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L'antre des amis

Hada Susumu
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Sam 13 Aoû 2022 - 20:16
Nous nous retrouvons dans l’immense demeure de ce fameux personnage. Une propriété payée à l’aide de l’argent de tout horizon : mercenariat, vol, contrat, vente… Tout cela permet d’obtenir une certaine fortune et donc d’avoir un certain confort à Urahi. Qui plus est, la destruction de l’ancienne ville et la montée de l’Empire pour la reconstruction ont favorisé grandement la construction de ce logement. Ainsi le soldat avait pu faire une affaire en or, en obtenant sa modeste maison, dont il a supervisé toute la construction de A à Z. Monsieur avait des envies particulières en matière d’aménagement, alors il avait échangé tout le long pour que cela soit respecté. Une entrée assez large pour accueillir toutes personnes entrantes en nombre. Un salon avec une table pour y accueillir ses hôtes autour, pouvant fournir un feu en son milieu, soit pour réchauffer ou griller des morceaux de viandes. Dans une autre pièce, son endroit favori et souvent réservé à ceux qu’il apprécie vraiment. Inspiré de Suna, on retrouve un côté oriental. Des canapés et une petite table, histoire de discuter dans un esprit de détente, ou alors laisser place aux déboires avec quelques boissons, filles et un peu de fumée. Enfin, la chambre, autre endroit encore plus privilégié pour finir en beauté, bien large pour y accueillir plus de monde que prévu. Voici ce que cet endroit à proposer à toute personne pouvant être invité. Au moment où cette histoire se situe, le printemps de l’an 204, l’homme est bien entouré dans sa fameuse pièce favorite, allant raconter une de ses histoires survenues plutôt dans sa vie.

Alors les petites, vous voulez que je vous raconte une de mes incroyables aventures ? Je sais que vous êtes friandes de ce genre ce chose. Ça vous émoustille généralement hehe ! Je crois que j’en ai une qui peut être intéressante bien que particulière. Cela concerne des créatures des plus originales, qui m'ont en fait voir de toutes les couleurs. Une histoire longue, mais qui me tient à coeur. Depuis, il est rare que je passe du temps sans l'une d'entre elle. Elle a une place spéciale dans ma vie à présent. Ne soyez pas jalouse, vous allez comprendre comment ça se fait. Puis, entre nous, vous êtes bien plus séduisantes. Surtout à ne pas lui répéter ! Sinon, on risque d'en perdre la tête. Sans mauvais jeu de mot, je vous le certifie.

C’était il y a un an, à mes débuts dans cette armée. Je venais juste de rejoindre le Teikoku, fraîchement bâti par le premier Empereur, Yamanaka Rei. Moi, pauvre mercenaire ne sachant pas quoi faire de mes dix doigts, sauf pour arnaquer et voler les gens, ait vu l’opportunité de rejoindre pour la première fois une bannière. Finis la vie de loup solitaire et vide de sens. Je pouvais enfin rêver d’une vie plus paisible, même si je devais faire des missions. J’obtenais un foyer. Avec ce que j’avais accumulé en argent, j’ai lancé la construction de cette maison. J’étais putain d’heureux, un vrai gosse je vous jure. Cependant, le karma a vite rattrapé cette bonne situation. Il fallait bien que ça arrive, c’est rare que les emmerdent n’arrivent pas quand la lumière brille de trop.

Pendant le déblaiement du terrain, les hommes du chantier se plaignaient, parlaient d’insectes qui grouillaient de partout. Je me suis dit que je pouvais bien m’en occuper, ce n’était que de minuscules bestioles. Le chantier en pause, je pars m’occuper de l’affaire. Arme en main, tel un sauvage, je fauchais la vie de tous ces pauvres. Quelle erreur… Je regrette encore aujourd’hui… Si j’avais su ce qui allait me tomber dessus… Au départ tout va bien, la situation semble gérée. Puis quand un trou énorme se creuse, je me suis dit que je pouvais tomber encore plus bas. On aurait dit que c’était une invitation à descendre. Je n’ai pas réfléchi plus longtemps. Je m’équipe pour illuminer et saute. Je me retrouvais alors dans une galerie. Avec une torche en main, j’avance, sans savoir où j’atterrirais. J’observais de toute part pour comprendre dans quoi je me lançais. Alors que je me concentrais trop loin, je chute dans un nouveau trou juste sous mes pieds. Par chance, ma torche était encore allumée, en revanche, ma vision était assez limitée. On aurait dit que les ténèbres avaient pris possession de l’endroit. Naturellement, j’essaie d’adapter ma vue, de chercher quelque chose pour toujours plus comprendre où je m’étais enfoncé. C’est alors que je fis la rencontre de ce qui allait être un ami…


Dernière édition par Hada Susumu le Ven 2 Déc 2022 - 15:57, édité 1 fois
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Ven 18 Nov 2022 - 16:19
L’homme et ses compagnes du soir sont toujours confortablement installés dans les canapés. Une petite ambiance fournie par un éclairage doux des flammes des lanternes de la pièce accompagne la détente de l’endroit. Toutes s’étaient perdues dans les mots et sur le corps en tenue d’Adam du conteur. Une petite pause était survenue pendant le récit, moment pour prendre une bouffée de fumée, créée par le charbon spécial importé de Suna, pour toujours plus apprécier le moment. Il en profite pour s’hydrater également, en prenant une bonne bouteille et se l’enfilant sans gêne. Une fois prêt, deux femmes se blottissent contre chacun de ses bras, pouvant continuer son histoire.

Alors alors… Que je me remémore un peu ce que je disais. Tu te souviens ce que je disais très chère ? Bien sûr que non. Toute ton attention ne se concentre que ce que je possède entre mes jambes, ce qui est compréhensible. Un peu de patience, je veux d’abord finir ma belle rencontre. Non pas que vous ne le soyez pas. Comprenez simplement qu’ici, ce ne sont pas mes charmes qui ont agis pour créer cette relation. C’était une aventure encore inédite pour moi, alors que j’ai voyagé en monde et je vous jure que j’ai pu en voir des choses.

