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Blood is thicker than water [Ft. Zetsu Itsuwari]

Zetsu Eikō
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Sam 24 Fév 2018 - 10:08
Itsuwari Zetsu. Un nom qu’elle connaissait sans en avoir jamais vu le visage. Son cousin, de ce qu’elle savait, fils de l’actuel chef de clan. Il avait quitté le domaine familiale bien des années plus tôt pour ne jamais revenir, ou, tout du moins, de ce qu’elle entendait. De ce fait, elle ne s’était jamais souciée de lui. Après tout, qui était-il ? Qu’un simple inconnu aux yeux de la jeune demoiselle. Déjà peinait-elle à se sentir à sa place, parmis les siens, tous ceux qu’elle côtoyait pourtant quotidiennement. Ce n’était pas ensuite pour aller se soucier d’un homme qui n’avait jamais fait parti de sa vie, dont le nom ne semblait qu’histoire ancienne. C’était donc clair, net et précis et il se passa des années sans que ce nom ne revienne à son esprit ou même dans les discussions. Son oncle évoquait parfois ce fils ayant quitté le village caché de la roche, sans pour autant s’attarder sur le sujet. Or, les choses semblaient vouloir changer. Une lettre lui était parvenue, à elle comme à plusieurs autres membres du clans, tous plus importants les uns que les autres. Pourquoi elle alors ? Elle l’ignorait. Sûrement avait-elle été considérée comme importante, en tant qu’héritière. Elle ne saurait dire. Elle avait donc lu la lettre avec intérêt, bien que confuse. Encore plus lorsqu’il semblait s’adresser directement à elle, à la fin de cette dernière. Chère cousine ? Elle était très certainement la seule pouvant prétendre à ce titre.

Les choses avaient donc commencé à changer, au sein du clan. Le nom de cet homme revenait de plus en plus souvent. Il n’y avait pas que ça. Des rumeurs commençaient à circuler, tranquillement, silencieusement, bien qu’elles n’avaient pas échapper à la jeune demoiselle. Avec le retour d’Itsuwari, cela faisait logiquement un second héritier à la place de chef de clan. Du moins, c’était ce qu’il se racontait. Car si elle était l’héritière officielle, chef du précédent chef, son oncle l’était à l’heure actuelle. Temporairement, certes, le temps qu’elle se remette sur pied, mais cela ne changeait en rien à la position qu’il occupait. Elle préféra cependant ne pas s’attarder sur ces détails. Elle était habituée de les entendre parler tout bas, de la critiquer et lui cracher dans le dos. Elle était la fille de celui ayant menacer l’intégrité du clan au complet. Pire encore, elle était cette poupée brisée que tous observaient de loin. Le vilain petit canard du clan, qui pourtant avait tout pour elle de par le titre qui serait sien un jour. Elle les ignorait superbement, comme elle l’avait toujours fait. Elle n’avait jamais cherché l’approbation de quiconque, si ce n’était que de son géniteur. Celui qui l’avait torturé encore et encore pour qu’au final, elle ne soit que déception.

Ayant terminée de s’entraîner, elle se dirigea donc vers la demeure principale, une serviette autour du cou. Ses cheveux étaient retenus vers l’arrière par un serre-tête noir, contrastant avec le blanc de ces derniers et elle était vêtue assez simplement, de quoi bien tenir l’entraînement intensif qu’elle s’imposait. À sa ceinture se tenait les deux épées qu’elle avait hérité de sa mère, seul souvenir qu’elle avait de celle étant décédée beaucoup trop jeune. Dawn, une lame aussi blanche que sa chevelure et Dusk, aussi sombre que la tenue qu’elle arborait. Son oncle les lui avait remis un peu plus de deux ans plus tôt, croyant que cela l’aiderait à guérir. Car si physiquement, elle s’était remise de ses blessures, notamment de la tentative de meurtre sur sa personne, mentalement, cela avait été une toute autre histoire. Toujours incapable de parler à l’époque, elle s’était contentée de se saisir de ces dernières, les clamant désormais comme siennes. Après tout, elles lui revenaient de droit. Il s’agissait de la seule preuve, aux yeux de l’orpheline, que sa mère ait existé.

Ouvrant la porte du salon principal, le chemin le plus rapide pour se rendre à la salle de bain, elle s’arrêta net en y voyant un homme qu’elle n’avait jamais vu. Ses prunelles céruléennes se posèrent donc sur lui, le détaillant, tandis que plusieurs questions lui venaient à l’esprit. Où étaient les gardes du domaine ? Comment s’était-il rendu aussi loin ? Que faisait-il ici ? Un flot de question vint envahir son esprit alors qu’elle resta face à lui, stoïque. Elle était ainsi, avec les étranger. Avec un peu tout le monde en réalité. Froide et distante, elle dressait un mur entre eux et elle-même, incapable de les laisser s’approcher d’elle. Une tempête glaciale semblait l’entourer, comme à toutes les fois où elle faisait face à une nouvelle personne. Elle faisait des efforts depuis peu, cherchant à être un peu plus sociale. Or, alors que cet inconnu était chez elle, s’invitant de façon presque arrogante, elle ne voyait pas l’intérêt de rester… Sympathique ?

- Qui êtes-vous ?

La question était claire et précise et elle s’assurerait d’obtenir réponse. Or, cette dernière ne vint pas de lui, alors que son oncle, actuel chef du clan, et deux gardes entrèrent dans le salon, attirant alors immédiatement l’attention de la jeune demoiselle.

- Ah, Eikō ! Bien heureux de te voir ici, j’allais justement envoyer quelqu’un partir à ta recherche.

Elle arqua un sourcil, confuse.

- Je te présente mon fils, Itsuwari.

Toujours un peu plus confuse. Autant cherchait-elle à préserver son calme apparent, autant était-il évident qu’elle semblait légèrement ébranlée, comme si se trouver devant ce dernier était une idée aussi saugrenue qu’impossible. Et pourtant, à en croire le sourire ravi de l’homme, cela ne faisait aucun doute qu’il s’agissait de son fils rentrer d’elle ne savait trop où.

- … Enchantée.

C’était déjà mieux que rien.

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I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.


Dernière édition par Zetsu Eikō le Ven 23 Mar 2018 - 15:01, édité 2 fois
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Sam 24 Fév 2018 - 21:22
De longues années avaient séparé l'homme des siens avant qu'il ne mettre un terme à ce futile exil dont le sens c'était perdu au fil du temps. Jugeant qu'il était finalement l'heure de revenir au village et permettre à sa famille d'envisager une autre issue que l'oublie et l'indifférence, il n'avait pas laissé de côté le retentissement que pouvait faire l'annonce de son proche retour. Et si les autres clans n'avaient sûrement que faire de la petite réputation de notre malicieux, lui était intimement persuadé que leur première erreur serait de ne pas dissuader les membres les plus éminents, de lui donner la place qu'il s'approprie.

Quelques jours séparaient encore le guerrier des mille sourires et ses deux hommes, des portes d'Iwa et leurs majestueuses falaises. Nulle doute que les questions fusèrent entre eux, quant à réfléchir à un plan d'action, une marche à suivre, une direction ! Tant à l'écart qu'ils n'auraient pu l'espace d'une micro seconde, laisser germer l'idée dans leur esprit que de vivre paisiblement sous les ordres d’autrui.

« On devrait tous les tuer .. »
« T'es l'pire des imbéciles on t'la déjà dit ?! »
« Et toi t'es aussi susceptible que ta mère !! »
« Ma mère ?! Mais d'quoi tu causes, t'as envie te battre bon sang ?! »

« ÇA SUFFIT !! Nous sommes bientôt aux portes et je ne désire pas être dévisagé par vos hormones en branles. Allez donc dans le quartier des Hyuga, et prenez la fille qui vous fait plaisir, ce sera votre paiement pour vos années de loyaux services. »

« Grrbmmmll.. bien, Itsuwari. »

Non seulement il devait alors retrouver la psyché qu'il délaissa des années plus tôt, et donc les lègues étaient confus, mais il devait aussi maîtriser l'image qu'il donnerait de lui en rentrant d'un voyage que beaucoup croyaient sans retour. Que de questions et de remarques, ruelles après ruelles quant à la démarche lente et observatrice du trentenaire. Relativement grand et surplombant une masse certaine de petite gens, c'est presque avenant qu'il sut se montrer durant sa marche en direction du domaine Zetsu, ou logeait famille et proches.

Assuré d'un accueil qu'il provoqua de lui-même, il n'avait pas non plus ôté la promesse de richesses et autres cadeaux qui combleraient l'avidité des plus simples d'esprit. Une première chose de faite avant une autre et il ne fallu pas longtemps avant que les bijoux et autres parchemins d'arts, furent distribués parmi les premiers à l'accueillir.

« Cela me fait chaud au cœur de vous retrouver, si vous le voulez bien, je vais retrouver père.. Laissez-moi un moment. »

Le domaine en question lui-même avait sensiblement changé dans son agencement, mais aussi dans sa décoration et dans le respect que provoquait la sobriété des lieux. Il foula alors pour la première fois le tapis d'une ancienne demeure dont il connut la construction, à Rokkusu, autrefois.. quand les clans avaient encore la dignité que de rester confinés à leurs propres occupations.

Se mélanger.. quelle idée saugrenue qu'il ne tarda pas à faire savoir auprès du père dont il était issu, et ce, peu de temps après leurs premiers échanges. Et si le chef de clan n'avait pas le sourire aux lèvres quant aux premières minutes de son arrivée, la situation changea radicalement quand une invitée vint à se présenter dans le dos du grand cousin, vêtu de blanc et semblant être l'inconnu des lieux.

« Ne lui en veux pas, elle n'est pas très bavarde ! Un trait de caractère.. »

« Un trait de caractère ? Mais il vaut mieux peu en dire, que de dire d'innombrables sottises, père. »

Se retournant dans sa direction, il ne put qu'avoir l'occasion d'agrandir ses iris scrutateurs d'une jeune femme en devenir. Aussi, et sur l'instant, il n'envisagea pas même de se rappeler des différents qu'ils pouvaient avoir, tout autant dans la succession du clan, qu'à travers la relation inexistante entre eux. Et rapprochant son corps du siens, de quelques pas, il s'abaissant à peine afin de la considérer tout particulièrement.

« C'est qu'elle est devenue une charmante créature. Je suis enchanté de faire ta connaissance également, Eiko. Ne soyons pas protocolaires, tu veux bien.. tu es de la famille, malgré tout. »

Il pesait d'ailleurs ses mots avec minutie, sans être cassant, sans être blessant, mais laissant siffler à travers sa bienfaisance, l'impression que tout ne pouvait qu'être balayé par son propre désir.
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Lun 26 Fév 2018 - 6:59
Une serviette autour du coup, ses deux armes accrochées à sa ceinture, elle s’était arrêtée dans sa marche, surprise de rencontrer quelqu’un. Pire encore, quelqu’un qu’elle ne connaissait pas. Sur le qui vive, ce fut seulement la présence de son oncle qui vint la rassurer, présentant alors l’inconnu comme étant son fils. Interdite, elle ne put que marmonner un seul mot, comme quoi elle était enchantée de faire sa connaissance. Outre cela, elle resta impassible, ses prunelles céruléennes posées tranquillement sur lui, son éternelle aura glaciale semblant toujours l’entourer. Un mécanisme de défense, qu’elle avait même avec les membres de sa propre famille. Personne ne devait l’approcher, ce serait risquer qu’ils apprennent à la connaître. Et ça, c’était tout simplement inacceptable, compte tenu de son état mental encore assez précaire. Elle se contenta donc de le dévisager, immobile, n’étant pas certaine de l’attitude à adopter. A priori, il était de la famille, son cousin même si elle en croyait les paroles de son oncle. Cependant, il ne pouvait lui en vouloir de ne pas le considérer ainsi. Pas alors qu’il s’agissait de la première fois qu’elle faisait sa rencontre.

Son oncle vint même excuser son caractère… Particulier. Il était sûrement la seule personne en ces murs qui la supportait. Tous préféraient presque l’ignorer, lorsqu’il n’était pas temps de lui cracher dans le dos. Elle était cette poupée que les aléas de la vie avaient brisée. Elle se souvenait des semaines ayant suivi la tentative de meurtre à son encontre. Alors qu’elle errait dans le domaine, plongée dans son mutisme comme depuis quelques années, elle les avait entendu, ces commentaires. Ces femmes et ses hommes qui murmuraient, pensant sûrement qu’elle était aussi perdue que l’était son regard, comme quoi elle aurait mieux fait d’y passer. D’autres suggèraient de l’isoler, l’enfermer même, alors qu’il était évident qu’elle était propice à la folie. Et alors qu’elle avait passé ces dernières années dans un silence complet, n’en étant sortie que depuis un peu plus d’un an, elle ne leur avait que donner raison, n’ayant pas la force ni l’énergie de s’opposer à eux.

L’homme qu’elle ne connait toujours pas semble cependant être du même avis d’elle sur un point. À quoi cela pouvait bien servir de parler si elle n’avait n’avait rien d’intéressant à dire. Ayant retrouvé l’usage de la parole, ce n’était pas pour autant qu’elle appréciait le silence, bien au contraire. Elle l’avait apprivoisé, s’était faite à l’idée de ne plus s’exprimer. Elle n’avait pas voulu le faire. Seulement, Sanadare était revenue dans sa vie et… S’il s’agissait de son départ qui l’avait plongé dans un mutisme prolongé, son retour avait sut la libérer. Il se rapproche d’elle et elle doit se faire violence pour ne pas reculer en même temps. Difficile d’approche, tel un animal sauvage blessé, elle avait horreur que l’on s’invite trop près d’elle. Le dévisageant toujours, elle l’observe s’arrêter, considérant la distance qu’il y avait entre eux deux. S’il se disait être de la famille, insistant presque sur ce mot, il faudrait bien plus que quelques paroles pour en convaincre l’héritière.

- De la famille ? Son ton est plus cassant qu’elle ne l’aurait espérer. J’ai le malheur de vous annoncer que je n’ai aucune idée de qui vous êtes.

S’en étant tenue au vouvoiement, elle le contourne finalement pour se diriger hors de la pièce, direction de la salle de bain. Quelque chose l’agace sans qu’elle ne sache mettre le doigt dessus. Elle ne s’ouvrait même pas aux quelques rares qu’elle aurait peut-être pu considérer comme des amis, il était alors impossible de lui demander de se montrer sympathique avec l’homme. Ce n’était pas lui le problème, mais bien elle.

- Eiko !

Elle s’arrête, tournant la tête vers son oncle, toujours aussi froide.

