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[Mission libre C] Aide Humanitaire à Tokanaba [A. Kaede]

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Aburame Kaede
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Lun 28 Mai 2018 - 2:00
S’approchant ainsi de la médecin, le sourire qu’elle affichait était enthousiaste, comme à son habitude. La journée avait été longue et éprouvante, cette fois-ci plus physiquement que mentalement. Bien qu’elle n’était pas spécialement à l’aise d’exposer autant de peau, ne serait-ce de par les nombreuses cicatrices qu’elle possédait, vestige d’une époque plus glorieuse, la température de la journée ajoutée à son effort physique l’avait plus ou moins forcée à opter pour une tenue un peu plus légère. Et si elle avait senti nombreux regards sur sa silhouette de la part des jeunes hommes qu’elle assistait, elle ne s’en était pas souciée en outre mesure. Pour peu qu’ils se montraient agréables, elle ne pouvait pas dire grand chose. Ils étaient en droit d’observer ce qu’ils voulaient et, bien heureusement pour eux, elle n’était pas quelqu’un de spécialement pudique.

- Au moins on a eu une belle journée. T’imagine si on avait été coincé sous la pluie ? Ça aurait été terrible, j’en suis certaine.

Dotée de ce positivisme bien caractéristique de sa personne, elle préférait toujours voir les bons côtés d’une situation plutôt que de s’attarder sur les mauvais. Elle s’assurait ainsi de profiter de la vie au maximum, appréciant tout ce qu’elle avait à offrir plutôt que de déplorer ce qu’elle n’avait pas eu.

Le compliment de la médecin lui fit plaisir, étirant même son sourire sur ses lèvres. Vint ensuite une moue sur ses traits, semblant plus s’amuser que réellement sérieuse, comme pour souvent la concernant.

- Merci ! Par contre, j’suis jamais très à l’aise. ‘Fin, c’gentil, mais des cicatrices, c’jamais bien joli.

Ce qu’elle lui avait dit n’était pas moins valide et elle l’appréciait dans sa totalité. Elle avait simplement ressenti le besoin que de partager cet état d’âme avec la jeune femme, ne serait-ce que pour celles qui venaient orner son dos et ses épaules. Puis une, plus visible, à la hauteur de son abdomen. Une belle connerie qui aurait pu lui coûter la vie, du temps qu’elle était du Soshikidan. Suivant sa partenaire jusqu’au même restaurant que la dernière fois, elle prit place, commandant la même chose, à savoir peu importe ce qu’il voulait.

- Et du saké !

Après tout, d’ici une journée ou deux, la majorité des bâtiments devraient être remis en place et ils n’auraient plus besoin de leur présence ici, ce qui allait leur permettre de rentrer à Kumo avec une mission qui, somme toute, à son avis, fut un franc succès. Entre les compétences médicales de son aînée et ses propres compétences sociales, l’équipe était bien formée. C’était sans compter qu’elle savait faire preuve de beaucoup d’endurance tout comme d’une excellente forme physique. La jeune Aburame se tenait en santé !

- Alors, ta journée ? Moi, j’ai réussis à déjeuner avec l’autre adolescent, celui qui était parti en trombe et accusait les shinobis d’tous les maux du monde. Il va bien. Il s’est calmé. Puis j’ai aidé aux constructions. C’fort, des insectes, mine de rien.

Posant une main sur son épaule, elle s’étira, venant faire craquer l’articulation devenue douloureuse par l’effort qu’elle lui avait demandé.

- Puis les blessés, t’disais qu’les cas plus graves, c’était ok. Mais les autres ? La population c’porte pas trop mal ?

Lui jetant un regard curieux partagé avec l’inquiétude, elle attrapa le verre déposé devant elle, le leva en direction de Sazuka puis l’avala cul-sec avant d’éclater d’un rire franc. Kaede dans toute sa splendeur, qui venait de décider qu’elle pouvait fêter un minimum leur mission presque achevée.
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Uzumaki Sazuka
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Lun 28 Mai 2018 - 23:02



Terrible ? La pluie ? Même si je préférais en être à l’abri pour éviter d’attraper une cochonnerie, il m’était aussi très souvent arrivé de devoir rester exposée, et la subir jusqu’à me retrouver trempée jusqu’au aux os. Ce n’était spécialement agréable, mais était vraiment si terrible ? Lorsque l’esprit et le corps sont occupés, rien n’est vraiment… « terrible ». Enfin, je pouvais comprendre la désaffection de Kaede pour les aléas climatiques tels que la pluie. Ou alors c’était cet incroyable optimisme dont elle était capable, je ne sus le dire. Mais quoi qu’il en fut, je ne pouvais nier que ce temps était bien plus agréable que le froid, le vent ou la pluie. Je ne lui avais donc adressé qu’un simple sourire.

Puis dans cette tenue, même s’il avait plu, cela n’aurait pas changé grand-chose à sa situation, la peau était naturellement imperméable ; et heureusement d’ailleurs. Non, là où je devais lui reconnaître une certaine forme de courage était d’accepter toutes ses cicatrices, de les exposer même si elles la mettaient mal à l’aise. J’avais de mon côté beaucoup de difficultés avec l’unique balafres qui s’étirait de mon sternum jusqu’en bas de mon ventre. Mais elle faisait partie de ce que j’étais, de ce que j’avais vécu et sans plus encore de ce qui m’avait mené, indirectement, jusqu’ici.

-Hum… Je comprends. Je n’en ai quasiment pas -des cicatrices-, comme j’ai rapidement dû apprendre à me soigner… La régénération efface toutes traces… Enfin… Elles sont un peu… comme ton histoire. Lui souris-je. Certains trouvaient ces marques d’un passé tumultueux rebutantes, qu’elles déformaient le corps, lui donnaient de désagréables aspérités ; et d’autres comme moi y trouvaient un une sorte de charme mais rien de vraiment repoussant, au contraire… Je connaissais le corps humain, je reconnaissais les différents types de blessures ; et même si je n’aimais pas la mienne, j’aimais celles des autres. Oui, c’était étrange.

Nous nous étions donc installées au long comptoir bordé de sièges, il y avait quelques autres personnes venues elles aussi manger ici. Après les salutations d’usage, nous commandâmes donc chacune un saké et, avant que nous ne levâmes nos verres, je lui répondis.

