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Diurne Apophtegme | PV Etsuko

Sōryū Kanon
Sōryū Kanon

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Ven 27 Oct 2017 - 14:21



Il régnait une certaine dystopie dans l’Académie Hashira. Tous étaient loin de trouver la catharsis dont ils rêvaient en leur for intérieur. Autant les desseins de ce lieu visaient l'épanouissement des apprentis dans les arts liés aux ombres, visant à faire d'eux de vaillants Shinobis. N’éprouvant craintes ou peur dans leur cœur et prêts à servir leur Village Caché jusqu'à la mort. Pourtant, bien des âmes hantant le lieu voyaient leur esprit faillir dans cette tâche ardue. La crainte d'échouer, la pression, porter les espoirs de leur clan, … et pléthores de bien moult raisons plus ou moins précises, faisaient que certains se brisaient les ailes, s’étiolaient dans les méandres d'infinies souffrances et de tourments.

Veillez à ce que toutes ces bleusailles ne perdent espoir, ou ne s'égarent vers un chemin bercé de mélancolie était un devoir et un accord tacite chez les Shinobis devant les former et les conseiller. Simplement, repérer les maux empoisonnant les esprits d'une gangrène sinueuse, n'était pas la une tâche aussi simple que de lancer un kunai ou encore d'apprendre l'un des nombreux jutsus de base.

Kanon était l'un des démons de cette institution encore récente. Il y tissait de noirs desseins, ayant pris l'habitude d'y traîner bien souvent. Aidant à faire respecter le règlement, il cherchait toujours à frapper de son courroux vengeur le moindre genin ne respectant pas le règlement à la lettre. Quel plaisir de jouer les inquisiteurs flamboyant, punissant les têtes à claques tel juge, juré et bourreau. Trouver à chaque fois de nouvelles sentences plus malicieuses et impensables les unes que les autres, était une sorte de petit plaisir coupable. Après tout, il fallait bien s'amuser un peu de temps à autre.

Il était paré d'une tenue qu'il appréciait particulièrement, synonyme de son appartenance au monde le plus obscur, mais néanmoins aux légères teintes azurées rappelant les cieux. C'était l'un des signes distinctifs que seuls les Sōryū usaient. Comparables à nuls autres, ces apparats suscitaient une certaine noirceur alliant prestance.

Faisant une rapide ronde, surveillant les lieux, mais surtout les vils chenapans devant se forger dans le fer de ce qu'était la véritable quintessence d'un Village Caché, c'est-à-dire le côté militaire de cette engeance, le Jonin marchait d'un pas assuré. Son regard était vif, à la recherche de la moindre occasion de repérer quelque chose demandant son irréfragable intervention.

Fier, hautain, implacable. Kanon n'était pas le genre de personne à s'égarer dans les frivolités de la vie. La vision des élèves concernant le Dragon était pour la plupart unanime. Sa simple présence suffisait à susciter peur ou admiration de leur part. Il était connu comme le loup blanc et ne manquait jamais une seule occasion de frapper de son courroux vengeur tout élève osant faire le malin.

Arrivant près du terrain d’entraînement, il aperçut alors un bien étrange spectacle, qui ne manqua pas de l'intriguer. L'improbable s'était une fois de plus glissé au sein de l'Académie Hashira. Cependant, l'incarnation de la Justice allait remettre de l'ordre.

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Naari Etsuko
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Ven 27 Oct 2017 - 21:27
L'Académie était assez tranquille en cette douce après-midi d'été.

La Naari avait passé une matinée des plus agréables, aidant sa mère à la serre comme à son habitude. Elle était ensuite rentrée pour aider son père avec les ventes de fleurs, gardant pour elle une petite violette qu'elle glissa dans ses cheveux. S'étirant et allant se changer pour la troisième fois de la journée, abandonnant le tablier de vendeuse qu'elle mettait le temps de son travail à l'échoppe pour sa tenue d'entraînement, elle se dirigea enfin vers l'Académie. Elle avait posé le pied pour la première fois dans cette toute nouvelle institution il y a de cela deux ou trois semaines. La zone sur laquelle elle avait été construite était l'un des anciens terrains de jeu de son groupe, lorsque ce n'était qu'une plaine rocheuse.

Les bâtiments qui composaient ce lieu d'apprentissage et d'entraînement étaient sombres comme la pierre qui entourait le village, aidant à la méditation et à la concentration selon sa mère. Au fond, pour elle, c'était plutôt une source d'angoisses, de peurs sombres et de surprises désagréables. Mais... Mais elle s'était promis de ne pas fléchir. Elle s'était enfin trouver un objectif important, alors ce n'était pas un tas de cailloux qui allait l'empêcher de mettre son plan en oeuvre.

Elle était arrivée, suivant un rayon de ce soleil jaune de saison estivale qui se glissait au travers des lourdes portes entrouvertes du monument d'accueil. Elle avait un peu vagabondé pour essayer de s'habituer à ce lieu qui en devenait parfois presque glauque lorsque le temps était maussade avant de retourner en soupirant vers l'entrée. Elle avait croisé deux groupes de ces jeunes genins venus pour s'entraîner, accompagnés de leurs senseis parfois à peine plus vieux qu'eux. Elle était comme eux, ou du moins leur ressemblait-elle dans sa situation, mais elle demeurait totalement différente à leurs pratiques. Elle n'était d'aucun clan, d'aucune lignée... Elle n'avait aucun pouvoir, aucun contact, personne ne semblait s'intéresser à l'ombre qu'elle était, reléguée au rang d'une simple fille de commerçant sans réel potentiel. Elle laissait la plupart d'entre eux totalement indifférents en résumé.

Parfois, leur regard était teinté de mépris lorsqu'ils connaissaient ses origines, ou tout simplement dédaigneux. "Tu ne feras jamais rien, paysanne." "Incapable !" "Aucun clan ? Pas intéressant." Des réponses emplies de préjugés. Enfin, elle s'en accommodait désormais, cherchant juste la perle rare qui accepterai de l'entraîner pour qu'elle puisse enfin se rendre plus utile à sa famille et éventuellement, plus tard, de découvrir le monde. Oh oui, c'était un bien modeste but, mais elle l'était après tout, modeste. Elle n'avait pas une puissance hors norme, elle était facilement inquiète sans pour autant être peureuse, trop souvent trop précautionneuse.

Elle reçut donc un nouveau refus. Personne ne voulait faire d'elle son élève pour le moment. Elle devrait revenir plus tard, dans quelques heures, quelques jours, semaines, mois, années... Peut-être un jour, mais pas celui-ci. Soupirant la demoiselle se redirigea vers les terrains d'entraînement. Elle se perdit alors dans ses pensées, un peu rêveuse, réfléchissant notamment à ce qu'elle allait pouvoir y faire.

Elle y trouva quelques mannequins qui y traînaient, une aubaine qui n'était pas toujours une évidence. Souvent, s'il en restait, ils étaient détruits en grande partie. Inutiles en tant que cibles, elle s'en servait alors de fertilisants pour faire pousser des champs de fleurs, imaginant un champ de bataille où la guerre se serait terminée par un bain de sang général sur lequel auraient poussé des fleurs rouges, des fleurs de mort, des fleurs de vies parties trop tôt sans réelle raison, un champ de mort en somme. Elle soupira à cette nouvelle idée sombre et commença à se mettre en place, traçant une ligne à une quinzaine de mètres des mannequins encore debout. Elle commença alors quelques mudras avant d'enchaîner des gestes bien plus amples, terminant la paume droite dirigée vers ses cibles, main gauche sous le coude de son bras tendu en direction des pantins de bois et de paille.

