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L'AIR ECLAIR ♦ DAIKI

Igarashi Izaya
Igarashi Izaya

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Sam 21 Jan 2023 - 18:57
Daiki & Izaya
L'air éclair
« I : Une arrivée hésitante »


Iwa et ses Crocs Rocheux, ils domptaient les paysages avenants, fiers symboles de la volonté qui animait ses plus virulents défenseurs. Il en faisait parti désormais, du moins c’est ce que porter ce bandeau signifiait. Izaya prenait, cuillère par cuillère, la mesure de l’univers dans lequel il s’était retrouvé propulsé. L’étendu d’un monde qui, pour les non-initiés, n’incarnaient rien d’autre que légendes et affabulations. Pourtant, tout était vrai, plus stupéfiant même que dans les rumeurs qui se propageaient. Il n’était plus interdit de penser qu’un seul homme pouvait mettre une nation à genoux. Que les guerres silencieuses, qui ne semblaient pas impacter les vagabonds tel que lui, nourrissait des enjeux colossaux pouvant bouleverser le quotidien à l’échelle planétaire. De quoi donner le vertige à un individu qui ne vivait que dans sa routine de survie, aveugle et sourd au mouvements politiques et impétueux qui l’entouraient. Pourtant Izaya gardait une lucidité permanente, n’affichant qu’un air placide alors qu’il allait de surprise en surprise.


Stupéfait, il l’était sans l’ombre d’un doute. Il n’avait qu’à constater l’état des dégâts engendrés par « Yonbi » comme il l’appelait. Voir des quartiers entiers dans cet état de désolation forçait l’inquiétude, bien plus que ne reflétaient ses traits. « Comment une telle chose peut-elle exister ? » Se répétait-il derrière une mine peu intéressée. Cette question tournait en écho dans son crâne, mais ce qui l’effrayait sans doute le plus était l’une de ses réponses. « Il y a aussi des hommes assez forts pour l’arrêter ». Il fixa la paume de sa main quelques secondes, peut-être renfermait-il lui aussi un tel potentiel ? Il fit une moue perplexe, les lèvres arquées vers le bas. « Conneries » lâcha-t-il dans un murmure. Quand bien même aurait-il un tel pouvoir, il ne saurait trop quoi en faire.


Sa vie ici était confortable, il avait un toit, des occupations et de la nourriture. Une forme d’opulence qui le convenait totalement. Pourtant, lors de ses premières nuits entre les murs d’Iwa, il envisageait d’ores et déjà sa prochaine destination. Avant que les incidents du passé ne se répète. Il avait cette habitude d’être en perpétuel mouvement afin de ne laisser qu’une ombre pour souvenir. Mais ce lieu était différent, comme lui. Ou bien était-ce un endroit simplement normal finalement ? Nuance existentielle, qui fit pourtant la différence.
« Tout le monde à sa place dans ce monde, fils. Il suffit de la trouver » il parvenait encore à percevoir le son de sa voix, ressentait presque sa main dans ses cheveux. Sa mère lui répétait cette phrase dans les heures les plus sombres. Il pensait à elle, d’ici, où il se sentait à sa place. Elle lui manquait. Peut-être qu’un jour…


Il interrompit son flot de pensée, il s’était arrêté machinalement devant sa destination. Le Dojo des Assimilateurs. Il avait suivi les conseils de son enseignant à l’académie. Du moins il les avait retenus. Diplômé d’il y a à peine quelques mois, Izaya avait flâné plutôt que suivre les recommandations immédiates de son précepteur. Ou bien était-il encore intimidé par le vaste monde qui l’avait englouti ? Il ne le confiera jamais.
Finalement résolu, se persuadant d’être présent par curiosité plus que par volonté absolue de progresser, il se tenait devant cette immense bâtisse de roche traversée de poutre de bois d’une taille inimaginable. Le bâtiment était impressionnant. Il était passé un bon nombre de fois devant, et avait toujours cette même impression de magnétisme.
« Je parie que l’on va me dire que c’est encore l’œuvre d’un shinobi » pensa-t-il ironiquement.
Ce lieu était le sanctuaire de ceux ayant des facultés propres aux siennes, à ce qu’on lui avait enseigné. Si Iwa l’avait accepté et apaisé son cynisme, le Dojo revêtait une importance spéciale. Plus qu’apprendre à développer des capacités, il s’agissait davantage de faire la paix avec lui-même. Que cette malédiction qui portait comme un condamné devienne son alliée, sa singularité.
L’académie l’avait déjà réconcilié en partie avec son pouvoir, il avait apprit à le dompter. Malgré cette avancée, sa culpabilité encore lancinante l’empêchait d’en faire usage, préférant l’enchaîner au creux de son thorax et le réduire au silence.


Il s’engouffra dans le bâtiment après quelques secondes d’hésitations. Aveuglé par le changement de luminosité, il baissa la tête et fourra les mains dans ses poches. Avançant la démarche désinvolte, il n’entendait que le bruit de ses propres pas briser le règne absolu du silence. Il jeta un regard à droite, puis à gauche, sans apercevoir la moindre de silhouette. Une moue perplexe plus tard, il se décida à faire voler en éclat le néant qui l’entourait.

« Hey, quelqu’un pourrait me dire qui a bien pu construire un truc pareil ? »


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Dernière édition par Igarashi Izaya le Mer 25 Jan 2023 - 12:46, édité 2 fois
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Iranos Daiki
Iranos Daiki

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Sam 21 Jan 2023 - 19:54
Le Dojo assimilatieur avait si belle allure de si bon matin. Un endroit qui était devenu cher aux yeux de Daiki, depuis la découverte de son don… ou plutôt la réalisation que celui-ci n’était pas limité à faire des étincelles sans les mains. Ses leçons avec Yanosa lui paraissent tellement loin, bien qu’ils ne datent que de quelques mois à peine… mais il avait accompli tellement depuis. L’endroit en question regorgeait d’une multitude de secrets sur sa nature, et d’autant de gens prêts à apprendre ensemble… quoique… aujourd’hui, c’était plutôt tranquille.

Alors que celui-ci s'entraînait simplement à s'assimiler le plus rapidement possible, changé en foudre et revenir en chair, il entendit une voix brisée le silence… y avait-il si peu de gens aujourd’hui? Le foudroyant repris sa forme physique, attrapa son sac sur le chemin et se mis en route vers cette voix qui semblait bien perdue, quoi qu’un poil énervée.

Il en trouva la source rapidement, un jeune homme, faisant à peu de chose près son âge, avec des marques sur le visage que l’Iranos espérait être des tâches de naissances… bien que leur forme et concentration indiquait le contraire… l’optimisme n’avait pas de prix après tout. Il se fit rapidement une idée du jeune homme… fraîchement sortie de l’académie, probablement un assimilateur vu qu’il est ici… sa posture avec les mains dans les poches… ouais… il connaissait le type, ça c'était certain.

‘’ Si j’ai bien compris, après la résonance, plusieurs personnes sont devenu assimilateur… du jour au lendemain. Le village à donc cru bon de construire cet endroit, pour s’assurer que les gens comme nous ai un endroit où apprendre, à l’abris des choses facilement brisés… parce que bon, un assimilateur doton, c’est pas si mal, il casse une chaise… mais un katon… ba il brûle sa maison, tu vois?’’

