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[C/Kiri] Interroger le Conservateur | Hanzõ

Watanabe Shiori
Watanabe Shiori

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Sam 30 Sep 2017 - 0:07
Une grande inspiration. Mon regarde se lève sur le bâtiment se dressant devant moi. Pendant un long moment, je l'ai observé, dans un désir de vengeance, dans le but d'atteindre le maître des lieux. Une chose faite maintenant. Pourtant, depuis des mois, depuis que j'ai eu droit à ma séance de torture, à aucun moment, je n'étais rentrée à nouveau dans cette bâtisse lugubre. Déglutissant alors en fixant la porte d'entrée, je pose finalement mon regard vers les gardes présent de part et d'autre de celle-ci. Ai-je le teint blafard ? Probablement. Un tête de déterré également... Je n'ai pas envie de rentrer de revoir ces murs, d'entendre à nouveau les portes se refermées derrières moi. Peut-être ai-je été trop rapide pour accepter cette mission ? En réalité, pour tout dire, je n'avais pas réellement pensée que ça se passerait dans ces lieux. Imaginant stupidement que le prisonnier serait conduit ailleurs pour être interroger mais il est vrai qu'en réalité, il est bien plus logique qu'il reste là.

Une boule au ventre, l'envie de faire demi tour, de fuir et de me cacher au fond de mon lit. Parce que même si je sais que l'homme ne peut pas me voir d'une quelconque fenêtre, je sais parfaitement qu'il est là.Qu'il guette ma présence comme un vautour tourne autour de sa proie agonisante. Sent-il l'odeur de ma peur ? Non, il ne peut pas. Du moins, je l'espère. Les muscles tendus,voir même crispé, je suis incapable de franchir ces portes. Pas maintenant et si réellement, je ne me forçais pas à rester en place, je ferais les quatre cents pas devant comme une lionne en cage. Je suis tendue. Beaucoup trop, appréhendant ce moment où je franchirais la porte de ce lieu que je considère un peu comme maudit.

Un cri franchit mes lèvres, léger, alors que je viens également de sursauter. Sans le vouloir. Je me retourne alors vivement vers l'individu qui vient d'arriver. Hanzõ... Il est vrai que je lui ai donné rendez-vous. Une mission en duo avec le Kaguya Sabreur, à défaut du Yuki Sabreur. Cela change un peu. Néanmoins est-ce que je ne viens pas de perdre toute crédibilité devant lui en sursautant de la sorte juste parce qu'il a posé sa main sur mon épaule. Je dois passer pour la reine des idiotes...

Relevant le regard vers lui, le visage toujours blème, je me force à lui sourire un peu. "Ohayo Hanzõ-san." Murmurais-je alors maladroitement avant de détourner le regard vers les portes à nouveau, comme si, soudainement, quelque chose ou plutôt, quelqu'un aurait pu y apparaître. "Désolée... C'est la première fois que j'y retourne depuis.... Tu sais quoi." Murmurais-je, parce que j'avais tout balancer lors de notre réunion, quand il avait demandé de jouer carte sur table. Alors, il savait ce que j'avais subit ici, peut-être pas dans les détails, mais il savait qu'ici, j'avais été brisée par les maîtres de cet endroit.

Prenant alors quelque nouvelle respiration, pour tenter de faire passer mon angoisse, je finis par faire un pas en avant. Après tout, je ne suis pas seule, Hanzõ est avec moi et le chef des Yuki ne peut pas me toucher, je suis en mission... Serrant d'ailleurs la paperasse que j'ai en main contre ma poitrine, je tente de prendre mon courage à deux mains, comme le dit l'expression. "Allons-y." Parce que cet instant est réellement dur pour moi, parce que j'ai cette impression que mes jambes se font de plus en plus faible alors que je me rapproche encore et encore de l'entrée. Membre en coton, tremblante, j'ai réellement l'impression que je pourrais m'effondrer là, si le torrent ne se tenait pas à mes côtés. Une sorte de présence rassurante, voilà ce qu'il est en quelque sorte. Surtout à cet instant ou les verrous s'ouvrent et que l'ouverture devant nous prend place.