Une rafale de pétales multicolores se jeta sur sa proie, la tailladant à deux nombreux endroits. Les "blessures" étaient peu profondes mais bien présentes. Elle enchaîna ainsi deux ou trois attaques similaires avant de recevoir une boule d'eau en plein dans la tête, sur le côté. Concentrée, elle n'avait rien vu venir et bascula sur le côté, trempée et un peu sonnée par le choc. C'était ce groupe d'imbéciles qui se considérait de pure lignée qui, une nouvelle fois, était venu pour la bousculer. Elle était assez mature pour les ignorer, mais si d'habitude ils se contentaient de la chamailler un peu, cette fois, le regard mauvais dans leurs yeux et la véritable attaque attestait d'un changement qui n'était pas en la faveur de la demoiselle trempée et agenouillée, à moitié affalée sur le côté, en train de se relever lentement.

« Qu'est-ce que tu fous là, la p'tite marchande ? On t'avait pas dit de dégager et de jamais rev'nir ? Va faire pousser tes fleurs ailleurs ou tu vas comprendre ta douleur. »

La peur venait saisir la jeune enfant à la gorge. Elle ne savait pas jusqu'où ces deux garçons et les deux pimbêches qui leur servaient de suivantes dans leurs méfaits pouvaient aller, mais certainement bien trop loin pour elle.

« Jt'ai posé une question la gueuse. T'avais pas compris l'autre jour ? Je t'avais dit qu'il fallait pas nous chercher. Tu vas payer pour ce connard de prof tiens ! »

L'individu enchaîna des mudras rapides, invoquant une nouvelle bulle de suiton qui plaqua Etsuko à terre. Toussant après cette nouvelle attaque qui lui avait bloqué la respiration durant quelques secondes, elle se releva, l'air déterminé. Elle ne faisait pas le poids. C'était certain. Mais elle n'abandonnerait pas si facilement. Serrant les dents, elle reprit la même technique que celle qu'elle venait de pratiquer. Alors que le deuxième crétin de service commençait à foncer sur elles, prêt à la frapper une nouvelle fois, il fut cueilli en chemin par un souffle de pétales qui lui firent de nombreuses petites lacérations sur les bras et le visage alors qu'il tentait de s'en protéger tant bien que mal, bras croisés devant sa face d'imbécile.

« Laissez-moi en paix ! »

La fleuriste reculait, peu sûre d'elle. A quatre contre un, elle n'avait aucune chance, ne lui restait que l'espoir que quelqu'un intervienne. Surtout que ces ennuyeux personnages arrivaient de la seule entrée de ce terrain d'entraînement. Elle l'appréciait parce qu'il était plus calme, mais il semblerait que cette fois, cela se retourne contre elle. Toujours garder une échappatoire... Elle s'en souviendrait.

Se mordant la lèvre, elle tenta sa seule chance. Une technique que sa mère lui avait apprise récemment et qu'elle ne maîtrisait pas encore bien. Une tornade de pétales dont elle était le centre, technique plutôt forte contre plusieurs opposants mais qui impliquait de se rapprocher. Elle pourrait peut-être ainsi s'ouvrir un passage pour fuir... Elle se mit alors à foncer en criant vers ses bourreaux qui semblèrent prit de court, ne s'attendant absolument pas à une telle réaction. Faisant ses mudras en filant à toute vitesse vers sa seule porte de sortie, la demoiselle finit par créer sa technique qui tournoyait autour d'elle.

De nouveau surpris par son attitude, les gamins s'écartèrent, se protégeant derrière des techniques aqueuses pour ceux qui étaient restés en retrait, celui qui avait tenté d'avancer se retrouvait une nouvelle fois couvert de multiples petites blessures qui auraient pu être bénignes si elles n'étaient pas si nombreuses. Relâchant sa technique après avoir finalement passé ce groupe, elle jeta un regard en arrière pour vérifier qu'ils ne l'attaquaient pas déjà. Elle vit alors une boule d'eau lui foncer dessus à nouveau, la frapper en plein milieu du dos et ainsi la projeter droit contre un autre corps humain qui se tenait dans l'ouverture de la porte. La demoiselle rebondit littéralement contre l'homme, retombant à ses pieds, une nouvelle fois trempée. Comprenant à peine ce qu'il se passait, l'enfant se prosterna immédiatement devant cet homme à l'allure importante, front posé sur ses mains plaquées au sol.

« Toutes mes excuses, messire. »

Le coeur d'Etsuko battait à toute allure. Alors qu'elle pensait avoir réussi à fuir son seul problème, elle venait de bousculer un gradé, ce qui lui vaudrait certainement une punition bien plus grande qu'un simple passage à tabac, et elle serait certainement suivit d'un sermon une fois rentrée chez elle. Pourquoi tout dégénérait alors que la journée était si belle ?..

HRP:
 
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Sōryū Kanon
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Sam 28 Oct 2017 - 7:26




S'il y avait bien une chose de vrai à l'Académie Hashira, il s'agissait que ces fichus genins ne manquaient jamais l'occasion de faire de mauvais tours. Se croyant tout permis, ces héritiers pour la plupart, de clans réputés qui plus est, pensaient que l'institution était à leur service, et non l'inverse. Qu'ils n'étaient aucunement au service de cette école, pour de meilleurs lendemain, pour l’intérêt du village Caché et ses habitants. Que nenni ! Ce à quoi aspiraient la plupart était plutôt leur intérêt personnel. Un grade élevé apportant renommé au clan, ainsi que synonyme de pouvoir bien entendu. C'était quelque chose qui bien sûr était d'une certaine connivence, même chez certains professeurs de l'Académie. Trouver plus ou moins rapidement un Sensei dépendait de la renommé du clan et des capacités de l'élève. Ceux ne disposant pas d'un pedigree irréprochable étaient damnés à jamais à se voir en quelque sorte exclus. Que ce soir par les autres élèves ou bien même le ceux censés être impartial dans le tutorat.

Kanon n'était pas né de la dernière pluie. Il savait parfaitement que ce système vicié reléguait certains aux affres de bien des tourments et d'amères désillusions. Après tout, à Iwagakure, si on n'était pas parmi les grands clans fondateurs, on avait bien du mal à tirer son épingle du jeu. Il était cependant l'un des rares à avoir tiré son épingle du jeu. Les Sōryū avaient beau être à Rokkusu depuis fort longtemps, personne ne les considéraient réellement comme un clan important. D'ailleurs, Kanon était le seul à s'être lancé dans l'aventure de devenir Shinobi. Les autres s'étant contenter de se bercer dans le commerce, sans laisser transparaître l'incroyable lignée et les traditions dont ils étaient issus. Du temps de l'ancien village, ils étaient réputés extrêmement riches et doués pour les arts commerciaux. Animés par une passion pour les Beaux Arts d'ailleurs. Dès le changement en village militaire, leur nature ancestrale dans les arts obscurs transparut. Avec le Dragon montant les échelons hiérarchiques avec une aisance dont bien peu pouvaient se targuer. Preuve que ce clan, bien que mineur, n’avait rien à envier aux autres. Si ce n'est au contraire, avoir l'avantage d'un certain anonymat. Chose plus précieuse que de se pavaner explicitement en se vantant de telle ou telle capacité pas piquée des hannetons. La vérité était que ce clan se basait depuis bien longtemps, avant même l'apparition il y a deux centenaires du Chakra, sur des arts aussi obscurs que la nuit des temps.

Déjà prenant la direction du lieu, les pas se firent plus pressant et le regard vif. Du raffut tonnait haut et fort, venant du terrain d’entraînement. Où une rixe semblait prendre place entre des genins. Chose habituelle, du moins lorsque c'est encadré. Mais là, ce n'était pas le cas. Une jeune demoiselle semblait être prise à parti par ses camarades et durement violentée. Malgré sa faible constitution, ils étaient à quatre contre elle. Dont un semblant plus acerbe que les autres. Certainement complexé par quelque chose pour être ainsi. Parlant de marchande et de fleur, le zigoto brassait le vent devant le jeune femme qui était trempée et au sol, tentant tant bien que mal de se relever. Un autre mot, dur, venait la qualifier de non noble.

