yeux rivés vers cette amie par alliance alors que ses doigts caressaient instinctivement les cicatrices de sa joue comme pour les cacher. Mais il ne s'agissait là que d'une vieille habitude et non de la honte d'en être pourvue.
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Orochi Otomo
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Sam 13 Aoû 2022 - 23:36
« Oui, mais la collecte d’informations n’est qu’une partie de la mission, il faut voir pour le reste si nous sommes prêts. »

« Tu oublies que ce n’est pas mon boulot. C’est le tiens que de taper. Moi je réfléchis. »

Il esquisse un sourire mesquin, connaissant qu’en face la remarque fera probablement mouche. Il écarte un peu les appuis sur le comptoir et gratte du bout de l’ongle un petit bout de nourriture laissé collé. Il aime son établissement impeccable. Les soûlards, irrespectueux, boiteux ou autres nudistes de la misère peuvent bien aller boire ailleurs.

Il tourne la tête et contemple sa clientèle de ce soir. Son auberge n’est pas assez bien placée pour s’accaparer les clientèles les plus dépensières que sont les familles et les hommes d’affaires. Il a donc du faire développer l’image dans une direction différente. S’il a refusé de prendre l’image d’une taverne qui sert n’importe quoi à n’importe qui, il a décidé d’en conserver l’image d’anonymat et de tranquillité. Il ne permet pas que ses clients soient dérangés outre mesure lors de leurs discussion et fait régner un ordre quasi militaire quand à la décence et le respect de l’intimité. Il en résulte un restaurant de plutôt bonne facture (pour le peu qu’il a pu comparer en allant manger chez la concurrence quelque fois…), mais dont l’ambiance planante reste celle d’un salon silencieux et reposant, comme lorsqu’on propose un verre de saké à domicile. Certains viennent donc ici pour parler affaires plus ou moins légales : ils sont toujours bien reçus, ne posent pas de question, et sont suffisamment excentrés dans la ville pour ne pas attirer de soupçons.

Il laisse émettre un bruit de satisfaction discret, range son rictus et se retourne ver sa camarade.


« J’ai une amie qui va nous rejoindre bientôt, tu peux remettre des ramens à cuire, je te laisse décider du tempo de cuisson. »

« Tu préviendra toi même Etsuko quand ton plat arrivera »

« Paré pour la bagarre aussi ? Ou alors il faudra qu’on squatte le terrain d’entraînement pour revoir les bases ? Les corvées de bois ne vont pas se faire toutes seules. »

« Pas vraiment. Il faudra que tu me remette à jour. » Il parle sans grande conviction, il sait que son talent ne réside pas ici.

Il attrape à la volée un torchon propre et commence à entamer la vaisselle du dernier service. C’est dans le reflet du verre mouillé qu’il reconnaît le déhanché caractéristique de sa compagne. Touché dans son point faible, il se retourne. La figure blanche qu’il aime tant vient déposer un bol fumant devant l’hôte de ce soir. Lorsqu’elle passe devant lui, il glisse rapidement une paume de main dans le bas de son dos, signe imperceptible qu’il l’invite à reste auprès de lui.

De toute façon, le service n’est pas très bon ce soir, il sait qu’elle l’a compris et espère qu’elle acceptera de souffler un peu a côté de lui. Et puis, il en a envie lui aussi, qu’elle reste un peu. Il peut sentir le halo de chaleur émis par sa peau entre ses doigts froids. D’un geste délicat, il la caresse avec son pouce dans le creux de sa colonne vertébrale qu’il devine sous ses vêtements. Son coeur semble prendre une grande inspiration, rassuré par la masse de cheveux blancs qu’il voit arriver en périphérie de ses lunettes.


« Parfois, je me surprends à penser que mon cher et tendre époux est bien plus attentionné avec ces amis-clients que sa propre femme. »

« Ce n’est pas le discours que tu tiens sous les draps »

Oeil pour œil, dent pour dent. Parmi le panel de rictus à sa disposition, il arbore celui de l’amusement. Il sait que sa femme ne se formalisera pas de ce petit pic envoyé suite au sien. Ou alors si, et auquel cas il faut qu’il prévoie de dormir dans la cuisine ce soir. Mais ça n’arrivera pas, il peut sentir ses muscles se détendre sous sa paume. Elle l’aime, et il le sait. Ses yeux captent la malice de ceux de sa compagne. Il la redemanderait bien en mariage s’il le pouvait.