-T’as bien fait de t’occuper de lui. Lui avais-je souris. Je viens souvent à Tokanaba pour le complexe scientifique. Je pourrais peut-être passer voir ces jeunes, de temps en temps, pour m’assurer que tout va bien… Et tu pourras venir avec moi de temps en temps. Si tu veux. Avais-je ajouté pensive. Apparemment je vais passer un peu de temps ici… Ils ont besoin de plus de personnel médical. Continuais-je avec une légère moue. Les autres vont bien ! Avais-je repris. Surtout des bleue, des blessures superficielles, quelques os brisés. Avec un léger sourire qui pouvait prêter à confusion. Non pas que je me moquais de leurs blessures, mais l’idée qu’ils soient hors de danger me donnait un peu de joie.

Puis je levais mon verre comme l’avait fait l’Aburame, même si je n’en comprenais pas vraiment la raison, c’était plutôt amusant. Et comme elle je tentai de tout avaler d’un trait, mais ne pus. La quantité d’alcool coulant dans ma gorge me fit tousser assez sèchement et pour la faire passer, j’avalais le reste ; continuant de toussoter Quelques secondes après, le patron nous avait servi nos commandes… Nous n’avions plus qu’à nous régaler.

Notre repas fut ainsi ponctué de discussions aussi variées, légères qu’intéressantes et d’une bonne quantité de saké, aussi.

J’avais rapidement ressenti les effets de l’alcool, lesquels me permettaient en quelques sortes de plus penser à autre chose qu’à l’instant présent ; de vraiment décompresser, en fait. Puis, ce n’était plus qu’une question de temps avant que notre mission ne soit finie et que nous reprenions nos activités au sein de Kumo.

-J’ai porté… plein de… briques aujourd’hui… et le médecin… chef… m’a fait venir… pour s’excuser… Il n’était pas très sympa… thique… avec moi au début. Lui avais-je dit visiblement très alcoolisée et fatiguée; d'ailleurs je me demandais comme je tenais encore en place sur cette chaise... Je m’étais d’un seul coup sentie irrépressible envie d’expliquer ça à Kaede, alors que cela n’avait que peu d’importance, au final.

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Aburame Kaede
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Mar 29 Mai 2018 - 5:47
Avalant d’une traite son verre, elle put presque sentir immédiatement la chaleur se répandre dans son corps, signe qu’elle avait faim, et, surtout, qu’elle était terriblement épuisée. L’alcool et elle ne faisaient jamais bon ménage, bien que ce n’était pas si différent de l’habitude. En réalité, cela dépendait surtout des situations et du contexte, pouvant passer de la joyeuse demoiselle qu’elle était à une pleurnicheuse sortie de nul part. Pour l’instant, elle était de bonne humeur en bonne compagnie, le tout allait donc bien. Affichant un large sourire à Sazuka, elle vint hocher la tête doucement. L’idée de revenir ici, dans un futur plus ou moins proche, et ce, plus ou moins fréquemment, était tentant. Après tout… Elle y avait mis du sien, dans la reconstruction de ce village, tout comme elle s’était personnellement impliquée dans la vie des citoyens, tentant de leur partager de sa bonne humeur naturelle. Y était-elle parvenue ? Elle aimait bien croire que oui.

- Ouai, cool. C’sur qu’j’viens avec toi, si on m’dit oui. Va falloir j’vois aussi avec Shôran, mon sensei, si c’ok, mais j’pense pas qu’ça pose d’problème. Avant d’être des armes au nom d’un village, on est surtout là pour défendre et protéger j’pense. Et offrir d’notre soutien, comme on peut faire tellement d’chose que l’commun des gens peuvent pas. Donc ouaip, tu m’diras la prochaine fois qu’tu viens ici.

Lui adressant un doux sourire, elle entamait déjà son second verre de saké, ne cherchant pa à compter ni modérer ce soir.

- Puis j’aime bien voyager avec toi.

Sur cette phrase un minimum énigmatique, accompagnée d’un sourire en coin, elle entama son repas avec appétit, descendant plusieurs autres verres dans le processus, alors que la discussion allait de bon train sur plusieurs sujets aussi divers que variés. Souriant doucement, elle devait admettre se sentir la tête lourde, ses gestes plus engourdis qu’à l’habitude, ce qui la faisait marrer. Ayant toujours faim à la fin de son repas, gourmande comme elle était et désormais passablement éméchée, elle se commanda un second plat, ce qui pouvait sembler surprenant vu sa petite taille. Or, sa tenue légère lui permettait de voir sa musculature finement sculptée, ce qui expliquait son appétit.

Écoutant attentivement Sazuka, elle ne put que rigoler doucement en entendant son ton beaucoup plus hésitant que la normale, elle aussi semblant affectée par l’alcool. Son rire se calma bien vite toutefois en entendant les mots de l’Ikeda.

- Cherche pas. T’es géniale et t’as tout pour toi. Il était sûrement juste jaloux t’sais.

Logique implacable d’une Kaede saoule.

- Puis j’te rappelle qu’t’étais pas vraiment sympa avec moi, au début.

Voilà qu’elle rigolait à gorge déployée alors qu’elle semblait peu se soucier de ce détail et le début de relation assez particulier qu’avait connu les deux femmes.

- Les gens sont juste… Habitués d’juger vite. C’comme moi avec mes insectes. Et lui… Bah s’il est con, t’peux rien y faire hein.

Et voilà, déclaration faite, si les gens étaient cons, elle n’y pouvait rien. Elle se contenta de manger par la suite, toujours ce doux sourire sur les lèvres, adressant même un clin d’oeil à sa partenaire de mission, le tout en rigolant légèrement.

- Hey, plus qu’une douche, y’a un lac pas loin. C’serait sûrement plus facile et accessible. Puis il fait teeeeeeellement chaud. J’vais mourir. PIRE. J’vais fondre. Genre r’garde je foooonds…

La jeune demoiselle, toujours aussi saoule, se laissa glisser en bas de sa chaise, rigolant toujours assez fortement, désormais assise sur le sol, face au comptoir.
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Uzumaki Sazuka
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Mer 30 Mai 2018 - 1:58



Un verre, ça allait. En dehors des sensations directes que me donnait ce saké, à savoir la gorge brûlante et le léger coup de chaud ; dans l’ensemble je restais encore très clairvoyante. Suffisamment pour bien suivre ce que me disait Kaede. Qu’elle pense revenir à Tokanaba me rassurait, il aurait été dommage de ne pas poursuivre après tous les efforts qu’elle avait fournis, puis… elle redonnait une image bien plus positive aux Kumojin, parce que, malgré tout ; ce qui avait été fait à Hi no Kuni n’était pas si… populaire que certains l’auraient voulu.

-Ho… Hum… Fis-je lorsqu’elle me confia apprécier « voyager en ma compagnie ». Moi aussi. Lui souris-je avant de prendre de porter quelques nouilles à ma bouche et nouvelle rasade d’alcool. Bizarrement, celle-ci passa bien plus facilement que la première.