Donc j’avais précisé être tombé d’un trou, un deuxième, beaucoup plus profond. Je distinguais à peine l’endroit d’où j’étais tombé, il me semblait si haut. Heureusement que je sais comme tout possesseur de Chakra monter aux parois, ou encore que ma lance me permet de monter haut grâce à son pouvoir. Je ne m’inquiétais point, tout était encore sous contrôle. Pourtant, rien n’a été simple à partir de là. Je rappelle, il faisait très sombre, je ne possédais que ma torche à la main pour m’éclairer et ce n’était pas le top. Mes yeux s’adaptent au fur et à mesure à ces ténèbres, si bien qu’une chose commence à se distinguer. Corps fin mais très long. La forme n’avait rien d’humaine, je pensais alors à une sorte de créature obscure. Je m’arme par réflexe et me rapproche avec prudence. L’apparence se dévoile. Une scolopendre de dos d’une taille supérieure à ceux habituels à la surface. J’étais assez surpris mais sans plus. Côtoyer des animaux de tailles démesurés fait parfois parti de notre travail à nous les soldats. Alors que je la regarde, elle finit par se retourner. A cet instant, j’ai senti une énorme soif de sang, mais également que j’étais en danger ici. Elle se jeta sur moi, tentant d’attraper mon cou avec ses crochets. Elle était très puissante, si bien que j’ai dû utiliser une bonne partie de ma force pour résister et la repousser. Après ça, j’entendais une voie.

« Hahaha. Humain. Tu t’es mis dans une sale histoire aujourd’hui. Tu as énervé la mauvaise personne. Hahaha. »

Une autre scolopendre, plus imposante et grande encore, possédant un visage humain des plus répugnant et pouvant communiquer. D’autres commencent aussi à se manifester dans l’ombre, sortant du sol les uns après les autres, laissant juste comme espace, la lumière produite autour de moi à l’aide de la torche. Je me sentais de moins en moins en sûreté, si bien que mon regard s’est immédiatement jeté vers le plafond, vers ce trou duquel j’étais tombé. Cependant, ils l’avaient également remarqué. La créature d’une dizaine de mètres vient alors se placer juste en dessous, tout en continuant de parler. Voici alors le dialogue vécu.


L’homme se leva brutalement pour aller chercher un théâtre construit maison. Chacun des personnages importants est présent pour refaire revivre la scène vécue par l’homme, qui s’occupe alors de faire toutes les voix.

« Pas de chance d’être tombé si bas hein ? Enfin, non. Pas de chance d’avoir voulu construire juste ici. Car je ne pense pas que tu aurais atterri ici si tu avais fait ton chantier ailleurs. Ou du moins, ce n’aurait pas été toi. Que tu as été malchanceux humain. Hahaha ! commence le Hada, avec la marionnette du maître scolopendre.

- Que veux-tu dire ? Tu parle de chance, d’avoir énervé la mauvaise personne… Qu’est-ce que ça veut dire tout ça ? Qu’est-ce qu’on me veut ?
enchaîne encore l’homme avec la marionnette le représentant.

- Hmm tu ne sembles pas comprendre… Te souviens-tu de ce que tu as fait avant de descendre dans ce trou ?

- Je regardais tranquillement mon chantier, quand des hommes m’ont dit être perturbés par des insectes. Et ?

- C’est à moi de te dire ‘et ?’. Humain. Qu’as-tu fait après ?

- Je me suis débarrassé des insectes. »

Il imite alors des bruits d’énervement d’une masse de ces bêtes.

« DU CALME. Humain, tu ne possèdes donc aucune compassion ? D’une, tu emploies le mauvais terme pour nous appeler, mais en plus, tu ne nous vois guère plus qu’une nuisance.

- Vous ? Attendez… Vous êtes en train de me dire que ces bestioles… C’était des vôtres ?

- Décidément, tu n’es pas le crochet le plus affuté de la bande… Bien, présentes toi à lui, Mibô. »

Il sort une nouvelle marionnette, représentant alors la scolopendre ayant pu l’attaquer plus tôt dans son récit.

Je commençais alors enfin à comprendre ce qui se passait. Cette rage que j’avais sentie, ces « meurtres » que j’ai commis. Ce n’est pas pour rien. Je m’étais attaqué à eux indirectement et on voulait me faire payer. Ou du moins, elle le voulait. Cette Mibô… était la mère des pauvres scolopendres à qui j’ai fauché la vie. Comment en vouloir à celle qui cherche à se venger de celui qui a tué pas un, mais tous ses fils ? Finalement je m’en moquais bien. Ce n’était pour moi que des bêtes comme d’autres. Ils me gênaient, j’ai fait le ménage et c’est tout. Elle pouvait bien me détester, ça m’importait peu. Pourtant, je me sentis mal, incapable de me dire de la tuer si elle en viendrait à continuer de se venger. Inconsciemment, c’est comme si je savais que j’avais mal agi. J’ai toujours essayé d’être dans les bons clous, de ne pas vraiment me faire des ennemis, d’être accepté et bien vu. Ainsi, j’esquive les conflits, les combats, le danger, la mort. Mais là, j’avais commis l’impardonnable et j’en payais le prix au fond de ce trou. C’est alors que…

Il reprend le cours de son théâtre en reprenant le maître scolopendre.

« Bien humain. Je me moque un peu de la vie ou la mort de mes sujets, mais Mibô t’en veut terriblement et je ne peux rien lui refuser. Voici alors comment ça va se régler. Tu vas devoir te battre contre tout ceux présent ici, en même temps. Si tu survis, tu retourneras à la surface. Sinon… Tu as compris. Je ne ferais pas parti des participants, je bloquerais seulement la sortie. As-tu compris ?

