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Le pari du trône ou du péril ; où s'achève un périple [RP Reconquête Empire]

Sendai Yahiko
Sendai Yahiko

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Dim 18 Sep 2022 - 12:09
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« Si vous pensez encore que je m'en vais avec l'intention de perpétrer un meurtre de masse, c'est que vous ne m'avez pas compris, Byakuren Yume. »

Qu'il s'agisse de sa meilleure amie qui avait déjà changé son discours ou de la Princesse qui semblait avoir oublié ce qu'ils avaient vécu, il semblait important de rappeler quelques évidences à ceux qui partageraient son chemin ; peut-être même celui vers son funeste destin.

Car s'il y avait bien deux personnes en ce monde qui se rappelleraient de lui lorsqu'il ne serait plus, ce serait bien eux.

Ses derniers camarades.

« Je sais tout simplement à qui je vais m'adresser. Tout comme je n'ai pas oublié les enjeux de ce combat. »

Contrairement à vous, voulait-il y ajouter.

Mais là n'était pas le moment de quelques débats inutiles, ou de quelques mésententes. Car à ses yeux, il était le seul à véritablement cerner la situation.

« Tu sais, Yume. », commença t'il sur les dernières prières de la Princesse. « De toi à moi, je suis persuadé qu'il vaudra toujours mieux de sombrer dans les limbes infinies que de tomber entre ses mains. »

Ses yeux étincelèrent de sa détermination, car il savait son destin tout tracé. Qu'il piétine à nouveau son trône ou qu'il en vienne à sombrer dans les profondeurs infinies, cela ne comptait plus véritablement.

Il ne trouvait sa voie que dans la direction de l'Empire. Même si cela signifiait y perdre la vie.

Voilà quelle était la leçon qu'il avait tiré de sa désertion. Il avait, pour lui, un devoir que nul autre ne pouvait accomplir.



« Ça va aller. Allons-y. »

...

Mais peut-être que ces dernières paroles s'adressaient plutôt à lui-même, finalement.


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De cette position, c'était toute la grandeur d'Urahi qui s'envisageait à quelques mètres d'eux. Leur trajet avait pu s'effectuer sans encombre, fidèle au système de sécurité d'un pays bien trop grand pour tous ceux qu'il blanchissait. Les terres étaient vastes, tout comme l'étaient les forêts du Pays du Feu. Ces dernières, accompagnées de nombreux buissons qui donnaient reliefs au sol de l'Empire, étaient une porte-ouverte à tout ninja qui souhaitait s'infiltrer sans risquer trop de déconvenues. Il fallait se faire à cette idée là, nul ne pouvait se targuer d'avoir des moyens efficaces pour protéger l'entièreté de son pays. Pas même les autres puissances shinobis.

Et dans cette suite logique, c'était aux portes de la Capitale que tout se jouait. L'origine de tout un système de communication qui pouvait, et devait, s'effectuer pour assurer le plus possible une sécurité minimale aux habitants d'Urahi. La présence de gardes, dont il connaissait l'identité, qui avaient pour rôle de filtrer et de contrôler les entrées pour minimiser les risques. Voilà quelles étaient les connaissances qu'avait le Sendai sur le peuple qu'il avait dirigé pendant des mois.

Et c'était justement au travers de ce médian – les gardes – que le Sendai comptait appliquer son plan.

En regardant les alentours, après s'être assuré que nul ne pouvait les apercevoir tous les trois, cachés derrière d'épais troncs, l'homme qui s'était transformé reprit son apparence naturelle. Sa grande silhouette, dont le corps était caché par une grande cape noire qui le voilait, se camouflait également d'une capuche qui dissimulait son visage, le temps d'effectuer ce si court trajet entre leur localisation et celle des gardes de l'Empire. Juste avant de se révéler à eux, bien décidé à ne pas maintenir son identité secrète.

« Hanae, je préfère que tu m'attendes ici, il serait mal vu par l'Empire que l'ancien Empereur et surtout sa Porte-Parole hautement rediscutée ne revienne tout deux réclamer le pouvoir. D'autant plus que cette fois, je ne referai pas cette erreur. Je tâcherai de nommer un Hijin pour porte-parole. »

Sa meilleure amie le savait, que l'une des raisons pour lesquels le duo avait été particulièrement rejeté, c'était principalement car le binôme gouvernant étaient tout deux d'origine Kumojin.

« Enfin, nous en reparlerons lorsque nous y serons. Je te ferai signe lorsque tu pourras me rejoindre... enfin, si tu peux me rejoindre. »

Il se tourna ensuite vers la Princesse d'Iwa, sur laquelle il n'avait également aucun devoir d'autorité.

« Tu es libre de faire ce que tu souhaites, Yume. De me suivre et d'obtenir ton audience, ou de rester ici et d'attendre mon aval. Mais comme je suis persuadé que Shinrin Hanzô souhaitera également un combat à mort, tout comme le souhaitera l'Empire du Feu d'ailleurs, je pense qu'il est plus sage que tu attendes avec Hanae. Elle saura te protéger, si besoin. D'autant plus si les Shinrin débarquent de leur domaine. »

Il zieuta une dernière fois le chemin qui le séparait du Pont Araho, déglutissant une ultime fois. Il lui paraissait impossible ne pas être apeuré par ce moment fatidique.

« J'y vais. »

En jouant de la situation, il se démarqua de l'ombre très naturellement, comme s'il ne venait pas de s'extirper de sa cachette, dévoilant plutôt la suite logique d'une marche qu'il devait avoir entrepris depuis des kilomètres. Sa silhouette, toujours voilée, débuta ses pas, progressa dans l'ombre, restant mystérieuse. Ses mains, couvertes par les manches, ne permettaient pas à quiconque de les apercevoir, comme de les voir se mouvoir derrière ces larges tissus. Mais surtout, c'était son visage, son identité qui n'étaient pas reconnaissables derrière cette ombre qui l'enveloppait, qui le dissimulait aux yeux de ceux qui devaient commencer à s'interroger.

Mais des hommes mystérieux, il y en avait foule.

Il traversa le pont Araho, doucement, sans une bribe d'excitation. Il progressa sur ses courbes, d'abord ascendante puis descendante, jusqu'à côtoyer les abords de ceux qui gardaient l'entrée de la grande Capitale.

Il était temps.

Le temps de s'exprimer auprès d'eux, d'une voix clairement reconnaissable, après s'être arrêté quelques instants à leur niveau, silencieux. Ils étaient maintenant les seuls à savoir qui faisait face à l'Empire.



« En Novembre 204, en plein après-midi, un conflit éclata au Pont Araho. A la place où je suis, Aburame Ruhan et Shinrin Hanzô s'affrontèrent dans un combat à mort, dévastateur, ayant causé des pertes matérielles dont l'effondrement partiel du Pont Araho et la destruction de quelques habitations proches. A cette même date, Shinrin Hanzô, alors détenteur du Dieu du Ciel, menaça simplement par colère et par frustration, au travers de sa transformation en Dieu, d'annihiler et de réduire en cendre l'intégralité d'Urahi, de dévaster les habitations et d'anéantir toute trace de vie. Tout cela pour une simple rixe. »

Il prit un léger temps de silence, puis il continua son discours annonciateur.

« A cette même date, le Deuxième Empereur du Feu, Sendai Yahiko, se rendit au Pont Araho et usa d'une technique d'une grande puissance, suffisante et nécessaire, pour empêcher la transformation complète du nouveau criminel du Teikoku et pour empêcher la décimation du peuple de Hi. Et cela avait fonctionné, il eu empêché sa transformation, sauvant l'intégralité de l'Empire. Mais celui-ci, qui avait voulu intervenir initialement pour le sauver, venait de réaliser l'ampleur de son erreur : il avait été de ceux qui avaient scellé un Dieu dans un homme aussi instable, aussi cruel et aussi irrationnel que Shinrin Hanzô. »

Son regard devint plus sombre, mais cela n'était toujours pas visible. Il appuyait tout simplement sa détermination, pour lui-même.

« A cette même date, Sendai Yahiko réalisa une deuxième chose : au vu de la menace que Shinrin Hanzô venait discrètement de démontrer à son Empereur et à cet Aburame, il devenait trop dangereux de le garder au sein de la Capitale. Car un jour ou l'autre, il pouvait éclater de colère, et réduire en cendre, en un rien de temps, l'intégralité de la Capitale et de ses habitants. »

Ses dents se serrèrent brièvement l'une contre l'autre. Sa soif de justice était intarissable.

