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[mission C] Germes de traîtrise |ft Otomo et Eyana]

Mikami Fuso
Mikami Fuso

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Lun 8 Aoû 2022 - 23:54
Germes de traîtriseOn nous a informé qu’un ivrogne aurait fait toute une scène en public en criant sa haine pour Kiri et pour Mizu, ce qui lui a valu d’être exclu de l’établissement du Cheval Aqueux en centre-ville par le propriétaire par peur que cela fasse fuir ses clients. D’aucuns racontent l’avoir revu dans une taverne du Port Naragasa où le quartier est bien plus cosmopolite et moins patriotique, en train de tenir le même genre de discours lorsqu’il entre en état d’ébriété… Pire encore, nous craignons qu’il n’ait réussi à corrompre d’autres personnes par ses idées. Avant de parler de complot, nous préférons vérifier s’il n’a pas réussi à rassembler un groupe partageant les mêmes idées avec lui avant de les arrêter aussi.

Se rendre à la taverne du Port Naragasa la nuit
Observer la cible et ses compagnons de boisson
Se renseigner sur leurs relations et leurs activités
Découvrir le nom des personnes impliquées ou à défaut, leur localisation
Faire un rapport



« C’quoi ce truc de Shōfuku ? » Que je m’exclame en lisant le briefing de mission à l’auberge d’Otomo. Puis je lève la tête et en voyant la mine de mes deux camarades, je réalise qu’ils ne maîtrisent pas l’argotique de Kubiri, mon île natale. « C’est un mot du patois local de mon île, c’est une insulte, ça veut dire quelqu’un qui est soumis. »

Je continue de lire, D’aucuns racontent l’avoir revu dans une taverne du Port Naragasa où le quartier est bien plus cosmopolite, soumis. Ensuite… et moins patriotique, quand je dis que les gens en ont assez des ivrognes qui vomissent sur Kiri tout en profitant de la sécurité des ninjas. Pour la peine, je ne comprends pas que ça soit le Kyoi qui attribue cette mission, j’aurais vu tout à fait la Kempei demander un passage à tabac ou une broutille du genre. Puis je réalise que si ça se trouve, la Kempei attend l’approbation du Kyoi avant de démarrer les violences policières, si seulement. Avant, lorsque que je passais devant cette taverne, on me sifflait. Puis ensuite ? J’ai commencé à me balader en permanence avec ma hache sur les épaules et d’un coup, je n’ai plus jamais été importunée, plus jamais je n’ai eu de problème pour me faufiler dans la foule. Pire encore, nous craignons qu’il n’ait réussi à corrompre d’autres personnes par ses idées. C’est misérable, un ivrogne se lance dans des diatribes et certains sont assez bêtes pour l’écouter des semaines après.
Honnêtement, si ce n’était pas pour cette mission de la Kyoi, j’aurais dit que c’était eux qui laissaient un aimant à traîtres se balader dans Kiri avant de les balancer à la flotte, un joli collier en ancre de marine autour du cou.
Profitant de l’auberge qui est vide à cette heure-ci, je relis à voix haute l’ordre de mission, mais en version corrigée.

« On nous a informé qu’un déchet aurait fait toute une scène en public en se dévoilant comme un faux kirijin, le gérant l’a viré car ça faisait désordre. D’aucuns racontent l’avoir revu dans une taverne du Port Naragasa où le quartier est rempli de malfaiteurs professionnels, en train de tenir le même genre de discours lorsqu’il s’alcoolise… Pire encore, nous craignons qu’il attire d’autres déchets. Avant de parler de théorie de la vitre brisée, nous voulons que vous vous assuriez qu’il est tout seul et que personne ne l’écoute. Ensuite on pourra lui claquer un étranglement en cellule de dégrisement.
PS : c’est peut-être une mission pour gratter notre estime, bisou bisou, les meilleurs ninjas de Kiri.
PS 2 : si vraiment vous êtes vraiment doués, un jour, c’est vous qui étranglerez en cellule. »


Je pose le parchemin de mission et termine mon thé, clairement incommodée que ça ne soit pas une arrestation de routine, mais une mission d’observation. Quand est-ce que je vais pouvoir frapper du plat de ma hache en toute légalité moi ? Je me retourne vers une Eyana qui paraît déjà dans les écuries de départ.

« Tu y crois toi ? Tu penses vraiment qu’il y a des comploteurs qui vont s’allier avec un ivrogne qui déteste Kiri car il paie des impôts ? » Une fois que j’ai sa réponse, je m’adresse à Otomo qui finit deux-trois broutilles. « Et toi ? Tu l’as déjà eu dans ton établissement ? C’est quand même un gros buveur, m’est avis qu’une fois qu’il est trop éméché pour une auberge, il va dans une autre, tu l’as déjà eu en début de soirée ? »

J’ai un long soupir une fois qu’ils ont répondu, honnêtement, ce n’est pas le genre de mission qui me branche, mais j’aime l’argent plus que je ne haïs les missions de surveillance. Pendant qu’Eyana sera avec son petit bloc note, je serais en train de chercher une présence de chakra dans la zone. Otomo ?
J’ai du mal à situer Otomo, probablement qu’il paiera des verres à cet ivrogne pour que la Kempei ait une bonne raison d’agit.
D’ailleurs qu’est-ce que fout la Kempei ? Ils sont censés patrouiller en ville, je suis étonnée qu’ils laissent faire un ivrogne de la sorte. J’attrape mon arsenal, sobrement constitué de fils d’acier, de shurikens, d’une bombe fumigène et de ma hache avant de les remettre dans ma veste de combat. Je termine mon verre juste après, lever du coude c’est une religion chez tout kirijin qui se doit.

« Ok Otomojito, à défaut de devenir Otomolesteur ce soir, tu vas devenir Otomoral, je suis désolé, je sais que c’est une mission un peu lente quand on s’attend à faire plus violent, mais il faut bien commencer quelque part. Au moins, tu n’as pas à traîner dans les égouts du quartier marchand. » J’ai un regard vers Eyana qui sait de quelle mission je parle. « Bon, j’ai terminé mes jeux de mots vaseux. Allons-y. »

On sort dehors.
Direction les bars pourris de la cité.

« C’est quand même dingue de se dire qu’un port construit il y a quatre ans là où il y avait la cahute d’Otomo est devenu un coin aussi pourri. Si je balance toute ma javel dedans, est-ce que c’est considéré une mission d’intérêt public ? »
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Anaï Eyana
Anaï Eyana

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Mar 9 Aoû 2022 - 0:45
La Céleste arrivait en retard, ce qui n’était pas coutume. Le rendez-vous avait été proche d’une auberge, le lieu d’un Ninja de Kiri du nom d’Otomo. Un Genin, comme tous les membres du trio qui venait se joindre, en ce jour au furieux duo qui arpentait depuis quelques mois les rues sales du village de la Brume, résolvant mystère après mystère.

N’arrivant que pour la belle lecture de l’ordre de mission effectuée par sa camarade habituelle, la Céleste posait les pieds sur le bois du sol de la bâtisse, parcourant les quelques mètres qui la sépare du duo déjà accoudé au bar. La gestion d’un dissident, semant des graines de discorde dans un village militaire. Cela pouvait être brave, désespéré ou simple acte de démence. La mission du jour était d’enquêter sur lui et ses complices, faire le point sur tout ce qui tentait de venir perturber ces temps déjà très troubles.

Eyana : « Je ne me fierais pas aux rumeurs tant que je n’ai pas vu l’homme en action, ça peut être beaucoup de chose, un simple ivrogne, un fou, ou juste quelqu’un qui tente d’attirer des ennuis à un de ses ennemis. Rien de pire que d’accuser quelqu’un de trahison. »

Le trio quittait les lieux, laissant en reste l’appétit insatiable de certains pour la boisson ou la bonne cher pour se rendre en direction du Port Naragasa. Fatalité que de quitter un lieu de beuverie en début de soirée. Mais moment idéal pour quelqu’un souhaitant faire passer un message que de se trouver aux abords de ses derniers, juste après la fin des différentes journées de travail.

Au cœur du port, proche des tavernes et restaurants se trouvaient principalement des marins, mais aussi des locaux, des marchands, des voyageurs, des manutentionnaires. Tout un assortiment de personnes ne roulant pas forcément sur l’or, partageant de nombreuses caractéristiques communes et surtout la même passion pour une bière bien fraiche après le labeur du jour.

La cible n’était absolument pas difficile à trouver. Une petite foule était d’ailleurs autour de lui, il s’agissait d’un vieillard, dans une sorte de toge usée. Des fils de coton pendaient de part et d’autres des extrémités, il était pied nu, marchand sur les pavés endommagés du port sans chausse. Il semblait avoir du mal à tenir debout, donc il se tenait à un bâton de fortune. Mais son ton, lui, était déterminé, il continuait son discours alors que la foule continuait de se rassembler, avec en son sein, la Céleste, qui écoutait attentivement.

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Prédicateur de l'eau éternelle - Cible de la mission

Prédicateur de l'eau éternelle : « …Je vous vois vous rassemblez devant moi… Affamés… Terrifiés… Vous demandant si la situation dans l’archipel va s’améliorer. Les pirates ont envahis nos eaux par milliers d’Asosan jusqu’à Hakari. Chaque jour, ce fléau rogne un peu plus de notre pays. »

La foule semblait approbatrice, nombreux savaient que depuis des mois, les voyages marchands s’étaient fortement réduit en raison des trop nombreuses attaques de pirates. Même si la chute récente d’un équipage pirate qui détruisait sans distinction tout navire quittant Mizu à l’aide d’un poulpe géant, il y avait encore beaucoup trop d’attaques.

Prédicateur de l'eau éternelle : « Hommes de Mizu ! Vous êtes au bord du précipices, votre Gouverneur vous a abandonné, votre Daimyo vous a failli, et maintenant vous vous tournez vers les Dieux ! »

L’orateur venait alors pointer un à un certains des individus se trouvant dans les premiers rangs, comme pour les prendre à partie.

Prédicateur de l'eau éternelle : « Pourtant je n’entends nulle supplique, personne à genoux ou entrain de réaliser des offrandes, n’avez-vous que si peu à offrir aux Kamis ? Au lieu de cela, nous devrions nous demander, pourquoi les Dieux nous ont-ils abandonnés ? »

Tous le monde semblait être accroché à ses paroles, les commentaires dans le rassemblement cessait et d’autres badauds se joignaient de plus belle au groupe.

Prédicateur de l'eau éternelle : « La réponse se trouve il y a plus de deux-cents ans. Quand jadis, notre monde accueillait en son sein neuf entités surnaturelles, toutes douées de pouvoirs extraordinaires. Et une énergie impie s’engouffra dans chacun d’entre nous. De ce cataclysme, apparut cette force appelée Chakra. Et au lieu de bannir cette horreur, nous avons décidé d’étudier cet arcane maudit par égo et soif de pouvoir. »

Des bribes, que tout Shinobi avait pu étudier à l’académie, des rumeurs, sur l’origine de leurs pouvoirs.

Prédicateur de l'eau éternelle : « Et contre ces créatures… Est-ce que nous avons fait confiance aux lames de nos Samourais.. ? Aux arcs de nos Ashigarus ? Non… Nous avons laissé ce fardeau à d’autres, ces fameux Ninjas, des guerriers impies au corps et à l’âme corrompu par le Chakra. Capable de magie qu’aucun homme ne se devrait de manier. Envoyé combattre pour nos tribus, pour nos contrées, pour nos pays… Alors qu’ils sont les fruits de ces immondes créatures menaçant de ravager nos terres. »

Ainsi débutait le véritable discours appelant à la mésentente et la discorde. Un appel à la haine contre ceux qui gouvernait le village de la Brume, à ceux, qui de leurs points de vue, les protégeaient. Oubliant qu’à l’origine, les premiers Ninjas étaient des Samourais.

Prédicateur de l'eau éternelle : « Nous nous reposons désormais même sur eux pour du mercenariat, ou encore des actes auparavant anodins, nous complaisant dans la facilité que nous apporte leurs arcanes maudits. Leur simple existence nous couvre tous de honte. Alors que Mizu saigne ! Rongé par les pillages et la famine, mais peut être est-ce là le souhait des dieux, leur châtiment pour nos pêchés ! »

Il se jetait à terre, comme s’il implorait la grâce des dieux, son ton devenant de plus en plus angoissé et désespéré.

