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Un corbeau dans la brume [libre]

Öi Shi
Öi Shi

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Sam 4 Aoû 2018 - 17:49
HRP: Voici mon rp d'arrivé à Kiri. Vous êtes tout à fait libre d'y participer si l'envie vous en prend, mais notez que la narration à la deuxième personne du pluriel que j'utilise pour le premier post ne fait en aucun cas référence à un joueur: il s'agit tout simplement de la scène de l'arrivée vécue par un témoin non joueur.

Je vous laisse toute liberté quand à la suite des événements. Vous avez jusqu'à demain en fin d'après midi pour poster/me prévenir que vous comptez poster, après quoi je continuerai seul.

Bon rp!



Mauvaises augures, partie 1: Un corbeau dans la brume



Rien que le bruit des vagues qui se fracassent sur la digue.

La brume est épaisse, impossible de distinguer quoi que ce soit à plus d'une dizaine de mètres.



Vous êtes seul, assis face à la mer.
Vos yeux, fixés sur la marée grise, trahissent une pointe d'agacement.
Vous attendez quelqu'un.
Quelqu'un qui est en retard.

Entre vos doigts s'agite un objet brillant. Une petite pièce.
C'est votre préférée - vous la tenez de votre grand-père.
Vous la faites rouler sur vos phalanges avec dextérité.
De toute évidence, vous avez l'habitude de patienter.

Vous n'êtes pourtant pas loin de renoncer lorsque la silhouette assombrie d'une petite embarcation se découpe enfin à l'horizon.

"C'est pas trop tôt"

À Kiri, il n'est pas rare que les marins s’équipent d'une petite lanterne : la brume est parfois si opaque qu'il est impossible de se faire remarquer autrement, même en plein jour.
D'un geste habile, vous allumez la votre et l'agitez au dessus de votre tête.


Quelque part sur votre gauche, le craquement d'un hauban vous fait sursauter.

Le vent s'est levé.


À mesure que le bateau se rapproche de la rive, s'offrant toujours plus en détail à votre regard inquisiteur, vous remarquez quelque-chose d'inhabituel.

Si vous vous fiez à sa taille, il s'agit forcément d'une Goélette : un petit bateau doté d'une dizaines de voiles, bénéficiant d'une excellente prise au vent. Aux mains d'un équipage qualifié, ce genre de bicoque n'a rien à envier à une embarcation motorisée.

Alors pourquoi est-il si lent ?

Le deux-mâts, désormais suffisamment proche pour que vous puissiez presque en distinguer les passagers, n'avance guère plus vite que la chaloupe d'un marin du dimanche.
Et pour cause : ses voiles sont trouées à de nombreux endroits et son mât de misaine, en piteux état, menace de s'effondrer.
Pire, le bois de la coque -percée, elle aussi-, a carrément commencé à pourrir.

Seule la figure de proue semble avoir échappé aux dégâts.

Pour ce qui est des passagers, vous n'en voyez pas un...
Pas l'ombre d'un matelot non plus.


Ce n'est définitivement pas ce bateau que vous attendiez. Mais, si lent soit-il, il devrait songer à ralentir, ou bien....


« Bonk. »


La coque a heurté la digue, pleine face. Cela ne vous surprend même pas.
À vrai dire, vous avez eu le temps de le voir venir.

Le bateau est désormais à l'arrêt.
Vous vous dressez là, stoïque, curieux de voir si des cordages vont, oui où non, émerger du pont pour l’arrimage.

Et vous êtes soudain pétrifié de terreur.


La figure de proue s'est mise à bouger.

Vous croyez rêver : ce que vous aviez pris pour une statue -et qui, vous auriez pu le jurer, était jusqu'ici resté parfaitement immobile- vient de débarquer de bateau.

Et se dirige droit dans votre direction.

La grande silhouette noire semble vous fixer du regard.  Ses immenses yeux ronds vous font l'effet d'un parasite, venu s'incruster dans votre tête pour vous sonder au plus profond de votre âme.

D'un pas lent, elle creuse inlassablement l'écart entre vous... et le long bec de corbeau qui orne son visage.

Votre esprit vous hurle de vous mettre à courir, de vous enfuir, loin d'ici, de ce bateau fantôme et de cette... chose, qui, de toute évidence, vous fonce dessus...
Mais rien n'y fait. Votre corps est paralysé.
Vous voudriez crier, appeler à l'aide, qu'un de vos collègues shinobis vienne vous prêter main forte !
Mais vous restez muet.

Lorsque l'immonde créature arrive finalement à votre niveau, vous vous êtes résigné à mourir. Elle reste un moment en face de vous, à vous considérer en silence. Vous fermez les yeux. Ce sera vite fini.

Ou pas.
Vous rouvrez les yeux.

La créature est partie.

Vous poussez un râle de soulagement et vous effondrez sur le sol.
Au bout de quelques minutes, vous constatez que vous êtes fait dessus.

Mais il y a pire :


Vous n'avez plus votre bandeau frontal.
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Un corbeau dans la brume [libre]

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