« Alors à cette même date, Sendai Yahiko le condamna à mort et à l'expulsion de l'Empire. Mais par un étrange hasard, la technique destructrice de l'Empereur ne tua pas le criminel qui parvint à prendre la fuite. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. »

Il était curieux de le voir autant s'exprimer auprès de deux simples gardes du village, mais ils étaient en réalité les pions nécessaires à l'exécution de son plan. Sans leur crédit, sans leur confiance, il risquait de perdre sa force de persuasion, et sa position à l'échelle de l'Empire.

« A cette date, l'Empire avait une menace qui pesait sur ses épaules. Un jour ou l'autre, sans que personne ne puisse s'en apercevoir, Shinrin Hanzô risquait à tout moment de revenir dans l'Empire et de faire éclater sa colère non plus seulement sur les siens, mais également sur celui qui l'avait banni de ses propres terres. Depuis ce jour, l'Empire vivait, sans le savoir, avec le risque qu'un monstre avide de pouvoir ne revienne liquider l'intégralité de son peuple, par simple orgueil. »

Vint le temps du pari.

« Depuis ce jour, c'est envers Sendai Yahiko que Shinrin Hanzô dirige sa haine. L'Empereur, qui avait échoué à sa tâche d'éliminer un criminel hautement dangereux, eu un pari à prendre. Il était insensé d'envoyer des soldats ; la fourberie de Shinrin Hanzô et son pouvoir était trop importants pour n'entrevoir qu'une moindre chance de réussite. Il était insensé de risquer la survie de tout un pays sur une action, plus que cela, sur une position. Celle de l'Empereur, qui était devenue pour le criminel la cible à abattre. »

Sa voix se forcit, son ton se raffermit, il en venait au bout de son monologue.

« Alors Sendai Yahiko conçut un plan, pour sauver le peuple de Hi. Après avoir transmis à l'intégralité des habitants d'Urahi ses vœux les plus sincères d'union sous l'égide de son départ, après avoir laissé la place vacante d'Empereur à un homme, avide de pouvoir et maintenant libre de revenir, il paria le retour du criminel en maintenant son histoire inconnue de tous. Parce qu'il fut persuadé qu'avide de ce poste qui lui octroierait la toute puissance, il reviendrait. »

Un sourire s'afficha derrière l'ombre de sa grande capuche. Comme si tout avait été prévu depuis le début.

« Et cela fonctionna. Shinrin Hanzô revint dans l'Empire, et récupéra le trône. Pour Sendai Yahiko, le poisson avait mordu à l'hameçon. Le plan avait fonctionné. Il ne restait plus qu'à agir. »

Ses mains et ses bras se soulevèrent, attrapant sa capuche, la soulevant discrètement pour faire apparaître ses yeux et le bas de son visage aux deux gardes, avant de la laisser retomber pour les revoiler.



« Voilà pourquoi je suis ici, aujourd'hui. C'est un ordre de votre Empereur, vous allez demander discrètement mais rapidement à ce que tous les habitants d'Urahi ne partent de la Capitale au plus vite. Sauf s'ils désirent finir carbonisés sous le chakra d'un Dieu. Car c'est mon devoir de vous protéger. »

Derrière son tissu sombre, sa main s'agita lentement. Il se recouvrit de son armure violacée, on ne peut plus solide, s'apprêtant au combat.

« Quant à moi, si vous permettez... »

Ses yeux, avides de justice, percèrent l'horizon de la capitale.



« J'ai une erreur à corriger. »



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Shinrin Kisara
Shinrin KisaraEn ligne

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Dim 18 Sep 2022 - 13:48




Face à l'Empereur traître


Habituellement, Kisara n’est pas souvent de garde à l’entrée du pont d’Araho. Cela dit, elle n’est qu’une soldate et elle n’est, cependant pas, dans l’unité coloniale pour lui attribuer une tâche qui lui plaît réellement. L’entrée du pont est généralement gardée par des soldats sans unité ou provenant de l’unité territoriale, selon leur disponibilité. La femme avait donc pour mission d’être posté à l’entrée de la cité et de contrôler entrée comme sortie pendant toute une journée. Une tâche plutôt ennuyante pour elle, sachant que la plupart du temps, ce ne sont que de simples visiteurs ou marchand qui entre dans Urahi ou qu’ils en sortent. Il n’y avait rien d'extraordinaires et rares sont les cas de violence qui se passent en ce lieu. La Shinrin n’avait pas non plus à trop de fatiguer sauf d’ennuyer. Or, un ordre est un ordre et elle n’avait pas le droit de le refuser. Lorsqu’elle rejoindra l’unité Coloniale et deviendra Lieutenante, elle n’aura pas à faire ce genre de mission. Pour l’instant, elle se devait d’obéir et de faire ce qu’on lui demande. Mei était au domaine Shinrin afin de s’entraîner et de s’entretenir avec son arrière-grand-mère tandis que Chitose se trouvait au sud d'Hi pour une mission de sauvetage. Aucune des deux se trouve dans Urahi et c’était embêtant de les savoir si loin d’elle.

Kisara contrôlait un fermier voulant réapprovisionner la Capitale en nourriture provenant de sa ferme, surtout quelques restaurants. Après un contrôle très protocolaire et sans oublier quoi ce soit, tout sembler être en règle. « Vous pouvez passer, tout est en règle. » Dit-elle en le laissant passer et par la suite, elle se tourne en direction du pont. Vivement qu’elle puisse prendre sa pause, mais, une silhouette s’approche calmement vers elle et l’autre garde. Vu sa tenue et le fait que son visage soit masqué, ça ne disait rien de bon. En espérant que ce dernier ne vient pas pour jouer les malins avec eux sinon, il risque de mal terminer. Au vu des derniers évènements au sein d’Urahi, surtout la tentative de coup d'État contre l’Empereur, il fallait rester prudent. Ce type d’individu et surtout sa démarche ainsi que son style vestimentaire, il ne vient pas commercer ni pour du tourisme. Du moins, c’est le sentiment qu’avait la femme. Quand on vient en paix, on ne cache pas son visage ni le reste de cette manière. « Sois prudent, je n’aime pas sa manière de se présenter au pont à ce type. Prépare-toi à prévenir les Lieutenants et Capitaines, au cas où. » Dit-elle. La prudence est de mise et une nouvelle attaque contre la Capitale à peine remise n'est pas acceptable.

Il était arrivé à une certaine distance, assez pour qu’il puisse être entendu par les deux gardes. Cette voix ? Elle le reconnaît pour l’avoir déjà entendu par le passé. Or, la soldate ne dit rien et le laisse continuer à parler. Ce dernier raconte une bataille qui a eu lieu, en novembre 204 entre Shinrin Hanzo et Aburame Ruhan. Kisara avait entendu parler d’une confrontation plutôt violente, mais l’histoire n’a jamais été mis en lumière par qui ce soit. Où veut-il en venir en parler de ce combat qui a causé bien des dégâts et des blessés ? Et accusant l’Empereur actuel d’avoir voulu éveiller le Dieu du Vent en menaçant tout Urahi ? Fronçant les yeux, elle prend un air sérieux. « Et ?» Demande-t-elle, profitant de son silence. Ce dernier parle de l’intervention de Sendai Yahiko, Empereur durant ce conflit et le met en avant comme un sauveur et celui qui a sauvé Urahi de la folie meurtrière d'Hanzo. Quel culot n’empêche de raconter une histoire que même Yahiko n’a jamais racontée à qui ce ne soit ni même apparu dans aucun rapport et ensuite, se permettre d’insulter l’Empereur actuel de fou et ayant tenté à un meurtre de masse. Le reste de l’histoire est assez inattendu, mais si c’est vrai, l’erreur revient à Yahiko, ancien Empereur, de n’avoir jamais confié cela à l’histoire de l’Empereur. Du moins, elle n’a jamais entendu parler des auteurs de cette violence ni de tout ce qui s’est passé jusqu’à maintenant. Ainsi, comment le croire ?

Kisara décide de le laisser terminer son monologue, il raconte une histoire assez intéressante, malgré ses accusations sans preuve et ses insultes envers l’Empereur actuel. Kisara reste malgré tout sur ses gardes, tout en écoutant l’homme en train de lui parler, tandis que le second garde était également attentif, du moins, elle l’espérait. Apparemment, le départ de Yahiko de l’Empire avec certains de ses proches provenait d’un plan qu’il avait conçu pour piéger Shinrin Hanzo et aller à sa rencontre. Meurtre, folie, orgueil, violence, bref bien des choses à l’encontre de l’Empereur du Teikoku à l’heure actuelle, mais comment le croire sans preuve ? Comme il l’a dit, il avait maintenu cette histoire inconnue de tous. En soi, personne ne risque de croire un lâche qui a déserté à deux reprises. Un homme qui a abandonné son peuple pour un soi-disant plan ? Est-ce ça son excuse ? Pitoyable. Kisa est du genre à être à l’écoute et à réfléchir, mais même si son histoire peut s’avérer être vrai, il ne dispose pas de preuves, en dehors de sa parole. Or, comment croire la parole d’un fuyard, d’un lâche qui pourrait encore les abandonner encore une fois ? Elle soupire, tout en le gardant à l’œil. Et enfin, il dévoile son visage et sans surprise, Sendai Yahiko, l’ancien Empereur qui a le toupet de venir seul au pont. Enfin seul, peut-être pas, difficile de le savoir.

