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Quand la Neige fond | ft. Chammadaï Osou & Yuki Eiichiro

Yuki Eiichiro
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Mar 20 Juin 2017 - 15:55
_ Bien. », lâcha-t-il seulement alors qu’il entendait les gémissements du prisonnier qui, lentement, s’éveillait. Assommé quelques heures plus tôt par ses hommes de main, il l’avait fait enfermé dans une cellule disposant d’une toute nouvelle chaise de torture. Sa particularité tenait au fait que cinq lanières resserrées bloquaient les quatre membres ainsi que la tête du jeune homme, de sorte qu’il lui était impossible de se retourner et de voir son mystérieux interlocuteur. Certains tortionnaires aimaient, dans ces situations précises, faire craquer leurs doigts ou leur nuque, comme si cela venait à montrer leur sérieux. Mais celui-ci était d’un autre genre. Eiichiro ne faisait aucune grande entrée. Il n’était pas là pour une quelconque mise en scène. Il désirait interroger et il ne ferait que cela, peu importait les suppliques, les excuses. Aussi, gardant le silence dans la pièce refroidie au Hyôton, il s’avança, laissant ses chaussures claquer sur le sol.

_ Sais-tu pourquoi tu es là, Osou ? », laissa-t-il tomber alors qu’il entrait dans le champ de vision de sa victime. Le bâillon encore entre les lèvres l’empêchait de dire un seul mot mais, le Yuki le savait trop bien, une fois enlevé, il jurerait ne rien savoir, ne pas être celui qu’il pensait ou qu’il dirait tout ce que son tortionnaire veut savoir. Aucun homme ne résiste. La peur monte, surtout lorsque nous ne pouvons pas nous défendre, incapable de prononcer un seul mot. Aussi, s’agenouillant bientôt face à lui, un sourire mauvais et plein de sous-entendus aux lèvres, Eiichiro tapota sa joue, sachant déjà tout ce qui lui ferait subir pour son plaisir pervers. D’abord, une douleur intense. Et son poing vint à s’écraser brutalement sur l’estomac du Shinobi. Il voulait lui donner l’envie de gerber. Mais il ne pourrait pas à cause du bâillon. Alors, il allait pleurer et se débattre.

_ Tu es accusé d’un crime grave. » Sa voix, calme, était aussi tranchante que le regard qu’il jetait à son prisonnier. Alors qu’il se relevait, son sourire s’était transformé. Comme s’il s’apprêtait à faire mal pour l’unique plaisir de faire souffrir, sans même laisser une occasion à sa proie de se défendre. Comme s’il avait réveillé ce dernier dans l’unique but de le savoir conscient lorsqu’il ressentirait la douleur. C’est à cet instant qu’une boîte, remplie d’une quinzaine de Senbons fut glissée sous la porte. S’y dirigeant, il se remit à s’exprimer, expliquant ce qui allait bientôt arriver. « Vois-tu, nous, les Yuki, sommes passés experts dans l’Art du Senbon. J’ai élargi ma maîtrise à son utilisation chirurgicale dans mes interrogatoires. » Il se tourna à nouveau vers Osou et s’en approcha. Tapotant une nouvelle fois sa joue, il s’amusait et souriait de ce silence. Bientôt, il pleurerait. Bientôt il demanderait l’aide de n’importe qui, même aux morts. Bientôt, il viendrait à supplier.

_ Ma cousine, Feng, est portée disparue. » Un silence. Juste le temps d’une réaction. Juste le temps qu’il comprenne que pour Eiichiro l’affaire était personnelle. « Son corps n’a toujours pas été retrouvé et je crains fort qu’on ne le retrouve jamais. » Il passa derrière sa victime. Une nouvelle fois, son travail consistait à monter la pression. L’ayant paralysé, le Chûnin ne pourrait rien voir venir. Son pas, lent, était celui du prédateur qui, au milieu de la Brume, savait exactement quel moment serait parfait pour fondre sur sa proie. Aussi, comme s’il s’apprêtait à frapper, il laissa glisser l’aiguille du Senbon dans la nuque du Shinobi.

_ Tu es suspecté être complice de sa disparition, voire d’en être l’instigateur. Vu sa disparition prolongée, tu es maintenant suspecté de son assassinat. » Aussi, balayant d’un geste le bâillon qui avait entravé la bouche jusqu’à ce moment-là, il se plaça devant sa cible, Senbon armé pour frapper à plusieurs endroits non-vitaux, mais extrêmement douloureux.


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Mer 21 Juin 2017 - 20:44
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Et, face au voile vitreux qui s'empara de sa vision, se succéda d'une part ses yeux clos et d'autres part une pièce l'emplissant d'une désagréable sensation de déjà vu. Cette sensation, l'impossibilité de se mouvoir, d'être de nouveau rien de plus qu'un rat, piégé, dominé et chose pour ses consœurs; le Chammadaï hoqueta. Rapidement, sa présence fut expliqué par cet homme; cheveux d'ébène, il eut face à lui un contraste de sa personne. Le regard de l'enfant se brisa l'espace de quelques secondes, de nombreuses scènes lui revenant en tête, une douleur que pendant longtemps il avait oublié. A mesures que son esprit s'emplit d'images amères; sa souffrance et sa peine refoulée refluent, comme une petite braise ravivée s'élevant à un brasier.
Cela ressemblait bizarrement aux entraînements des siens, loin de sombrer dans la paranoïa, Osou se rassura du physique bien trop typé de son partenaire d'une nuit pour être un "Loup".

Son bâillon le cacha, ses gémissements ne furent que quelques rires, combien de temps l'avait-on fait rester dans un tel état? Que ses doigts de pieds en témoigne. Comme s'il avait été éduqué pour ça, comme une autre personne ne lui ressemblant absolument pas, ses yeux se teintèrent, son regard se durcit. Ce village ne l'avait pas adopté que déjà les difficultés naissaient; si les siens n'étaient pas derrière cette interrogatoire, au niveau de l'accomplissement de celui-ci, le Chammadaï ne cachait pas la plausible cause de ceux-ci sur sa présence dans le cachot.
Un test, pas comme ceux d'avant, pas sans risque, aujourd'hui, échouer signifiait clairement mourir. La difficulté, montrer à son interlocuteur son habitude de ce genre de situation n'allait que le rendre soupçonneux. Néanmoins, cette colère refoulée, cette sensation qu'on le punissait pour ses actes, qu'entre autre... Il se purifiait pour ses méfaits. Cloué sur la chaise, ne pouvant que bouger sa nuque et encore, l'Argenté laissa son regard chancelant observer ses mains, qu'il ne voyait que pouilleuse et ensanglantée par les vies que déjà, on lui avait faire prendre.

