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Naari Etsuko
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Lun 30 Juil 2018 - 15:49
La demoiselle aux yeux émeraude avait finalement reçu un parchemin venant du Yamagenzo. Elle hésitait un peu à l'ouvrir, presque tremblante. Cette lettre pouvait aussi bien être une mission qu'un message signalant son renvoi. Elle n'était absolument pas sereine, ayant peur de tout perdre suite à cette erreur de jugement. Lui avait-on pardonné grâce à son inexpérience, ou la pitié n'avait-elle pas été de mise ? Elle soupira de soulagement en lisant en grosses lettres ORDRE DE MISSION sur le haut du papier une fois déroulé, puis prit connaissance de son contenu. C'était sa première mission en tant que recrue, mais aussi et surtout sa première depuis son incident. Elle prit son temps pour enregistrer les détails qu'elle avait à sa disposition, ce qui était à faire.

Elle hocha un peu la tête à la lecture de la missive. Une mission en plein coeur d'Iwa donc... Là où elle avait commit sa faute... Était-ce un moyen de signaler aux habitants qu'elle avait payé sa dette et qu'elle était de nouveau quelqu'un de fiable ? Qu'il ne s'agissait là que d'une erreur de jeunesse ? Elle l'ignorait, mais elle était ainsi placée sur son terrain de prédilection puisqu'elle parcourait ces rues depuis sa plus tendre enfance. Elle en connaissait chaque recoin, et trouver les zones où le marché noir s'effectuait n'était absolument pas un problème puisqu'elle savait déjà où il se situait. Elle devait cependant trouver un maximum d'efficacité et ce sans causer de grabuge puisque c'était en cela que sa dernière erreur l'avait démarquée, en mal bien évidemment.

Elle roula à nouveau l'ordre de mission et le glissa dans son sac une fois placé dans le tube de protection qui l'avait maintenu en bon état jusqu'à elle. Elle s'étira un peu puis se mit en tenue discrète, c'est-à-dire en yukata puisque la saison de l'Iwashukusai battait son plein. Malgré cela, elle n'avait pas prit un seul jour pour profiter du festival, le fuyant comme la peste. Elle se sentait trop coupable, surtout vis-à-vis de ceux qui le tenaient, pour simplement y participer. Elle aidait un peu ses parents mais restait discrète, ne faisant que le travail d'arrière et n'osant plus s'occuper des ventes. Elle sortit une fois prête puis se dirigea vers la partie la plus atteinte par le marché noir.

Assez rapidement, elle remarqua quelques stocks de statuettes en questions. Certains les disposaient ouvertement, d'autres avaient des caisses, ne proposant qu'aux étrangers qui ignoraient que le fond de commerce en question était interdit. Elle connaissait trop les lieux pour ne pas remarquer ceux qui étaient inclus dedans. Elle commença donc sa première journée sur l'affaire par simplement noter les noms dans un carnet, puis rentra chez elle pour se reposer. Les stocks de ce genre de marchandises se faisaient à deux moments de la journée. La nuit lorsque le festival fermait ses portes et très tôt le matin, avant l'ouverture des stands. Elle alla donc dormir un peu pour être en forme pour la nuit, il lui faudrait être capable de les suivre et de les repérer sans se faire remarquer pour avoir plus de chances de remonter la piste en question. Enfin, pour l'instant, elle ne prenait aucun risque, elle s'était juste baladé dans le festival.

Ordre de mission:
 
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Naari Etsuko
Naari Etsuko

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Mer 8 Aoû 2018 - 19:08
Etsuko se releva vers les coups de vingt heures. Elle descendit rapidement, mangea un morceau de pain accompagné d'un fruit puis attrapa une bouteille de jus de fruits qu'elle glissa dans son sac avec un peu de matériel, de quoi faire diversion et se défendre si jamais il y avait un problème pendant sa mission bien qu'elle en doutait fortement. Mesure de précaution plus qu'autre chose. Elle se rendit donc à l'un des lieux repérés qu'elle se mit à surveiller. Elle commença alors prendre son mal en patience. Elle n'était pas certaine que celui-ci se ferait réapprovisionné ce jour là, ni s'il serait du soir. Elle attendit ainsi pendant toute la nuit pour que, vers les alentours de quatre heures du matin, finalement, elle entende une charette passer non loin de sa position.

