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¤ Se faire violence [Bakuhatsu Kenpachi]

Arai Y. Masamune
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Dim 20 Nov 2022 - 23:53
Pour passer le pas et intégrer les forces armées de l’Empire, Arai Masamune avait dut se faire violence, accepter une fatalité qui allait de paire de façon totalement indissociable avec les ambitions qui avaient commencé à le mouvoir depuis la tragique catastrophe qui s’était abattu sur Urahi. Pour ne pas sombrer dans la plus profonde et inextricable dépression imaginable, l’ancien Docteur avait dû se raccrocher à la seule chose qui pouvait encore avoir un sens quelconque à ses yeux, au seul objectif qui pouvait avoir de la valeur dans un monde où les enfants pouvaient devenir la victime de tirs croisés destructeurs entre des soldats, clans et armées désunis et en proie aux conflits les plus futiles. L’Arai, pour simplement continuer à vivre, devait parvenir à honorer la mémoire de Hana, sa fille, mémoire dont il était devenu le dépositaire après avoir rendu une dernière visite à son enveloppe charnelle à la morgue il y avait de ça plusieurs semaines. Pour y parvenir cependant, le nouveau membre à part entière de l’armée impériale qu’il était ne pouvait pas se contenter de rester dans son coin à obéir aux ordres sans se poser de questions.

Pour honorer Hana, il devrait faire bien plus que ça. Et devant l’ampleur de la tâche qui se dessinait peu à peu devant lui, Masamune ne pouvait dès lors s’épargner aucun effort, aucune difficulté. Aucun tourment. Tout ce qu’il lui serait nécessaire de faire pour se trouver dans la position nécessaire à l’aboutissement de ses projets, l’homme battu par la vie était prêt à le faire, et ce même si cela devait lui coûter. Que ce fut ce la sueur, du sang… ou un peu de son humanité.

Ce matin-là, jour de permission, l’Arai savait toutefois que ce serait à priori surtout les deux premiers qu’il allait devoir dispenser en abondance pour remplir l’objectif qu’il s’était fixé pour la journée. Des année. Cela faisait littéralement des années, à présent, que le quasi-quadragénaire n’avait pas eu à combattre sous quelque forme que ce soit, et si Masamune avait engrangé une certaine expérience musculaire du combat suite aux altercations multiples qu’il avait eu à gérer au fil des décennies, jamais il n’avait eu le besoin, la nécessité pour le moins impérieuse, de se perfectionner dans une discipline martiale particulière. Un besoin qui avait aujourd’hui clairement fait surface, lui qui serait certainement appelé à utiliser la force dans quelque contexte que ce soit dans ses nouvelles fonctions. Se rendant donc à l’un des camps d’entraînement présents dans la capitale, l’un de ceux qui disposaient d’une armurerie attenante ainsi que de mannequins d’exercice, l’Arai installa ses affaire sur l’un d’eux et passa en revue les armes disposées là sur les râteliers. Épées, sabres, lances, fléaux, masses,… Il y en avait pour tous les goûts et toutes les musculatures, et l’ancien Docteur se dégoûta presque en se disant qu’il lui faudrait bien en choisir une si il souhaitait faire ses preuves et intégrer l’Unité Territoriale. Une arme qu’il devrait non seulement utiliser, mais également maîtriser de bout en bout.

Le regard de Masamune finit toutefois par dériver jusqu’à un long bâton de bois brut, traité et travaillé pour la plus grande robustesse, qui traînait là contre un stand. Sa main bourrue s’en saisit instinctivement pour en éprouver le poids et, s’y laissant prendre, le Soldat commença à manipuler l’arme contondante avec une adresse toute relative, une sorte d’écho de la dextérité qu’il avait possédé autrefois en maniant les outils de la ferme. Repérant ensuite un mannequin à quelques mètres, faisant fi du regard de ceux qui pouvaient se trouver autour de lui et de leur jugement, l’Arai balbutia quelques mouvements, feignant des attaques sur la silhouette de bois et de cuir et se déplaçant autour d’elle avec une agilité très en deçà de ce qui pouvait être attendu de lui dans le cadre de ses nouvelles fonctions. Lorsqu’il se décida à frapper pour de bon, le Soldat sentit les vibrations lui remonter tout le long des bras, l’ébranlant alors plus qu’il ne l’aurait cru. La violence. Pour la faire cesser, pour la museler à travers l’Empire, il devrait l’expérimenter, parfois même la dispenser.

Un apprentissage qui lui serait tout sauf facile, songea-t-il en tentant à nouveau maladroitement d’attaquer le mannequin.

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Lun 21 Nov 2022 - 8:30


Une Journée comme une autre pour le jeune Bakuhatsu, il était surchargé de travail administratif a en perdre la tête, même si ce dernier commençait lentement mais sûrement à s’accommoder au rythme effréné de ses nouvelles tâches qu’il n’appréciait pas plus que ça, mais c’était une reconversion nécessaire qu’il avait entreprise afin de rester en jeu et continuer de faire bouger les lignes pour l’empire au lieu d’accepter d’être mis au repos pour un petit pied en moins. Quel dommage d’ailleurs que le lieutenant du feu se sortira bientôt de cette bientôt de cette situation, vu qu’il avait activement entrepris les démarches pour se faire poser une prothèse, afin qu’il soit de nouveau totalement apte à retourner sur le terrain. Toute la tonne de paperasse à traiter quotidiennement lui manquera sûrement peut être un peu, mais il aura au moins touché du doigt les réalités des postes administratifs, et mettre un peu d’ordre de ce côté-là serait certainement un beau cadeau pour ses travailleurs.

Cependant, quoi qu’il en soit le soldat du feu restait un homme du terrain, et ce genre de personne ne savait pas se tenir bien loin de ce qui les définit. Malgré la charge de travail, le Bakuhatsu ne manquait pas le moyen de se faufiler quasi quotidiennement jusqu’aux terrains d’entraînement, délaissant ses responsabilités pendant des heures parfois. Immature et irresponsable diront les plus grognons, mais le lieutenant de la coloniale entrait à peine dans la fleur de l’âge et a ce stade de sa vie, on a tendance à faire tout ce qui nous rend heureux, sans écouter qui que ce soit, encore moins des gens qui ne sont pas de votre famille, et de la famille, Kenpachi n’en avait plus, depuis que son grand frère est tombé au combat. Ce dernier l’avait tenu écarté des champs de bataille si longtemps, aujourd’hui c’était à lui de porter son fardeau et préserver la joie de vivre des citoyens.

Le bakuhatsu se promenait dans les terrains d’entrainement en observant les combattant donner le meilleur d’eux même, chacun en quête d’un objectif lui tenant à cœur, celui du Bakuhatsu étant d’avoir une armée si compétente que le peuple en oublie son existence. Alors il n’hésitait pas à énormément travailler sur lui-même, mais aussi de donner un coup de main dès que possible, et c’est encore ce qu’il s’apprêtait à faire d’ailleurs lorsqu’il se rapprocha d’un homme en plein exercice de maniement du bâton.

Alors que le jeune homme se rapprochait, il évita en baissant la tête, un coup de bâton venant dans sa direction après que le soldat ait mal géré le recul d’un coup porté sur le mannequin d’entrainement.

- Wow, vous allez blesser quelqu’un comme ça !

Même si pour le coup le Bakuhatsu s’était un peu incrusté dans son espace d’entrainement.

- Excusez-moi de vous interrompre, vous sembliez si concentré, je m’appelle Kenpachi et je suis de l’unité coloniale. Je passais par la et je vous ai aperçu entrain de vous entrainer, et vous me sembliez avoir besoin d'aide. J’ai un peu de temps devant moi, ça vous dérange si je vous donne un petit coup de main ?!

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Arai Y. Masamune
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Lun 21 Nov 2022 - 23:17
Après quelques passes à vide, l’Arai sentit son corps s’échauffer et s’assouplir quelque peu, ce qui le poussa à aller se défaire de son épais manteau et à le déposer avec le reste de ses affaires. Le climat hivernal le poussait d’ordinaire à le garder sur lui en tout temps, mais l’ancien Docteur ne savait que trop bien à quel point il pouvait s’avérer traître de laisser la sueur s’accumuler en dessous. Les manches de sa chemise beige retroussées sur ses avant bras, Masamune reprit le bâton en main et repassa à l’assaut du mannequin, redoublant d’entrain en manquant toutefois toujours autant d’adresse et de conviction dans ses gestes. S’imaginer porter physiquement atteinte à une autre personne, fut-ce avec le concours d’un simple bâton, lui procurait toujours cette impression de malaise, et si l’Arai se doutait en son for intérieur de la nature du verrou mental qu’il lui faudrait faire sauter pour ne plus éprouver cette retenue, Masamune ne parvenait pas encore à se résoudre à cette finalité.

Comme perdu dans ses pensées alors même que son bâton s’animait largement sur le côté, le nouveau soldat n’entrevit que trop tard la silhouette assez frêle d’un jeune homme qui venait d’approcher sur son flanc, serrant les dents face au prospect de blesser le pauvre adolescent à la tête. Celui-ci toutefois démontra immédiatement son sang froid en un battement de cils en se baissant hors de la trajectoire décrite par le bâton, sans se départir d’une mine presque enjouée. S’écartant d’un pas, Masamune soupira de soulagement en appuyant la pointe de son bâton contre le sol durci par le froid, détaillant de son unique œil valide à cette heure les traits du jeune homme.

« Blesser quelqu’un… je suppose que c’est l’idée, oui », répondit-il pensivement.

Pas certain qu’il soit en mesure de blesser qui que ce soit avec ce type d’arme et avec son adresse actuelle, cependant, songea-t-il avec un brin d’amertume face à cette nécessité nouvelle de pouvoir faire du mal à autrui. Le soldat qu’il avait à présent face à lui était jeune, mais faisait déjà partie de l’Unité Coloniale. Peut-être était-il une sorte de prodige, mais de voir ainsi des traits si juvéniles porter tant de responsabilités sur leurs épaules plongea Masamune dans une profonde réflexion. Comment l’Empire en effet pouvait-il espérer se maintenir, prospérer en paix, si il était contraint de se reposer sur le jugement d’enfants-soldats ? Sans doute ce Kenpachi avait-il mérité sa place de par ses talents, mais ces talents… se suffisaient-ils à eux-même ?

« Enchanté, Kenpachi-san. Je suis Masamune, répondit-il en tendant la main pour enserrer celle du jeune homme, remarquant alors seulement l’infirmité qui le frappait au niveau du pied. Pour être honnête… je ne dirais pas non à un peu d’aide. Je me suis enrôlé il y a peu de temps, et je sais… qu’il faudra que je sois prêt, le moment venu.

J’ai choisi ce bâton un peu par défaut. Je sais que l’épée ou le sabre ne sont pas faits pour moi, je veux pouvoir garder efficacement mes adversaires à bonne distance. Avec ce bâton, j’espérai… J’espérai travailler une technique de frappe. Pour l’instant, j’ai surtout l’impression que c’est le mannequin, qui me laboure les articulations... 
»

L’Arai marqua une pause en observant un instant son bâton, songeant qu’au-delà de ses lacunes techniques, il lui faudrait également faire un choix décisif quant à l’arme qu’il apprendrait à maîtriser. Son regard à demi voilà lorgna alors de nouveau vers l’armurerie, où se trouvaient entre autres plusieurs armes d’hast : naginata, hallebarde, hybrides aux formes diverses,… Son choix certainement se porterait sur l’une d’entre elles, mais les lumières d’un jeune prodige sur le sujet, il devait l’avouer, ne seraient pas de trop.

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Mar 22 Nov 2022 - 11:55


Le bakuhatsu serra la main que lui tendait l’Arai, qui avait accueilli positivement l’offre que lui avait faite le jeune homme.

- Bienvenu dans les rangs Masamune, je vous souhaite de faire une belle carrière. Trop de personnes se tournent systématiquement vers les sabres lorsqu’ils sont en quête d’une arme à manier... Moi par exemple je manie le nunchaku.

Annonça Kenpachi avant d’envoyer sa main libre dans son dos et faire sortir de son étui son arme de prédilection avec laquelle il s’amusa en effectuant habilement quelques passes d’arme avant de conclure en faisant traverser le manche libre de son arme par-dessus son épaule et venir le bloquer avec son aisselle.

- C’est pourquoi j’ai trouvé assez intéressant que vous ayez fait un choix si atypique. Par contre vous n’êtes pas encore suffisamment a l’aise au bâton. Pour créer ou exécuter une quelconque technique, il faut garder à l’esprit que le plus important c’est la répétition plus que l’intensité, il faut prendre le temps de répéter le mouvement au point de pouvoir l’exécuter le plus naturellement possible.

Même si a un certain niveau de maitrise il serait possible pour l’Arai de créer des techniques sans avoir besoin de se tuer à l’entrainement, mais pour le moment c’était la meilleure approche a la quelle le lieutenant pour lui.

- Voyons voir.

Kenpachi pris ensuite un moment pour imaginer un exercice qui permettrait a Masamune de faire un maximum de progrès dans le peu de temps dont ils disposaient.

- Ok, pour vous familiariser un peu plus avec votre arme, je veux que vous travailliez sur cet exercice. Je veux que vous donniez un coup sur le flanc droit du mannequin, suivi d’un coup sur son flanc gauche pour terminer en abattant le bâton sur épaule.

Pour montrer l’exemple, le Bakuhatsu se mit en position et rangea son nunchaku avant de se concentra un peu plus pour rester en équilibre sur son pied d’appui, alors qu’il se servait de sa béquille pour faire la démonstration.

- Droite… gauche… épaule. Allez-y tout doucement au début pour bien comprendre les mouvements du bâton, et vous pourrez monter en vitesse ensuite. Et surtout le bâton ne doit jamais se retrouver à l’arrêt pendant l’enchainement, vous allez devoir trouver le moyen de canaliser et rediriger le recul. Bien, à vous de jouer.

Sur ces mots Kenpachi s’écarta pour laisser la place au soldat du feu.

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Mer 23 Nov 2022 - 21:10
Comme l’avait laissée supposer son allure et son faciès avenant, le jeune Kenpachi s’avéra rapidement d’un contact facile aux yeux de l’Arai, qui ne laissait aucune fierté mal placée parasiter son relationnel avec le soldat de l’Unité Coloniale. Masamune avait beau en effet avoir son avis sur les potentiels effets néfastes à grande échelle d’une force armée trop jeune même si qualifiée, il n’en acceptait pas moins volontiers de s’en remettre à cette jeunesse pour l’aider lui-même à progresser sur la voie du soldat. Témoin de la démonstration au nunchaku de Kenpachi, Masamune se trouva ravi d’être tombé sur une personne apte à l’aider, cloisonnant consciemment ses à priori pour se concentrer exclusivement sur l’objet qui l’avait amené jusqu’ici en premier lieu, à savoir l’amélioration de ses compétences martiales arme à la main.

« Eh bien dites-moi… Vous êtes bien à l’aise avec cette arme jeune homme, c’est le moins qu’on puisse dire. »

A contrario de lui avec son bâton, se dit-il en creux pour lui-même, un constat que le soldat de la Coloniale ne se priva pas d’établir à voix haute avec toute l’objectivité et la neutralité possibles. Un constat duquel découla cependant une explication et un étayage, à propos de la méthode d’entraînement de l’Arai, et qui fit rapidement sens aux oreilles de ce dernier. Naïvement, Masamune avait immédiatement cherché à exécuter son mouvement d’attaque en employant activement sa force, se frustrant lui-même par la même occasion de ne pas réussir au plus vite. C’était en forgeant qu’on devenait forgeron disait-on, et jamais on ne voyait un forgeron frapper le fer avec frénésie pour travailler son art.

« C’est vrai… Je me suis certainement laissé emporter, trop pressé d’obtenir des résultats, trop impatient… de passer à la prochaine étape. Je suppose que je dois accepter que les choses… doivent prendre le temps qu’il faut.  »

Un double discours dont il était le seul bénéficiaire, seul apte à comprendre quelle portée se trouvait sur chacun de ses mots, à quel point l’Arai était déterminé à ne pas laisser la mort de sa fille sombrer inconséquemment dans les limbes de l’Histoire. Attentif, le nouveau soldat de l’Empire accepta alors pleinement les consignes de son jeune professeur, se laissant guider sur la voie en étant témoin de la démonstration exécutée par Kenpachi. En dépit de son pied manquant, ce dernier garda un équilibre impeccable tandis qu’il adressait avec maestria l’enchaînement de trois coups sur le mannequin, laissant entrevoir un ersatz de ses compétences. Utiliser le recul, disait-il, ne jamais laisser le bâton à l’arrêt. Masamune nota silencieusement ces indications en hochant lentement la tête, abordant ses prochaines tentatives avec le plus de sérieux possible.

« Je vois… La fluidité d’abord. Le contrôle. La force… peut attendre.  »

Face au mannequin, l’Arai prit une grande inspiration et commença l’exercice. Se démenant pour améliorer l’agilité de ses articulations rouillées, le soldat à la barbe grisonnante enchaîna d’abord lentement les frappes, enregistrant graduellement dans ses muscles la sensation du mouvement avant de le répéter un peu plus vite à chaque itération. Progressivement, Masamune laissa davantage l’impact sur le mannequin guider ses gestes suivant, utilisant la résistance de la silhouette de bois contre elle-même. Après de longues minutes passées ainsi à s’entraîner, l’ancien Docteur sentit sensiblement son corps s’acclimater, se conformer à ses attentes. Ce n’était toujours pas avec cette puissance d’attaque qu’il ferait grand mal à qui que ce soit, mais la fluidité commençait bien à se voir et à se ressentir.

« Fiouuuuh… Je crois que ça rentre. Petit à petit...  »

Son regard s’égara vers le pied manquant de Kenpachi tandis qu’il reprenait son souffle.

« Si ce n’est pas indiscret… comment est-ce arrivé ?  »

Un peu plus confiant qu’auparavant, Masamune fit danser le bâton entre ses mains, réalisant à quel point il était léger comparé à des armes classiques.

« … Tshh. Je ferais mieux de me choisir une arme, une vraie, pour m’habituer à son poids. Je pensais… à cette hallebarde, par exemple , dit-il en se rapprochant du stand d’armes avant de se retourner vers le soldat de la Coloniale. Un avis là-dessus, Kenpachi-san ? » 

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Jeu 24 Nov 2022 - 8:26


- Ça… J’ai perdu le pied lors de l’affrontement finale contre l’esprit de la maladie, j’ai été touché par son poison, du coup on a dû amputer pour éviter que la putréfaction ne se propage. C’est une bien maigre perte comparée aux camarades qui ont succombés à l’affrontement. Pour leur mémoire, je n’ai pas le droit de me plaindre pour si peu. Et pour votre œil ?! vous avez une raison particulière de le garder caché ?!

Vu que l’Arai avait pris l’initiative de briser la glace pour poser une question que certains auraient certainement trouvés indiscrète, même si le Bakuhatsu ne se sentait pas gêné plus que ca par sa situation et qu’il n’avait aucun mal a en parler, de plus ca lui donnait un certains avantage compétitif dans certains domaines, comme par exemples des filles qui n’osaient pas lui adresser la parole du fait de son statut, qui avaient désormais le prétexte parfait pour engager la conversation et lui apporter des cadeaux qu’il ne savaient décliner même s’il avait déjà sa favorite.

Pour ce qui était de l’entrainement de l’Arai, il exécutait l’exercice tel qu’indiqué, et le jeune lieutenant était content de voir que cela portait ses fruits, son élève du jour connaissait une progression exponentielle à chaque répétition, l’amenant à augmenter la vitesse de l’enchainement a chaque fois pour ne pas arriver à un point de stagnation dans sa progression. Bientôt satisfait de sa progression, Masamune décida à raison qu’il était temps pour lui d’abandonner le bâton pour passer à une arme qui se rapprocherait un peu plus du définitif.

- Je ne connais personne qui utilise une telle arme, mais vous devriez l’essayer dans ce cas si c’est elle qui vous parle. Vous avez bien progressé au bâton, Du coup on va essayer quelque chose de différent cette fois. Je suppose que vous savez contrôler le chakra.

Le jeune soldat du fait avait l’intention de passer au niveau supérieur et donner a l’Arai ce pourquoi il était venu à la base, une véritable technique qui pourrait lui être utile en situation de combat. Il se rapprocha une fois de plus du bonhomme d’entrainement pour faire la démonstration de ce qu’il s’apprêtait à dire.

- Le chakra est un atout pour qui sais s’en servir, il faudra donc également prendre le temps de travailler sur votre maitrise de votre flux de chakra. C’est grâce au chakra qu’une personne a l’apparence des plus banales la plus banale est capable d’assommer une montagne de muscle en coup.

Le bakuhatsu sorti son nunchaku et d’un coup sec porte sur la tête du mannequin, cette dernière s’envola quelques mètres sur le côté.