Les siens diront qu'il a tué avant de naître.
La douleur irradie, plongé dans ses pensées, le poing traversa directement son abdomen pour titiller des zones douloureuses. Un gémissement de douleur s'échappa d'entre ses lèvres et son cruor vint tâcher d'un rouge bien humain le bandeau enserrant sa bouche. L'aiguille sur sa peau le fit frissonner et la tension commença à monter. Ses options étaient nombreuses, mais laquelle choisir pour minimiser son temps de souffrance. Un détail choc; c'était ce qu'il lui fallait.

Les dires de l'ébènes ne l'intéressèrent pas plus que ça; la soeur de Feng, voilà bien la seule chose qu'il retint. Son regard ne trompa pas le cyan virant à l'orangé des yeux d'Osou, il allait souffrir. Avait-il finalement quitter un endroit qui ne lui plaisait pas, tuant aux passages des personnes qu'il aimait et qui l'aimaient assez pour offrir leurs vies; tout ça pour... finir comme ça? Sur une incompréhension. « Pour un serpent au venin silencieux et mortel, elle n'a finalement peut-être que de la gueule. » Songea-t-il à voix haute, amer. Conscient que cette douleur qui irradiait de son abdomen n'était que le commencement, conscient que si les informations qu'il avait, même minime, n'intéressait pas son interlocuteur... Le Chammadaï avait de fortes chances d'y rester.

« Trop privé pour qu'on me demande ça autours d'un bon verre; notamment dans ce bon restaurant à la bouffe dégueulasse où j'ai croisé votre sœur. » Commença-t-il, songeant au pourquoi de cette réaction hâtive et brutale. « On s'est donné rendez-vous, entraîné et je suis parti; je ne l'ai pas revu depuis et je n'ai, à ma connaissance, aucune implication dans cette affaire. » Déclara-t-il solennellement, ne lâchant pas de son regard devenu fougueux le Yuki.
" Ce n'est rien d'autre que la vie que j'ai choisi. " Songea-t-il finalement, assez amèrement.

« Je n'ai ni la puissance, ni l'intelligence et j'avais encore moins l'intention de faire un quelconque mal à Yuki Feng; nos discussions étaient notamment au niveau Politique et nous avions un point de vue assez semblable. Je n'en ai, vous l'imaginez bien, parlé à personne. » Finit-il, avant que, d'un mouvement de menton, il réclame que l'on remette son bandeau sur ses lèvres. « Mon discours ne changera pas, c'est peine perdu. » Cela sonnait comme un défi, et à moins qu'on veuille le faire tomber pour quelque chose qu'il n'a pas fait, ce qui l'étonnerait; l'interrogatoire devrait s'arrêter assez facilement. « En attendant, si je suis le principal suspect, Kiri doit être loin de la puissance qu'on lui porte, parce que vraiment je n'ai rien à voire avec ça. A moins que cela ne soit toi, inspecteur et frère, qui soit incapable d'avancer ne serait-ce que dans la bonne direction. » S'exclama-t-il cette fois-ci plus fièrement. Tempétueux, une lueur de défis dans le regard; plutôt que de guérir ça par l'alcoolémie, ce soir ce sera par la douleur.

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Lun 26 Juin 2017 - 18:39
Le garçon en avait dans le ventre. Il devait le reconnaître. Il lui tenait davantage tête que certains hommes par le passé. Pour autant, le Yuki savait aussi qu’il ne résisterait pas longtemps. Que le jouet craquerait trop vite. Trop tôt. Il n’aurait pas le temps de s’amuser réellement. Déjà le jeune Shinobi avait craqué, avouant tout, parlant trop. Comme s’il n’avait rien à cacher. Comme s’il était déjà effrayé de la suite des événements. Autant dire qu’il ne valait rien. Qu’il était faible. Médiocre. Pourtant, ce garçon était un soldat, un combattant, un guerrier. Finalement, Eiichiro poussa un soupir. Il était déçu. Lui qui pensait avoir trouvé un véritable jouet avec lequel il pourrait s’amuser plusieurs heures se trouvait, en réalité, devant un être aussi repoussant que la vermine criminelle. Aussi, s’avançant vers sa proie, 3 senbons en main, il s’agenouilla face à lui. « Rectifions d’abord une petite chose. » Se levant, il vint murmurer à l’oreille de ce dernier quelques mots alors que, lentement, il enfonçait, lentement, dans la main gauche, un premier senbon. « Feng n’était pas ma sœur, mais ma cousine. »

Puis, se reculant, d’arracher vivement le senbon. Son sourire était celui d’un prédateur. D’un chasseur. D’un homme qui aimait faire souffrir. Tapotant légèrement la joue de sa victime, il continuait de préparer mentalement le reste de cette mauvaise séance. Il ne serait bientôt plus question de Feng, ou même du village, mais bel et bien de ce jeune shinobi à la bouche trop ouverte. Déjà, de nouveau, s’avançait-il vers Osou, d’un pas félin. D’un pas qui glaçait le sang. Si une aura pouvait le décrire, c’était ce bleu transparent de cette glace miroitante. Il était froid. Glacial. Comme s’il se préparait à frapper. A congeler un membre. Refroidir jusqu’à l’os. Jusqu’à perdre son membre. Les Senbons en main, il prépara sa nouvelle torture. Premier Senbon placé devant un doigt, prêt à pénétrer cette chair. « Vois-tu, je te crois. Tu ne me sembles ni intelligent, ni même brave assez pour un tel acte. » Aussi, le premier Senbon s’enfonce à légèrement, frottant contre la première phalange.

Un sourire mauvais était né. Il voulait l’entendre hurler. Il voulait l’entendre implorer. Il voulait que ce misérable sache qu’il ne valait rien. Tapotant la joue, comme une vulgaire façon paternelle de faire croire que tout allait bien se passer, il enfonça un deuxième senbon, dans un deuxième doigt, grattant toujours une nouvelle phalange. « Par contre, tu parles beaucoup trop. » Il se relève et, marchant lentement autour de cette vulgaire cible, il laissa un pique s’enfoncer légèrement dans la peau, créant un mince filet dans cette nuque encore immaculée. S’approchant de son oreille, il lui murmura encore. « Tu l’ouvres trop. » Puis il continua son tour, amusé qu’il était par cette situation. Bientôt, d’un autre mouvement, il plaça un nouveau Senbon, sur un genou, prêt à l’enfoncer.