Bien cachée en hauteur, dans une ombre plutôt épaisse et derrière un arbre, elle pu entrapercevoir la charette en question s'arrêter et déposer une caisse qu'un homme sortant de l'échoppe qu'elle avait repéré dans la matinée ici-même vint la chercher et la faire disparaître dans sa boutique. Pas besoin de vérifier, elle connaissait la marchandise. À cette heure, livrée de cette façon, il ne pouvait en être autrement. Il fallait donc dès à présent se mettre en mouvement. Grimpant sur les toits, elle se mit à suivre en toute discrétion la charette qui s'arrêta devant trois autres boutiques déjà repérées pour y déposer des caisses avant de repartir d'enfoncer dans les quartiers résidentiels. La suivant de loin pendant un moment, elle finit par la perdre au détour d'une ruelle.

Fronçant un peu les sourcils et s'étonnant de cette disparition soudaine, la nouvelle fukutaisho choisit de battre un peu en retraite. Elle avait une vague localisation de l'endroit où se situait la zone d'entrepot, mais il lui faudrait être plus précise pour pouvoir avancer, ou au moins voir celui qui conduisait, ce qu'elle n'avait pas pu faire alors. Elle décida donc pour cette fois de rentrer chez elle et de passer une matinée normale avant d'aller retourner dormir. Elle continuerait ses recherches dès la nuit suivante, se plaçant de manière à repérer cette fois-ci le visage de la personne.

La nuit se passa sans accrocs cette fois-ci, aucun signe des livreurs. Elle soupira un peu et entamma ainsi une surveillance nocturne quotidienne. C'est trois jours plus tard que finalement elle revit la charette, la nuit étant calme les autres jours, ou du moins rien qui ne la concernait. Elle put finalement voir le visage du conducteur, le reconnaissant sans peine. C'était un des prisonniers qu'elle avait vu lors de son passage pour interroger l'agent du collectif. Il avait dit avoir été emprisonné par erreur dans leur discussion, lui jurant n'avoir pas commit le crime en bande organisée qu'on lui mettait sur le dos, qui lui avait demandé de laisser un message à son amie pour lui dire qu'il n'y était pour rien et qu'il sortirait bientôt. Un petit sourire tristement amusé sur les lèvres, la demoiselle le regarda se cacher assez mal sous une capuche qui partait de temps en temps en arrière à cause du vent. Un autre homme se tenait visiblement derrière puisque lui ne bougeait pas de son poste de conduite.

Elle suivit donc à nouveau la charette mais cette fois-ci, elle laissa moins de distance. Encore une fois, le transport disparut à un angle, mais cette fois-ci, elle put déterminer de quel entrepot il s'agissait. Elle pu finalement voir le second homme de main qui lui était inconnu, un homme plus âgé à la barbe grisonnante tandis que l'autre était plus jeune, les cheveux clairs de ce qu'elle percevait dans la nuit. Elle choisit alors de suivre le prisonnier nouvellement libéré, l'autre s'éloignant d'un autre côté, jusqu'à trouver où il habitait. Lorsqu'il rentra finalement dans une petite maison, Etsuko choisit de rentrer chez elle pour aller se reposer, elle irait le voir plus tard si nécessaire maintenant qu'elle savait où il se situait.
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Naari Etsuko
Naari Etsuko

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Ven 10 Aoû 2018 - 0:11
La jeune femme se leva le jour suivant, reposée, prête à agir. Elle décida pour cela de se rendre sur place à nouveau, à l'entrepot qu'elle avait repéré. C'est là-bas qu'elle pourrait trouver des stocks et éventuellement remonter plus encore la piste. Sa mission n'avait pas de but précis, mais si elle remontait suffisamment, alors elle aiderait au mieux Iwa. Elle traversa donc la ville sur laquelle la nuit tombait, désormais totalement décalée par rapport à un rythme de sommeil normal, arrivant tranquillement au quartier des entrepôts avec son naturel habituel. Elle se promenait, simplement en tant que citoyenne d'Iwa, jeune fleuriste et non en tant que policière.