- C’est tout ? Combattre tout le monde et je suis libre ?

- Tu me parais bien sûr de tes compétences, je suis pressé de te voir à l’œuvre alors, humain. »

Je combattis de toutes mes forces, tuant encore et encore de ces créatures. J’y étais autorisé, alors je ne me suis pas retenu. Enfin, presque. Il y en a une que je n’ai pu me résilier de la tuer. Elle était pourtant la plus dangereuse de tous, brûlant d’un feu de vengeance. Je bloquais ses coups, tout en éliminant un à un ses autres confrères. Bien entendu, je recevais des blessures, presque submergé par tous ces opposants et les coups féroces de la mère. Un combat des plus dur jamais vécu. Il ne restait plus qu’elle et moi. Elle n’arrêtait pas, enchaîné les assauts sans jamais fatiguer. Une femme sauvage, une vraie. De mon côté, je m’épuisais. J’allais bientôt manquer d’énergie pour tenir continuer à me défendre. En tant que bon communiquant, j’entamais alors le dialogue.

« Arrêtons-nous là. Je ne veux pas te faire plus de mal que je t’en ai déjà fait. Je ne porterai contre toi aucune attaque. Pour autant, je ne compte pas mourir ici. Ma vie doit continuer et la tienne le peut aussi.

- Hahaha plutôt osé de dire ça après avoir tué ses fils. Mais j’avoue avoir été impressionné par tes capacités à te défendre tout en attaquant les autres. Ta technique est bonne, humain. Puis tu sembles robuste pour avoir tenu aussi longtemps. Je te félicite pour tout ça. Ensuite, je te remercie d’avoir épargné Mibô. Comme j’ai dit, je me fiche de mes congénères. Par contre… Mibô n’est pas n’importe qui. Si tu avais osé lui porter un coup. Je serais venu mettre un terme à ta vie.

- Alors mon pressentiment était juste… Elle semblait bel et bien spéciale pour toi. Je me doutais que si tu restais, ce n’était pas juste m’empêcher de fuir, mais voir si j’allais oser la tuer aussi. Je dois avouer ne pas comprendre pourquoi tu m’as laissé liquider tous les autres, puis aussi pourquoi tu ne m’en veux pas d’avoir tué ses fils.

- Nous nous reproduisons plus vite que tu ne le penses et ceux que tu as tué n’étaient que des nuisances, on était trop nombreux. Les fils de Mibô n’étaient pas les miens aussi, mais les miens seront sûrement les prochains maintenant. Hahaha !

- Ha… Donc tout ça pour te permettre de refaire une descendance avec elle du coup. Mais est-elle d’accord avec tout ça au moins ?

- Ne t’en fait pas, ce sont nos affaires. Mibô. Je comprends ta rage, mais tu sais comme moi que de toute manière la colonie devenait trop grande. C’est un malheur, mais il faut voir ça comme une chance de continuer à vivre plus tranquillement comme avant. Si nous avions été en nombre plus restreint, nous n’aurions pas débordé vers la surface, donc jamais vécu cette situation. Nous devons prendre notre part de responsabilité aussi. Acceptons la paix. »

La furie ne semblait pas s’apaiser pour autant. Elle ne chargeait plus, mais s’excitait toujours. Une drôle de proposition est alors faite.

« Bien. Humain. Occupe-toi d’elle. Une fois dans cet état, on ne peut plus la raisonner. Je n’ai pas envie de gérer ça, alors c’est ta punition. Bon courage. »

Creusant dans la terre tout en rebouchant derrière lui, le maître scolopendre quitta les lieux, me laissant seul avec celle voulant ma mort. Je ne savais pas comment réagir, j’étais pris de court. M’occuper d’une scolopendre ? Comment allais-je m’y prendre ?
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Mar 29 Nov 2022 - 16:59
Vous vous demandez tous comment ça s’est passé ensuite hein ? Vous tremblez d’impatience mes minettes ? Enfin, j’ai bien compris que ce n’est pas à cause de mon histoire, mais l’envie incroyable de luxure que vous possédez toutes. Tout doux tout doux. On va arriver à la fin, ne vous inquiétez pas. Juste encore quelques détails à donner. Je vous l’ai dit, je tiens à cette histoire, ce n’était pas du tout évident au départ, mais tel un conte de fée, tout se termine bien, finissant heureux et vivant ensemble. Pas besoin de jouer les surpris. On se doute bien que ça fini bien, sinon je ne serais pas là pour en parler. Enfin bref, je dois continuer avant que vous me sautiez dessus telles des lionnes féroces. Regarde-moi ces crocs que tu possèdes toi. Tu ne passeras pas en dessous, tu risques de faire des dégâts.

Alors, comment j’ai géré cette situation inédite ? Haha, tout simple les amis ! J’ai commencé à fuir. Voyons, qu’allais-je faire avec une bête, à plusieurs mètres en dessous de la terre ? Surtout que cette même créature en voulait à ma vie quelques minutes plus tôt. Je suis fou certes, mais pas autant. Je commence alors à remonter le mur à la verticale, comme tout soldat suffisamment entraîné, avec mes forces restantes. Pendant ce temps, la fameuse Mibô continue de bouder dans son coin. Je ressentais sa frustration, sa colère, mais aussi sa peine. Elle était perdue, comme une jeune adolescente qui vient de fuir sa famille par accès de rage. Où aller ? Que faire maintenant ? Que me reste-t-il ? Elle aurait été une vraie femme, je l’aurais volontiers accueilli, cependant ce n’était pas son cas. Le maître avait beau eu me dire que c’était mon problème à présent, il était hors de question sur le moment que je gère cette veuve folle. Ce n’était pas la première à en vouloir à ma vie, mais c’était la plus forte d’entre elles.