_ Comment je pourrais te faire confiance ? » Une première pression, juste derrière la rotule. Bientôt, la peau percerait et laisserait couler ses premières larmes de sang. « Comment Kirigakure pourrait t’envoyer en mission à l’étranger si tu ouvres ta gueule sans avoir versé la moindre larme ? Sans avoir saigné ? » Une deuxième pression et la peau qui se relâchait soudainement. Bientôt, il ne pourrait plus se retenir, il allait hurler. « Comment veux-tu résister sous la torture mentale ? » Laissant le Senbon où il en était, il se releva et, essuyant ses mains des premières gouttes de ce sang, il observait le déchet face à lui. « Tu es d’une médiocrité. Pourquoi ma cousine s’est-elle seulement intéressée à ton cas ? » Et, bientôt, comme un dernier jeu face à lui, tu détachas tous les liens qui le retenaient.
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Mar 27 Juin 2017 - 19:18
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Sœur, cousine, quelle importance chez ces Yuki? Ils se ressemblaient tous tellement qu'Osou imaginait assez aisément l'une être l'autre.
Cela lui retira un sourire, qui lentement, perdit de sa splendeur à mesure que la pointe s'enfonça, traversant sa chaire. Et il comprit, petit à petit, c'était ça? C'était ça qu'il avait fait subir aux siens?
En effet, sa fuite préméditée et l'aide qu'il reçut, lui et sa reine, avait forcément causé ce genre d'interrogatoire pour les personnes qui les eurent aidés.

Son sourire était entre mélancolie et colère, nerveux, son dos commença à le tirailler; mais la douleur était tenable. Bien loin de ce qu'il avait déjà vécu. Face à ceux sourire, Osou n'offrit que du dégoût, il connaissait ce regard mieux que personne.
Mais d'un autre côté, le comprenait terriblement bien, trop d'ailleurs. Car lui-même était ainsi, une sorte d'obligation des résultats, cet homme le faisaient souffrir pour récupérer quelque chose qui lui manquait. La loi de la perte et de la demande, surement, sourit-il.

Néanmoins, l'Albâtre connaissait les techniques, la lenteur et les bruits aigus servaient à mettre dans l'ambiance. On préméditait la douleur, la subissant déjà alors même que l'aiguille n'était pas dans la peau. Mais une nouvelle fois, seule l'image de tout ceux qu'il avait fait tomber lui vinrent à l'esprit et; les abdominaux contractés, les cuisses aussi, la tête tendu vers l'avant... L'enfant accueilli la douleur comme une rédemption. « En général on commence par le passer sous l'ongle. » Lui expliqua-t-il.

Le prédateur tournait autours de lui, il accueillait la douleur. Pensant à une autre douleur, bien plus grande, replié dans ses pensées. Peut-être que son corps criait, peut-être qu'il le souhaitait, mais lui gardait la bouche fermée. Des larmes s'écoulaient, qu'il aurait volontiers arrêté, l'odeur du fer était nauséabonde et ambiante à l'intérieur de sa mâchoire.
Il refusait de lui faire entendre ses gémissements; et compter bien le faire aller plus loin. « Quels intérêts ais-je défendu si ce n'est ceux du village? » Lui expliqua-t-il calmement, alors que dans un même mouvement, à peine les liens furent desserrés qu'il se saisit du Kunai précédemment dans son genou et qu'il visa d'un mouvement ample la gorge du Yuki. Ayant la bonne intention de faire la peau à cet animal, histoire d'en prendre encore un peu pour son grade.

Néanmoins, à peine se remit-il debout qu'il comprit. Retirant les senbons précédemment laissé dans ses doigts celui-ci retint un sourire lorsque le cliquètement métallique parvint à ses oreilles. Chancelant; celui-ci trouva encore le moyens de s'exprimer tranquillement. « Alors, t'as retrouvé ta soeur? » Rigola-t-il un coup, un sourire mauvais aux lèvres. Osou se saisit de son paquet de cigarette entre ses doigts libres et en alluma rapidement une. L'âpreté du tube se mélangea à l'odeur nauséabonde du sang; le jeune garçon fixa le Yuki dans les yeux. « En tout cas, tu dois êtres aussi talentueux qu'elle. T'es aussi une vipère c'est ça? Silencieux, douloureux, toutes ces conneries? » Murmura-t-il sèchement; touché malgré lui. La disparition de cette femme le peinait sans qu'il ne comprenne pourquoi et qu'on se méprenne sur ses intentions le mettait dans une colère noire.

« T'as pas envie d'faire un peu mieux ton boulot? » Finit-il, alors qu'il s'avançait pour sortir des geôles, pensant bien que son séjour est terminé. « Jaloux que ses derniers instants furent avec moi? » Conclut-il.




Dernière édition par Chammadaï Osou le Lun 10 Juil 2017 - 20:23, édité 1 fois
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Dim 2 Juil 2017 - 12:18
Osou. Un prénom d’une banalité. Cet homme, ou plutôt ce garçonnet, face à lui, n’avait, hélas rien pour lui. Il était arrogant. Il avait ce sourire de celui qui pensait dominer une situation, comme s’il avait voulu être à cet endroit à cet exact moment. Peut-être pensait-il même connaître Eiichiro. Peut-être. Mais était-ce l’arrogance ou la stupidité qui lui permettait, à peine libéré de ses liens, de sauter sur une occasion dorée ? Il avait attrapé un kunaï qu’il avait, plus rapidement que le Yuki l’aurait quand même cru, glissé sous sa gorge. Peut-être même avait réussi à faire couler une perle de son sang. Pourtant, tout ceci, cette véritable mise en scène, était encore contrôlée par le Jônin. Aussi, gardant son calme, il laissa l’enfant se libérer des Senbons encore plantés dans ses doigts.

_ Vois-tu, jeune Chammadaï. », lâcha-t-il alors que la porte se congelait, bientôt suivie par les trois autres murs vides. « As-tu prêté attention aux murs ? », murmura-t-il à son oreille. Comme un fantôme, se déplaçant à travers la pièce, il ramassa les Senbons délaissés par sa proie. Son sourire, amusé, montrait toute l’excitation qu’il ressentait devant son nouveau jouet. Il était plus tenace qu’il ne l’aurait cru. Pourtant, toujours aussi bavard, celui-ci se pensait au bon endroit pour lancer quelques réparties. Peut-être espérait-il même toucher les sentiments du Yuki. Peut-être se pensait-il plus brave qu’il ne l’était en réalité. Aussi, de son pas tranquille, dominant une situation que le Shinobi ne connaissait pas encore, il parla en même temps. « Si tu avais été attentif à ton environnement, tu aurais remarqué les nombreuses tâches de sang sur le sol. Ou aux murs. As-tu fait attention, Osou ? » Rangeant les Senbons dans sa ceinture, il agrippa brutalement la chevelure blanche de sa victime et, d’un mouvement ample, l’enfonça dans la glace avant de le jeter au travers de la pièce, renversant, au passage, le seul mobilier.