Arrivant donc dans la rue de l'entrepôt en question, elle s'en approcha et en fit le tour. Aucune entrée n'était grande ouverte, rien de visible depuis l'extérieur. Une activité semblait encore être en cours mais il en allait de même pour les autres entrepôts dans les alentours, rien d'anormal. Se mordant la lèvre désormais par habitude lorsqu'elle avait besoin de réfléchir, la demoiselle aux yeux émeraude s'installa assise un peu plus loin, sur un banc, gardant un oeil sur sa cible. Elle réfléchissait à comment agir, quelle route prendre. Tenter d'ouvrir les portes ? Se présenter pour un contrôle de routine ? Essayer d'entrer en toute discrétion ? Au contraire, y aller directement et entrer en force pour les prendre sur le fait ?

Elle soupira un peu avant de se décider. Non, une approche violente était à proscrire. Elle avait déjà vu le résultat d'un manque de réflexion, c'était stupide. La discrétion n'était pas non plus un domaine où elle excellait, y aller en jouant cette carte pouvait s'avérer dangereux. Et ouvrir les portes sans autorisation risquait de lui causer plus de problèmes qu'autre chose. Sortant son bandeau et l'attachant à son bras gauche, elle se dirigea vers la porte principale d'un pas décidé pour tout simplement y frapper. Avoir un premier aperçu, même faux ou manipulé par les gardiens du lieu, l'aiderait tout de même à s'y repérer plus tard si un problème surgissait.

Après quelques minutes d'attente et une seconde tentative à frapper à la porte, elle eut finalement une réponse. Une femme en tenue de travail, un peu de suie sur le visage, lui ouvrit avec un air ennuyé.

« Ouais, c'est pour ?..
- Konbawa, excusez-moi de vous déranger si tard, je suis Naari Etsuko, Fukutaisho du poste de police du secteur. Je suis navrée de n'arriver qu'à cette heure au lieu de l'horaire prévue, mais vous êtes le dernier entrepôt de ma liste et j'ai eu un peu de retard, des petits problèmes à régler chez les précédents qui m'ont demandé un peu plus de temps que prévu. Je viens pour un simple contrôle de routine. Je dois faire un tour de l'entrepôt pour vérifier le rangement des stocks et que les normes pour limiter la propagation des incendies sont bien respectées. Vous permettez ? »

Souriante, la jeune fukutaisho fit un pas en avant, montrant que le non n'était pas franchement une réponse recevable. Son interlocutrice soupira, passant une main dans ses longs cheveux chataîn qui était attachés en queue de cheval, puis remit un petit chapeau ouvrier.

« J'ai le droit de faire entrer personne, mais je suppose que la police fait partit des exceptions, surtout si c'est pour des normes anti-incendies... Bon, suivez-moi, j'vais vous montrer c'qui a à voir. »

Hochant la tête avec son sourire aimable, la demoiselle aux cheveux courts suivit celle qui allait lui faire la visite. Elle remarqua rapidement dans un coin proche de l'entrée la petite charette qu'elle avait suivit deux nuits durant. Ouverte, elle était totalement vide pour le moment. Si les livraisons étaient régulières, alors elle ne sortirait pas avant deux autres jours de toute façon. Elle avança donc avec son carnet dans les mains, prenant des notes sur tout ce qu'elle voyait, hochant parfois la tête ou se parlant à elle-même. Elle acquiesca aussi aux quelques explications de sa guide, continuant de surveiller les caisses. Certaines étaient plus grosses que d'autres mais il ne semblait pas y avoir de chaîne de production ici-même.

