Soutenez le forum !
1234
Partagez

Un dernier aveu [Borukan Akimoto]

Zetsu Eikō
Zetsu Eikō

Un dernier aveu [Borukan Akimoto] Empty
Dim 29 Avr 2018 - 19:34
Dans l’enveloppe atterrissant sur le bureau du Borukan se trouvait trois choses. Une lettre d’adieu écrite avec difficulté alors qu’elle avait longuement pesé le pour et le contre quant à lui faire parvenir ces mots et deux objets dont la signification était lourde de sens pour qui comprendrait. Accompagnant cette lettre écrite de sa petite main, à la calligraphie tremblante, se trouvait deux bandeaux Iwajin, attachés ensemble, le sien et celui de Sanadare, qu’elle avait pourtant porté avec fierté. L’emblème était fissurée sur un, signe équivoque que pour elle, cela en était la fin d’une période de sa vie qu’elle ne récupérerait sûrement jamais. Quant à l’autre, derrière le tissu, le mot Idiote y était finement inscrit, une blague qu’avait fait la plus jeune, quelques années plus tôt.

Akimoto,

J’ignore si tu comprendras ma décision. Sache qu’elle ne vient de moi et de seulement moi, que nul ne m’a influencé dans ce sens. Ou plutôt… Que tout m’a influencé en ce sens. Je ne me suis jamais sentie chez moi, ici, aussi étrange que cela peut sembler alors que je suis née ici. Il y a bien des choses qui se sont déroulées, des choses que je ne peux pas te partager maintenant, encore moins par lettre. Des choses que tu ne comprendrais sûrement pas. Un mal-être que comprenait toutefois Sanadare.

Elle me manque.

Il n’y a plus grand chose pour moi ici. Un clan que je déteste. Une famille qui m’a renié depuis des années déjà, malgré tout ce qu’ils disaient. Un village… Suis-je réellement fière de me dire Iwajin, après le massacre s’étant déroulé à Hi ? Après ces crimes qui n’ont trouvé justice nulle part ? Je sais que ce n’est pas de ta faute, que tu ne savais pas.

Sanadare était innocente. Ou presque. Plus que ce qu’elle a toujours voulu nous faire croire.

Je lui avais promis de ne rien te dire. De te protéger. Est-ce que cela changerait réellement quelque chose aujourd’hui ? Après tout… Elle n’est plus.

Sanadare a toujours haïs son clan. Une haine viscérale qui a dicté toute sa vie. Si elle est revenue à Iwa, ce n’était pas pour mes beaux yeux, mais bien pour traquer les Hyûga. Elle voulait leur peau et elle a toujours tout fait en ce sens. Elle est entrée dans la police pour plus de facilité, un accès à des informations qu’elle n’aurait pas eu autrement. Tu dois te douter pourquoi s’est-elle autant intéressée aux trafics d’organes. Ses yeux s’y trouvaient peut-être. Et comme de fait, les trafiquants étaient liés avec la Sôke. Quant à elle… Il lui a été tellement facile de tous nous berner. Toutes les conneries qu’elle a fait, toute cette alcool qu’elle buvait en public, elle a seulement cherché à ce que plus personne ne lui fasse confiance. Mais surtout, à ce que personne ne lui accorde la moindre attention.

Pauvre petite folle qu’elle était, nul n’aurait jamais pu envisager qu’elle était aussi dangereuse.

Elle a obtenu des noms, ceux directement impliqués dans son histoire à elle. Mais il lui fallait plus. Elle se devait de leur faire payer. Tu sais ce que faisait la Sôke ? Ce qu’elle fait sûrement encore, tu me diras. Elle désigne des donneurs potentiels, des enfants avec un Byakugan encore frais. Ils sont envoyés en mission. C’est, du moins, la version officielle. Puis, ils se font agressés, bien souvent abandonnés et en meurent. Et eux, que font-ils ? Ils prennent leurs yeux. Il est toujours bien d’en avoir quelques uns de rechange, bien évidemment… Pour ces jeunes, ce n’était que malchance ayant frappé, comme elle frappait bien des gens dans le milieu. Les missions étaient dangereuses.

Cela arrive à tout le monde.

Elle ne voulait pas t’impliquer dans cette histoire. C’était son combat qu’elle disait. La même raison qui l’a poussé à me tenir éloigné de tout ce qu’elle faisait. Tu réalises que son père a vendu ses yeux ? Il a sacrifié sa fille pour quelques belles pièces… Et le pire dans tout cela, c’est qu’elle a fermé les yeux sur beaucoup de chose (l’oeil ?) tout ça pour mener à bien sa vengeance. Jusqu’à ce qu’ils en viennent à infiltrer des enfants dans des barils. La goutte de trop. Elle qui a passé des années à planifier sa vengeance était prête à tout foutre en l’air pour ces gens qu’elle ne connaissait pas mais dont elle ne pouvait accepter le terrible sort. Elle n’a jamais été méchante. Un peu particulière dans ses méthodes, mais jamais méchante.

Tu connais la suite, l’histoire avec Seitamaro, son implication, comment elle a tiré toutes les ficelles pour en venir à terminer sa vie en prison. Ce que je t’ai raconté, tous ces dossiers, le soir où nous sommes allés l’arrêter. Parce qu’en prison, elle pouvait encore faire ce qu’elle voulait. Le chef de la sécurité était son complice. Et ses copains de cellule ? Des Hyûga qu’elle avait réussi à faire arrêter…

Elle est belle, hein, la vengeance ?

Je voulais la sortir de là. Je voulais réussir à prouver son innocence. L’amener ailleurs, loin d’ici. Loin des Hyûga. Loin d’Iwa. Qu’elle vive, loin de tout cela. Qu’elle essaie d’être heureuse, pour une fois. Qu’elle vive pour elle et non pas pour les autres. Parce que c’était ce qu’elle faisait. Elle s’est battue toute sa vie pour que plus personne ne subisse même sort qu’elle.

J’aimais Sanadare.

À défaut d’avoir pu la sauver, je te partage son histoire. Qu’elle ne soit pas oubliée comme stupide criminelle mais bel et bien comme quelqu’un ayant tenté de faire bouger les choses. Certes aurait-elle pu s’y prendre différemment, seulement… Elle s’est sacrifiée pour tous nous préserver.

À très certainement jamais, je doute pouvoir un jour remettre les pieds ici. Et, si l’on se croise, je doute que ce soit parce que tu as eu envie de prendre de mes nouvelles. J’accepte ce rôle qui me revient, ce titre de déserteur qui me suivra sûrement pour toujours. J’accepte les conséquences qui viennent avec un tel choix. Un choix qui, pour la première fois de la vie, était le mien et seulement le mien. Un choix que j’assume pleinement.

Avec tout le respect que j’ai pour toi,

Zetsu Eiko.

_________________
How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t2560-zetsu-eiko https://www.ascentofshinobi.com/u462

Un dernier aveu [Borukan Akimoto]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Souvenirs et correspondances :: Courrier et presse :: Lettres
Sauter vers: