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Au travers du néant ft. Eiichiro, Rakka, Ayuka, Akimitsu, Eirin

Hoshino Watari
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Jeu 19 Oct 2017 - 21:31
Ne rien montrer. Ne rien lâcher. Dans les ténèbres qui s'étendaient face à lui. Le poids des conspirations, des désirs, des trahisons. Watari ne dormait plus. Ses yeux étaient devenus froid. Son attitude distante, mécanique. Il n'avait plus le choix. Abandonné par l'une de ses plus fidèles alliés, il allait cependant devoir assurer la survie de ceux qui l'avaient suivi. Que les ninja de la brume se jettent à leur poursuite était une grande éventualité, mais il n'était pas dit qu'ils y parviendraient. S'il devait être le seul à mourir dans cette expédition, cela lui convenait désormais parfaitement.

L'attitude du jeune homme s'était faite bien évidemment distante, martiale, froide et impitoyable. C'était une course-poursuite et il ne savait plus vraiment combien d'heures, de jours, de semaines, séparaient leurs potentiels poursuivant, d'eux. Des précautions, le jeune homme n'en manquait pas. Partir de l'archipel brumeuse nécessitait tôt ou tard de traverser l'eau. L'usage d'un pirate et d'un départ nocturne et insoupçonnable avait déjà permis de prendre de l'avance. Mais dans cette unité de commandement où sa personnalité n'était plus qu'un creux vide, un goulot d'étranglement où son cœur avait fait un revirement des plus insoupçonnés vers le contrôle émotionnel du code shinobi, il avait concentré toutes ses forces vers cet unique objectif : tromper Kiri sur leurs objectifs.

Les itinéraires variaient en dangerosités et rapidité. Leur contact, Maeda, avait pu leur permettre d'emprunter l'un de ces nombreux itinéraires secrets et dangereux. Bien sûr, le voyage fut long, malgré tout et surtout, difficile, car il fallait vivre ces gens qui voulaient un avenir plus clément que ceux de la forteresse des brumes, ses tensions, ses complots, ses drames politiques. Alors ce chemin de croix, il comptait le parcourir, quitte à y damner une partie de son âme et de remettre à plus-tard l'écoute de son cœur. C'était dommage, lui qui avait fait un tel travail pour écouter à nouveau son cœur, personne n'aurait pu reconnaître le samouraï désormais. Muet, calme, il était devenu froid comme une montagne enneigée, alors que nombres de décisions, d'événements, de trahisons le meurtrissaient au plus profond de lui-même.

Les solutions étaient simples. Chaque escale, il décidait au hasard de la décision qu'il prenait. Quitte à rallonger le voyage. Et il faisait partir deux autres navigateurs dans des sens différents. Parfois, il décidait qu'il fallait s'infiltrer à l'insu d'un de leurs clients, au sein d'un navire qu'ils n'avaient pas prévu de prendre. De telle manière que rapidement, les vérités sincères se mélangeaient dans un brouillard épais de rumeurs. L'art des ninja était aussi de savoir manipuler l'information. Pour ses pairs, être devenu aussi radicalement proche de ce que le ninja parfait devrait être était sûrement un sujet d'effrayante étonnement. Il avait même fait partir des bateaux qui pensaient les avoir à leur bords alors qu'ils étaient partis à cheval, galopant dans le pays du feu, s'enfonçant dans les terres et coupant dans la nature, quand cela était possible.

Bien évidemment, il faisait voyager le groupe dans des manteaux de pèlerins pour mieux dissimuler leur identité et il s'étaient arrêté dans un temple reculé. Il emmena les chevaux près d'un point d'eau, où ils pourraient s'arrêter. Il préférait ne pas s'arrêter avant d'atteindre Tetsu no Kuni, mais Eiichiro et Rakka étaient évidemment incapable de tenir un rythme aussi effréné. Watari ne le remarquait pas non plus, mais même lui était très fatigué. Les heures de sommeils se faisaient rare pour celui qui se préoccupait de sauvegarder ses proches.