Une approche détendu, amicale… bref, une approche typique de l’Iranos. Il approcha le nouveau et lui tendis la main, offrant son meilleur sourire d’accueil et un regard qui débordait de gentillesse et de légèreté… peut-être de quoi balancer l’attitude de la personne en face de lui.

‘’ Iranos Daiki, genin, j’ai découvert que j’étais assimilateur quand mon mentor m’a vue faire des jutsus raiton sans les mains… m’enfin tu comprend quoi. Tu es venu pour apprendre ?’’

Il lança la métaphorique balle dans le camp de son interlocuteur, espérant que celui-ci passe outre le fait qu’ils avaient le même âge, et accepterait de se confier. Son histoire à lui était déjà si embarrassante… Il avait bien passé seize ans de sa vie, deux diplômes à l’académie, deux titres de genin dans des villages différents… sans se rendre compte qu’il pouvait se changer en foudre… bien que les autres signes étaient bel et bien visibles.
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Igarashi Izaya
Igarashi Izaya

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Dim 22 Jan 2023 - 13:19
Daiki & Izaya
L'air éclair
« II : Une rencontre salvatrice ? »


Sa phrase avait rebondi en écho sur les murs de pierre épais du Dojo. Izaya s’était immobilisé, attendant la réaction d’une quelconque âme vagabonde dans les environs. En attendant, il balayait son environnement d’un regard nonchalant. Fausse apparence, tant le genin était en réalité impressionné par les lieux. Il y avait une aura presque mystique ici, comme s’il était fait pour lui. Etait-ce son instinct qui lui indiquait qu’il était au bon endroit ? Ou la simple expression de sa destinée qui l’avait placé sur le bon sentier ? Difficile à dire, mais une chose était certaine, si personne ne répondait à sa clameur, il tournerait les talons. Trouvant alors une excuse parfaite pour fuir ce qu’il était venu chercher, dans la cristallisation parfaite du paradoxe de son esprit. A la fois téméraire et inquiet, volontaire mais ayant le besoin viscéral d’être rassuré.

Il n’eut a attendre bien longtemps, puisqu’une silhouette émergea de l’obscurité et s’avançait à sa rencontre. Bien que peu physionomiste, lorsque son interlocuteur se révéla à la lumière du jour, il ne pu que constater qu’il le connaissait, du moins d’apparence. Ils avaient eu l’opportunité de se croiser à quelques reprises, sans jamais échanger. Il ne pensait rien de ce jeune homme, comme il ne pensait rien des gens en général. Concentré sur son quotidien à lui, il était bien peu attentif aux âmes qui gravitaient autours de lui. Il détailla son vis à vis d’un œil nonchalant, le regard neutre et le visage stoïque. Il tempérait pourtant son soulagement de trouver une personne avenante. Sa présence ici n’était peut-être pas vaine.

Il écouta attentivement les explications de l’inconnu, toujours les mains flanquées dans ses poches comme si elles étaient trop lourdes pour qu’il ne prenne la peine de les dégainer. A la fin de sa phrase, il haussa un sourcil perplexe. Il n’avait pas compris grand-chose. La « résonnance » ? Etait-ce là la source des ses facultés si singulières ? Le sujet l’intriguait furieusement, puisqu’elle mettait des mots sur ce qu’il avait incapable de nommer des années durant. Ce qu’il comprenait parfaitement en revanche, c’était les dangers que représentait ce genre de pouvoir s’il était mal cadré. Il était, de facto, convaincu par l’utilité du dojo. Il ne pu d’ailleurs s’empêcher d’ajouter, amer :

- « Comme un fûton peut trancher une main d’enfant. »

Relation directe avec son vécu, ses palabres s’accompagnèrent d’images bilieuses de son passé. Il se souvenait avec précision de la sensation qui l’avait saisi lorsqu’il avait subit sa première assimilation partielle. A l’heure actuelle, il faisait tout pour ne plus la ressentir à nouveau. Inutile de dire qu’il avait également un don unique pour climatiser l’ambiance.
Puis l’adolescent lui offrit une main tendu accompagné d’un franc sourire, provoquant un soudain mélange d’impression contraire. Son naturel méfiant le poussait à s’interroger sur les conséquences de valider cette poignée de main, mais de l’autre côté du miroir, la sympathie contagieuse de son interlocuteur lui réchauffait le coeur. S’il avait toujours été bien traité à Iwa, il n’avait, pour l’heure, aucune relation amicale.

Si son hésitation avait eu l’effet d’une tempête dans son esprit, elle ne dura en réalité qu’une petite seconde. Il haussa les épaules, un air résigné à offrir sa confiance, puis arracha une main de sa poche afin de saisir celle tendue. Il fendit son faciès d’un large sourire totalement surjoué. C’est ce qu’on lui avait enseigné en arrivant au village. « Un sourire rend l’ambiance convivial ».
Il écouta attentivement son vis à vis se présenter. Daiki donc, il mettait un nom sur un visage. Il ne pu s’empêcher de penser : « Ce type est si sympa avec moi. Pourquoi ? ».

- « Igarashi Izaya. J’ai découvert mon assimilation lorsqu’un gamin m’a cogné. J’ai séparé sa main du reste de son corps. »

Une anecdote funèbre. Surtout qu’il l’avait annoncé d’une manière totalement détaché, ce qui contrastait avec le souvenir lancinante de cet épisode qui tordait encore ses entrailles à sa simple pensée.
Il pointa son index en direction de son visage et des cicatrices encore béantes qui y siégeaient avant de conclure d’un ton lassé et fataliste :

- « Et ça, c’est les traces de mon châtiment. »

Etait-il venu pour apprendre ? C’était là toute la question. Daiki était parvenu, en quelques minutes, à mettre Izaya face à ses contradictions. Bien évidemment, sa présence ici témoignait d’une volonté de maîtriser sa particularité. Mais cette volonté mettait en exergue cette crainte perpétuelle de blesser quelqu’un. Pire, enfouie derrière plusieurs angoisses, sa peur était surtout d’échouer dans sa tentative de maîtrise. Cela signifierait qu’il se condamnait à subir sa condition à jamais.

- « Je… Je ne suis pas sûr d’en être capable » se confia-t-il, le regard soudainement fuyant. « Jamais tu ne perds le contrôle ? J’ai l’impression que cette faculté n’écoute qu’elle même.»

Ces questions le taraudaient réellement. Daiki était le premier assimilateur qu’il rencontrait, il avait une quantité phénoménale de question à lui poser, il n’avait qu’à s’imprégner de l’enseignement de genin qui semblait vivre en harmonie avec son pouvoir. Plus en confiance à mesure qu’il s’exprimait, il retira son autre main de sa poche, la levant devant son visage comme pour l’exposer à son interlocuteur.

- « A quelques occasions, cette main se mue en un courant d’air aiguisé. Mais cette particularité ne se manifeste que lorsqu’elle le souhaite. Je n’ai aucun contrôle sur son activation. »
Il marqua une pause, contemplant lui-même sa main l’air pensif et circonspect. Puis reprit :
- « Il se dit que les assimilateurs peuvent changer l’intégralité de leur corps dans leur élément. Dans un contrôle absolu. En es-tu capable ? »

Son regard s’aiguisa lui aussi, il brillait d’une lueur d’espoir qu’il ne pouvait feindre. Oui, si Daiki était capable d’une telle prouesse et qu’il pouvait lui apporter ce genre d’enseignement, alors il était venu pour apprendre.


