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De la Roche à la Brume | Correspondance de Famille

Yuki Eiichiro
Yuki Eiichiro

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Sam 16 Déc 2017 - 18:56

Correspondance No.1



Demeure Yuki – Iwa – Automne 201

La pièce était sobre. A l’intérieur, quelques bougies éclairaient l’obscurité ambiante qui animait régulièrement l’endroit. Peu visité, l’annexe, qui était aussi un bureau ainsi qu’une bibliothèque, était froide et peu habitée. Personne ne s’y rendait réellement et son existence, longtemps oubliée, retrouvait un peu de chaleur en ces heures nocturnes. Car, deux jours plus tôt, alors qu’il traversait le village encore endeuillé, une lettre lui était arrivée depuis Kiri. Une lettre qu’il ne pouvait pas lire seul. Aussi, après une journée devenue morose, il avait demandé à Ayuka, sa cousine, de la lire pour lui. Et, après les premiers mots, il lui avait demandé de ne pas s’arrêter, de ne pas poser de questions. Pas maintenant. Pas tout de suite. Sourcils froncés, il avait écouté attentivement ces mots qui le heurtaient.

Finalement, après le silence, il avait demandé à son amie de le rejoindre dans l’annexe. Pour la première fois depuis leur arrivée, ils s’étaient isolés dans la petite bibliothèque. La pièce ne se composait uniquement que de quelques étagères poussiéreuses, d’un bureau dénudé et, sous la fenêtre, un siège avait été tout juste installé pour l’occasion. Se dirigeant à l’aide du courant d’air laissé, et sa canne frottant le parquet, il s’était assis là, contre le mur, sur le siège. Se raclant la gorge, son thé chaud installé, il souriait tristement lorsque, demandant à Ayuka de prendre note, il commença à réciter ce qu’elle allait écrire pour lui.

« Chère sœur, Seiko,

Ces quelques mots qui suivront, je les ai dictés à une amie qui m’est chère, que je considère sûrement davantage comme ma sœur, celle que tu n’as plus été depuis que tu m’as été arrachée. J’aurais aimé pouvoir les écrire moi-même mais, malheureusement, le Village que tu défends dorénavant est celui qui m’aura arraché la vue. J’aurais aimé, finalement, pouvoir t’écrire que je suis heureux de ta lettre, mais celle-ci m’attriste sûrement plus qu’elle ne me comble.

Alors que tu m’écris ces quelques mots en vingt-huit ans, je suis triste que tu ne t’enquisses davantage de moi. Peut-être est-ce finalement de trop que d’espérer, après ces longues années passées sous silence. Néanmoins, j’espère de tout mon cœur que tu trouveras ta place au cœur des tiens. Je suis d’autant plus triste que, plutôt que me rejoindre, tu aies préféré rejoindre un Clan qui nous aura éloignés. Est-ce donc tout ce que je représente pour toi ? Tu auras préféré quelques inconnus à ta propre famille, à ton propre sang. En quoi fut-ce de la présence d’esprit d’ignorer les liens du sang ?

Tu n’as jamais connu Kirigakure no Satô. Tu n’as même pas connu les transformations du Pays durant les années de ta retraite forcée en les terres neigeuses de nos lointains ancêtres. Pourtant tu laisses entendre que tu aurais trouvé ta place. Toi qui te disais indomptable aux nombreux partis, tu me blesses d’apprendre ton choix. Peut-être que, finalement, Yuki no Kuni aura réussi à te retourner l’esprit plus que je ne l’aurais cru. Mais tu as pris ta décision en connaissance de cause et, malgré les sentiments partagés que je vis depuis la réception de ta lettre, tu restes ma sœur, un lien de sang que, contrairement à toi, je n’oublie pas. Aussi, je vais te raconter ces événements qui m’ont poussé à ce geste salvateur.