Kanon observa la scène, croisant les bras. Peut-être que la martyrisée pouvait s'en sortir seule. Qu'elle ne voulait-elle pas d'aide, prouver qu'ils avaient torts sur son compte. Lui laisser la chance de montrer de quelle bois elle était faite. Chose qu'elle fit, tentant le tout pour le tout. Usant d'une étrange capacité en rapport avec ce qui semblait être des pétales de fleur. Elle implorait qu'ils la laissent, qu'ils l'oublient. Mais l'homme était un loup pour l'homme. Et cela était encore plus vrai lorsqu'il était en meute. Elle avait peur, elle était désavantagée face à ses opposants. Cela révulsait quelque peu le Dragon, qui fronça les sourcils, en plissant les yeux. Il était à deux doigts d'intervenir. C'était son rôle après tout. Ne voulant pas laisser ces brutes à la matière grise déficiente continuer plus loin. Premièrement, ils allaient à l'encontre du plus élémentaire règlement. Deuxièmement, la jeune femme ne méritait pas un tel traitement. Serrant son poing, ce dernier allait finir par faire s'abattre la justice.

Contre toute attente, la demoiselle esquissa un mouvement inattendu. Limite suicidaire, cette dernière fonça vers ses agresseurs, pour un dernier baroud d'honneur. Cela relevait soit de l'inconscience la plus démesurée, soit d'un courage rare pour en découdre. Kanon sourcilla à cette vision, qui le surprit. Intériorisant ce sentiment, il resta de marbre. La demoiselle réutilisa encore des pétales, mais pour une technique bien plus avancée. Créant une tornade de pétales autour d'elle, ce qui lacéra les opposant qui tournaient le dos au surveillant et ne s'étaient toujours pas rendus compte de sa présence et qu'il n'en perdait pas une miette. Elle même ne l'avait pas remarqué. Bien trop concentrée sur sa situation. Se frayant autant que faire se peut une issue, il suffit d'un moment d'inattention de sa part pour recevoir une fourbe attaque de suiton de plein fouet, ce qui ne manqua pas de la projeter vers un obstacle inattendu. Bousculant le Jonin de plein fouet, qui ne bougea pas d'un pouce. Entrant en collision face à face, la jeune femme tomba une nouvelle fois, toute ruisselante après la caresse de l'eau ayant frappé son corps. Comprenant la situation, elle se prosterna pour demander grâce, comme si la faute lui incombait totalement.

Fronçant une nouvelle fois les sourcils, doublement courroucé, Kanon regardait l'étrange demoiselle qui était totalement impuissante et se livrait d'elle-même à la punition qu'elle méritait. Puis son regard se dirigea vers les écervelés qui étaient lacérés de toute part, mais qui semblaient bien embêtés pour le coup, que l'un des rares surveillants, doublé d'enseignant occasionnel, soit face à eux, certainement témoin de leur félonie.

« Vous pouvez vous lever ? » -dit-il, tendant une main à la frêle, mais belle fleur qui semblaient avoir été un brin trop arrosée- « Vous n’êtes pas blessée ? » -demandant avec une voix monocorde-

Relevant ses yeux aux teintes opalines en direction des quatre réels fautifs, le Dragon leur tint ce langage ;

« Si ce n'est pas les habitués de la salle de retenue, mes yeux me font défaut. Vous connaissez la direction je crois. » -les invitant à rejoindre le fameux purgatoire en quête de rédemption-

La fameuse salle de retenue que Kanon aimait à remplir de genins joufflues ayant fauté.

« Au fait, qui est ce professeur dont vous parliez ? » -esquissant un sardonique sourire-

Les blessures étaient bénignes, du moins pour le moment. Inutile de leur donner le privilège de passer par la case infirmerie. Peut-être par excès de zèle mal placés, ces sacripants allaient tenter de plaider leur cause ou encore de rejeter la faute sur l'apprentie disposant d'un étrange jutsu en rapport avec les fleurs.


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Naari Etsuko
Naari Etsuko

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Dim 29 Oct 2017 - 19:27
L'homme avait l'air calme, plutôt amusé par la situation.

La jeune fille s'était prosternée immédiatement lorsqu'elle avait compris qu'elle était rentrée dans un gradé. Elle qui était une simple fille de commerçant, qui n'avait aucun sang pour la propulser dans la hiérarchie, avait toutefois compris l'importance de respecter celle-ci. Elle devait faire profil bas, ce qui était encore plus vrai tant qu'elle n'avait pas fait ses preuves. Ainsi prosternée devant son supérieur, elle n'osait bouger, respirant à peine, de peur de se faire exclure définitivement de l'endroit, ce qui lui ferait ainsi perdre toute prétention à devenir kunoichi. Elle perdrait son rêve...

Front posé sur ses mains plaquées au sol, en forme triangulaire, elle sursauta lorsqu'elle entendit finalement la voix de l'homme. Celle-ci était bien plus acerbe, plus moqueuse que ce qu'elle n'aurait pu le penser. Ce petit jeu l'amusait. Elle releva légèrement la tête à ses premières paroles, ne semblant pas être furieux contre elle. Il lui demandait simplement si elle allait bien... Mais il était trop tôt pour se réjouir. C'était peut-être un pervers qui aimait à mettre en confiance ses victimes avant de les détruire psychologiquement... Elle resterait aussi humble que possible, cela lui en ôterait peut-être l'envie...


« Je... Je vais bien, Monsieur... Merci... Je suis désolée... J'espère que vous n'avez pas eu mal... »

Elle accepta la main tendue, se relevant en s'y appuyant le moins possible, la gardant juste comme stabilisateur pour ne pas glisser dans l'eau qui chutait doucement au sol, perlant sur ses cheveux, ses joues, ses épaules, ses hanches et ses cuisses. Elle était trempée, comme une fleur balancée au coeur d'une tempête sans merci. Elle avait cependant résisté à cette pluie torrentielle et en sortirait plus forte. Du moins elle l'espérait. L'homme parlait désormais à ses détracteurs, un air presque narquois sur le visage. Il aimait à punir des élèves semblait-il. Un professeur sadique ?

Alors qu'elle était encore un peu sonnée par les attaques aqueuses qui l'avaient frappé à répétition, elle entendit vaguement un grommellement du nom du professeur venant du plus agressif du groupe. Un certain Hyûga sévère semblait-il. Le festival d'été ne suffisait visiblement pas à apaiser toutes les âmes de ce village. Relâchant finalement la main de son sauveur, elle se rendit compte qu'elle l'avait gardé bien plus que nécessaire. Rougissant, elle fit un pas en arrière et baissa la tête.


« Désolée Monsieur. Je suis en train de vous mouiller, désolée... Je... Je m'appelle Naari Etsuko... J'accepterai n'importe quelle punition pour me faire pardonner de cette faute... »

Alors qu'elle s'écartait et se faisait aussi petite que possible, souhaitant disparaître, elle entendit la voix énervée du jeune garçon qui dirigeait ses trois compères.

« Mais enfin m'sieur ! Vous avez bien vu ce qu'elle a fait cette gueuse ! Non seulement elle vient ici alors qu'elle n'a même pas de professeur et pas de permission, elle nous attaque alors qu'on avait rien demandé et vous allez la laisser s'en tirer comme ça alors que vous nous envoyez en retenue parce qu'on a répliqué quand elle nous a attaqué ?! »

Il avait accepté de décliner l'identité de son professeur uniquement avec l'espoir que cela serait signe de sa bonne volonté. Il n'avait certainement pas compris que cet adulte avait vu la plupart de la scène, ce qui paraissait évident à la jeune fille au vu de son attitude. Ce garçon était décidément aveuglé par sa rage de ne pas avoir pu passer ses nerfs sur elle. Enfin... Il cherchait désormais à rejeter toute la faute sur elle. En d'autres circonstances, elle se serait défendue, l'aurait probablement traité de menteur et l'aurait attaqué, mais devant un gradé qu'elle avait à moitié bousculé... Elle n'osait même pas ouvrir la bouche pour se défendre.