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Iranos Daiki
Iranos Daiki

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Dim 22 Jan 2023 - 17:57
Il semblerait que malgré ses apparences à prime abord froide et solitaire, le nouvel assimilateur démontre une volonté de communication, bien que celle-ci se manifeste d’abord par un détail morbide, sur la nature de son assimilation, qui eu pour effet de passer un frisson dans le corp déjà bien électrisé du jeune Iranos… fûton, évidemment. L’élément qui lui était dangereux… il y avait une sorte de rime dans l’air…comme il y a quelques mois, un assimilateur Doton lui apprenait les mêmes leçons. Le rôle de mentor était-il intimement lié avec cette impression de danger? Si le nouveau perdait le contrôle violemment, il pourrait effectivement blesser sérieusement Daiki… c’était donc une raison de plus pour l’aider à se contrôler le plus rapidement possible.

Un deuxième détails vînt glisser dans la colonne du foudroyant, alors que son interlocuteur confirmait la nature des marques qu’il avait au visage… il n’ôsait même pas imaginer l’instrument de cette torture, tant les marques étaient distinctives. La tempête en lui c’était donc manifesté tôt dans sa vie… Une malchance qui avait épargné le jeune Iranos, à qui l’idée d’avoir blessé sa grande sœur ou ses parents traversa l’esprit, une brève frayeur, suivie d’un soulagement… il avait eu la vie facile, malgré le voyage depuis le pays de la foudre.

‘’ Et bien enchantée, Izaya! Il me semble t’avoir déjà aperçu à l’académie par moment d’ailleurs… heureux qu’on fasse enfin réellement connaissance.’’

Daiki lui épargnait les platitudes concernant ses marques… il jugeait que leur relation n’était pas à ce niveau, du moins, pas maintenant. Malgré les multiples réactions qu’il enfermait dans un coin de sa tête, il avait d’ores et déjà identifié un problème clé dans la façon que l’Igarashi présentait son assimilation… Une erreur qu’il avait lui-même faite, et qui avait été corrigée par un certain golem de mentor. Une poignée de main plus tard, l’élève était bel et bien hors de sa coquille maintenant, un instant symbolique, mais qui indiquait au mentor du jour qu’il avait effectivement accepté son offre.

En point d’orgue de son questionnement initial, Izaya finit par demander l’évident, si Daiki lui, arrivait à maîtriser son pouvoir. Un sourire différent apparaît sur le visage déjà bien éclairé du jeune foudroyant, alors qu’il hocha la tête positivement.

‘’ J’y arrive, depuis peu… en fait, depuis mon arrivée ici… ce sera très certainement ton cas.’’

Il dit avant de faire malaxer son chakra en son fort intérieur. Il se rappelait pour la première fois, les mots de son mentor. Il est la foudre, il ne la maîtrise pas. Cette fausse idée qu’il avait, qu’il était comme les autres, avec une affinité toute simple… il fallait l'oublier, la rejeter. Son corps avait changé en même temps que sa mentalité, le raiton parcourait son être en permanence, il en était conscient. Son apparence changea instantanément dans plusieurs crépitements, comme un millier de chocs statiques. Il avait la même forme, mais il était composé d’éclairs, si bien que l’on devinait à peine ses traits de visage initial, pourtant toujours présent.



‘’ C’est gourmand en chakra par contre, mais ce genre de forme de permettra de survivre à pratiquement tout assaut… sauf dans mon cas, le fûton… et dans le tiens, le katon.’’

Il approcha sa main du bras de son confrère, et quelques petites éclairs partirent de son corps, attiré par celui d’Izaya. Une dizaine de petits chocs statiques fîrent contact avec l’Igarashi, ce qui provoqua une réaction intéressante. Aux endroits où son corps avait été touché, il y avait une petite parcelle de vent à la place de la peau, son affinité le protégeant de la tempête, car les cieux y étaient épargnés.

Avec un hochement de tête satisfait, l’éclair reprend sa forme de chair et de sang, tout en observant le phénomène sur la surface de la peau de sa nouvelle connaissance, visiblement fasciné par cette occurrence.

‘’ Ta première leçon, si tu me permets de l’appeler comme ça, sera de jeter une idée déjà assemblée dans ton esprit. DIfficile, je sais, mais y arriver sera l’étape la plus importantes dans ton cheminement déjà bien assez chargé.’’

Il posa un doigt sur sa tempe, signe universelle de réflexion, avant de poursuivre son idée.

‘’ Tu appel ça une faculté, mais tu passes à côté de la plus importante réalité sur celle-ci… Elle est ta nature. Ce n’est pas toi qui possède une capacité hors du commun, tu ES ce hors du commun. Tu as remarqué, comme moi, qu’à l’académie, tu avais facilité à manier ton affinité… même, tu as peut-être remarqué que les mudras enseignés aux autres ne te servent que de pense bête, qu’ils n’étaient pas un outil nécessaire pour toi. Tu es un assimilateur. Par conséquent, même dans ta forme de chair et de sang, tu es le vent.’’

Si son discours paraissait un peu prétentieux, et il l’était probablement, chaque mots résonnait avec la sincérité d’un jeune homme optimiste et plein d’espoir… il y croyait réellement, inébranlablement. Il avait adapté les mots qu’il avait entendus lors de son propre éveil à son vocabulaire, bien plus idéaliste et même naïf pour certains.

Sans un mot de plus, il invita de la main Izaya à le rejoindre, avant de se diriger dans l’un des dojos équipé pour ce genre d’opérations. Il y avait plusieurs mannequins rotatifs automatisés, qui distribuaient des corrections à ceux qui s’en approchaient.

‘’ Ses sympathiques copains de bois seront tes premiers partenaires, tu sais comment t’entrainer avec ce genre d’équipement, j’en suis certain. Je te montrerai quelques bases et j'observerai. N’hésite surtout pas si tu as des questions, j’ai bien assez de chakra pour te montrer quelques exemples. ‘’

Dans sa tête, l’Iranos avait déjà un plan en tête, et la réaction qu’il a vue chez Izaya lorsqu’il à fait contact avec sa forme assimilé le rassurait dans l’idée que, si son interlocuteur savait possible le fait de se changer en tempête, il était extrêmement probably qu’il n’arriverait pas à le blesser même avec toute sa foudre. L’ascendant élémentaire est réellement quelque chose d’incroyable… et dans ce cas-ci, comme pour Yanosa certainement, fort pratique.
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Igarashi Izaya
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Lun 23 Jan 2023 - 11:37
Daiki & Izaya
L'air éclair
« III : Premier exercice »


L’espoir est une notion contradictoire. Elle est l’alliée idéale des heures les plus sombres, offrant une ressource inespérée et intarissable à celui qui se bat avec elle. Mais elle aussi particulièrement cruelle et carnassière, capable de dévorer la vie entière de celui qui l’utilise pour chasser des chimères. Izaya avait passé l’essentiel de ses 6 dernière années à fuir l’espoir. Ne pas y croire, pour ne pas placer son existence entre les mains d’un concept illusoire. Il ricanait souvent des éternels optimistes, persuadés qu’un fil invisible guidait leur destin. Que ce qui est prit aujourd’hui sera rendu demain. Fables.
Pourtant, imaginez désormais ce que provoquait en lui cette rencontre avec Daiki. Jeune homme qui partageant tant de similarité avec lui, à la différence qu’il laissait l’optimiste teindre ses phrases et réactions. De l’espoir dans la plus pure définition. En l’espace de quelques échanges, Izaya se persuadait à chaque propos, qu’il pouvait lui aussi réaliser ce qu’il qualifiait lui-même d'irréel. 


Une moue située entre l’admiration et la perplexité déformait son visage lorsque Daiki répondit par l’affirmative à son ultime question. La bonne humeur de son enseignant du jour vomissait sur lui en une vague conviviale et légère et il se laissait entrainer en réduisant au silence ces névroses du passé. Il ne saurait expliquer ce phénomène, mais celui qui n’était qu’un illustre inconnu il y a encore quelques minutes lui inspirait désormais confiance et sérénité.
- « Ce n'est pas si sim... »

Il n’eut le temps de finir sa phrase que son interlocuteur se mua totalement, se changeant en un esprit intangible dont seuls les enchevêtrements d’éclairs esquissaient un semblant de silhouette. Il ne faisait qu’un avec son élément. « Tout est vrai » s’avoua Izaya, lui qui n’avait encore rien vu de tel de ses propres yeux. Définitivement, et au-delà des résultats qu’il obtiendrait, cette simple vérité suffisait à rendre sa présence ici valorisante. Il masqua sa stupeur par une expression stoïque, mais en son fort intérieur, le shinobi était admiratif.

Il ne conserva ce masque impassible guère longtemps, car lorsque le fantôme de foudre frôla son épiderme, ses yeux s’écarquillèrent autant qu’ils le purent. Pas par crainte, mais par la réaction naturelle de son corps. Aux endroits ciblés, sa peau se substituait au vent. Une légère brise émanait de son propre intérieur et flirtait avec le Raïton de Daiki. Une protection naturelle. Ce fut la première fois qu’il ne considérait pas son assimilation comme son ennemie.
- « Tandis que le Katon aura l’effet inverse, c’est bien ça ? »

Il connaissait sa table des affinités, enseignement académique oblige, l’idée toutefois qu’une gerbe de flamme puisse le blesser en profondeur n’incitait pas aux réjouissances. Survivre à la plupart des assauts, bien plus. Mais son cheminement n’incarnait aucune réelle question martiale. Il s’agissait de lui et de rien d’autre. Cette sensation qui naissait au creux de lui lorsque son corps se changeait en air était grisante et naturelle. Presque addictive.
Son vis-à-vis reprit la forme sous laquelle il l’avait connu, apportant un nouveau condensé d’information.
- « Une image tu dis ? De moi sous la forme d’un courant d’air ? Une forme de projection mentale ? » répondit-il, l’air sceptique.

Ce concept lui paraissait abstrait. Comme s’il suffisait d’y croire pour pouvoir.  La suite des propos de son enseignant improvisé lui évoqua davantage. Il y trouvait une forme de résonnance entre ses palabres et son impression. Il disait vrai sur sa faculté à sortir du chakra Fûton sans mudras, ce qui lui avait valu quelques regards envieux à l’académie, bien qu’ils glissèrent sur lui comme de la pluie dans une gouttière. Hors du commun, il l’était. On lui avait déjà signifié, tout en lui jetant des regards courroucés, quand ce n’était pas des pierres.


Il emboita le pas de son partenaire d’entrainement, entrant dans une salle spacieuse et vide où aucun bruit ne transpirait sinon le bruit automatique des engrenages des pantins. Il avait eu l’opportunité de s’entrainer sur ce genre d’outil. Il s’agissait le plus souvent d’exercice d’esquive, de contre ou de parade. Là, l’enjeu était différent et le succès plus incertain.
- « Je suis le vent » chuchota-t-il, comme pour répéter les propos de Daiki. « Une image mentale. Image mentale… »

Il s’approcha des pantins jusqu’à rentrer dans leur portée. Dans une fraction de seconde, sans doute moins, une poutre de bois servant de bras à son adversaire inanimé allait s’abattre sur lui. A moins qu’il ne parvienne à malaxer son chakra. Il ferma les yeux afin de concentrer sur les sensations et non sur sa pensée qui lui jouait régulièrement des tours. C’était parti.
Il les rouvrit cloué au sol, un marque rouge et douloureuse sur la mâchoire inférieure gauche. Il avait échoué lamentablement et s’était littéralement fait coucher par un pantin sans âme. Il soupira, exaspéré. D’abord, il se couvrait de ridicule devant Daiki qu’il ne connaissait qu’à peine. Mais pire encore, il venait de subir un échec cuisant.
- « Kss. Je crains qu’il me faille davantage de conseils qu’une idée dans mon esprit, Daiki. »

Il se releva et passa frénétiquement ses mains sur ses cuisses afin d’y déloger la poussière, puis planta une main dans ses cheveux, gêné de l’instant passé. Un sourire nerveux plus tard, il reprit quelque peu désespéré.
- « Cela ne fonctionnera que si je suis en colère ».

Il se présenta face au pantin aussitôt sa phrase ponctuée. Nouvelle tentative, nouvel échec, nouvelle douleur. Mais cette fois, il renonça au sourire gêné et à la tempérance. Il laissa son agacement pondre les œufs d’une véritable colère. Enfin, sa main droite se mua en une concentration d’air qui tournait sur elle-même en un léger sifflement. Il savait que ce n’était pas l’intitulé de l’exercice proposé par Daiki. Mais Izaya se devait de lui montrer où se situait son blocage. Le genin foudroyant n’était pas loin du compte lorsqu’il tenta de faire entendre à son élève qu’il « était le vent ». Il fallait changer sa perception profonde. Mesurait-il toutefois le chemin à faire pour que l’inconscient d’Izaya l’accepte ? L’Igarashi était bourré d’entraves psychologiques qu’il avait lui-même érigées.


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Iranos Daiki
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Lun 23 Jan 2023 - 17:19
Il semblerait qu’en théorie, Izaya apprenait vite, bien qu’il était légèrement en retard, vu le visage qu’il affichait devant une assimilation complète. Il avait très probablement fui les autres comme lui, de peur de sa propre nature… ce qui était compréhensible, vu son état actuel. Malgré tout, sa réaction était intéressante, car il n’avait pas peur de ce même pouvoir entre les mains de quelqu’un d’autre, une réaction qui en disait long sur la personne qu’il avait en face de lui… un manque de confiance en soi, un poison extrêmement insidieux pour un shinobi. Il allait devoir s’en défaire s’il voulait progresser, mais l’Iranos n’avait aucun doute que c'était possible… Après tout, une fois qu’il maîtrisait l’assimilation totale, il aurait un brin de conscience de son véritable potentiel.

‘’ Effectivement, il faudra faire attention aux utilisateurs katon dans ton cas… tu as un peu de chance, je n’en ai personnellement jamais croisé un… à croire qu’ils sont plus rares que les autres. ‘’

Après, il n’avait jamais non plus croisé quelqu’un qui utilisait le suiton pour autre chose qu’un nuage de brume… peut-être que certains éléments étaient réellement plus rares que d'autres. Il n’avait rien à envier à ses affinités plus rares par contre, car pour lui, la foudre était l’élément ultime.

‘’ Et tu as raison, ça n’est pas si simple. Apprendre à ton corps que tu peux exécuter quelque chose qui te paraît impossible est une lourde tâche, encore plus si tu n’as pas eu l’occasion d’observer ce genre de chose par toi-même. Je t’assure pourtant qu’en tant qu’assimilateur, tu y arriveras très certainement avant la fin de la journée. Tes limites sont un peu comme un barrage, une fois brisé, les possibilités se déverseront dans ton esprit, et à partir de là, tu créer tes propres techniques.’’