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Prédicateur de l'eau éternelle : « C’est pour cela qu’à Tsume, un appel à retenti… Celui d’un homme ayant vu ce qui nous attends si nous persévérons dans cette voie… Sakaze Tôsen nous offre une opportunité, celle de bannir irrémédiablement le Chakra de notre existence. »

Et c’était désormais de la trahison. Cela ne se fit pas attendre. Les rumeurs étaient véridiques, mais depuis combien de temps tenait il ce genre de discours en pleine rue… Et où est la Kenpei ?

Prédicateur de l'eau éternelle : « Retrouverons-nous le chemin vers la bénédiction des dieux ? Trouverons-nous la force de chasser les Ninjas de nos terres ? Nous unirons nous autour du culte de l’eau éternel ? Car croyez-moi, personne ne mènera cette guerre pour nous. Joignez-vous, aux élus de l’humanité, à Tsume et permettez à l’Homme de se repentir pour ses péchés. »

Au milieu de la foule, la Céleste pouvait entendre toutes les personnes se questionner, certaines, s’approchaient du prédicateur, lui parlaient, le remerciaient, confiaient leurs craintes. Une chose était certaine pour l’Anaï, ce n’était pas le moment de semer le trouble entre la population et les autorités du village. Ni même avec le Daimyo qui est actuellement entrain de rassembler des troupes.

Et surtout, Tôsen, surnommé l’homme au chapeau, sa cause est jugée la principale menace du monde Shinobi. Était-ce l’un de ses envoyés ? Ou une initiative personnelle. Leur mission n’était pas d’intervenir, mais ils se devaient de tout découvrir.

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Orochi Otomo
Orochi Otomo

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Mar 9 Aoû 2022 - 21:55
Il avait écouté patiemment, sans servir aucun verre, les ordres de mission déjà sus par l’intermédiaire du cousin d’un ami. Ayant senti le duo arriver, il avait déjà enfilé sa parka noire, son gilet tactique par dessous, ainsi que son écharpe sable. De loin, on pourrait le prendre un un badaud, un vendeur à la sauvette. Il en était heureux, c’était déjà un premier objectif d’atteint.

On oublie souvent que les missions ne débutent pas à la castagne ou à la complétion d’objectifs, mais qu’une préparation méticuleuse est elle seule gardienne d’une réussite impeccable. Il s’était bien reposé, avait bien dormi, bu un léger verre de saké dilué pour donner du courage, et englouti un bol de ramens avant d’embrasser Etsuko dans le cou et fermer la porte derrière lui.

Plein à craquer d’énergie et de chakra, il maintient cependant sa posture parfaitement droite et immobile, enfonce ses mains dans ses poches de veste, baisse un peu les yeux, puis écoute. Il écoute attentivement. Maintenant qu’il est sur les planches, la pièce de théâtre peut commencer. Ses oreilles se décrochent de sa tête et de leurs petites jambes parcourent l’assemblée. Discriminant un par un les sons, il cherche des indicateurs de coup monté. Probablement que notre prestidigitateur dispose de quelques collaborateurs à sa portée au cas où les choses dégénères. Il est méthodique, il souhaite rentrer dans la Kyoi, il va falloir penser selon la Kyoi. Il se dit qu’il faut partir de la pire situation possible : il cherche en premier les cliquetis métalliques de possibles armes dissimulées. Ses sens courent entre les différents badauds et clochards buvant les paroles de la cible.

Problème de taille, nous sommes dans un port en activité. Les bruits des apparaux des bateaux saturent les fréquences du métal. Aucun indicateur sonore ne pourra donner d’information. Otomo soupire longuement, entre ses narines, mais doucement. On ne peut apercevoir qu’un poil de nez virevolter discrètement. Aucun bruit cependant ne pourrait trahir son léger mécontentement. Ce n’est pas le moment.

Il aiguise ses yeux, et amplifie localement la lumière pénétrant par ses pupilles, juste devant son visage. De l’extérieur, on pourrait croire que son visage brille légèrement, comme s’il avait crémé son derme avec du gras. Son regard affûté pouvant s’ajuster à toute luminosité, il parcourt encore une fois la cour des miracles, mais cette fois avec ses mirettes. Il fait nuit, mais rien ne lui échappe. Enfin, rien qui ne soit à portée de vue. Il pratique chaque soir le grossissement visuel, mais ce n’est pas encore prêt pour une utilisation opérationnelle. Il avale sa salive.

Ses yeux se posent sur un groupe de quatre personnes, toutes bien bâties et au teint hâlé. Probablement à cause de travaux physiques ou extérieurs. Quelques cicatrices un peu trop profondes pourraient indiquer qu’il s’agit de mercenaires, mais cela reste à confirmer. Un détail attire cependant son attention, un peu plus que le fait qu’ils ne semble pas indifférents outre-mesure par le discours. Leurs ponchos à capuches ont tous étés taillés dans la même pièce de tissu, les pans mal découpés de l’un semblant compléter celui de l’autre.

Peut-être des mercenaires embauchés pour faire la garde du beau parleur ?

Auquel cas, il est rationnel de penser que l’opération est montée. Voir même financée par une nation ennemie. Même s’il suffit d’écouter l’homme pour connaître le commanditaire potentiel, ce n’est pas ça qui accapare la réflexion d’Otomo.

Il cherche une solution pour mettre fin au spectacle, dissiper la foule et s’emparer du prédicateur.

Il avale sa salive. Ses sens reviennent à la normale. Il reprend petit à petit conscience de ses bras, son tronc, ses doigts, ses jambes, ses pieds, ses lunettes de soleil qu’il remonte fugacement. Il se penche lentement, baissant la tête vers les deux figures féminines de petite taille qui l’accompagnent.


« Partons du principe que c’est une mise en scène avec des agents infiltrés dans la foule. »

Il laisse un temps passer, contemple autour de lui les profils très hétérogènes qui constituent les rieurs de ce soir. Femmes et enfants semblent avoir déserté la zone avec les sobres. L’ambiance est propice à l’échauffement des mœurs. Il ferme les yeux un instant.

