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Le faux prince chez une vraie princesse [Tenshi]

Hyûga Toph
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Dim 12 Aoû 2018 - 20:36
Toph passa l'après-midi dans le jardin. Un espace était spécialement dédié à ses besoins. En général, il était assez délabrée - Toph aimait pratiquer son doton de manière assez sauvage et les jardiniers avaient beaux être de bonne volonté, à l'impossible nul n'est tenu. Toph voulait simpement un QG pour son équipe qui pouvait faire office de lieu de rendez-vous, de planque, de casernes, de prisons et d'autres choses encore avec des tunnels secrets et tout. Bref, comme tout enfant, elle voulait une cachette secrète.

Seulement, contrairement aux autres enfants, Toph maitrisait le doton, et une technique pour creuser et modeler la roche. Elle s'était contenté pour l'instant d'un puit central avec un escalier en colimaçon qui débouchaient sur plusieurs étages. Des couloirs vides qui ne débouchaient sur rien.

C'était une ébauche.

Après une bonne douche, Toph s'habilla dans un kimono vert avec des motifs jaunes brodés dessus, dont l'emblême Hyûga. Ce n'était pas un kimono tout à fait traditionnel, il était spécialement conçu pour permettre de se battre en cas de surprise. Le Byakugan n'était pas absolu, après tout.

Elle était assez impatiente, car il s'agissait de revoir une connaissance de longue date qu'elle n'avait plus vu depuis plusieurs semaines. La kunoichi se rappelait avec joie le petit entrainement qu'ils avaient fait, même si bizarrement la conclusion de ce free-for-all lui échappait complètement. Une amnésie temporaire et ciblée ? Aucune importance.

Tenshi... c'était quelqu'un de particulier. Il n'appartenait à aucun clan, mais faisait son trou dans la politique d'Iwa. Après tout, son sensei était le Tsuchikage, et il avait été adopté par les Chokoku - bien que la shinobi ignorait ce dernier fait. La dernière fois elle s'était ruée sur une rumeur comme quoi il était le fils caché du Tsuchikage, et on s'est bien foutu de sa gueule après. Une fois brûlé, deux fois plus sage.

Elle attendit dans un salon avant de demander à un serviteur de préparer le repas et du thé. Elle voyait Tenshi arriver au loin. Enfin, très loin. Elle avait encore un peu de temps pour l’accueillir sereinement - et vérifier que la table était prête.

Bienvenu chez moi, Tenshi-san. Merci d'avoir accepté cette invitation. Le repas seras servit d'ici quelques minutes. Comment vas-tu depuis tout ce temps ?


Qu'est-ce qu'elle était contente d'avoir envoyé ses parents en séminaire Spa dans un village des montagnes avoisinantes !
Spoiler:
 


Dernière édition par Hyûga Toph le Dim 12 Aoû 2018 - 23:40, édité 1 fois
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Sainan Gi. Tenshi
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Dim 12 Aoû 2018 - 23:02
Une lettre pour le moins aguichante qui venait de la très jeune Toph. À la lecture de celle-ci, je m'étais d'ailleurs un moment demandé s'il ne s'agissait pas d'une plaisanterie de sa part, voir d'un canular venant de quelqu'un d'autre. Le ton qu'elle employait et les mots choisit faisant plus penser à une proposition de rendez-vous romantique qu'à une rencontre entre relations de travail, j'avais hésité à y répondre favorablement pour finalement accéder à sa requête. Une chose en particulier avait retenu mon attention, à savoir comment diable elle était parvenue à apprendre mon adoption ?