Sans attendre ses réelles consignes, l’apprenti venteux se lança vers un des pantins mécaniques, et se prit une bonne rouste directement en entrant sur le terrain… Il se releva rapidement, sur le regard confus d’un Daiki qui ne faisait qu’observer pour l’instant, curieux de voir le résultat. La conclusion que son pupil atteint après seulement un essai était inquiétante… la colère est un bon carburant, mais sans destination précise, celle-ci menait directement à l’autodestruction… ou à devenir Yanosa, très probablement.

Pourtant, le jeune homme y retourna avant que le mentor du jour ai pu donner son avis sur la situation, et une deuxième fois avec le même résultat… un soupir échappa les lèvres de l’Iranos qui luttaient désespérément pour ne pas sourire devant un élève avec un peu trop de fougue… ses propres professeurs retenaient-ils aussi toujours un rictus en le voyant se donner toujours à fond de la mauvaise façon?

‘’ Je… je ne t’ai pas encore donné les instructions de l'exercice…’’

Il finit par dire, incapable de retenir un court rire, qu’il étouffa aussitôt. Il était embarrassé de finalement le dire après le deuxième échec de son pupil, mais celui-ci ne lui avait pas trop laissé le temps non plus… pas grave, ce serait un bon échauffement… et une bonne indication que ses satanés pantins font mal, même à la vitesse de départ.

Par contre, il semblerait qu’Izaya ait déjà une bonne idée de ce qui déclenche naturellement l’assimilation chez lui, car sa main faisait d’ores et déjà des siennes. Le foudroyant hocha la tête, il avait à peu près un planning à l’esprit.

‘’ Cet exercice est un entraînement de concentration. Ton assimilation sera ton as dans une situation réelle, mais comme je t’ai dis, il est extrêmement avide de chakra… Il faudra donc savoir l'utiliser seulement dans les bons moments. Bats-toi contre l’un de ses pantins, utilise tes moyens conventionnels. Le pantin accélère plus tu te défend contre lui, il utilise et emmagasine ta propre force. Si tu arrives à identifier ta limite, ton corps arrivera à la reconnaître et pourrait, de lui-même, déclencher l’assimilation pour éviter le coup de trop. ‘’

Il marque une pause, décidant qu’un exemple faudrait très certainement plus que des mots… malgré que le niveau de taijutsu du jeune Iranos était… médiocre. Il fit signe à Izaya de s'installer et l’observer, avant de se présenter devant l’un des mannequins. Il commença alors une danse, pauvre excuse qui passait à peine pour du taijutsu d’académie. Il arrivait quand même à tenir les mouvements accelérants du pantin pendant quelques instants, mais sans une arme dans sa main, il était évident que le foudroyant n’était pas si dangereux. Après quelques secondes de plus, il atteint cette limite, et son corps se changea en foudre en à peine quelques millisecondes avant d’être traversé par les barres du mannequins, devenu trop rapide pour lui.

Il se retourna alors vers Izaya alors que sa ‘tête’ et ses ‘côtes’ se reforment encore, avant de reprendre forme humaine quand tout était à sa place.

‘’ Oh et… oui… ça fait bizarre d’être dispersé la première fois… et la seconde… et pour être franc, tu vas prendre un moment avant de t’y adapter… mais le sentiment terrifiant que tu viens de mourir et que ton corps est en état de choc, tellement que tu n’en ressens pas la douleur, devrait partir après… la deuxième ou troisième fois.’’

Ah ça, il s’en rappelait vivement! La première fois que son corps assimilé avait été dispersé, la sensation d’avoir des morceaux à plusieurs endroits différents… les non-assimilateurs ne pouvaient pas s’imaginer une telle dissonance cognitive.
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Igarashi Izaya
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Mer 25 Jan 2023 - 12:42
Daiki & Izaya
L'air éclair
« IV : Un premier pas enthousiaste »


La colère est corrosive, un feu létal qui ronge des artères jusqu’au cœur et qui ne laisse que des cendres pour héritage. Une douce ironie quand on sait le feu lui-même incarne sa plus sérieuse nemesis. Cette allégorie fonctionnait parfaitement lorsqu’il s’agissait d’Izaya. Qui ne trouvait jamais le juste milieu entre l’ataraxie totale et une furie volcanique.
« A la fin de la journée » ? Il avait retenu sa grimace narquoise, tant la prévision de Daiki lui paraissait irréalisable. Il était cependant forcé d’admettre que ces progrès, bien que peu flagrants de l’extérieur, demeuraient énormes dans l’attitude. Il avait rangé son amertume, pour un temps, du moins. Et s’avançait enthousiaste dans l’enseignement de Daiki. Pourtant méfiant de prime abord, il se sentait à l’aise avec son senseï du jour. Il avait également cette farouche volonté d’exorciser enfin les spectres qui hantaient ses rêves et grignotaient son quotidien.
Il était d’une assiduité toute relative dans l’application des consignes. Quand bien même il analysait studieusement chaque propos du shinobi, il avait tendance à démarrer avant la fin de chacune de ses phrases. En bien des sens, son esprit était lui aussi une tempête venteuse, d’où s’heurtaient volute de pensée et bourrasque d’impression.

Izaya venait de se faire corriger deux fois par un des êtres inanimés qui jalonnaient la pièce. Après avoir fait démonstration de sa colère, il se tenait devant son instructeur, jamais avare de conseil. Fallait-il encore avoir un élève à la mesure de la qualité de la leçon. L’Igarashi était tempétueux et bien souvent irréfléchi. Un contraste bouleversant avec le manque d’expression qui ridait son faciès, ou même la désinvolture de sa gestuelle. Aussi, il reçut un pincement dans son orgueil lorsqu’il entendit le rire étouffé de Daiki. D’un autre côté, il s’était emporté, comme souvent, dans un excès d’enthousiasme, bien que ce terme n'était pas le premier qui venait à l'esprit lorsqu’on pensait au jeune shinobi d’Iwa.
Il s’immobilisa et sa colère passa aussi vite qu’elle était née. Sa main retrouva se forme d’origine alors qu’il tournait toute son attention et son écoute vers Daiki.
- « Je vois. » lâcha-t-il sobrement. « Si je comprends bien, cela fonctionne comme un muscle, qui peut s’activer par instinct. Comme un réflexe inconscient. »

Il suivi les consigne tacite de son enseignant, se décalant de quelques pas afin de lui faire place nette, et l’observa dans sa valse martiale contre le redoutable pantin. - « Je n’avais effectivement rien compris » souffla-t-il, peu fier.
Comme il s’y attendait, la démonstration faite par Daiki semblait si simple à réaliser. Il s’était d’abord lancé dans une série de coups et parades jusqu’à atteindre sa limite. Son corps avait ensuite fait le reste. Puis vint la mise en garde sur les effets collatéraux d’une telle métamorphose. Il l'avertissait à juste titre, Izaya n’avait aucune réelle idée de ce qu’une assimilation totale pouvait provoquer sur le corps, davantage sur l’esprit. Il opina du chef, l’avertissement ne l’aiderait sans doute pas beaucoup, mais il savait toutefois ce qui l’attendait.
- « Je n’avais pas totalement tort lorsque je disais que cette faculté n’écoutait qu’elle même ».