- Nous aurons un repas ce soir, dans la salle de réception, pour souligner le retour de ton cousin. Il insista sur ces mots. J’aimerais beaucoup que tu y sois présente.

Sans répondre, elle se détourna pour reprendre sa route, bien décidée à aller réconforter ses murs endoloris par l’entraînement dans un bain d’eau chaude. Et, se faisant, elle en vint à peser le pour et le contre, se demandant si elle ne pouvait pas juste se terrer dans sa chambre. Pour l’éternité.

***

La soirée étant arrivée, elle avait finalement abdiqué. Revêtissant un kimono traditionnel aux couleurs sombres soulignés par le bleu propre à leur clan, elle fit face au miroir, hésitante. Ses mèches pâles tombaient le long de son fin visage, encore trop court pour qu’elle puisse en faire quoique ce soit. Un énième soupire plus tard, elle quitta sa chambre pour se rendre à la salle de réception. Bon gré mal gré, elle ne saurait le dire, une chose était certaine, elle s’y rendait. Elle y allait toujours un peu à reculons, préférant ne pas avoir à faire face à sa famille, à ces personnes qui ne se souciaient que très peu d’elle. Si elle était l’héritière, cela ne les empêchait pas de critiquer comme bon leur semblait, pour être seulement calmé par le chef actuel de la famille. Entrant dans la salle, ce fut lui-même qui vint l'accueillir, la dirigeant alors à une table, celle où se trouvait les plus importants membres du clan. Et, bien évidemment, à sa droite se trouvait son cousin retrouvé, qui semblait passablement plus vieux qu’elle, tandis qu’à sa gauche se trouverait son oncle.

- Bonsoir.

C’était du progrès, elle s’essayait même à faire la discussion. Le ton aurait pu être mieux et son regard plus avenant, mais elle venait tout de même de lui adresser un mot, et ce, de son plein gré.

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Zetsu Itsuwari
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Lun 26 Fév 2018 - 22:43
Une réaction fort logique venait se confronter à Itsuwari en ces lieux. Lui-même sur l'instant savait pertinemment qu'il n'avait qu'une place de fantôme, ou d'ombre dans cette famille dont il ne pouvait connaître les plus jeunes représentants. Mais ses yeux se posèrent pour la première fois sur une jeune femme dont la génétique était liée à la sienne d'une étroitesse peu commune. Et ne cessant de repenser à ses années en dehors de Rokkusu, il feintait alors l'air nostalgique qui aurait pour comble d'adoucir son propre cœur. Le maître des sentiments, voilà quel genre de Shinobi il était, voilà quelle voie lui, avait choisi d'emprunter pour servir ce monde de fous et de lâches, d'honneurs périssables et absurdes.

S'il se présentait à elle sous sa plus belle façade, alors l'arrière-boutique n'était qu'une immonde poupée en putréfaction, dont le souffle de vie qui l'animait ne cherchait qu'à tromper et s'approprier tout ce qu'il désirait. Partagé entre l'émanation de la jubilation dont il serait le réceptacle, et l'impétuosité que lui imposait cette jeune femme aux traits similaire, nulle doute que cette rencontre porterait dans un avenir proche ou lointain, de beaux fruits pourris et infectés jusqu'en leur cœur.

Une jouissance venait envahir l'homme au point que ses cils ne viennent à frétiller l'espace d'une seconde, son cerveau mis en branle par la froideur provoquée, et le bien triste savoir vivre dont il devenait la cible en cet instant. Sa respiration se faisait alors calme et presque douces lorsque ses pommettes vinrent à admirer Eiko, allant se mêler à une complicité dont il forcerait les traits. l'instant qu'il venait de lui offrir se fit alors d'un clin d'œil dissimulé au chef, mais dans un silence tout partagé avec celle qui ne pouvait ni d'Adam ni d'Eve le reconnaître.

Si petite.. et si inoffensive, Le Zetsu aux mille péchés se redressant sans plus attendre dés lorsqu'elle ne comptait se montrer plus curieuse à son égard. Et en dépit des souvenirs dont il était tributaire, des jours ou il hésita à la priver de toute cette souffrance, il ne put que se délecter d'autant plus du triste et sombre personnage qu'elle était devenue. Et même si la coquille semblait encore compacte et fermée, l'une des préoccupations de notre menteur, serait de la briser pour en découvrir les véritables ignominies qu'elle ne s'avouerait peut-être jamais.

***

Sur son détour vers les postes de police, il ne put s'empêcher de penser alors au discours qu'il serait amené à donner en présence des membres les plus influents du clan. Si sa réputation précédait sa présence entre les montagnes de ce village, il ne pouvait ignorer que le doute serait une composante à ne pas négliger. Calculer était sa seule chance d'atteindre son but, et chaque disfonctionnement du cerveau humain, lié à la parole, aux gestes ou aux mensonges, était un outil dont il se ferait manieur l'espace d'une soirée. Quelle posture devrait-il encore adopter, de la plus pacifique à la plus radicale, il s'agissait là de détails sur lesquels sont avenir se jouerait.

Et puis il y avait cette gamine approchant de la vingtaine, qui devait être présente à ses côtés, étant donné qu'il demanda explicitement à ce qu'on la place au plus prés de lui. Non pas qu'il veuille particulier surveiller cette dernière, mais le contact visuel d'une personne à une autre rendait moins enclines les situations d'oppositions ou de malaises avec ceux qui pouvaient être une source de conflits. Son attente à la table de son père était alors organisée depuis bien une heure qu'il aperçut la silhouette prendre place, le hochement de tête qu'il lui fit ne fut que bref, et en dépit de sa faculté à ne pas se sociabiliser avec son cousin, n'aurait de réponse que le présent qu'il lui ferait ce soir là.

« Une fleur épineuse n'en reste pas moins belle à cause de ses épines. Sur mes gardes je puisse être, stupide je serais à ne pas rechercher les plus beaux pétales parmi les ronces. »

Et ses mots sonnèrent à la fois comme des allusions au comportement irrespectueux qu'elle avait pu avoir quelque temps plus tôt, mais à la fois comme une délivrance, une échappatoire qu'il s'était donné de lui offrir parmi la masse de gens tous plus vieux et campés de leur regard désapprobateurs envers les murmures qu'il lui confia. Glissant alors la fleur en question qu'il avait expressément cueillis quelques heures plus tôt, il lui offrait, dans le creux de sa main, la beauté et la fatalité réunis tous deux, à l'abri des regards et sous une nappe ou l'échange se ferait en toute simplicité.

Interrompu par la voix d'un père plus doux et ignorant cette relation nouvellement née, la résignation face à la résonnance de ses mots dans la pièce était de mise, et aussi ne dérangea t'il pas plus le maître de cérémonie.

« Votre attention je vous prie. Aujourd'hui est un grand jour pour notre famille ! Mon fils est de nouveau parmi nous ! Je vous serais reconnaissant de lui offrir l'accueil qu'il mérite, à servir notre cause depuis tant d'années sans avoir le privilège de vieillir à nos côtés. Faisons de cette soirée une soirée de festivités, amusez vous, buvez, dansez, car l'on ne sait ce que demain nous réserve. » L'homme se rasseyant de sorte à laisser la parole à quiconque le voudrait, pendant que les plats ornaient les pourtours et l'intérieur de la grande table. Un véritable festin aux senteurs orientales, épicées de manière à faire frémir les palais les plus sensibles.
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Mer 28 Fév 2018 - 7:34
Comme à son habitude, la belle était mal à l’aise. Assise aux côtés d’un parfait inconnu prétendant être de la famille, elle l’avait salué sans grande conviction. Son regard restait rivé droit devant elle, n’ayant même pas l’envie de s’attarder sur ses traits. Aussi douce pouvait-elle sembler en apparence, l’aura qu’elle dégageait pouvait en dissuader plus d’un. Elle n’aimait pas les autres, pas plus appréciait-elle leur présence à ses côtés. Pourtant, elle faisait des efforts, cherchant à s’ouvrir un peu plus. S’il y avait bien une raison pourquoi est-ce que cela avait traîné avant qu’elle ne se voit attribué à une équipe, c’était sans aucun doute son manque de travail d’équipe. Incapable de faire confiance aux autres, ou presque, elle faisait une bien pitoyable partenaire. Son actuel sensei avait cependant accepté de la prendre sous son aile, une équipe composée seulement d’eux deux. À lui, elle lui faisait confiance. Après tout, il était celui s’étant trouvé à son chevet lorsqu’elle balançait entre la vie et la morte suite à l’assaut de son géniteur.

D’ordinaire rapidement gênée par les compliments, ce dernier ne lui fit ni chaud ni froid. Méfiante, elle n’était pas certaine de savoir de quel oeil devait-elle regarder celui à ses côtés, comment se devait-elle de réagir à la présence du dénommé Itsuwari. Il la mettait mal à l’aise, d’agir de façon aussi familière avec elle alors que, à ses yeux, il n’avait jamais existé avant aujourd’hui. Une fleur fut déposée dans sa main, décontenançant la jeune femme qui ne comprenait pas le geste. Que cherchait-il à faire ? Elle n’eut cependant pas le loisir de trop s’attarder sur la question, son oncle prenant la parole. Ses prunelles céruléennes se posèrent alors sur ce dernier et elle-même écouta avec attention son discours. Le grand retour de son fils, donc. Tous semblaient donc enthousiasmes à cette nouvelle, qui laissait de marbre la jeune Zetsu. Et alors ? qu’elle avait bien envie de se dire.

Personne ne prit la parole par la suite, toutefois, quelques personnes se levèrent. Trois ou quatre femmes pour être exactes, qui s’approchèrent de la table où se trouvaient les deux cousins. Une démarche fière, confiant. Des cousines. Des tantes peut-être, vu leur âge. Elle n’aurait su dire, ne s’étant jamais attardée en outre mesure sur ceux composant sa famille. Alors que certains se voyaient servis et commençaient à manger, les demoiselles s’arrêtèrent face à la table, souriant doucement.

- Itsuwari, c’est bien ça ?

Elle avait une voix douce, agréable, tout comme son sourire. Quant à la cadette, celle se trouvant assise près de son proclamé cousin, elle garda le silence, évitant même leur regard. Or, l’une d’entre elles semblait avoir porter son attention sur elle.

- Si ce n’est pas Eikō… Un ricanement. Tu as enfin décidé de sortir de ta chambre et faire acte de présence. Cela en est presque impressionnant railla-t-elle.
- Tu devrais venir t’asseoir avec nous. S’adressant à Itsuwari. Rien à faire à côté d’elle, tu vas rapidement te faire chier.
- Imagine, il y a un an encore, elle ne parlait pas du tout.

Elles se moquaient ouvertement de l’héritière, qui gardait le silence, sentant cependant ses poings se serrer. L’un d’eux vint même froisser la rose qu’elle tenait, les épines de cette dernière venant lui percer sa paume de main. Elle ne pouvait rien dire sans s’énerver. Or, ayant été forgée dans la violence, si elle ripostait, ce serait certainement avec ses poings. Cela ne faisait aucun doute.

- Tu es retournée dans ton mutisme ?
- Pourtant, personne n’a attenté à ta vie cette fois-ci.

Toujours moqueuse. Si d’habitude, elles se contentaient de faire comme si elle n’existant pas, aujourd’hui, elles semblaient décider à lui mener la vie dure. Elle se fit violence pour rester calme. Silencieuse surtout. Quelques hommes vinrent porter les plats sur leur table, faisant décaler du même coup les filles. Profitant du fait qu’elles avaient été décalées, forcées d’attendre plus loin le temps que le repas soit servi, la demoiselle en profita pour poser une question toute simple, cherchant très certainement à changer le sujet de la discussion. Elles avaient manqué de dépasser les bornes, en abordant le sujet de son père, qui avait tenté de la tuer.

- Pourquoi es-tu revenu ?

Avant même de savoir ce qui l’avait mené à quitter, elle souhaitait savoir ce qui l’amenait à revenir. Se faire une meilleure idée du personnage énigmatique qui se trouvait à la même table qu’elle.

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Zetsu Itsuwari
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Mer 28 Fév 2018 - 17:35
Domaine Zetsu
.. Année 202 après l’apparition,

Alors que le dîner poursuivait son cours, sous les discutailles habituelles de la famille de Shinobis qui n'avait l'habitude de se rassembler de la sorte, Itsuwari pu faire la connaissance de sa cousine. Une jolie jeune femme aux cheveux presque blancs mais que les traits trahissaient.

Notre Shinobi dupeur avait alors eu cette approche, amicale et semblable à de la douceur à son encontre. En réalité il n'avait de raison de plonger dans la discorde les premières relations qu'il nouerait de nouveau après son retour à Rokkusu. Chaque seconde qui passait ne cessait de tourmenter son esprit déjà si obsédé par le plan d'action à suivre, et chaque hypothèse, embranchements, contraintes que son intellect avait tant et si bien essayer de prévoir, ne pouvait exclure la possibilité qu'une infime erreur aurait pu se glisser dans ses calculs.

Si tout d'abord l'une de ses premières missions serait de créer des liens assez solides pour s'assurer une place au sein du village, d'autres objectifs qui n'était encore à portée, devaient être précédées par l'opinion que l'on se ferait de lui. Son enveloppe corporelle était alors devenue au fil des années le reflet de l'hypocrisie dans le monde des hommes. Tromper jusqu'à tromper son propre esprit, et muer d'une conscience à une autre. S'il n'était reconnu par ses pairs comment étant particulièrement fort en démonstration de puissance, ses armes étaient bien psychiques. Il n' était d'ailleurs pas vraiment adepte des conflits à grande échelle, ni ne convoitait une puissance destructrice qui pourrait hélas plonger les siens dans l'oublie, non.. lui son truc, c'était plutôt de jouer avec les faiblesses de l'esprit humain, qu'elles soit les siennes, comme celles des autres.

La réalité ne devenait qu'une copie de ce que le corps perçoit, il était alors possible d'effacer de cette réalité perçue, les éléments que l'on désirait ignorer, ou manipuler. Un jeu ou les différents étages était comblé d’embûches et systèmes de défense, qu'étaient finalement les Shinobis. Une prison dans laquelle Itsuwari se sentait lui seul enfermé, profondément égoïste et unique dépositaire d'une vérité que ses dons lui permettait d'entrevoir.