Déjà, sur la main posée au sol, il lança un Senbon, dans l’attention de l’arrêter. Puis, continuant sa marche lente mais sûre vers sa proie, il continua à parler de cette voix glaciale, regardant sa victime comme un vulgaire jouet dont il pouvait disposer selon ses désirs. « Sais-tu combien de bandits sont sortis vivants ? Je te donne un indice … », lâcha-t-il en même temps que son genou rencontrait la face de l’homme se relevant. « Aucun. » Le laissant tranquille durant un moment, il se dirigea vers la chaise qu’il remit en place et vint s’y asseoir le temps de laisser à l’autre le temps de reprendre son souffle. « Passons aux choses sérieuses, veux-tu. » Croisant les jambes face à la porte gelée, les doigts croisés, il prononça encore quelques mots à l’intention de sa victime. Sur son visage, un sourire carnassier s’était dessiné. Son regard, empli d’une haine inconnue, observait les fissures laissées par le visage.

_ Bienvenue dans ma prison de glace. Es-tu prêt à mourir ? »
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Dim 2 Juil 2017 - 22:22
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Alors que le Yuki s'en alla d'un bond juste assez loin pour que le Chammadaï ne puisse plus le toucher; le Blanc regarda avec ardeur le Senbon qu'il venait d'utiliser. Une goutte de sang en perlait tranquillement, venait-il seulement d'attaquer à un endroit où il n'avait aucune chance de se cacher une personne terriblement trop forte pour lui? En apparence, du moins. Osou l'observa exécuter son petit manège, gelant les portes et transformant la prison en une espèce de patinoire, si le Loup comprit assez rapidement que ce n'est pas que son manège qui était exécute, mais lui aussi dans pas longtemps, il ne trouva pas rapidement une solution. Et songea à l'écouter, simplement. Le jeune ninja tira une dernière fois sur sa cigarette, comprenant que le coup n'allait pas tarder à arriver et une fois que son "adversaire" lui a saisit les cheveux, il se laissa simplement aller contre le mur.

Et le goût du sang emplit une nouvelle fois sa bouche, un filet de quelque chose ressemblant à de la bille, du sang et quelques déchets dû à son train de vie s'échappa de sa bouche. Sa toux emplit la pièce et il cracha l'entièreté de la chose dégueulasse sur le sol. Toussotant, il profita des quelques secondes pour se remettre debout tout en arborant un sourire fier. Il n'avait rien à y perdre et pas vraiment grand chose à y gagner.
L'Albâtre ne pensa plus qu'à une chose, cette excitation qui tranquillement naissait au creux de son abdomen, cette certitude que c'était la bonne chose à faire. Il ne laissera pas tomber sa tête comme ça; il connaissait ce genre de type, sa famille en était emplie. Mais lequel des deux étaient le plus chasseur que l'autre? Observant le sourire carnassier de son adversaire, Osou n'en conclut qu'une chose. « Tu es plus un animal qu'un chasseur. » Murmura-t-il, tout en composant une série de signe.

Cette chance qu'il lui laissait, signe d'une extrême confiance en lui, cette posture... Cet homme était soit trop puissant, soit inconscient, mais dans les deux cas... L'enfant aux cheveux blancs ne possédait-il pas exactement ce qu'il lui fallait pour contrer son adversaire? Composant une série de signe, Osou se laissa aller à une profonde inspiration et un sourire tranquille.
Une intense brouillard, aux nuances rougeâtres naquit de ses pores et doucement emplit la pièce, dans un second temps, le Chasseur observa avec désintérêt ses mains poisseuses et rigola un coup avant de changer de position. Bondissant sur le toit où il s'accrocha par les pieds avant de concentrer son chakra dans sa main. Une dose bien plus importante de vapeur fut créée et directement ingérée par son organisme rendant sa main rougeoyante; il se propulsa vers la porte d'entrée.

Une seule intention, sortir.
Le soucis? Ce n'était pas plus par envie que par nécessité; il avait juste la sensation qu'il devait essayer. Après tout, qui l'attendait là-derrière? « Au final vous mourez tous, quoi qu'il arrive! » S'écria-t-il, alors qu'il entendait bien abattre l'halo de lumière sur le mur. Feng était morte, le prof avait qui il s'était entraîné un matin, ses amis d'enfances; seuls les pires survivaient en ce monde. Et... Malheureusement, ce n'était pas vraiment ce qu'il espérait devenir.

La totalité de la glace qui enveloppait l'endroit avait fondu, le sang sur le sol s'était mis à sécher et l'air était difficilement respirable.
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Yuki Eiichiro
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Jeu 6 Juil 2017 - 13:45
L’erreur. Tout homme était capable d’en commettre. Eiichiro, bien qu’il détestait devoir l’admettre, était aussi un être humain, capable d’en faire. Une erreur. Ou, plutôt, un manque d’informations. Il ne connaissait pas le Shinobi qu’il avait en face de lui. Il ne s’était pas renseigné comme il aurait dû. Il ne le connaissait pas et n’avait pas envisagé que ce dernier pouvait réellement contrer sa Prison de Glace, qui n’était rien de plus qu’une autre utilisation de son Mur de Glace. Assis dans son siège, les doigts croisés, il fut surpris par la rapidité de réaction et de mouvement du Chûnin. En réalité, utilisateur du Futton, la Vapeur, ce dernier avait réussi à prendre en défaut le Yuki.

Rapidement, sortant de sa fausse placidité, le Jônin décolla de la chaise et, injectant du chakra vers ses pieds, vint à fuir les premières vapeurs chaudes qui sortaient. Une bonne idée. Non seulement, il cachait la vue de son adversaire. Mais, en plus, il rendait l’air difficilement respirable. Extrêmement sec, sans une once d’humidité. Pourtant, il commettait aussi des erreurs. Si Eiichiro avait fait preuve d’une arrogance idiote, ce qu’il ne ferait plus, Osou n’avait qu’une idée en tête. La fuite. Or, seul un endroit le permettait, la porte. Aussi, d’un mouvement rapidement des doigts, souvent répétés, il exécuta quelques mudras, puis, dans un murmure, lança sa technique. « Shōnyūseki » Et, lançant trois stalactites vers la porte, il courut dans cette direction, pour intercepter la course de son opposant.

Déjà avait-il pris trois Senbons dans chaque main, les glissant entre les doigts comme des griffes et, passant dans le dos du Chûnin, il vint lui murmurer à l’oreille. « L’animal chasse par nature. Le chasseur ne fait qu’apprendre et imiter. » Sa main gauche armée contre la jugulaire de son adversaire, la main droite dans le bas du dos, il souriait, amusé. Aussi, après ce petit exercice, lâchant les armes au sol, qui bientôt vinrent à résonner dans la pièce vide, il relâcha les quelques muscles mis en action. « Bonne utilisation de ton Futton. », vint-il à lui dire, tapotant gentiment sa tête, tandis que les trois stalactites fondaient à vue d’œil. « Malheureusement, tu ne connais pas ton environnement, aussi bien que ton opposant. » Il se rendit à nouveau vers la chaise vide et tombée.