Il remplaça Daiki, faisant front au pantin automatisé pour la troisième fois. Il ne se berçait pas d’illusion et se préparait passivement à devoir composer avec une volée de coup. Il n’était toutefois plus question de subir en espérant une assimilation miracle mais bien de rendre les coups jusqu’à sa limite et laisser ses facultés prendre le relai.
Il avait pu constater, avec un léger soulagement, que Daiki ne lui était pas tant que ça supérieur en Taïjutsu, domaine dans lequel Izaya n’était pas non plus une référence. Son niveau au combat rapproché était ô combien perfectible. Quelques parades brouillonnes et des coups bien imprécis, de quoi combler l’enseignement académique mais rien de plus. Une chance d’affronter un être sans conscience dans ces conditions, bien que cela ne garantissait en rien le succès de l’entreprise.
Il débuta, écrasant ses phalanges dans le tronc massif de l’automate qui réagissait par des coups rotatifs plus nombreux et plus vifs à mesure que les poings d’Izaya le martelaient. Le début était aisé, mais quelques secondes après le début de l’exercice, le genin était déjà dans la réaction plus que dans l’action. Accusant rapidement du retard dans l’enchaînement de ses coups. Il fut rapidement poussé dans une attitude défensive, déjà satisfait de parvenir à contenir les rondins qui s’abattaient sur sa svelte silhouette.

Sa limite approchait comme la révélation de l’exercice, puisqu’après tout, tel était le but. Il fallait arriver à la réduction totale de ses options afin de laisser ses pouvoirs s’activer d’instinct.
Il plia le coude au niveau de son épaule, plaçant son avant-bras comme une garde tremblante devant son visage. Il n’était désormais plus question de rendre les coups, mais bien d’encaisser autant que possible. Il fut rapidement pris en tenaille, malmené de gauche à droite, quelques ecchymoses fraîches tâchaient déjà son blême épiderme.
- « Ce n’est pas bon. » lâcha-t-il avec contrariété, la mâchoire crispée alors qu’il ployait de plus en plus.
A peine avait-il finit sa phrase qu’il fut percuté férocement, une nouvelle fois à la mâchoire, ce qui eut pour effet de le faire tituber de trois pas en arrière. Mais cette fois, son regard s’écarquilla et ses sourcils s’arquèrent d’une surprise profonde. Le temps de retrouver ses esprit, il comprenait. Il avait été touché au visage malgré la présence de sa garde, parce que celle-ci s’était littéralement évaporée avec l’intégralité de son bras. Il ne restait qu’en lieu et place un courant d’air léger qui flottait paisiblement dans l’air.


A cette simple constatation, la douleur du coup disparue aussitôt. Il se retourna vers Daiki dans une euphorie non feinte et pour la première fois depuis longtemps, un franc sourire fendit son visage.
- « Daiki ! » s’exclama-t-il en pointant de la seule main qui lui restait l’intégralité de son bras opposé, qui reprenait forme à partir de l’épaule. Il comprenait également bien mieux les derniers propos de l’Iranos.
- « C’est… Presque douloureux » constata-t-il en corrélant les avertissement précédents. La sensation était particulière comme une douleur fantôme. C’était la réaction de l’esprit à la disparition soudaine d’un membre, certaine terminaison nerveuse s’activait sans retour, déclenchant une forme de panique de l’organisme. C’était désormais à Izaya d’y croire afin que son esprit puisse subir ces épisodes d’assimilation le mieux possible.

- « Je recommence ? » demanda Izaya, tandis qu'une impatience latente tendait ses muscles. Il y croyait désormais à 100%. Car pour la première fois, il n’avait pas eu besoin de colère, ni même de forcer quoi que ce soit. Tous les préceptes de Daiki s’illustraient parfaitement. Ce jeune homme savait définitivement de quoi il parlait.


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Iranos Daiki
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Mer 25 Jan 2023 - 20:03
À la réaction de son interlocuteur, où celui-ci semblait ne pas croire en la possibilité qu’il quitterait le dojo capable de s'assimiler, l’Iranos eût un petit rictus, ainsi qu’un hochement de tête insistant. Il avait bien utilisé la métaphore du barrage, et celui-ci était bel et bien déjà entamé. Ça n’était qu’une courte question de temps avant qu’il ne cède, laissant place à un torrent de potentiel bien réel, qui engoufrerait la vie d’Izaya, comme avant elle avait emporté celle de Daiki, vers des possibilités bien plus avancé qu’il aurait pu imaginer en tant que shinobi ordinaire, bon qu’à lancer des shurikens mieux que la plupart.

Il semblerait que de par son explication, Izaya semblait se faire une idée de ce qu’était la capacité d’assimilation… et en effet, sa comparaison fonctionnait presque parfaitement. Si l’assimilation était un muscle, il pouvait être entraîné… mais comme il était atrophié par inutilisation, il devait d’abord le réveiller avec des réflexes. Cependant, le futur venteux utilisant encore un terme qu’il ne devrait pas, ce qui amena Daiki à lui envoyer un petit éclair dans le dos, histoire de lui donner un choc. Celui-ci était inoffensif, juste assez pour attirer l’attention, comme la statique d’un truc en métal.

‘’ Attention, je t’ai entendu dire faculté, et la traiter comme quelque chose à part de ta propre volonté. La prochaine fois, je choque pour de vrai… qui sait, ça te motivera peut-être un peu plus à t’assimilié?’’

Le jeune genin dit avec une sournoise expression au visage, bien qu’elle restait somme toute infantile… S’il savait que la technique de son mentor avait fonctionné, il aimerait bien apprendre à quelqu’un l’assimilation sans le renvoyer chez lui pour quelques jours de repos et de convalescence. Après… Il avait bien l’intention de tester les capacités de son pupil directement, s’il lui restait de l’énergie à la fin de l’apprentissage.

L’observation continua alors un peu plus longtemps, et avec les véritables consignes de cet entraînement, il semblerait qu’Izaya s’en sortait beaucoup mieux… qui l’aurait vue venir? Enfin, il était évident que, un peu comme lui-même, l’Igarashi n’avait pas de grand talent pour le taijutsu… logique, pas besoin de l’apprendre plus qu’il faut alors que l’on utilise le sabre comme méthode de combat principale. De toute façon, plus vite il atteignait sa limite, plus rapidement il aurait des résultats… c’est un peu contradiction comme concept, mais c'était prouvé… peut-être.

Le tempo accélère rapidement, et Izaya arrive sur la défensive, pris au dépourvu devant les assauts incessants de ce mécanisme de l’enfer. C’est alors que ses membres de bois fondait sur la jeune pousse que les premiers résultats montrèrent le bout de leurs nez, alors que l’une des attaques du mannequins traversa la main venteuse d’Izaya pour atterrir sur son visage! Une progression bien malheureuse, mais tout de même un progrès!

La réaction d’Izaya était mignonne aux yeux du foudroyant, qui voyait en lui la même étincelle de joie qu’Il avait personnellement depuis qu’il avait découvert qu’il était lui aussi spécial, bien que pas membre d’un clan important. À son enthousiasme, Daiki répondit un pouce en l’air dynamique, avec un sourire confiant.

‘’ Et voilà! Le premier échelon est gravi, tu vas bientôt… euh… débouler l’escalier? Genre ça va aller rapidement, c’est ce que je veux dire.’’

Pas sa meilleure métaphore, le barrage était plus pertinent. N’empêche, maintenant que son pupil avait débloqué cette capacité, le reste viendrait naturellement, et plus rapidement qu’il croyait, très certainement.