- Quelque soit l’enchainement que vous tentiez, je veux que vous vous serviez de votre chakra pour accompagner votre dernier coup et détruire le mannequin.





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Jeu 24 Nov 2022 - 23:24
« L’esprit de la maladie… J’ai entendu parler de cette bataille. L’Empereur y aurait mené ses troupes pour contrecarrer une peste rampante. Votre sacrifice à vous et vos coéquipiers a sauvé de nombreuses vies… Merci. »

Masamune s’avança vers le râtelier d’armes, tournant de fait le dos à Kenpachi, et posa fermement sa main droite sur le long manche de la hallebarde sur laquelle il avait porté son dévolu. Pendant un instant, il resta alors planté là à ressasser la question que son jeune professeur lui avait posé en retour, résistant tant bien que mal au tumulte douloureux qui tentait de le faire chavirer. L’Arai ne tarda pas à reprendre les rennes de son corps et de son esprit, cependant, et attrapa pour de bon sa nouvelle arme en l’amenant à lui et en jaugeant la distribution de sa masse.

« Mon œil est encore… en rémission. Le quartier où je vivais a été balayé pendant la révolte. Les eaux m’ont emporté… ma tête a heurté quelque chose. Les médecins disent qu’il sera remis dans quelques semaines.  »

Ne pas évoquer la mort de Hana, en pareille situation, n’était pas tant un choix de la part de Masamune qu’une nécessité, pour éviter de sombrer dans une spirale infernale qui aurait sapé toutes ses forces. Il se détestait de taire son nom, de reléguer ainsi son existence, mais si il voulait pouvoir avancer sur la voie, il n’avait pas d’alternative. Maniant prudemment la hallebarde à bonne distance de Kenpachi, l’Arai la fit tournoyer entre ses mains, détaillant du regard les différentes parties de l’extrémité létale de l’arme. Une pointe pour perforer, un croissant de lune pour trancher et enfin une masse carrée pour briser. La polyvalence de cet instrument de mort, souvent utilisé par de nombreuses unités de gardes, n’avait d’égale que son poids inéquitablement distribué qui augmentait drastiquement la difficulté à maîtriser précisément ses mouvements. L’apprentissage serait long, songea l’ancien Docteur, mais le jeu en valait la chandelle si cela lui permettait d’avoir davantage d’options en combat. A supposer bien sûr qu’il parvienne à dompter la bête en ne la laissant pas lui échapper des mains, ce qui faillit bien arriver par deux fois tandis qu’il tentait de se familiariser avec l’engin.

« Contrôler… est encore un bien grand mot. J’en suis encore à essayer de produire correctement des Ninjutsu de base. Beaucoup de travail en perspective… Mais insuffler du chakra dans mes coups… devrait être dans mes cordes.  »

Haussant légèrement les sourcils face à la nouvelle démonstration au nunchaku du soldat de la Coloniale, Masamune ne cacha pas son admiration face au mouvement et à son exécution impeccable, qui venait d’ôter sa tête au mannequin d’un coup sec et précis. En l’état, le nouveau soldat impérial ne pouvait qu’aspirer à ce niveau d’expertise, mais il était loin de se décourager pour autant et agrippa d’autant plus fermement le manche de la hallebarde en tâchant de ne faire qu’un avec elle de bout en bout.

« Un dernier coup puissant, je vois… Voyons déjà… si j’arrive à faire bouger correctement cette chose.  »

Comme il l’avait fait auparavant avec le bâton, Masamune s’entraîna alors à mimer l’enchaînement montré par Kenpachi plus tôt, apprenant peu à peu à gérer la masse plus importante de la hallebarde en arrêtant à chaque fois la course de l’extrémité létale à quelques centimètres du corps du mannequin. L’exercice le forçait à utiliser toutes les chaînes musculaires de son corps pour contrôler la masse d’acier, et il ne fallut pas attendre longtemps avant que l’Arai ne commence à suer plus abondamment encore qu’auparavant sous le poids de l’effort.

« Fiouuuuh… Sacré bestiau, mais… ça va aller  », dit-il presque pour lui-même.