Le gamin était désormais poussé par ses camarades qui y allaient de leur commentaire pour la charger, inventant qu'elle n'en était pas à sa première attaque à leur égard. Comme si c'était elle qui s'amusait à les persécuter. Mais plus ils en rajoutaient, moins ils étaient crédibles. Il la décrivait comme une folle prenant plaisir à attaquer les autres genins. Comme si elle en avait la capacité... Comme si elle était forte... Alors qu'elle n'était que misérablement faible et incapable de se dégoter un professeur... La peur grandissait en elle. Elle se voyait déjà exclue, loin de tout espoir de devenir ninja et d'aider réellement ses parents, prendre leur relève et mourir quelque part sur le chemin entre la serre et le magasin... Une larme discrète s'ajouta alors aux gouttes d'eau qui glissaient sur son visage et elle ferma les yeux pour retenir les autres et ne pas se rendre plus pitoyable qu'elle ne l'était déjà.

Ils plaidaient désormais leur défense avec pour argument les blessures dont ils étaient couverts, le même genre de "blessure" qu'ils auraient pu subir en se faisant griffer par des ronces... C'était ridicule mais elle ne riait pas. Elle en était incapable. Le gradé quant à lui semblait bien s'amuser de la situation, il se régalait littéralement. Comme si c'était sa passion de voir des élèves s'enfoncer tout seuls. Le groupe devait bien avoir compris cela puisque leur discours changeait peu à peu, allant progressivement vers le "Moi j'ai rien fait..." jusqu'au "J'vous jure j'ai essayé de les en empêcher.". Des dégonflés... Il n'y avait que le dirigeant de ce groupe qui serrait les dents et se mettait presque à aboyer sur elle pour "qu'elle avoue". Avouer quoi ? Avoir voulu s'entraîner ? Elle restait cependant là, muette, attendant la sentance de l'homme aux yeux verts comme les siens, qu'elle avait eu le temps d'apercevoir pendant une petite seconde avant de baisser le regard, incapable de le soutenir dans une situation si embarassante.

Elle commençait également à avoir froid dans cet endroit sombre, entre les pierres du bâtiment qui absorbait toute la chaleur du soleil et la brise légère qui servait d'aération pour garder un air sain dans l'Académie, le vent séchant l'eau qui la glaçait de plus en plus, créant un véritable écart entre la température normale de la journée et celle qu'elle ressentait par ce duo peu agréable d'eau et de vent. Elle demeurait ainsi immobile pour connaître cette sentance qui allait bien finir par arriver. Son esprit se mettait alors à rêver que le professeur, après avoir châtier ces éléments perturbateurs, lui accorde quelques secondes pour qu'elle puisse jouer sa carte et espérer enfin avoir un sensei sur qui compter pour découvrir plus en profondeur l'art shinobi. Mais cela n'était pour l'instant qu'un rêve, un espoir onirique loin de toute réalité.
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Sōryū Kanon
Sōryū Kanon

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Lun 30 Oct 2017 - 2:52



Il y avait quelque chose d'amusant dans ce jeu du chat et de la souris se déroulant en ces lieux. Tenter de se justifier pour s'échapper aux sanctions, lorsqu'on ne respectait pas les règles, faisait légèrement rire intérieurement l'implacable inquisiteur. Toujours à chercher des excuses ou à se complaire en implorant grâce. Cela était tout autant risible, que navrant en un sens, que des fautifs tentent de se soustraire à ce qui les attendaient tôt où tard. Le karma vous rattrapait toujours, au moment où vous vous y attendiez le moins.

Tremblante et ruisselante, la jeune femme se prosternait dans une dévotion exprimant toute son âme à nue. Une sincérité rare émanait de la faible demoiselle toute tremblotante. Elle semblait désespérée et dans une grande détresse. Le Dragon le ressentait aisément. Il savait parfaitement ce qui s'était déroulé, étant témoin de l'échauffourée de ses propres yeux nébuleux, mais attentifs. Il n'en avait pas raté une seule seconde.

L'aidant à se relever, sa main restait fébrile. Certainement encore apeurée par la situation. Se demandant s’il s'agissait de son sauveur ou bien de son bourreau.

« Ne vous inquiétez pas. » -posant un bref instant ses yeux sur l'étrange élève qui semblait peu rassurée-

Elle paraissait aller bien, malgré les brimades de ses camarades. Ces derniers caquetaient, lançant le nom du fameux professeur appartenant logiquement aux Pupilles Blanches, à la simple évocation.

« Et bien, vous devriez prendre exemple sur Naari-san et accepter la punition que vous semblez chercher avec tant d'hardiesse. » -dit-il, les prévenant que toute résistance serait vaine-

Cependant, bien entendu, ces sacripants rétorquèrent. Chose qui énerva encore plus le Jonin, comme vous pouviez vous en douter. Cependant il n'en fit montre, dans un premier temps du moins. Voulant voir jusqu'où ils étaient prêts à mentir pour se dédouaner de la responsabilité de leurs actes viciés. Rejeter la faute sur la victime était un classique bien connu. Palabrant moult raisons infondées et chimériques pour mettre le tort sur la demoiselle qui était transie et meurtrie par le froid aqueux. Malgré la saison, elle risquait un rhume évident. Ils la décrièrent comme une démone, une mauvaise fille, se livrant aux péchés les plus abjects. À les entendre, elle tyrannisait les autres avec une malice digne de renarde. Toutes ces allégations étaient risibles. Plus ils en rajoutaient, mieux c'était. Le retour de bâton allait être dantesque. Ils montraient les lacérations qu'elle leur avait infligées, se plaignant comme des pleureuses lors d'un enterrement.

Plus le discours avançait, plus il se transformait inexorablement. Les freluquets semblaient se rendre à l'évidence que toute discussion était inutile. Cela ne faisait que les desservir davantage. Cependant, l'un, le plus véhément, était animé d'une hargne insatiable. Criant sur la pauvre d'avouer ses torts, qui demeuraient pourtant inexistants.

La mascarade commençait à bien faire. Prenant une voix d'outre tombe, l'Iwajin déclara alors son jugement, de façon implacable.

« Bon, vous avez terminé ? Vous quatre, la salle de retenue, immédiatement. Un mot de plus et vous êtes renvoyés momentanément de l'académie, pour une période en détention avec les criminels. Ne croyez pas que vos familles pourront s'y opposer. » -dit-il, d'un ton froid-

La menace était réelle. La sanction serait encore pire s'ils n’arrêtaient pas leurs simagrées dignes de singeries.

« Je vais parler à votre professeur, je suis sûr que nous arriverons à une sanction, d'un commun accord, qui conviendra à votre comportement » -lança-il- « Surtout toi. » -toisant le chef de bande-

Ils finirent par obtempérer. Les trois autres tirant le dernier jusqu'à la salle du purgatoire, en tentant de le raisonner. Finalement seuls, le Sōryū se tourna vers la frêle femme, toujours transie. Elle faisait peine à voir et se demandait certainement ce qu'il allait advenir d'elle.

« Quant à vous, rien de cassé ? Allez à l'infirmerie, on ne sait jamais. » -d'une voix monotone, assez rassurante-

Devoir remettre sur le droit chemin ces satanés genins joufflus était une tâche des plus accaparantes, que ce soit en effort ou en temps. Mais le Dragon aimait cette activité avec un certain plaisir inavouable. Et c'était avec grand plaisir qu'il imaginait à chaque fois des punitions des plus horribles. D'ailleurs, il se demandait déjà quelle serait celle de ces quatre fautifs. Il affichait un regard malicieux, s'accompagnant d'un léger sourire sardonique.

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Naari Etsuko
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Lun 30 Oct 2017 - 13:06
L'homme qui parlait calmement pour s'adresser à elle avait une seconde voix bien plus froide, bien plus effrayante pour faire sa remontrance.

Le shinobi gradé l'avait aidé gentiment à se relever, la rassurant au passage, avant de la prendre pour exemple face aux quatre genins qui souhaitaient déverser leur haine sur elle. Il les regardait s'enfoncer tranquillement, reprenant avec une voix plus froide encore qui la fit frémir, la glaçant même plus encore que ses vêtements mouillés sur sa peau douce de jeune demoiselle n'ayant pas encore connu de réel combat.