L’Iranos eût tout de même un petit rictus quand celui-ci fit la remarque sur la presque douleur d’être dispersé.. Il attendait encore sa réaction à quand sa tête serait maintenant à plusieurs endroits à la fois, mais il ne gâcherait pas le plaisir tout de même.

‘’ Ta réaction est pas mal… personnellement, j’ai paniqué la première fois. T’es peut-être un naturel!’’

Potentiellement maladroit, considérant le passé visible du jeune homme avec la douleur… mais Daiki n’était pas connu pour être un orateur hors pair.

‘’ Oui exact, maintenant que ton corps commence à comprendre ce qu’il peut faire, il faut le pousser à le faire à tout ton corps… je vais m’entrainer proche et surveiller tes progrès. On prendra une pause dans quelques heures, et on verra si on passe à la vitesse supérieur ensuite.’’

Il annonça avant de se diriger vers l’un des mannequins et de dégainer un kunai. Cette fois, il serait beaucoup plus en contrôle de la situation… Un peu d’entrainement au corps à corps ne lui ferait certainement pas de mal.
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Igarashi Izaya
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Hier à 12:53
Daiki & Izaya
L'air éclair
« IV : Un premier pas enthousiaste »


Il n’était qu’un brin d’herbe au milieu d’une fôret de pins massifs, c’est ainsi qu’Izaya aurait décrit son rôle au village. Tant au niveau de ses compétences que de son influence. S’il venait à disparaître demain, qui porterait le voile du deuil ? L’échiquier politique n’oscillerait pas d’un cheveux.
Cette constatation se renforçait depuis sa rencontre avec Daiki. Malgré leurs âges proches, il avait une telle longueur d’avance dans sa maturité et dans ses compétences. L’âge n’est certes qu’un chiffre, diront les plus optimiste, mais il était vertigineux de constater le long sentier qui se dressait devant l’Igarashi. Surtout qu’il était encore planté à l’orée des chemins, son aventure n’attendait qu’une première foulée pour débuter. Ce premier pas, il le réalisait aujourd’hui, sur un pantin mécanique qui lui servait de premier adversaire. En pratique. En théorie, en revanche, mettre les pieds dans ce dojo représentait une avancée significative. Accepter l’enseignement de Daiki était, quant à lui, un pas de géant.


Il prit la légère réprimande de son enseignant comme un juste rappel, n’esquissant qu’un soubresaut lorsque la foudre rieuse du genin logea sa colonne vertébrale. Un effet statique sans aucune douleur, mais suffisamment appuyé pour qu’il la senti se répandre dans son squelette et dresser son épine capillaire. Il n’avait pas bronché, concentré sur son duel contre l’amas de bois et de rouages lui faisant front.
Il avait obtenu ses premiers résultats avec fierté, couplée à l’enthousiasme de son senseï et de son pouce levé, sa détermination se voilait d’un alliage de fer. Les propos précédents de son senseï revinrent à son esprit « A la fin de la journée hein ? Pourquoi pas ? ».
Un volte-face rapide, comme ses progrès, l’irréalisable d’il y a un quart d’heure devenait un brasier crépitant de motivation.

- « Et je présume que je vais encore encaisser quelques coups dans la manœuvre. »

Contrairement à ces précédentes remarques, ce n’était plus le sarcasme qui teintaient ses palabres, mais une détermination renforcée, les sourcils froncés par la concentration. Encaisser ne l’inquiétait guère, il avait subit bien pire en terme de supplice.


Son bras s’était totalement reformé, il plaça sa main sur son épaule avant de la faire rouler, comme pour la reconnecter avec le reste de son corps. La sensation de dispersion restait difficile à appréhender. Mais selon son précepteur, il s’en sortait bien, de quoi l’enorgueillir davantage. Décidément, ce Daiki était un pédagogue rare.
- « Un naturel ? » releva-t-il intrigué, il ignorait encore tant de chose de ce monde. Mais il ne s’attarda pas sur la réponse du senseï qui enchaînait déjà sur la suite de l’exercice. Il avait répondu à sa question par l’affirmative et c’était le souhait muet d’Izaya. Maintenant qu’il avait la sensation de tenir une partie de la résolution, il n’était plus question de s’arrêter.
- « Quelques heures ?! » ces termes lui arrachèrent un regard intéressé, il y avait des vraiment des shinobis qui s’entraînaient des heures sans relâche ? Il avait pourtant déjà l’impression d’être pied au planché depuis son arrivée dans le Dojo. Il n’était visiblement pas au bout de ses surprises. Il comprenait davantage la rigueur nécessaire à la progression d’un combattant, lui qui ne s’était jamais réellement abandonné dans l’amélioration de ses compétences. Cela semblait pourtant logique à constater de la puissance presque divine de certains ninja. Le sacrifice était donc là ? Des heures à répéter les mêmes mouvements afin qu’ils deviennent si vifs et instinctifs qu’ils ne paraissaient même plus humains.


Il préféra taire ses questions pour le moment, puisqu’après tout, il n’avait pas encore remplit le premier objectif de la leçon. Il observa Daiki se planter à ses flancs et ne pu s’empêcher de l’observer débuter sa joute combative. Il constata à cette augure la nette différence qui séparait les deux jeunes hommes. Il semblait bien plus à l’aise une arme entre les mains, encore un point commun, cela dit sa dextérité et sa science du placement surpassait largement celle de l’Igarashi. Il ne pu dissimuler le masque d’inquiétude qui déguisait soudainement son visage, il était vulnérable. Et il lui était impératif d’être meilleur sous peu, car lorsqu’il se retrouverait face à un véritable ennemi, il risquait bien plus que les quelques ecchymoses provoquées par les mannequins d’entraînements.
Il s’arracha à sa contemplation passive et leva sa garde, les avant-bras couverts de contusions.
- « Allons-y » ponctua-t-il le regard carnassier en direction de son ennemi inanimé.




Il n’avait constaté du temps qui passe qu’à mesure que sa peau pâle se couvraient de vermillon et de pourpre. Les rayons du soleil, que l’on apercevait s’infiltrer dans la salle à travers quelques fenêtres, avançaient aux rythmes des coups des deux assimilateurs. Les heures s’étaient égrainées, non sans résultat.
A plusieurs reprises, Izaya s’était assimilé et bien que le tout restait irrégulier, les progrès demeuraient significatifs. Parfois, seule la partie de son corps qui risquait un choc s’évaporait en un courant d’air léger. En de plus rares occasions, s’est l’intégralité de son corps qui parvenait enfin à se disperser et se reformer, non sans perte importante de repère. Izaya ne comptait plus les fois où il s’était retrouvé au sol avec une nausée lancinante et l’impression d’avoir été démembré vivant. A ces symptômes s’ajoutait la douleur diffusée par ses os martelé par les bras boisés du pantin.

Il eut un ultime coup du rondin, qui le frappa en plein plexus. Du moins, juste avant qu’Izaya dans son entièreté ne disparaisse en une brise flottante. Il se reforma un instant après, avant de s’effondrer sur le sol, les bras en croix et le souffle court.
- « Il est temps d’une pause, Daiki » lâcha-t-il haletant, le regard exténué dirigé vers le plafond.
Il avait cette sensation d’épuisement satisfaisante, comme après un rude effort sportif. Malgré les coups et les affres cognitives de l’assimilation, il était apaisé. Fier, sa fatigue l’enfermait dans une torpeur presque irréelle. Il s’attendait presque à émerger dans son lit, constatant que tout cette expérience n’était qu’un rêve. Parce qu’il y était parvenu, du moins en grande partie. Il n’avait pas l’aisance de son enseignant dans l’assimilation, mais il y parvenait de plus en plus. Cela viendrait peut-être avec l’expérience. Le progrès, à son échelle, restait colossal.