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Revenant donc à sa cousine dont il observait la couleur de ses joues aux ombrelles du soir et des bougies, il ne put un seul instant détourner son attention d'une puissance qu'il aimerait voir grandir à des fins toutes aussi tournées vers le sois même, et l'égocentrisme. Quitte à ce que peut être, lui aussi rejoigne un jour les limbes d'un pouvoir qui l'aurait dévorer. S'il convoitait le savoir et la puissance, c'étaient bien jusqu'alors ses conclusions à la logique implacable qui lui avaient permis de d'entrevoir des facultés prémonitoires aux siens. Mais ce stade jusqu'alors inexploré ne pourrait l'être que grâce à un sacrifice que lui-même ignorait, et ce fut cette réponse qu'il lui donna au cours de la soirée.

« Il y a encore des mystères que je dois percer. Eiko. » - son ton se faisait d'ailleurs plus sérieux à cet instant, comme si son regard dont les sourcils s'étaient froncés, déterminés la dangerosité de telles paroles, et de telles ambitions - « Si tu m'en donnes l'opportunité, j'accepte de te raconter mon voyage. Et la vérité sur ton clan. Le temps a effacé les traces d'enseignement que l'on ne dispense plus et.. » - il s'arrêta à cet instant, tiltant sur une donnée qu'il n'avait alors perçu plus tôt - « L'as-tu éveillé ? »

Son regard venait de se tourner vers la plus jeune des femmes qui se trouvait autour de la table, comme pour partager la seule particularité qui malgré l'absence, pouvait les relier. Et si Eiko préférait alors le considérer comme un inconnu qu'un membre à part de la famille des Zetsu, elle serait indubitablement forcée de reconnaître qu'une génétique particulière la liait à son cousin. Un cousin qui n'avait certes peut-être pas la même vision quant à l'utilisation du pouvoir dans sa globalité, mais qui avait lui aussi à un jeune âge, éveillé cette source incontrôlée.

Peu de temps avant qu'il ne se décide d'échanger avec celle que personne n'aimait, plusieurs femmes avaient interrompu les paroles qu'il comptait donner vers d'autres hommes autour de la table. Un soupire non pas exaspéré mais pris de cours sortis de sa bouche tandis qu'il ferait face au quatuor de femmes dont il observait la beauté. Et même si l'une d'entre elles avait l'air un peu plus boulotte que les autres, il ne manqua pas de se lever.. acceuillant chaleureusement chacune d'entre elles dans ses bras.

« .. Ne me fuyez pas. Vous n'étiez que de petites filles alors que je vous abandonnais, et vous voilà des femmes ! Devrais-je choisir l'une d'entre vous ce soir ? »

Elle rirent d'abord aux paroles tendancieuse de celui qui n'aurait d'ailleurs AUCUN remords quant à utiliser de ses charmes pour sa quête d'informations. Et s'il devait culbuter des membres de sa famille pour mener à bien cette mission d'espionnage, il n'hésiterait pas même à aller sous la couche de la doyenne dont les rides cachaient les yeux.

Mais alors que les railleries venaient perturber l'élan de joie qui venait à le submerger durant un court instant, il ne put que rester plus perplexe quant à la situation incommodante que l'on venait de lui imposer. Eiko était peut-être mal vue, elle pouvait être idiote, se disait t'il, ou alors dérangée mentalement. Mais lui jamais ne vécut les années de mutismes ou d'asociabilité de cette dernière, et ne pouvait, en toute logique, avoir la même opinion que les autres jeunes femmes. Même s'il respirait le mensonge et la tromperie, cette donnée acquise, il n'irait pas jusqu'à sacrifier à sa première rencontre, une possible future carte maîtresse dans sa quête de domination du clan.

Il secoua bêtement la tête, une tête aussi bête que les yeux qui roulèrent, mais d'un ton rieur, faisant de la scène difficile à juger, il leur prononçant alors quelques mots, qui d'après leur réaction ne donnait la tangente entre la plaisanterie ou la peur.

« Ahahah ! Les filles, je vous adore déjà. Toi, toi, ou toi.. mais surtout toi.. » - vers la plus grosse qui venait de s'empiffrer une viennoiserie dans le bec - « Mais une remarque de plus comme celle-ci à mon repas, et je vous grille le cerveau sur place. »

Qui était alors la cible dans ce petit jeu, de cette blague, elles ou Eiko ? Nulle doute que seule la perception fera son œuvre, et ne laissant transparaître une once de prise de position pour les moqueuses, il ne s'empêcha pas de les prendre toutes les quatre dans les bras, histoire de leur faire un gros gros câlin. Une inspiration chaleureuse se faisait entendre, avant qu'un murmure n'atteigne les oreilles du quatuor.

« Laissez, je m'en occupe. »

L'une des femmes laissant alors ses lèvres se poser dans un sourire, sur la joue de notre homme qui de par sa stature, était plutôt grand. La fayote du groupe peut être pour s'attirer ses faveurs, partie la première, alors que les autres, un peu plus effacées et confuses vinrent quémander ce câlin.

« On est désolé Itsuwari, on t'embêtera un peu plus tard sois en sûr ! »
« On est désolé Itsuwari, on t'embêtera un peu plus tard sois en sûr ! Hihi ! »

Le ton de la rigolade clôturait leurs retrouvailles tandis qu'elles s'échappaient de la pièce, bien que surprises, drôlement impressionnées par ce qu'il avait osé leur dire. Après tout.. les hommes avaient toujours dirigé chez les Zetsu, et lui pas plus qu'un autre ne se laisserait déranger, pendant SON repas, par des gamines en manque. Quant à l'autre, elle boulottait encore alors qu'elle n'avait absolument rien capter à la situation, ses yeux ronds se posaient sur Itsuwari qui attendait poings sur les hanches devant elle. Les joues devenaient roses et presque rouges, gonflées comme le ferait un hamster, elle prit la fuite en étant gênée de la situation, criant d'une voix aigu et la bouche pleine.

Cette dernière petite rencontre avait eu pour conséquence d'amuser le Shinobi aux visages, qui revint à sa chaise en compagnie de la mal aimée..
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Zetsu Eikō
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Jeu 8 Mar 2018 - 17:54
Le commentaire de l’homme vis-à-vis des jeunes femmes eut de quoi terrifier la demoiselle toujours assise à sa place. Griller le cerveau. Elle en revint inlassablement à son père, désormais décédé, qui lui avait imposé de longues tortures, et ce, sur plusieurs années. Autant aimait-elle les techniques claniques qu’elle possédait, le Shinkeikei étant un atout non négligeable en combat, autant y avait-il de ces techniques qu’elle souhaitait voir bannies. Que le clan en ait envie ou pas, le jour où elle prendrait sa place à la tête de la famille, elle s’assurerait que nul n’utilise leur capacité à des fins de torture. Jouer de la sorte avec le cerveau d’autrui pouvait s’avérer terriblement dangereux, elle-même en ayant été une victime. Cela faisait trois ans qu’elle avait été libérée de l’emprise de son père, et pourtant, elle était bien loin d’être guérie.

Revenant s’installer à ses côtés, elle lui posa une question bien simple, tentant de chasser ces images qui étaient revenues à son esprit. Pourquoi était-il revenu ? Il s’agissait d’une façon comme une autre de se distraire. Si elle n’était pas spécialement enthousiaste à l’idée d’apprendre à le connaître, pas après la façon dont il s’était exprimé, elle se devait tout de même de lui laisser une chance. Elle ne le connaissait pas. Peut-être pourrait-elle en être surprise. Oh, elle en doutait, après tout, elle peinait à offrir sa confiance en quiconque. Ayant été déçue toute sa vie par ceux qu’elle croyait proche d’elle, il était difficile de lui en vouloir pour cette méfiance naturelle dont elle faisait preuve. Or, elle faisait des efforts, cherchant à s’ouvrir un peu plus au monde qui l’entourait. Elle avait donc décidé de faire les premiers pas (pas tout à fait) en cette question bien simple et qui, pourtant, elle en était convaincue, lui permettrait certainement d’être en mesure de mieux cerner le personnage qu’était son cousin.

Des mystères, donc. Il y en avait plusieurs, au sein du clan. Elle le savait pertinemment. Les Zetsu étaient connus pour leurs secrets, ce qu’ils cachaient au monde entier et même à eux-même. Elle se contenta donc d’arquer un sourcil à cette déclaration, se demandant ce qu’il pouvait bien vouloir chercher de particulier. Pour sa part, elle avait préféré ne jamais chercher à trop en savoir. Elle qui était déjà dégoûté du sang qui coulait dans ses veines, de ce nom qu’elle était forcée à porter, en apprendre plus sur les sombres pratiques de son clan n’était sûrement pas la meilleure des idées. De quoi l’amener à souhaiter que tous les Zetsu périssent de sa propre main. purgeant ainsi le monde de ceux ne méritant pas y vivre.

- Je ehh…

Elle n’aurait jamais cru qu’une simple question pouvait se montrer aussi difficile à répondre. Or, cela la ramenait inlassablement aux raisons de l’éveil. Aujourd’hui âgée de dix-neuf ans, elle était encore considérée comme jeune pour avoir accès au Kekkei Genkai du clan. Toutefois, cela faisait bien trois ans qu’elle apprenait à le contrôler, faisant d’elle l’une des plus jeunes ayant eu accès à ce pouvoir aussi beau que dévastateur. Elle aurait préféré ne jamais l’éveiller. Sincèrement. Si cela avait pu lui éviter l’enfer qu’elle avait dû traverser, elle aurait nettement préféré ne jamais l’éveiller. Encore une fois, personne ne lui avait laissé le choix. Comme beaucoup de chose de sa vie, cela lui avait tout simplement été imposé. Quelqu’un souhaitait faire d’elle la plus jeune utilisatrice du Shinkeikei ? Alors il avait tout fait pour qu’elle le soit, lui volant ainsi de précieuses années de sa vie et la marquant à jamais.

- Oui. Elle serra les poings. Cela fait trois ans environ… Je devais avoir seize ans.

Elle ferma les yeux quelques instants, cherchant à reprendre le dessus sur ses émotions, notamment l’animosité qui montait en elle, tout comme cette amertume qui lui laissait un goût désagréable dans le fond de la gorge. Aussi froide et distante qu’elle était, cela ne l’empêchait pas de se sentir terriblement mal dès que ce sujet revenait. Elle s’en voulait seulement à elle-même de la façon dont sa voix s’était brisée, dont ses poings s’étaient serrés. Autant souhaitait-elle garder ses distances, autant était-il évident qu’il avait très certainement remarqué ces quelques changements. Et puis, l’idée lui vint en tête qu’il savait sûrement toute l’histoire. S’il n’avait pas été présent lors de ces sombres années, sûrement que son père lui avait raconté le triste sort de l’héritière du clan et donc, la raison de pourquoi était-il à ce poste à l’heure actuelle.

Si tel était le cas, pourquoi cherchait-il alors à retourner le couteau dans la plaie ? Cette seule idée était tout aussi désagréable que les précédentes alors qu’elle n’était pas en mesure de comprendre qui était-il, cet homme, dans toute cette histoire ? Elle lui avait partagé que cela faisait trois ans qu’elle avait éveillé le Shinkeikei, soit depuis que son propre père avait été exécuté.

- Et toi ? Il n’était pas rare qu’un Zetsu ne connaisse jamais l’éveil. J’imagine que tu as dû l’éveiller… Il semblait tout de même bien plus vieux qu’elle. Quant à ce voyage, tu es parti longtemps ?

Elle était tout de même curieuse de ce qu’il pouvait lui raconter à ce sujet. Non pas souhaitait-elle savoir ces secrets de clan dont il parlait, mais bien son voyage en règle générale. Ne l’ayant jamais vu entre les murs du domaine de leur clan, elle se demandait si ce n’était pas qu’elle n’avait jamais porté attention ou s’il avait réellement été loin d’ici pendant presque vingt ans, voir plus.

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Zetsu Itsuwari
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Ven 9 Mar 2018 - 16:55
Domaine Zetsu
.. Année 202 après l’apparition,

Il ne fallu que peu de temps avant que le quatuor de femmes ne quitte la tablée des Zetsu les plus influents du clan. Permettant ainsi à nos invités, et nos plus vieux moins bavards, peinant encore à manger du fait qu'ils avaient perdus quelques dents au cours de leur vie. Itsuwari aux mille mensonges s'amusait alors dans un petit silence retrouvé, à observé le rassemblement des siens, dans la paix et le partage d'une affection pour chacun d'entre eux, et même pour Eiko.

Si elle avait pu remarquer sa chaleureuse mais grande attention quant aux manières et mots que son cousin employait, elle pouvait aussi aisément comprendre que sur le fond comme sur la forme, il ne représentait un danger immédiat ou même futur tant son rôle était joué à la perfection. Qu'il s'agisse de son regard des plus similaire à celui de son père, dont l'éclat des yeux lui avait été transmis, mais aussi par l'agile élégance avec laquelle il ponctuait ses mots, de gestuelles en gestuelles, attirant tantôt le regard sur lui, ou sur ses mains.

Le repas venait lui d'être à peine entamé que la discussion entre le cousin et la cousine se poursuivait, lui avec l'image de l'inconnu sorti dont ne sait ou, mais elle.. dans l'idée de ce que c'était fait Itsuwari, avec l'aura d'une fille capricieuse et sans amis. En effet, même s'il ne lui montrait pas, ni ne laissait entendre ses pensées, la voir ainsi peu loquace et moquée par d'autres membres de la famille avait pour don d'irriter celui qui encourageait la plus belliqueuse des politiques.

L'éveil du Shinkeikei était d'ailleurs la meilleure image et le meilleur exemple à suivre quant à ce que devait accomplir le clan à travers les âges. Et tout comme son éveil, parfois naturel, mais plus souvent des plus rudes suite à de fortes émotions, de souffrance comme de haine, Itsuwari était parfaitement convaincu que cette faiblesse que devenait la non recherche de la puissance à travers une paix factice, devenait le premier facteur dangereux pouvant mettre en péril les secrets du clan.

Qu'adviendrait-il alors du trait héréditaire si ses facultés venaient à être oubliées, ou pire encore, interdites ? Le clan n'était certes pas le plus puissant, ni le plus noble ou le plus reconnu. Mais il avait cette particularité que d'unir ses membres à travers la maîtrise d'un domaine que personne d'autre au monde ne pouvait égaler, transgressant les lois humaines comme divines en prenant le contrôle de l'ordinateur central de leurs corps. Sans cette maîtrise, sans cet atout, cette carte soigneusement dissimulée dans la manche, il ne serait rien d'autres que des pantins de Shinobis de bas étages bon pour servir les dessins des proclamés Kage et Seigneurs.