Votre Empereur ? Elle sourit légèrement et le stoppe en bloquant l’accès au village. « Ton histoire est intéressante, Sendai Yahiko. Cependant, tu n’apportes aucune preuve, que des paroles. Tu n'as fui lâchement la capitale et l’Empire du jour au lendemain qu’avec une petite lettre, laissant un trône vide et un Empire déboussolé. Je ne te crois pas, en effet, comme je te l’ai dit, ton histoire est intéressante et peut-être, elle est vrai. Tu n’as rien à prouver sur la véracité de tout ceci. Pendant que tu te voyageais dans le monde et cacher, l’Empereur a sauvé l’Empire d’une menace et il a stoppé d’autres menaces. Lui, il n’a pas fui face à l’adversité, contrairement à toi. Tu n’es qu’un lâche et personne ici n'est assez fou pour te faire confiance. Après tout, tu as déserté Kumo, tu as déserté l’Empire, et tu reviens en t’autoproclamant Empereur alors que tu as perdu ce droit, il y a un an. Tu n’es pas mon Empereur, tu ne l’es plus depuis que tu as quitté ton poste pour un pseudo plan imaginaire pour te trouver une excuse. Je suis Shinrin Kisara, soldate de l’Empire et tu es Sendai Yahiko, traître et déserteur de l’Empire. En attendant l’arrivée des Lieutenants et Capitaines, je vais devoir te retenir sur ce pont. » Dit-elle d’un ton sévère. Il est seul, mais est-ce vraiment le cas. Est-il fou ou courageux pour se présenter sans renfort devant Urahi ? Peut-être que ses alliés sont cachés dans la lisière près du pont et attendant un ordre ? Impossible de le savoir.

« Si tu tiens tant à ce peuple, je te conseille de ne pas résister ni faire quoi ce soit contre l’Empire. En tant que soldat de l’Empire, je donnerai ma vie pour protéger les miens. Peu importe la puissance de mon ennemi, si je dois mourir alors je le ferai en combattant. J’ai ma famille à protéger et des innocents également. Je ne laisserai personne toucher encore à la Capitale. » Dit-elle d’un ton sec. D’un mûdra, elle crée deux clones de bois à ses côtés. À l’attention de son collègue, elle lui adresse la parole. « Donne l’alerte que Sendai Yahiko se trouve au pont d’Araho et qui menace d’attenter à la vie de notre Empereur. Fais vite ! » Dit-elle en réalisant d’autres mûdras. « Mokuton – Jûkai Kôtai. » Dit-elle pendant que des arbres se forment sur le pont, des branches solides viennent immobiliser deux membres de Sendai Yahiko pour l’empêcher de bouger, les branches visent donc un bras et une jambe de l'homme. « Je ne vais pas trop te chercher à te tuer, mais si tu ripostes ou tu ne te laisses pas faire, je serais obligé d’attaquer pour tuer. » Dit-elle pendant que les clones vont prendre appui sur les arbres et passer derrière Yahiko pour afin de s’assurer que personne ne va profiter pour sortir de la forêt devant le pont et s’infiltrer dans Urahi ou sa petite forêt.



Résumé
Santé :RAS
Chakra : 1A/1B

Résumé du tour :

Kisara a écouté l'histoire de Yahiko par rapport à ce qui s'est passé en Novembre 204. Elle trouve l'histoire intéressante, mais il n'a aucune preuve, hormis sa parole qu'elle ne croit pas à cause de sa désertion. Et aussi, du fait que Hanzo a combattu pour protéger le peuple Hi contre le Samouraï et qu'il a "arrêté" un coup d'état du clan Inuzuka. (Kisara n'a pas tous les informations.)

Elle aurait pu lui parler plus longtemps et chercher à débattre avec ce dernier, mais il a activé une armure de chakra pur. Cela a pour signe, de son point de vue, d'une préparation au combat et qu'il ne cherche pas trop à parler. Ainsi, Kisara forme deux clones de bois avec Moku Bunshin (B) et demande au 2e garde de prévenir les hauts gradés de la présence de Sendai Yahiko au pont. Elle bloque le passage au Nukenin et utilise Jukai Kôtai (A) afin de former une forêt, mais à faible proportion à cause du pont qui n'est pas très grand. Mais juste, assez pour former quelques arbres afin que des branches puissent venir immobiliser deux membres de Yahiko, l'une de ses jambes et l'un de ses bras. Pendant ce temps, ces deux clones sautent d'arbre en arbre pour surveiller le reste du pont en passant derrière Yahiko. Avec le dernier coup d'état, Kisara préfère être prudente en cas de renfort soutenant ce dernier.

À prendre en compte que : Kisara demande à Yahiko de ne pas aller vers Urahi, de ne pas riposter sinon elle attaquera et de rester calme. Elle tente de gagner du temps pour que des Lieutenants et Capitaine viennent stopper Yahiko.

PS : JE PREND LE RISQUE DE PERDRE MON PERSONNAGE DANS CE RP. C'EST MON CHOIX ET LE FAIT QUE CE RP PEUT MAL SE PASSER SELON LES INTERVENANTS ET AUTRES. J'AUTORISE DONC YAHIKO ET LES AUTRES PARTICIPANTS DE TUER MON PERSONNAGE SI C'EST NECESSAIRE. J'EN PREND PLEINEMENT LA RESPONSABILITE.

équipements utilisés :



Techniques utilisées :





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Arai Y. Masamune
Arai Y. Masamune

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Dim 18 Sep 2022 - 19:22
Si le thérapeute en reconversion avait toujours su que ses nouvelles fonctions étaient vouées à l’entraîner sur des voies de traverse qui ne pouvaient en rien jouer dans l’avancement de son agenda particulier, vivre ce genre de moment en première main s’avéra une expérience plus déplaisante encore qu’il ne l’avait imaginé. Placé au poste de surveillance du Pont Araho, Masamune devait dès lors embrasser pleinement les aspects les plus ennuyeux et nécessaires de la vie de Soldat, filtrant les entrées tout en gardant à jour la tenue du carnet qu’il avait jugé bon de prendre avec lui pour noter des détails parfois insignifiants mais qu’il trouvait assez notables pour mériter une petite ligne couchée sur le papier. Malgré le caractère répétitif et sans relief de ce travail, l’Arai n’en admettait pas moins la nécessité, et ce à plus d’un titre : la sécurité de la Capitale dépendait en effet de nombreux éléments imbriqués les uns aux autres, des éléments parfois inconséquents pris indépendamment des autres mais qui formaient avec eux un tout solide et supposément inviolable. Un trait qui avait gravement manqué de représentation, toutefois, au regard des derniers événements.

Aussi aigri et amer qu’il était, Masamune se devait donc de faire mieux, de faire plus, si il voulait tout à la fois prouver sa valeur, monter dans les rangs pour gagner en influence et surtout, apporter une véritable Paix à l’Empire.

Ces réflexions tournant sans cesse en boucle dans son esprit, l’Arai ne porta d’abord pas une attention particulière à la silhouette qui s’approcha de lui et de sa comparse Shinrin Kisara, avec qui il avait déjà eu l’occasion de converser et travailler auparavant et qui assurait présentement avec lui la surveillance du Pont Araho. La soldate, toutefois, usa de meilleur jugement que lui et l’avertit derechef du potentiel problème posé par l’individu. Aussi, lorsque celui qui s’avéra être un homme encapuchonné se planta devant eux et se mit à parler sur un ton particulièrement incisif, Masamune fut bien obligé d’appréhender la situation avec le nouveau sérieux qu’elle imposait. Ses mains jointes et camouflées dans ses larges manches contre son poitrail, ses traits mûrs et fatigués habités par une nouvelle tension, l’ancien Docteur exécuta donc plusieurs signes, s’invitant de lui-même dans les pensées du nouvel arrivant. Son étonnement, alors, ne fit que croître à mesure que le discours de l’étranger se déployait à leurs oreilles, l’esprit de l’Arai entendant aussi bien les faits que leur véracité intrinsèque grâce à sa connexion à l’homme encore incognito. Aucun dirigeant, aucun chef, en l’état présent des choses, n’avait vraiment grâce à ses yeux : peu d’entre eux, toutefois, se trouvaient aussi bas dans son estime que ne l’était Shinrin Hanzo, et de réaliser ainsi quel genre de danger il recelait, de la bouche d’un parfait inconnu, le laissa initialement sans voix, en proie aux hypothèses les plus incongrues.

Un inconnu, toutefois, qui s’avérerait ne pas en être un quelques instants plus tard. Pas avant, cependant, de faire résonner dans l’esprit de Masamune l’écho du mensonge et de la duperie, une onde sur l’eau que perçut sans mal le thérapeute reconverti à l’énoncé de ce plan fomenté par le second Empereur, Sendai Yahiko. Un plan, en réalité, mis sur pied par nul autre que celui qui se tenait devant eux. Instinctivement, l’Arai mit un pied en arrière, autant pour créer une distance que pour se préparer à réagir à tout et n’importe quoi, à l’affût de la moindre consigne de sa collègue plus expérimentée. Devant eux, sans l’ombre d’un doute, se trouvait le fugitif, l’homme recherché activement par tout l’Empire, l’Empereur qui avait volontairement quitté son rang et son poste pour laisser sa place, quoi que certainement pas volontairement, à ce fou qui avait permis à la guerre civile de frapper en plein coeur d’Urahi. Trop de questionnements, trop de doutes : Masamune devait se ressaisir, devait élucider cette équation à priori insoluble. Le visage de sa fille en filigrane apparut devant lui, comme un sceau qui devait marquer la moindre de ses décisions. Sans se faire prier, l’ancien Docteur se retourna brièvement et fit signe aux gardes de l’arrière de rameuter rapidement du renfort

« Un Capitaine, vite !!  » lança-t-il avec une pointe d'affolement notable avant de reporter son attention sur l’initiative de Kisara et la potentielle réaction du renégat.

« Kisara-san, vous- ! »

Les clones de bois apparurent, en réponse à cette armure iridescente dont venait de se parer l’ancien Empereur. Les hostilités, une fois de plus, semblaient inévitables. Une frustration naquit alors au creux des tripes de l’Arai, qui venait de débuter son entraînement et sa carrière de soldat. Jamais il n’aurait les ressources, se dit-il, pour ne serait-ce que tenter de faire jeu égal avec celui qui, en dépit de tout ce qui pouvait être lancé de quolibets à son propos, était sorti triomphant de l’Ignition. Où se situait son devoir, en cet instant hors du temps ? Obéir à sa hiérarchie, ou à cet ancienne figure d'autorité ultime connue tant pour son aversion pour la guerre que pour son départ d'Urahi ? Son ambition pour l’Empire, pour tous ses enfants et pour tout le Yuukan, toutefois, s’imposa alors à ses yeux au côté du visage angélique de Hana… et remit tout en question, tandis que la forêt se mettait à pousser devant lui, et qu'une silhouette argentée commençait à se distinguer derrière cette irruption végétale.

Résumé
Santé : anxieux
Chakra : 1C

Résumé : Ses mains jointes et dissimulées sous les longues manches de son épais manteau, Masamune utilise une arcane Yamanaka pour attester pour lui-même de la véracité des propos de Sendai Yahiko. Il détecte néanmoins le mensonge, dans sa déclamation de ce plan qu'il aurait fomenté à l'avance pour piéger Hanzo, mais ne le mentionne à personne. Parallèlement, il fait signe à la garde arrière de faire amener du renfort, dont un Capitaine si possible.





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Byakuren Yume
Byakuren Yume

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Dim 18 Sep 2022 - 22:19

Le pari du trône ou du péril


Ton regard s’affaisse alors que ton camarade détourne encore tes propos; tu ne l’accusais nullement de menacer un peuple tout entier; mais d’attenter à la vie de leur meneur. Toi qui aimait faire office de balancier dans les aversions de chacun; tu avais besoin d’une preuve plus sincère que Yahiko n’était pas juste aliéné par son passé.

Tu aurais pu faire de même: venir sur ces terres et les blâmer pour ton malheur; toi qui avait failli succomber à l’assaut d’une main supposée alliée, mais qui s’était finalement révélée traître. Mais tu étais fatiguée de combattre tes propres démons; tu préférais te laisser guider par les vents; prenant soin de garder un oeil alerte sur tout ce qui pouvait te chagriner.

- Je viens. J’ai beaucoup à entendre, beaucoup à voir, beaucoup à confirmer sur ces terres que tu crains.

Tes yeux azurés rejoignent la lisière du ciel; s’y perdent, cherchent l’opposé du chemin qui vous étiez en train de suivre. Wasure te paraissait déjà si loin; et pourtant si proche.


———-

Yahiko avait été plus rapide que toi, mais tu avais su te glisser dans son ombre, encapuchonnée également mais d’une couleur plus nacrée; plus radieuse. Ton visage était totalement découvert; mais il ne garantissait pas ton nom pour autant. Son sillon devient ta peine; son introduction a le mérite de retracer une histoire que tu découvres en même temps que les gardes qui s’approchent.

Il remue ses propres hantises; les agite sous le nez des empiriques, pour au final conclure sur l’éventualité d’un plan pensé depuis son origine. Tes sourcils se froncent; tu peines à savoir jusqu’à quel point il était réellement prêt pour ce qui l’attendait. L’incompréhension faisait parler les bêtes; et l’Empire n’était pas réputé son aisance à discourir. Ils chassaient, traquaient, vendaient, pillaient; victimes de leurs propres recruteurs hasardeux, victimes d’être en ébullition permanente.

Ça t’attriste; parce qu’ils puisent leur force dans une blessure ardente qui portait un unique nom ; Yugure. Origine de trop de maux; aujourd’hui symbole de leur activité, de leur aversion pour le monde et l’idée qu’on puisse leur dicter quoi faire. Alors avec eux, tu savais que même tes plus beaux mots feraient mouche en ces lieux; tu devais viser juste, tu devais viser honnête.

L’aura du Sendai s’éveille avec force; tu comprends qu’il n’est pas de ces simples shinobis qui comme toi, peinent à être compétitifs dans l’art combatif. Tu le sais; tu ne brilleras jamais de cette même lueur; condamnée à regarder la mort en face; condamner à l’accueillir à bras ouverts. Malheureusement, cette mise en scène ne te rassure pas dans tes craintes vis à vis de cette visite frontale; il demeurait un déserteur avec une tête primée. Tu voulais soupirer, mais l’air s’opprime inéluctablement dans tes poumons, alors que ton comparse termine son témoignage.

A ton tour, tu fais tomber la soie qui recouvre le haut de ton crâne pour te présenter aussi brièvement que possible.

- Je sui-

Tu n’as pas vraiment le temps de t’introduire car l’accueil est aussi vif qu’escompté. Une jeune shinobi enterre toute forme de respect et se démarque par sa défiance; tu ignorais si elle avait connu Yahiko sous son règne; mais une chose était sûre, elle n’avait pour lui aucune once de courtoisie. Elle incarne le cliché de l’Empirique qui semble confondre vitesse et précipitation, tant son jugement est instantané et tranché.

Rapidement; elle enveloppe toute la surface du pont sous un courroux végétal; dont les branches harponnent tes jambes en tortionnaires vindicatifs. Ça manque même de te faire chavirer; parce que tu n’avais plus aucun contrôle sur ton équilibre au niveau des pieds; mais ton regard lui, reste droit et digne.
On t’avait rarement donné un tel accueil; et cela te faisait presque regretter la solitude d’un palais princier. Les shinobis t’épuisaient; leur véhémence te rendait amorphe, détachée de toute envie. Même si tu n’étais qu’une victime collatérale; l’Empire achevait une nouvelle fois de te faire subir sa colère.

Quand le calme renait; tu cherches du regard une ouverture dans ce nouvel environnement pour te faire entendre: Quelques feuilles laissent entrapercevoir les deux gardes qui se tiennent à l’autre bout du pont.

- Il serait dommage de marier la fuite à la lâcheté. Parfois; fuir est la plus sage des décisions pour régler un conflit.

Difficile pour toi de ne pas observer avec froideur cette soldate endoctrinée par ses propres mots; la vie valait bien plus qu’une action déraisonnée; et c’était l’acolyte d’un déserteur se jetant dans sa propre tombe qui disait ça. Tu voulais appliquer tes propres conseils à toi même; mais aujourd’hui, tu avais ce rôle de médiation à tenir.