J’imagine que tout a commencé vers l’An 193. Avec le Clan Yuki, bientôt suivi par les Kaguya, et quelques criminels repentis qui se nommèrent Sabreurs, nous nous sommes battus contre l’engeance criminelle qui corrompait toujours un peu plus l’Archipel. Ne l’éradiquant pas entièrement, nous nous sommes pourtant attelés, durant de nombreuses années, à construire le Village que tu auras choisi. Créée dans le sang de la répression criminelle, la cité militaire se sera gouvernée par elle-même durant cinq années, de cette alliance formée de ces trois Clans Fondateurs. Malheureusement, en cette année 201, l’intervention du Daimyô vint à choisir une femme, la nommant Shodaime Mizukage. Née hors des liens claniques, ni Yuki, ni Kaguya, ni même Sabreuse, d’un passé voilé de nombreux mystères, l’entente militaire qui unissait les Clans fut brisée. Le Daimyô n’eut que faire de la hiérarchie militaire et, outrepassant ses droits politiques, fit un choix dont les raisons restent encore obscures.
Néanmoins, de son comportement bien singulier, est née une nouvelle alliance, à mon initiative, et suivie par les Sabreurs, largement secoués par les initiatives surprenantes, ainsi que quelques indépendants attachés à leur liberté. C’est ainsi que nous avons renversé le choix contesté du Daimyô de l’Eau. Malheureusement, les liens de l’alliance n’étaient guère que quelques promesses tenues et, sitôt le monstre défait, les Sabreurs m’attaquèrent selon quelques griefs dont ils me tenaient seul responsable. M’handicapant sérieusement, m’arrachant l’œil qu’il me restait de l’ère de la Répression, je devins aveugle. Ainsi, pour Mizu no Kuni et Kirigakure no Satô, j’en ai perdu la vue.
Je ne sais pas si tu auras été mise au courant des événements qui se déroulèrent à Shîto ou si l’omission et les malformations sont devenues choses d’autant plus courantes au sein de la Brume. Ceux-là n’eurent guère d’impact sur les événements qui se passèrent au Pays de l’Eau. En effet, alors que j’étais dépêché loin de mes terres natales, et ce malgré ma récente cécité, un groupe composé de deux criminels notoires et d’un exilé eut à protéger la vie de notre défunt Daimyô. Ceux-ci, bien incapables d’être à la hauteur de la mission demandée, ne surent sauver la vie de l’homme. Pourtant, au lendemain de notre retour des malencontreux événements où notre Glace héréditaire brûla mes doigts, l’échec de la mission fut effacé sous la triste pluie qui s’abattait ce morne jour. De ce jour funeste, deux hommes tirèrent sûrement le plus profit. Tout se passa extrêmement vite. Ainsi, furent choisir l’actuel Daimyô de l’Eau, Raonaka Ao, et, selon le pouvoir décisionnaire d’un homme mort, le Nidaime Mizukage, un exclu de notre sang, Yuki Sôsuke. Une nouvelle fois, le pouvoir militaire des Clans fut bafoué et humilié.
J’ai rencontré et entendu le Nidaime. Il n’était pas un homme au mauvais fond, avec des ambitions louables mais aux moyens dérisoires et enfantins. Nullement connaisseur des troublants événements qui avaient secoué Kirigakure no Satô sur la décision de son ancien Maître, il nomma une Criminelle, celle qui m’avait arraché la vue, celle qui avait échoué à sauver la vie du Daimyô Naragasa, à la tête des Sabreurs. Elle qui avait menacé la vie du Shodaime, elle qui n’avait pas été capable de conserver les promesses d’une alliance. Inférant encore avec les pouvoirs claniques, le Mizukage prit la décision de nommer le Kaguya, incapable de protéger le Daimyô, comme Chef. Voici l’homme qu’était Yuki Sôsuke. Un homme qui outrepassait les pouvoirs claniques, nommant des criminels, des incapables et des bannis à la tête de valeureux Clans Fondateurs.
Es-tu au courant de cet enfant-bâtard, un Yuki, ayant préféré les Sabreurs ? Si Sôsuke a préféré l’art de l’épée, Testuko, lui, n’a jamais caché ses liens avec les Sabreurs. S’il tenta de délivrer une criminelle, et ce faisant, devenant lui-même un criminel, il tenta par la suite de s’attaquer directement à ma personne.
Voici la situation telle qu’elle était présentée lorsque le Nidaime, dans sa naïveté, proposa une paix symbolique entre les Clans. J’étais esseulé et aveugle, entouré de criminels et de bannis. C’est dans mon silence que le Mizukage trouva la réponse qu’il voulait. Condamnant les Yuki au bannissement administratif, ne faisant plus de nous que quelques civils, arrachant notre fierté militaire, Sôsuke nous mis au ban. Invitant le Clan à réfléchir sur ma position, alors que j’étais invité à sortir de la salle, j’ai senti ma vie, et celle de mes proches, plus en danger que jamais. Cette nuit-là, me joignant à d’autres, j’ai préféré la survie de ceux que j’aime, plutôt que la corruption d’une cité ingrate et méconnaissable. Le rêve de notre cousine Feng, et de bien d’autres Yuki n’était plus.