« Puis-je vous demander quand vous sont livrées les marchandises ? Je ne vois aucune chaîne ici-même, je suppose donc que la manufacture est ailleurs. Puis-je donc vous demander un peu le volume maximal qui est entreposé ici, lors des plus grosses lilvraisons ? J'aimerais comprendre exactement jusqu'où la saturation du lieu est acceptée par vos supérieurs. Puisque sous cette configuration, je ne vois aucun problème pour le moment. »

L'autre réfléchit un peu et lui indiqua un volume, lui traçant des traits rapides au sol pour l'aider à se rendre compte, sous le regard soit disant attentif de la kunoichi qui cherchait en vérité des portes dérobées ou simplement que la femme ne lui faisait pas prendre, la questionnant alors sur leurs utilités. Des toilettes, un bureau, une partie réservée aux patrons, une partie vestiaire. Si trois d'entre elles ne posaient aucun soucis à la jeune femme, elle fronça les sourcils pour la troisième.

« Réservée aux patrons ? C'est à dire ? Un lieu de réception ? Ou un petit entrepôt qui leur est personnel ? Car ceci est interdit, l'entrepôt personnel au milieu d'une activité professsionnelle j'entend bien.
- Ce que c'est ?.. Euh oui, oui c'est un lieu de réception, c'est ça, oui... »

L'hésitation dans la réponse, le manque de réactivité et le manque de précision eurent raison des dernières hésitation d'Etsuko. Son problème était là, le reste n'était probablement qu'un entrepôt normal utilisé comme couverture pour l'objet principal du délit. Retrouvant malgré tout un sourire professionnel à la réponse de son interlocutrice, Etsuko hocha la tête en rangeant son carnet. Elle avait trouvé la porte qui cachait les méfaits, se doutait cependant de la présence d'une manufacture quelque part ailleurs.

« Bien, merci beaucoup pour votre coopération madame, tout est dans les règles, je ne vous embêterai pas plus longtemps. Encore merci et bonne soirée à vous. »

Elle quitta alors le site de l'entrepôt, ou du moins s'éloigna du lieu principal. Il fallait désormais trouver ce qui se passait avant le dépôt ici-même, trouver la manufacture ou voir les patrons. Ce serait eux qui pourraient l'aider à en apprendre plus. Elle revint quelques instants plus tard en grimpant sur des toits et en enlevant son bandeau une fois hors de la vue de sa cible, pour tenter d'en découvrir d'avantage cette nuit même.


Dernière édition par Naari Etsuko le Sam 18 Aoû 2018 - 19:57, édité 1 fois
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Ven 10 Aoû 2018 - 23:57
La jeune femme soupira. Elle attendait depuis près de deux heures dans un calme total, la lune comme seule compagne. Alors qu'elle allait abandonner, une autre charette arriva à l'entrepot. Etsuko se tapit alors sur le toit, évitant au maximum d'être vue, observant le déchargement efficace des cargaisons. Les caisses étaient les mêmes que celles transportant les statuettes, plus petites que celles entreposées dans le hangar principal. Cette charette ne prit qu'une dizaine de minutes à être totalement déchargée, les ouvriers s'enchaînant rapidement tandis que le conducteur de la charette et son acolyte surveillaient les alentours.

Depuis son perchoir, la jeune femme reconnut un autre des prisonniers qu'elle avait vu. Bien, les patrons de ces hommes savaient où recruter en tous cas... Elle se mordit un peu la lèvre n'appréciant pas du tout la situation. Un traffic d'une telle ampleur qui embauchait à la peletée d'anciens criminels avait tout d'une grosse organisation, bien plus grosse que celle concernant simplement le traffic des statuettes. Cela ne pouvait pas suffire, rapporter assez d'argent pour tant d'ouvriers, même sous-payés. Elle s'y connaissait suffisamment et avait entendu les prix de revente pendant son passage au marché le premier jour de son enquête, rien n'était suffisant pour justifier une telle entreprise...

Elle commençait à s'inquiéter lorsque finalement, les hommes replièrent leur charette, remontant sur l'avant de celle-ci, puis ils se relancèrent vers là d'où ils venaient, l'est de la ville. Les suivant aussi discrètement qu'elle en était capable, la jeune fleuriste traversa tout le quartier des entrepôts jusqu'à arriver tout au bord de celui-ci, proche des portes est de la cité cachée au coeur des montagnes. Sans aucun doute le meilleur endroit pour faire transiter rapidement des marchandises à l'extérieur. La charette s'arrêta alors à ce nouvel entrepôt et les deux hommes sortirent, rentrant chez eux d'un pas vif. Face au calme de ce lieu, la jeune iwajine décida d'aller explorer l'intérieur, ouvrant la porte qui avait visiblement été simplement rabattue.