Je finissais de grimper, baigné de la lumière lunaire tandis que le reste du ciel était déjà obscur. C’est là que je comprenais mieux ma fatigue, vu le temps que j’avais dû survivre là-dessous. Je ne réfléchissais pas plus. Je me déplaçais vers ma petite cabane à côté du chantier, sans rien faire attention autour de moi. Je prenais rapidement un truc à grignoter pour me nourrir un minimum, puis je plonge dans le lit. Je n’ai jamais dormi aussi sereinement ce jour, malgré ce qu’il venait de se produire. J’ai même été réveillé par les ouvriers qui venaient continuer la construction pour vous dire. Le trou avait disparu, comme si cet antre n’était plus qu’un mauvais rêve. La tête dans les nuages, je m’apprêtais à me poser de nouveau dans mon endroit douillet. Comme la première fois, je ne fais pas attention. Je me pose dedans, je m’enroule bien dans la couette. Puis un truc me grattouille, puis chatouille. Je me demande naturellement ce que c’est. Soulevant le tout, j’écarquille les yeux comme jamais. Deviner qui se trouve alors dans mon lit ? La porte-parole du troisième Empereur ! Bon ok j’avoue je mens, mais un jour ça se fera peut-être.

Non sans grande surprise, cette scolopendre est à côté de moi, en boule, profitant pour dormir. Tantôt elle veut me tuer, tantôt elle profite de mon lit pour dormir. Je n’avais jamais vu une femme pareille. Vraiment hein. Pourtant je vous jure, j’en ai vu des cas particuliers. Du coup, mon arrivée commence à la réveiller, commençant doucement à s’étirer, allongeant alors son long corps, ne tenant même plus dans le lit. Lorsqu’elle remarque ma présence, l’animosité ressort. Tel un chat, elle se dresse pour me dire que c’est moi le problème ici, alors que merde, c’était ma chambre ! Fatigué, voulant juste dormir, je n’y prête alors pas plus attention. Je prends mon oreiller, le pose au sol, puis me mets en position pour me reposer. Je sentais le regard de cette femelle me scruter, confuse par ma réaction. Elle se finit alors par se calmer, puis nous finissons chacun par dormir.

A nouveau la nuit, je suis le premier à me lever, sentant mon estomac quémandant quelque chose. Je me dirige en ville, prenant un plat rapide à manger. Je croise alors un Inuzuka, ce clan canin, nourrissant avec tant d’enthousiasme et d’amour son tendre compagnon poilu. La bête est alors tout heureuse à son tour, allant jusqu’à lécher avec beaucoup trop d’énergie son maître. A croire que ce clan ne fait pas que combattre avec leurs animaux. Bref... A cette vision, j’ai repensé à cette invitée surprise, qui n’a pas dû s’alimenter depuis. Je ramène alors un bon gros morceau de bœuf, pas n’importe lequel au vu du prix payé, pour faire plaisir. C’est là que j’ai commencé à me poser des questions, en mode “Pourquoi je fais ça ? Je ne lui dois rien !”, sauf que j’étais déjà chez moi avant même d’aller plus loin dans ma réflexion, la viande en main. Je la mets non loin du lit, pour qu’elle puisse la manger sans avoir d’interaction avec moi. Elle semble alors réagir, se réveillant et se rapprochant du produit pour l’observer. Elle finit par l’engloutir en un instant, preuve qu’elle devait être bien affamé. Sauf qu’en un éclair, elle régurgite le tout sur le sol ! C’était immonde ! L’odeur, le fait que ce beau morceau était gâché, que je doive nettoyer le tout ! Rien n’allait ! Je commençais à m’énerver intérieurement, ce qui ne lui a pas échappé. Elle s’agace à son tour, filant rapidement par la porte pour aller à l’extérieur. J’étais alors débarrassé de l’intrue. Ma vie pouvait alors reprendre plus calmement, enfin. Du moins, je le pensais...

Le jour suivant, les constructeurs reviennent en panique pour signaler la présence d’un nouveau trou. Vous n’imaginez pas comment j’étais désespéré. J’étais passé à autre chose, ma maison avançait bien, mais non, les ennuis étaient attachés à moi comme un singe à sa branche. Pas le choix, j’y retournais. Ce n’était pas aussi bondé, il n’y avait là qu’une créature, le maître.


L’homme reprend son théâtre pour rejouer alors la scène vécue, à nouveau.

« Alors, humain. Comment ça se passe avec Mibô ? Où est-elle ?

- Qu’est-ce que j’en sais. Elle est partie il y a 2 jours maintenant. Plus revu depuis.

- Oy oy... Tu dis que tu as perdu ma Mibô chérie ? C’est ça que tu es en train de dire ?

- Non, je dis que je n’en sais rien car elle est partie d’elle-même. Je ne suis pas un babysitter, j’ai ma maison à finir moi. Pas le temps de surveiller une veuve perdue dans sa vie. »

Deux grands crochets tentent de décrocher ma tête de mon corps, esquivé de justesse. Je sentais la pression de cette créature imposante. Une aura meurtrière, plus encore que celle vécue lors de ma précédente rencontre avec les scolopendres.

« Décidément, les problèmes ne s’arrêtent jamais... Bon ok je vais la retrouver, tu es content ?

- Tu as plutôt intérêt, humain. Si je ne la revois pas d’ici ce soir, le fait que ta maison ne soit pas bâtie sera le dernier cadet de tes soucis. »

Je ressors et sans perdre une minute, je courrais partout, cherchant désespérément cette saleté de bête. Je posais agressivement des questions, si bien que les autorités en patrouille m’ont presque embarqué, malgré le fait que j’étais un soldat. Par chance, des rumeurs courraient sur une créature hostile en forêt, qu’une unité a été assigné pour la capturer. Je fonçais alors en suivant les dires des rumeurs pour tenter de la trouver avant cette équipe de chasse. Je me souviens que j’étais stressé, en colère, paniqué, inquiet... Je voulais juste que ma superbe maison soit terminée, mais non, fallait qu’on me les brise. Je n’ai pas perdu de temps en arrivant dans les bois, arrivant pour le face-à-face de cette Mibô et des chasseurs. Tel un pacificateur héroïque, je me dresse entre les deux, faisant susciter l’incompréhension.


