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Le C.A.T [Kazushi Raïken]

Uzumaki Sazuka
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Jeu 31 Mai 2018 - 0:18




Ce que m’offrait cette place dans le village, au sein de l’aile médicale du complexe scientifique dépassait chaque jour un peu plus mes attentes. Chaque dossier passant entre mes mains –ou certains tout au moins- me laissait en apprendre davantage à chaque fois, des cas médicaux comme scientifiques présentant tous des particularités spécifiques. Si mon métier nourrissait en partie mon esprit, il n’était pas le seul. Tout ce que je découvrais et faisais à Kumo avait sur moi des répercussions positives m’incitant à lui consacrer toujours plus de temps. Sans parler de dévotion, on pouvait facilement affirmer que « le village » constituait maintenant ma principale motivation, en plus du reste.

En venant à l’hôpital chaque jour je ne m’attendais pas à y voir tous les jours des « cas particuliers », et je n’exerçais pas non plus mon savoir uniquement pour ceux-là ; loin de là et de moi cette idée. Ce fut donc ce jour-ci en feuilletant les dossiers empilés sur mon bureau, comme je le faisais chaque matin, qu’un d’entre eux attira mon attention, davantage que tous les autres. Après une brève lecture, je réalisai qu’il s’agissait là d’un nouveau dossier, l’un de ceux dont s’occupait un « ancien » médecin maintenant parti en « retraite ». Une femme plutôt âgée –pour l’époque à laquelle nous vivions- disposant de connaissances très précises en médecine. La doyenne, si je pus dire. Une femme pour laquelle j’avais un grand respect malgré le peu de mots que j’avais pu échanger avec elle.

Cela ne m’étonnait donc pas qu’elle fut en charge de ce patient-ci. Vivre avec une telle… ? Me dis-je en reprenant la lecture du dossier. Je me demandais comment c’était possible… Feuilletant les quelques pages j’extirpais de l’ensemble celle indiquant le suivi médical, les dernières visites, les remarques… En fait, il n’y avait pas tant d’informations que ça, seulement qu’il était un grand brûlé, et qu’il vivait avec ça, visiblement, et qu’en dehors de ses blessures ; il se portait plutôt bien. Et à la dernière ligne portant une inscription était notée, sa prochaine visite qui s’avérait être… aujourd’hui. Que le hasard faisait bien les choses…

Je n’avais que rarement eu affaire à de tels cas, mes quelques connaissances reposaient surtout sur toutes les ouvrages traitant des brûlures et plus généralement des infections ; cela m’intéressait donc encore plus, une façon intéressante de parfaire ma compréhension de ce mal. En attendant de constater de mes yeux de l’état général de cet homme, Raïken de son prénom, je passais un peu de temps, une ou deux heures tout au plus ; dans les sous-sols du complexe, deux étages en dessous. L’ « institut »… Le QG de l’unité scientifique secrète, là où ne menions de nombreuses expériences, développions de nouveaux médicaments, étudions des procédés révolutionnaires ou pas loin de le devenir. Puis, me rendant compte de leur j’étais retournée au premier étage, là où se trouvait mon cabinet d’auscultation.

Et, passant dans le couloir y menant, dans lequel attendaient ceux venus pour consulter, pour passer un contrôle ou obtenir une autorisation quelconque ; j’appelais mon nouveau patient que j’avais sans trop de mal remarqué dans l’apparente « normalité » des autres. Il avait peut-être un peu de chance, aujourd’hui il n’y avait pas trop de monde.

-Kazushi Raïken. Vous pouvez me suivre ? Commençais-je en croisant son regard juste le temps de lui adresser la parole. Puis je repris mon chemin jusqu’à la porte suivante, juste à côté. L’invitant à s’installer, ou pas ; comme il voulait. Quant à moi, je pris place derrière le bureau et y déposai son, devant moi, son dossier. Je suis le docteure Ikeda, Ikeda Sazuka. Je reprends le suivi de votre… état de santé, maintenant que ma consœur n’exerce plus. L’informais-je d’abord. Bien, je vois que vous venez pour… un « certificat d’aptitude au terrain ». Dis-je en relisant la note en bas de page. Hum… Vous vous sentez apte ? La question pouvait paraître un peu étrange, mais j'aimais connaître le ressenti de mes patients, ô ben sûr, certains mentaient... Mais était il utile de mentir à un médecin sur son état de santé ? Non, était-ce... judicieux, plutôt ?


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Raïken Kazushi
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Jeu 31 Mai 2018 - 19:01
Un nouveau médecin


Le C.A.T [Kazushi Raïken] Makoto12


~ « Le poids des sacrifices, c'est aussi ça la voie shinobi !  » ~




Aujourd'hui, l'hôpital de Kumo est davantage bondé qu'il ne l'est d'habitude. On dénombre ici, tous les jours des dizaines de blessés dans nos rangs. C'est aussi ça la guerre - pleurer nos morts et penser nos plaies. Toujours est-il que les services médicaux de Kumo s'affairent autant que possible à soigner le plus de ninjas que faire se peut. C'est la cohue dans les couloirs ! Iryô ninja et infirmières courent dans tous les sens, ils ne savent plus où donner de la tête. Et j'en ai pour preuve, qu'à l'accoutumé ma visite mensuelle n'est jamais oublié !