Je déglutis à nouveau. Une nouveau pas, puis un autre, je compte ces enjambées qui me font pénétrer là avant d'entendre les portes se refermées derrière nous. Un nouveau sursaut de ma part et je ne peux m'empêcher de tourner la tête. Mon regard se heurtant à l'issue maintenant condamnée partiellement. "Ça va aller." Murmuais-je doucement, pou me rassurer alors que je continue de serrer le dossier contre moi, comme une bouée à laquelle je me raccroche.

Un garde d'ailleurs, informé de notre mission nous guide d'ailleurs dans les dédales de couloirs de la prison.

"Hanzõ-san..." Murmurais-je alors doucement, relevant le regard vers lui, la voix un peu tremblante encore. "Je pourrais te laisser gérer seul au début ? Le temps de... m'acclimater..." Poursuivis-je sur le même ton, la voix un peu tremblante. Je crois que je vais réellement avoir besoin d'une bonne dizaine de minutes pour me calmer, pour assimiler qu'il ne se passe rien de mal pour moi... Que je ne vais pas me faire torturer. Après tout, je ne suis pas habillée de souillon, j'ai Dokuyaku à la ceinture, preuve de ma liberté et de mon appartenance aux sabreurs...

Me mordillant encore et encore la lèvre, alors que le garde s'arrête devant une porte, la salle d'interrogatoire, voir de torture peut-être se tient devant nous... Le prisonnier est déjà là. C'est l'information qu'il nous donne. Est-ce qu'il est en présent d'Eiichiro ? Est-ce que je vais devoir être dans la même pièce que mon ancien bourreau ? Non. Il ne peut être de cette mission. Il la confié à moi... Et j'ai choisis Hanzo pour m'accompagner pas le Yuki. Non, le Torrent et personne d'autre. Fixant donc le passage devant nous, je prends de longue respiration une nouvelle fois alors que je décolle le dossier de ma poitrine pour le tendre au numéro 6. Je toussote alors un peu, cherchant à reprendre contenance. "On ne sait pas grand chose de lui, sauf qu'il y a débarqué il y a environ un mois devant les portes de Kiri en exprimant vouloir nous tuer, nous les sabreurs. Il a réussi à faire un prisonnier devant une assemblée de ninja. Il est enfermée uniquement parce qu'il a décidé de se rendre. On ne connait ni son nom, ni ses capacités." Ma voix est clair, bien que vacillante quand même alors que je fixe les larges épaules de mon partenaire du jours. "Il a compté l'histoire du guerrier du froid. On ignore s'il parlait de lui ou d'une autre personne, mais si toi, ça te dit quelque chose... Dis le maintenant." Précisais-je alors. "On entre quand tu veux." J'attendais son top départ, savoir quand on affronterait l'homme présenté comme le conservateur. Ainsi pendant qu'il assimile ce que je viens de dire, je peux tenter encore de relativiser tout ça, cette situation, ce lieu, le fait qu'il ne m'arrivera rien de mal aujourd'hui. C'est finalement quelque minutes plus tard que l'on entre dans la pièce, laissant au porteur de Samehada prendre l'initiative, restant en retrait pour l'instant, non désireuse de montrer mes faiblesses à cet homme.


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Sam 30 Sep 2017 - 1:59
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« old friends, new foes  »





Contrairement à d'autres jours à parlementer, à faire des réunions et à solliciter les Genins ou les former, aujourd'hui le soleil se leverait pour éclairer le Torrent de ses rayons afin qu'il mène à bien une mission plus importante. La missive était abrégée mais d'elle il avait tiré le principal ; un interrogatoire qui concernait sa Confrérie et un trouble-fête venu les menacer bien avant les évenements de Shitô et Hi no Kuni. Avait-il un rapport avec le Shoshikidan ? Les meurtiers du Daimyiô ? Était-il un pion envoyé infiltrer les installations de Kirigakure no Satô en se faisant capturer intentionnellement ? Avant que le soleil se couche il aurait ses réponses, quid s'il devait user de la force pour les obtenir, bien que ce ne soit pas au programme de prime abord.