Le metteur en scène change le décor de son théâtre, ajoute des personnages, puis commence la scène.

« Qui es-tu ? Un soldat je pense, mais que viens-tu faire là ? Nous sommes en mission pour la capture de cette créature. Quitte les lieux immédiatement.

- Désolé mais je ne peux vous laisser faire. Je dois récupérer cette femme scolopendre, sinon je vais avoir des problèmes.

- Qu’est-ce que tu racontes soldat ? Connais-tu la cible ? Quel est ton lien avec ? C’est l’une de tes invocations ?

- Euh... Oui ! C’est exactement ça, c’est la mienne ! C’est pour ça que je ne vais pas vous la laisser, elle est à moi !

- On ne nous a jamais dit que c’était une invocation... Bref, que ceci serve d’avertissement. Que plus jamais nous tombions sur un problème similaire avec l’une de tes invocations, sinon tu risques d’avoir des problèmes avec l’Empire et la famille de ton pacte. Je vais juste prendre ton nom pour enregistrer tout ça. »

J’ai donné toutes les informations puis j’ai pu récupérer comme prévu Mibô. Pendant tout ce temps, je trouvais bizarre qu’elle n’ait pas plus réagi, sans me sauter à la gorge. Je réalisais qu’elle était faible, extrêmement faible. Elle n’avait pas réussi à marger depuis tout ce temps, manquant terriblement de force. Alors qu’elle continuait son numéro de veuve enragée, je me rapprochais pour la porter et la ramener chez moi. Elle aurait voulu ne pas se laisser faire, mais son état ne lui permettait pas plus. Une fois chez moi, je fonçais dans la bibliothèque en apprendre plus sur son espèce. J’ai même été jusqu’à questionner le clan Aburame pour en avoir le maximum. Puis l’heure de la chasse à sonner, pour récolter ce qu’elle a normalement l’habitude de consommer. De retour chez moi, je lui positionne le tout à la manière d’un grand buffet. Elle commença à venir, comme la dernière fois, pour goûter seulement cette fois-ci, ce qu’il lui était présenté. Une fois sûre, elle continue et enchaîne les bouchées. Elle ne s’arrêtait plus, ce qui n’était pas étonnant après tout ce temps sans s’alimenter. La nuit commençait à tomber, ainsi le maître allait bientôt demander de la voir. J’aurais cru être épuisé, après avoir subi tant de pression, couru partout et enchaînement les situations. Finalement, j’étais reposé et heureux d’une certaine manière, satisfait de voir Mibô se porter mieux. C’était très étrange comme sentiment, comme si malgré les mauvais moments vécus avec elle et ses compères n’avaient pas été si désagréable. J’étais alors perdu dans mes pensées, je n’avais pas remarqué qu’elle était si proche de moi, à me fixer. Il semblait également que sa rancœur s’était calmée, balayée par la douceur du moment. Le silence dominait, avec juste deux corps se regardant.

Je finis par briser ce silence, annonçant alors le retour du maître à Mibô. Elle ne savait alors pas comment réagir. Bien qu’elle eût mangé, elle n’avait pas encore assez de force immédiatement pour se déplacer. Je proposais alors de se reposer un peu avant, qui m’arrangeait aussi car j’en avais un peu besoin. Je m’apprêtais à dormir au sol, mais je fus tiré dans mon lit par Mibô elle-même. La surprise me gagna. Je ne savais plus quoi dire, perturbé par la situation. Elle était là, à ma droite, me contemplant avec plein de douceur. La confusion me gagnait, ne savant plus quoi penser. Sans que je m’en rende compte, elle s’enroule autour de moi avec son long corps, avec une étreinte assez forte pour la sentir, mais suffisamment tendre pour ne pas en souffrir. Je ne comprenais toujours pas, mon cerveau fumait tellement j’essayais de coller tous les morceaux de la situation. Puis je remarque que la veuve avait fini par s’endormir à mes côtés, tout en continuant à m’étreindre doucement. Cette même douceur et chaleur me recouvrant finissent par m’emporter à son tour au pays du sommeil.

Le lendemain, je ne vous explique même pas comment j’étais en panique... Nous avions passé largement la soirée. Je me voyais déjà attaqué de toute part. Mibô n’était déjà plus sur moi lorsque je me levais. Arrivant dehors, je me tiens au niveau de l’ouverture vers l’antre toujours présente, pour plonger dedans à nouveau. Il était là encore, accompagné d'un autre, puis d’elle pour finir, Mibô. L’atmosphère était étrange, très étrange, je n'arrivais pas à saisir ce qui allait se produire.


Il refait un changement de décor pour remettre le tout premier avec les bons personnages.

« Humain. Tu as pris ton temps hein ? Que croyais-tu faire en osant ainsi me faire attendre ? Tu as bien de la chance ! Si je ne m’étais pas assoupi, j’aurais pulvérisé ton terrain ! Bref… Il y a un sujet plus important à traiter maintenant… N’aurais-tu des choses à me dire, à avouer devant moi, hmm ? N’as-tu pas quelque chose à dire au sujet de MA Mibô ? Je t’écoute, humain ! »

Je me voyais déjà attaqué de nouveau. Je me doutais que j’avais merdé, une fois de plus. Pour moi, c’était histoire était un gouffre à problème sans fond. Mibô n’y est pour rien, je n’avais pas su correctement réagir avec l’enchaînement de la situation. Puis bon, ce n’était pas la première fois qu’un mari me prenait la main dans le sac à avoir des aventures avec son amante. Sauf que celui-ci, je le redoutais vraiment. Je me devais d’assumer, ainsi, je me disais que je serais pardonné plus facilement, peut-être.