Elle n'y découvrit alors qu'un grand vide, rien ne se passait visiblement ici. C'était juste une halte pour la charette. Un endroit où la poser après leurs opérations, sans aucun doute, pratique pour sortir de la ville. Par précaution, elle fit sentir au préalable la charette à Byakko-san qu'elle invoqua juste quelques minutes. Quand il serait temps, ce dernier pourrait sans aucun problème pister le moyen de transport illégal des marchandises pour le marché noir. Elle se positionna ensuite sur un toit proche et se mit à patienter, attendant le reste de la nuit avant de partir, déçue de n'avoir pas pu remonter plus loin ce jour là. Elle revint cependant dès le lendemain, mais la charette n'y bougea pas non plus. Le lendemain était le soir de livraison pour les marchands, ce qu'elle vérifia rapidement avant de revenir à son poste, attendant que cette charette là quitte son lieu de stockage.

Ce n'est que dans les alentours de huit heures du matin que l'ancien prisonnier et son camarade revinrent la chercher avant de partir vers l'est, sortant donc de la ville. Leur laissant un peu d'avance en restant cachée, elle invoqua finalement son tigre blanc en lui indiquant la marche à suivre. Retrouver où est allé la charette qu'elle lui avait demandé de repérer auparavant sans se montrer, donc avancer efficacement mais avec prudence. L'animal chakratique hocha la tête puis se mit en marche, la laissant monter sur son dos une nouvelle fois. Elle s'attacha alors à lui du mieux qu'elle put pour somnoler pendant le voyage qui serait certainement assez long, pour être en forme pour la suite de son investigation.

Traversant ainsi les montagnes jusqu'à arriver à un petit village plus au nord du village caché de la roche, le tigre s'arrêta finalement pour laisser descendre la jeune femme désormais en bon état pour continuer son inspection. Le village était assez petit mais il y avait plusieurs grandes granges, dont certains laissaient échapper des fumées rappelant celles des usines de fonderie ou de charbon. Avançant alors avec prudence, Etsuko y découvrit selon les granges - tout en restant bien cachée par des caisses, des bottes de foin ou des tonneaux selon les lieux, différents sites de création à la chaine, de statuettes, de pots qui se vendaient bien mais qui visiblement étaient totalement faux, de tapisseries de piètre qualité et toute une série d'autres contrefaçons de toutes sortes. Ça y est, elle avait le lieu de fabrication de toutes ces ignomies qui faisaient du tort à la princesse, à Iwa et aux marchands dont certains avaient déjà malheureusement fait faillite à cause de ces méfaits.

Serrant les dents, la jeune femme se recula un peu avant de commencer à partir jusqu'à ce qu'une flèche l'atteigne derrière le genoux, la faisant crier de douleur. Elle boîta le plus rapidement possible derrière quelques caisses, retenant des gémissements, entendant même une seconde flèche se planter dans le bois de sa protection de fortune. Enlevant le plus soigneusement possible la flèche de son corps, elle fit quelques mudras pour cautériser sa blessure, serrant les dents pour ne pas plus crier. Elle avait été vue, et les surveillants ne comptaient pas laisser une intrue s'enfuir si facilement.

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Naari Etsuko
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Sam 11 Aoû 2018 - 0:36
« Salut, petite policière, alors comme ça, on s'occupe de ce qui nous regarde pas, Naari Etsuko ? »

La kunoichi sentit un frisson dans son dos. La voix était moqueuse, elle reconnut la voix de la femme qui lui avait ouvert la porte à l'entrepôt deux jours plus tôt. Elle qui avait cru à une simple employée... Elle s'était faite bernée... Elle se mordit la lèvre, immobile derrière ses caisses, attendant d'en savoir plus sur les intentions de la femme en question.