Derrière son front se dessine une carte des environs. Il y insuffle un relief très approximatif et bientôt des sphères lumineuses se font visibles. Elles palpitent chacune à leur tour, à leur propre fréquence, de leur propre intensité. Tous les chakras semblent bien échauffés ce soir. Il passe un par un sur chacun à défaut de pouvoir ressentir tout le monde en même temps.

Une idée lui passe par l’esprit.

Il s’avance encore vers ses deux comparses, pose une main sur l’épaule de Fuzo. Il part du principe qu’Eyana (qu’il ne connaît pas très bien, mais cela n’est qu’une question de temps) tournera la tête pour refermer le demi cercle des visages et augmenter la discrétion de l’échange.


« Je propose de provoquer la fin de l’histoire. Je m’occupe de faire bouger la foule, si ça vous va. Je suppose que je peux mettre notre vieillard en sûreté avec nous. Il me faut juste que vous sécurisiez une solution de secours au cas où les choses dérapent. »

Otomo disparaît. Lorsqu’il lâche l’épaule de Fuzo, c’est comme s’il n’avait jamais existé. Privé de sa présence dans le monde réel par les rayons lumineux qu’il courbe autour de lui, il quitte le monde charnel pour devenir concept.

En avant la musique.
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Mikami Fuso
Mikami Fuso

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Mer 10 Aoû 2022 - 15:52
Et le mot en N que plus personne ne veut prononcer, sauf entre intéressés évidemment, c’est bien le mot NINJA !
J’en ai connu des agitateurs, mais celui-là dépasse toutes les bornes. C’est bien beau de conchier mon métier tout en restant derrière celui-là, bien à l’abri derrière les remparts de Kiri, tandis qu’il y a des monstres qui hantent les fonds marins de Mizu. Tu parles d’une bonne ambiance, tu parles d’honnêteté. Déjà cinq minutes que j’entends ce prédicateur et j’ai déjà envie de lui mettre une claque.
J’allais croiser les bras d’un air circonspect, clairement sceptique de son discours, avant qu’Otomo ne pose une main sur mon épaule, je resserre les rangs avec lui et Eyana d’un pas en arrière, afin de pouvoir les écouter tout en ayant le vieillard à la périphérie de ma vision et écoute scrupuleusement ses paroles. Il suggère de disperser la foule et d’embarquer le vieux, probablement pour un interrogatoire à la police, quand bien même ce n’est pas notre objectif de mission. J’ai un bref coup d’œil vers Eyana, cherchant son approbation ou au contraire, sa désapprobation du regard. Qu’importe, il est trop tard lorsque je recueille l’ombre d’une réponse, car une fois qu’Otomo a fini de nous proposer la manœuvre, il disparaît, (in)visiblement décidé à l’appliquer.
Otomo espèce de tache ! Ça valait bien le coup de nous poser la question si tu comptais faire comme mon daron : poser la question, puis le faire quand même. Putain ! Ce n’est pas parce que mon père est un flic endurci qu’il faut l’imiter à tout bout de champ, en particulier quand lui décide tout seul qu’il a le soutien de la maison pour faire des crêpes, tandis que toi, tu pars arrêter un type sans autorisation aucune.

« Par les kamis, ça va être une longue journée. »

Faire bouger la foule, mettre le vieux en sûreté. Pendant ce temps on sert de tapis de sécurité à s’assurer que tout se passe bien. Comme pour préparer ce qui va arriver ensuite, je rajuste mon écharpe autour de mon visage et resserre bien le tissu.
Lumière aveuglante qui incommode la foule, je détourne le regard en sachant pertinemment que ça va rester. Le flash lumineux me force à lever un bras devant mon regard, voyant à peine ce qui se passe devant-moi, je laisse la foule se disperser tandis qu’Otomo se jette sur le vieux pour le traîner à l’écart. Mais l’ancien, traîné par une force invisible, se met à crier à l’agression et autour de nous, alors que la foule s’éclaircissait à peine, c’est une bande de sympathisants qui se précipitent sur lui pour l’aider.

« Stop ! Laissez le tranquille. » Les cris se font plus véhéments, « montre-toi le ninja. » L’agression laisse place au fanatisme exacerbé, les gens se mettent à hurler, « gloire aux kamis ! Gloire aux kamis ! Mort aux faux dieux. » On me bouscule, je riposte en utilisant toute ma force de ninja pour en chopper un par la gorge et le repousser sur le côté.

C’est une dizaine de personnes qui se précipitent sur un Otomo invisible et se saisissent du vieux. La situation vient de dégénérer en cinq secondes et vire quasiment à l’émeute, quand bien même personne ne se greffe à l’affrontement, c’est déjà toute une bande qu’il faut gérer et c’est bien plus qu’il n’en faut.

« Dispersez-vous. Dispersez-vous ! » Je joins les mains avant de cracher un nuage fumigène pour dégagez la foule et éviter qu’Otomo ne finisse lyncher.
« Hérétique ! Hérétique ! Je vais te planter ! » Gueule un type plus résistant que les autres, par instinct, je réagis en répétant les sommations que j'ai pu apprendre à l'académie.
« Halte ou je tape, halte ou je tape ! »

Je le frappe du plat de ma hache dans les jambes, malgré le métal enveloppé dans un linge, l’impact est suffisamment pour le faire tomber au sol. Je saute par-dessus le malfaiteur et rejoint le vieux qui n’a pas été (trop) touché par le lacrymogène qui se dissipe déjà. J’ai un cri à l’attention du reste du groupe.
« Ca va aller ? »
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Anaï Eyana
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Mer 10 Aoû 2022 - 18:00
En un instant, tout virait au drame. Une suggestion trop farfelue, le manque de temps de marquer sa future autorité en tant que Gradé. Un Genin inexpérimenté qui prends une initiative et provoque un mouvement de foule. La tatouée avait à peine eut le temps de se retourner pour dire non que l’ensemble se lançait.

Eyana : « Non.. C’est une mission de rens… Putain ! »

Assez vite, comme l’instinct d’accomplir sa mission prenait le dessus, elle se désolidarisait des deux Shinobis pour rejoindre la foule, plus particulièrement celle des dockers présents alors que les flash lumineux survenait et que très vite Fuso se jetait dans une mêlée anti-émeute pour protéger son ami. Ce qui se passait, c’était exactement valider tout ce qui s’était dit pendant le discours du Prêtre de l’eau éternel. Cela allait renforcer ses soutiens, lui donner de la crédibilité et attiser la haine anti shinobi.