Je savais quels effets produisait l’alcool, et davantage encore sur moi ; peu importait la quantité que je buvais, mais au-delà de deux verres je me sentais comme « partir ». C’était sans doute les seuls moments, lorsque je buvais trop, que j’étais la plus détendue, c’était aussi lors de ces rares excès que ma langue se déliait et où je pouvais avoir la discussion plus… facile. D’habitude, lorsque j’étais sobre, je pouvais me montrer très silencieuse, ou concise me contentant simplement de répondre aux questions que l’on me posait. Mais là… j’étais presque aussi bavarde que Kaede.

Mais si cela n’avait été que ça… Le problème majeur fut sans doute la perception que j’avais de ce qui m’entourait. De ce qu’on me disait… Et l’observant attaquer son deuxième plat, j’écoutais sa vision des choses par rapport au médecin dont je venais de lui parler. Je n’étais pas tout à fait d’accord, je pensais en fait qu’il avait été… juste. L’idée que si je n’étais pas intervenue, que si j’avais laissé faire Yuko… Enfin, avec des « si », on refaisait un monde donc… Malgré cette légère culpabilité que j’avais ressentie, je ne pus m’empêcher de rigoler aux « compliments » de l’Aburame.

-Hé… Je crois pas… qu’il soit con... Juste en colère... ça se comprend. Haussais-je les épaules. La « vulgarité » dans mon vocable, ça aussi c’était un effet de l’alcool. Hum… géniale… ok. Mais tout pour moi… hum… Fis-je pensive en regardant son assiette/bol se vider peu à peu et sentant les rougeurs du saké, entre autre, gagner mes pommettes. Ouais… Souvent. C’est dommage. Je juge pas les gens moi… et j'aime bien les insectes... finalement... ils sont fascinants. Soupirais-je avant de finir le reste de saké dans mon verre. J’avais dû boire à peu prés la même chose que la jeune femme assise à mes côtés. Sur ces mots je reportai mon attention sur ce qui nous entourait, j’avais l’impression de voir les objets en de multiples exemplaires, même les lampions qui éclairaient ce restaurant de rue de leur lumière tamisée légèrement orangée semblaient bouger.

Je n’imaginais pas un seul instant quelle quantité d’alcool pouvait circuler dans mon sang… Heureusement que nous n’avions plus autant de travail qu’à notre arrivée. J’essayais de me reprendre, de retrouver ma lucidité mais c’était de plus en plus compliqué. Une tentative qui m’avait rendue silencieuse de longues secondes alors que la jeune femme approchait lentement mais surement de la fin de son repas. Puis je fus extirpée de ce « long » silence par une simple remarque de l’Aburame quant « à la douche ». Elle avait donc remarqué la présence d’un lac dans le coin ? Cette information me laissait… songeuse. Je la regardais à nouveau, alors qu’elle accompagnait ses mots par les gestes… Étonnement, j’avais compris la blague, je devais sans doute aussi à l’alcool… Et je pouffais de rire en la voyant s’affaler sur le sol.

La main tendue vers elle, je l’aidais à se relever, constatant par la même occasion qu’elle avait fini son festin… Enfin, si c’était bien le cas. Bien que, nous avions passé un long moment ici, et comme la première fois ; je soupçonnais le patron de vouloir fermer. Nous étions effectivement ses dernières clientes. Cet homme avait l’air vraiment d’être quelqu’un de bien, et de très patient. Toujours aimable du début à la fin malgré que nous fumes plutôt bruyantes, enfin, je le supposais.

-Je pense que… le temps d’y arriver… ça devrait aller. Expliquais-je vaguement. Il ne manquerait que nous nous noyions… parce que nous avions trop bu. Enfin, il y avait tout de même peu de risques… T’as raison… il fait vraiment trop chaud… Soupirais-je en m’essuyant le front…

Ô que le lendemain serait dur…

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Aburame Kaede
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Jeu 31 Mai 2018 - 6:26
Sazuka faisait donc aussi parti de ceux considérant ses insectes comme intéressant. Fascinants même, de ce qu’elle disait. Des mots légers qui pourtant plaisaient à la jeune demoiselle. Si elle ne portait qu’une vague attention à ce que les autres pensaient d’elle, pour ne pas dire qu’elle n’en avait rien à faire, la solitude était tout de même quelque chose qu’elle vivait mal et le rejet avait été fréquent, notamment plus jeune. Une chance avait-elle toujours eu les Kurai avec elle, le frère et sa soeur, un trio inséparable. Même que le frère était devenu l’homme de sa vie, jusqu’à mourir lors de terribles événements.

Déblatérant un peu tout et n’importe quoi, celle ayant fini son repas se laissa glisser jusqu’au sol en riant à gorge déployée. La jeune s’amusait, cela ne faisait aucun doute, tandis que son esprit était brouillé par l’alcool qu’elle avait désormais dans le sang. Bon, peut-être avait-elle abusé, elle ne saurait dire. Ou enfin, si, elle savait, et demain serait sûrement pénible, mais, pour l’instant, cette sensation de légèreté n’était pas dérangeante. Son aînée l’aidant à se relever, elle déposa son argent (plus que nécessaire) sur le comptoir pour payer leur repas. Puis, saluant l’homme fort sympathique qui tenait la place, elle traversa les rideaux pour se retrouver au milieu de la rue. Sans plus attendre, avec un objectif dans sa petite tête, elle attrapa Sazuka par le bras, lui offrant un large sourire, pour l’amener avec elle hors du village. Ce n’était certainement pas sécuritaire, pas dans leur état du moins, mais elle était convaincue de tout de même être en état de se défendre.

- C’devrait plus être très loin… *hic*... Normalement.

Rigolant toute seule, bonne vivante qu’elle était, elle laissa nombreux insectes s’échapper de sa peau, s’éloignant d’elle pour couvrir une certaine zone, sûrement à la recherche de ce lac qu’elle avait évoqué, dont elle était certaine qu’il se trouvait près. Tenant toujours la médecin par le bras, elle s’était rapprochée d’elle, sa tête contre son épaule, s’assurant de mettre un pied devant l’autre tout en faisant son possible pour que sa démarche soit un minimum assurée.

- Genre, par ici !

S’enfonçant au travers des arbres avec une conviction renouvelée, elles arrivèrent effectivement près d’un petit lac, semblant séparé deux parties de la rivière. S’approchant de l’eau, elle relâcha le bras de Sazuka. Il n’y avait que la lune pour se refléter sur l’eau, la pénombre étant tout de même assez présente. De ce fait, la jeune Aburame se retrouve à effectuer quelques mudras, faisant apparaître tout autour d’elles plusieurs petites boules de feu qui faisaient désormais office de lampes.