--

Mais il hocha d'une sobriété peu commune, étant sur le moment assez entré dans l'intimité de la décriée fille de l'ancien chef, ce qu'il désirait, il l'avait eu. Et entendre plus d'un mot dans sa bouche était en soit une réussite, à en croire les conseils que lui avait donné son père durant l'après-midi.

« Il y a bien des années, oui. Du moins ce que nous appelons l'éveil. Qui demeure un des prémices et un bref avant gout de l'étendue de nos possibilités. »

Sa voix se faisait éternellement douce mais sur une intonation un brin plus cassée, l'espace de cette soirée il était l'homme bienveillant dont la véritable nature somnolait sous l'apparat de joyeuses retrouvailles. Occultes étaient ses dessins, il n'étaient cependant pas exempts de sentiments humains et tout à fait naturels, mais ce n'était qu'un choix de les ressentir. Au fond, cette soirée ne présageait pas d'inavouables arcanes ou révélations futures, alors il profitait lui aussi d'un instant de repos, laissant ses épaules s'affaissait sur le dossier comme si l'espace d'une seconde il ne ferait plus le sujet de toutes les discussions.

« .. Si nous devions compter l’entièreté de mon voyage. J'ai été absent pendant 26 années. Mais le dernier en date n'a duré - que - 16 ans. Rokkusu bien qu'étant mon village natal, n'a jamais reçu l'attachement qu'il me demandait.

Sans chaînes et sans ordres, si l'encore on raconte d'anciennes histoires. Je fus envoyé moi et mes deux acolytes au Mont Tsuchigumo prés du village de Sarabetsu ou je vivais, pour affronter l'un des esprits renégats de notre clan.. et le soumettre à ma volonté.
»

De la le père à l'oreille fine n'eu que sa main frappant sur le recoin de la table à l'intention de ses paroles, parvenues par maladresse à ses oreilles. « Itsuwari. Pas ici. » En effet l'évocation du simple nom de ce mont avait créé dans la pièce un véritable froid suivi d'un silence accablant, certains gardaient la bouche entrouverte tandis que d'autres baissaient les yeux pour des raisons qu'Eiko devait probablement ignorer du fait de son jeune âge.

« Nous continuerons cette discussion ailleurs, retirons nous dans l'artère secondaire. »

Le chef du clan avait hoché quand sa joue pleine trahissait le sérieux qu'il s'était donné, indiquant aux deux protagonistes de l'histoire d'apporter avec eux de quoi grignoter et passer le temps. C'est ainsi qu'Itsu' se retira en invitant avec lui son interlocutrice, à qui le clin d'œil était adressé pour qu'elle ne prenne ce léger affront d'une sensation trop incommodante.

« .. Un sujet sensible pour les Zetsu de ce village. Mais j'ai toujours refusé que l'on dissimule cette réalité. Si tu me le demandes.. je t'apprendrais l'un de nos atouts. Parmi ceux en ma possession. Mon père ne pourra qu'approuver une relation saine entre nous, n'es tu pas d'accord ? »

Son sourire s'était malicieusement étiré alors qu'il lui offrait à cet instant la possibilité de parfaire ses connaissances. Lui, était en quelque sorte un puis de savoir si nous devions le comparer à un des membres dont l'existence s'était confinée à quelques murs, et aussi avait t'il nombre de choses à lui confier.
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Sam 10 Mar 2018 - 15:42
Difficile pour elle que d’identifier comment se sentait-elle vis-à-vis de l’homme à ses côtés. Aux premiers abords, il lui semblait fort sympathique, un sourire agréable, un ton avenant. Pourquoi alors ne pouvait-elle tout simplement pas se laisser aller à cette discussion qui se voulait légère, quand bien même concernait-elle un sujet un peu plus épineux pour elle ? Sa méfiance naturelle, qui se voulait d’autant plus présente vis-à-vis des membres de sa propre famille. Elle craignait les gens, se refusait de les laisser approcher, les trahisons dont elle avait été victime furent ce qui l’avait poussé à se cacher derrière un épais mur de glace. Et c’était d’autant pire lorsque la personne tentant de se rapprocher d’elle était un Zetsu. Elle avait eu confiance en son père. Elle avait eu confiance en sa famille. Tous lui avaient tourné le dos, sans exception, sauf son oncle, à un moment où elle avait eu un cruel besoin de support. Laissée seule, livrée à elle-même, tel un animal blessé, elle montrait les crocs dès que quelqu’un osait se s’approcher d’elle. Son cousin ne devait donc pas le prendre personnel. Elle se méfiait de tout le monde. Il avait tout simplement eu le malheur de posséder le même nom qu’elle.

Il était donc définitivement plus vieux qu’elle. Elle ignorait à quel âge il avait quitté Rokkusu, cependant, elle-même âgée de seulement dix-neuf ans, son voyage en entier était plus vieux qu’elle. Elle hocha donc la tête, un sourcil arqué, quant à ce qui l’avait amené à quitter pour aussi longtemps. Elle-même n’avait jamais quitté les remparts du village. En réalité, même le village en lui-même lui était toujours inconnu. Au cours de son adolescence, victime des supplices du fou qui lui faisait office de père, elle avait été retenue prisonnière du domaine, à croire qu’il ne souhaitait pas que quiconque puisse remarquer à quel point sa descente aux enfers avait été terrible.

La réaction de son oncle la fit sursauter, bien qu’elle vint aussi attiser sa curiosité vis-à-vis de ce qu’il évoquait sans pour autant lui exprimer clairement ce qu’il en retournait. Elle s’était donc retrouvée à le suivre hors de la pièce, non sans avoir pris son assiette avec elle, le regard curieux et les sourcils légèrement froncés. Quel était ce sujet sensible dont il lui faisait part, ces secrets dont elle ne savait rien ? Silencieuse le temps de leur marche, elle essayait de faire du sens dans ce qu’il lui avait dit sans pour autant y parvenir. Quant à avoir une relation saine… Il serait difficile pour elle que de tenter telle chose, la seule ayant jamais réussi à l’approcher se trouvant à être une Hyûga au caractère bien singulier. Cependant, elle pouvait faire des efforts. Se le devait, même. Il était bien temps qu’elle passe outre la gamine blessée qu’elle était pour tenter de devenir la kunoichi qu’elle aspirait être. Elle ne doutait pas de la complexité de la chose, ni même du temps que cela lui prendrait, cependant, il fallait bien commencer quelque part.

Se retrouvant désormais en tête à tête avec lui, dans le salon de l’artère secondaire, elle avait déposé son assiette sur la table place pour s’asseoir sur l’un des grands sofas. Cela en vint à lui rappeler la première rencontre officielle entre elle et son sensei, ce dernier étant venu lui rendre visite ici-même alors qu’elle… Elle avait oublié de prévenir quiconque.

- N’a-t-il pas été difficile de se retrouver loin de ta famille. Leur famille. Pendant toutes ces années ? Et, pardonne ma curiosité peut-être bien mal placée, lorsque tu parles d’esprit renégat du clan… À quoi fais-tu référence ?

Il s’agissait d’une qualité tout comme d’un vilain défaut, la curiosité dont elle pouvait faire preuve. Encore bien innocente vis-à-vis de ce monde cruel, il y avait tant qu’elle ne connaissait pas, tant concernant son propre clan que le village qui l’avait vu grandir.

- Quant à l’un de nos atouts… Tu parles du Shinkeikei ?

Soit leur Kekkei Genkai, qu’ils avaient tous les deux éveillés, de ce qu’elle comprenait bien. De son côté, elle avait été jeune, si elle se fiait aux ouvrages concernant l’éveil de leur art. Normalement, avant la vingtaine, c’était chose bien difficile à faire. Dont pourquoi beaucoup passaient des années à s’entraîner au taijutsu avant qu’il ne soit possible pour eux d’appliquer les techniques de son clan. Quant à elle, elle avait fait les choses dans l’ordre inverse, apprenant à maîtriser ses techniques claniques avant d’apprendre à se battre au corps à corps. Ou, plutôt, les deux étaient arrivées sensiblement en même temps, ayant été entraînée par nul autre que son oncle, soit le père de son interlocuteur.

- Je suis désolée, j’ai un peu de difficulté à te suivre.

Elle était plus détendue, loin de tous ces regards qui se posaient tant sur elle que sur lui. Désormais qu’avec lui, s’étant décidée de croire en son ton agréable et son doux sourire, elle se montrait un peu plus à l’aise, moins agressive du moins, laissant même échapper un léger rire pour accompagner ses paroles alors qu’elle s’était perdue dans l’énigme qu’il lui présentait.

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Lun 12 Mar 2018 - 18:57
Domaine Zetsu
.. Année 202 après l’apparition,

L'Itsuwari avait longuement réfléchi à la question que sa plus jeune cousine venait de lui poser. Néanmoins et malgré l'importance qu'il put dans des jours plus sombres donné à la famille dont il était issu, la séparation à laquelle il avait été forcé en l'an 175 avait eu en quelque sorte comme effet que de briser les liens naissant chez les siens. À tel point qu'à travers ses nombreux confidents imaginaires, il aimait parler de cette sensation enivrante qu'était le désarroi et l'incompréhension sur les personnes qu'il voulait affaiblir psychologiquement. Aussi était bien la son arme la plus redoutable et perforante, lorsqu'il usait de l'humanité propre à chaque homme, pour la retourner contre eux.

Cela rien dans la situation dans laquelle il était forcé d’apparaître, rien de le poussait particulièrement à être de celui qui l'est, et non l'un de ceux que l'on voudrait lui soit. Qu'avait besoin Eiko ? Qu'elle était la faille, quel réconfort ou soulagement réussirait à la faire s'évader de ce monde brumeux et salis par les combats. D'une rencontre à une approche, il était aisé à travers quelques échanges que de cibler presque chirurgicalement les encrages les plus sensibles. Que ce soit dans l'utilisation d'un Genjutsu dont il était adepte, ou encore le maniement d'un trait héréditaire nécessitant une finesse peu commune aux Shinobis, Eiko, elle.. se faisait autrement plus fermée et imperméable à l'approche amicale de notre homme. Ce qui au contraire de l'agacer, fit naître un sentiment de perplexité plus grand à son égard.

Les autres filles n'avaient peut-être pas tout à fait tort, se disait-t'il, et la valeur de sa vie baissait au fil des silences qu'elle s'efforçait tant bien que mal de combler. "Peut être aurais-je du la tuer ce jour la ?" dont la pensée traversait l'esprit du plus grand Zetsu, n'ont pas craintif de l'ancienne héritière de ce fou de tyran, mais plutôt de ce que la souffrir avait fait développer chez elle. Un renfermement sur sois oppressant, instable, et plus encore désigné par le malicieux comme un caprice d'adolescent. Lui n'était pas une nourrice, et pourtant il fallait faire avec car le destin du clan se jouerait certainement sur cette relation, donc les répercutions se feraient entre déboires et collaborations.

« Shiranami et Gantetsu, mon escorte. Ont toujours été proches de moi, et penses bien que mon père prenait soin de me faire parvenir les nouvelles les plus importantes. Si physiquement je n'étais la, pas, un seul instant je n'ai cessé de veiller sur le bien de notre famille. »

Aussi avait-il bien insisté sur ses mots car il les savait plus utiles encore que des actes envolés dans l'histoire. Le monde Shinobi était fait de brutes que les mots pouvaient réussir à apaiser, ne manqua t'il pas l'occasion que d'établir des faits contrastant avec l'erreur surevenue dans la bouche de la plus jeune. Qu'elle le voudrait, ou non, le choix ne lui appartenait pas que de prendre le clan Zetsu à la légère, car ce nom était inscrit dans ses gênes.

« .. La prise de pouvoir de l'ancien chef, ton père, marqua la fin d'une tradition datant de la création de notre clan. » - retirant une sorte de toge blanche de sur son dos pour que devant leurs yeux, l'explication prenne du sens face à l'emblème des Zetsu -

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« .. Cet emblème qu'est le nôtre provient du mont Tsuchigumo. Quand nos plus vieux ancêtres, avant l'ère des Shinobis, vivaient du commerce de la soie des esprits de cette montagne. Tsuchigumo aussi plus communément appelé, l'Araignée de la terre. »

Il prit une inspiration alors que de sa poche, un rouleau contenant plusieurs parchemins venait à s'offrir à la vue de la chanceuse de ce soir, à qui il délivrerait l'un des premiers secrets familiaux, l'origine de la fondation, mais également le but de son exil.

Spoiler:
 

« .. Avec les âges et l'apparition du Chakra, cette tradition prit une tournure plus guerrière. Le kuchiyose no Jutsu propre à notre clan était celui de la famille des Arachnides, sous plusieurs formes. Mais les... » - et il se forçait d'exprimer une certaine tristesse quant aux mots qui suivirent - « .. Années qui précédèrent ta naissance furent conflictuelles pour chacun des membres de la famille. Aussi l'Ichizoku no rida, mon oncle, et ton père, avait pris la décision que d’interdire l'accession à cette cérémonie d'éveil, préservant ainsi son autorité en évitant la guerre. »

«.. La reconquête du Mont était l'objet de mon départ pendant de longues années. Alors que mon père attendait impatiemment le jour ou nous pourrions célébrer de nouvelles cérémonies. »

Il avait d'ailleurs plus parlé qu'autre chose, ou même manger. Délaissant dans l'esprit de sa voisine les graines d'une Histoire que peu de monde connaissait. Personne ne savait si son départ avait été suivi d'une mort certaine, et son retour n'était pas non plus marqué par le retour de cette cérémonie, comme si tout ne s'était pas passé comme prévu. Lui-même ne garda pas un réel bon souvenir de ces années à tenter de soumettre les créatures de la montagne, mais peut être devra t'il essayé de nouveau un jour, la était l'enjeu.

Mais un sourire ne put que paraître plus amusé face à la difficulté qu'elle pouvait avoir à assimiler chaque information, chaque fait, chaque déroulement de ce qui avait précédé sa naissance, et suivi peu après. D'autant plus qu'à travers sa position peu accommodante, nombreux devaient être les Zetsu à ne pas vouloir lui faire part d'affaires qui ne la concernait pas.