Continuant d’accélérer la manœuvre, Masamune commença en parallèle à essayer d’insuffler du chakra à l’état brut dans ses bras et dans son arme, grisé bien vite par la sensation que cela lui procurait. Il sentait distinctement la puissance envahir ses doigts, mais une obscure retenue l’empêchait de s’en réjouir tout à fait. Détruire. L’idée lui était aussi détestable qu’elle n’était nécessaire, et le blocage mental duquel il était prisonnier n’était apparemment pas près de l’abandonner. Plusieurs fois il répéta l’enchaînement, hésitant à relâcher toute l’énergie cinétique de la hallebarde à l’aide de son extrémité carrée en forme de masse, sans pouvoir toutefois s’y résoudre. Après un certain temps de pratique, il se sentait pourtant prêt à conclure définitivement son offensive, mais c’est avec un air presque dépité qu’il finit par déposer le pied de sa nouvelle arme contre le sol durci par le froid.

« Tffffuuu…. Kenpachi-san… Est-ce qu’à force, on se fait à l’idée… de faire du mal aux autres par pure nécessité ? Vous êtes jeune.. vous arrive-t-il encore… d’hésiter, avant de frapper ?  »

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Dernière édition par Arai Y. Masamune le Ven 25 Nov 2022 - 13:59, édité 2 fois
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Ven 25 Nov 2022 - 11:51




- Vous me voyez désolé de cet épisode, je n’ai pas su l’empêcher, vous aussi vous avez dû perdre des biens qui vous étaient précieux !!!

Une victime de la révolte des Inuzuka, même si ces derniers étaient loin d’être à l’origine de ce carnage. Kenpachi n’avait pas su voir venir le tir fratricide dévastateur de la part de Kamiko qu’il pensait camarade. Pour prendre l’avantage sur l’adversaire, cette dernière n’avait pas hésité à user de l’une de ses plus puissantes techniques en plein d’Urahi, mettant ainsi en danger la vie de nombreux civils, bafouant ainsi des principes de bases du code des soldats. Si le Bakuhatsu n’avait pas encore pardonné à la Nagamase son acte, il dut continuer le combat et perdre ainsi de vue cette dernière qu’il n’avait plus jamais revu depuis ?!

De son côté Masamune avait repris l’entrainement, il s’exerçait au même exercice que précédemment, mais cette fois ci muni de sa nouvelle arme, il réalisait l’enchainement encore et encore pour certainement s’habituer au poids de sa nouvelle arme et prendre le rythme, mais ce dernier ne semblait jamais aller au bout de l’enchainement pour donner le coup de grâce, jusqu’à ce qu’il s’arrête pour poser une question assez particulière au lieutenant.

C’était donc ça qui le tracassait et l’empêchait de causer plus de dégâts que ça aux simples pantins de bois, il se voyait plus loin que ça et s’imaginait en train de faire du mal à une vrai personne. Mais Kenpachi allait lui répondre avec la plus grande des convictions. Depuis que son frère l’avait quitté, le jeune homme avait eu le temps de faire son deuil et décider avec conviction ce qu’il allait faire pour la suite, après tout il ne restait que lui, c’était ça ou sa vie n’aurait plus aucun d’être vécu jusqu’à ce qu’il soit mis 6 pieds sous terre plusieurs années dans le futur préférablement. Si le Bakuhatsu avait hésité à quitter le Teikoku pour aller se découvrir, il avait finalement opté pour une ambition autre, et donner une chance au rêve de son frère et modèle.

- Jamais… Je n’ai jamais hésité avant de frapper une cible, tout simplement parce que c’est une décision que j’ai déjà prise bien avant. Je vous l’ai dit tout a l’heure, mais je vais le redire autrement, Tout le monde devrait vivre en accord avec sa conscience personnel. Vous voulez cette hallebarde ?! essayez-la, vous l’aurez décidé et pourrez vivre en paix avec ce choix. Vous ne voulez frapper personne ?! Ne le faites pas, vous l’aurez décidé et pourrez vivre en paix avec ce choix, je ne vous en voudrais personnellement pas pour ça, vous semblez vouloir aider l’empire et il y a plein d’autres moyens pour ça, vous trouverez certainement une façon qui va avec vos principes, mais quelque chose me dit si vous êtes ici aujourd’hui c’est que quelque part au fond de vous, quelque chose vous a menée jusqu’ici, alors exprimez cela, lâchez cette arme ou détruisez ce mannequin… Et souvenez vous, ne vous forcez pas sur cette voie juste a cause de la révolte, je vous demande pardon une fois de plus pour ça, et vous promet de ne plus laisser une telle catastrophe menacer la population, c’est notre devoir de vous protéger.