Allant à la rencontre du groupe, Watari lâcha à l'adresse de ceux en âge de comprendre l'enjeu : La question est posée de savoir si nous pourrions contacter le Soshikidan pour retarder notre traque. Nous avons des informations à utiliser, à savoir, notre désertion, tandis que nous pourrions bien évidemment nous servir d'eux pour nous faire gagner du temps. Je n'aime pas cette idée, mais à ce stade, toutes les solutions sont bonne à prendre, d'autant que cela ne serait possible que parce que nous traversons le pays du feu. Il fit une pause, clignant des yeux, luttant contre le sommeil et la fatigue, avant d'ajouter, le regard déterminé : Nous pourrions aussi diviser le groupe et partir dans deux directions, même si cela est risqué. Dans tous les cas, il faudra peu de temps avant que le Soshikidan ne nous remarque. C'est pour cela qu'il pourrait être intéressant de les canaliser ailleurs que sur nous. De même, quand nous passerons par Tetsu no Kuni, il faudra rester sur nos gardes. Il prit une nouvelle pause, avant d'ajouter, soucieux : Le Shogunat ne devrait pas en théorie nous ralentir ou nous être hostile, mais je ne peux pas affirmer non plus qu'ils nous accueilleront à bras ouvert. Mon clan n'aura probablement pas de souci à le faire, mais pour le reste... Idéalement, il faudrait nous dépêcher de nous rendre auprès de mon cousin, à Iwagakure.

Aucun plan n'était parfait. Et il était certain qu'Eirin serait vraiment malheureuse de voir que Watari en était venu à douter de son propre pays. Plus qu'il ne l'admettait, sa confiance en lui et autrui s'étiolait, avec la décision de Tsukiyomi. Trahi, le jeune homme se méfiait désormais des Hommes et de leurs cœurs fluctuants. Le sien, tordu dans une étrange position d'un hurlement muet, retenait comme un barrage, la douleur d'une perte qu'il n'avait jamais envisagée. Alors que son attitude ne présageait de rien de ce qui se tramait en son esprit, de cette tempête de larmes et de haine meurtrie qu'il contenait en lui. Sans jamais avoir cédé à la colère, en cet instant, une partie de lui voulait la déchaîner. Il espérait presque qu'on vienne achever ses tourments intérieurs. Un démon de karma. Son énergie spirituelle hurlait pour être libérée, ou être déchainée. Lui qui depuis des mois, des années, toute sa vie, il avait loué le calme et l'harmonie, une bête furieuse se nourrissait du mal-être qu'il ressentait. Bientôt, c'était contre lui-même, à nouveau, que sa haine se retourna. C'était sa faiblesse, qui les poussaient dans cette fuite. Son incapacité à changer Kiri, à mander les cœurs des clans. A travers son cœur, un orage de souffrance tonnait en lui.
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Yuki Eiichiro
Yuki Eiichiro

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Ven 20 Oct 2017 - 0:53
Le voyage lui semblait interminable. Il avait choisi de s’en remettre uniquement aux décisions du Hoshino qui, loin de l’Archipel, était sûrement celui qui pouvait le mieux guider le petit groupe. Fatigué, aveugle, il gardait trop régulièrement un silence taciturne, passant le plus clair de son temps dans l’obscurité dévorante de son propre esprit. Parfois, une fois le sortait des méandres obscurs de son cœur, mais, régulièrement, alors les journées et les nuits passaient et se ressemblaient sans se ressembler, il replongeait dans les abysses de ses pensées. S’il ne remettait pas en question le mouvement migratoire, il se demandait bel et bien s’il avait eu raison d’emmener tout ce monde. N’avait-il pas conduit sur les routes d’un danger inconnu sa propre fille ? Ou son frère ? Était-il devenu si imprudent qu’il avait commis l’erreur de suivre son meilleur ami et sa meilleure amie ?

Alors qu’ils avaient atteint les côtes voisines, le Eiichiro avait une décision sans la concertation d’autrui. Il n’avait pas questionné le groupe alors que ceux-ci partaient devant. Il avait refusé que ceux-ci ne sachent même combien il paierait le brigand. Pour ainsi dire, il ne comptait même pas le payer. Alors, tandis qu’ils partaient devant, à la recherche d’un nouveau moyen de transport, il s’était contenté d’assommer leur passeur. D’une canne bien placée, évitant soigneusement de le tuer d’un coup du lapin, il frappa l’homme en plein crâne. Alors que ce dernier saluait les autres, il l’avait frappé sans aucun scrupule, laissant néanmoins dans sa main quelques piécettes. Puis, de sa canne, il avait traversé en silence le pont, atteignant les quais improvisés. Kiri se trouvait sur ce bateau. Il n’avait pas à connaître la suite de leur route. Là, pourrait-il encore dire que, sous une force coercitive, il avait accepté d’emmener quelques déserteurs. Peut-être aurait-il la vie sauve.