Il arriva bien vite au point de rendez-vous et quand sa main large vint perturber le flot de pensée de la blonde, elle tressaillit en sentant sa paume, mélange de surprise et d'appréhension, perdue dans ses réminiscences douloureuses. « Ohayô, Shiori-chan. » Sa voix était plus forte que celle de la demoiselle mais se voulait aussi protectrice, fraternelle. La réunion avait porté ses fruits et il la considérait désormais. Comme un chef de meute protège ses louves, il se sentait responsable de son sort. « Tu ne me dois ni excuses, ni explications. Mais avec moi, tu ne risques rien. Si quelqu'un venait à te toucher, il en perdrait un membre. » Souriant sans se soucier du glauque de son propos qui était tout à fait normal pour le Bâtard, Il ouvrit la marche à l'intérieur de l'endroit qui paraissait peu attrayant pour y séjourner. Heureusement pour lui, il y avait bien peu de chances qu'il y finisse, quoi que.

Les documents contre son buste, elle faisait preuve d'un courage discernable en se mouvant qu'il trouvait totalement respectable. Il serra le poing à imaginer que sa camarade ait dû subir telle épreuve et que Tetsuko ait dû s'y élancer seul. Si seulement il avait été là, tout aurait été différent. Il ne s'autorisa pas longtemps à disserter sur les hypothèses, et continua sa route. Lui était tout à fait stable sur ses appuis, comme une canne sur laquelle sa partenaire de mission du jour pouvait s'appuyer, une aura rassurante exhalant de sa large carrure.

Une fois dans les cachots, le duo de possesseurs des épées légendaires fendait le vide et passait devant les cellules, certaines habitées et d'autres non. Un homme, moins gradé que le Torrent, s'occupait de leur montrer la route. « Bien sûr, fais comme tu l'entends et j'aviserai en conséquences. Ne t'imposes rien tant que l'environnement te semble hostile. » Plissant les yeux et souriant, il semblait trop sûr de lui vis-à-vis du mystère qu'ils allaient devoir percer. Mais que pouvait-il faire ? Il se devait d'être le roc auquel son égale pouvait se raccrocher.

Samehada se plaisait dans cet environnement, les cris et les murmures berçant le requin femelle tant elle savait se contenter des suppliques. Finalement elle lui donna ce qu'elle avait collé contre son opulente poitrine et Hanzô se saisit des feuilles qui avaient héritées de la chaleur corporelle de la demoiselle. Tout en feuilletant les dires repertoriées, il écoutait le rapport de la numéro Sept. « Soka. » Il avait bien compris, entre le compte-rendu écrit et ses dires de quoi il retournait. « Je connais ce mythe, effectivement. Beaucoup le considèrent toutefois plus comme une histoire bien concrète, mais qui il est vraiment, je n'en sais rien. Peut être que ce vieil homme l'est, mais si c'est le cas nous pouvons être rassurés. Il a promis de ne plus usiter de violence pour parvenir à ses buts. Ça ne colle pas trop avec le fait de vouloir tous nous tuer, à y réfléchir. Je ne pense pas qu'il soit Lui. » Faisant craquer sa nuque avant de prendre une grande inspiration, il fit grincer la pièce où siégeait l'enchaîné qui semblait calme, patient, même après tout ce temps au fer. Sans s'asseoir face à lui, la porte derrière eux fut vite fermée pour les laisser seul à seul. Samehada entre ses omoplates, il fixa les yeux du vieil homme pour y déceler la moindre émotion, laissant le silence faire son œuvre dans un premier temps.

« Ohayô, Ojiisan. Tu te doutes des raisons de notre venue. Nous sommes des membres du Kiri no Shinobigatana Shû. Désolé que tu aies eu à attendre si longtemps dans cet endroit miteux. Pourrais-tu t'expliquer sur tes motivations et ta présence dans la capitale brumeuse ? Que veux-tu à la confrérie ? » Il semblait autant menaçant que compréhensif ; aussi féral que tolérant et prêt à l'écouter. Une féroce amabilité qui pouvait pencher d'un côté ou de l'autre, selon les dires de cette personne mystérieuse.


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Le Conservateur
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Dim 8 Oct 2017 - 17:53
Les traits d’un vieillard n’étaient pas toujours plaisants à voir. Mais la situation de celui qui s’était présenté comme le Conservateur n’était en rien fameuse. Ses cheveux, plus longs, étaient sales. Des traces noires parsemaient une peau ridée. Et la barbe mi-longue donnait à l’homme un air moins sage, et bien plus sauvage. Pourtant, dès les premières paroles du prisonnier, les deux Kirijins purent être rassurés : ils avaient toujours à faire au même personnage.