« .. Je soupçonne le Shinkeikei de n'être qu'une ébauche de puissance. Insuffisante pour mener la paix dans un clan, dans un village, dans un pays. Mais le sujet est encore trop sensible, nous en parlerons plus en détail à un autre moment. »

Lui avait l'air quelque peu étonné que de nouvelles idées vinrent à germer à cet instant dans sa tête. Et ce moment de discussion paisiblement comme il n'avait que rarement l'occasion, ne faisait qu'accentuer une petite sensation de plénitude et de satisfaction. S'il ne savait de quelle manière Eiko interpréterait ses paroles, car comme souvent les doubles sens faisaient rage, Itsuwari trouva la un bon moyen de ne pas faire périr avec lui la langue noble d'une famille éprouvée. Avec lui disparaîtrait probablement les murmures que l'on n'ose plus, les vérités sur les mensonges, et cette séparation du village était la bénédiction qui lui permettrait maintenant d'outrepasser les règles et normes de bienséances imposées entre les hommes et femmes qu'il croisait. N'hésitant pas à choquer, surprendre, ou encore même utiliser pour les remettre dans un chemin que lui jugeait plus juste.
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Mer 14 Mar 2018 - 8:11
La jeune demoiselle était douée d’une curiosité presque maladive qu’elle n’osait toutefois pas exprimer de par son côté beaucoup plus renfermé sur elle-même. De ce fait, elle avait hésité avant que les premières questions franchissent ses lèvres quant à qui pouvait bien être ce cousin dont elle ne connaissait rien, qui était arrivé comme ça, sans rien dire, s’auto-proclamant comme étant de la famille, certainement sans connaître l’aversion qu’elle pouvait éprouver vis-à-vis des siens. Il n’y avait bien eu que son oncle, père de cet homme, pour la soutenir, envers et contre tous, lui offrant ce que nul ne semblait vouloir lui offrir. Un peu de soutien, tout simplement. Elle ne demandait pas la lune, si ce n’était que de ne pas être simplement mise de côté. Et pourtant, tous l’avaient fait, la rangeant dans la catégorie des fous tandis qu’il n’y avait aucune autre explication quant à son mutisme qu’ils trouvaient forcés. Elle avait perdu l’esprit plutôt que de perdre la vie.

Elle écouta alors son récit avec intérêt, surprise d’entendre que son père avait mis fin à ce qui avait pourtant été une tradition. Lui qui semblait si fidèle au clan et de suivre ces traditions, elle trouvait presque étrange d’entendre ces quelques mots. Or, au final, elle ne savait rien, vraiment, de cet homme qui l’avait élevé puis torturé, si ce n’était qu’il avait sombré dans la folie dans les dernières années de sa vie, certains disant que la mort de sa femme avait provoqué telle déchéance. Son regard se posa alors sur le morceau de tissus lui étant tendu, où se trouvait ce qu’il identifia comme l’emblème de leur clan, ce qu’elle connaissait et qui se trouvait actuellement brodé sur le kimono qu’elle portait. Elle n’en avait seulement jamais connu la source.

Elle ne s’était jamais réellement intéressée à l’histoire de son clan et tous les mystères que renfermaient les hautes sphères de ce dernier. Il y avait des secrets qui n’étaient pas partagés sauf à quelques hauts représentants. Un jour, elle le savait, elle allait devoir les connaître, héritière de la position de chef du clan, cependant, ce jour n’était pas encore arrivé.

- Et tu y es arrivé, à reconquérir le mont Tsuchigumo… C’est bien ça le nom, pas vrai ?

Si elle avait bien suivi l’histoire qui la dépassait encore et dont elle peinait à en saisir tout le sens. De ce qu’elle comprenait, ils avaient longtemps été liés aux arachnides qui, elles-mêmes semblaient être liées de près ou de loin à l’éveil du Kekkei Genkai. Aurait-elle préféré une telle cérémonie, plutôt que ce qu’elle avait traversé ? Elle ne pouvait émettre d’opinion à ce sujet, pas alors qu’elle ne savait pas ce dont il en retournait.

- C’est pathétique quand on y pense. Elle avait ramené ses jambes vers elle, appuyant ses bras sur ses genoux pour y déposer sa tête. Je suis l’héritière du clan et pourtant… Je ne sais rien, concernant celui-ci. Je ne connais pas l’histoire des Zetsu, ce qui a marqué les générations précédentes… Je ne savais même pas, pour ces traditions effacées par mon… Père. Ce mot était difficile à assumer. Que peux-tu me raconter, au sujet des Zetsu ?

Son regard était posé sur lui, l’esquisse d’un sourire sur les lèvres. Voilà de quoi la détendre que de venir satisfaire sa curiosité grandissante. Elle observait avec attention les parchemins donnés par celui-ci, ce qu’il s’y trouvait, notamment ce qui concernait leur précédent lien avec les arachnides et la montagne. Tant de savoir qu’elle ne possédait pas et dont elle s’intéressait aujourd’hui. Des histoires qu’on ne lui avait jamais partagé. Était-ce parce qu’elle était la fille de celui ayant amené des idées nouvelles au sein du clan, au plus grand dam de plusieurs de la famille ? Elle n’aurait sut dire. Car, au final, elle n’avait jamais eu le loisir d’apprendre à connaître l’homme qu’était Ken’ichi.

- Du moins, un sujet qui n’est pas aussi sensible que le Shinkeikei et son utilisation… Pour la paix que tu disais, non ? Pour ce faire, il faudrait déjà interdire l’utilisation de certaines techniques qui se veulent tout sauf pacifiques. Un contrôle sur le cerveau, cela peut faire des ravages.

Elle cherchait presque à savoir son opinion sur la question tandis que pour elle, sa position était déjà prise. Victime d’un supplice propre au clan, elle préférait éviter que quiconque d’autre vive telle situation. De ce fait, elle serait toujours en accord quant à limiter, dans une certaine mesure, l’usage du Kekkei Genkai, en restreindre les capacités et, surtout, s’assurer que nul n’en vienne à utiliser telle technique qui se voulait aussi immorale qu’horrible. Mais pour ce fait, elle avait encore du chemin à faire.

- Je crois, au contraire, que le Shinkeikei est capable de grande chose, pour peu qu’il soit placé entre de bonnes mains.

Ses mains étaient-elles bonnes, à elle ? Seule l’avenir serait en mesure de le dire. Toutefois, son coeur était à la bonne place et ses intentions n’avaient pour but qu’aider autrui. Quant à lui, de quoi cela en retournait-il ? Était-il de ceux souhaitant écraser ceux sur sa route, assurant ainsi suprématie du clan ou, au contraire, se voulait-il plus aimable, comme elle ?

Elle aimait croire en la deuxième option, en ses doux sourires et en la considération qu’il avait pour sa petite personne oubliée.

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Zetsu Itsuwari
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Sam 17 Mar 2018 - 18:09
C'est que le bougre n'y était pas parvenu, à cette fameuse quête qui dissimulait la vraie nature de son dernier départ. Une version officielle fut racontée à tous à l'époque, certes, mais seul son père avait connaissance de la véritable raison de son départ pour Sarabetsu. Itsuwari cacherait bien évidemment ce détail, et même s'il salivait d'envie de lui raconter le moindre des détails concernant les supplications de sa mère avant de mourir, il ne pouvait créer du grabuge le jour même de son retour. L'idée était pourtant attractive, et avait au moins finalité que de remuer dans la boue de ce village, les tristes personnalités qui s'y étaient entravés au nom de quoi ? D'une paix ? D'un patriotisme pour la roche ? Des foutaises provoquant les éclats de rire intérieurs du trentenaire, indubitablement contre cette organisation qu'il venait de rejoindre.

Mais où aurait t'il pus bien aller si ce n'est dans sa famille. Ame ? Un repère mal famé de brigands et mercenaire ? Il y avait songé, mais la perspective d'avenir y était faible et passer sa vie à devoir régler les problèmes des uns et des autres n'était pas alléchante. Vivre pour l'argent et les femmes était bien un triste moyen que d'occuper les années qui lui restaient encore à supporter. Quand bien même son âge lui autorisait toutes sortes de folies d'adultes, côtoyer les bordels et tristes personnages d'un pays où il pleut sans arrêt, n'aurait eu pour conséquence que de faire oublier sa petite existence dans le monde Shinobi.

Ce à quoi il s'était résigné à répondre à Eiko, sans craindre des informations qu'il lui délivrerait. Des informations communes à nombre de représentants du clan, mais dont la jeune femme n'avait de connaissance du fait de l'aura qui l'entourait. Le plus grand Zetsu s'interrogeait alors sur les fautifs dans le coup, était ce elle-même qui se mettait des bâtons dans les roues, ou véritablement ses pairs. Il était difficile de trancher lors de leur premier rencard, mais Itsu' aurait toute latitude à mener l'enquête dans les semaines et mois à venir.

« .. Je n'y suis pas parvenu. »

Comme toute réponse à sa question, en dehors du hochement du chef confirmant l'appellation du mont en question. Il la regardait, l'écoutait, patiemment, avec un semblant d'humilité forcé.

« .. La méconnaissance ne vient pas du regard d'autrui mais de l'acceptation des mœurs, petite cousine. Il ne suffit pas de savoir pour comprendre, mais accepter les réalités de notre clan permettent de grandir. » - et par cette première remarque, il lui faisait comprendre que l'on était ce que l'on décidait d'être, et que le destin ou le passé n'étaient que des données périssables et futiles - «.. Le clan Zetsu n'a jamais bénéficié d'une forte réputation, nos dons sont aussi risibles que dangereux, trompeurs mais difficilement exploitables à leur plein potentiel. De ce fait les générations qui nous précédèrent, eurent de nombreux différents dans la ligne de conduite à suivre. Certains voulaient la paix, car n'ayant pas reçu les stimuli nécessaire à l'éveil. Mais les anciennes guerres ravageaient d'autres clan, aussi nous recherchâmes cette adrénaline, pour nous renforcer, et asseoir un pouvoir sur le domaine du Mont Tsuchigumo. » il reprenait sa respiration dans un monologue des plus instructif, mais possiblement compliqué à saisir étant donné l'ignorance adverse.

« .. Nombreux furent les conflits internes, de tout temps, de tout âge. L'on désirait le pouvoir pour protéger, qu'une paix ne saurait procurer. À la différence qu'une paix signerait l'incapacité des nôtres à protéger femmes comme enfants. Le consensus était difficile à maintenir du temps de nos grands-parents, et l'avènement des villages cachés permit une plus grande stabilité, l'autorité léguée à ce que vous appelez, l'ombre de la terre. »

Il expirait un souffle d'air dans un "Pffe." non sans mépriser l'appellation, mais sans pour autant la remettre en question. Cette histoire de village ne l'avait enchanté de tout temps, qu'ils deviennent l'amoncellement de clans de tous horizons dans un seul et unique but, la guerre de masse. Mieux tout seul, voilà quelle était la conviction d'Itsuwari concernant les siens. Sa vision du Shinkeikei était si large et démesurée qu'il s'était convaincu que ce dernier devait s'étendre minutieusement dans le Yuukan à l'instar d'une toile d'araignée, mais sans jamais perdre son objectif premier, capturer les proies qui nourriraient ce pouvoir.

Le Zetsu dans cette clairvoyance autoproclamée avait l'intime conviction qu'une politique d'expansion et de domination était préférable au clan dont les capacités se rapprochaient le plus de celles des divinités. Même si pour l'instant, tout laissait à croire que ce laxisme ambiant, n'amènerait que la perte et l'oubli des leurs, au profit des Hyuga, des Borukan, ou de tous ces autres clans fébriles et vulgaires.

« .. Tu comprendras que la paix ne se maintient qu'aux sacrifices d'autres Shinobis. Elle est une illusion, qui nécessite pour y résister, une force supérieure à l'opposant. Ainsi fonctionne le monde, Eiko, et nous ne faisons pas exception à la règle. »

Il formulait donc son opinion sur des faits simples et compréhensibles, une causalité bien réelle que celle des combats qu'ils seraient obligés ne mener un jour ou l'autre. Contre les autres nations, contre d'autres ninja assoiffés par la destruction qu'offrait l'apparition du Chakra 200 ans auparavant.

« .. Je ne suis pas de cet avis. Si le Shinkeikei a cette manie chirurgicale que de se soumettre aux volontés de son utilisateur. Qu'est-ce qui le différencie du Ninjutsu, du Genjutsu, du taijutsu ? L'information est la même, transmise avec subtilité ou non. » - De là et sans lui divulguer sa difficulté nouvelle à faire ce geste, il pinçait son pouce et son indexe avant de faire apparaître de tous petits éclairs - « .. Avec le raiton, nous brûlons. Avec le futon nous tranchons. Le katon incinère, les Borukan calcifient, les Yamanaka ouvre les frontières des Dieux et communiquent avec l'esprit. Qu'avons-nous de si incroyable que les autres non pas ? C'est tout le contraire chère cousine.. ! Nous sommes bien moins barbares, et causons des souffrances aussi similaires que celles des autres clans, sans que le corps n'en soit impacté. L'histoire des Zetsu est moins sombre que celle de ces dernières années ou ton père dirigeait le clan. Et permet moi en toute franchise, qu'une vision aussi étriquée des pouvoirs que tu renfermes, ne te permettra jamais de comprendre la clémence dont nous sommes responsable, en comparaison des autres familles. »

Le ton était donné à nouveau, quelle était la douleur si ce n'est une information ? La souffrance si ce n'est une information, la mort si ce n'est... une information. Chaque clan possédait ses capacités, et affinités, et s'en servaient pour blesser, tuer. Si la manière de les utiliser était différente et la plupart du temps visible par de grands sursauts de Chakra donnant forme à de puissantes techniques dévastatrices, le trait héréditaire du cousin et de la cousine avait cette minutie que d'être invisible et malicieux. Il n'était en rien plus malsain qu'une autre utilisation, mais un moyen comme un autre d'arriver à des fins, telle était l'idée qu'il voulait lui faire comprendre en ce milieu de soirée. Qu'il réussisse à la convaincre, ou qu'il ne réussisse pas, c'était d'ailleurs du pareil au même car rien ni personne n'interdirait au Shinobis des mensonges, d'user de sa liberté d'action parmi les siens ou dans ses missions.
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Zetsu Eikō
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Lun 19 Mar 2018 - 18:10
Était-ce de sa faute, si elle ne savait rien du clan dont elle était pourtant l’héritière ? Peut-être bien. Sûrement avait-il même raison, sur ce point. À quelque part, son père l’avait traumatisé de ce nom qu’elle portait, de ce Kekkei Genkai qui était désormais aussi sien. Elle n’appréciait pas les sacrifices qu’elle avait dû faire pour ainsi être en mesure d’utiliser ces techniques claniques qui les rendaient pourtant tous si fiers. Elle aurait préféré connaître l’éveil naturellement, comme bien des gens, une fois la vingtaine passée et son taijutsu affirmé. Dans son cas, les choses s’étaient fait dans le désordre, provoquant l’éveil avant même qu’elle ne sache se battre, au travers maintes tortures qui s’étaient terminées par son géniteur tentant de mettre fin à ses jours. Lui-même avait été exécuté le lendemain, sans qu’elle ne puisse rien dire ni même y assister. Et désormais, il y avait toute cette rancune qu’elle ne pouvait diriger nul part, ne pouvant tout de même pas incendier un mort de tous les sentiments négatifs qui la possédaient et l’avaient amené à être la femme plus distante qu’elle était aujourd’hui, cherchant à se tenir loin de tout ce que le clan pouvait représenter.