Tu te demandes comment j’en suis venu à trahir ton pays, tu en as la réponse. J’aimerais te demander, Chère Seiko, depuis quand tu te sens donc liée à ce pays qui n’est le tien que depuis quelques mois, tout au plus ? Tu as passé ta vie auprès de nos lointains ancêtres et, alors que tu apprenais mon départ, tu as préféré rejoindre Kirigakure no Satô ? Aujourd’hui, ma Sœur, saches que mon cœur est peiné. Attristé d’apprendre que tu m’as tourné le dos. Attristé que tu m’aies trahi. Attristé, aussi, de tes mots bien lourds. Penses-tu donc réellement que j’ai trahi ce pourquoi j’ai constamment vécu ? N’est-ce pas peut-être que j’ai été trahi, comme tu le fais à travers ta lettre ?

Je me demande encore quelle présence d’esprit t’a tournée vers Mizu no Kuni plutôt que le sang qui nous unissait. Tu me demandes pourquoi j’ai fui, mais qu’en est-il de toi ? Toi qui fuyais, de tes mots, Yuki no Kuni, tu me demandes pourquoi j’ai protégé les miens ? Qu’en est-il donc de tes raisons ?

J’aurais aimé que mes mots soient moins lourds que ceux que je te porte. Pourtant, ceux que tu m’envoies ne me réjouissent guère. Mais tu as pris ta décision. Interroge-toi, dorénavant sur les conséquences de tes choix. Demande-toi si tu as bien fait d’aller là où une Criminelle en liberté est désignée comme Cheffe d’un Clan, là où cette démone, dans un accès de rage, tue des hommes de sang-froid, sans même leur laisser la possibilité d’être capturé ? Demande-toi si tu souhaites réellement vivre dans un Village où la hiérarchie militaire est bafouée ? Nous nous sommes battus contre la criminalité et la corruption. Mais aujourd’hui, c’est bel et bien celles-ci qui gangrènent, à l’aide de la violence, ce village que tu nommes le tien.

Malgré les errances et maladresses de ton esprit non-avisé, tu es et tu resteras ma sœur bien-aimée,

Ton frère, Eiichiro
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Yuki Ayuka
Yuki Ayuka

De la Roche à la Brume | Correspondance de Famille Empty
Sam 16 Déc 2017 - 19:10
Elle ne posa pas de questions. Pourtant celles-ci se bousculaient dans son esprit, toutes plus étranges et curieuses les unes que les autres. La relation entre Eiichiro et Ayuka n’était toujours pas éclairée du plus grand des soleils de Tsuchi no Kuni, cependant ils reparlaient. Et Ayuka se contenta d’écrire, son esprit bouillonnant presque autant que lorsqu’elle avait lu la lettre à son cousin. Une sœur, une… Nouvelle cousine qui apparaissait dans leur vie et le silence d’Eiichiro qui n’avait rien dit. Après des années de confidences, d’entraînements, il ne lui avait jamais avoué avoir une sœur en plus d’Akimitsu. Akimitsu toujours disparu, au lendemain, Ayuka se promit de tirer un trait sur cette histoire.