« Savez-vous seulement depuis combien de temps je suis retenu ici, pour m’être maladroitement exprimé devant vos portes ? Et pourtant, vous voilà à venir immédiatement me poser des questions. »

Il n’y avait pour l’instant là que les plaintes d’un homme placé dans les geôles depuis trop longtemps. Oh ces deux Kirijins n’étaient pas les premiers à lui avoir rendu une visite. Mais ils étaient pourtant d’inédits visiteurs, de par leur clan et surtout leurs armes. Et ce fut justement ce détail qui put tout changer, aussi bien pour le Conservateur que pour Watanabe Shiori et Hanzô le Torrent.

« Traitez-vous Samehada et Dokuyaku de la même manière ? »

Malgré ses mots, le vieil homme esquissa un sourire derrière sa barbe. Il savait qu’il venait de toucher une corde sensible. Non seulement il savait que ses deux visiteurs étaient des Sabreurs, mais il connaissait également le nom de leurs sabres. C’était acté : il ne pouvait pas être ignoré.

Il ne savait pas qui était le décisionnaire de cette visite, mais ce dernier avait vu juste. S’il avait gardé le silence depuis son enfermement, c’était parce qu’on ne lui avait opposé que des étrangers et des menaces. Mais aujourd’hui, il avait deux épéistes spéciaux devant lui. Et il parlerait. A une condition.

« Si vous voulez que je parle, et je le ferai avec plaisir, ramenez-moi une carafe d’eau. Et laissez-moi jeter un coup d’œil à vos épées. Ne serait-ce que de loin. »
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Watanabe Shiori
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Mar 10 Oct 2017 - 0:38
Les mots du Torrent sont en quelque sorte rassurant. Après tout, cette fois, je ne suis pas seule cette fois, je suis avec un de mes frères d'armes et pas le plus jeune, pas le plus inexpérimenté. Je n'ai rie à craindre en somme. J'essaie de me rassurer avec cela, grâce à lui, ses mots, sa présence et surtout son aura. Elle est menaçante, mais pas pour moi, pour nos adversaires, nos opposants. Après tout,nous avons décidé d'être une famille, de nous soutenir, tous entre nous. Alors, je peux me reposer sur lui. Vraiment. Pourtant, je n'y arrive pas. Restant ainsi crispée, on finit par arriver devant la porte derrière laquelle se trouve notre homme. Inspirant alors profondément pour tenter de trouver un peu de courage en moi, j'explique rapidement tout ce que je sais au Kaguya sabreur. Un résumé grossier et assez sommaire avant qu'il ne rentre dans la pièce.

Je le suis de près, me plaçant un peu en retrait alors qu'il ne perd pas une minute pour saluer l'homme et directement entrée dans le vif du sujet. Pour ma part, je me contente d'un hochement de tête en guise de salutation pour le doyen. De peur de laisser entendre ma détresse dans ma voix à cause de ce lieu où nous nous trouvons. Je tente de me contrôler, mais je ne suis pas encore assez sûre à cet instant.

Ecoutant les mots de l'un puis de l'autre, je ne peux m'empêcher de retenir un petit mouvement de surprise quand il prononce le nom de nos sabres de cette façon. Cette question. Je fronce les sourcils. Oubliant sous la surprise tout ce qui n'est pas lui et nos sabres. Je le dévisage alors, m'approchant un peu. "Nous ne pouvons pas les traiter de la même façon, chaque épée est unique." Soufflais-je alors que machinalement ma main s'était posée sur la garde de Dokuyaku, non pas pour prétendre à menacer cet homme, mais uniquement parce que je parle d'elle. J'avais répondu sans réfléchir, encore une fois. Trop rapide. Trop vive. C'est maintenant que je le réalisais. J'ai réellement encore du mal à ne pas être impulsive. Hanzõ risque de m'en faire la remarque ensuite. Parce qu'avant de parler, il faut réfléchir. Réfléchir à ce qu'il nous dis, pour ne pas qu'il menne cette interrogatoire, car c'est à nous de poser nos conditions, à nous de poser les questions et non pas l'inverse. Surtout maintenant, alors qu'il demande de l'eau et à voir nos sabres. Je jette un rapide coup d'oeil au torrent avant de prendre à nouveau la parole. "C'est donnant-donnant. On vous apportera la carafe dès que vous nous aurez moins expliqué d'où vous connaissez nos sabres et leurs noms." Parce qu'au final, faire ce qu'il veut serait fou non ? On ne peut pas lui laisser mener la danse, même si j'ai failli réellement mordre à l'hameçon quand il a prononcer le noms de nos épées, ayant même été assez offusquée qu'il puisse prétendre qu'on s'occupe de la même façon de nos épées, qui sont bien différentes et nourrissent des besoins et une utilisation quasi-opposée.