Les infirmières me connaissent bien ici, elles savent que je passe tous les premiers mercredi du mois, sans faute. C'est pour moi l'occasion de faire le plein de bandages, récupérer les prescriptions médicamenteuses qui me permettent de lutter contres les infections et aussi, faire le point sur ma santé avec la ninja médecin en chef de Kumo. Sans son approbation signé je ne pourrais d'ailleurs plus exercer le métier de shinobi. En effet, il y a de cela sept ans on m'a dégradé et mis aux arrêts forcé après ma terrible blessures. Sans ce suivi médical de tous les instants, je ne serais plus qu'un vétéran à la retraite. C'est une vie bien trop monotone pour que je m'y sois résigné à l'époque, motivé par la fougue que l'on connaît à la jeunesse.

Aujourd'hui, de jour en jour là tâche ninja devient lourde pour mes épaules de trentenaire aigrit. La hargne de la jeunesse m'a quittée, elle a laissé sa place pour la fatigue d'un vieillard naissant, blême et hirsute. Je supporte moins bien les souffrances que sept ans auparavant. Le cuire déchiré de ma peau, les suppurations infectées et les lambeaux de chaires en sang font de mes nuits un cauchemar sans nom. Comme un prémisse au feu de l'enfer, il faut que je boive des litres d'alcool, pour que me vienne un semblant de sommeil. C'est dans les faits, une torpeur brumeuse qui repose moins qu'elle n'anesthésie ma carcasse morne. Comme si on l'on ne vous nourrissait que de pains et d'eau ! On étancherait par là votre soif et votre faim, sans pour autant jamais vous rendre vos forces et votre vigueur. N'est-ce pas ?

J'interpelle du regard une petite infirmière au loin. Une certaine Yuna si je me souviens bien. Elle bataille dans la salle d'attente et gère comme elle le peut, les blessés légers tout juste revenus de mission. Il y a dans mes yeux pour elle, un air de questionnement et dans les siens qui répondent aux miens, une certaine surprise qui se mêle à de la gêne. Surprise et honteuse de m'avoir oublié peut-être ! Je sais me faire comprendre par mon seul regard. C'est heureux que j'ai développé ce talent. Mon visage bandé ne laisse dorénavant aucune place pour un faciès expressif. Mes sentiments et mes émois, les plus simples soient-ils, ne passent plus que par la seule fenêtre des âmes. Et ma voix ? Je l'ai perdu, en même temps que mon visage. Seul j'arrive parfaitement à dire ce que je souhaite à mon reflet diabolique, le matin devant la glace... Seulement, avec les autres il subsiste un blocage que je ne m'explique pas moi-même.  

L'infirmière s'approche de moi. Dans la démarche, dans les gestes, les mimiques et le regard il y a un langage invisible mais décodable pour qui sait le lire. Tout aussi clair que les mots, le langage du corps en dit même souvent davantage que la verbalisation mensonger. Etant donné que mentir est une habitude sociale, je préfère donner du crédit au langage du silence. Constatez par vous-même, aux banalités d'usages que l'on se donne par politesse, qui répond sincèrement ? A la question, comment allez-vous, qui ose dire autre chose que « bien » ; tout en sachant pertinemment qu'on fond il n'en est rien... Fort de cette conclusion, dans ce monde ninja où mentir fait partie intégrante du métier, je ne fais dorénavant confiance qu'au langage du corps. Et celui de l'infirmière me fait dire qu'elle est sincèrement embarrassée...
Après de longues minutes d'attente, une ninja médecin me reçoit. C'est une jeune shinobie qui me reçois, elle m'explique que la doyenne est partie en retraite. Et quelque part je suis déçu, la doyenne était attentive et compétente. Quant est t-il de cette jeune Kunoishi ? A dire net, l'essentiel des ninjas de Kumo sont des combattants, il y a très peu de spécialistes. Tout s'acquière par la seul force du travail à Kumokagure et je ne doute pas que cette ninja à travailler dur pour en arriver là, Il faut donc lui faire confiance.


« Je suis le docteure Ikeda, Ikeda Sazuka. Je reprends le suivi de votre… état de santé, maintenant que ma consœur n’exerce plus. Bien, je vois que vous venez pour… un certificat d’aptitude au terrain. Vous vous sentez apte ? »