_ Ta vapeur est utile dans un environnement clos. » Il jetait un coup d’œil aux murs qui fondaient à vue d’œil. « Malheureusement, un Hyôton finit par fondre et génère de l’humidité que tu ne peux plus contrer. » Il était amusé, détendu. Osou n’était peut-être pas le meilleur élément de Kiri mais il avait un véritable potentiel, qu’il ne devait pas gâcher à cause de sa trop grande gueule. Ramassant les quelques Senbons laissés au sol, il en profita encore pour parler tout seul. « Tu t’aveugles au sein d’un élément que tu connais mal, avec pour seul but la fuite. » Finalement, sans faire plus attention que nécessaire, il ouvrit la porte. Porte qui n’avait jamais été fermée. Puis, d’un autre sourire vers le jeune homme, il le laissait partir selon ses désirs les plus chers.
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Dim 9 Juil 2017 - 17:57
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Et s'il crut s'en sortir pendant quelques instants, la force de frappe améliorée par son chakra fut utilisée pour se défaire des projectiles de glace que son "adversaire" lui envoya. Les quelques secondes qui suivirent permirent juste au petit Chunin de se faire contrer et maîtriser comme un gentil garçon.
Les dents serrées, les muscles bandées, l'Albâtre ne fut absolument pas surpris lorsque le Yuki le libéra. L'intérêt de ce combat, pour l'un comme l'autre, n'avait été que prouver la valeur. Peut-être même que son opposant avait souhaité comprendre un truc. Le Chammadaï se mettait assez aisément à sa place, comme il l'eut dit plus tôt à voix haute; pourquoi Feng avait-elle passer ses "derniers instants" avec lui?

« Tu ne connais pas ton opposant aussi bien que ton opposant. » Contra-t-il immédiatement; le nom et la démonstration des capacités du Yuki avait directement mis Osou sur la voix. Ainsi, la quasi-totalité des capacités de son adversaire au niveau d'un combat direct avait été placé sur le terrain.
Les éléments étaient en sa faveur, jamais le jeune ninja n'aurait dû perdre ce duel. La fuite, c'était bien ce qu'on lui eut toujours appris; pas vrai?

Le jeune ninja alla récupérer son fourreau, déposé à côté de la porte d'entrée et déguerpit de l'endroit assez rapidement, sans dire un mot de plus. En définitif, depuis qu'il avait sauvé sa vie, envoyant des personnes à l'abattoir pour ça, il n'avait pas progressé pour un sou. On se reverra bientôt, Yuki borgne.




***

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Les jours n'avaient cessés de passer, le jeune ninja ne pouvait plus flâner et sentait son esprit embrumé s'agiter à peine arrêtait-il d'être intéressé par quelque chose. Son passé, les siens, ce qu'il faisait actuellement de sa vie après avoir causé du tord à tant de personnes.
On ne différenciait plus son Tee-Shirt de sa peau et son apparence dépravé commençait à sérieusement l'ennuyer; son corps ne possédait plus d'énergie et il n'y avait aucune ressource où il pouvait piocher.

Osou était fin, sec et n'avait absolument pas l'apparence d'une personne en qui on pouvait avoir confiance. Demandait-il néanmoins la confiance des autres? Une seule odeur restait en son esprit, comme quelqu'un que son intérieure l'encourageait à revoir; cette odeur poisseuse, dégueulasse, qui semblait coller à la peau de ce goujat des Geôles.

Ses pas, son Tee-Shirt puant et son regard chargé d'animosité se dirigèrent immédiatement vers l'antre du bonhomme. Sans savoir comment il allait le retrouver une fois à l'intérieur, Osou se rendit directement à l'étage où il se souvenait avoir été emmener. Puis, c'est guidé par des cris que l'enfant se dirigea assez facilement vers cette odeur, celle-là même qu'il avait fuit pendant longtemps.

Il commençait à comprendre que rien était bon ou mauvais en ce monde; actuellement, un membre des Yuki se couvrait les mains de sang pour retrouver l'un des siens. Secrètement, il espérait que les siens aussi avaient leurs secrets; où eux.... Ne faisaient-ils pas ça plus pour le plaisir que pour une quelconques autres raisons? Il pénétra sans peine dans la geôle et se mit de côté, observant. Les Senbons de l'ébène étaient plongés sous les ongles du prisonnier, le Yuki semblait s'être acharné.

Pourtant, la bouche de l'homme semblait être close. Et l'Albâtre décida d'agir. Avec les connaissances du corps humain qu'on lui avait apprise, peut-être pourrait-il donner un coup de pouce à celui qui, il y a quelque jour, avait fait de même? « Est-ce une meilleure utilisation de mon élément? » Commença-t-il alors qu'il composait une série de signe pour aider à la concentration de son chakra dans la paume de ses mains.

Progressivement, il diminua la part de chakra Futton qu'il maintenait en ses paumes pour garder un pH neutre, celui-ci vira rapidement à l'acide. Osou sentait la chaleur de la substance s'échappant de ses paumes et détourna le regard tant dis qu'il touchait une zone encore inerte du prisonnier. L'arrière du cou, au niveau des vertèbres; il y déposa une simple goutte de sueur de sa paume qui glissa rapidement le long de son dos. Le Chammadaï s'était immédiatement détourné pour observer le Yuki.

« Une envie de carie? »
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Yuki Eiichiro
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Dim 9 Juil 2017 - 20:29
En réalité, le jeune Chammadaï Osou avait un véritable potentiel. Ce n’était pas un talent inné pour le combat mais il en avait quelques bonnes dispositions. Mais il était comme retenu, prisonnier de lui-même davantage que du Yuki durant son bref temps à l’intérieur d’une cellule. Eiichiro avait tenté de le pousser à bout, s’était amusé de son amateurisme. Il s’était même moqué sans que cela ne semble affecter suffisamment l’humeur du garçonnet. Comme s’il se retenait. Avait-il donc peur de lui-même ou de son passé ? Pourtant curieux, l’œil plissé sous la curiosité et l’analyse constante de ce garçon, il le laissait partir sans un autre mot. Il souriait, d’un air néfaste et satisfait. Bientôt, il le reverrait. Et il se leva quelques minutes plus tard, refermant derrière lui la porte d’une cellule qui n’avait jamais été fermée.

***

Il souriait. Devant lui se tenait deux hommes. Un inconnu qu’on venait de lui amener quelques heures auparavant. Un autre, bien plus connu, était là aussi. Mais différent. Aussi, s’agenouillant devant le prisonnier, il s’amusait de cette étrange scène. S’il avait su qu’aujourd’hui, une si belle surprise lui était réservée, il aurait évité les premières tâches de sang. Tapotant la joue de l’homme, il se mit à rire et, parlant autant à ce dernier qu’à Osou, il lâcha froidement. « Alors, le chien revient déjà auprès de son maître ? » Se retenant d’un fou rire, il gloussa légèrement puis se releva pour observer un peu plus attentivement celui qu’il avait interrogé quelques jours plus tôt.