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Mar 10 Oct 2017 - 16:10
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« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »



Le sexagénaire était-il de mauvaise foi ? Il était aussi possiblement malentendant car aux mots d’Hanzô, il se mit à broder sur le fait qu’il soit questionné après un mauvais traitement certain. Il s’était excusé pour les désagréments causés et pourtant il remettait cela sur la table. Se rendait-il compte d’où il était ? Kirigakure no Satô, le village militaire dans son essence. Proférer des menaces à ses portes ? Que croyait-il ? Qu’on allait le bercer dans une grande chambrée luxueuse, être à sa disposition ?

Soit, il ne répondit rien, estimant que c’était suffisant de présenter ses repentirs en qualité de sabreur autant que simple Homme. Il n’avait qu’à adresser ses doléances au chef des geôles, ce n’était pas de son ressort. Toujours debout, il observait d’un œil avisé, sans avoir besoin de regarder sa consœur pour la sentir elle et ses émanations chakratiques. Tout être possédait cette empreinte singulière et aucune des personnes dans la pièce ne faisait exception.

Et voilà qu’entre ses lèvres gercées, il se permit de prononcer le nom de sa Légendaire et de celle de Shiori, avec le plus grand des calmes et un sourire qui trancha avec son teint palot. Là encore, rien n’exhala du Torrent qui restait de marbre. Ce petit jeu l’amusait certainement mais pour lui, il n’y avait là qu’un homme âgé qui avait du vécu et qui pouvait très bien avoir une connexion avec les anciens propriétaires ou une connaissance approfondie des trésors de ce monde, sans forcément aller jusqu’à connaître tous les qualificatifs de son Squale. D’autant plus que Samehada était une créature imbue d’elle-même qui n’aurait jamais gardé sa place dans le dos du Jônin si elle s’estimait maltraitée ou dans les mains d’un manieur indigne. Il ne répondit pas, laissant la parole à la blonde, ce que l’épée Écailleuse ne fit pas. ‘Gi gi giii’ un bruissement léger qui accompagna la prose de la Septième, et qui signifiait ‘tu ne sais rien’ pour une oreille habituée aux palabres animales de la Bête.

Shiori avait raison, et malgré sa position presque défensive et ses mots prononcés sous l’impulsion, il considérait qu’elle touchait à un point logique. Il la laissa continuer, bien content qu’elle en vienne à se dérider et à l’accompagner dans cette tâche. Son deuxième point, bien qu’il ne l’aurait pas tourné de cette façon, suivait sa logique et il ne crut pas bon de venir railler ou contrer son discours. Il fallait de la cohésion, il y en aurait. Ils feraient corps unique face à l’énigmatique barbu qui semblait heureux d’avoir face à lui ces deux Kirijins en particulier. Lui qui ne parlait à personne se voulait dorénavant loquace ; que cela continue.

Finalement, il se mit à parler lui aussi, quelques secondes après la dernière phrase de sa collègue. « Si tu connais Peau de Requin alors tu sais qu’elle ne serait pas si proche de moi si elle ne me considérait pas comme légitime et apte. Comme l’a dit ma consœur Shiori, il faut donner pour recevoir. J’en deviendrais presque impoli, sûrement l’effet des cachots, je suis Hanzô. »

Si il avait deux sous de jugeote, il comprendrait l’invitation à lui aussi, indiquer son nom. C’était le b.a.–ba d’une discussion, décliner son identité. Il l’avait fait pour lui et sa sœur d’arme, c’était son tour. Il n’était pas question ici de torture ou d’extorquer les informations, pas encore du moins. S’il jouait le jeu, alors peut-être même que ça irait dans le sens qu’il envisageait. Pour répondre à sa demande de montrer leurs jouets rarissimes, il se contenta d’intimer doucement à Samehada de sortir une écaille de ses bandages par la seule force de la pensée, cette dernière dépassant alors de son carcan textile, comme preuve de bonne foi. Il n’en aurait pas plus pour l’heure.

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