Je savais que les nouvelles allaient vite, mais tout de même... Lors de mon intégration dans le Yamagenzo par exemple, absolument personne n'était au courant, pas plus que j'étais élève du Tsuchikage d'ailleurs. C'était donc surtout pour savoir comment elle avait obtenu cette information que je me rendais chez elle. Toph m'avait m'inspiré de la sympathie à notre première rencontre, et avait accepté de me suivre dans mon projet, il était donc obligatoire d'être avenant à son encontre. C'était une petite bagarreuse très loin des standards de son clan, une qualité à mes yeux, car le peu de manières qu'elle avait renvoyaient une simplicité agréable de sa personne, à la façon qu'ont les gens simples de se mettre la sympathie d'autrui en poche par des paroles et des gestes honnêtes.

Je ne pouvais pas dire que nous étions particulièrement proches, c'était une relation que je souhaitais simplement conserver dans mes petits papiers, car elle avait un certain potentiel. Le genre qui ne monte pas vite, mais à vitesse toujours régulière. Pas encore reconnu comme tel j'avais en l'espace de trois mois, gravis des échelons comme personne. Allez, permettons-nous de me flatter quelque peu, après tout ce n'est pas autrui qui le ferait pour moi. En trois mois, élève du Tsuchikage, intégration prématurée en tant que simple genin au Yamagenzo, adoption en tant qu'héritier du clan Chôkoku, faisant de moi, par la même occasion, un prince... Avec tout cela, je n'étais toujours pas satisfait pourtant, car j'avais encore tellement de travail et de projets sur le feu... Le dernier projet en date était un dossier de plan d'attaque de Kiri que je voulais rédiger pour le transmettre directement à mon sensei (les avantages d'une position à saisir n'est-il pas). Mais cela plus les missions et le reste me prenaient beaucoup trop de temps pour que je puisse pour le moment m'y concentrer pleinement.

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Je conservais malgré tout suffisamment de ce précieux temps pour mes relations, car les relations étaient primordiales si l'on souhaitait accomplir quoi que ce soit de bon. Toph était peut-être une simple Hyûga genin, mais ne jugeant pas les individus pour les titres, j'éprouvais d'autant plus de plaisir à la côtoyer qu'il me semblait qu'un jour elle me serait fort utile. Avant de me rendre chez elle, je prenais soin de m'habiller aussi sobrement qu'élégamment, déjà autrefois je savais fort bien apparaître aussi noble qu'angélique, mais aujourd'hui, représentant aussi le clan Chôkoku et me sachant très surveillé, je devais d'autant plus faire attention à l'image que je renvoyais. Cheveux attachés et le sabre à la ceinture, sans oublier bien sûr le long manteau, j'arrivais donc dans le quartier Hyûga vers l'heure du repas. Bon Dieu que je détestais cet endroit, il suffirait que j'y croise Takumi pour que cela finisse en pugilat, mais fort heureusement nous n'en arrivions pas à cette regrettable extrémité.

J'étais très bien accueilli par la demoiselle, qui se montrait je dois dire sous un jour que je ne lui connaissais pas, extrêmement digne, presque aussi noble que je savais le paraître, et pour récompense, avant de lui répondre je lui renvoyais un visage irrésistiblement lumineux, quasi solaire. Dignement, après ce sourire, je lui répondais mélodieusement en inclinant bassement la tête.
  • -Ravis de te revoir Toph. Très beau jardin en passant. Pour moi qui maîtrise le mokuton je ne peux qu'être admiratif. Je ne te cache pas que ton message m'a surpris, tant par le ton que par ce que j'y apprenais... Comment, par tous les saints, as-tu appris pour les Chôkoku et moi ? J'ose espérer que ce titre ne changera pas notre relation rassure-moi, je peux être prince, je reste un genin et te considère toujours à la même hauteur qu'avant cela. Mais avant de parler de moi, raconte-moi un peu ce que tu deviens, il me tarde de prendre de tes nouvelles.

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Lun 13 Aoû 2018 - 10:26
Tenshi fit un énorme sourire radieux. Oui, il était bel homme. Dommage qu'il manque un peu de muscles. Il s'introduisit comme Prince et demanda à Toph comment elle était au courant pour ceci.

Toph n'était pas au courant. Enfin, à un tiers disons. Des rumeurs circulaient dans le cercle restreint des Clans majeurs d'Iwa qu'un nouvel héritier Chokoku était choisit oui. Tenshi avait également été aperçu plusieurs fois autours du domaine Chokoku - l'avantage d'avoir un doujoutsu, c'est de pouvoir encore mieux espionner son voisin par-dessus la haie. De là à dire avec certitude qu'il était l'héritier, il y avait un grand pas. Un grand pas que Toph n'aurait pas accompli d'elle-même.

Donc au moins une rumeur était fondée. Père sera intéressé par cette information, et je pourrais sans doute mettre les dépenses de ce soir comme "don et acceuil d'un prince". Mon porte-feuille sera content. Je suppose du coup que la rumeur qu'il soit le fils de Yoshitsune est définitivement enterrée. C'est dommage, c'était ma préférée.

Elle garda sa poker face du mieux qu'elle put tandis qu'elle fit semblant d'être naturellement au courant de cette adoption. La justification était naturelle.

Oh tu sais, les nouvelles vont vites au sein de l'Aristocratie. Les Clans se parlent et se vantent. Moi-même, je fais partie de la branche principale et je suis la fille d'un des Anciens. En quelques sortes, certains nous considèreraient comme égaux, en terme de rang. Ceci dit, une prince est toujours mieux considéré qu'une princesse, c'est un fait. Mon père aurait préféré un fils, je le sais. Mais une fille ouvre d'autres formes de possibilités, d'après lui. Des possibilités que j'évite tant que je peux.Mais je t'en prie, passons à table.


Elle le guida dans la pièce d'à côté où siégait une petite table avec de nombreux mets dessus. La plupart des plats étaient encore sous un couvercle en acier, pour les garder au chaud. Seules les entrées étaient à découvert. Ce n'était pas les mets les plus luxueux possibles - car le but n'était pas d'en mettre plein la vue à Tenshi. Si elle avait eu confirmation qu'il s'agissait d'un prince, cela aurait été différent. Son père l'aurait poussé à l'acceuillir du mieux qu'il pouvait et aurait certainement insisté pour être présent. En soi... c'était tant mieux. Tenshi avait donc un choix généreux de plats devant lui, et un serviteur était en retrait avec des rafraichissements. Toph s'installa et fit un signe. Aussitôt, le serviteur lui proposa du vin avant d'arriver chez elle et de lui servir du jus de raison.

Trop jeune pour boire. En tout cas à la maison.

Elle prit une assiette de carpaccio, pour commencer. Avec du fromage dessus, un peu d'huile d'olives et des feuilles de roquette pour agrémenter cette entrée. Elle attendit que Tenshi se serve pour prendre une première bouchée - c'était important car Tenshi n'était permis de commencer à manger que lorsque la dame de la maison commençait. Cette bouchée était donc l'ouverture du repas. La kunoichi ne prit pas une seconde, car elle tenait à continuer la conversation.

La nouvelle la plus importante ? J'ai rejoins une équipe sous l'égide de Senkû-sama. Un homme très puissant. Je pense beaucoup apprendre de lui. Il a une certaine énergie qui se dégage de lui, une vitalité... c'est impressionnant. Certainement un des meilleurs combattants corps-à-corps de tout Iwa, et je dis ça alors que j'ai essayé de baffer le Tsuchikage. Petits rires de la part de Toph qui semblaient se remémorer avec délection du moment, enfin à part quand elle se fit défenestrer. Elle secouda la tête pour s'extirper de sa rêverie. Nous partons en mission demain, enfin en contrat. Un bandit à réprimander.


Elle reprit quelques bouchées, parce qu'elle avait faim. Quand même.

Un contrat que m'a donné le Collectionneur. En as-tu déjà entendu parler ?