- Je suis Byakuren Yume, Genin d’Iwa et envoyée féodale qui ne parle aujourd’hui qu’en son propre nom; Je suis ici pour accompagner Yahiko dans sa quête de rédemption. Mais pas celle qui ne se base que sur la mort; ou la prise de pouvoir. Pas celle non plus qui ne passe que par la mutinerie, la violence ou la trahison; Mais celle qu’on juge de loin avec un esprit critique.

Tu marques un temps d’arrêt avant de reprendre.

- Si ma présence peut paraître déplacée, je m’en excuse, mais voyez-vous; l’homme que vous accusez d’être un danger pour l’innocence n’a cessé de me protéger quand j’étais la cible de multiples courroux. Il mérite que je porte un regard externe sur sa condition; même si celle-ci peut éventuellement finir par me décevoir aussi.

Tes paumes s’emprisonnent l’une l’autre sous ton large manteau. Tu savais que Yahiko pouvait perdre ton soutien comme le prolonger en un simple mouvement; mais il en valait de même pour l’Empire. Tu n’étais pas ici pour combattre; mais s’ils voulaient attenter à ta vie, ils assureraient un destin ombragé quant aux relations entre vos deux pays.

- C’est pourquoi j’aimerai réclamer une audience auprès de votre Empereur.

Tes cartes étaient jouées; tu n’avais guère plus que ta spontanéité pour espérer faire retomber cette animosité qui les rongeait tous. Une idée terrible te traverse l’esprit; celle qui s’alignait avec certains idéaux de Sakaze Tosen. L’art ninja t’effrayait, parce qu’il domptait les situations sans recul.


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Sendai Hanae
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Mar 20 Sep 2022 - 18:16
La traversée du pays du Feu se fît presque trop facilement, du fait de la présence des deux personnes ayant participé le plus activement à sa sécurisation. Une chose était très agréable : Shinrin Hanzô, durant son règne, ne semblait pas avoir trouvé à redire sur la sécurité de son territoire, au point que celui-ci ne changea pas d’un pouce en quelques mois. Adoptée par ce groupe, Hanae restait très calme et discrète, préférant se concentrer sur leur évolution dans ces terres sans se faire repérer plutôt que penser à ce qui la tourmentait. Le temps ne tarda pas à avancer jusqu’à l’instant où tous trois se retrouvèrent face au pont, sous couvert de la forêt cachant parfaitement leur présence.

Yahiko avait prononcé des mots, bien avant cet instant, qui n’avaient pas manqué de rassurer la Sendai. Ses propos quant à ce combat à mort avaient été mal interprétés par la rougeoyante, qui pensait bêtement que son ami souhaitait venir tuer un homme de sang-froid, tout monstre fût-il, alors qu’il allait simplement le défier… Ou alors se trompait-elle sur ses intentions désormais, et avait-elle raison quelques heures auparavant ? Quoi qu’il en fût, la Kazejine comptait bien rester en retrait pour ne pas éveiller de soupçons sur une quelconque hostilité de l’immaculé. S’il venait sans son ancienne Porte-Parole, les gardes seraient probablement ouverts à la parole et au dialogue, car un homme venant seul n’était jamais une si grande menace.

Lorsque le trio devint un duo, laissant l’ancienne Kumojine en retrait, celle-ci se contenta d’observer leur démarche s’éloignant de sa propre silhouette, toujours invisible derrière l’épaisse végétation Hijine. Le temps passa ainsi, sans que l’Ancienne ne pût entendre ce qu’il se disait. Elle distinguait à peine les contours de ses alliés et des gardes leur faisant face. Quatre, voilà le nombre. Mais, rapidement, le pont devint rien de moins qu’une autre vaste forêt. De quoi tirer la sonnette d’alarme pour l’adoptée du désert, qui ne manqua pas de passer à l’action.

Avançant sans détours, largement camouflée par les arbres dont elle ignorait l’origine, elle se positionna à l’entrée du pont, adossée à l’une des créations de bois – sans doute du Mokuton, comme nombre des Shinrin pouvaient en faire – la Sendai fit un clone d’elle-même, qui se transforma alors en une toute autre personne. Qui donc ? Un simple garde, qui du temps où elle était porte-parole était souvent affecté aux rondes aux abords de l’entrée de la ville. Ce double, métamorphosé pour l’occasion, et dont les actions étaient connues de l’originale, parcourut la forêt en veillant à ne pas être blessé par quoi que ce soit. Il finit par apercevoir non pas quatre mais bien six personnes, deux étant apparemment des clones. Pour ne pas risquer une attaque de la part de Yahiko ou Yume, l’imposteur se plaça sur le côté gauche du pont, un peu plus proche des gardes que des intrus. Il lança alors :

« Bonjour, soldat Yukio au rapport, j’ai vu cette forêt au loin se dresser à un endroit étrange et je suis venu aussitôt. Que fait cet homme recherché ici ? Et qui l’accompagne ? »



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Sendai Yahiko
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Mar 20 Sep 2022 - 21:32
Cette fois, le poisson n'avait pas mordu à l'hameçon. En se révélant, le pari qui avait été prit consistait à faire peser des informations véridiques que personne ne possédait, en les voilant également de mensonges dont personne n'avait la moindre preuve. Rien ne démontrait que le Devancier s'était échappé afin d'attirer dans la toile d'Urahi celui qu'il estimait comme un criminel international ; pourtant, celui-ci était revenu au poste, comme si ses intentions s'étaient avérées perspicaces et qu'il avait effectivement obtenu ce qu'il avait envisagé, cette journée là. Les gardes devaient alors, de leur faible stature, se situer entre deux feux : celui de croire en un Homme qui se voulait pacifique et qui n'avait jamais œuvré pour diviser l'Empire, et celui de croire en un Empereur incriminé de terrorisme envers les siens. Cela devait même jouer sur leurs valeurs profondes, titiller ces sentiments et ces ambitions qui voulaient animer les plus bienfaiteurs ; le passé jouait pour chacun, car là où Yahiko n'avait jamais été responsable d'un moindre écart majeur, le Shinrin avait bien des méfaits à son actif. Et la guerre civile, dont le Sendai ne pouvait même supposer l'existence, n'en était qu'une première preuve.

Mais à sa plus grande surprise, au départ, il retrouva le même comportement que ce qu'il avait toujours pu voir parmi le Feu. Du déni, comme s'ils adoraient s'acoquiner avec le diable. Il n'y avait aucune remise en question, aucune croyance en quoi que ce soit, la femme qui était bien plus âgée que lui et qui lui avait craché son venin ne s'était pas attardée à plus de réflexion ; elle s'était arrêtée à des faits qu'elle pensait juste, sans les requestionner. Sans soupçonner une seule seconde que le Sendai pouvait être celui qui détenait la vérité, sans soupçonner une seule seconde que celui qui les gouvernait en ce moment même les avait bien menacé d'extinction. Une perspective qui ne l'avait pas non plus affolée.

Qui était-elle ?

La simple évocation de son nom, de son appartenance, sonna comme une évidence. Il comprit le pourquoi du comment, il comprit tout l'acheminement d'une pensée fermée, hermétique à tout blâme, aveugle quant aux siens. Le Deuxième n'avait eu qu'à lier le moindre des Shinrin à une faute qu'elle en devenait irritable, comme si elle fermait ses œillères afin de ne pas accepter la réalité. Elle venait de faire exactement la même chose que son Empereur, ce jour-ci, lorsque l'Ancien venait de lui avouer que son défunt frère était coupable de fomentation contre la Coalition toute entière.

Comme tous les siens... elle était damnée.

Alors elle l'attaqua, faisant danser ses mains pour faire naître une grande forêt qui remplit toute la largeur et toute la longueur du Pont Araho. Ses branches s'élevèrent, se croisant et s'entremêlant en même temps qu'elles prenaient place sur l'entièreté de la structure de pierre et de bois, qui était une première marque du conflit des Inuzuka que le Nivéen ne connaissait le moins du monde. Le bois défila sur le lien entre la Capitale et l'extérieur, et le Déserteur put voir les prémices d'une attaque : une forêt qui se retournait en partie contre lui, dont des bras voulaient capter les siens pour le priver de tout mouvement.



« Quelle tristesse... »

Dans cette immensité qui s'élevait tout autour de lui, le Sabreur fit sortir sa main de sa manche, allant se joindre à la jointure de sa hanche gauche pour y trouver Kensegi. Il la brandit, l'élevant d'un geste de bras, et de quelques mouvements brefs d'épée qui côtoyaient la fermeté des branches qui la confrontait, il repoussa sans problème celles qui le menaçait.

Mais ses oreilles avaient également pu entendre ces ordres qu'ils s'étaient donnés, ces intentions qui feraient de cette rencontre un gigantesque attroupement.