« Alors, voyez-vous, tout a été si vite, je n’ai pas su contrôler la situation. J’ai vraiment fait de mon mieux, mais parfois, la vie peut nous échapper.

- Ha ! Alors c’est ça ta justification ? C’est tout ce que tu trouves à dire ?! Je te jure que... ! Raf… Non je n’ai rien le droit de dire… Bien qu’il me restait Mibô ici, j’ai retrouvé une veille famille que j’avais laissée et j’ai pris mes responsabilités… Je te présente l’un de mes fils que j’ai retrouvé justement, Yowamushi. Il t’a suivi hier et m’a rapporté ce que tu as fait. Raconte ce que tu as vu, fils !

- Ou-Oui père... Alors... Euh... J’ai vu... Il a parlé... Avec ces gens... Ils voulaient capturer... Mais il s’est inter-

- Abrège !

- Hiii ! Ou-Oui père ! Il s’est interposé et dit que Mibô lui appartenait !

- Alors, tout ce que tu as trouvé à dire pour oser dire qu’elle t’appartient, c’est parce que tu t’es enflammé à cause de tout ce qui s’est passé dernièrement ?

- Hahaha... J’ai dit ça, mais c’était pour éviter les embrouilles, vous savez. J’ai fait ça pour la sauver.

- Pour éviter les embrouilles ? Et après, tu as fait quoi ? Hmm ? Foncer dans une bibliothèque et discuter avec des experts pour en apprendre plus. Chasser pour nourrir notre espèce, tout ça pour elle. Tu aurais pu juste la ramener ici malgré son état. Enfin, non, car je pense que tu te doute que je t’aurais tué en la voyant si faible… Rah !! Je suis si content qu’elle aille bien, mais si jaloux de savoir qu’elle veut rester à tes côtés !

- Rester à mes côtés ?

- Hmm ? Vous en avez pas discuté avec hier ? Que c’est pour ça que vous avez vraiment attendu le lendemain pour venir me parler ?

- Haha ! Mais si mais si voyons. Je perds un peu la tête ! Nous en avons tellement discuté qu’on a fini par se coucher tard ! Donc je suis un peu fatigué… Haha…

- Rah… Humain, voici le deal. Tu vas vivre avec pendant un long moment, le temps que je finisse mes affaires à côté. Dès que ça va mieux, je reviens et je te jugerai. Si pendant ce temps, avec Mibô tout s’est bien passé, nous verrons pour conclure un pacte avec toi. Sommes-nous d’accord ?

- Un pacte ?

- Oui, ainsi tu seras officiellement un de nos invocateurs. Soit heureux, rare sont ceux choisis. Remercie également Mibô, car c’est elle qui m’a convaincu ce matin.  »

Je réfléchissais à la proposition. Vous savez, de notre monde, rare sont les élus pouvant posséder des invocations. C’est une chance que de pouvoir rencontrer des tels créatures et d’avoir leur approbation pour ensuite obtenir un pacte avec eux. Il faut dire, que j’avais vécu bien des choses en si peu de temps, alors ce serait la moindre des choses que d’être récompensé en pouvant l’obtenir.

« Très bien ! J’accepte ce nouveau défi. Vous avez intérêt à revenir pour que je puisse profiter de vous.

- Haha, car tu crois que ça va être si facile ? En trois jours, Mibô a failli mourir. Je me demande comment ça va se passer avec une si longue période. D’accord, tu as réussi à la nourrir. Cependant, tu es encore incapable de la comprendre. C’est cela que je jugerai à ce moment. Par contre… Si j’apprends que tu as mal agi envers elle, ou qu’elle revient auprès de nous avant l’heure… Je te jure que le jugement sera instantané, compris ?

- Haha… Bien entendu... Je suis un gentleman vous savez, je sais toujours bien me conduire… »

Sans attendre plus longtemps, le père et le fils quittent les lieux, me laissant de nouveau avec Mibô cet immense antre. Elle commence à se rapprocher discrètement de moi, comme si elle était gênée de la situation. Alors que j’aurais pu mettre un terme à toute cette histoire, j’ai choisi d’y ajouter un chapitre. Pourquoi me dira-t-on ? Je dirais que plus que ce que j’y gagne, il y a en moi ce sens du danger qui est nécessaire. Bien que je sois en train de commencer ma vie paisible de soldat de l’Empire, en y bâtissant ma maison de rêve, il faut croire que j’ai encore ce besoin d’aventure au fond. Je regardais alors droit dans les yeux Mibô, ou du moins, ce que je pense être ses yeux, puis essaie de l’analyser. Le maître avait raison, il n’est pas évident au premier abord de la comprendre. D’une parce qu’elle n’a pas de visage humain lui, donc pas de lèvres pour parler. Elle pousse de petits bruits, qui varie en fonction des moments vécus. En plus, il ne faut pas trop la fixer, sinon soit elle s’énerve quand elle ne connaît pas, ou alors elle joue la timide et commence à s’enterrer. C’est comme ça qu’elle a réagit à ce moment.

Un long chemin a été parcouru depuis. Nous avons appris à vivre ensemble. Ce n’a pas toujours été facile, le temps qu’elle se fasse à la vie humaine, à rencontrer les autres sans vouloir les tuer, à éviter d’être jalouse à chaque fois qu’une fille m’intéressait… Nous avons effectués des missions également, vu qu’elle était à présent connu comme mon invocation. Nous avons su travailler notre collaboration, ainsi et donc devenu de superbe partenaire de combat ! Il me hâte de former le pacte. Et oui les filles, c’est malheureux, mais ce foutu maître n’est pas revenu depuis ! C’est pour ça que Mibô n’est pas présente ce soir. Vous avez de la chance, sinon elle aurait fait un carnage avec vos corps ! Pas facile à contrôler ces femmes-là, je vous jure... Hmm ? Pourquoi vous dormez tous là ? Vous insinuez que j’étais trop long ? Je fais comment moi là, hein ? Je suis prêt pour la vraie soirée maintenant !


Le sol commence à trembler, finissant par réveiller toutes les demoiselles ayant été bercé par cette longue histoire. Au milieu de la pièce se creuse un trou, assez large pour y faire passer trois personnes et emportant alors le théâtre de l’homme. L’inquiétude gagne alors toute la gent féminine. Une longue masse finit par se sortir, avec des crochets s’entrechoquant pour afficher une certaine hostilité. Cette masse commence à se jeter sur l’une des femmes présentes, sauvée de justesse par le soldat, la bloquant avec son propre corps.

« Sortez ! Vite ! C’est une putain d’urgence ! »

Affolées, elles sortent toutes en poussant des cris de terreur.

« Putain Mibô calme toi ! Elles étaient juste là pour discuter un peu ! J’ai besoin de contact social tu sais, c’est comme ça qu’on vit les humains. C’est toi qui a pris ton temps pour revenir ! Et n’oublie jamais je n’oserais aller voir ailleurs vu que je t’ai toi, mon adorable petite créature. »

La scolopendre finit par se calmer, toujours un peu énervée mais touchée par les mots doux de l’homme. Une voix résonne du trou formé, s’adressant au seul humain encore présent

« Humain ! Descend immédiatement ! Il est l’heure... »

Le jugement final va enfin être rendu alors… Bon, quand il faut y aller, il faut y aller.
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Ven 2 Déc 2022 - 17:38
L’homme est interrompu dans sa petite soirée, où chacune de ses convives ont dû fuir, sous peine d’être décapiter par la jalouse créature, tout juste revenu de son voyage. Par la même occasion, le pauvre plancher a souffert, dont un profond trou est maintenant présent. De ce puits, une voix s’est parfaitement fait entendre, appelant alors le soldat à descendre, sans faire attendre de préférence. Le Gladiateur sait ce qu’il l’attend, car il avait lui-même demandé à ce que ce jour survienne. Depuis sa dernière rencontre avec ce scolopendre gigantesque, il s’était donné les moyens pour réussir l’épreuve qui l’attend. Prenant le premier bas de corps qu’il trouve et sa lance, il finit par sauter sans hésitation. Il se trouve alors sans vision de ce qui l’entourent réellement, mais rapidement éclairé par certaines bêtes s’illuminant. Se montre alors une colonie de scolopendres tout autour. Le plus grand d’entre eux s’approchent, pour commencer le dialogue.

« Oy, Humain. Alors, qu’est-ce que tu faisais ? Mibô était furieuse. J’espère que tu ne lui a rien fait !

- Bien le bonsoir. Merci de répondre à l’invitation, vous commenciez à trop me manquer. Le temps passe vite chez nous, vous savez. Bref, au sujet de cette petite scène, c’est qu’il est parfois difficile pour Mibô de me laisser seul avec des femmes. La jalousie, vous devez connaître.

- Hahaha ! Une histoire de femmes… Je ne peux que compatir mon ami. Regarde, tu vois tout ce peuple ? C’est ma nouvelle famille, depuis la dernière que tu as décimée. Je ne suis pas resté sans rien faire, si tu vois ce que je veux dire.

- Je vois ça en effet, j’aimerais en dire de même…

- Bref, ça à part, maintenant que Mibô semble être apaisé, il est temps de te juger. Mes fils ! Prenez place au centre, pour combattre cet homme et Mibô !

- Oui, Père. Vous serez fier !

- Ou-Oui ! Je… Je vais faire de mon… mieux…

- Humain, Mibô. Montrez-moi que vous avez appris à vous comprendre, que vous ne formez plus qu’un. »


A ces mots, la veuve se tortille, comme si ce qu’elle avait entendu lui faisait extrêmement plaisir.

« Hmm ? Quelle est cette réaction, Mibô ?

- Haha ce n’est rien voyons ! Elle est ravie pour moi c’est tout.

- Tu es sûr que c’est tout ? C’est comme j’avais senti de phéromones particu-

- Mais oui, dis-lui toi, Mibô ! »


Celle-ci continue de s’émoustiller en repesant au fait de ne faire qu’un avec l’Hada.

« Pas le temps de parler ! Je lance le combat ! Yowamushi, suis-moi !

- Hiii ! Ou-Oui ! »


Putain, Mibô, il faut que tu apprennes à te contrôler ! Si ça continue, le maître va se douter qu’il y a un truc étrange dans notre relation. Ça m’étonnerait qu’il apprécie cela ! Heureusement que l’un de ses fils est chaud, ça permet de passer à autre chose pour le moment. Au travail !

« Mibô ! Comme d’habitude, j’attaque, tu me protèges ! »

Le soldat prépare à frapper, tandis que des crochets cherchent d’abord à l’atteindre. Cependant, ceux-ci sont interceptés par la femelle qui arrive à contenir l’assaut. L’homme est alors libre d’utiliser sa lance, qu’il allonge pour toucher le pauvre scolopendre en retrait. Celui-ci crie de douleurs, tombant à terre et se lamentant.