Il leur confirma qu'ils n'échapperaient pas à une punition plus sévère en accord avec leur professeur. La Naari quant à elle se sentait incapable de bouger ou de réagir, restant à quelques centimètres du mur duquel elle s'était rapprochée après s'être rendu compte qu'elle tenait un peu trop longtemps la main de son sauveur. Elle gardait les yeux baissés pendant ce jugement qui vaudrait aux quatre perturbateurs une claire et sévère punition. Elle ne les plaindrait cependant pas, ils étaient des plus détestables et ce n'était pas la première fois qu'ils lui jouaient de sales tours. Le "chef" de la bande profita de son passage à côté d'elle, entrainé par ses camarades, pour l'insulter une nouvelle fois, la traitant de sale paysanne indigne de cette Académie.

La jeune fille de dix-huit ans ne broncha pas à cette nouvelle provocation, habituée aux mots durs et cruels poussés simplement par le plaisir de blesser autrui. Elle ne réagirait pas à ce genre d'attaque, les ignorer étant la meilleure carapace qu'elle ait pu trouver jusqu'alors.

Quand les quatre garnements eurent finalement disparu de leurs champs auditif et visuel, l'homme s'adressa de nouvelle à elle. Il était de nouveau calme et sa voix se voulait rassurante.

« Quant à vous, rien de cassé ? Allez à l'infirmerie, on ne sait jamais.
- Non, Monsieur, je n'ai rien... Ce n'est que de l'eau... Merci pour votre intervention... Désolée de vous avoir dérangé... »

Elle se mordit la lèvre. Non. Elle n'allait nulle part ainsi. La prochaine fois, il ne serait certainement pas dans le coin, quand ces abrutis reviendront se venger de cette punition qu'ils lui incomberont certainement. Elle ne pourrait pas les esquiver continuellement. Elle ne pourrait pas fuir continuellement. Elle devait aller de l'avant. Et pour cela, elle n'avait qu'une solution. Trouver un professeur. Il fallait qu'elle lui parle.

« Excusez-moi Monsieur mais... »

ALLEZ ! BOUGE-TOI UN PEU ! DEMANDE-LUI !

« Je voulais savoir... Si... »

MAIS ALLEZ ! QUAND EST-CE QUE TU VAS GRANDIR UN PEU ET ARRÊTER D'AVOIR PEUR ! Allez quoi... C'est pas si dur...

La jeune demoiselle se mordit la lèvre jusqu'au sang puis se baissa à quatre-vingt-dix degrés, faisant une véritable révérence avec une grande énergie soudaine, poussée par la peur de louper sa seule occasion depuis bientôt trois semaines qu'elle venait à l'Académie. Elle n'avait pas le droit. Ce droit d'hésitation n'avait pas sa place aujourd'hui, elle le garderait pour plus tard, lorsqu'elle serait assurée de pouvoir avancer. Là, il fallait qu'elle trouve cette assurance. Plus tard le doute. Plus tard.

« Je-suis-désolée-si-je-vous-importune-avec-une-telle-demande-Monsieur-mais-je-souhaiterai-savoir-si-vous-recherchiez-des-élèves. »

Elle avait parlé tellement vite qu'elle n'avait fait aucune pause dans sa phrase, ne prenant pas le temps de respirer, comme si elle n'avait dit qu'un sol mot interminable. Elle tremblait de peur que sa demande soit rejetée, mal comprise ou simplement ignorée. Elle voulait devenir kunoichi. Elle voulait apprendre les arts ninjas et ne plus seulement se cantonner aux quelques apprentissages de sa mère.

La demoiselle aux longs cheveux noirs demeurait penchée, pliée dans sa révérence effrayée, les yeux fermés de toutes ses forces de peur d'entrevoir une réponse négative. Elle attendit ainsi durant un temps qui lui parut des plus longs.
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Sōryū Kanon
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Lun 30 Oct 2017 - 18:57



Retournant à son Odyssée teintée de mille et un délices carmins, le Jonin fut stoppé net dans son départ par la demoiselle à qui il lui avait sauvé la mise. Cette derniere semblait vouloir lui demandait quelque chose. Cette petite ne manquait pas de toupet pour oser stopper le majestueux envol d'un Dragon dans sa quête éternelle de justice. Arrêtant son pas pourtant bien lancé, il se retourna vers la jeune femme qui semblait encore déboussolée. Affichant un air imperturbable, malgré la détresse dont elle faisait montre, il n'affichait pas réellement d'émotion. Il fallait qu'elle se débrouille seule si elle voulait avancer. La vie de Shinobi n'était pas une partie de plaisir, après tout. Si cette frêle fleur ne pouvait gérer elle-même les simples brimades, alors il valait peut-être mieux pour elle qu'elle abandonne cette voie dans les arts plus obscurs que la nuit. Montrer de la compassion n'était pas lui rendre service. Ni à elle, ni à l'Académie.

Kanon s'attendait à ce genre de requête. La voyant bégayer et hésiter à oser poser la question fatidique. Elle finit tout de même par y arriver, en se faisant violence. Se mordant elle-même jusqu'au sang, avant de déblatérer une phrase sans prendre la peine d'esquisser la moindre nuance d'intonation concernant la ponctuation ou le rythme de cette dernière.

Kanon soupira, non pas à cause de la simple doléance. Il était assez souvent sollicité par les demoiselles, en pâmoison devant la noblesse de sa prestance. C'était une chose habituelle depuis qu'il était bénévole pour surveiller les joufflus rebelles. Cependant, il n'enseignait point en ces lieux. Il n'avait pas le temps, ni la motivation, pour transmettre son savoir. Par contre, pour ce qui était de mettre des punitions plus sanglantes les unes que les autres, il répondait toujours à l'appel avec hardiesse. Les voies du Dragon étaient impénétrables après tout.

La fixant, il croisa les bras, avant de lui répondre. Affichant son embarras vis-à-vis de ses espérance. Il n'aimait pas refuser aux jolies filles ce qu'elles escomptaient. Mais il fallait bien ne pas briser les faire espérer l'impossible.

« Je ne cherche pas d'élèves, Etsuko-san. » -dit-il, l'air sérieux et inébranlable-

La pauvre était rejeté une nouvelle fois, semblait-il. Ce qui n'était pas vraiment le cas, au fond. Kanon n'était pas à la recherche d'une équipe à la base. Il lui répondit simplement la vérité. Il avait eu trop de mauvaises expériences avec de satanés élèves trahissant ses attentes tôt ou tard. Autant éviter alors ces malandrins lui faisant perdre son temps si précieux. La justice n'allait pas s'abattre toute seule après tout.

Se doutant qu'elle allait sombre dans les affres de tourments inextinguibles, Kanon lui tint alors ce langage.

« C'est une capacité intéressante que vous avez là, mais vous n'en usez pas de manière avisée. » -donnant son avis- « Je peux vous conseiller, si vous le désirez. »

Proposant tout de même ses conseils avisés, qui l'aiderait très certainement à trouver rapidement un Sensei et à remettre à leur place ses détracteurs.

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Naari Etsuko
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Lun 30 Oct 2017 - 21:14
L'attente était bien trop longue.

Etsuko restait ainsi pliée devant cet homme dont elle espérait désormais devenir l'élève. Enfin. Espérait. Ce n'était déjà plus le cas à l'instant où elle avait posé sa question. Elle avait déjà compris la réponse à son temps pour la formuler. Tout était si lent. Si long.

Pliée en deux, la jeune fleuriste sentait l'eau perler sur sa peau. Tout était si lent. Elle voyait, les yeux fermés, les gouttes glisser au creux de ses yeux, contourner ses pommettes avant de rouler sur ses joues, longer le coin de sa bouche jusqu'à atteindre son menton pour chuter doucement au sol. Les autres quant à elles glissaient lentement dans ses cheveux puis, arrivant aux pointes de ceux-ci, s'accumulaient petit à petit avant de s'en détacher mollement pour aller s'écraser une quarantaine de centimètres plus bas.