Que s’était-il donc passé en ces quelques jours ? Si Feng était toujours portée disparue, le jeune Osou semblait surtout être entièrement à côté de ce qu’il était. Le regard vif et provocant semblait comme disparu, voire éteint. Il semblait ne pas être rentré chez lui depuis plusieurs jours, avoir rencontré quelques chiens sauvages sur la route et, principalement, ce qui gênait d’ailleurs le Yuki, il puait. A croire qu’il avait dormi dans quelques égouts infâmes, entourés de rats. A le voir de la sorte, Eiichiro n’avait aucun mal à s’imaginer une telle possibilité. Avait-il vu ou rencontré un fantôme du passé ? Ou était-ce le contrecoup de la torture subie ? le Jônin avait-il donc brisé aussi facilement l’esprit du jeune homme ? S’il ne montrait aucun de ses doutes, il s’interrogeait encore lorsqu’il reporta son regard sur son homme.

Il était assez jeune, sûrement ne dépassait-il même pas la vingtaine d’années. Quelques poils de barbes lui poussaient sous le menton et se parsemaient ici et là sur ses joues. Mince, sinon maigre, il ne mangeait plus vraiment à sa faim depuis plusieurs semaines lorsqu’il avait été attrapé, lors d’une tournée de routine, tentant de voler. En réalité, il n’était même pas vraiment un bandit, mais davantage un criminel. Un enfant qui avait grandi trop vite, sans aucune capacité pour devenir un ninja. Incapable de travailler en tant que charpentier, il avait fini par être mis à la porte de son maître, qui n’avait rien vu de bon dans ses mains. Aussi s’était-il mis à voler depuis plusieurs mois, mentant à sa propre famille sur son travail. Il partait tôt et revenait tard, jurant que la paie était mauvaise et n’avait rien pu avoir de mieux. Vulgaire criminel de bas étage, il avait pourtant signalé aux premières autorités qu’il ne parlerait qu’au Yuki. Qu’il serait muet sans une rencontre avec l’homme.

Si, dans un premier temps, Eiichiro avait pu sympathiser à la cause du jeune homme, car il comprenait que malgré la grande révolution, Mizu no Kuni n’était pas encore sorti de sa torpeur économique, le chantage fait avait eu raison de la sympathie acquise. Alors, sans même attendre, il avait écrasé son poing dans la face de ce jeune prétentieux qui se permettait de demander un rendez-vous avec lui. Comme s’il faisait la charité à qui le voulait. Une dent avait aussitôt volé, s’écrasant même contre le mur. Le regard du garçon qui d’abord s’était illuminé se posait maintenant mille et une questions. Puis, pour équilibrer l’affaire, il avait écrasé son poing sur l’autre joue, ce qui avait arraché un premier sanglot et quelques gerbes de sang crachées. Plein de questions, il n’eut pas le temps d’en poser une seule, car, à peine se remettait-il droit sur sa chaise qu’un autre poing s’écrasa au milieu de sa poitrine. Au bord de l’asphyxie, implorant du regard pour comprendre sa situation, il vit bientôt son bourreau enfoncer plusieurs Senbons sous ongles, lui arrachant plusieurs cris, sans même lui laisser le temps ni de souffler, ni de s’expliquer. Pris par son aversion pour le troupeau de la plèbe, Eiichiro s’était encore laissé aller à son plaisir sadique, allant jusqu’à enfoncer plusieurs armes sous les ongles de ses pieds.

Pourtant, ils avaient été interrompu par un invité surprise, un ancien détenu. Osou. Celui-là même qui s’était permis d’entrer sans en demander la permission. Celui-là même qui, maintenant, usait de son Futton pour faire souffrir un homme dont il ne connaissait absolument rien. Amusé. Voilà comment était Eiichiro qui prenait véritablement son pied en cet instant de triomphe. Aussi, tapotant une nouvelle fois la joue rougie du prisonnier, il se rendit derrière, posant bientôt une partie de son fessier sur le dossier de la chaise. « Que puis-je pour toi, Osou ? » Son sourire s’agrandissait. « Je te manquais déjà ? » Passant une main dans les cheveux de sa dernière victime, avant de passer sa langue pour essuyer quelques gouttes qui lui étaient tombées dessus, il continua encore, de son regard sournois, de son sourire carnassier. « Si tu cherches Feng, elle n’est toujours pas là. » Puis, reprenant sa torture psychologique avec le Chûnin, observant la cicatrice à sang que la vapeur brûlante dessinait dans le dos, il s’approcha de son oreille pour lui murmurer encore quelques mots. « Vois-tu, je ne lui ai pas encore posé de questions. Mais comme tu te montres être un bon élève, sache au moins que ce jeune homme, d’à peine ton âge, a été pris à voler pour sa famille. » Puis, reprenant son interrogatoire, il replia les manches de son vêtement puis, souriant à Osou, il toucha légèrement, du pied, l’une des armes déjà enfoncée, arrachant entièrement un ongle et déclenchant une série de pleurs et de suppliques incompréhensibles.
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Lun 10 Juil 2017 - 20:53
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Son regard vide ne s'anima pas une fois, ni à la pique de l'ébène, ni aux supplications de douleur du prisonnier. Las, la seule force qu'il lui restait était celle de penser; face à cette homme qui se trouvait à sa place d'il y a quelques temps, Osou ne savait que penser.
Dans ce monde où il ne régnait que la loi du plus fort, celle du plus intelligent ou du plus riche, qu'était-il? Aucun des trois, manifestement. Il ne réagit non plus pas au fait que Feng était toujours absent, mais son inconscient lui susurrait à l'oreille que le mauvais état de ce prisonnier devait être lier à ça.

C'est cette conclusion, et seulement celle-ci qui expliquait son geste précédent. Le cyan de ses pupilles se détourna du prisonnier pour se trouver à observer sa tenu. Ses sens semblèrent se réveiller; petit à petit, l’albâtre cessa de vivre par pulsion et recommença à penser, à être conscient... Redevint petit à petit humain.
Cela n'était la conséquence que d'une seule chose, et plus ce fait intégrait son esprit, plus son regard devint venimeux. Habité d'une animosité sans pareille, dans un premier temps, mal-dirigé. Son regard ne trompera et ne trompa certainement personne; rougeoyant, flamboyant, animé d'une rancœur sans nom.