S’il ne s’était pas muré dans un silence culpabilisateur, c’était bel et bien pour le groupe. Pourtant, il savait aussi qu’il était un véritable poids pour l’ensemble du groupe. Alors, tandis que, durant une pause, le Hoshino évoquait la suite des événements, le Yuki baissa la tête sous sa propre réflexion. Les mots feraient sûrement réagir l’ensemble du groupe, mais sa réflexion, aboutie, conduisait uniquement à cet étrange fait.

« Peut-être que tu as raison, mon ami. Kiri voudra ma peau plus que tout, plus que les vôtres. »

Il avait poussé un soupir. Il savait ce qu’il disait, combien ce qu’il risquait sa peau en lâchant ses mots. Alors, passant une main sur son bandeau, il repensait encore aux âmes abandonnées, il repensait à cette fuite, à ce départ. Depuis, tout avait changé. Chacun se murait dans un étrange silence. Un douloureux. Alors qu’il tenait parfois la main de sa fille, il se demandait quelle erreur pouvait-il avoir commis.

« Peut-être que vous devriez partir de votre côté, rejoindre ton cousin. »

Souriant gentiment, il se remémorait sa rencontre avec ce dernier, alors qu’il n’était qu’un jeune aveugle. Il se remémorait aussi ce combat titanesque où il avait usé de son énergie pour sauver tout un chacun.

« De ce que je me souviens, il était dans les hautes instances de son village. Peut-être qu’il pourra vous protéger mieux que quiconque, mieux que je n’en suis capable. »

Il avait soupiré en se relevant, puis avait repris la marche.

« Ne tergiversons pas, je ne veux pas que ma fille subisse plus longtemps le poids de mes échecs. »

Il repensait encore un instant à la proposition de son ami. Utiliser le Soshikidan. Soupirant, il hochait de la tête. Il savait que l’autre avait raison, même s’il ne pouvait l’admettre.

« Fais donc savoir que Eiichiro Yuki n’est plus Kirijin. Fais savoir qu’il a défié l’autorité du Dictateur en fuyant la justice de l’homme. »

Puis. Le silence. De ses lèvres. De son corps. De son cœur. De son âme. Juste le silence.
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Hoshino Eirin
Hoshino Eirin

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Sam 21 Oct 2017 - 12:54
D’une certaine manière, Eirin n’avait ressenti aucune amertume en voyant les terres de l’Archipel s’éloigner. Qui se souviendrait d’elle ? Certainement personne. Pendant un peu moins d’un mois, elle n’avait été qu’une visiteuse discrète de Kiri. Une femme parmi les autres, mais aucunement une Kirijin. Habituée à présent à la vie en mer après son premier voyage, la traversée fut certainement plus ennuyeuse que palpitante.

La jeune samouraï par-delà ses yeux azurés voyait et secondait au mieux son cousin blessé. La froideur qui se détachait de lui pouvait en tromper plus d’un, mais pas elle. Même après dix années éloignée de lui, à l’autre bout du continent, elle le connaissait car d’une certaine manière, sans être sa jumelle féminine, Eirin se savait assez semblable à lui.

Habillée dans son habituel pantalon en toile et ses vestes chaudes, elle se savait un atout dans cette fuite et comptait en faire profiter au maximum le groupe. Eirin qui n’avait jamais eu l’occasion de croiser le fer avec les Sabreurs, qui n’avait vu des Kaguya, qu’une jeune femme perdue. Qui avait juste pu apercevoir une fois le Mizukage, sans que lui ne puisse la remarquer dans la foule. Dès que Watari devait s’exposer un peu trop, elle prenait sa place, mimant ses gestes et réflexions. Dans ce monde où ils ne devaient être qu’ombres, Eirin devenait le masque et visage du groupe.

Quand elle attrapa la bride d’un cheval, celui qui lui permettrait de traverser le pays du feu, elle regarda le bateau à quai avec dessus, le capitaine encore certainement à terre. En le voyant être frappé par derrière et tomber, les mâchoires de la Hoshino s’étaient crispées et pendant une fraction de seconde, elle avait failli l’aider. Sans connaître le passé du pirate, elle espérait que les pièces d’or qu’elle avait laissées dans la cabine dans la cale l’aideraient pour son avenir incertain.