La paix. Un mot important qui, pourtant, se voulait tellement difficile à exprimer. Vivaient-ils en temps de paix ? Cela dépendait de bien des choses, tout comme du point de vu adopté et à quelle échelle. Du point de vue de la gamine, le clan était en paix. En quelque sorte. Les conflits internes, s’ils furent aussi nombreux que le racontait son cousin, n’étaient plus à l’heure actuelle. Sûrement parce que son propre père était décédé. Ou alors parce que le chef actuel faisait l’unanimité. Elle ne saurait dire. Elle garda le silence, assimilant tout ce qu’il lui partageait, de l’information sur cette famille qui était aussi la sienne. À défaut d’y trouver sa place, elle portait tout de même le même sang qu’eux, celui des Zetsu, un clan au pouvoir aussi terrifiant que subtile, qui, à défaut d’être aussi puissant qu’il semblait vouloir l’être, profitait d’une certaine tranquillité où ils n’avaient aucun problème quant à régler leurs histoires à l’interne.

Pour la kunoichi se trouvant fidèle à son village, elle n’était pas certaine de comprendre le dédain que pouvait avoir son cousin vis-à-vis de l’ombre, pour qui elle travaillait. Assistante de l’assistante de l’homme, elle s’occupait surtout de beaucoup de papiers administratifs, des factures et documents qui nécessitaient seulement d’être révisés et peut-être, pourquoi pas, une petite signature. Elle s’assurait surtout à ce que l’homme déjà fort occupé ne soit pas débordé. Normalement, Sanadare, sa meilleure amie, devait en faire de même, cependant, il était évident qu’elle n’était définitivement pas faite pour un tel poste. Dont pourquoi elle-même était-là, à rattraper les erreurs de son aînée et s’assurer d’effectivement faciliter la vie au grand roux. Quant à ce qui suivi… Elle ne put que froncer les sourcils face à ce qu’il affirmait. Elle n’était pas en accord avec ce qu’il disait et cela était évident, tant dans son regard que sur ses traits.

- Nous ne sommes en rien moins barbares. Elle parlait avec une assurance détonnant de sa timidité première. Parlait-elle par expérience ? Considère ou pas que j’ai une vision étriquée des pouvoirs que nous possédons, au final, je suis persuadée qu’il y a des choses que nous ne devrions pas être en mesure de faire. Le corps est quelque chose qui se répare, qui se guérit, que ce soit grâce à des médecins ou même avec le temps. Que quelqu’un soit brûlé, tranché, frappé, peu importe, il sera possible de se remettre d’une blessure physique.

Ses prunelles céruléennes ne quittèrent pas celles de son aîné, une détermination nouvelle dans le regard alors qu’elle exprimait son point de vue, certes assez naïf, mais non pas moins sincère sur la chose. Sûrement ne serait-il pas en accord avec ce qu’elle dirait, elle en était même certaine, cependant, quelque chose l’amenait à lui partager son point de vue. Il avait fait pareil, après tout. Et puis, il pouvait se compter chanceux. Il arrivait à avoir une discussion, une vraie, avec celle qui avait pourtant été plongée dans le mutisme nombreuses années.

- Le mental par contre… S’en prendre de la sorte au cerveau ne devrait pas être permis. De quoi parlait-elle, au final ? Il y a des blessures qui sont infligées sans même que quiconque ne puisse les voir. Si je ne peux nier la puissance de notre Kekkei Genkai et l’avantage considérable qu’il peut amener en combat… Les tortures qu’il est possible d’infliger avec telle puissance ne devrait pas être permise.

Sa voix s’était fait plus faible, vers la fin, alors qu’un frisson lui parcourut le dos, douloureux souvenirs d’une époque qui n’était pas si lointaine que cela mais dont il n’avait sûrement aucune idée de ce qu’il en retournait.

- Le Shinkeikei n’a rien de clément, peu importe ce que tu peux dire sur le sujet. Et ces querelles dont tu parlais, ne concernait-elle pas justement l’utilisation dont il était possible d’en faire ? Si tel est le cas… Elle secoua doucement de la tête. Serait-elle prête à se battre pour ses idéaux ? Désolée de ma question si ce n’est pas le cas, mais pourquoi ais-je l’impression que tu ne sembles pas apprécier spécialement l'avènement des villages cachés, tout comme des instituts shinobis ?

Elle avait arqué un sourcil, son regard toujours posé vers lui. Il y avait des choses qu’elle ne comprenait pas dans son discours, sûrement parce qu’elle ne connaissait pas le personne à qui avait-elle à faire. De ce fait, elle comptait bien apprendre à le connaître. Si sa méfiance naturelle l’aurait amené à cesser tout contact avec lui, ses nouveaux objectifs concernant ses relations sociales l’avaient amené à se décider à apprendre à le connaître, avant de juger. Et puis, n’était-ce pas ce qu’un certain samouraï lui avait dit ? À se renfermer de la sorte sur elle-même, elle se privait de potentielles agréables surprises ? Elle espérait seulement qu’Itsuwari en soit une.

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Mar 20 Mar 2018 - 4:42
Il fallait confronter puis juger des visions pour avancer. Contraindre la paix curatrice à enfermer les Shinobis dans une paix risible et anesthésique. Où provoquer les sursauts nécessaires au développement de nouvelles mentalités. Au fond, c'est ainsi que tournait le monde. Qu'on le veuille ou non, que la morale ait sa place ou pas, les civilisations et clans qui les précédèrent n'avaient développés leurs talents qu'à travers plusieurs guerres et conflits. Les affrontements étaient peut-être moins impressionnants par le passé, et pourtant chaque génération en retirait une leçon, tout comme la leur à son tour, et la suivante encore. Jusqu'une finalité émerge de la perfection tant recherchée. Dans la tête du Zetsu et fils du chef de clan actuel, il était tout simplement inconcevable pour quelqu'un de sain d'esprit que les choses évoluent toujours comme on espérait.

Le chaos était lui par contre créateur et novateur, il amenait les idées à se réaliser, permettait à des génies de se développer d'office en raisons des forces qu'on leur confronterait. D'ailleurs l'ancien chef mort désormais, avait peut-être lui aussi dans sa folie, saisit cette idée en tentant de faire naître chez sa fille non pas un trait héréditaire banal et ridicule, quand bien même Eiko semblait impressionnée par ce qu'il pouvait causer, mais bien quelque chose de supérieur, de nouveau.. une puissance qui dépasserait leur limite actuelle.

Cette idée qu'Itsuwari avait tenté de lui transmettre échoua lamentablement, à son plus grand malheur tant il aurait espéré trouver chez sa cousine le soutien et l'alter ego qui lui permettrait de continuer le travail amorcé. La fin justifiait les moyens, ils n'étaient que des hommes, des femmes. Un clan, une idée, une famille.. ils étaient frères et sœurs, se battaient avant tout pour eux même et non pour ces foutus villages qui leur imposaient de cohabiter avec des opposées. Qui avait t'il de bon à se mélanger ? Se perdre dans une masse de grains et ne plus qu'en faire partie.

Prenez une feuille blanche et mettez-y un point d'encre, l'œil se dirigera automatiquement vers celui-ci. Et Eiko était le parfait exemple de point d'encre non pas qu'il fallait tenter de gommer pour l'effacer, mais au moins contrôler de sorte à ne ce qu'elle n'étale pas son gris tout autour d'elle. L'héritière comme elle se disait n'avait fort heureusement pas le soutien des autres pour le moment, et lui obéir serait une folie pour le trentenaire. S'il lui demandait son respect et son obéissance dans l'éventualité ou ses plans ne se mèneraient à bien. Alors la famille pouvait enterrer son nom pour toujours, car il n'accepterait que le mot faible soit apposé sur l'emblème des leurs.

« .. C'est remettre en question ma capacité à faire autant de mal sans user de mes mains ou de ma tête. Et sous-estimer d'autres manières plus mesquines que d'avoir les mêmes résultats, sans bouger le petit doigt, peut être me lance tu un défi ? »

Encore une fois, si le Zetsu avait été des plus avenant, amical envers elle et respectueux au point de parfois la prendre légèrement de haut. Que se soit en se faisant prof particulier ou donneur de leçons. Cette fois ci il lui parlait des plus sérieusement, d'un homme à une femme, d'un Zetsu à une héritière. Les traits de son visage avaient repris une certaine neutralité lorsqu'il lui imposait plusieurs dilemmes simples mais douloureux dans l'usage des mots, et seule Eiko pouvait décider à ce moment, ce qui l'atteindrait ou non, et quels choix elle ferait.

« .. Et que comptes-tu faire ? Comment comptes-tu t'y prendre, héritière. Qu'acceptera le clan en échange de ta requête ? Tu ne comptes rien leur offrir de plus que la faiblesse ? Soit.. c'est ton choix, mais le chemin sur lequel tu t'engages doit bien commencer à un moment ou un autre. »

Marquant ses mots en reposant lourdement le plat non loin d'eux, Itsuwari prit le couteau de cuisine avec lequel il avait mangé quelques minutes plus tôt et pendant le dialogue avant de très simplement le tendre en direction d'Eiko. « .. Ou compte tu faire comme Lui. » - sous-entendent son Père de toute évidence - « .. N'hésite pas. Je ne me défendrais pas, si tu ne doutes pas même de ton choix. »

Suivant sa réponse, il pourrait très largement se retrouver la gorge tranchée. Il le savait pertinemment mais n'avait pas peur d'une mort au-devant de laquelle il se présentait sans remords. Après tout, elle l'avait poussé à aller à ces extrémités pour qu'il lui fasse comprendre que les barbares dans l'histoire, n'étaient pas les pouvoirs des clans héréditaires, mais bien ceux qui les utilisaient. Si Itsuwari faisait parti d'un de ses fautifs tout comme il lui faisait comprendre, alors en tant que futur chef de clan, elle devrait lui passer dessus, sans sous-entendus. Même s'il aurait bien aimé lui passer dessus aussi hinhin... bref.

« .. Évidemment qu'elles concernaient son utilisation, et son évolution. Mais quand on se proclame héritière d'un clan, Eiko. L'on fait en sorte de mériter de telles responsabilités, et d'en être digne. Quitte à faire des concessions pour ne pas propager un énième conflit interne. »

--

Les villages, eux, n'avaient rien à voir avec son discours de réponses, mais c'était tout naturellement qu'il devrait lui faire part de ses ressentis. Un long périple douloureux avait construit son passé, et refaire le tour dans son ensemble prendrait des lustres. Plutôt résumer, plutôt aller à l'essentiel. Même si les clans fondateurs approuvaient ce nouveau système, ce n'était pas le cas des familles mineures forcées de rejoindre ces organisations sous peine de se faire écraser.

« .. Je ne suis pas adepte des guerres de masse. Ni ne fait confiance aux autres clans dans la gestion d'une cité. Les rancœurs existent toujours malgré les années. Et si tu es née dans un contexte qui laissait entendre cet avènement comme bénéfique, ce n'est pas mon cas. Le soutien offert ne m'est d'aucune utilité, mais elle est d'une utilité dans la préservation de notre famille, du moins jusqu'à ce que nos gênes se croisent de bâtards en bâtards jusqu'à disparaître. »

La c'était même encore plus rude, sa position vis-à-vis du Shinkeikei pouvait être vacillante car il en ignorait encore les plus sombres et vils recoins, mais ses opinions sur les autres clans et le mélange eux ne changeaient pas. Mieux tout seul, ou seul au-dessus de tous, mais avoir un Hyuga comme voisin de chambrer, un Borukan comme ayant droit de vie ou de mort sur lui ?! Sur ses frères ? Impensable, inimaginable et tout simplement contraire aux systèmes de familles encore en vigueur dans de nombreux pays.

Au fond, il n'avait tout de même pas l'intention de tout chambouler, et nier en bloc la décision prise que de rejoindre le village caché d'Iwa. Mais quitte à le faire, il fallait le faire en modelant l'image du village qui semblait de loin être trop pacifique et justicière. Encore la faute de ces ancêtres de samouraï ça.. ils se sont cru à Tetsu, peut être que ça ne serait pas un mal que de les renvoyer.
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Ven 23 Mar 2018 - 17:14
Que pouvait-elle leur offrir, autre la faiblesse ? Une question lourde de sens à laquelle elle n’était pas en mesure de répondre. Pas maintenant. Leur devait-elle seulement quelque chose ? Son seul désir, dans toute cette histoire, était de venir contrôler, en quelque sorte, l’utilisation de leurs techniques claniques qui pouvaient se montrer dévastatrices. Il lui était tout simplement inacceptable que de voir d’autres souffrir comme elle l’avait fait, torturé dans le seul et unique but que d’éveiller leur Kekkei Genkai. Elle aurait préféré connaître l’adolescence qui lui avait été arraché, elle aurait préféré apprendre à se battre, et ce, avant l’obtention du Shinkeikei. Or, elle avait tout fait dans le désordre, ce dernier s’étant manifesté le jour où la lame de son père lui avait traversé l’abdomen. Ce jour-là, elle n’avait ressenti aucune douleur. Et si elle s’était imaginée que ce ne devait être que l’adrénaline qui lui traversait le corps, au final, elle avait réalisé qu’elle venait d’accéder aux capacités bien spéciales de son clan. L’empêchant ainsi de succomber à la douleur, elle avait retiré la lame de là où elle s’était enfoncée, sans quitter des yeux de son père. Le regard qu’elle lui avait envoyé cette journée fut le dernier qu’elle lui adressa, où se mélangeait difficilement nombreuses accusations, accompagnées de rage et de colère. Mais surtout, une grande déception alors qu’elle, tout ce qu’elle avait voulu, ce n’était qu’un peu d’amour et d’attention de sa part, une acceptance de sa personne qu’elle n’avait jamais trouvé.