« Je suis heureuse de te voir Fuso, mais j'espère que tu as des choses intéressantes à nous raconter. Je ne peux pas dire que mes fruits et légumes sont pourvus d'un grand sens de la conversation. »
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Mikami Fuso
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Dim 14 Aoû 2022 - 0:50
« Oui, oui. » Je prends une gorgée de saké, j’ai un sourire, l’alcool est bon, mieux que le tenancier qui admet lui-même que s’il réfléchit, c’est bien car c’est la seule chose qui peut faire. Inutile d’enfoncer le clou, il suffit de voir sa conviction affaiblie quand on parle de l’entraînement quand il parle de ses talents. « Déjà, commence par me parler poliment. »

J’anticipe bien un « mais j’ai le droit… » Mais la vérité, c’est qu’entre ninjas, des duels ont éclaté pour moins que ça. Ça fait partie du tempérament caustique d’Otomo que de foutre la merde. Je le regarde gratter un bout de nourriture séchée sur le comptoir, puis il entame sa vaisselle, je ne dis rien et sirote mon alcool : s’il veut mes ragots, il devra les mériter, surtout après la petite pique envoyée. Je n’ai pas l’intention de lui livrer les dernières nouvelles s’il est comme ça toute la soirée.
C’est Etsuko qui le sauve en m’apportant des ramens, avec des œufs, du bœuf et toute la garniture qu’on peut attendre pour des nouilles bien chaudes.

« Ah… Etsuko, la preuve que derrière chaque grand homme, il y a une femme. Merci beaucoup. » Je détourne le regard en entendant la remarque d’Otomo à propos de sa femme, ils partagent une chambre et ça se constate vite. Néanmoins, la maîtresse de maison renchaîne assez vite sur les nouvelles que je peux rapporter : le fonds de commerce du proprio ne va pas se faire tout seul. « Eh bien, les nouvelles ne sont pas si intéressantes : Toma, le chuunin en charge de distribuer les missions a été réquisitionné par une jonin pour tester de nouveaux gaz incapacitants. Il a les yeux rouges, il a dû pleurer des cascades entières pour finir dans un tel état. Sinon, pas de grande nouvelle à proprement parler : le village tourne toujours à plein régime, il y a des rumeurs sur des tensions avec Yuki. »

Je réfléchis, bien sûr, il y a les accidents sur le port et les bagarres dans les bars, mais rien qui ne sorte de l’ordinaire. Puis j’ai souvenir d’un duel.

« Si, je me souviens, sur un terrain d’entraînement en fin d’après-midi, deux jonins se sont tapés dessus pour une histoire d’honneur. Un affrontement pour savoir qui avait le meilleur genjutsu entre les deux. Non ironiquement, c’était un combat fort ennuyeux, sans acrobaties ni cascades, puisque tout avait lieu dans l’esprit des deux combattants. »

Je mange mes ramens avec appétit : Etsuko est vraiment douée pour les préparer, je pourrais m’envoyer toute la marmite, j’ai besoin d’un bon repas chaud pour refaire des réserves après une journée d’entraînement.

« Sinon, un capitaine pirate aurait été tué au combat récemment. C’est sympa, sa mort servira d’avertissement aux autres forbans des mers. Mais vous devez déjà le savoir. » C’est une nouvelle qui a fait le tour de la cité.

Une porte s’ouvre, je tourne la tête pour découvrir notre nouvel invité : tête familière ou illustre anonyme ?
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Anaï Eyana
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Lun 15 Aoû 2022 - 0:35
Une énième invitation au restaurant de sa colocataire. Assez vite, il était évident pourquoi sa carrière était au point mort. Fuso était plus souvent goûteuse de plat que Shinobi, quand ce n’était pas pour développer sa passion pour l’alcool.

Comme une habitude en ce qui concerne ces rendez vous non formel, la Céleste ne s’y rendrait qu’une fois l’ensemble de ses tâches terminées. En ce jour, c’était un entraînement sur ses tout nouveaux soins d’Iroujutsu. Des runes stylisées qu’elle avait fait tatouée à même sa peau par Genkuzu, le tatoueur du port Naragasa.

La boutique de Genkuzu était l’une de ces petites antre dont l’architecture est entièrement rectangulaire avec une largeur mince au profit d’une profondeur de champ. L’intérieur était tellement rempli que l’impression était plus celle de mettre les pieds dans un wagon que dans un bâtiment. Supersitieux et honorant les Kamis, de nombreux grigris étaient suspendus ou accrochés aux murs tel que des attrapes rêves ou de simple symboles religieux à l’honneur des différentes façades des Dieux. Une grande peinture murale de Sanbi se trouvait sur tout le mur gauche de l’entrée se trouvant opposé à une Pieuvre personnifiée maniant le pinceau à ancre.

Si l’entrée était composé d’un bureau et de quelques chaises, destiné à accueillir les clients et les prises de rendez-vous, derrière une mansarde de poutre, se trouvait l’atelier de l’un des meilleurs tatoueurs de Kiri. Le nom de sa boutique était « l’Encre de la Pieuvre » avec pour icône le fameux Céphalopode se trouvant face à Sanbi. Il était fréquent de devoir se courber pour naviguer dans l’établissement, mais une fois installé dans le fauteuil se trouvant dans la seconde partie de la boutique, c’était un véritable voyage le temps de se faire tatouer. Le plafond, aux ornementations et gravures illustrant l’interprétation personnelle du propriétaire des abysses était autant lumineux que sombre, à cause de son fond bleu foncé, mais des bougies suspendues donnait un éternel aspect d’illumination parmi les ténèbres.