Si cela n'était pas une invitation, Toph ne s'y connaissait pas. Il y avait de quoi rendre curieux un moine avec voeux de silence. C'était une information qui avait de la valeur, même si l'information n'était pas secrète en tant que telle. Ceci dit, cela ne pouvait qu'intéresser le "Prince".

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Sainan Gi. Tenshi
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Lun 13 Aoû 2018 - 22:41

Empreint de délicatesse, j'écoutais patiemment l'explication de Toph et je m'en laissais convaincre. Arborant une stature indifférente, quand elle terminait je lui renvoyais la joliesse par un regard apaisant dont la voix qui suivrait serait pourvue de la même teneur. Ce qu'elle avait à dire sur les clans majeurs qui communiquaient m'intéressait moins que son opinion sur l'égalité des sexes. Je n'étais en effet pas dupe de mon apparence, et je n'ignorais pas certains ricanements que l'on se permettait dans mon dos, et beaucoup moins de face. Certainement que beaucoup me considéraient divinement beau, à un point presque surnaturel, mais d'autres, pour d'obscures raisons qui relevaient certainement plus de l'ego qu'autres choses, n'hésitaient pas à me dénigrer pour cette même apparence androgyne, me qualifiant de nombreux sobriquets très insultants pour la gent féminine. Mon orientation sexuelle et mes manières ne leur donnaient d'ailleurs que plus de grain à moudre. Jamais je ne m'en offensais pourtant, je ne jugeais certainement pas une personne pour son sexe, et je trouvais parmi les femmes de nombreuses qualités dont les hommes étaient souvent dépourvus.

Tout en l'accompagnant pour passer à table, je lui répondais. Il s'agissait non pas de lui faire à croire que désormais prince, je pouvais me permettre par mon rang et mon sexe de l'abaisser sans m'en sentir gêner. Bien au contraire, je préférais prouver que l'arrogance que l'on me signifiait était le jugement de l'ignorance, car avoir une absolue confiance en soi et ses capacités, n'empêchait pas d'être aussi humble qu'un sage.
  • -Les anciens aiment beaucoup parler. Ils comparent le potentiel de leurs enfants comme s'ils en étaient les garant géniteurs. Ainsi la guerre par exemple, quand elle décime la jeunesse et fait pleurer les veuves, elle fait en même temps parler les vieillards. Notre société abaisse la femme à une condition qui n'est pas due à sa nature. Les hommes et les femmes ne sont pas égaux, mais pas parce qu'ils sont hommes et femmes. L'individu est à considérer dans son unicité uniquement. Comment les sexes ont chacun leur préjugé à l’égard de l’amour - malgré toutes les concessions que je serais disposé à faire au préjugé monogamique, je n’admettrai jamais que l’on parle d’une égalité de droits en amour chez l’homme et la femme, cela n’existe pas. C'est le plus flagrant exemple de l'inégalité entre les hommes et les femmes. Mais cela n'a rien d'un jugement de valeur, on ne peut pas apposer des plus et des moins sur tous les traits de l'être humain.