- Ç’va être plus facile d’y voir quelque chose…

Malgré son taux d’alcoolémie avancé, elle était toujours en état de faire quelques mudras et utiliser son chakra, ce qui n’était pas une mauvaise chose en soi. Sans réfléchir quelques instants de plus, elle retira ses vêtements, sans aucune gêne, pour ensuite mettre ses pieds dans l’eau, s’enfonçant dans celle-ci jusqu’à ce qu’elle soit assez loin pour nager doucement.

- D’coup, j’imagine qu’demain, t’finis l’rapport et j’vais finir d’aider aux constructions ? ‘Fin, j’veux dire, t’es la boss, donc t’dois t’occuper du rapport puis j’pense être meilleure pour les travaux physiques.

Aucune critique, simplement constatation de celle avait posé pied au sol, ayant de l’eau jusqu’aux épaules, profitant de la fraîcheur pour détendre ses muscles.
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Uzumaki Sazuka
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Ven 1 Juin 2018 - 2:52




J’avais oublié… C’était elle qui invitait, cette fois, ce qui voulait dire que j’allais devoir l’inviter à nouveau. Enfin, cela ne me dérangeait pas vraiment, mais j’aurais aimé que cela soit moins… établi sur ce principe. Sans se soucier du tour de l’autre… Mais pour l’heure ce n’était ce qui occupait mon esprit, ni même la somme qu’elle avait laissé au patron qui, même si je voyais double, me paraissait un peu trop important… Mais, je n’avais rien dit, on aurait simplement pu dire qu’il s’agissait d’un dédommagement pour le dérangement, même si notre présence avait largement rentabilisé sa soirée. C’était plus que sûr. Alors que nous fîmes quelques pas en dehors du restaurant, que le patron « barricadait » déjà des panneaux de bois pour éviter de voir arriver de nouveaux clients à cette heure tardive ; une fulgurance me vint.

-Tu sais comment on sait qu’on a trop bu ? Dis-je en tendant la main devant moi, et levant le majeur et l’index. Quand tu vois six doigts alors que t’en as que trois… Affirmais-je en fixant les… deux doigts. Puis je pouffais de rire en baissant la main, sans raison… Enfin, je riais de ma blague… forcément.

Je m’en souvenais, vaguement. Vaguement… Cela ne me ressemblait pas. Etait-ce l’alcool ? Sûrement. Un lac pas loin, au milieu des bois. Ce n’était pas si proche que ça… En fait. Je n’aurais su m’y rendre seule, cette nuit, dans cet état. Heureusement j’avais Kaede à mes côtés pour guider mes pas vers ce lieu, et je lui servais visiblement de soutien, enfin, d’appui. Nous étions toutes les deux dans un état déplorable qui aurait sans doute exaspéré les plus anciens de Kumo et aurait pu donner, si quelqu’un nous avait vu, une bien belle image des ninjas du village caché des nuages. Mais à cet instant, cela importait peu, voire même pas du tout. La seule idée qui trottait dans nos têtes fut cette destination, l’idée de pouvoir se baigner, se rafraîchir.

Notre voyage fut… plus ou moins long, en fait je n’avais plus vraiment la notion de temps en tête, je savais juste qu’il faisait noir, que le ciel était dégagé et illuminé de milliers d’étoiles ; de ce que j’arrivais à apercevoir entre les feuilles. Puis nous y arrivâmes, enfin. Malgré ma vision embrumée par mes excès, le trouvais le paysage époustouflant, encore plus avec ces petites flammèches que venait de faire apparaître l’Aburame. Cela donnait un côté… magique à ce lieu qui semblait comme perdu au milieu de nulle part ; et pourtant nous n’étions pas loin de Tokanaba. Sans rien ajouter, la jeune femme m’avait lâché avec la ferme intention de profiter de ce lac. Je l’observais alors se déshabiller, un spectacle que je vis, comme mes doigts, en triple ; ce qui ne lui retirait évidemment rien. Puis entrer dans l’eau… Dévoilant l’unique cicatrice que je portais, je l’y avais suivi. Laissant sur la rive tout ce que je portais.

J’avais avancé jusqu’à ce l’eau recouvre mon buste et m’étais arrêtée là, apportant cette eau fraiche à mon visage avec mes mains. Et j’observais à la surface de ce lac miroitant Kaede nager lentement, sous ce clair de lune envoutant. A vrai dire, je n’étais pas une bonne nageuse et l’alcool ne m’aidait pas, clairement pas. Je préférais donc jouer… la carte de la sécurité…

-Le rapport ? M’interrogeais-je un bref instant. Ah… Oui… Je le terminerai, demain. Avais-je ajouté alors que l’Aburame s’était rapprochée du bord, toujours en partie immergée dans l’eau. Je m’étais alors approchée d’elle, étais passée dans son dos et appliquant mes mains sur ses épaules, continuais. Hm… soupirais-je légèrement en m’étant penchée pour lui répondre, dans un murmure. Je peux aussi… m’occuper de la partie physique… aujourd’hui… Avais-je ajouté en débutant en débutant un léger massage de ses épaules, ça ; je m’y connaissais, et n'avais rien perdu malgré tout ce que j'avais pu boire. Sauf si… ça ne te dit rien. Dis-je en affichant un sourire plutôt bienveillant, qu’elle ne pouvait évidemment pas voir…


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Aburame Kaede
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Ven 1 Juin 2018 - 4:04
L’eau était agréable, et fraîche surtout. Après la dure journée qu’elle venait d’avoir, elle faisait un bien fou à son corps exténué. Quant à la température, cela venait donner un petit coup à son esprit embrumé, de quoi lui donner les idées claires quelques instants (mais très peu de temps, ayant toujours beaucoup trop d’alcool dans les veines). Elle amena aussi de l’eau à son visage, tentant de chasser les rougeurs qu’amenait son intoxication actuelle, toutefois, rien à faire à ce niveau. Trouvant ensuite que nager pouvait être dangereux dans son état, elle se rapprocha pour mettre pied au sol, s’assurant toutefois de rester sous l’eau, non pas par gêne mais bien parce qu’elle était bien.

L’esprit un peu perdu, elle vint lui suggérer de terminer le rapport demain, qu’elle s’occuperait d’aider au village. Après tout, non pas sous-estimait-elle l’Ikeda, mais elle savait qu’elle-même était endurante et possédait une force non négligeable, malgré sa petite taille. Du haut de son mètre cinquante-cinq et des poussières, elle était souvent sous-estimée alors qu’au final, elle en avait impressionné plus d’un aujourd’hui. Et puis bon, ils n’allaient tout de même pas cracher sur une présence féminine sur leur site de construction, surtout lorsque celle-ci décidait d’arborer une tenue plus légère en cours de journée pour mieux supporter la chaleur accablante. Si son équilibre était précaire, elle pouvait remercier d’être ainsi partiellement submergé, ce qui lui permettait de tenir sur ses deux jambes.