Tel son cousin, Eirin avait dû subir de très nombreuses heures d’équitation et à la différence des ninjas, il ne lui fallut que quelques secondes pour dompter l’équidé et le guider sans soucis. Pendant tout le trajet, elle resta devant avec son cousin, forçant la marche des cheveux en poussant au maximum le sien. Elle le savait, traverser le Pays du Feu au plus vite pouvait leur offrir la vie. Alors qu’ils avançaient toujours, elle attrapa les brides de sa monture d’une seule main et alla poser l’autre sur l’épaule de Watari. Elle sentait son trouble, ses douleurs sans essayer de les caractériser. « Nous serons très bientôt à Tetsu. Repose toi aussi et dors un peu avec les autres. Je vais m’occuper des chevaux à la prochaine pause. » Sa main serra doucement l’articulation de son bras alors qu’elle lui lança un sourire discret. Oui, il n’était pas si courant de la voir sourire, Eirin. « Sauf à mourir, tu ne seras jamais seul, Watari ».

Il n’était plus héritier, elle était une samouraï perdue au Pays du Feu. Il se trouvait épuisée, elle désirait le porter, ce fardeau qui fatiguait son cousin de sang. Les formules de politesse, Eirin préférait les abandonner dans ce pays et dans ce même sourire, elle finit par le serrer contre lui. Sans un mot de plus, le serrait pour calmer ses peines, être proche de lui pour atténuer sa solitude froideur.
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Yuki Ayuka
Yuki Ayuka

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Sam 21 Oct 2017 - 13:14
La froideur du vent mer ne gênait pas plus que cela la jeune femme Yuki, pourtant quand elle posa pied à terre, le soulagement fut réel. Non pas qu’elle détestait les voyages, mais les vagues incessantes qui se brisaient contre la coque du bateau avaient eu le don de lui faire subir une sérieuse migraine. Enfin, à présent bien ancrée sur la terre ferme, une étape de franchit. Pour une fois, la ninja portait un simple haori brun avec une capuche, si différent de ceux colorés et légers qu’elle savait si bien arborer.

A la différence des deux samouraïs, Ayuka redécouvrit les joies de l’équitation…. Certes, bien plus jeune, son père lui avait appris à bien tenir ses rênes comme une vraie combattante mais cela remontait à tellement longtemps… Heureusement elle n’eut pas à faire de réels efforts car la monture suivit assez naturellement celles qui précédaient mais définitivement, Ayuka préféraient la rapidité des voyages arborés plutôt que ce cheval. Mais elle ne se permit aucune réflexion, sachant très bien que le groupe aurait besoin des forces offertes par les équidés.

A la pause bien méritée, la jeune femme s’étira enfin, son dos légèrement douloureux par cette randonnée équestre improvisée. Elle aida Eiichiro à se déplacer pour rejoindre les autres avant d’écouter comme tous, les mots de Watari. Oui, elle lui faisait confiance. Elle l’avait suivi et d’une certaine manière, elle avait glissé son destin entre les mains du samouraï. Mais parmi tous, il était le seul à qui elle désirait confier les clés de son existence.

L’idée d’envoyer le Soshikidan vers Kiri ne donnait pas réellement envie à la Yuki mais elle savait qu’ils pouvaient représenter une diversion de choix et après les évènements de Shîto… Oui, Ayuka savait que Kiri ne pourrait se permettre d’envoyer tous ses combattants pour les traquer. Pas si cela signifiait laisser le village de la Brume sans protection, pire, l’abandonner alors que des combattants d’Alderan se trouvaient peut-être juste à leurs portes.

Et puis il y avait Tsukiyomi. Ayuka faisait un réel effort pour ne pas y penser, pour ne pas revoir sa silhouette faire demi-tour dans la nuit. Elle était son amie et alors qu’ils pouvaient tous espérer une vie ailleurs, ensembles, elle était partie. Partie vers son clan, partie vers les Sabreurs, partie en les laissant. Les yeux de la Yuki se rougirent légèrement alors que son cœur se serra. L’enthousiasme d’Ayuka semblait se mourir, autant que son sourire si caractéristique.