Suivant le discours de son aîné, elle se figea alors qu’un couteau fut déposé dans sa main, ce dernier lui demandant presque d’en finir avec lui pour prouver son point. Elle se figea, incertaine, l’arme entre ses doigts graciles, son regard en devenant presque paniqué. Que pouvait-elle seulement lui répondre ? Il venait de se déclarer comme l’ennemi alors que tous deux avaient une façon de penser bien différentes, divergeant sur nombreux points. Serait-elle prête à écraser ceux se dressant entre elle et son objectif ? Éliminer tous ceux récalcitrant au nouveau ton qu’elle souhaitait donner au clan ? Après tout, il n’avait pas tort. Elle devrait se débarrasser de ces gêneurs pour atteindre son but. Certains chercheraient à la retenir, à lui nuire, et elle n’aurait d’autres choix que de s’imposer. Douloureuse pensée pour celle qui ne rêvait que d’une chose : la paix.

- Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour ne jamais devenir comme lui. J’espère que ça, tu le comprends bien. Il est tout simplement hors de question que j’y sois encore associé d’une quelconque façon, géniteur ou pas.

Car même le désigner comme son père était douloureux. Soupirant, elle leva la lame, semblant soudainement plus menaçante tandis que son regard se voulait plus dur, plus sombre. L’effet des douloureux souvenirs qui lui remontaient à l’esprit. Puis, de façon surprenante, elle se l’enfonça dans la main, sans ciller. Du sang s’échappa de la blessure qu’elle venait de s’infliger tandis qu’elle ne quittait pas son cousin des yeux. S’il avait utilisé ce couteau pour illustrer son point, elle en ferait de même.

- Nous sommes des machines de guerre, Itsuwari. Peu importe quelle technique subtile tu sembles vanter, notre clan a toujours été aux premiers rangs des affrontement. Ça je le sais. L’ancien chef du clan. Son père donc. N’a jamais cessé de me le répéter. Nous sommes forts, à défaut de pouvoir accepter autre chose. Nos techniques nous permettent des choses impressionnantes, comme ignorer la douleur. Un soupire. Ou encore l’infliger à autrui sans même marquer son corps. Nous ne sommes pas pacifiques, et voilà tout ce que je déplore. La paix, peu importe ce qu’il doit en coûter, ce doit d’être atteinte. Car je reste convaincue qu’elle est possible, qu’il s’agisse d’un espoir naïf ou pas.

Retirant le couteau ensanglanté, elle le déposa sur la table, la marquant dès lors de son sang. Puis, à défaut de trouver mieux, elle arracha un pan de tissus de son propre kimono, l’air de rien, venant essuyer puis bander sa blessure avec une attention particulière. Elle y était habituée, que de se soigner elle-même. Après tout, outre la fois où elle avait manqué de mourir, nul ne s’était jamais occupé d’elle.

- Je soulèverai un conflit interne s’il le faut, mais je refuse à ce que le clan continue dans cette direction. À la recherche de puissance, ce sont d’innombrables victimes qu’ils laissent derrière eux.

Animée d’une certaine confiance, quand bien même la route était-elle longue, le sujet lui tenait beaucoup trop à coeur pour qu’elle l’ignore. Il s’agissait bien d’une des rares choses qui sortait la demoiselle de son mutisme, à savoir l’injustice. Même de son temps à l’académie, elle s’élevait toujours pour protéger les plus faibles qu’elle et frapper ceux qui osaient s’en prendre à eux. Ayant été élevée dans la violence, il s’agissait d’un terrible réflexe qu’elle appliquait encore aujourd’hui, et ce, quand bien même tentait-elle d’y remédier. Mais voilà, elle tolérait mal l’injustice, ce que certains imposaient à d’autre. Et tel était leur Kekkei Genkai. Terriblement fourbe. Injuste, même. Itsuwari avait su animer une détermination chez elle qu’elle arrivait tant bien que mal à exprimer.

- Alors oui, l’avènement des villages est une bonne chose. Nombreux clans sous une même bannière, respectant ainsi un code de loi établit pour tous. Si cela ne t’amène rien à toi personnellement, voir même au clan, j’ai le malheur de t’annoncer que nous ne sommes pas seuls en ce monde.

Et là était toute la beauté de la chose. Peut-être cela lui venait-il du fait qu’elle n’était pas fière de son clan, ni même des agissements et des motivations de ce dernier. Elle était incapable d’avoir la même position que son aîné sur la question, n’ayant été déçue par ceux prétendant être de sa famille. Or, elle se devait aussi de lui être reconnaissante. Il lui avait parlé avec franchise, presque, de ce que d’autres ne lui avaient jamais adressé. Elle réalisait lentement mais sûrement qu’effectivement, si elle voulait atteindre ses objectifs, elle ne pouvait pas rester les bras croisés en espérant que tout se tasse sans qu’elle n’ait à lever le petit doigt.

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Dim 25 Mar 2018 - 7:04
Désabusé était le regard du plus vieux Zetsu dans cette artère secondaire. Attentionné dans ses regards, dans ses gestes et expressions du visage qui ne démordaient pas d'une impassibilité sans faille, l'interlocuteur d'Eiko qu'il était devenu buvait les aberrantes paroles de celle qui au fil des minutes perdait de plus en plus de crédibilité à ses yeux. En effet plus tôt dans la journée, plusieurs membres de la famille firent part au nouvel arrivant des rumeurs circulants à son sujet, notamment son mutisme de plusieurs années mais également sa capacité à ne rien faire pour s'intégrer parmi les siens. De quoi se mêlait-elle alors ? Elle qui ne voulait ni le nom ni les pratiques n'avait qu'à tout simplement partir, faire sa vie et laisser aux vrais Zetsu l'opportunité de choisir leur destin. Car s'ils avaient des divergences sur l'utilisation d'un pouvoir, Itsuwari savait une chose : le monde Shinobi regorgeait d'injustice qu'une seule Shinobi atteignant à peine la vingtaine ne pourrait combattre. Plus encore avec cette limitation imposée par le dégoût. La muette devenait capricieuse et ces élans de convictions empestaient l'incohérence chez notre homme, qui ne comprenait plus dans quel manège sa cousine c'était fourrée.

« Mais combien de cadavres laisseras tu derrière toi avant d'arriver à tes fins. Qui es-tu, pour dire ce qu'il faut faire et ne pas faire, en dehors de l'héritière d'un homme que le clan a du condamner à la mort. Sais-tu que tu devras me tuer, ainsi que Shiranami, Gentetsu, tes cousines, tes cousins, tes aînés, tes descendants. Ne comprends-tu pas qu'être bornée de la sorte ne résoudra rien ? »

La triste réalité qui devait s'abattre dans le creux des mains de cette jeune femme était la suivante. Pour atteindre ses objectifs, elle devrait marcher dans le sillage de la mort et des souffrances, elle n'avait plus rien à gagner mais tout à perdre à partir du moment ou nombreux seraient ceux qui s'opposeraient à ses choix qui, encore une fois dans l'esprit de l'homme, n'étaient que des caprices infondés. Ou fondés sur un vécu qui ne concernait qu'elle et pas l'exacte totalité des membres du clan.

« Ce que tu as pu vivre pour en arriver la, ne le fais pas subir à tous. Nous ne sommes pas responsables de tes maux, ni de tes envies. Je me rappelle encore d'un jour ou dans le creux de ma main .. la chance me fut donné que d'en finir avec la lignée de ton géniteur. Mais je t'ai laissé la vie sauve, Eiko. J'ai préservé ta vie au prix d'un futur qui n'incomberait qu'à ta capacité à comprendre, que nous ne sommes pas tous comme celui pour qui tu voues une profonde haine. »

Était-ce la réalité ou l'un de ses mensonges particulièrement rodés. Si à ce moment ces yeux se posaient sur la main ensanglantée avant de suivre le regard de sa cousine, son action, son manquement à son égard lui prouvait qu'elle n'était pas capable d'aller au bout de ses convictions. Il s'était proclamé l'ennemi à abattre sans pour autant agir en opposant, en adversaire directe d'une proche au même sang. Non, il était même peiné de la voir s'enfermer dans ce cercle sans fin, qui devait en plus de la ronger .. l'obliger à vivre à travers le mensonge et l'ignorance. La mort de sa mère était l'un deux qu'Itsuwari n'évoqua pas ce soir, de crainte de sceller ce qui poussait l'héritière à vouloir contredire les traditions.

« Ma vie n'aurait de valeur à te protéger que les raisons qui m'ont poussé à rester loin de ce village. Quoi que les regards puissent dire, je te considère comme mon père te considère, cousine. Cependant permet moi de te mettre en garde. » - Et cette fois-ci, il se penchait à la bordure de son oreille, d'un regard de serpent prés à déverser son venin, et mordre la proie - « Soulève toi contre notre famille, et je n'hésiterais pas à te faire subir le requiem éternel. »

Comprendrait t'elle un traître mot de ce qu'il pouvait raconter, ou proférer comme menace ? Peut-être pas, ou alors elle ressentira une aura qu'il n'avait montré jusqu'ici, oppressante, menaçante, malsaine .. un concentré bouillonnant enfoui dans les tréfonds du cœur d'un homme éprouvé par les années, par la souffrance et l'aigreur des pertes. Par les désillusions d'attentes inassouvies. Aussi il ne lui suffirait que de rajouter une simple phrase, non pas en guise d'adieu car la soirée suivait son cours de l'autre côté du mur, mais plus pour encrer sa position.

« Certains naissent pour le délice exquis.
Certains pour la nuit infinie. »

Un requiem éternel, une poésie macabre ou coulait le fluide corporel rougeâtre des hommes qui enfermés dans ce cauchemar vivant, n'avaient que faire des souffrances, des guerres ou des paix. Il n'y aurait d'ailleurs rien à faire d'une paix, si ce n'est se morfondre d'une réalité calquée sur des envies. Nous étions ce que nous touchions, les hommes étaient ce que nous pouvions voir et entendre d'eux. Quelle considération alors devrait t'ils recevoir de ceux qui décidaient d'ignorer leurs mécanismes. L'illusion du savoir, l'illusion du pouvoir. Pour Itsuwari qui n'avait connu l'amour, la vie se résumait à un poème dont l'aboutissement s'écrivait d'un simple, FIN.
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Lun 26 Mar 2018 - 6:57
Il s’agissait de deux façons complètement différentes que de voir les choses, au sujet de ce clan dont ils étaient tous les deux issus. La jeune demoiselle sentait la rage qu’elle refoulait depuis tant d’années souhaiter venir montrer le bout de son nez tandis que chaque parole qu’il prononçait venait la confronter directement, tentant d’écraser ce à quoi elle se raccrochait. S’étant assurée de contrôler le saignement de sa main, y nouant son bandage de fortune, elle ne le laĉha pas du regard, une certaine dureté présente dans le sien. Il parlait de guerre là où elle parlait de paix, aussi naïf pouvait sembler cette idée. Les quelques dernières paroles prononcées par son cousin eurent raison de son calme tendant plus vers une froideur imposée, cette dernière s’enflammant pour la première fois depuis un long moment déjà. La dernière fois où elle s’était laissée aller à cette rage qui la consumait depuis la mort de son père, elle avait passé sa nuit au poste de police, en cellule avec sa meilleure amie. Des retrouvailles qui furent particulièrement mouvementées.

Se levant donc, elle vint le toiser, son regard se voulant plus sombre que précédemment. Serrant les poings, le sang recommença à affluer à sa main blessée, venant alors imbiber le bandage pour ensuite glisser sur ses jointures. À l’heure actuelle, elle n’en avait que faire. Sa respiration se faisait plus lourde tandis qu’elle peinait à garder contrôle de ses émotions. D’ordinaire si distante, elle se retrouvait désormais à exprimer ce qu’elle enfonçait si loin à elle, ces sentiments qui étaient dirigés vers un homme enterré depuis un certain temps déjà.

- Et tu te prends pour qui ?!

Les mots avaient fusé de ses lèvres, se voulant accusatrices tandis qu’elle restait immobile, debout, gardant son regard profondément ancré dans le sien. Si elle ne comptait pas se soustraire, loin d’elle l’idée de faire preuve de faiblesse, elle s’assura donc de lui faire comprendre les nombreuses émotions chaotiques, mais surtout, nocives, qui venaient l’habiter.

- Tu arrives comme ça, du jour au lendemain, remettant les pieds ici après seize ans d’absence et tu penses pouvoir me dicter ma façon de voir les choses ?! Tu portes peut-être le nom Zetsu et tu possèdes peut-être les capacités de notre clan, cependant, au final, qu’en est-il réellement ? Tu as été absent toutes ces années, alors arrêtes de prétendre que tu connais tout et comprends tout. Ce clan est tout autant responsable de mes maux que mon géniteur, s’étant contenté d’assister sans jamais oser lever ne serait-ce que le petit doigt pour me venir en aide.

Elle crachait son venin, une rancoeur qui venait l’étouffer vis-à-vis des événements qu’elle avait vécu et du rôle de figurant que tous s’étaient contentés d’adopter.

- Mais là n’est même pas le problème ! Je parle de la violence qui marque notre clan, les terribles capacités que nous possédons, permettant que d’affecter de façon permanente l’esprit de quelqu’un sans même laisser quelconque marque sur son corps. Je te parle de cette puissance que tu défends avec tant d’ardeur qui ne devrait même pas être utiliser ! Je te parle de tout le tort que peut causer un seul de nos contacts.

Elle s’emportait, s’adressant désormais avec véhémence tandis qu’elle avait haussé le ton. S’il avait rencontré la froide demoiselle renfermée sur elle-même plus tôt en journée tandis qu’elle terminait son entraînement, il avait désormais droit à celle qui étouffait ses émotions depuis de nombreuses années, taisant tous les maux qui pourtant venaient l’écraser depuis tout ce temps.

- Je vais me montrer bornée, Itsuwari. Et je m’assurerai de ne laisser aucun cadavre sur mon passage. Je ne suis pas une barbare et encore moins une meurtrière. Les choses peuvent être réglées autrement que par le sang.

L’innocence de ses propos contrastait avec la violence avec lesquelles elle les prononçait. Quelques gouttes de sang vinrent s’écraser sur le sol, dégouttant de sa main qu’elle avait elle-même blessée.

- Tu aurais dû en finir avec la lignée de mon géniteur lorsque tu en as eu la chance. Si elle ignorait à quel événement faisait-il référence, elle ne doutait pas des propos qu’il lui avait tenu. Parce que je te promets que je ne resterai pas silencieuse. Je vais m’opposer, peu importe ce qu’il m’en coûte. Ce que j’ai traversé, je vais m’assurer que personne d’autre ne vive quelque chose de semblable. Cette quête de puissance a causé déjà assez de tort pour que j’en accepte davantage.