La venue de Lieutenants et de Capitaines... mais toujours pas de Shinrin Hanzô.

« Mh. »

En voyant qu'il ne risquait plus rien de cette grande forêt qui s'était enfin maintenue calme après son grand déambulement, laissant derrière lui la Princesse dont il ne craignait la mort comme sa soupçonnée camarade aux abords des deux gardes, il se mit en action.

Il passa derrière un arbre, hors de la vue des deux gardes, toujours caché derrière ces larges tissus sombres, et maintint son chakra sur la plante de ses pieds pour y monter à son sommet. Toujours dérobé derrière ces larges troncs, il y effectua un mudra très simple qui tripla sa silhouette, afin de mettre en place son jeu face à ceux qui le confronteraient. Par cette stratégie, c'était de nombreuses failles qu'il voulait combler : l'identité du véritable Yahiko, mais surtout l'opportunité de voir arriver tous ceux qui étaient conviés à l'appel au renfort. Car il comptait se préparer à leur potentiel surnombre.

Alors, après quelques instants, c'était sur une branche horizontale de la grande forêt de la Shinrin que trois silhouettes à l'apparence imperceptible dominaient le terrain. De leur posture, c'était l'intégralité d'Urahi qu'ils voyaient, sous un certain angle qui ne leur permettaient évidemment pas de scruter le moindre angle ou la moindre ruelle. Mais il pouvait toutefois y trouver des attroupements potentiels, des modifications de la dynamique.

Une opportunité parfaite pour y voir ce que les défenseurs ne pouvaient voir, car ils ne pouvaient imaginer que leur ennemi commun s'était élevé au dessus d'eux, avec un nouvel horizon qui se dessinait devant lui.

Celui qui dessinait un massacre dont les conséquences étaient encore visibles.



« Hein, mais que s'est-il passé ici ? », interrogea le Sendai situé le plus à gauche du point de vue des deux gardes.

Car sous ses yeux, c'était l'ensemble des conséquences du conflit des Inuzuka contre l'Empereur qui s'affichaient. C'était ces maisons, détruites par foison, localisées proches du Palais Impérial. C'était ce même Palais, partiellement détruit et toujours en rénovation... Et c'était ce pont, également partiellement rompu, qui avait été comblé par le bois des frères de Kisara.

La tête du Sendai situé le plus à gauche des deux gardes s'abaissa légèrement, apprêtée à lancer l'un de ses retours.

« Ne vous fatiguez pas à évertuer vos beaux discours sur votre volonté de sacrifice, Shinrin Kisara. Je ne suis pas ici pour tuer qui que ce soit, ni pour détruire quoi que ce soit. Comme je l'ai toujours fait, d'ailleurs. Je suis ici pour reprendre la place que je n'ai jamais abandonnée, que vous le vouliez ou non. »

Puis il scruta l'intégralité d'Urahi, de tout ce qu'il pouvait observer. Il n'y avait aucun mouvement de foule, pour l'instant, mais il s'attarda plutôt sur ces paysages déchus, ces maisons hautement détruites, ces quartiers ravagés.

Combien étaient morts, sous l'égide du Troisième Empereur ?

« De plus, si vous avez été nommée garde des portes d'Urahi, c'est que vous n'êtes pas au niveau contre moi. A la place, expliquez moi plutôt... »

Par où fallait-il commencer, se disait-il.

Probablement par le jeu de l'orgueil.



« Plutôt bon état, l'Empire de Shinrin Hanzô. D'où vous est venu le goût pour les maisons en ruines et pour les innocents décimés ? Que s'est-il passé ici, pour que des quartiers entiers soient en ruines ? Faites moi plaisir, Kisara, ayez un peu de bon sens. N'aviez-vous pas dit que vous vouliez justement les protéger ? Je n'ai pas souvenir avoir vu tel carnage sous mon règne, après des mois de gouvernement. Dites moi plutôt combien de journées il vous a fallu avant de connaître un tel cauchemar sous votre bien aimé Empereur. »

Derrière cette ombre, c'était son sourire qui se dessinait. L'idée de ne pas avoir à décrédibiliser l'Empereur tant il était très bon pour le faire lui-même le rendait fou de joie. Il n'avait pas besoin de pavaner des intentions terroristes à son égard : il s'occupait lui-même de les démontrer.

« Et expliquez moi pourquoi ce n'est pas Shinrin Hanzô en personne que vous appelez pour venir m'affronter. Je le connais, il aurait été on ne peut plus excité à l'idée d'avoir une opportunité de m'occire, d'autant plus face à son peuple. L'Empire et son faux Empereur auraient-ils perdu l'honneur qui a toujours animé le Teikoku ? Où est passé le temps où vous brilliez encore ? »

C'était tant de provocations qu'il envoyait, tant de faits qui désacralisaient l'image qu'ils avaient de leur Empire, qui écrasait l'image qu'elle avait du membre de son clan.

Car tout cela était vrai. Il connaissait l'homme qui se targuait de pouvoir tout vaincre et accomplir seul, comme il l'avait fait lors de leur réunion. Alors pourquoi ne pointait-il pas son nez ?

Cette question restait en suspend, avec le fait très clair que cela l'arrangeait de ne pas avoir à réduire à néant les Capitaines avant de s'en prendre à sa cible.

Parce qu'il n'en avait pas les ressources, tout simplement.



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Shinrin Kisara
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Jeu 22 Sep 2022 - 21:18




Reconquête d'un Empire


L’ancien empereur se dévoile à elle ainsi qu’à Masamune, il n’avait pas peur de venir seule sur ce pont et face à la garde de la Capitale. Dans peu de temps, des Lieutenants et des Capitaines interviendront sur le pont afin de cerner Sendai Yahiko et le mettre aux arrêts. Son histoire sur Shinrin Hanzo et sa folie meurtrière, en novembre 204 est intéressante et pourrait mériter d’être traité en profondeur. Cependant, il est difficile pour Kisa de croire un homme qui a abandonné tout le monde, du jour au lendemain, en laissant un Empire sans dirigeant. Comment le croire ? Il est difficile de croire quelqu’un sur parole ? Sans que ce dernier donne de preuve. Kisara n’a jamais fonctionné là-dessus surtout pas provenant d’un traître ayant trahi à deux reprises sa patrie. En tout cas, elle espérait que ce dernier ne se montre pas agressif, hostile, un peu trop entreprenant dans son envie de se battre. Cela dit, il ne souhaite pas le bien de l’empereur et comprenant son sous-entendu ainsi que l’activité d’une armure, il ne rendait pas la tâche très facile. D’un œil aguerri, la blanchâtre remarque une autre présence, celle d’une femme. Du renfort ? En tout cas, ses clones restent sur leur garde, tandis que l’original crée une forêt sur le pont afin d’immobiliser les étrangers de présent dans son champ de vision. Comme attendu, Yahiko parvient à se défendre de ses branches, mais l’inconnue n’a pas eu la même chance que l’ancien Empereur.

Soudain, un garde arrive sur les lieux et sur la gauche du nukenin et de l’étrangère. Ce dernier pose des questions sur leur présence. « Il souhaite éliminer l’Empereur en place et la femme, je ne sais pas, mais elle a une langue, je suppose donc elle pourra répondre. » Dit-elle d’un ton calme tandis qu’elle perd un peu de vue Yahiko et elle fait signe à l’un de ses clones revenus après avoir repéré ce soldat, Yukio afin de retrouver le Sendai. Pendant ce temps-là, la jeune inconnue semble, finalement, avoir la langue bien pendue. « Je suis tout à fait d’accord avec vous. Cependant, on fuit quand il y a de la difficulté et non, quand il n’y a rien. On n’abandonne pas lâchement un poste important pour revenir des mois plus tard, en se croyant encore Empereur. Là est toute la différence, jeune fille. » Dit-elle d’un ton calme en la voyant immobiliser. Par la suite, cette dernière se présente en tant que Byakuren Yume, Genin de la Roche et envoyée Féodale qui parle de ce qu'en son propre nom. Byakuren ? Un membre de la famille du daimyô de la Roche ? Et Genin ? Que faisait-elle si loin de sa patrie ? Est-ce qu’Iwagakure no Sato est au courant que ses soldats se baladent librement dans Hi en compagnie de Nukenin. Louche cette affaire. Surtout qu’elle semble être de la famille royale de Tsuchi, c’est bizarre pour la Shinrin.