Une nouvelle fois, un blocus, une sorte de porte infranchissable arrêta immédiatement ses pulsions. Comme on lui eut toujours appris, il protégea sa vie. L'animosité visible pendant un bref instant quitta son regard, son attitude reprit de sa nonchalance caractéristique. Emplit d'une tristesse non-camouflé, le jeune Loup se dirigea doucement vers le prisonnier, son paquet de cigarette entre les doigts. Celui-ci lui en tendit tranquillement une. « Tu fumes? » L'amertume était présente, non refoulée; le prisonnier dû la ressentir. Le jeune garçon ne tarda pas à allumer la cigarette du prisonnier puis la sienne.
La mélancolie s'empara de mot qui ne s'échappèrent pas de sa bouche entrouverte. L'envie était palpable, celle de sortir cette individu de cette salle, d'envoyer directement cette énergumène emplir l'atmosphère aux côtés des particules d'azotes ou d'oxygènes tant il aura bien fondu. Mais son esprit, sa conscience, rediriger doucement ses pensées vers la peur... Celle de mourir. Vers un enseignement puissant, propagé par ses aïeux, celle de fuir.

Aussi, après quelques bouffées de Nicotine; le Loup adressa enfin un nouveau regard au geôlier. « Ils t'ont rétrogradé? Tu travailles sur une autre affaire? Ou bien... T'as déjà abandonné? » Demanda-t-il ô combien sérieusement; il n'y avait pas une trace de sentiment, juste une question véridique. Qu'était-ce que la cause de cette interrogatoire? Qu'avait-à faire un vulgaire voleur dans ces prisons?
Rapidement, les supplications du prisonnier tordirent la conscience du Loup; lequel se boucha rapidement les oreilles avant de laisser échapper un petit rire.
Brute, amère et froide; ces synonymes ne peuvent mieux décrire la voix d'Osou à cet instant précis. « Pourquoi protégerai-je un déchet comme toi? » Murmura-t-il simplement.

Si le but n'était pas là, voire l'un de ses derniers espoirs s'envoler pour le jeune prisonnier allait certainement être un coup dur; le Chammadaï le savait. Il aida sans vraiment le vouloir l'ébène, mais il l'observa à nouveau. Cette froideur, cette capacité à rester de marbre, à ne faire apparaître qu'agressivité sur les traits de son visage. Il était dangereux, peut-être même puissant. « Que voulais-tu dire quand tu as dit que "je suis aveuglé par un élément que je ne connais pas"? Connais-tu d'autres utilisateurs de cette capacité? Je n'ai jamais rencontré personne la maîtrisant. » Lui expliqua-t-il, demandant indirectement des explications; s'excusant d'autres parts de ne pas être assez talentueux pour exploiter son pouvoir assez bien, ironiquement.

Les habits de mauvais qualité d'Osou semblèrent attirer l'attention du prisonnier, le regard glaçant du jeune homme ne le quittèrent alors plus du regard. Oui, il venait d'un milieu semblable. Oui, il avait souvent dû faire des choses de ce genre. Non, jamais il ne s'était fait attrapé. Ce n'est pas aujourd'hui qu'il allait risquer sa vie pour quelque chose que quelqu'un a moins bien fait que lui.
« Ce n'est qu'un civil. » S'exclama-t-il alors qu'il se concentrait pour ressentir le chakra de l'individu, les yeux écarquillés. « C'est donc ça, un village ninja... » Ricana-t-il légèrement, comprenant que leurs idéaux n'étaient pas semblables. Peut-être s'était-il trompé, peut-être sa place n'était-elle pas ici. Et si... Et si tout ça avait été pour rien? L'odeur poisseuse du fer attira son odorat, son regard se figea sur ses mains; du sang, des visages connus. C'est un regard animé d'une flamme rare qu'Osou posa sur Eichiiro. N'était-il que ça? Un chien exécuteur?
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Mar 11 Juil 2017 - 16:01
Il ne pouvait s’empêcher de laisser un sourire se dessiner sur son visage. Osou n’était plus le même. Il était cassé. Lui qui avait eu la volonté de l’ouvrir durant un temps, qui s’était pensé plus puissant que le Yuki revenait maintenant, la queue entre les pattes, comme un vulgaire chien abandonné. Il n’avait nul maître et se cherchait sûrement une raison de vivre. Pathétique. Il dégoûtait jusqu’aux boyaux le Jônin qui se demandait ce qu’il pouvait encore bien faire de cet être médiocre. Il ne valait plus rien. Le jouet était déjà cassé, peut-être même irréparable. De toute façon, il avait fait son temps. Il ne représentait rien, sinon une véritable source d’un plaisir malsain de faire souffrir psychologiquement ce dernier.

Le Chûnin avait néanmoins gardé cette capacité étrange de l’ouvrir inutilement. Comme s’il se pensait intelligent. Ou intéressant. Il n’était ni l’un ni l’autre en cet instant. Depuis l’instant où il avait posé un pied dans cette cellule, Eiichiro le contrôlait. Il s’était amusé lors de leur première rencontre, voir ce chien aboyer davantage que de mordre. Maintenant, s’il jappait plus qu’aboyait, il rampait, la tête basse. Pourtant, lorsqu’il lui posa la question de connaître ce pourquoi le Yuki se trouvait dans cette cellule, ce dernier eut l’envie irrépressible d’en rire. Non seulement l’autre pensait qu’il ne travaillait que sur une seule affaire. Mais en plus il pensait que l’absence de Feng le démoralisait. Croyait-il encore qu’il était tant tracassé par sa disparition ? Aussi, haussant les épaules, il prit le temps de lui répondre. « Penses-tu sincèrement que la disparition de ma cousine soit une priorité pour le Village ? » Il ne put s’empêcher d’hocher négativement de la tête, comme déçu de cette pensée du Chammadaï. « Tu penses que j’en ai fait une affaire personnelle ? » Il soupirait. « Notre combat prioritaire est d’éradiquer toute la peste criminelle qui sévit encore sur l’ensemble de l’Archipel. »

Puis, posant une main sur l’épaule du prisonnier, au nom encore bien inconnu, il le présenta un peu plus. « Le jeune homme ici présent prétend avoir des informations. », continua-t-il alors que, de sa main libre, il formait une Stalactite. « Or, il a jugé bon de dire qu’il ne les délivrerait qu’à moi ou qu’il préférerait mourir que de parler. » Et, d’un geste brusque, il planta la stalactite dans la main de l’homme qui hurla un bref instant avant que le poing fermé du Yuki ne s’abatte sur sa tempe, le plongeant dans l’inconscience. « Il n’a pas encore parlé, tu imagines ? », lança-t-il ironiquement à l’autre homme, haussant une nouvelle fois les épaules, de cette arrogance amusée dont il se revêtait régulièrement.