Elle savait ce qu'il allait répondre désormais. C'était sûr. Il n'y avait plus aucune échappatoire dans le refus qui allait lui faire comprendre qu'elle n'était pas désirée dans cette Académie. Personne n'acceptait de prendre le temps d'enseigner un art aussi noble à une gueuse, même si certains ne laissaient pas les autres genins la bousculer et l'humilier. C'était ainsi. Ce monde ne changerait pas pour elle.

« Je ne cherche pas d'élèves, Etsuko-san. »

La voilà. La blessure fatidique. La chute de l'épée de Damoclès qui traînait au-dessus de sa tête depuis qu'elle avait osé lui poser la question. Ce qu'elle avait compris tout en formulant sa demande si peu compréhensible tant elle avait eu peur de la dire. Au fond d'elle-même, elle savait la réponse depuis qu'elle avait pensé lui poser la question. Il n'aurait pu en être autrement.

« Je... Je comprends, Monsieur... C'était arrogant de ma part de vous demander ceci, désolée... »

Elle avait fait de son mieux pour que sa voix ne se brise pas lors de sa réponse. Elle espérait que cette fois au moins, elle pourrait garder un certain masque, une certaine apparence pour ne pas montrer que cet énième refus la blessait grandement. Bien plus que ces imbéciles qui venaient de la persécuter, puisque cette réponse, dans un sens, leur donnait raison. Du moins c'était ainsi que l'enfant aux yeux émeraude le percevait.

Alors qu'elle comptait attendre qu'il parte pour s'effondrer en pleurant, le gradé reprit la parole de manière inattendue. Comme s'il avait perçu sa détresse à cette réponse qui, dans un sens, était tout à fait légitime. Elle n'avait rien à lui reprocher, tous les shinobis ne souhaitaient pas forcément avoir d'élèves. C'était son droit après tout de ne pas aimer enseigner. Ou peut-être avait-il eu de mauvaises expériences. Ou simplement cela dépassait son domaine. Certains n'aimaient pas enseigner, elle pouvait parfaitement le concevoir. Même si le fait qu'il soit loin d'être le premier à lui avoir offert cette réponse en peu de temps la blessait, ce n'était aucunement de sa faute et elle le savait.

Voilà désormais qu'il lui proposait des conseils, lui indiquant notamment qu'il trouvait ses techniques florales intéressantes bien qu'elle ne sache pas en faire bon usage selon lui. Enfin s'il acceptait de perdre du temps pour une fille comme elle, elle ne cracherait pas dessus.

« Ma mère m'a appris ces quelques techniques pour me défendre si nécessaire mais... Ce n'était pas une combattante... Elle m'a enseigné ce qu'elle pouvait mais je souhaite devenir plus forte... Pour ma famille et pour Iwa... »

Elle s'était un peu redressée, gardant la tête et les yeux baissés, n'osant croiser ce regard similaire au sien. Elle lui avait déjà fait perdre beaucoup de temps et cela la désolait. Elle ferait donc en sorte que cela ne soit pas pour rien.

« Si vous avez une idée de comment je pourrais m'améliorer pour attirer l'attention de quelqu'un qui aurait du temps pour m'enseigner, ou si vous connaîtriez quelqu'un qui cherche des élèves, je serai honorée de le rencontrer et je vous serai éternellement reconnaissante... »

Voilà, c'était dit, il ne restait plus qu'à voir sa réaction et espérer qu'il ne la traite pas d'incapable maintenant qu'elle n'était enfin plus absolument pitoyable par son état physique, ce qui lui laissait alors l'occasion de montrer son incapacité à se débrouiller seule dans cette Académie naissante. En voilà une genin prometteuse tiens...
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Sōryū Kanon
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Mar 31 Oct 2017 - 21:54



La jeune femme pleurait toutes les larmes de son frêle corps. Se maudissant elle même de son incapacité à se débrouiller seule ou encore à trouver un professeur acceptant de lui enseigner les arts obscurs du monde caché. Kanon s'y attendait bien entendu. C'est aussi pourquoi il lui avait proposé son aide. Main tendue que la genin accepta avec plaisir semble-il.

Il posa sa main sur son front, tout en continuant à la fixait de son regard azuré. Utiliser des pétales de fleurs n'était pas vraiment le genre de ninjutsu auquel Kanon avait intérêt. Cependant, ce n'est pas pour autant que cela ne l'inspirait pas.

« Votre mère a bien fait. » -se raclant légèrement la gorge- « Ce n'est pas parce que l'on n’appartient pas à un clan expert en arts de ombres, que l'on ne peux pas égaler leur talent. Simplement, il vous faudra fournir plus d'effort et votre chemin sera plus compliqué. » -la rassurant-

Il pencha la tête légèrement, faisant craquer son cou d'un bruit assez strident et déstabilisant, avant d'afficher un léger sourire en coin.

« Etsuko-san, n'allez pas pensez que ma réponse négative est à cause de vos capacité. Si je cherchais des élèves, cela aurait été avec plaisir que je vous aurais choisit, bien avant ces garnements vous cherchant querelle. Je ne vois pas de professeur à ma connaissance, mais ça viendra. »

Cela était sincère et Kanon le pensait. Il n'était pas du genre à embellir les choses pour faire plaisir aux gens. L'avantage d'Etsuko était qu'elle semblait vouloir donner le meilleur d'elle même pour réussir. Ce qui était toujours préférable que des rebelles joufflus se complaisant dans leur médiocrité.

« Concernant vos techniques, c'est simple. Il faut juste forger votre mental et ne plus avoir peur, qu'importe la situation. Je suis sûr qu'au fond de vous même, vous vous bridez. Vous ne vouliez pas blesser vos camarades, plus que de raison. Est ce que je me trompe ? » -lui posant une simple question-

La petite genin semblait aussi timide et fragile qu'une fleur. Cela n'aurait en rien étonné le Dragon qu'elle ne se bride d'elle même, ne voulant causer du tort à autrui. C'était un problème assez classique, que bon nombre de genin devait réussir à dépasser. Heureusement que Kanon était un homme plus sage qu'il n'y paraissait. Connaissant assez bien la psychologie humaine des mortels.

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Naari Etsuko
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Jeu 2 Nov 2017 - 16:31
Etsuko se reprenait petit à petit en main, encore assez intimidée par cet homme qui dégageait une aura d'une certaine puissance qu'elle n'avait rencontré que peu souvent.

Elle s'était montrée des plus misérables, elle devait maintenant essayer de se montrer un peu plus honorable et méritante des conseils de ce gradé qu'elle ne connaissait pas et dont elle ignorait toujours le nom. Il appuya la décision de sa mère avant de préciser que les clans ne faisaient pas tout selon lui. Il pensait donc qu'il était possible pour tout le monde possédant un pouvoir de le développer et de se montrer digne de la cité ?.. Si c'en était ainsi, alors rien n'arrêterait la demoiselle d'émeraude. Elle serait forte pour avoir sa place ici s'il le fallait. Il ne lui manquait donc que la possibilité de le faire...

« Il vous faudra fournir plus d'effort et votre chemin sera plus compliqué.
- Cela ne me fait pas peur. »

La genin avait répondu du tac au tac, sans même réfléchir, ayant à peu près repris sa contenance. Elle rougit et baissa de nouveau les yeux, étonnée par son propre comportement et sa réaction assez vive. Elle était plutôt prudente et peu sure d'elle à force de se faire rabaisser par la plupart des autres genins, mais si on lui permettait de s'entraîner d'une manière digne, alors elle se jetterait dans cette possibilité corps et âme.