Observant son aînée, elle arqua un sourcil en la voyant se rapprocher d’elle pour se glisser dans son dos. Elle ne s’y opposa toutefois pas, encore moins lorsque ses mains vinrent se poser sur ses épaules, venant détendre ses muscles endoloris. Un soupire de contentement s’échappa de ses lèvres alors que le tout était plus qu’agréable, surtout après tout ce qu’elle avait fait ces derniers jours.

- J’te l’avais dit qu’t’avais tout pour toi.

Un rire s’échappa de ses lèvres sur ces quelques mots, venant pencher la tête vers l’avant pour étirer son cou tandis que ses mains faisaient de la magie sur le haut de son corps. Elle roula des épaules, comme pour l’aider, soupirant à nouveau.

- Si j’remarque quelque chose, c’est qu’l’alcool t’a pas faire perdre ta dextérité.

Fermant les yeux, elle ramena sa tête droite avant d’incliner son corps vers l’arrière, venant ainsi appuyer son dos contre le corps de Sazuka, sa tête se penchant sur son épaule, lui permettant ainsi de lever ses prunelles azurées tendant parfois vers le violet vers elle. Ses paupières papillonnèrent quelques instants, comme si elle avait quelques difficultés à rester ancrée dans la réalité, ses joues prenant une teinte plus rouge qu’à son habitude.

- J’suis contente d’être v’nue jusqu’ici avec toi. J’ai pu voir d’autres facettes d’ta personne et j’peux dire qu’j’suis vraiment contente d’t’avoir rencontrer, Sazuka. Bon, j’ai été un peu merdeuse au début, mais ça fait parti d’mon charme, non ?

Rigolant à nouveau, elle vint lui adresser un clin d’oeil, affichant son éternel sourire narquois.
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Ven 1 Juin 2018 - 5:23



Je n’étais pas si experte que ça en massage mais ce que je savais du corps, des muscles me donnait un avantage dans ce domaine et je devais avouer que constater qu’il avait un effet sur la jeune femme me réjouissait, simplement. J’aurais pu mettre cette « approche » sur le compte de l’alcool, mais à vrai, non ; j’étais comme ça tactile. Toucher les gens, sentir leur peau était nécessaire à mon travail ; et davantage encore avec des personnes comme Kaede. Avec elles, c’était bien plus un besoin qu’autre chose, plus qu’une simple pulsion même. Et, malgré son caractère qui finalement n’était plus si insupportable que ça, Kaede faisait partie de ces personnes que j’aimais observer, avec lesquelles j’aimais converser et…

-Si seulement… Soupirais-je. Je n’étais pas sûre de tout avoir pour moi, comme elle me le redisait, néanmoins le peu que j’avais, je pouvais le partager et finalement en dehors de mes uniques compétences, de mes mains et dans une autre mesure, ce que j’étais ; je n’avais pas… tant que ça. Mais je comprenais qu’aux yeux des autres c’était beaucoup ; mais je voulais faire plus… Comment ? Je n’en avais aucune idée. Enfin… je ne m’étais pas doutée que ses épaules pouvaient être si nouées, preuve des efforts qu’elle avait dû fournir ces derniers jours ; et je réalisais qu’en plus des difficultés des habitants de cette ville, je l’avais aussi confrontée à mes propres états d’âmes… C’était sans doute ce qu’on appelait « avoir du poids sur les épaules » ?

Sa remarque me fit sourire, c’était vrai que l’alcool et la notion même de dextérité n’étaient pas vraiment compatibles, mais… cela n’avait rien à voir avec un geste médical, bien loin de là. Jamais je ne pratiquerai la médecine dans cet état, que ce soit pour moi, ou quelqu’un d’autre. En revanche, un massage… une caresse… une baignade… La sensation de sa peau, son dos contre moi, ma propre peau qui s'hérissait... et mon battement cardiaque plus rythmé… l’alcool n’y changeait rien, et au contraire, rendait l’ensemble plus grisant encore. Puis son regard si profond, son demi aveux eurent un impact insoupçonné sur moi, sur ma façon de la percevoir –bien que celle-ci fut déjà…-, de la considérer et… comment avait-elle fait ?

-Moi aussi… Lui souris-je en la fixant. T’es… vraiment une bonne… personne, Kaede. Dis-je calmement en rapprochant un peu mon visage du sien, muant mon massage en une légère étreinte, les bras entrecroisés autour de ses épaules. Ça fait partie… de ton charme… Continuais-je estompant encore le dernier écart qui nous séparait, nos visages, nos lèvres ; puis, lui donnant un premier baiser, plongeant mon regard dans le sien, je l’embrassais ; inévitablement.

C’était assez étrange… elle m’avait littéralement tapé sur le système lors de notre première rencontre, mais à cet instant ; elle m’attirait plus que tout. Je ne savais pas ce qui faisait que je prêtais plus ou moins d’attention à certaines personnes qu’à d’autres ; cela aurait pu être la gentillesse… Mais… cela ne pouvait pas être que ça.


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Aburame Kaede
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Ven 1 Juin 2018 - 5:52
La jeune demoiselle n’était pas reconnue pour ses talents de réflexion, encore moi lorsqu’elle avait tant d’alcool dans le sang. Son cerveau s’embrumait et son esprit s’égarait, se concentrant désormais seulement sur le contact des mains de Sazuka sur sa peau, venant offrir un doux traitement à ses épaules, dénouant les noeuds s’y trouvant, ce qui lui faisait le plus grand bien. Elle commençait aussi à fatiguer alors qu’elle se retrouvait de plus en plus détendue, appuyant son dos contre le corps de son aînée, sa tête contre son épaule, se lançant dans un dialogue touchant quant à l’appréciation qu’elle avait pour elle. Elle appréciait sincèrement Sazuka, malgré les débuts un peu particulier de leur relation, où elle s’était montrée comme la sale peste qu’elle pouvait être par moment. Au final, toutes les deux avaient eu droit à des facettes différentes de l’autre, dans différents contextes et la médecin se montrait plus ouverte là où elle-même faisait preuve d’un peu plus de maturité. Et si elle avait toujours eu cette maturité, bien qu’en venant souvent à l’ignorer, le village où elle se trouvait l’avait amené à tenter d’être un peu plus adulte, ne serait-ce que pour ce qu’il lui était parfois demandé de faire, ces nouvelles responsabilités qu’elle prenait avec sérieux.

Lui offrant un large sourire, les compliments faisaient toujours plaisir, encore plus lorsqu’ils venaient de quelqu’un qu’elle estimait. Toutefois, elle ne se considérait pas spécialement comme étant une bonne personne. Ou, tout du moins, elle faisait son possible, toutefois, son passé était marqué d’actions qu’elle ne cautionnait pas et elle ne pouvait ignorer tout ce sang qui maculait ses mains. Mais elle souriait, doucement, venant croiser son regard de celle dont les gestes s’étaient arrêtés.

Des lèvres se déposèrent contre les siennes, à savoir celles de la jeune femme. Elle vint répondre au baiser, doucement, se retournant dans ses bras pour lui faire face, ses mains se levant vers son visage, glissant contre sa peau pour approfondir le moment. Les sens de l’Aburame répondaient à ce contact agréable en compagnie d’une personne qu’elle appréciait tout particulièrement. Et puis, elle n’était plus en état de penser, plus en état d’aligner deux pensées cohérentes, l’alcool qui traversait son corps l’empêchant de comprendre ce qu’il était en train de se passer. Du moins, dans un premier temps.

Lâchant ses lèvres, elle en vint à reprendre son souffle, étant légèrement essouflée, souriant doucement en lui faisant face. Du pouce, elle caressait doucement sa joue, observant tranquillement son fin visage.

- On a bu.

Simple constatation, qui pourtant pouvait vouloir dire quelque chose d’important à l’heure actuelle. Elle était complètement nulle pour réfléchir, en temps normal, toutefois, lorsque cela en venait à son intimité, ce qu’elle avait partagé avec très peu de personne (pour ne pas dire qu’une), elle se présentait avec un point de vue peut-être plus singulier, détonant avec l’impulsive qu’elle était, son côté romantique venant reprendre le dessus.

- J’pas sûr qu’ce soit…

Une excellente idée.

- C’l’alcool qu’doit brouiller ta tête. J’reste encore une gamine insupportable hein.

Rigolant doucement, elle ne s’éloigna toutefois pas, profitant de cette certaine proximité qui venait enflammer sa peau alors que, pourtant, elle avait espérer profiter du lac pour se rafraîchir. Le tout était légèrement contre productif, mais pas moins agréable.

- Puis vu ton état face au mien…

Elle afficha un sourire narquois.

- T’pourrais m’accuser qu’j’ai tenté d’abusé d’ta vulnérabilité.

Aussi engourdie se sentait-elle, il ne faisait aucun doute que l’alcool avait un effet plus violent chez la médecin. Elle se retrouva donc à lui adresser un sourire innocent et un clin d’oeil. Elle possédait certaines valeurs et une moralité entrant parfois en contradiction avec l’essence même de sa personne, mais il y avait des sujets plus particuliers pour elle. Et elle se rendait lentement compte que si elle prenait un malin plaisir à provoquer et taquiner, les situations en découlant pouvaient rapidement devenir difficiles à gérer.
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Uzumaki Sazuka
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Sam 2 Juin 2018 - 1:23




L’alcool m’amenait à faire et dire des choses stupides voire ridicules, et sans doute avait libéré l’une des nombreuses pulsions qui m’habitaient, et plus encore ; même si j’avais l’impression, malgré tout, que tout ceci était bien loin d’une de ces envies, de ces lubies de mon ancienne vie à Tetsu. A vrai dire, je ne savais pas vraiment.. Ça aussi je ne savais pas pourquoi je l’avais fait, je connaissais pourtant mes limites… Mais, étonnement, je tenais encore debout et étais… plus ou moins en pleine possession de mes moyens. Plus ou moins oui. En fait, depuis que j’étais entrée dans l’eau je n’avais pas bougée, ou très peu, pour limiter le tangage de ma vision et de mon esprit.

Mon regard ambré rivé sur son visage, plongé dans ses prunelles ; je l’écoutais alors qu’elle effleurait ma joue dans ce qui semblait être une légère caresse ; Kaede avait surement raison, nous avions bu, trop bu ; et surtout moi. Je le lui avais dit ; je m’en souvenais : « Sauf… si ça ne te dit rien ». Même influencée par des substances, c’était une chose à laquelle je pensais à chaque fois. Jamais je n’avais obligé quiconque à faire quoi que ce soit, c’était… normal ? Et c’était tout le respect que je portais à ceux que j’affectionnais davantage que les autres. Alors, la tenant dans mes bras, avec toujours plus de proximité et avec un doux sourire ; ne pus retenir un petit rire amusé.

-Haha… Riais-je avec une certaine gaieté affichée avant de retrouver ce sourire particulier, bienveillant. Je… n’ai pas… Toutes les idées… dans le bon ordre, ouais. Soupirais-je brièvement. Mais… je ne t’oblige pas. Avais-je ajouté en caressant du bout des doigts le creux de son dos. J’aimais ce contact, sentir sa chaleur. Même si notre état, ou plutôt le mien à priori, semblait préoccuper l’Aburame et la dissuader de « quoi que ce soit ». Bien que… j’avais une autre impression. Malgré l’alcool, je ne pouvais m’empêcher de penser que… cela allait trop vite, pour elle. Je le concevais… Je me souvenais de son histoire. Et je ne pouvais pas non plus m’empêcher de resserrer mon étreinte sur elle.

Aussi troublant cela pouvait se révéler pour moi, le saké, et l’alcool plus généralement, semblait avoir un effet « mystique » sur moi. Ô il ne me donnait aucun pouvoir surnaturel, mais m’apportait une meilleure compréhension de ce que les autres pouvaient ressentir. Il me faisait gagner en empathie… Et même sans qu’elle ne le manifeste, j’arrivais à comprendre, ou au moins à percevoir, ou ressentir ses vraies « raisons ». Je pouvais dire précisément quoi, mais… je savais que c’était là, qu’il y avait quelque chose dissimulé dépassant de loin l’ébriété. Enfin, après de nouvelles secondes qui j’estimais suffisantes ; je m’étais redressée, et l’observant un nouvel instant lui offris un grand sourire, mes mains de nouveau posées sur ses épaules.

-Ha… une adorable… insupportable. Rigolais-je. Je venais de comprendre pourquoi j’aimais tant être aux côtés des personnes comme… Kaede ; avec elles, eux ; je parvenais à penser à autre chose, à ne penser qu’à l’instant présent, et plus au passé. Je vais te laisser là. Lui dis-je en gardant un léger sourire sur les lèvres, lesquelles je venais de poser sur son front avant de me retourner pour me diriger vers la rive du lac.

Ce qu’il y avait de bien avec l’eau, c’est qu’elle retenait les « titubements », maintenant un certain équilibre. Une fois la rive regagnée, mes vêtements enfilés ; je m’étais juste allongée là, au bord de l’eau, en fixant le ciel, ses étoiles et les quelques petites boules de feu de l’Aburame. Cela rappelait que j’avais été dans cette position il n’y avait pas si longtemps que ça, bien que le contexte fut « différent ». Ce fameux soir, celui de la mort de Yuko. J’avais été à peu de choses près dans le même état… au bord de l’inconscience. Entre l’alcool et les drogues de combat… Il n’y avait qu’un pas.

-Je vais sûrement… dormir là… Soupirais-je longuement alors que mes paupières peinaient à rester ouvertes. Tu devrais rentrer... Soufflais-je en m'assoupissant. Je savais à quel point mon réveil serait compliqué, et je n’avais ni la force, ni l’envie de retourner sous la tente de Tokanaba. Tant pis, je verrai bien le lendemain.


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Aburame Kaede
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Lun 4 Juin 2018 - 17:02
Elle était bien, contre Sazuka, ses bras autour de ses épaules tandis qu’elle sentait les mains de cette dernière dans son dos. Un dos recouvert de cicatrice, soulignant une période de sa vie dont elle n’était pas spécialement fière, des moments qui, si elle ne regrettait rien, auraient pu se passer différemment. Certes avait-elle posé des actions répréhensibles, toutefois… Comment pourrait-elle en venir à regretter cette époque ? Si ce n’avait pas été de tout cela, elle n’en serait pas là aujourd’hui, à devenir une meilleure personne tous les jours, faisant preuve d’un altruisme qu’elle n’avait jamais réellement eu. Non pas était-elle méchante, loin de là, mais elle vivait bien sa petite vie sans trop se soucier des autres, sauf ceux près d’elle. Et là… Peu à peu, elle dessinait sa vie pour quelque chose dont elle pouvait être fière.

Il était évident qu’Aijiro lui manquait, tout comme il lui manquerait sûrement toute sa vie. Sa mort l’avait anéanti, mais elle n’avait pas pu rester là à ne rien faire, cela aurait été de cracher sur ce sacrifice qu’il avait fait pour elle. Elle se demanda vaguement ce qu’il pensait de tout ça, son coeur lentement transporté vers ceux qu’elle côtoyait, quelques rencontres ayant attiré son attention, certaines beaucoup plus que d’autres. Était-il heureux pour elle ? Ou, au contraire, voyait-il cela d’un mauvais oeil ? Elle n’en savait trop rien, préférait ne pas trop y réfléchir. Et puis, son ancienne belle-soeur, une amie chère à son coeur, semblait aussi d’avis qu’elle se devait de continuer à vivre, et qu’elle méritait un homme bien dans sa vie. Si elle avait sa bénédiction…

L’adorable peste qu’elle était se contenta donc d’offrir un large sourire à Sazuka qui venait de décider de quitter l’eau. Elle décida donc d’en faire de même, s’étant rafraîchie, et se sentant soudainement beaucoup plus fatiguée, à croire que le tout lui tombait dessus d’un seul coup. Enfilant maladroitement ses vêtements, elle secoua doucement la tête aux paroles de son aînée avant de rigoler franchement.

- Tu m’crois capable d’rentrer dans cet état ?

Bien évidemment que non. Elle s’allongea donc à ses côtés, venant poser sa tête contre elle, l’enlaçant doucement, pour ensuite fermer les yeux et sombrer presque immédiatement dans un profond sommeil, non sans marmonner quelques mots qui s’apparentaient à lui souhaiter une bonne nuit. Le lendemain aussi allait être une dure journée, et pas que parce qu’elles allaient finaliser la mission, la plus jeune aidant au reste des constructions et l’aînée au rapport. Elle le sentait déjà, ce mal de crâne qui arriverait sans aucun doute, dès lors se réveillerait-elle, suite à l’importante quantité d’alcool qu’elle avait ingéré. Et pourtant, ce n’était pas tant que ça. Seulement, avec sa petite taille et sa faible tolérance, le résultat était pareil.

Comme de fait, elle fut réveillée par le soleil qui se levait, dont la lueur vint immédiatement lui rappeler sa soirée de la veille. Posant une main devant ses yeux, elle se roula sur le dos, toujours aux côtés de la médecin, grognant face à la douleur lancinante dont elle était victime.

- Bon matin…

Une voix rauque, difficile, tandis qu’elle prenait conscience qu’elle allait devoir aider les habitants du village dans cet état.

La journée allait être terrible.
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Uzumaki Sazuka
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Lun 4 Juin 2018 - 21:12



Le soleil se leva, il me semblait, très rapidement ; et me réveilla avec une rare violence. Je n’avais clairement pas eu mon minimum vital de sommeil et lorsque que j’ouvris les yeux dans cette clarté « bleutée » du matin ; je fus instantanément prise d’un mal de crâne. Pas comme ceux que j’avais déjà endurés, heureusement. Je me frottai le visage alors qu’à son tour l’Aburame se réveillait, à mes côté… Et je me frottais une nouvelle fois les yeux. Gueule de bois, mal de crâne… Si cela n’avaient été que les seuls effets qu’avait sur moi la boisson… Je m’en serais accommodée, mais le problème étant que l’ivresse avait tendance à complétement courcircuiter ma mémoire. Alors qu’habituellement tout ce que j’entendais, voyais, vivais restaient imprégnés dans mon esprit à jamais et pouvaient me faire vivre un calvaire ; l’alcool, lui… agissait comme une barrière, une protection. Ne pas me souvenir était… Etrange. Inquiétant même, pour ne pas dire perturbant.

J’aurais pu lui demander ce qu’il s’était passé la nuit précédent ce réveil pénible mais… Je préférais m’abstenir et garder pour moi ce petit désagrément. De toute façon, je n’avais pas pu faire grand-chose vu l’état dans lequel, vraisemblablement, je m’étais retrouvée. Et, habillées, je soupçonnais aussi que je ne lui avais rien fait. Je soupirais… Et me redressant lui adressai un bonjour étrangement cordial. Je fouillais dans une de mes poches et en sortis ce petit flacon contenant des dizaines de petite gélules translucides auxquelles je m’étais, depuis tout ce temps, largement « accoutumées ». J’en sortis une et l’avalai aussitôt, en repris plusieurs et les tendis à la jeune femme qui semblait éprouver autant de mal que moi à affronter la dure réalité des choses ; à savoir que tout avait un prix, et l’amusement aussi.