Termina le Bakuhatsu en effectuant une courbette vers l’avant face a l’Arai, les bras le long du corps, faisant le serment de protéger Urahi contre tout.


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Sam 26 Nov 2022 - 0:07
Perdre des biens. O si seulement les malheurs de Masamune avaient pu se cantonner à cela, ce jour fatidique où la meute s’était soulevée et où l’Empire s’était balafré de lui-même. Kenpachi, en creux, venait d’admettre une part de responsabilité quelconque dans la tragédie qui avait chamboulé à jamais la vie de l’ancien thérapeute, un témoignage de son implication, de sa volonté évidente de protéger et de servir, mais aussi de sa propre faiblesse. Muré dans un soudain silence, l’Arai n’osa rétorquer quoi que ce soit au Lieutenant de la Coloniale, son esprit comme une fois de plus transposé dans ces masses aqueuses inextricables qui lui avaient enlevé sa fille. La rumeur voulait que ce fut un défenseur d’Urahi, qui avait eu la bêtise d’employer un effroyable Ninjutsu au beau milieu de la cité : difficile de blâmer les coéquipiers de la personne en question, si la rumeur disait vrai, pour ne pas avoir su réagir à temps à une telle manifestation de folie furieuse. Une folie qui avait terminé l’oeuvre de ces brigands, ceux qui lui avaient volé son amour des années auparavant, en achevant d’éradiquer la famille qu’il s’était bâti. Et à cette pensée, en dépit de tout le self control dont Masamune était capable, ce dernier sentit une étincelle lui étreindre les entrailles et remonter jusqu’à son buste, pour ensuite se diffuser dans ses bras.

Immobile, l’Arai s’était malgré tout mis à fulminer, là, devant ce mannequin décapité, écoutant ce jeune homme à quelques pas de là lui expliquer comment et pourquoi il n’avait jamais hésité une seule fois avant de frapper un adversaire. Le choix. Celui de frapper ce mannequin, de frapper un ennemi désigné, d’abattre une cible ou de tuer un quelconque traître à la nation. Ce choix, il l’avait en effet déjà fait, en s’enrôlant de lui-même dans l’armée. En arpentant ce chemin, non pas pour la gloire ou l’accomplissement personnel, ni même par pure dévotion patriotique, mais pour la justice. Celle qu’il devait à sa fille, à tous ces enfants de Hi. Cette paix, que le peuple qu’il avait vu et senti souffrir toutes ces années méritait au centuple. Masamune avait choisi d’adopter cette violence, de la dompter, de la museler, et si il ne se trouvait qu’au début du chemin qui devait le mener à cette finalité, il n’en restait pas moins fermement décidé. Protéger l’Empire. Des mots purs, en particulier sortis de la bouche de celui qui n’était dans les faits qu’un enfant. L’ancien thérapeute, toutefois, connaissait la première nécessité qu’il lui faudrait aborder, et ce dès qu’il serait en capacité de le faire : protéger l’Empire de lui-même.

D’un seul coup, sans crier gare, la poigne de l’Arai se raffermit comme jamais sur le manche de la hallebarde, un mince rictus revanchard s’affichant sur son visage aux traits ridés et tirés. Dans un déploiement conjoint de force, d’agilité et de fluidité, le soldat débutant frappa alors par trois fois le mannequin, terminant son enchaînement par une frappe de haut en bas accompagnée d’un cri rauque et chargé de douleur. Sous le poids de la masse, la frêle silhouette de bois et de cuir céda alors tout à fait, se disloquant de toute part en éparpillant ses morceaux jusqu’à plusieurs mètres aux alentours, tandis que la tête de la hallebarde se plantait lourdement dans le sol gelé. Les dents serrées, Masamune tâcha à la fois de reprendre son souffle et de récupérer le contrôle, accueillant l’image de Hana dans son esprit comme une bénédiction salvatrice.

« ...Vous avez raison… J’ai choisi. Et à partir de maintenant, il faudra que je vive…. Avec ce choix. »

Et ce, quelles qu’en soient les conséquences.

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