Pas de temps à perdre, sans pour autant participer aux coups, elle venait crier et hurler comme les autres.

Eyana : « Dégagez les Shinobis ! Laissez nous nous exprimer ! Barrez vous bande de monstre ! »

De l’autre côté, le prédicateur était entouré des quatre hommes qui formaient une véritable bulle autour de lui. Ils semblaient être sur le point de partir, chacun prêt à faire usage de la force contre l’un des Genins qui tenteraient de venir le soustraire. La connaissance parfaite du lieu leur permettait de savoir que d’ici quelques minutes, la Kenpei rappliquerait et n’hésiterait pas à arrêter tout le monde puis ensuite poser les questions. La Réputation de la Brume sanglante n’était pas usurpée dans ses techniques de maintien de l’ordre, surtout avec les temps qui court.

La Céleste gardait donc un œil discret, pendant l’affrontement de ses deux camarades, sur celui qui avait échauffé les esprits à défaut de tout provoquer. Ses simples mirettes lapis lazuli, dominant une partie la foule de son mètre soixante dix se posait de temps à autre sur le groupe de l’orateur qui commençait à reculer. D’un autre coup d’œil furtif, entre deux hurlements, elle analysait les voies de sorties discrètes du rassemblement, les moyens de suivre le groupuscule depuis les toits, dans une discrétion où elle n’avait pas d’autres artifices que le déplacement silencieux et la dissimulation naturelle.

Il n’était plus possible au trio de communiquer, le bazar provoqué par Otomo était significatif et il fallait soit recoller les morceaux pour éviter l’échec de la mission soit prendre le risque qu’il fuit Kiri maintenant qu’il a été officiellement pris en chasse. Ce n’était pas une mission d’assassinat, mais de renseignement et il était hors de question que cela tourne de la sorte.

Alors que l’élu de l’humanité tentait de prendre la poudre d’escampette, la Céleste quittait la foule sur le flan opposait et passait par des ruelles à pas rapide avant de bondir dans l’ombre d’un bâtiment pour rejoindre les toits et rapidement prendre la traque du prédicateur. Si ses camarades ne l’avaient pas arrêté auparavant.



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Orochi Otomo
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Ven 12 Aoû 2022 - 7:42
« Non.. C’est une mission de rens… Putain ! »

Le chaos s’ensuit.

« Dispersez-vous. Dispersez-vous ! »

« Hérétique ! Hérétique ! Je vais te planter ! »

« Dégagez les Shinobis ! Laissez nous nous exprimer ! Barrez vous bande de monstre ! »

« Halte ou je tape, halte ou je tape ! »

Confusion dans tous les sens. Au milieu du fumigène qui lui irrite les yeux et nitrate ses poumons, il reste accroché fermement à la toge du prédicateur. Il tire de toute cette force sur le vieil homme dont le capuchon s’est fait la malle. Son visage vieilli se crispe alors qu’il arbore un visage anxieux. Ses mains fatiguées se ferment en poings qu’il lance à l’aveugle dans son dos, incapable de comprendre ce qui lui arrive

« Lâchez moi ! Les Kamis vous punirons pour avoir touché le porteur de leur message ! »

« Non »

Calme et posée, la réponse entretient la confusion de son otage. Il pourrait répondre, mais ça serait trahir son identité et clairement annoncer sa présence qui est encore sujette au doute grâce à son invisibilité. Au lieu de ça, il focalise ses oreilles sur les sons provenant de l’arrière. Emmenant le vieux avec lui en ligne droite, il navigue à l’ouïe dans le nuage fumigène qu’il sait évidemment propagé par Fuso. Si les bruits de combats de font plus intense, il change de trajectoire et tâtonne plus lentement. S’il entend des bruits de bois grinçant, c’est qu’on renverse une échoppe juste à côté. Il fait alors attention et change de trajectoire encore. Le manège continue encore longtemps avant de sentir un courant d’air frais. Il approche du bord de la zone enfumée. Si ses souvenirs sont bons, il va déboucher au croisement avec une impasse marchande. Une fois là bas, il pense pouvoir trouver un endroit calme entre deux échoppes pour se regrouper avec ses équipiers. Il trace tout droit vers l’arrière, manque de trébucher sur une femme.

Ou plutôt sur le pied de son hôte qui semble bien dégourdi pour un vieux sur sa fin. Son tibia vibre de manière pénible, s’il continue, Otomo va tomber. Le Shinobi décide alors de lâcher un peu de lest et laisser tomber son poids. Un bruit sourd signale l’arrivée du postérieur de l’octogénaire sur le pavé humide et sec. Dès lors, il esquisse des mudras et vise approximativement la zone d’émission du son avec un éclair. Un gémissement se fait entendre, suivi d’un autre choc.


« Bougez pas »

Un coup de jus bien placé a la faculté de calmer les gens. D’une main sûre, il attrape le vieux par terre et le dispose péniblement sur ses épaules. La figure invisible fait ensuite demi tout sur elle même avant de tracer sa route vers la sortie du nuage.

Il enchaîne les pas rapides sur les pavés, ses yeux parcourent méthodiquement chaque porte, chaque échoppe, chaque entrée de cave… entrée de cave ? Son choix est vite fait.

Il se retourne vers la zone de guerre qui s’étend derrière lui. Il ne peut pas percevoir exactement tout ce qu’il s’y passe, mais voir certains corps voler au sol en ombre chinoises suffit à lui donner l’idée de la chose. La lune maintenant bien haute dans le ciel éclaire en négatif cette scène surréaliste. Au moins, la foule a bien été dispersée, c’est déjà ça de pris. Il cherche Fuso et Eyana du regard, sans succès. Ses doigts noueux s’approchent de sa bouche et bientôt un sifflement strident se fait entendre dans la rue. Les ondes se réverbèrent sur les façades vers la zone de combat, on peut y entendre deux segments longs et un segment court, signe qu’il pense suffisamment distinctif pour que ses coéquipières puissent l’interpréter correctement.