« Yowamushi ! Humain, tu vas le payer ! »

Alors que la colère de l’adversaire explose, la veuve toujours crochets contre crochets, commence à le repousser de force. Pendant ce temps, le manieur de lance se rapproche pour enchaîner trois coups successifs. Par une vive réaction, le second fils s’enterre pour sortir de la confrontation directe et esquiver l’attaquer. Alors que seul le bruit de déplacement sous-terrain se fait entendre, le duo testé guette le moment où ils devront frapper. Le silence, puis la créature sort du sol, pour venir frapper de sa queue le seul humain présent. Malheureusement pour lui, c’est sans compter sur sa partenaire qui lui vient en aide, saisissant le corps et maintenant une étreinte pour lui enlever toute mobilité. La voie est alors libre pour frapper de pleine force, assénant un puissant coup vertical sur la tête de la créature avec la lance. L’un est KO, l’autre au sol à geindre de la douleur, le combat est déjà terminé.

« Bravo, Humain. Simple, mais efficace. Tu fais confiance à la capacité défensive de Mibô pour te protéger, pendant que tu te concentres sur l’attaque. J’admire ta confiance en elle.

- Ça n’a pas été une mince affaire, mais j’ai fini par la comprendre, pouvant lui donner mon entière confiance lors d’un combat.

- Bien, maintenant, il est l’heure du final. Préparez-vous. J’arrive.

- Hein ? »


Le maître se positionne à son tour, prêt à lancer le combat. Le lancier est alors troublé, ne sachant pas quoi faire. Comme l’un de ses progénitures, le paternel utilise sa queue pour attaquer. Mibô vient donc encore au secours de son équipier, mais le résultat n’est pas le même. La créature femelle est projetée contre la paroi du lieu, poussant un bruit de douleur.

« Maintenant que tu n’as plus ta défense, que vas-tu faire maintenant, Humain ? »

Les deux se font face, lançant chacun leur tour des attaques, tout en parant ou esquivant ceux de l’autre. Cette fois, c’est plus sérieux que l’affrontement précédent. Mibô finit par retrouver ses esprits, essayant de revenir dans l’intense échange de coups. La violence dans chaque attaque et l’enchaînement d’assaut l’en empêche, devenant que spectatrice comme tous les autres. Finalement, le géant s’arrête dans élan.

« Hmm d’accord. Nous n’arriverons à rien si on continue comme ça. Voyons voir, si je fais ça... »

En traître, le maître scolopendre lance un pic de roche sur la veuve qui ne faisait que regarder pour le moment. Elle n’est alors aucunement prête à subir l’attaque, dont elle subira les dégâts pleinement. C’est alors que tel un héros, le soldat s’interpose rapidement pour subir à la place. Un coup bien senti, donnant l’avantage maintenant à l’adversaire.

« Me regarde pas comme ça, Mibô. Tu as beau être ma ‘défense’, je ne peux pas te laisser te blesser pour moi. Je vais avoir besoin de toi, pour l’ultime attaque. Tu es prête ?

- Un ultime assaut ? Ça me plaît ! Voyons qui triomphe de ce combat avec ça ! »


Le duo se remet en marche, prêt à tout donner dans cette dernière action.

« Le pic précédent n’est rien face à celui que je vous prépare ! Doton, écharde perçante !

- Mibô ! Mode Plastron !

- Quoi !? »


La femme s’enroule sur le torse nue de l’homme, formant ainsi une protection sur le torse. Déstabilisée par la scène, la créature immense lance l’attaque sans viser particulièrement, dont le projectile vient s’abattre sur la coque protectrice offerte par la scolopendre. Par le choc et la puissance, celle-ci finit par tomber à terre. Le soldat continue sa route et envoie une multitude de coups lointains grâce au pouvoir de sa lance, faisant reculer le corps géant, qui finit par s’écraser sur la paroi. A bout de souffle, l’Hada s’arrête, venant maintenant retrouver sa partenaire, fatiguée également de l’affrontement.

« Humain !!! »

La forte voix du maître des lieux gronde à la manière du tonnerre, faisant presque vibrer le sol. Celui-ci ressort du mur pour revenir plus prêt, semblant lui aussi épuisé, malgré la puissance orale manifestée.

« Qu’est… Qu’est-ce qu’était cette chose à la fin !!?? Elle… Elle s’est enroulée… Autour de ton corps !! C’est un acte osé !! Comment avez-vous pu… Ma… ma petite Mibô… »

Fiou… J’ai eu chaud. Heureusement qu’il a visé mon torse, sinon j’étais cuit. Même l’armure de Mibô n’a pas suffi. Il semble que ça l’a déstabilisé. Pourtant, s’il savait… Là c’était rien...

« Bref… Humain, je suis obligé que d’accepter ta victoire ici. Vous avez su vous défendre parfaitement, même si… Même si… Mibô, ma chérie… Rah !!! Tu as gagné le droit de faire le pacte, voilà ! »

Les deux combattants ont réussi leur défi, ainsi le droit de réaliser le pacte est obtenu, comme convenu au départ. Le sang finit alors par lier l’ex-mercenaire et cette nouvelle famille de créature.

« Maintenant, Humain, n’hésite pas à m’appeler dès que les problèmes s’enveniment trop. J’ai apprécié cet échange avec toi. Puis, n’oublies pas de faire sortir mes fils quelques fois. Ça leur fera le plus grand bien.

- Humain, dis-toi que je ne m’arrêterais pas à cette défaite. Je vais progresser et tu verras que je te vaincrai !

- Oui oui petit, on verra. Merci à vous, maître. Je ferais bon usage de vos talents. Après avoir passé tout ce temps avec Mibô, je sens que trop bien que vous serez utile au cours de certaines missions.

- Aller ! Fêtons cette nouvelle alliance ! »


Hada Susumu, un être des plus infectes, immondes pour bien des personnes. Luxure et avarice sont les maîtres-mots de sa vie, ne cherchant qu’à s’enrichir, dénicher des trésors, tout en prenant bons temps partout où il passe. Ce même homme solitaire, a pourtant réussi à les trouver, trouver des créatures prêtes à avancer avec lui. Une famille, qui finit par l’accueillir.
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