_ Suis-moi. », laissa-t-il tomber alors qu’il sortait de la cellule, qu’il refermait derrière lui, à la suite du Chammadaï. Soupirant, passant même un doigt à son œil valide, puis de glisser légèrement sur son œil mort, il se mit à marcher en direction d’une cellule vide qu’il ouvrit, s’asseyant sur l’unique chaise disponible. Plongeant son regard dans celui du jeune homme, il prit le temps de réfléchir au choix de ses mots. « Je n’ai aucune information à te transmettre sur un quelconque autre utilisateur de la Vapeur. Sache que je te le donnerais si j’avais un tel renseignement. » Croisant les pieds devant lui, étendant ses jambes (et s’étirant en même temps), il profita du moment pour continuer à éduquer son chien. « Lors de ton évasion, tu as utilisé tes techniques dans le seul but de fuir. Tu aurais pu m’attaquer, mais tu t’es contenté de lancer un nuage de vapeur. » Il fit un arrêt sur l’instant, scrutant son interlocuteur. « Une bonne technique, en vérité. Je ne l’avais pas vue venir, mais au lieu d’utiliser cet effet de surprise, tu t’es contenté de te diriger vers la porte, comme si c’était ton unique échappatoire. » Ouvrant les bras, il continuait de s’expliquer. « ]La vapeur faisant fondre ma glace, l’air devint humide plus vite que tu ne le pensais et j’ai pu reprendre mes esprits assez rapidement. » Il haussait les épaules alors qu’il terminait là de discourir sur ces événements du passé. « Tu as du potentiel, mais tu le gâches. »


Dernière édition par Yuki Eiichiro le Mar 18 Juil 2017 - 11:39, édité 2 fois
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Mar 11 Juil 2017 - 17:26
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On a longtemps répété au petit argenté que tout parle à qui sait lire, voire et écouter; à l'heure actuelle Osou avait l'impression d'avoir désappris ces fondamentaux. Pourtant, lorsque les dires du borgne atteignirent ses oreilles, celui-ci ne put refréner un sourire narquois. Ce jeune voleur avait visiblement pris la mauvaise direction, de A à Z. L'argenté cessa de s'y intéresser, une loi perdurait quelque soit notre localisation en ce monde... La loi du plus fort.
Les paroles de l'ébène ne lui causèrent aucune réaction, ses précédentes paroles n'étaient que de simple question et n’induisant aucune ambition personnelle, elles glissèrent simplement le long de sa carcasse.

« Je pensais simplement que la disparition d'une prétendante au titre de Mizukage, qui plus est, la chef du clan Yuki, était importante. » N'était-elle pas une cause de cette unification des sabreurs, Yuki et Kaguya? La part la plus importante de cette coalition ravageuse qui voyait jour sous brume?
Après un dernier regard pour le prisonnier, l'argenté suivit l'ébène dans les couloirs obscurs des geôles; des pas sans but, guidé tel un troupeau par son chien de berger, bercer par une douce mélodie qui n'avait pour prémices que le silence.

Osou enfonça ses mains dans ses poches, se retenant de s'allumer une cigarette tout en ne quittant pas du regard son plausible adversaire. Son agacement était camouflé, mais présent; le but de cet homme lui était impossible à découvrir. Il semblait vivre plus par plaisir et désir primaire que pour assouvir à une véritable cause. Tout comme lui, il semblait errer sans but, mais dénudé de sentiment humain, celui-ci se plaisait à rependre géhenne sur les citoyens de ce monde.

Les paroles du Yuki le ramenèrent doucement sur la terre ferme; petit à petit un fin sourire naquit, grandit et se développa jusqu'à un fou rire. C'était donc ça, et seulement ça, ce qu'il était capable de lui apporter. « Ma vie se résume par la fuite. » S'entend-t-il murmurer. Néanmoins, c'est en l'instant, une fuite réussie. En effet, debout sur ses deux jambes, la tête "haute", celui-ci semblait à dix milles lieux de la faucheuse. Pourtant, ses pensées, ses sentiments, tout lui apparaissait comme putride, en pleine décomposition.
Était-ce là la seule différence entre lui et le prisonnier? Cette chance rare de s'en sortir malgré la chasse d'un animal bien plus fort? En soit, seul une différence de naissance; son malheur est sa chance. L'enseignement qu'on lui a administré a servi à le maintenir en vie, à lui empêcher cette posture pré-mortem.

Il cessa de rire, doucement, son corps continua pendant quelques instants à être secouer de soubresaut. « C'est tout? » S'avança-t-il; il n'y avait aucune profondeur et aucun réalisme à cette enseignement. Si ce n'est cette dernière phrase. « Tu le gâches. » Y repensa-t-il, l'espace d'un instant.
Cette fuite n'était que la cause d'années de survie, que ce soit de lui ou de ses ancêtres. Etait-il entrain d'insinuer que l'influence d'un gêne nouveau, de cette affinité spéciale qu'est la vapeur modifiait cette façon de combattre sempiternelle dans les générations Chammadaï. Les fantômes voient-ils leurs noms s'éteindre avec lui-même?

S'écartait-il, petit à petit, de la définition qu'on lui a fait, dans le temps, du ninja? Ou bien, était-il simplement entrain de se défaire d'une idée stéréotypé. Sa vie se résume par l'éternelle « tué ou être tué » et nombreuses sont les personnes qui avaient colorés ses mains d'un aigre rouge. « L'absence d'un de tes yeux te permet-il de dormir tranquillement malgré la douleur dont tu es à l'origine? » Le questionna-t-il assez rapidement. Le jeune âge et l'immaturité du Loup l'empêchait de résoudre un certain nombre de problème de lui-même. Cet homme qui ressemblait plus à un démon qu'au ninja typé des livres héroïques n'était-il pas la personne la plus à même de lui répondre?

« En torturant ce garçon pour un simple vol, n'as-tu pas l'impression de t'attaquer à un innocent; où le simple plaisir de faire ressentir douleur suffit à te combler? » S'exclama-t-il, plus fortement. Comme une ultime question. Cette réponse déterminera sa relation avec l'ébène, peut-être s'y accrochera-t-il, peut-être pas. Est-ce un rôle ou sa véritable personne? « As-tu toi même quelque chose à protéger qui te permet d'agir ainsi sans le regretter; propager une douleur non nécessaire. » Finit-il tranquillement.
Ce garçon va parler, entre la mort et la parole, ses yeux terrorisés ne mentent pas. L'enfant soupçonnait le borgne de lui empêcher, tout bonnement, la parole. De l'acharnement pur et simple.

Son estomac se tordit, était-il entrain de laisser cela se produire? Etait-ce, une nouvelle fois, l'heure de la fuite face à un adversaire trop puissant? Pourtant, cette bataille psychologique, les tourments d'Osou face à la définition primitive du ninja; n'était-ce pas en soit se battre contre ses propres démons? « Il n'a rien à t'apporter, ne possède pas une goutte de chakra. Il se frotterait le cul par terre si tu le lui demandais. » Admit-il sèchement.

L'histoire ne saura pas si l'un ou l'autre se plaisait plus à fréquenter l'autre. Si l'un ou l'autre utilisait plus l'autre. Une chose était sûr, tous deux y trouvaient leurs comptes, que ce soit pour l'amusement ou pour grandir. Restait à savoir qui y gagnera ou y perdra gros.
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