Une fois ceci fait, il rajuste le barda sur son épaule qui commence à se réveiller. Une fois son centre de gravité recentré, il lève maladroitement son pied droit qu’il envoie voler sur la trappe en bois. Il réitère l’opération plusieurs fois avant qu’un craquement violent ne se fasse entendre et qu’il se jette à toute vitesse par la petite ouverture à peine assez large pour laisser passer le prédicateur.

Une fois à l’intérieur, il le dépose dans un coin entre deux murs de béton froids et rectilignes. Il faut maintenant attendre que ses camarade le rejoigne, et il pourra procéder à un interrogatoire en bonne et due forme.
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Mikami Fuso
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Ven 12 Aoû 2022 - 11:26
« Non arrêtez, arrêtez, arrêtez. » un émeutier essaie de s’enfuir en passant devant-moi, je me fends d’un croche pied et il tombe au sol.

L’action combinée du fumigène et du lacrymo ont tôt fait de disperser les plus courageux qui, malgré leurs tentatives de semer le trouble sont fermement accueillis par le plat d’une hache. Je recule, j’ai un regard autour de moi : Eyana et Otomo ont pu partir en toute sécurité, je m’éclipse en dernier, profitant de l’agitation pour disparaître dans la fumée avant de réapparaître plus loin, sur un toit à l’écart du danger. Par acquis de conscience, je change encore de position, à un endroit où j’ai un bon point de vue sur la situation et constate que s’il y a des ecchymoses qui ont été distribués, il n’y a eu aucun mort. C’est l’essentiel, maintenant, il est l’heure d’aller interroger le vieux, en espérant qu’Otomo n’ait pas commencé sans nous. Si c’est un bon pote, je sais qu’il a la persuasion facile.
Je joins les mains, ferme les yeux et concentre mes pouvoirs sensoriels pour retrouver la trace de mes deux camarades. J’ai l’habitude de leur chakra, il est facile de les identifier et c’est d’abord Eyana qui apparaît dans l’obscurité affligeante d’un monde dénué de chakra. C’est un feu bleuté étincelant de mille feux dans une pièce noire, puis ensuite, Otomo se dévoil de manière plus discrète, mais tout aussi remarquable : il brille dans la nuit et s’il n’est pas aveuglant comme ma camarade, il a une lueur verte.
Je saute de toit en toit après avoir rengainé ma hache. J’effectue la jonction avec la spécialiste du corps à corps qui est aussi notre cheffe d’équipe.

« C’était le boxon. Enfin bref, faut bien qu’une mission de rang C capote à l’occasion, sinon ça ne serait pas drôle. Je sais où est Otomo, vient. » Je lui fais signe de me suivre.

On évolue sur les sommets de la cité jusqu’à arriver dans un endroit un peu à l’écart, là où Otomo ne risque pas d’être dérangé. J’aurais dû m’y attendre, c’est son portrait craché. Enfin, après le pépin qu’on a eu, je suis déjà heureuse que tout le monde soit en vie. Malgré la présence du vieux, j’essaie de lisser les bords et d’arrondir les angles en me fendant d’une remarque assez neutre, mais qui se veut encourageante.

« En vrai, pour un cafouillage, ça a été négocié avec brio je trouve. » Hélas, le devoir nous guette et il y a un interrogatoire à mener. « Je vais laisser la main, si vous avez besoin de moi, n’hésitez pas. » Je n’ai pas de sérum de vérité, ça n’aurait aucun intérêt que j’interroge le type.
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Anaï Eyana
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Ven 12 Aoû 2022 - 18:02
Les deux camarades de missions de la tatouée avait au moins le mérite de faire cela bien. Gazant toute la foule, Fuso les mettait hors d’état de nuire autant qu’elle couvrait la fuite de ses camarades. Surgissant sans même une ombre dans le sillage sur une cible qui se pensait intouchable entourée de ses quatre malabars, voilà que le prédicateur était kidnappé sans une trace par un shinobi à la faculté de maîtriser la lumière et pas seulement celle à son contact.

Séquestration dans les règles de l’art, la victime était trainée avec un destin incertain au vu du bordel causé par le commerçant-ninja.

Une présence à l’odeur aigre-acide faisait que la Céleste se tournait pour poser ses deux mirettes lapis lazuli sur Fuso, qui avait l’air visiblement peu affectée du déroulement de cette mission. Elle avait de toute façon toujours la même tête et toujours la même expression. Eyana ne pouvait se demander si elle gardait ce faciès neutre même pendant qu’elle faisait l’amour.

Qu’une seule façon de le savoir, mais elle n’était pas vraiment volontaire.

Eyana : « Ohlalala Toma va tellement nous prendre la tête avec ce bordel. Je te préviens, c’est pas moi qui fait le rapport de mission. »

Il y avait, comme observé par la future Chûnin, un interrogatoire qui allait se dérouler. Otomo semblait être entrain d’attendre ses camarades pour commencer sérieusement la bataille psychologique.

Psychorigide par nature, la Céleste ne se remettait pas de cet affront effectué à l’égard des ordres de la mission, de tout ce bordel qui en découlait. Elle était extrêmement saoulée que ça se passe en plus alors que c’est elle, la plus ancienne du groupe. Encore un autre Ninja aurait été en charge, cela aurait été, mais elle ne pouvait s’empêcher de râler silencieusement mais de pester bien à la vue de Fuso de toute cette situation qui était complètement le fait de ses deux camarades.

Aucun désir de voir cet interrogatoire se réaliser, en fait, une prière presque silencieuse à Tozen pour un retour en arrière et pouvoir empêcher tout cela de se dérouler. Deux mains blanches viennent se poser sur le toit en réflexion, observant un chaos encore visible sur le port et toujours pas une trace de la Kenpei.

Eyana : « Je ne me mêle pas à votre interrogatoire, normalement c’était une simple mission de surveillance, je ne peux pas valider la marche à suivre. Je vais plutôt ouvrir les yeux, voir si certains complices semblent le chercher, ou au contraire, détaler. »

Le corps de la Céleste se soulevait alors juste à la force des mains pour se faire déposer à plat ventre contre le toit, en observation des vas et viens qui ont lieu plus bas. Les quatre malabars décident de prendre la poudre d’escampette en direction d’un autre établissement, pénétrant à l’intérieur après plusieurs regards furtifs à leurs gauches et leurs droites. Un établissement du nom de « Le Nul Bar ailleurs », un endroit qui fait parti des tripots du port.