« Bon, on va faire les choses simplement. Tu sors de ta cachette les mains derrière la tête et tu te laisses faire. Alors peut-être, tu vivras. Si tu fais la moindre connerie, je te promets que tu y passeras. La zone est entourée de gardes, ils t'ont laissé rentrer avec ton petit tigre. Heureusement que j'ai signalé à mes gars de faire gaffe, ils ont vu ton petit manège avec le tigre, on a prévu de quoi l'empêcher de repérer nos hommes à l'odeur. Ça aurait été trop bête qu'il les remarque pour te prévenir alors qu'on pouvait te cueillir ici toute seule, sans défenses.
- Et donc, si je vous ai bien compris, vous allez me laisser partir tranquillement si je me rend ? J'ai un peu du mal à y croire.
- Oh ne t'en fait pas, on a tout ce qu'il faut. Un petit tour après des patrons et tu auras tout oublié. Et je te rassure, personne ne te renverra ici, on fera en sorte que tes supérieurs acceptent de lâcher l'affaire en échange d'arrêter les statuettes parce que visiblement, c'est ça qui les a excité. Ça fait des années qu'on bosse tranquillement, et c'est seulement quand on lance ça qu'ils réagissent. On croit pas aux hasards. Donc tu te rends et je suis certaine que nos gentils patrons te feront la fleur de te laisser en vie. Plutôt sympa, pour une fleuriste, pas vrai ? »

Non, la fukutaisho n'allait certainement pas se faire capturer et probablement tuer par ces criminels qui visiblement n'avaient pas trop froid aux yeux quand il s'agissait de protéger leurs affaires. Et s'ils étouffaient l'enquête en soudoyant des gradés ou en leur traffiquant le cerveau comme ils comptaient visiblement lui faire, ils ne seraient pas plus avancer. Non, cette vermine devait payer une fois pour toute. Ils devaient être éradiqués comme tous les autres parasites qui faisaient du mal à la ville et aux habitants cher au coeur de la kunoichi. Et la femme qui visiblement avait un certain rôle d'importance dans cette organisation n'y ferait pas exception. Etsuko serra alors les dents puis commença quelques mudras, créant un large mur de fleurs géantes pour bloquer l'entrée du chemin d'où venait la voix, qui était aussi l'origine de la première flèche. Cette première précaution prise, elle eut ainsi le temps de faire les mudras nécessaires pour invoquer son kuchiyose puis grimper sur son dos.

« Byakko-san, je suis désolée de te mêler à ça mais nous devons rentrer à Iwa de toute urgence. On est entourés de dangeureux criminels, je me suis laissée avoir, je n'ai pas été assez prudente. On va devoir traverser leur cercle, j'espère que tu ne seras pas blessé, je vais nous protéger de mon mieux. Fonce aussi vite que tu le peux ! »

Entammant ses mudras, elle laissa le tigre hocher positivement la tête pour marquer son accord puis s'élancer. Elle créa alors une grande quantité de pétales qui vinrent les entourer, se massant aux endroits où arrivaient les projectiles qu'on leur balançait pour tenter de les blesser ou de les ralentir. Etsuko arrêta ainsi quatre flèches, deux boules d'eau qui s'écrasèrent sur sa défense et un javelot de shoton, qui venait droit de la femme qui avait l'air furieuse et qui hurlait des ordres à ses subalternes. Se retournant alors pour regarder à nouveau vers l'avant, se mordant la lèvre en espérant voir le plus tôt possible les crocs rocheux, la kunoichi ne sentit pas arriver un second javelot de cristal qui lui arracha un hurlement en se plantant dans son épaule, protégeant cependant ainsi bien heureusement la tête de son camarade qui la faisait filer vers les portes.