Le regard du supérieur était assez peu indicatif pour Etsuko, il restait assez neutre. Le seul moment où elle avait vu quelque chose de différent pour l'instant, c'était cet amusement lorsque les quatre autres s'enfonçaient petit à petit, comme un plaisir malsain d'un prédateur jouant avec sa proie. Mais il n'avait plus ce regard et sa voix était plus apaisée désormais, au moins ne semblait-il pas trop fâché de perdre son temps auprès de la petite fleur encore trempée. Elle n'avait plus froid depuis qu'il avait parlé de lui offrir quelques conseils et l'écoutait avec une attention plus grande que ce que pourrait espérer n'importe quel sensei d'un élève habituel.

Il la rassura ensuite. Ce n'était pas son manque de capacité apparent qui l'avait freiné, juste lui qui n'aimait pas beaucoup enseigner... Elle avait alors peut-être encore sa chance. Il ne voyait pas non plus de personne adéquate, peut-être n'était-il juste pas un grand habitué de l'Académie... Il avait sans doute beaucoup à faire en tant que shinobi... Il devait vraiment être quelqu'un d'important pour le village...

« Forger mon mental ?.. Je... C'est surtout qu'ils étaient quatre et que je n'ai pas encore eu de vrai entraînement au combat... Et puis, je n'avais pas envie de les blesser. Je sais que si je vais trop loin pour me défendre, je limiterai mes chances de trouver un professeur que je n'arrive déjà pas à trouver... Et puis ils ne sont pas si méchants... Ils cherchaient juste un exutoire... Leur professeur ne devait pas être très gentil avec eux... Je ne leur en veux pas et je n'ai pas de raison de les blesser alors je voulais juste les surprendre un peu pour pouvoir écourter cet affrontement et ne pas me retrouver en plus mauvaise situation... »

Elle baissa la tête de nouveau. Elle se sentait coupable désormais. Elle qui aurait pu montrer tout ce qu'elle savait faire, elle s'était limitée pour simplement fuir une situation qu'elle pensait désespérée sans chercher à blesser ses adversaires en profondeur. Elle avait eu tort ?.. Non. Non, il ne fallait pas qu'elle blesse sévèrement quelqu'un. Sa mère le lui avait dit de nombreuses fois, les pouvoirs sont pour se défendre, pas pour faire du mal à autrui pour son bon plaisir. Et puis si elle allait trop loin, elle risquait de se faire plus mal voir encore, sans parler du risque d'exclusion... Ce n'était certainement pas encore arrivé mais qui sait...

« J'ai des attaques plus tranchantes mais ma mère m'a bien indiqué de ne jamais les utiliser tant que je n'étais pas en grand danger... Elle m'a fait promettre de ne pas les utiliser sans véritable raison, et ce n'en était pas une... »

Elle hésita un moment. Elle devenait un peu curieuse. Ce personnage l'intriguait en même temps qu'il l'intéressait. Il avait l'air fort alors qu'il n'avait rien fait pour tenter de le montrer. Il était assez strict d'apparence sans pour autant se montrer en dictateur implacable. Après un certain moment d'hésitation pendant lequel elle se tortura les mains, les yeux un peu baissés, elle releva enfin le regard, calant celui-ci pile dans les yeux de son interlocuteur qui étaient d'un vert un peu plus pâle que les siens.

« Je... Puis-je vous demander quel est votre nom, Monsieur ? Je sais que c'est un peu tard mais... Pour vous remercier décemment de ce temps que vous m'accordez, il me serait plus aisé de le connaître... »
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Sōryū Kanon
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Jeu 2 Nov 2017 - 18:16



Tant de possibilités et d'inconnues pouvaient subsister dans les âmes de chacun. Les découvrir et les exploiter était la raison d'être de l’Académie Hashira. Certains étaient plus doués que d'autres, d'autres cachaient des talents insoupçonnables... Savoir les canaliser et les mettre à jour relevait e la compétence des professeurs. Cependant, certains étaient de bien piètres guides. Aveugles, lassant et se formalisant dans les affres de la routine et des vielles méthodes déjà dépassées.

Le jeune genin était un de ces cas particuliers où tout reposait sur les à priori.  La vision générale des autres, leur médiocrité à se croire supérieurs et intouchables, tout ça à cause de leur lignée, n'étant pourtant pas meilleure qu'une autre au final.

Etsuko semblait être vaillante, se remettant debout, l'air décidé, l'envie d'apprendre. Cela fit sourire Kanon de voir une si frêle jeune femme vouloir faire face à l'adversité. Une vrai fleur demandant à laisser ses épines pousser, afin de s'épanouir en ce triste monde tragique.

« Qu'ils soient un, quatre ou bien un millier, n'est pas la question. Vous cherchez une excuse. Il ne faut pas avoir peur de montrer sa réelle nature. Sinon on finit pas se faire écraser, à être bafouée sans vergogne. Quel professeur voudrait enseigner à quelqu'un lui semblant être dépassé par les autres. En même temps, les professeurs ne sont pas idiots. N'hésitez pas à vous défendre si quelqu'un cherche à vous nuire. Vous êtes dans votre droit. Vous ne devez pas devenir un exutoire que les autres utilisent pour passer leurs nerfs. »

Elle était si gentille qu'elle ne voulait pas nuire et blesser inutilement les autres. Elle connaissait d'autres techniques selon ses dires. Il était sage et avisé de ne pas faire montre de toutes ses cartes aux yeux des autres. Cependant, si la raison était juste de ne pas les blesser, cela était accorder une grâce qu'ils ne méritaient pas.

« Nous sommes à une Académie où les arts de l'ombre sont l'essence même. Des blessures, il y en aurait toujours. Vous voyez, vous vous bridez vous même. Vous n'êtes pas ici pour faire ami-ami avec vos camarades. » -dit-il- « Mais, vous oubliez que les techniques les plus utiles ne sont pas forcément celle qui font le plus de dégâts. »

Kanon essayait de lui faire entendre raison. De la rassurer sur le fait qu'il était toujours possible de se défendre tout en usant d'ingéniosité.

« Voyez les Bunshin par exemple. Imaginez un clone qui explose en pétales de fleurs lacérant ce qui est proche si il est détruit. Cela constituerait une bonne dissuasion à ceux qui cherchent à vous nuire. Après s'être fait avoir une ou deux fois, nul doute que cela les dissuaderaient de voir si il s'agit de la vrai vous ou d'une de vos ombres. Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. » -donnant un exemple de ce qu'il était possible de faire-

La jeune femme demandait le nom de son sauveur. Kanon finit par annoncer son nom.

« Je me nomme Sōryū Kanon. » -lança-il, humblement-

Croisant les bras une nouvelle fois, il fixait la demoiselle, en attendant de voir si elle avait d'autres questions à son intention.

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Naari Etsuko
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Ven 3 Nov 2017 - 12:11
L'homme l'avait écouté attentivement, souriant parfois.

Etsuko avait déballé son sac. Elle lui avait dit ce qu'elle désirait et pourquoi, ainsi que sa méthode employée jusqu'alors. Le gradé lui dit alors qu'elle devrait se défendre sans craindre de blesser ceux qui la persécutent, d'avoir confiance dans les senseis et de ne plus se brider. En somme, d'être elle-même sans avoir peur des retombées de ses actes tant qu'ils sont justifiés. Il lui indiqua alors que les techniques qui faisaient de lourds dommages n'étaient cependant pas toujours les plus appropriées. Elle s'en doutait bien... Mais bon. Son idée de double explosif était intéressante, il faudrait qu'elle essaie de maîtriser une telle technique, elle l'aiderait certainement dans de nombreuses situations.

Lorsqu'elle s'était finalement forcée à oser demander le nom du gradé, il lui répondit assez sobrement, sans chercher à jouer le mystérieux. Le voilà maintenant qui semblait attendre quelque chose. Un remerciement ? Oui, sans hésitation. Mais cela ne semblait pas tout... Il acceptait de lui accorder quelques autres réponses ?.. Difficile à imaginer. Peu de gens donneraient de leur temps à une inconnue totale, d'autant plus si ce n'est qu'une simple genin marchande de fleurs... Enfin, dans le doute, elle s'y osa un peu, qui sait. Au pire, elle se ferait renvoyer jouer ailleurs...