L’homme lui, était bourru, mais bon commerçant et surtout très appliqué à sa tâche, impossible de sortir déçu de sa boutique. C’était un énorme gars, mesurant pas loin des deux mètres, à se demandait comme il tenait dans un lieu si petit. Ancien marin, il était le premier à être couvert de la tête aux pieds.

S’il n’était pas l’artiste principal des œuvres ornant le corps de l’Anaï, il avait été celui qui avait réalisé ses premiers tatouages comme ses derniers en date.

Eyana : « Je te solliciterais pour le tracer d’autres de mes sceaux à l’avenir, tu peux commander encore de ton encre particulière, je te paierais en avance. »

Genkuzu : « Ne vas pas te ruiner pour ton travail, il est censé te rapporter de l’argent, pas l’inverse.. Crois moi, je sais de quoi je parle. »

Principal problème des passionnés, en effet. Le lieu était autant chargé sentimentalement qu’en objet de valeurs. La présence de la Céleste quittait les lieux pour rejoindre le fameux point de rendez vous avec sa collocataire.

Sa tenue était habituelle, nue en haut, sa musculature dessinée à la vue de tous, mais couverte de tatouages de la tête aux pieds à l’exception du visage et des mains, tout son corps était une série de motif se mêlant les uns aux autres. Quasiment tous étaient des Fûinjutsu puissant que la Kunoichi utilisait en combat. Que ce soit pour se soigner comme aujourd’hui ou faire surgir des armes ou encore de solides défenses stockées dans les sceaux. En bas, elle était vêtue d’un simple short noir, tellement court et moulant que peu de chose étaient réellement dissimulés, il était aisé pour n’importe quel homme de distinguer les formes de la jeune femme. Ses cheveux bruns, longs, descendaient cependant le long de sa modeste poitrine. A défaut de pouvoir voir les yeux de son cœur, il était possible de distinguer deux petites prunelles lapis lazuli au milieu d’un visage symétrique et légèrement maquillé. Un petit nez et de fines lèvres accentuait l’aspect gracieux que sa musculature sèche évoquait.

Passant sa main sur son nouveau tatouage avec une aura violacée, la peau qui avait été violentée par le tatoueur venait immédiatement cicatriser. L’un de ses miracles d’Eisenin qu’elle ne se revendiquait pas réellement être. Ce n’était qu’après cela et un petit frisson dû au froid extérieur qu’Eyana franchissait le seuil de l’antre des Orochis.

Eyana : « Messieurs-dames bonsoir. »

Un phrasé formel, une attitude et une démarche stoïque alors que ses deux pieds se porte sans la moindre hésitation aux côtés de Fuso. Pas un sourire sur les lèvres, sans être désagréable, elle apparaît simplement neutre. Un petit silence avant qu’elle ne prenne de nouveau la parole, laissant un tabouret glisser sous ses fesses et qu’elle prenait place avec l’empoisonneuse.

Eyana jouissait d’une certaine notoriété dans la Brume, surtout parmi les marins et les militaires. Réputée pour être une aussi bonne navigatrice que combattante de contact, beaucoup savait que malgré son faible grade, sa puissance au combat pouvait mettre bon nombre de Chûnin et Jônin à l’amende. Elle avait su se hisser au-dessus du panier et avait la réputation d’être une des plus grandes duellistes de la Brume, notamment grâce à la capacité qu’elle est la seule à posséder dans le village. L’utilisation des Portes Céleste. Il serait donc facile pour des personnes aussi bien informés que les Orochis de mettre enfin un visage sur ce nom qui a été sur beaucoup de lèvres. La description de l’Anaï étant plutôt unique.

Eyana : « Les ramens ont l’air délicieux. Monsieur, je peux vous prendre la même chose ? Avec un supplément œuf et viande je vous prie. »

Deux mirettes bleu glace foudroyait Fuso sur place, comme si une information importante avait été omise ou plutôt, un manquement à la bienséance évident.

Eyana : « Donc tu m’invites, pour commencer à manger sans moi ? La prochaine fois, précises que l’on va manger des Ramens, tu sais que je raffole de ce plat. Avec les Okonomiyakis. »

Les deux coudes se posaient alors sur le comptoir et son regard se tournait droit devant elle. La Céleste ne prenait même pas le temps de dévisager les deux autres individus participant à la conversation, elle n’avait visiblement même pas conscience d’avoir interrompu quelque chose. Et à ce titre, Etsuko comme Otomo se fondaient plutôt bien dans le décors en tant que simple tenanciers de restaurant.

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