Mais elle continue d’avancer. Avancer pour aider ses amis à survivre alors que son cœur semblait s’étioler lentement mais sûrement. Peu importe la fin, de toutes façons ? Kiri également n’arrivait plus à la faire sourire.

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Yuki Setsuka
Yuki Setsuka

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Dim 22 Oct 2017 - 13:40
Si elle avait froid avant... Là, c'est insupportable. Son coeur est tellement glacé dans sa poitrine qu'elle a l'impression que son sang lui-même est composé de glace... à tel point qu'elle est surprise de ne pas voir de condensation sortir de ses lèvres à chaque fois qu'elle respire. Setsuka se sent horrible complètement vide, froide et sans le moindre objectif ou plan. Muramasa, Koneko et ses parents ont décidé de prendre un autre chemin. Juste une précaution au cas où Kiri déciderait de ne pas laisser le groupe s'enfuir et peu importe les supplications qu'elle a faites, le groupe est partit de son côté, la laissant avec le reste du clan, au cas où. Mais maintenant, elle a un très mauvais pressentiment... Quelque chose d'horriblement froid, comme une voix lui murmurant que quelque chose, quoi elle l'ignore, va mal tourner. Le voyage en bateau est déjà fini et bien qu'elle réprouve fortement la manière dont ils se sont séparés de l'homme qui les emmenés ici, elle ne peut rien dire... si bien qu'elle s'est contenté de suivre, non sans s'assurer que ses kodachis sont toujours bien cachés dans ses manches et que son sac est toujours bien fermé. Le pays du feu est... Bizarre. C'est la seule chose qui lui vient en tête. En dépit du nom, il n'y a pas de feu à proximité ou même quoi que ce soit d'autre. Par contre les forêts sont énormes et bien qu'il y en ait également dans l'archipel. Cela dit, ce qui la rend particulièrement mal à l'aise actuellement n'est autre que l'énorme animal sur laquelle elle est assise. Le cheval fait deux fois sa taille et vu que le chevaucher avec son furisode n'est pas pratique, elle est forcée de le chevaucher en mettant ses deux jambes du même côté. Inutile de dire que garder son équilibre n'est pas facile. Actuellement à l'arrière de la file, elle peut entre autre voir Eiichiro complètement à l'avant, chevauchant avec Rakka.
Cela fait naître une vague pointe de jalousie, cette dernière disparaissant cependant immédiatement, noyée par ce froid qui lui gèle toujours le coeur. Certes, elle sait comment faire, mais chevaucher seule n'est pas vraiment son truc, même si l'animal est l'un des plus calmes du groupe.


****C'est vraiment stupide...****

Hi no kuni est pas vraiment le plus sur des pays et encore moins pour des ninjas de kiri, Nukenins ou pas. C'est même carrément dangereux, à tel point qu'elle se crispe à chaque fois qu'elle entend une branche craquer. L'animal sous elle a pas l'air plus traumatisé que ça cela dit, ce qui la rassure légèrement, si bien qu'elle avance sa main droite, câlinant gentiment la crinière blanche. C'est une belle bête, avec une robe complètement noire et des yeux bruns, sa crinière et sa queue étant par contre couleur neige. Elle ne reconnait pas la race, mais en tous cas, c'est une superbe créature, à la fois solide et très affectueuse à en juger par la manière dont elle s'est laissée câliner plus tôt. Finalement, elle repose sa main sur les reines, essayant de ne pas perdre l'équilibre avant d'observer le ciel, notant un magnifique ciel bleu sans nuages... ce qui ne manque pas de lui faire vaguement regretter la brume de Kiri. Il y a également plusieurs degrés de plus dans ce pays que dans le sien et même si l'air est pur, la délicieuse odeur d'océan est naturellement absente. Pour le coup, elle se prend à avoir le mal du pays et elle sent une sensation de déchirement froid dans la poitrine en se rappelant que sa grande soeur n'est pas là.