J'hausse les épaules, l'air de dire que la réponse lui appartient. Voyant que mon regard se fait dur et mordant et que mon silence de plomb se fait pesant et intransigeant, la ninja finira bien par comprendre, que mon allégeance pour Kumo surpasse ce genre de basses considérations. Elle s'affairera alors à sa tâche et sous les bandages elle découvrira des chaires déchirées et fumantes. Un panache pourpre qui pique les yeux se dégagera de ma dépouille. Sûrement qu'il lui vient à l'esprit une question toute simple. Comment peut-ont supporter de telles blessures sans hurler à la mort, d'ailleurs comment peut on tout bonnement vivre avec de telles blessures ? Bientôt la pièce sera emprise par un parfum acre, une odeur nauséabonde qui en ferait vomir plus d'un. Après plusieurs minutes de traitement avec des solutions de sel d'argent, pour désinfecter et prévenir des septicémies, la ninja médecin entamera alors le traitement de fond. Son chakra prendra une teinte verte caractéristique et bientôt mon corps lésé retrouve son teint halé, celui que l'on connaît au Kumojin... Après bien des heures de travail; enfin l'intégralité de ma peau aura retrouvé sa santé, sa plasticité et sa couleur d'en temps. Mon visage sera de nouveau ce qu'il était, un visage d'homme fier et beau ! Mais il faudra de nouveau bander. Les jours passeront inlassablement et de combat en combat je redeviendrai un monstre tout droit sorti des enfers, jusqu'au mois prochain ou de nouveau, un médecin soignera mes chaires dévorées par le feu intérieur du Shakuton. A défaut de sceller mon chakra Shakuton - si puissant qu'il en devient essentiel en combat - je bandes mon corps. C'est souvent une infirmière qui s'occupe de cette besogne, la ravissante mais non moins compétente Yuna... Et A chaque fois elle me tiens le même discours bienveillant et doux

« Voilà, c'est terminé. Je vous laisse ce stock de bandes, faite de fil de soies ignifugés et d'argent. Elles ont été fabriquées tout spécialement pour vous ! Ceci devrait vous suffire jusqu'au mois prochain. L'argent est un métal aux propriétés antiseptique naturelle très efficace. Quand votre peau est brûlée elle devient très sensible aux infections, mais je ne vous apprends rien n'est-ce pas ? » Je lui répondrai que non d'un geste de tête accompagné d'un sourire amical et conciliant avant de repartir en silence.

Kazushi Raïken.











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Uzumaki Sazuka
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Ven 1 Juin 2018 - 22:16




Je l’observais, attendant une réponse qui visiblement, je l’avais compris, ne viendrait jamais ; tout au moins pas par la voix. Son dossier ne comportait pourtant pas ces informations, ce qui me surprit un peu connaissant la rigueur dont faisait preuve mon prédécesseur. Mais maintenant que je le savais… Puis j’avais eu ma réponse, finalement ; même si ce n’étaient qu’un haussement d’épaules, et un regard fustigateur. Compte tenu de son passé médical, de « sa » blessure, de ses spécificités ; je pouvais comprendre la source de ce mutisme, néanmoins… Ne pas pouvoir communiquer avec mes patients me posait comme un soucis… Ainsi j’avais sorti d’un des tiroirs de mon bureau un bloc note et un crayon et le fis glisser sur la surface en bois laqué blanc.

-Pour vous. Ce sera bien plus simple pour vous exprimer. Dis-je en croisant les doigts, reposant mon menton sur mes pouces, et l’observant un bref instant. Je n’essayais pas de deviner à quoi il pouvait bien ressembler avant de se retrouver dans cet état, je le saurais assez tôt ; mais j’essayais toujours de comprendre comment il avait pu survivre, et comment pouvait-il toujours vivre. Des brûlures de ce type auraient provoqué un état de choc et ses organes auraient dû s’arrêter les uns après les autres en à peine quelques heures. Il était pour moi une énigme médicale.

Restant fidèle à moi-même et surtout bien différente de celle qui la suivait, je n’allais certainement pas le ménager ni lui épargner la batterie de questions que je lui réservais. L’intérêt médical était bien plus important que le reste à mes yeux, ou tout moins aussi important que la guérison ou la survie de mes patients. Je prenais même à penser que j’aurais aimé le voir au début, peut-être même avant que cela ne lui arrive. Lorsqu’on pouvait observer l’origine des choses il devenait plus simple d’en comprendre les aboutissants ; et notamment son « état ». Ô bien sûr, je savais ce que j’avais à faire, tout était indiqué dans son dossier… Sauf son mutisme.

-Bien, je ne vous connais pas personnellement. Donc je ne sais pas exactement ce qu'il vous ait arrivé. Il n’y a que vos antécédents dans ce dossier, et le traitement que vous suivez. Et j’aimerai savoir dans quelles circonstances c’est arrivé. Car en théorie, vous devriez être mort, depuis… Depuis que c’est arrivé en fait. Ce n’était face à cet homme meurtri que le médecin qui parlait, et on pouvait clairement sentir que ce soit dans ma voix ou mon regard que j’avais un grand intérêt pour lui, enfin plutôt pour son état de santé, rien de plus pour le moment… Même si je comprenais que certains de mes comportements pouvaient froisser, dans ces moments-ci ; je m’en fichais… royalement. Vous pouvez éviter les détails, si vous le souhaitez. Car ils ne m’intéressaient pas vraiment… pour le moment.

Evidemment, ce que je lui demandais n'était pas une simple demande, loin de là. Cela sonnait davantage comme un ordre...

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