« Sôryu-san, je vous remercie de tous mon coeur pour ce temps et cette aide que vous m'avez accordé. »

Elle hésita un instant. Vraiment ? Elle pouvait lui demander ce qu'elle voulait ? Elle avait vu diverses techniques mais peu semblaient adaptable à son pouvoir. Que ce soit les ombres et leurs manipulations chez le clan Nara, les boules de feu et d'eau dont elle doutait des capacités en version florale, les éclairs, les attaques plus physiques... Elle était un peu perdue. Cependant, elle avait peut-être sa carte à jouer en dissimulation. Les fleurs devraient lui permettre de se fondre dans des paysages verdoyants au moins... Ou alors de perturber les adversaires suffisamment pour gagner du temps ?

« Est-ce que vous pensez qu'il serait possible pour moi de faire des techniques de dissimulation pour surprendre mes adversaires ?.. Je doute un peu de pouvoir battre grand monde en face à face direct, je sais bien que je ne suis pas très forte malgré le pouvoir offert par ma mère, alors je me demandais si vous aviez des idées concernant cela... En tout cas, je garde l'idée du clone, encore merci ! »

Nouvelle révérence de l'enfant aux yeux d'un vert profond, nouvelle marque de respect. Elle en faisait peut-être trop, mais pour la première fois depuis qu'elle avait marqué son envie d'être kunoichi, quelqu'un s'intéressait réellement à elle, ne serais-ce qu'un peu. Elle ne voulait donc certainement pas le froisser.
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Sōryū Kanon
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Dim 5 Nov 2017 - 13:45



Ils connaissaient dorénavant, tout deux, le nom qu'ils portaient chacun. Non pas que cela change grand chose au final, mais les présentations avaient été faites. Il avait dû lui faire bonne impression, à en croire l'empressement qu'elle eut à lui demander sa réelle identité, qu'il ne cachait pas vraiment au final. Ce n'était que peu de chose que de donner un simple nom. Considéré même comme faire montre de correction. Caractéristique ne faisant point défaut à l'Iwajin.

Il hocha la tête ostensiblement, aux remerciements prononcées par la jeune femme.Avec une certaine candeur, acceptant en silence la gratitude envers sa démarche, qui ne demandait pas réellement tant d'efforts que cela. C'était même de bon cœur qu'il avait fait ce que tout professeur aurait dû faire de base. Accorder un peu de leur temps, un brin de leur attention, une oreille attentive, des conseils avisés.

Elle semblait hésiter, comme si elle n'osait demander empiéter sur le temps, sur le temps qu'il lui offrait. Kanon descellait en elle une nature assez timide, mais désireuse d'en apprendre davantage. Il ne s'était pas trompé en pensant qu'elle le méritait. Cela faisait même plaisir à voir. Si seulement tous les élèves étaient comme elle, leur enseigner aurait été une tâche si aisée et appréciée. C'est donc naturellement qu'il lui accorda ce qu'il pouvait lui offrir.

« N'est-ce pas le but le l’Académie, que de vous aider et de vous accorder du temps ? » -rétorquant, sans réellement poser une question demandant réponse-

Elle lui demandait son avis sur les compétences de dissimulation. Chose qui ne choqua en rien le Jonin. Sa nature craintive, se faire martyrisée à longueur de journée, se sentir indésirable, lui donner certainement l'envie de disparaître, de ne pas se faire remarquer, d'être en paix.

« Les techniques de dissimulation ? » -demanda le Dragon- « Elles sont variées et des plus utiles. Je ne suis pas érudit dans ce domaine. »

Il savait ce que pouvait offrir comme avantage ce genre de compétences, qui pouvaient, avec savoir faire apporter de bien gros bénéfices. Cependant, appliquer le pouvoir si particulier à ce domaine demanderait bien des efforts. Il ne connaissait pas vraiment l'étendue des capacités que pouvait octroyer le pouvoir de la demoiselle sur les fleurs.

« Etsuko-san, se dissimuler présente moult avantages des plus certains, surtout dans les arts auxquels nous sommes initiés. Entre bénéficier de l'avantage de la surprise et pouvoir récolter des informations ou encore s'échapper en cas de besoin, il n'y a pas à hésiter à vous orienter dans cette voie. Cependant, la moindre erreur peut dès lors s'avérer fatale. » -indiqua-il- « Concentrez vous  sur les bases, dans un premier temps. C'est sans doute le plus important. Par la suite, la voie que vous suivrez ne dépend que de vous. Elle se présentera d'elle même à vous. » -concluant sa pensée-

Il avait tout dit. La conseiller sur cela, il ne le pouvait. Mieux valait laisser le soin à quelqu'un de spécialiser en ce domaine, de la conseiller.

« Sur ce, Etsuko-san, Courage pour la suite. Ne vous laissez pas abattre. » -affichant un léger sourire-

Il la salua, avant de prendre congé. Peut être avait-il inspiré un peu cette demoiselle qui traversait une mauvaise passe. Peut être pas. Mais une chose était certaine, il avait fait son possible pour qu'elle n'abandonne pas et puisse devenir une kunoichi confirmée.

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Naari Etsuko
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Mar 14 Nov 2017 - 16:46
Malgré le refus de l'homme à sa requête, Etsuko se sentait encouragée par ses mots.

Enfin, quelqu'un lui apportait un peu d'attention et acceptait qu'elle puisse être autre chose qu'une fille de marchande de fleurs... Enfin elle se sentait comme étant une élève et non pas une erreur dans cette nouvelle société hiérarchique shinobi. Il commença par lui dire que c'était bien là le but de l'Académie que de former de nouveaux élèves. De sa bouche, cela paraissait évident oui. Mais en réalité... Elle en cherchait depuis un moment. Peut-être que la cérémonie qui allait arriver quelques jours plus tard l'aiderait à s'y retrouver un peu et lui accorderait plus de visibilité au sein de l'établissement...

Il enchaîna ensuite en lui indiquant qu'elle avait raison de vouloir s'intéresser au domaine de la dissimulation qui était souvent très utile aux shinobis mais que c'était aussi l'un des domaines les plus dures, les erreurs y coûtant très cher pour ceux qui faillissent. Elle devrait donc, encore une fois, travailler d'autant plus dur... Mais ce n'était pas un problème. Si elle pouvait enfin être utile et savoir se défendre pour enfin aider, ne plus être un poids, elle s'entraînerait jour et nuit sans hésitation. Qu'importe le prix, elle deviendrait forte et importante. Elle le savait, le voulait et elle y parviendrait. Dans un an, dans cinq ans ou dans cinquante ans, qu'importe au final. Elle atteindrait son but. Même si, à vrai dire, ne pas prendre trop de temps non plus serait préférable.

Il conclua alors avec léger sourire qui encouragea la jeune femme bien plus que tout ce qu'on avait pu lui dire jusqu'alors, l'incitant à ne pas abandonner sa quête. La Naari le salua alors, pleine de respect, faisant la révérence de mise face à un supérieur, avec plus de ferveur qu'on aurait pu espérer d'elle tant elle était heureuse d'avoir enfin eu quelqu'un pour l'aider à ne pas perdre pied, à ne pas juste s'effondrer sous les railleries et les attaques de ses "camarades".

« Arigato gozaimasu, Sōryū-san ! »

Attendant donc d'entendre les pas de l'homme s'éloigner pour se redresser, un sourire aux lèvres et une énergie nouvelle en elle, la demoiselle aux fleurs serra les poings avant de se mettre à filer vers chez elle, retournant voir ses parents pour aller aider au magasin, prête à revenir s'entraîner le lendemain avec toujours plus de volonté. C'était décidé, elle n'abandonnerait sous aucun prétexte, ne se laisserait plus faire et, même si elle continuerait d'éviter les imbéciles, leur montrerait ses talents lorsqu'ils viendraient l'attaquer.

HRP:
 
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Diurne Apophtegme | PV Etsuko

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