****Koneko-nee...****

A dix ans, cela fait longtemps qu'elle n'a plus pleuré. La trahison de Muramasa, même douloureuse ne l'avait pas vraiment fait pleurer non plus à cause du choc. Mais là... Maintenant qu'elle a vraiment besoin de sa grande soeur ou même de sa mère, il n'y a ni l'une, ni l'autre. Eiichiro est actuellement occupé avec Rakka et même ainsi, l'homme est loin d'être démonstratif. Le froid glacial dans sa poitrine augmente encore plus et elle baisse la tête, se contentant de laisser son cheval suivre le reste du groupe. Elle a froid... Tellement froid. Même alors que soleil tape à travers les feuilles des arbres, elle continue à ressentir cette impression de gel et l'espace d'un instant, elle se prend à se demander si c'est ce que les Yuki-onna ressentent. Une sensation de froid et de vide qui semble tout dévorer.

****Nee-san... Kaa-san... pourquoi vous m'avez laissée avec eux ? On aurait pu rester tous ensemble !****

Son coeur se gèle encore plus et soudainement, elle peut sentir cette vague sensation de rage l'envahir. Une haine glacée qui se tourne vers Kiri et tout ce que ça représente. Kiri, ces stupides adultes, leur politique et surtout, SURTOUT ce Kage. Ce Kage à cause duquel tout le monde a préféré partir. Cette politique à cause de laquelle ils ont du quitter ce sanctuaire pour lequel tant de gens ont donné sang et larmes. Le contact réconfortant du livre caché à l'intérieur de son furisode presse contre sa poitrine, le souvenir d'une certaine légende commençant à enfler dans son esprit, comme avant. Comme lors de la mort de son grand frère adoré, puis la trahison de son autre frère. Comme lorsqu'elle sentait le regard froid de son père dans son dos. Le froid augmente encore plus et elle ne sent même pas l'aura qui enfle lentement autour d'elle, commençant à faire voleter ses mèches blanches autour de sa tête. C'est ça être un humain ? La famille qui trahit la famille ? Le sang qui trahit le sang et la soif de pouvoir qui prend le pas sur tout le reste ? Les souvenirs de tout ce qu'elle a enduré depuis la mort de Nadare lui reviennent subitement et son aura disparaît, même si un sourire glacial illumine son visage baissé vers le sol. Si c'est comme ça...

****J'ai trop attendu... Mais maintenant... Sitôt que j'ai une minute seule, je vais me remettre au travail. Je vais faire ce que j'aurais du faire depuis longtemps et cette fois...****

Sitôt qu'elle aura atteint son objectif, cette souffrance disparaîtra et quand elle aura trouvé un moyen d'arriver à ses fins, la neige ne sera plus jamais la même. Son élément est là, en elle, attendant juste qu'elle puisse l'éveiller complètement. L'idée de la tête de ces traîtres et même des gens qui sont autour d'elle quand elle atteindra son but la fait sourire. Elle a tellement hâte...
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Hoshino Watari
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Dim 22 Oct 2017 - 18:40
Non. Le Soshikidan les retarderait. Sa proposition avait semble-t-il pousser Eiichiro Yuki à se porter volontaire comme leurre vivant. Cela ne lui plaisait pas. Il avait une fille ; allait-il réellement permettre que celui-ci se sépare d'elle ? Son honneur ne l'acceptait pas. Et il était un élément clef à ce groupe de Yuki. Même s'il ne le voyait plus, dépourvu de sa vue, Eiichiro Yuki restait la structure sur laquelle une partie du groupe reposait.

Il est hors de question que nous t'abandonnions ici. Je préfère laisser le monopole de l'abandon à ceux qui se drapent de leur bonne conscience. C'était dit. Et même si Eirin faisait preuve d'une douce et agréable promiscuité, le jeune homme y restait totalement impassible, comme si son esprit restait fixe sur un seul sujet, un seul objectif. Et c'était fort probablement le cas. Le jeune homme avait toujours un atout prévu dans sa manche pour ultimement gagner à ce jeu de chasse et de la souris. Et il comptait les duper tous, si le besoin s'en faisait ressentir. Ceux qu'il aimait. Ceux qu'il ignorait. Ceux qu'il protégerait. Se mettant devant le convoi après avoir remonté sur son cheval, il ordonna alors :

Comme Eiichiro l'a dit, notre destination est Tsuchi no Kuni, en direction du village de mon cousin. Nous sommes d'ailleurs bientôt à la frontière du pays de l'acier.

Ce n'était pas comme s'il laissait exactement le choix à qui que ce soit. Après tout, ici, à part lui, qui donnait des ordres ? Qui se battait encore pour ouvrir la voie ? Eirin restait fière, Ayuka, pleine de courage, mais il doutait fortement du fait que les deux enfants de ce groupe sachent se débrouiller seul. Quant à Eiichiro... Plus que d'être aveugle, c'est son esprit au bord de la rupture qui faisait de lui aujourd'hui quelqu'un de fragile et à charge. Cela dit, il ne sous-estimait pas son frère d'arme. Il savait parfaitement que si jamais péril devait arriver, celui-ci ne serait pas un homme facile à abattre, quoi que certains pouvaient imaginer. Son laïus terminé, les quelques minutes de pause accordée, il savait qu'ils devaient continuer d'avancer.

En route ! Il éperonna son cheval dans un claquement caractéristique. L'hennissement de l'équidé s'accorda alors au claquement de ses sabots. Malgré la fatigue, chaque seconde comptait.



Dernière édition par Hoshino Watari le Dim 22 Oct 2017 - 20:14, édité 1 fois
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Yuki Rakka
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Dim 22 Oct 2017 - 20:11
La petite Rakka tendit l’oreille. Elle était jusqu’alors appuyée au bastingage, observant les vagues frappant inlassablement la coque de leur navire. Surprise dans sa contemplation, dans le vent poussant les voiles vers d’autres horizons, il lui avait semblé entendre un cri à des lieux de là, un son fabulé qui vrilla le cœur de la jeune Yuki. L’enfant cacha son visage entre ses bras et laissa se glisser entre ses manches les traces d’un chagrin immature. Elle s’en était rendue compte trop tard, mais monter sur ce bateau la séparait ad vitam aeternam de sa mère et de celui l’ayant aimé comme sa fille. C’était une vérité dure, mais il y avait chez Rakka quelque chose la faisant voir au-delà de cette première constatation. Malgré la douleur et son jeune âge, la fillette possédait une tête bien faite, un esprit doucement affuté qui lui avait permis de mettre des mots sur ses émotions et de communiquer avec son père sur l’acte qu’il avait perpétré à son insu. Eiichiro avait été d’une justesse sans fioriture, dirigeant l’enfant sur une vérité de laquelle certains adultes jugeaient bon de la protéger. Le danger, l’affection, l’espoir, ainsi étaient les mots s’étant gravés dans la mémoire de la brune, les mots lui faisant accepter cette douleur nécessaire. Son père pouvait en être fier, on avait bien élevé Rakka et cette dernière se rappelait secrètement ses maigres expériences et apprentissages pour demeurer celle que l’on attendait qu’elle fût. Le petit rayon de soleil avait pourtant du mal à briller, la tristesse emplissait son regard d’or et elle s’accrochait à un souvenir assez récent pour dépasser cette douleur parasite. Elle pinça sa tunique, ravalant ses larmes, et tourna la tête vers ces autres composant désormais son entourage improvisé. Rakka se savait épaulée dans ces étranges sentiments que tous ressentaient, la tristesse avait bien des visages et les adultes avaient des préoccupations qu’elle ne connaissait pas encore. Séchant ses yeux, l’enfant songeait à une chose que sa mère lui répétait souvent lorsque le nouvel homme de sa vie s’éloignait d’elles, quelque chose qui lui redonnait ce sourire si précieux. Alors, ses lèvres s’étirèrent à nouveau et ses yeux pétillèrent tandis que la brune passait outre ses chagrins. Le temps seul l’aiderait, comme lorsqu’elle était venue à Kiri, et Rakka se porta au-devant des adultes dont elle espérait bien tirer un sourire avant de toucher terre.