Kisara la laisse parler, l’écoutant attentivement et elle décide de se rapprocher de la Byakuren. Elle ne montre aucun signe d’hostilité et d’un mûdra, elle libère Yume de l’emprise de l’une de ses branches. « Genin d’Iwa est liée à la féodale de Tsuchi de par votre prénom Byakuren. Êtes-vous la Princesse de la Roche ou avez-vous un lien avec le daimyô du pays ? En soi, peu importe, votre position est peu légitime. Quand bien même, Sendai Yahiko cherche la rédemption et qu’il vous a sauvé la vie, ça ne change rien à sa position de Nukenin. D’ailleurs, il a clairement établi qu’il était venu pour tuer l’Empereur actuel, Shinrin Hanzo. Enfin, je ne suis pas dupe des mots ou du sous-entendu après son histoire. » Dit-elle tout simplement. « Or, votre présence avec un Nukenin met à mal l’entente entre le Teikoku et Iwa, si Yahiko finit emprisonner, morte ou libre, peu importe, ça ne regarde que les hauts gradés… Iwa va devoir donner des explications. Si vous êtes au courant, les grandes nations sont en alliance sous la coalition face à Sakaze Tôsen et accueillir un traitre d’une autre faction peut nuire à une entente. » Dit-elle tout simplement d’un air sévère. « Et ceux, peu importe votre position, Princesse, nièce ou Genin, vous prenez un risque énorme en venant en sa compagnie. Et pour votre audience, tout dépendra des Capitaines qui seront présences ou du porte-parole. Ce n’est pas de mon ressort. En attendant, vous restez sagement ici et à mes côtés, par précaution. Je ne vous ferai aucun mal et j’assurerai votre protection lorsque les Lieutenants et Capitaine débarqueront…et priez qu’aucun autres Shinrin débarquent au pont, non plus. » Dit-elle en lui tendant la main. « Je ne suis pas une barbare, tant que vous n’utilisez aucune technique ou que vous n’êtes pas hostile, par votre comportement ou un mouvement, je ne vous ferai rien. » Finit-elle là-dessus.

Soudain, elle parvient à avoir un visuel sur Yahiko, or, il en avait trois. Ce dernier avait réalisé un Kage Bunshin, un bon moyen de cacher le vrai pour éviter tout attaque surprise. Il semble observé Urahi de sa position depuis un arbre. Que Yume accepte sa demande ou non, la Shinrin recule de quelques pas. S’assurant de lui bloquer la route, s’il est tenté d’aller de l’autre côté des murs. Une question, apparemment, il contemple les dégâts provoqués par le clan Inuzuka avec leur révolte. Les travaux n’avaient pas eu le temps d’être terminés. Et c’est aussi pour cette raison que la Blanchâtre ne souhaite qu’il y aille et de faire en sorte de le maintenir en dehors de la Capitale. Elle soupire en l’entendant parler une seconde fois. « Ouais, certes, mais tu peux tout ce que tu veux, tu as abandonné ton poste en disparaissant pendant des mois. Inutile de nier les faits, c’est ainsi. Si ton souhait est de reprendre ton ancien rôle, il va falloir faire plus que combattre Hanzo en conflagration, même si pour ton cas, ça risque d’être compliqué. » Dit-elle d’un ton calme. Et tiens, le voilà à sous-estimer Kisara et Arai, des propos qu’elle n’apprécie pas trop venant d’un fuyard. Elle l’écoute attentivement et plissa les yeux en écoutant ses provocations et ses questions. Elle ne lui coupe pas la parole, le laissant faire son monologue et se croire supérieur aux autres.

« Je souhaite les protéger, c’est pour cela que je t’empêche de pénétrer dans Urahi afin d’éviter des combats pour mettre des civils en danger. Et on va mettre les points sur les I, vu que tu ne sembles pas comprendre quelque chose. Je ne chéris pas l’Empereur actuel, je n’ai pas de préférence. Ce que je chéris, ce sont les habitants de Urahi et du pays. Ce n’est pas parce que je porte le nom de Shinrin qu’il faut me voir comme les autres et à soutenir toutes les actions de mon clan, même de l’Empereur et de son Porte-Parole. Vous vous permettez de juger la gouvernance de Shinrin Hanzo, sans vérifier certains détails. Je doute que puisse me permettre de dévoiler certaines choses. Or, pour toi, je vais te résumer certaines choses ou énumérer pour aller plus vite. Shinrin Hanzo est allé lui-même combattre un Samouraï réincarnée en ce moment, causant des dégâts de poison dans les ruines de Shintô, pendant que toi, tu fouillais où je ne sais où avant d’aller ver Tsuchi, apparemment. Il a risqué sa vie avec d’autres soldats pour repousser le mal. Si tu étais notre Empereur, pourquoi n’es-tu pas allé là-bas ? Pour ce qui est arrivée au village, tsss…on ne va pas se mentir, ça ne risque pas de rester secret trop longtemps vu que tout fini par se savoir. Le clan Inuzuka s’est révolté en ayant pour meneur, Seimeiten contre l’Empire et ils ont causé la destruction et la mort au sein de la Capitale. Hanzo est encore Empereur donc je suppose que tu connais le gagnant de cette guerre civile. Et difficile d’expliquer le temps entre ton abandon au poste à maintenant, le temps passe si vite et tant de chance s’enchaîne. » Dit-elle d’un air sérieux.

« Et franchement, tu crois qu’on va se plier à tes envies en t’envoyant directement l’Empereur, combien même, il aurait eu le plaisir de t’affronter. Il y a des règles dans une bataille ou une armée, mon cher Yahiko. Hanzo est l’Empereur et le commandement de notre armée. On n’envoie jamais le Commandant sur le front tant que ses soldats sont encore debout, surtout ses Lieutenants et Capitaines. Ils seraient honteux de livrer son Empereur face à l’ennemi sans le combattre avant. Enfin, de toute manière, en tant que soldat, je ne peux me permettre d’aller pleurer dans les jupons de l’Empereur pour balayer devant les portes de la Capitale. Voici notre honneur, Sendai Yahiko, on ne te livrera personne sans combattre. Donc juste qu’à l’arrivée des hauts gradés, reste sage et peut-être qu’ils pourront mieux te guider. Ou alors, fais demi-tour. Je serais honorée de te guider vers la sortie, moi-même. Enfin, tout ceci n’est que mon point de vue, mes paroles ne sont pas la vérité absolue ni même d’une idée de ruche qu’on a tous ici. Tu veux combattre Hanzo ? Soit, mais ce n’est pas moi qui prendrais le risque de te laisser passer. Navrée de respecter mon devoir de soldat et de garde. » Dit-elle en serrant les poings avant de les détendre, prête à réaliser des mûdra, si ce dernier se montre un peu trop hostile. « Et une dernière chose, arrête tes provocations, ça ne va pas t’aider à atteindre ton but ni à ce que je souhaite t’écouter jusqu’au bout. Je suis assez patiente, mais j’ai mes limites. »





Résumé
Santé : RAS
Chakra : 1B/1A

Résumé du tour :

Elle libère Yume et lui propose de venir à ses côtés afin que les Lieutenants et Capitaines ne puissent lui faire aucun mal. Et aussi de pouvoir faire sa demande d'audience auprès de l'Empereur. Pour Yahiko, elle répond à ses questions et à ses provocations en gardant son sang-froid afin de gagner du temps.


équipements utilisés :



Techniques utilisées :


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Arai Y. Masamune
Arai Y. Masamune

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Ven 23 Sep 2022 - 23:08
Tout se bousculait, autant dans l’esprit chamboulé de l’Arai que sur le Pont Araho où avait fait irruption le second Empereur du Feu. Le Docteur nouvellement reconverti dans l’armée savait à quoi s’en tenir quant à la véracité des propos qu’il venait d’entendre de la bouche de Sendai Yahiko, et si il ne comprenait pas le motif qui avait pu pousser ce dernier à voiler la vérité derrière cette esbroufe, il ne pouvait pas faire autrement que de prendre acte de tout le reste de son discours. Shinrin Hanzo, hôte d’un Dieu, danger pour la nation condamné à mort par son prédécesseur. La pensée le faisait frémir, et Masamune dut lutter contre son envie de révéler à sa partenaire Shinrin le fruit de son inquisition mentale pour tenter de modérer son attitude. Trop tôt. Il était encore bien trop tôt, et bien trop risqué, pour lui de révéler l’étendue de son ascendance et l’héritage qu’il portait dans son esprit.