Elle sentit les bords du jalelot qui avait traversé son épaule de part en part se couvrir de piques, se plantant ainsi de manière féroce en elle. L'arme était ainsi quasimment irretirable sans faire de gros dégâts, alors qu'elle avait déjà abimé sévèrement son omoplate, ses côtes et même son poumon. Alors que son regard commençait à se voiler petit à petit après des heures de résistance à la douleur, elle vit finalement les portes d'Iwa, d'où des cris retentirent, les gardes courant à sa rencontre, Byakko-san s'agenouillant pour aider les hommes à la faire descendre et la guider le plus vite possible jusqu'à l'hôpital.

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Naari Etsuko
Naari Etsuko

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Sam 11 Aoû 2018 - 12:16
Etsuko se réveilla difficilement, elle avait incroyablement mal à l'épaule, la blessure du javelot étant pourtant refermée. Le travail accompli par les irou-nins avait été efficace et elle était à nouveau en bon état, mais la douleur persistait. Elle n'avait jamais connu de véritable douleur, celle qui apportait la mort, qui ne donnait aucun refuge. Celle qu'elle avait connu en défendant les portes avait été bien minime comparé à celle qui l'embrasait encore maintenant, qui lui rappelait la chance qu'elle avait eu qu'Iwa ne soit pas plus loin que cela, que Byakko-san soit si rapide. Qu'il n'ait pas été blessé non plus.

Elle referma les yeux pour respirer tant bien que mal, mouvant en même temps ses muscles dorsaux pour un peu plus de cette douleur atroce. Oui, elle était soignée. Oui, elle était en vie. Mais elle avait frôlé la mort, tout ça pour des statuettes de la princesse Yume... Les gens étaient fous... Prêts à tout pour s'enrichir et pour conserver leurs positions. Elle avait peur. Et si, après qu'elle ait donné son rapport, l'un d'entre eux venait chercher vengeance, venait la pourchasser et la tuer ? L'assassinait dans son sommeil, chez elle ? Elle se mordit un peu la lèvre en rouvrant les yeux avant de se redresser sur le lit de réveil sur lequel elle avait été laissée.

Bien, le repos avait assez duré, elle avait un rapport de taille à faire. Elle se leva alors de son lit, se rhabilla mollement dans la petite chambre qu'elle occupait seule, puis descendit signaler à l'accueil qu'elle s'était levée et qu'elle partait pour rendre son rapport au poste de police n°6, ne voulant pas passer pour disparue ou quelque chose du genre qui n'aurait que de mauvaises répercussions. L'homme qui attendait fronçant un peu les sourcils, étonné que ce ne soit pas un médecin qui fasse sa décharge, mais elle lui dit rapidement que le médecin lui avait donné l'autorisation de partir au vu des circonstances. Mensonge grossier mais qui lui ferait gagner du temps. Elle ne partait pas tout à fait comme une voleuse.

Elle traversa donc rapidement les rues, surveillant partout autour d'elle si jamais elle voyait qui que ce soit de suspect, qu'elle avait déjà vu dans leur groupe, mais c'est sans encombres qu'elle atteignit finalement sa destination. Signalant alors sa présence, elle attendit quelques minutes avant que le taisho ne lui dise d'entrer, après s'être libéré pour écouter le rapport de celle qui avait manqué de perdre la vie pour sa mission.

Elle lui expliqua alors sa méthode complète, dans les moindres détails, racontant comment elle était remonté jusqu'aux ateliers et lui donnant également les descriptions de tout ceux impliqués qu'elle avait pu voir. Elle lui parla aussi de la possibilité d'infiltrés -supposé Yamanaka- dans la police ou dans les hautes sphères puisque laver le cerveau de quelques gradés ne semblait pas plus compliqué que cela aux dires de la femme qu'elle avait affronté, celle qui avait failli la tuer.

Terminant son rapport en présentant son respect au taisho par un salut, la demoiselle ressortit de la pièce sur l'ordre de ce dernier, allant à son bureau pour réécrire le rapport en question qu'elle venait de lui délivrer afin qu'aucun élément ne soit oublié ou déformé, par elle ou par d'autres. Elle en connaissait la nécessité, la mémoire n'était jamais infaillible. Elle rentra ensuite chez elle pour se reposer, épuisée après cette mission qui s'était avérée plus complexe qu'elle ne semblait l'être de prime abord.
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