***

De bonne humeur ou pas, Rakka pouvait à peine y songer. La course effrénée s’était engagée et l’enfant sentait la fatigue écraser ses épaules encore bien fragiles. À pied, en bateau, à cheval ou que savait-elle encore, la petite devenue nukenin par la force des choses n’en pouvait plus. Son corps la lançait, son esprit peinait. Quand bien même on lui aurait demandé son nom qu’elle se serait sentie incapable de répondre. Dans leur fuite, la fillette s’était perdue ; elle ne savait plus d’où elle venait, où elle allait, encore moins par où le groupe était passé. Il n’y avait plus que la croupe de ce cheval devant le sien et la présence d’Eiichiro dans son dos qui avaient réellement prise dans son esprit. Rakka ne faisait plus attention à rien et faillit pousser leur monture dans celle de Watari quand le groupe s’arrêta enfin. Elle chancelait, ses doigts crispés sur les rênes cachaient des cloques brûlant ses paumes et ses yeux usés par la route la piquaient. Inévitablement, ses jambes et son dos courbaturés refusèrent de lui obéir et ce fut Eiichiro qui fut contraint de l’aider à regagner terre où son poids se révéla insupportable pour sa propre anatomie. Au-delà de la douleur, c’était la déception qui scellait ses lèvres. Il lui avait fait confiance, se faisant ses jambes pendant qu’elle se faisait ses yeux au lieu de laisser un autre tenir simplement les rênes du cheval les supportant tous deux. De ce mal indicible dont elle ne voulait pas faire montre, la petite sentit ses yeux se réhydrater douloureusement et ce cocktail ne tarda à l’emporter dans les brumes d’un sommeil trop longtemps repoussé. Elle ne se réveilla que bien plus tard, bercée par le pas régulier d’une monture agitant doucement les bras d’un père la tenant fermement contre lui, ignorante de tout ce qu’il s’était dit entre-temps. Cela n’avait pas d’importance, la brunette faisait confiance à celui lui ayant légué cette sombre crinière : aussi sûrement que son sang coulait dans ses veines, il la protégerait et cette certitude valait bien tout le confort du monde. Rakka se rendormit.

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Yuki Akimitsu
Yuki Akimitsu

Au travers du néant ft. Eiichiro, Rakka, Ayuka, Akimitsu, Eirin Empty
Mar 24 Oct 2017 - 17:52
J'avais tout laissé derrière moi pour que les intérêts de mon clan survivent. La décision que j'avais prise n'était pas des plus évidentes, mais elle me semblait la plus logique à mes yeux, et le temps ne faisait que confirmer cela. Je ne savais pas ce que nous allons devenir, ni même si notre ancien village était déjà à nos trousses ; si tel était le cas, où se trouvaient les traqueurs ? J'étais aux aguets à chaque instant, et cela me fatiguait énormément. J'assume néanmoins entièrement ma décision, et je ne la regrette point. La nostalgie remontait sans cesse, repensant aux différents amis que j'avais pu me faire là-bas. C'est dans un moment tel que celui-ci que je me disais qu'il serait très dur de faire de ce monde un monde de paix et de liberté, mais cela ne remettait pas en cause mes convictions les plus profondes.

Contacter le Soshikidan ? C'était plutôt risqué, au vu des circonstances actuelles. Eiichiro nii-san a affronté l'un de leurs membres, ce qui nous ferait partir sur de mauvaises bases. De plus, j'imagine qu'ils ne nous aideraient point sans qu'ils aient quelque chose en retour de notre part. Je n'arrêtais pas de repenser à la vie que nous risquerions de mener à Iwagakure : comment l'intégration allait-elle se passer ? Allons-nous arriver à temps là-bas avant que l'on nous trouve ? J'avais déjà rencontré deux Iwajins, il y a quelques mois, lors de l'examen chûnin : l'un était plutôt froid et distant avec des pupilles blanches qui m'intriguaient toujours, tandis que l'autre était une femme médecin. J'imagine que par leur biais, l'intégration sera davantage facilitée.

Je n'avais plus la force d'émettre la moindre réponse à la suite de la réaction de mon grand frère. Il était bien évidemment hors de question qu'il nous abandonne, et je pensais qu'il avait entièrement sa place auprès de ce fameux village. J'essayais de garder la tête haute, mais c'était une tâche plutôt délicate à l'heure actuelle. La notion du temps n'existait presque plus pour moi.

Watari avait réussi à répondre de la même façon que je l'aurais fait à mon grand frère. Je gardais un œil bien attentif auprès de ma nièce, alors qu'elle était en plein sommeil. J'imaginais que pour elle, cela devait être bien moins évident que pour nous. Quand une pause nous daignait être accordée, j'en profitais pour boire un bon coup avant d'essayer de chasser les brutaux souvenirs de Kiri hors de ma mémoire. Je voulais faire un trait sur cela, mais je n'y arrivais pas. J'avais espoir que la situation de leur côté leur était favorable, et qu'un jour, les Kirijins pourront trouver un soupçon de stabilité avec un chef aussi bien respecté que respectable.
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