Assise en tailleur, la plume glissa doucement sur le papier, dans une calligraphie féminine, fine. Dès qu’elle avait su tenir un pinceau, son père samouraï lui avait appris comme tout jeune combattant de Tetsu no Kuni à parer ses futures lettres de traits soignés. Le vent soufflait avec de plus en plus de force et quand son cousin eut fini de dicter, Ayuka se redressa, ne posant toujours aucune question. « Je vais la préparer la lettre. »

D’un pas rapide, la jeune femme sortit la pièce, laissant Eiichiro avec ses troubles quant à une sœur qui ressurgissait dans sa vie dans prévenir et pire, une sœur déjà totalement sous le contrôle de Mizu no Kuni. Elle aurait pu se contenter d’attacher la lettre à la patte d’un des oiseaux voyageurs mais non. Ses pas la portèrent dans une autre pièce, seule. S’asseyant de nouveau, Ayuka attrapa une nouvelle plume et feuille de papier, ne tenant pas à rester silencieuse dans cette situation. Toujours de la même écriture soignée, Ayuka rajouta ses propres pensées et réflexions.

« Après lecture de votre lettre, je pense comprendre vos troubles et l’impression de traîtrise de votre frère ainsi que des Yuki qui ont décidé de ne plus salir notre nom commun. Je n’ai guère besoin de reprendre les paroles d’Eiichiro, cependant, j’espère que ces quelques mots vous rendront moins aveugle que votre frère de sang.

Mizu no Kuni ? Terres natales ? Une pays que nous avons servi pendant de longues années, pour finalement découvrir chaque jour un peu plus l’horreur de terres souillées par la torture, la corruption et la mort. Mizu no Kuni n’est pas ma patrie, en revanche le sang des Yuki est le mien.

Je me suis toujours battue, tel Eiichiro pour l’honneur de notre clan et quel honneur y-a-t-il à suivre aveuglement un Mizukage qui n’en possède pas ? Qui se rend en terre étrangère pour verser le sang, qui envoie ses troupes tuer civils et combattants dans leur propre village ou qui se rend dans un sommet pour tuer, massacrer égaux politiques ? J’ignore si les Brumes mensongères ont déjà fait se perdre votre esprit, mais Iwa a vu des exécutions sans pitié, sans honneur en son sein. Quel mérite à servir un homme qui s’allie à des tueurs de masse ? A ceux qui ont écrasé des centaines d’innocents à Shîto ? Le Soshikidan ne désire un allié que pour détruire les autres pays, mais il serait bien stupide de penser que s’ils atteignent leur objectif, votre vie sera plus longue que la nôtre. Nous sommes les Yuki d’Iwa, qui ont décidé de servir et aider un village aux attentes nobles et désirant un avenir en Paix. Un village tolérant où le respect ne se gagne pas par le sang, mais par la grandeur de l’âme. Vous êtes les Yuki de Kiri, un clan prêt à se baisser et ramper au sol pour retrouver des bonnes grâces, prêt à s’associer avec des meurtriers pour garder une place au sein d’un Village.

Vous êtes une gradée de la Brume, j’imagine que vos capacités vous font mériter votre rang, mais à la prochaine réunion, regardez autour de vous. Vous y verrez la femme qui a arraché la vue à Eiichiro et massacré nombre de vies sans hésitation, le Sabreur qui a désiré l’assassiner en public, l’épéiste à la lame serpentine dont le plaisir était de dévorer l’œil de votre frère. Peut-être seront-ils là, peut-être plus. Je vous souhaite un réel courage dans votre quête d’honneur au cœur d’un village et d’un clan qui n’en a plus aucun aux yeux du monde et des nôtres.

Moi vivante, l'histoire se souviendra que le Clan Yuki vaut bien plus que ce que Kiri fera de vous.

Yuki Ayuka »


Ayuka aurait pu insulter celle qui semblait si bien et mal connaître Eiichiro et qui se voyait déjà protectrice aveugle de la Brume. Mais il était finalement triste de découvrir une jeune femme capable de se laisser endoctriner et diriger aussi facilement. Presque ironique quand celle-ci semblait se croire indomptable. Bien heureuses restent les âmes aveugles et brumeuses.


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