-C’est un antipyrétique. Tu prends une gélule dès que les maux de tête reviennent, jusqu’à ce qu’ils… ne reviennent plus. Lui avais-je presque ordonné. Elle était libre de s’en servir, ou pas ; ou même de les jeter lorsque je serai partie, je n’en avais pas grand-chose à faire dans le fond. Des patients refusant leur traitement… J’n avais vu des tas, et même à Tetsu. Puis je n’allais pas la surveiller non plus. Je m’étais alors relevée, étirée, vaguement recoiffée et, faisant signe à Kaede, commençais à m’éloigner en me rendant rapidement compte que je ne savais pas vraiment par où je devais repartir pour rejoindre Tokanaba. Hum… C’est par où ? Après un instant, elle me rejoignit et nous partîmes pour la ville qui en fait s’avérait être juste à côté. Au moins, ça, je m’en souviendrai. Me fis-je la remarque. Bien, on a du travail. On se revoit plus tard. Avais-je conclu en m’éloignant cette fois-ci pour de bon.

La journée fut… comme les autres. Animée de nombreux événements, enfin, relatifs… En fait. Je m’étais rendue à l’ « hôpital », voir les derniers blessés et donner mes dernières instructions. J’étais aussi retourné voir cette femme qui avait perdu son mari, afin de lui présenter quelques excuses dont elle ne comprit pas vraiment la raison ; cette femme était bien entourée et même si elle n’avait pas fait son deuil –en quelques jours, compliqué quand même- elle semblait ne pas trop se morfondre. C’était ce qu’il fallait dans ces instants : être occupé, être entouré. Puis, j’avais aussi fait un bref passage sur chacun des chantiers, n’était-ce que pour dire bonjour. Sur le ton de l’humour on m’avait clairement fait comprendre que ce n’était pas vraiment ma place. Et je les comprenais, ce n’était pas dans ce genre « d’activité » que je me montrais la plus performante. Et ? L’important c’était de participer ? Oué, mais non. Bref.

Alors, quand j’eus terminé tout ça ; voir tout le monde, discuter… Il ne me restait plus qu’une chose à faire : écrire le rapport de notre mission. En tant que « capitaine », cela faisait partie de mes prérogatives et davantage encore de mes devoirs. Puis, cela ne me dérangeait pas. Je l’avais déjà commencé quelques jours plus tôt, de toute façon…

RAPPORT DE MISSION

Nous sommes arrivés sur place quatre jours après les faits -l'attaque d'un déserteur-; de nombreux Kumojin étaient déjà présents.

Nous avons aidé à la reconstruction, à soigner les blessés et soutenir la population dans le but de prévenir d'éventuelles... complications.

Il faudra mettre en place un suivi régulier des habitants de Tokanaba les plus touchés par cet "événement" afin de montrer l'implication du village dans la stabilité de la région.

Tokanaba nécessite :
-La construction d'infrastructures médicales,
-La mise en place d'une antenne permanente de Kumo,
-La formation de nouveaux médecins,
-La présence "permanente de Kumojin dans cette ville.

Remarque : Je préconise la présence hebdomadaire d'Aburame Kaede sur place afin de poursuivre le travail qu'elle a entamé avec les plus jeunes.

Ikeda Sazuka, Chuunin


Ça, plus tout ce que j'avais déjà écris... me paraissait bien suffisant. Je glissais les feuillets dans une grande enveloppe kraft à fermetures japonaises que j'avais déposée sur le lit de tente, attendant Kaede avant notre départ et retour à Kumo.


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Aburame Kaede
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Dim 10 Juin 2018 - 2:50
La lumière était agressante, plus qu’elle ne l’aurait cru. Portant une main devant ses yeux, elle grogna, de quoi exprimer son mal-être actuel. Sûrement la faute à toute cette alcool qu’elle avait pris en compagnie de Sazuka, fêtant une mission qui se terminait bien, tant pour elles que pour tout le peuple de Tokanaba. Bon, la mission n’était pas totalement terminée, mais le tout s’était bien déroulé. Se redressant, elle observa le flacon que lui tend la médecin, lui adressa un regard curieux qui se perd peut-être dans la douleur visible sur son visage. C’était bien la dernière fois qu’elle buvait autant. Du moins, la dernière, jusqu’à la prochaine fois, ce qui allait immanquablement arrivé à un moment ou à un autre, elle se connaissait trop bien pour cela. La remerciant silencieusement, elle avala l’une des gélules sans se faire prier, tentant de voir si le mal de tête horrible dont elle était victime s’estomperait rapidement.

Suivant Sazuka, ce fut en vérité elle qui ouvrit la marche, cette dernière ne semblant pas se souvenir comment se rendre au village. Se souvenait-elle seulement de tout ce qu’il s’était passé dans cette clairière, la veille, et les avances qu’elle lui avait fait ? La jeune était sceptique mais n’adressa pas la question. À quoi bon ? Cela n’aurait servi qu’à créer un malaise inutile et puis, au final, elle-même n’y avait pas répondu, étant quelqu’un pour qui telle proximité, plus qu’une pulsion physique et une envie à assouvir, s’associait à des sentiments qui en venaient nécessairement à se développer. Grande romantique voir un peu naïve, les choses étaient ainsi pour celle qui, pourtant, d’ordinaire, se contentait de vivre la vie comme elle venait et agir comme bon lui semblait sur l’impulsion du moment. Bon, un peu de complexité n’avait jamais tué personne.

La journée fut difficile pour celle ayant trop peu dormi mais elle y mit toute son énergie et sa motivation, ses insectes venant l’aider, pour aider une dernière fois aux constructions. Beaucoup avaient retrouvé des maisons, ce qui était une maigre consolation suivant les pertes humaines qu’il y avait eu suite à un tel incident déplorable. Une fois une dernière maison montée, elle s’assura d’aller voir ceux qu’elle avait rencontré la première journée en plus de jouer un peu avec Hanae, qui semble lentement se remettre, grâce au soutien des plus vieux. Elle remercie tout le monde de leur hospitalité et d’avoir accepté de leur faire confiance. Puis elle décida d’aller voir les deux adolescents qui avaient finalement décidé de mettre leurs mains à la pâte et d’aider. Deux jeunes avec un avenir prometteur s’ils arrivaient à bien canaliser leurs émotions. Elle les salua sur une promesse de repasser les revoirs, dans les jours et semaines à venir, si elle était en droit de le faire, ce qui serait compliqué par son grade de genin, mais elle était convaincue qu’elle y parviendrait, quitte à faire les yeux doux à l’Ikeda.

Allant finalement retrouver Sazuka, l’heure est au départ et le village semble bien se porter. Mieux qu’à leur arrivée. Elle osait croire qu’elles y étaient pour beaucoup, mais il était évident que leur force de caractère, à tous ceux y vivant, les avait aidé à passer au travers ce malheureux obstacle.

résumé:
 
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