Mais l’attention de l’Eisenin est rapidement captée par un homme visiblement encapuchonné, qui semble fureté à visage couvert entre les passants et questionne les personnes présentes sur les lieux, à quel sujet, elle ne saurait dire, mais ce qui est sûr, c’est qu’il dénote du reste de la foule à défaut d’avoir son apparence physique visible.



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Orochi Otomo
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Sam 13 Aoû 2022 - 23:06


Pendant que la cheffe d’équipe s’amuse a exhiber ses talents d’athlète alors que s’allonger normalement lui suffisait à prendre son poste, l’espion en devenir toise longuement sa partenaire derrière ses verres fumés. Il se retourne vers le captif.

Le front ridé du vieil homme s’agite, dégagé du capuchon par la chute qu’il a fait sur les pavés. La lumière d’une vieille bougie usée colore la moitié droite de son visage. Il tente de s’asseoir lentement, en s’adossant au coin de mur. Ses paupières s’ouvrent alors que la crispation quitte sa face. Comme toute victime d’enlèvement, il cherche à connaître où il se trouve. Voyant que Fuso est déjà rentrée, Otomo ferme doucement la porte de la cave. Ils sont dorénavant deux dans ce trou avec la cible de la mission.

Il est bien conscient que c’était censé être une mission de renseignement. Il est juste surpris que personne n’ait pensé que d’une manière ou d’une autre, ça n’allait pas le rester. Si on lui a demandé de découvrir qui est à l’origine de tout ça, il aurait été impossible de le savoir sans mettre la main à la pâte. Demander à un menteur de dire la vérité… Autant demander à un manchot de soulever une haltère. Sauf que dans le cas du menteur, vous lui offrez l’occasion de vous embobiner encore plus. L’équipe aurait pu attendre un autre moment pour s’emparer de lui, mais s’il est écrit dans l’ordre de mission qu’il boit en bonne compagnie, ce n’était pas la bonne chose à faire. En effet, attendre d’être dans un endroit clos, avec la cible proche de ses gardes du corps, c’est fort stupide quand notre homme se trouve devant nous en extérieur, isolé de surcroît. Otomo esquisse un petit rictus en pensant que peut-être même il a contribué à donner une image capable de la police. Ça fera peur aux petits délinquant, qu’on soit capable d’aller les chercher n’importe où, n’importe quand.

Peu importe, Il se déplace lentement vers le vieil homme. Ses semelles rappelant un crissement sourd sur la pierre humide, sa figure longiligne se rapproche de la boule isolé du coin. Un squat et maintenant le vieil homme peut apercevoir ses traits usés dans les reflets des lunettes. Otomo claque des doigts, et la lumière d’un projecteur puissant jaillit de ses mains. Projeté en plein dans les yeux du prédicateur, ce dernier fronce les sourcils et tente d’interposer sa paume, ce qui est réprimé d’une claque fugace sur la main par Otomo.


« Regarde moi. »

Son ton est dur, mais son timbre de voix et son élocution de barman font qu’il reste une certaine sympathie un peu mielleuse dans ses diatribes. Il prend le temps de plonger dans le regard du vieux. Il retente de caler une main entre la lumière et le shinobi, qui lui replace le membre à nouveau avec une claque.

« Je vais admettre, j’ai eu du mal à te transporter jusqu’ici à cause de ton comportement et celui de tes collègues. Je suis plutôt fragile, et pas très musclé. Je ne peux pas me permettre d’être méchant avec toi, par conséquent. Tu me mettrais au sol en moins de deux secondes. »

Il marque un temps d’arrêt et laisse son hôte digérer ses derniers mots. Quand ses sourcils trahissent un pic d’incompréhension, Otomo reprend.

« Par contre, ma collègue là bas, elle est plutôt fortiche. Et musclée. Elle a moins besoin d’être… gentille, que moi, pour arriver à ses résultats. 

Je vais donc commencer par poser les questions moi-même. Si je ne suis pas assez fort pour toi, je laisserai cette femme, beaucoup plus débrouillarde, faire. »


Il se tourne vers Fuso. Il a bien fait attention à ne pas citer son nom à haute voix. Si les choses tournent mal, le moins de pistes ils laisseront à leurs ennemis, le mieux cela sera. Il lui fait un signe de tête avant de se retourner vers la viande rassie qui marine sous le projecteur.

« Pourquoi tant de haine envers Kiri et les Shinobis, donc ? »


Dernière édition par Orochi Otomo le Sam 13 Aoû 2022 - 23:40, édité 1 fois
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Mikami Fuso
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Sam 13 Aoû 2022 - 23:37
« T’inquiètes pas, je me charge du rapport. Je trouverai les bonnes tournures de phrase pour transformer une bavure en prise d’initiative enthousiasmante. » J’ai un sourire.

L’avantage d’être son aînée : plus de culture G, un peu plus d’expérience avec les garçons, moins avec la hiérarchie. En un sens, la rédaction des rapports est un plaisir coupable : celui de restituer la vérité sous le meilleur angle, quand d’autres s’en tiennent strictement aux faits dans une version lamentable d’humanité et d’investissement.
Je m’étire tel un chat et tandis qu’Eyana s’allonge pour observer, je crie ma dernière remarque, amusée.

« De toute façon il est con comme une brique ! » Toma, il a toujours eu la cervelle d’un colibri et encore, c’est un portrait bien élogieux.

Je descends les escaliers pour rejoindre Otomo dans la cave sordide qui va servir de lieu d’interrogatoire. L’écharpe toujours autour du visage, j’observe la scène qui se déroule sous mes yeux dans un silence attendu : mon collègue qui fout une claque sur la main au prédicateur, les menaces à peine voilées à son égard, mon rôle de mauvaise flic qui se précise tandis qu’il se place en sauveur de la situation. Je croise les bras, un peu sceptique par rapport à son approche brutale, violente, sans commune mesure avec le niveau de menace des autres missions de rang C. On a déjà pu nous reprocher d’avoir passé au gaz lacrymogène des voyous qui volaient des commerçants, alors, interroger de façon aussi agressive un prédicateur, c’est un coup à faire scandale. En particulier avec la lumière dans les yeux.
La torture est un outil qu’il ne faut jamais employer et si on est acculé moralement, obligé de résoudre la situation avec des moyens aussi extrêmes, alors il faut en avoir usage avec une extrême parcimonie, dans une exception qu’aucune loi ne saurait justifier. On parle beaucoup des devoirs des shinobis, mais on parle peu de leurs interdits, qu’ils soient moraux ou physiques. Je laisse filtrer un soupir de sous mon écharpe, peu satisfaite de la tournure de la situation. Néanmoins, plus déçue par le chaos qui a suivi l’interpellation plutôt que l’attitude d’Otomo qui me laisse de marbre, je croise les bras et fait quelques pas dans la salle tandis que le prédicateur a le choix de répondre ou de souffrir.
J’imagine qu’Otomo veut vraiment se faire remarquer par le Kyoi, reste à voir si ce sera en bien ou en mal qu’il le sera. Mais le prédicateur n’a pas l’air déterminé à parler, j’imagine qu’Eyana aurait des méthodes plus ou moins brutales pour lui soutirer des informations, mais elle s’est retirée de l’affaire. Alors c’est entre nous, dans l’intimité toute relative d’un souterrain en pleine ville, dans la lumière mourante d’une bougie et le jet aveuglant d’un ninja qui brille plus fort dans le cœur d’Etsuko que ses jutsus ne percent les ténèbres. C’est avec le tenancier de l’extrême et un petit vieux que je suis en train de jouer une grosse engueulade où les félicitations applaudies. Alors, quitte à pousser le bouchon jusqu’au bout, je retire lentement le cache de cuir qui dissimule le fer de ma hache.
Ma fidèle cognée a toujours eu le don pour trouver les secrets, mais aussi pour les détruire d’un seul coup. Alors, je rassemble toute ma froideur, mon dégout à l’égard de sa fausse religion et énonce simplement les termes du dialogue.


« Dis-lui ce qu’il veut savoir l’ancien, sinon je t’ouvrirai la gorge et j’irai y chercher moi-même tes réponses. » En réalité, je n’ai nullement l’intention de frapper.
Mais, parfois, le bluff reste la meilleure solution, même si j’y suis allée un peu fort.
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Anaï Eyana
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Dim 14 Aoû 2022 - 19:06
Alors que le vieillard subit un véritable interrogatoire en bonne et due forme plus bas. Les deux Genins jouant le classique du good cop et du bad cop. La Céleste, elle, garde à l’œil son homme encapuchonné qui semble être sur la piste de retrouver le prédicateur.

Est-elle sensée intervenir ? L’interrompre dans sa traque ? L’assassiner, ne pas laisser de trace potentielle ? Non, car même si c’est sûrement un de ses complices, il est aussi possible que ce soit un agent infiltré de la Brume souhaitant intervenir dans l’affaire en cours qui se profile. Et puis la mission restait encore une fois, une affaire de renseignement et non pas un concours à celui qui arrive à générer la plus grosse pile de corps avant la fin de la journée.

Toujours perché sur son promontoire, la Ninja de Proie garde à l’œil la figure qui commence alors à faire le tour des ruelles avoisinantes sous les conseils de quelques badauds ayant vu le pauvre se faire trainer dans quelque chose similaire. N’ayant de toute manière aucune façon de communiquer l’information à ses camarades, elle ne pouvait que le voir se rapprocher inexorablement de son objectif.

Normalement de toute façon, s’il décidait de s’interposer, les deux Shinobis, du moins, Fuso et sa hache, serait en capacité de gérer les deux individus en théorie. Et puis s’il repérait simplement l’état du prédicateur avant de remonter l’information, ce serait là l’opportunité pour la Céleste de remonter la piste de ses complices d’une façon peut être plus intelligente qu’un second kidnapping menant à un interrogatoire, voir plutôt des actes de torture et barbarie en ce qui la concerne.

Mais à ce sujet, il restait à savoir surtout, ce qui advenait de l’homme du Ningen qui avait été séquestré par les soins de l’homme invisible.

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Mikami Fuso
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Ven 26 Aoû 2022 - 13:47
Pas de réponse de la part du vieux, bonne réponse devrais-je dire ?
Otomo traîne des pieds pour agir, alors je resserre l’écharpe autour de mon visage et range ma hache en bandoulière. J’attrape le pépé sectaire, use de ma force ninja pour le plaquer contre le mur et le fouiller, j’en tire quelques papiers et des pièces. Je tends les renseignements à mon comparse, puis en continuant ma palpation, je découvre une sorte d’amulette ésotérique, une sorte d’attrape rêve qui aurait choppé un putain de cauchemar à l’intérieur. C’est ce que m’évoque le cercle contenant le kanji « haine » en son centre, gravé dans du bois. Je passe le matos à mon comparse, puis repose une dernière fois la question au vieux qui n’a pas de papier d’identité sur lui.

« Bon alors le sans papier, je vais répéter ma question…
-C’est toi qui a besoin de papier, pour demander pardon aux kamis. »


J’ai un long soupir.
Je regarde Otomo, ce qui ne m’avance à pas grand-chose puisqu’il a toujours ses lunettes de soleil sur lui, je me tourne vers le pépé qui est déterminé à ne pas coopérer. Je le choppe par la nuque. Sans attendre son opinion, je l’emmène sur le toit du bâtiment en sautant jusqu’à la lucarne qui nous a permis d’atteindre le petit souterrain.

« Si tu ne veux rien nous dire et que tu profites de la protection de Kiri en la poignardant dans le dos en retour, tu n’es d’aucune utilité au village en plus d’être un ennemi. » Je l’attrape par le col et le traîne jusqu’au rebord du toit, profitant de mon entraînement à la furtivité pour le lier à moi via mon fil d’acier. « Dois-je te balancer vingt mètres plus bas ? Ou as-tu enfin des choses à nous dire ? »

Pas de réponse, je l’empoigne par le col et lui fait voir le vide en contrebas.
« Dernière chance, ensuite tu verras si les samouraïs et les ashigarus peuvent faire quelque chose pour toi. »

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