Izaya se redressa et planta son regard dans celui de Daiki. Il ne connaissait pas grand-chose de lui au final, sinon qu’il était visiblement près à aider le premier mal éduqué qui se présentait à lui. La première chose qu’il aurait eu envie de lui dire, c’est une franc merci. Pourtant, par pudeur sans doute, il se contenta d’une remarque ironique.
- « Si ton but est de me faire mourir d’épuisement, ne change rien » plaisanta-t-il. Avant de devenir plus sérieux et de poser une question qui lui brûlait les lèvres depuis qu’il avait vu le genin foudroyant s’armer de son kunaï.
- « Il t’es déjà arrivé de devoir te battre ? Pour ta vie, contre celle d’un autre ? » demanda-t-il, l'air grave.

Question macabre, mais il était impératif pour Izaya de savoir. Savoir dans quel camp était-il réellement, serait-il vraiment amené à devoir tuer pour vivre ? Car c’est un peu tout ce qu’il avait tenter de fuir lors de ses premières années d’existence. Malgré ses airs insensibles, il ne voulait de mal à personne. L’idée qu’un jour, il fasse front à un adversaire avec pour finalité l’expiation définitive de l’un d’eux ne l’emballait guère.
Pour défendre Iwa, c’était son rôle, on lui avait répété. Mais au-delà de l’apprentissage d’une technique, il fallait aussi à Izaya un enseignement de la mentalité shinobi. Défendre quelque chose de plus grand était un concept inédit et abstrait pour être si solitaire que lui.


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Iranos Daiki
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Hier à 22:59
L’attitude d’Izaya avait visiblement changé en à peine une demi-heure, mais ce qui était surtout remarquable, c'était sa détermination. Il n’avait rien à envier à Daiki dans ses premières assimilations, et l’Igarashi revenait de bien plus loin, c'était d’autant plus admirable. Il y avait bien un dicton disant que les temps les plus durs forgent les hommes les plus forts, et si c'était vrai, alors Izaya deviendrait très certainement un shinobi de renommée! Le rôle de tuteur semblait aller correctement au foudroyant, même s’il ne se voyait pas former la prochaine génération avant d’avoir lui-même vécu sa propre légende… après tout, il voulait devenir lui aussi un ninja important d’Iwa, si ce n’est du Yuukan tout entier.

Alors que son pupil s'exerçait à n’en plus finir, se prenant coups après coups d’un mannequin inépuisable et sans-merci, il était clair que le venteux avait trouvé son chemin pour cet exercice… ce qui voulait dire que l’Iranos pouvait reprendre un peu de sa propre progression, et garder un oeil sur celui-ci périodiquement, pour s’assurer qu’il n’allait pas trop loin avec ses limites… Après tout, c’était bien là de vrais blessures qu’il avait sur le corps, il fallait les traiter comme tel.

La seule chose qui hantait le mentor du jour était son inexpérience avec l’élément de son pupil… même Yanosa, à l’époque de son apprentissage, avait fait venir un foudroyant pour apprendre à Daiki… peut-être aurait-il mieux fait de faire de même, sachant que la foudre et le vent ne se mélangeait pas très bien en plus… Une autre erreur, le foudroyant ne connaissait presque aucun des enseignants du coin… et de toute façon, le dojo lui-même semblait très tranquille en ce moment.

Pendant un instant, l’Iranos se rappelait qui il était en arrivant ici… un shinobi dans la moyenne, si ce n’était que sa capacité à invoquer la foudre sans mudras, et sa passion pour les armes de jets. Son mentor avait vu en lui beaucoup plus que lui-même n’avait remarqué… Il se rappelle son sentiment d’infériorité face à Tama et Ekko… l’équipe 6, et sa dissolution très rapide… le monde des shinobis va très vite, et il est trop facile d’être laissé derrière… c’est avec l’aide de plusieurs mentors qu’il était arrivé jusqu’ici… il rendrait la pareille… avec Izaya, et bien d’autres.

Le temps avait maintenant passé, mais contrairement à son pupil, l’Iranos en avait gardé conscience, et se doutait que très bientôt, les réserves d’énergie et de chakra de celui-ci seraient à leur limite… il aurait crû que la résilience physique d’Izaya aurait lâcher en premier par contre… Le foudroyant se présenta au-dessus de son compagnon alors que celui-ci faisait un petit repos au sol, après s’être pris la correction de trop.

L’Iranos lui offrit sa main pour se relever, après tout, c’était bien sous ses instructions qu’il était dans ce genre de situation.

‘’ Une pause alors, ça tombe bien, je crois que c’est presque arrivé…’’

Le jeune homme tendit visiblement l’oreille, et des pas pouvaient être reconnus s’approchant de la salle. Un sourire satisfait s’étendit alors sur son visage, et il se dirigea vers la porte avec enthousiasme. Au même moment, traversant l’arche menant vers la salle d'entraînement, un autre Daiki se présenta, trait pour trait, portant un sac avec plusieurs articles de nourriture dedans.

‘’ J’ai des brochettes, quelques croissants, des galettes de toutes sortes et même des friandises aux chocolats-noisettes… tu veux quoi ?’’

Le premier Daiki prit le sac des mains de ce qui était visiblement un clone, qui après avoir accompli sa tâche des plus importantes, se dissipa dans une petite explosion contrôlée de foudre. Décidément, la technique de clonage devait être la plus utile dans la vie de tous les jours, aucun moyen de se tromper sur les commandes quand il le prenait lui-même!

En se rapprochant une nouvelle fois de l’Igarashi, l’Iranos se permit de transmettre la sagesse apprise de son capitaine d’unité.

‘’ Avec ce genre d'entraînement, il faut absolument s’assurer de bien manger! Je connais quelques endroits, que je pourrais te montrer, si jamais tu manque d’inspiration. Les galettes par contre, ça vient de ma maman… donc bah… pas de chance si t’en veux à volonté!’’

Avec cette petite remarque amusé, il se posa contre un mur et invita son compagnon à en faire de même… celui-ci venait de lui poser une question qui jeta une ombre brève sur le visage de l’Iranos. Il repensa à sa mission avec l’équipe 25… c’était bel et bien la première fois qu’il prenait une vie… il devrait probablement plus y penser, pour ne pas se perdre.

‘’ Une mission avec mon équipe… On devait se débarrasser d’un groupe de bandits qui bloquait l’accès à un pont. C’était majoritairement des simples gens, mais il y avait une poignée de shinobi avec eux, qui ont refusé de se rendre. ‘’

Il se retourna vers Izaya pour le regarder dans les yeux, en haussant les épaules. Ça avait été si rapide… et si intense… mais il n’en manquait pas de sommeil.

‘’ Ça fait malheureusement partie du travail de shinobi. On fait face à des gens dangereux, des gens qui feront du mal autour d’eux si l’on était pas là pour les arrêter… et certains d’entre eux refusent de se rendre… Je crois que l’action de prendre une vie doit toujours être réfléchis, et utilisée en cas de dernière solution… et si c’est le cas… alors on peut dormir tranquillement, en sachant que l’on à fait de notre mieux.’’
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