Une promesse qu’elle faisait tant à lui qu’à elle-même. Sans le savoir, Itsuwari venait de pousser la kunoichi à faire un pas vers l’avant. Elle qui avait été tenu au second-plan, ignorée de tous, ne comptait plus tenir ce rôle passif alors que les choses s’activaient devant elle. Les choses ne pouvaient se poursuivre de la sorte, elle ne l’accepterait pas. Il venait donc que de lui donner la motivation qu’il lui manquait pour se décider à embrasser ce titre qu’était le sien, à savoir l’héritière du clan dont elle était issue. Et si elle n’était pas spécialement fière de son nom, si elle avait longtemps eu envie de partir, elle ne pouvait le faire en sachant que d’autres seraient peut-être victimes du même sort qu’elle.

S’élever face à l’injustice de ce monde, voilà la mission principale qu’elle s’était donnée en acceptant le bandeau faisant d’elle une kunoichi oeuvrant au nom d’Iwa.

- Considères que je fais fausse route, qu’il s’agit d’une erreur et que je ne comprends rien. Mais sur quoi te baserais-tu ? Tu ne sais rien des dernières années, si ce n’est qu’une version de l’histoire que certains ont vu nécessaires de te partager.

Leur relation commençait définitivement sur une note plus agressive qu’elle ne l’avait cru, en tentant de se montrer agréable et un peu plus ouverte à la discussion qu’elle l’était normalement. Elle avait fait des efforts pour tenter d’apprendre à le connaître et voilà où cela l’avait mené.

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Jeu 29 Mar 2018 - 7:17
La montée en tension de l'échange au-delà des bruits du salon principal avait précipité notre homme à sortir hors du cadre qu'il s'était promis de tenir ce soir. Son retour n'avait rien d'anodin pour les siens mais pour lui la vérité était autrement plus crue et salée. La mort de son jeune frère, faible était t'il, avait créé un bouleversement sans précédent chez Itsuwari qui entouré par les démons représentés par les tatouages de son buste, à moitié visibles pour Eiko, avait franchi les portes à ne jamais ouvrir. L'esprit était complexe à sa manière tant les explorateurs de la pensée s'écartaient en certaines contrées à connaître une vérité insaisissable de l'humain imparfait. Années d'aigreurs et d'errances, de turpitudes introspectives et de malaises gangrénant ses chairs putrides et infestées par la corruption, du manque, du vide .. de la colère.

Revenir au berceau de ses rancœurs pour affronter une enfant, pas à même de capable de comprendre les forces qu'opposait ce monde, pas seulement dans le pays de la roche, mais à travers tout le Yuukan et au-delà, si seulement elle connaissait toute la vérité, si seulement sur des mots, sur des actions, elle avait elle aussi eu l'occasion de mettre des souvenirs. L'on aurait pu céder à la pitié, à l'empathie, à la compassion pour une innocente, mais nous étions tombés si bas qu'espérer rejoindre la lueur du pardon était chose inespérée. L'âme enfouie dans les tréfonds de l'inexistence avait ramé, puis marché de montagnes en montagne tout en cherchant parmi les hauteurs le réconfort d'un être supérieur qui n'eu d'écho qu'à travers cette malheureuse rencontre. La réponse des divinités de la roche était sans appel et le cataclysme prédit se devait de se déchaîner un jour ou l'autre.

Mais plutôt que de jouer dans l'opposition, dans la haine ou la lutte d'une pensée qu'il ne pourrait transmettre, son visage fut réellement peiné, oui .. peiné face à l'écoute d'Eiko. Ses traits maintenant bien différents du menteur, avaient succombé à une sincérité nouvelle. Était-ce vraiment honnête de sa part ? C'est ce qu'il laissait entendre car rien n'aurait pu lui faire plus de mal que d'entendre des inepties de rejetons à l'éducation bâclée. Aussi bâclée que les arguments qu'elle lui faisait parvenir aux oreilles, et dont chaque mot faisait de plus en plus saigner l'ironie intérieure d'un homme qui ne se laisserait marcher dessus par les délires fantaisistes de cette enfant pleine d'Espoir.

Sans répondre directement à ses provocations, à ses affirmations ou toute autre forme d'exclamation infantile, il prenait la parole. D'un ton qui raisonnait aussi clairement que le ruisseau d'une montagne .. pure mais cinglante, acerbe mais toujours avec cette douceur habituelle. Il parlait en connaissance de cause.

« .. Ce que je remarque .. c'est que tu ne possèdes pas même les connaissances élémentaires du Shinobis. Te poussant à remettre en question les pratiques dont tu ne décèles ni la nature, ni l'objectif. Tes acquis sont bâclés, venteux et hésitants. »

« .. Certes, le Shinkeikei t'a été donné, mais la vérité qui résulte de cet échange est qu'en plus de ne pas comprendre ce pouvoir, tu ne sais toujours pas t'en servir. Ton argumentation est fallacieuse, de bout en bout, alors que se délie la langue de la muette sous la colère de l'ignorance, tu oses .. et écoute bien ce que tu viens de dire .. tu oses mettre du crédit sur les paroles de ton géniteur. »

« ..Tu n'es pas différente des autres Zetsu, Chère Cousine. Tu es aussi trompeuse est fourbe qu'un serpent, mais seulement à cause de ta bêtise te convainquant d'un mal qui n'est pas une généralité. Je ne laisserais jamais quelqu'un de néfaste à qui il manque la sagesse, prendre les rennes de ce clan. »

L'Espoir, cette triste maladie dont elle était atteinte, venait d'être pris pour cible par Itsuwari. S'il aidait de par le chaos créateur à faire ressortir les plus affres aspects de la personnalité d'Eiko, l'enchevêtrement de perches tendues et saisies de la part de la petite cousine lui avait permis de se faire une meilleure idée du manque de connaissances dont elle était victime. Non seulement sur son propre clan, mais sur des enseignements que personne n'a sembler lui faire parvenir. C'était le point d'honneur, l'acte final qui tranchait la conclusion de l'aîné. Une prise de conscience mutuelle mais qui amènerait le fils du chef de clan à reconsidérer sa position vis-à-vis de cette gamine seule et paumée

« .. Toute discussion avec les plus anciens du clan fournit d'abondants exemples sur l'incertitude qu'une paix serait profitable. Comment se fait-il que tu t'intéresses à un clan que tu rejettes à chacune de tes paroles. Remets-tu en cause nos traditions ? Ne les pratique pas. »

« .. Les histoires de ces dernières années dépassent mes faibles facultés de compréhension, évidemment, peut être essaye tu de me traiter d'idiot, mais oui .. ce doit être ça. Je suis idiot. Il ne m'a suffi que de quelques heures pour admirer toutes les années que tu as passée à grandir et te faire accepter par les tiens. »

L'Itsuwari en avait fini, il était même lassé de cette discussion qui était parvenue à tourner en rond jusqu'à rencontrer un mur soudain représenté par les facultés intellectuelles réduites de son interlocutrice. Non, il ne baissait pas pour autant les paupières ni ne soupirait d'un air blasé et désabusé par tant de naïveté. Mais quitte à lui faire comprendre que toute leçon ne sert pas d'affront mais de réflexion, autant attaquer dans le vif de sujet les points les plus sensibles et apparents chez elle. L'orgueil.

Eiko n'aurait qu'à continuer son cirque, et ne démordre de ses idées mal fondées, et ça n'aurait fait que renforcer l'idée chez son Cousin que de venir nuire à l'accession à la tête du clan, d'une femme, et d'une fille de tyran. Oui .. combattre le mal par le mal était une solution qu'il avait pris cœur à mener à bout, mais le combat qui l'opposait à la corruption était épuisant. Les gênes de la folie coulaient dans les veines de cette jeunette, et même si fondamentalement elle n'était mauvaise, la raison donnait à Itsuwari la conviction qu'elle était un mal nécessaire à mettre sous cloche.


Dernière édition par Zetsu Itsuwari le Ven 30 Mar 2018 - 19:31, édité 2 fois
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Ven 30 Mar 2018 - 17:52
Un débat de sourd, voilà l’impression qu’avec l’héritière du clan, alors qu’elle crachait au visage de son cousin avec véhémence sa vision des choses, sa façon de voir toute la situation. Elle était en colère, cela ne faisait aucun doute, alors qu’elle opposait sa vision du monde à la sienne. Naïve, optimiste, idéaliste même, la jeune demoiselle aspirait à la paix alors qu’elle ne souhaitait pas voir ses mains se souiller de sang n’étant pas le sien. Et pourtant, elle était kunoichi. Titre qu’elle s’était vue forcée de prendre pour suivre les traditions familiales, mais surtout, pour l’amener à devenir une combattante exemplaire. Or, malgré ses capacités physiques, malgré ses connaissances et compétences en taijutsu, elle n’avait rien d’une combattante. Ou, tout du moins, pas dans l’idée que l’on pourrait se faire d’elle. Elle préférait ne pas avoir à dégainer ses armes. Elle préférait ne pas avoir à faire couler le sang. Terrible préférence alors qu’elle posait un regard sur ce monde où elle évoluait, ce dernier baigner dans une violence qu’elle ne pouvait supporter.

- Ce n’est pas parce que je ne l’utilise pas comme tous voudraient qu’il soit utilisé que je ne sais pas me servir du Shinkeikei. J’ai simplement pris la décision de ne pas chercher à faire du mal à autrui avec ce Kekkei Genkai nous ayant été octroyé.

Elle s’était calmée, légèrement, quand bien même son sang bouillait-il encore dans ses veines, colorant ses joues d’une teinte de rouge, signe qu’elle était contrariée.

- Je suis innocence, idéaliste et naïve, aspirant à un monde qui tient plus de l’utopie que d’autre chose. Ce n’est pas pour autant que je vais cesser de me battre. Et tu n’as pas tort sur une chose, je rejettes bel et bien le clan, éprouvant un profond dégoût pour tous les membres s’y trouvant, peu importe qui sont-ils. Des monstres ou des lâches, voilà ce dont est composé le clan. Or, je ne fuirai pas, Itsuwari. Je ne pourrais vivre dans l’idée d’avoir pu changer les choses et de ne l’avoir jamais fait.

Ses paroles étaient adressées avec fermeté, cette dernière exprimant ses idées avec conviction. Qu’il la considère comme une idiote bornée ne lui faisait ni chaud ni froid. Il ne serait pas le seul au sein de la famille à avoir quelques idées déjà préconçues de celle qui s’était plongée dans un mutisme pendant de longues années. Elle était folle. Peut-être même dangereuse. Fille d’un tyran. Le mouton noir de ce clan qu’elle n’était pas en mesure d’apprécier, pas suite aux souvenirs douloureux qu’elle avait vis-à-vis de cet endroit, ce domaine et tous ceux regards posés sur elle.

Mais voilà qu’elle en avait assez. Cette discussion de menait à rien, nul part, du moins, pour l’instant. Elle ne le connaissait pas et la réciproque était vraie. Et si elle ignorait ce qu’il avait vécu, isolé loin du clan, lui ne pouvait prétendre avoir connaissance de ce qu’elle avait traversé.

- La moitié du clan aurait pu finir en prison, trois ans plus tôt. Et c’est toujours le cas. Complices d’une tentative de meurtre, ils risquent gros si je me décide de m’ouvrir à ce sujet.

Menace ? Pas nécessairement. Un point supplémentaire pour appuyer le fait qu’elle voyait le clan comme des barbares. Sa main toujours en sang, elle ne s’en souciait plus trop, ne faisant que maculer le plancher du salon principal. Elle se dirigea vers la porte, peu tentée que d’avoir davantage à faire à lui plus longtemps, ne serait-ce que pour le reste de la soirée.

- Et ne t’avise plus à me comparer à mon géniteur.

Le ton plus cinglant, menaçant même, elle fit ouvrir la porte et l’abandonna dans la salle, décidée que de se rendre à sa charme et étouffer cette colère qu’elle ne pouvait exprimer, bien qu’il avait eu le loisir que d’en apercevoir une partie.

Cette rencontre se terminant sur un ton assez particulier, elle ne pouvait que se demander ce qu’il arriverait lorsqu’ils seraient à nouveau forcés à travailler ensemble. Normalement, elle savait faire sa part des choses, notamment sur leurs contacts étaient obligatoires. De ce fait, elle se contenterait sûrement de faire comme si de rien n’y était. Pour peu qu’il en fasse de même. Le contrôle de ses propos émotions avait été mis à mal par les commentaires de son aîné.

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Sam 31 Mar 2018 - 8:48
Rien ne laissait plus entendre que le grand Cousin s'abaisserait à l'aider dans son ascension, même si fondamentalement il n'y était opposé de part la nature féminine de l'héritière, sa démonstration colérique mettant en avant les paroles d'un fou allié avait convaincu Itsuwari dans son opposition. Après tout, l'avenir d'un clan était en jeu, et si l'on ne sait pas même ce qu'il représente, si l'on ne sait pas même ce qu'il est, intervenir pour le mettre en branle n'était d'aucun courage ni d'aucune conviction, il n'aurait s'agit tout au plus que d'une attaque pure et simple.

Une attaque qui viserait dans les mois ou années à venir, les jeunes enfants qu'il n'avait pu voir grandir, lui si retranché dans une montagne et contemplant le tumulte de la vie. Accepté une nouvelle fois de perdre pied à la réalité, en perdant proches et amis, c'était tout simplement intolérable. « .. Shiranami ! » Élevant sa voix, pour permettre à la fuite d'Eiko de porter ses fruits. « .. Va dire à mon père que nous devons avoir une discussion, très bientôt. »

Sur cet ordre qui ne devait que remuer le couteau dans la plaie, le nouvel arrivant replaçant ses quelques parchemins dans sa poche, à la fois dépité d'un savoir que sa voisine ne semblait vouloir acquérir. Mais plus dépité du fait qu'elle n'accepta pas même les sages paroles qui pour une fois n'avaient de sous-entendus que ce que l'esprit pouvait imaginer. Très bientôt, ce zèle et cette arrogance juvénile finiraient par mettre à la baisse les attentes de sa cousine, qui avec tout l'espoir du monde, serait néanmoins obligée chaque jour de croiser la route du trentenaire.

« .. Gentetsu. Surveille-la pour moi je te prie. »

«.. Grrrmmbll.. 'aute chose à foutre .. t'occupes pas d'un vermisseau comme ça et prooofite de la vie ?! AHAHAH !»

Ce con avait réussi à lui arracher d'un semblant de sourire en cette fin de soirée. Et qu'est-ce qu'il ne fallait pas faire pour enterrer cette prise de tête désagréable. « .. Je te concède ça. Mais par mesure de sécurité, on ne sait pas quel genre de bêtises cette idiote serait capable de faire. »
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