Au devant de la scène arriva la silhouette argentée qui se détachait au milieu de la forêt croissante, se laissant enserrer par les branches sans opposer de résistance. Byakuren Yume. Bien sûr, l’ancien thérapeute connaissait bien ce nom, celui de la famille royale de Tsuchi. Une ambassadrice vraisemblablement autoproclamée, qui ne se trouvait sans aucun doute pas à sa place en ces lieux mais qui se faisait l’écho pacifique et cristallin des ambitions du second Empereur. Une alliée du Sendai… un pilier de la paix ? Masamune avait peine à croire qu’il était témoin de l’arrivée surprise d’une telle délégation, et était d’autant plus indécis quant à ce qu’il devait penser des aspirations de celle-ci. Affronter l’Empereur controverse, ici à Urahi ? L’idée remua la douleur lancinante du deuil dans les entrailles de l’Arai, et l’emphase de la Princesse mise sur un entretien avec le maître pantin plutôt que sur un combat à mort avec ce dernier scella le doute dans son esprit déjà embrumé. En pareilles circonstances, appeler du renfort qualifié et surtout porteur d’une réelle autorité était assurément la chose à faire… mais était-ce vraiment au fond ce qu’il aurait voulu ?

Tandis qu’un autre soldat, Yukio, paraissait entre les branches de l’épaisse forêt pour former un périmètre et s’informer sur la situation, le second Empereur disparaissait momentanément dans le manteau végétal, resurgissant accompagné de deux clones dans les épais branchages. De son perchoir, sans aucun doute le Sendai pouvait-il alors entrapercevoir l’état général de la capitale, état sur lequel il ne se priva pas de commenter de façon cynique en réponse à Kisara, le mettant en rapport avec la gouvernance du maître pantin. Difficile de soulever sur ce point le moindre débat, songeait Masamune tout en luttant contre son tumulte intérieur à l’évocation des catastrophes qui avaient, entre autres, pris la vie de sa fille. Mobilisant tout le calme et la raison possibles en lui, l’Arai tâcha de rester de marbre face à la lente escalade qui prenait place devant lui, gommant en apparence la moindre trace de son hésitation en gardant les bras joints dans les manches l’un de l’autre. Diplomate, Kisara offrit un sauf-conduit à la Princesse Byakuren, détaillant ensuite sa position vis à vis de la manœuvre de Sendai Yahiko : si Masamune accueillit bien volontiers la modération de la Shinrin, éloignée du moindre fanatisme, la tension et l’anxiété qu’il ressentait n’en furent pas pour autant apaisées.

La Colombe ordonnait, tandis que les prérogatives de l’Arai demeuraient, les deux composantes se mêlant de façon insoluble. Mais ce qu’il voulait, lui père endeuillé, pouvait également compter. Devait, compter. Kisara avait tout autant intérêt que lui, si ce n’était plus, à trouver la meilleure voie à poursuivre : sa fille à elle était en vie… et Masamune ne pourrait cautionner aucune issue qui pourrait forcer une enfant quelle qu’elle soit à être aliénée de son foyer, ou pire. Audacieux mais pas trop, l’ancien thérapeute fit un demi pas en avant, portant son regard tour à tour vers chacun des Yahiko et vers l’héritière de Tsuchi.

« … C’est une situation sans précédent. Deux Empereurs, qui se condamnent à mort l’un l’autre, commença-t-il par déclamer de sa voir de ténor usée par l’âge. Un seul, toutefois, à triomphé de l’Ignition, énonça-t-il en accordant un regard entendu à sa coéquipière. Pour ce que j’ai à en dire… Sendai Yahiko devrait avoir la légitimité pour défier Shinrin Hanzo. Cependant… vous ne forcerez pas à l’exil les hommes, femmes et enfants d’Urahi. Vous, les gens de pouvoir… ne réduirez pas à néant nos maisons et nos quartiers. Pas alors que l’un de ces « Dieux » menace de tout dévaster… ! »

La stabilité, la paix, l’accord entre les peuples et les clans : qui du Shinrin ou du Sendai était le plus susceptible d’apporter toutes ces choses ? La réponse, aussi subjective qu’elle n’était appuyée par des faits tangibles, semblait claire aux yeux de l’Arai, mais ce dernier n’avait que trop conscience du poids qu’il pouvait avoir dans pareils débats. C’est à dire aucun, ou presque. Les peuples aimaient voir leurs souverains triomphants, étaient galvanisés par le récit des victoires de ceux qui les dirigeaient. Rares étaient ceux qui percevaient, qui voyaient comme c’était le cas de Masamune la perfidie et le cycle vicieux que de tels sentiments entretenaient. Il fallait que cela cesse. Il fallait que l’idéal de paix de l’Empire, enfin, prévale sur tout le reste. Restait à savoir pour Masamune quels chemins il lui faudrait arpenter afin de poursuivre cet idéal.




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Byakuren Yume
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Aujourd'hui à 12:24

Le pari du trône ou du péril


Jeune fille ? Ton visage ne cache pas une moue étonnée. C'était bien la première fois que l'on s'adressait à toi ainsi. Sermonnée comme une enfant qui avait besoin d'un correction ; mise au fait d'une situation qui ne trouvait aucun écho à tes oreilles. Parce que tu n'avais vécu ni intronisation du Sendai, ni son départ. Alors les causes et les conséquences, elles t'échappaient forcément.

Elle ne t'épargne aucun jugement, s'hasardant même à te confondre avec un pays tout entier ; à généraliser si gros que le monde te paraissait d'un coup ridiculement petit. Selon elle, un individu unique semblait pouvoir justifier de la rancœur de tout un peuple ; toi, ça te paraissait outrageant de ridicule.

Alors, tu réponds avec une diplomatie froide ; celle qui ne veut pas laisser la bêtise prendre le dessus :

- Je me suis sûrement mal exprimée à ce sujet, mais je ne représente que moi-même en ce jour. Même si je suis effectivement la dernière héritière Byakuren.

Tu faisais ce que tu détestais faire ; jouer sur ton statut pour calmer l'ardeur externe, sans pour autant en être légitime. Comme elle le rappelait si bien, les histoires d'un autre pays ne te concernaient pas forcément ; sauf quand elles attentaient à la morale commune et à un ami qui en dépeignait un portrait trop obscur pour être ignoré. Comme Wasure, les Empiriques avaient peut-être réellement besoin d'être sauvés de leurs propres chaînes.

- Je pense que ce n'est ni à vous, ni à moi de décider ce qui peut mettre à mal la relation entre deux pays. J'aspire à croire que les problèmes individuels peuvent se gérer à leur propre échelle ; sans qu'un peuple tout entier s'en offusque. Nous avons trop souvent chassé en meute les démons de notre passé ; à quoi bon, quand ceux-ci ne trouvent plus aucun écho dans nos vies actuelles.

Tu prends une inspiration calme, presque flegmatique.

- Mais je ne peux que me désolidariser des envies de Yahiko ; comme il le sait, je suis là pour avoir un regard global, pas pour encourager une quelconque forme de mutinerie. Voyez ça comme de la mauvaise curiosité ; je vois ça comme un pas nécessaire pour justement unifier nos nations sous l'égide d'une Coallition jusqu'à aujourd'hui trop décousue pour entreprendre quoi que ce soit.

C'était un fait. La grande roue que représentait la Coallition ne tournait pas car aucun de ses rouages ne s'imbriquait avec les autres. Comme si vous parliez tous une langue différente ; attendant patiemment que l'autre s'occupe de faire venir un traducteur. Pour cet idéal commun ; tu voulais bien prendre ce rôle de traduction ; celui qu'on laisse entrer et sortir à sa guise dans des mondes totalement différents pour mieux unifier leurs rapports lorsque leurs cultures se croisent.

La prison de bois te libère ; alors tu t'avances sans sourciller, glissant entre les arbres pour rejoindre le côté de celle qui hurlait désormais ses tords et ses travers à Yahiko. Un flux de parole tellement intense que tu peinais à en comprendre véritablement le sens ; parce que l'esprit de synthèse venait à manquer.

Finalement, le deuxième soldat s'exprime, reconnaît une forme de légitimité en ton ami, mais lui refuse également l'accès. De tous ceux ici présent, c'est peut-être celui dont le discours te semble le plus censé. Et tu n'excluais pas Yahiko, parce que la demande d'affront qu'il exprime manque de réflexion. Quid de la structure du village, de ses civils, du démon qui sommeillait en lui ?

- Je ne peux qu'approuver vos dires ; les villages cachés ont assez subit le courroux de monstres, nous ne devons pas répéter les erreurs du passé.

Et il y en avait tant que la simple idée de ne représenter qu'une unique ligne sur une frise de l'histoire t'effraies.

Tes deux paumes se rejoignent, statuant ainsi sur ta posture. Tu rejoignais le côté du tyran pour mieux lire en lui. Tu fustigeais l'intention d'un ultime assaut tant que tu n'en comprenais pas les tenants et aboutissants.

Spoiler:



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