Passant à table, je trouvais de l'aliment à profusion, mais prenais un grand soin à ne pas jeter dessus. J'aimais manger, c'était l'un des plaisirs simples de la vie, mais je ne mangeais jamais plus qu'à ma faim, sinon, je n'aurais sûrement cette ligne... Je refusais le vin d'un aimable sourire également, car le seul alcool je savais apprécier était le rhum. Le vin... on m'objecterait que je n'avais jamais goûté de bon vin sans doute, mais pour moi, cela ne servait que d'eau potable dans les régions où l'eau n'était pas salubre... Une fois que Toph commençait, je me permettais de grignoter de ci-de-là pour savoir quel plat me conviendrait le mieux tout en écoutant patiemment ce qu'elle me disait. Il ne me déplaisait pas d'en apprendre un peu plus sur elle, mais il y avait surtout de l'étonnement dans ce que j'apprenais. Le nom de son sensei je m'en fichais, l'important fut qu'elle sembla se sentir épanoui dans cette nouvelle équipe. Je me permettais malgré tout un petit rire amusé quand j'apprenais qu'elle avait tenté de baffer Yoshitsune. Le connaissant, elle avait dû recevoir une petite leçon.
  • -Mon sensei n'est pas un homme qui aime ce genre d'initiative. Je suppose que tu as eu le droit à son coup de vent . C'est déjà miraculeux en soi que tu sois encore en vie, une chose que tu dois certainement à ton rang social. Je suis moi aussi membre d'une équipe maintenant. L'équipe Tensaï sous les ordres de Yoshitsune, avec Takumi et Yasuo. Cependant mon sensei a bien peu de temps à nous accorder. Mais tu te doutes que je suis plutôt du genre indépendant qui sillonne son chemin seul, alors cela ne me dérange pas. Je t'avoue ne pas connaître ce "collectionneur". Il collectionne quoi au juste ? Qu'a-t-il de si particulier ?

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Hyûga Toph
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Mer 15 Aoû 2018 - 13:07
L'invité de marque fit quelques réflexions sur les anciens. Des réflexions poussées que Toph n'avait point l'habitude d'entendre venant de shinobis. Elle-même se complaisait à faire chanter les poings plus que la rhétorique, mais ce n'était pas pour autant qu'elle n'y avait pas été éduquée. L'avantage d'être bien-né. Elle but dans sa coupe de jus de raisin avant de reprendre la parole.

Fondamentalement il y a tout de même une différence entre Homme et Femme. Une différence biologique, et cette différence biologique a longtemps dicté la place de la Femme dans la société - celle qui s'occupe des enfants. Par la suite, avec la technologie et le chakra effaçant les différences, la vision de la société est resté un peu la même. Je pense que du coup c'est bien à cause de la nature de Femme que cette différence est apparue, mais que c'est un phénomène de société qui fait qu'elle est conservé en dépit de son inadéquation.


C'était une réflexion qu'elle nourrissait, dans son coin. Elle n'y consacrait pas encore beaucoup d'énergie, mais il y avait là de quoi former une future philosophie. Un embryon de personnalité bourgeonnante ?

Il s'amusa de son anecdocte avec Yoshitsune. Mais de sa réponse, Toph pensait qu'il se méprenait sur les véritables faits, et elle se décida de préciser tout de même un point important.

Ah, mais attention, je lui ai demandé la permission avant d'essayer de le baffer ! Je suis violente, mais courtoise.

Et sinon oui, après j'ai valsé par la fenêtre.


Un sourire rêveur passa sur le visage de Toph. Cela avait un moment magique. Pas le passage par la fenêtre, évidemment. Mais cet affrontement. Elle avait beau avoir utilisé tout ce qui était en son pouvoir, elle avait été réduite et balayée comme un foetus de paille.

Tenshi parla à son tour de son équipe, tandis que des serviteurs repartirent avec des plats et soulevèrent les cloches, découvrant ainsi les plats principaux. Toph se servit de viande, en particulier. Tenshi semblait complètement satisfait de son équipe, malgré le fait que le Tsuchikage était le sensei. Sensei certainement peu disponible. Avoir un kage comme maitre était une malédiction et une bénédiction en même temps. Toutefois, Tenshi ne semblait voir que le bon côté des choses. Cela rassurait Toph.

Un sensei n'est pas nécessairement une ombre sous laquelle on grandit, cela peut aussi être une oreille attentive de temps à autres.


Un style très différent de Senku. Toph s'enfila une patate presque complète. A la place de Tenshi, elle aurait souffert de cette situation. Elle cherchait des liens forts et, même si elle avait des tendances indépendantes, Toph était encore une jeune enfant.

L'indépendance s'entretient et se nourrit au jour le jour.

Tenshi demanda donc des informations sur cette fameuse Collectionneur. Toph ne savait pas tout la concernant. Elle ignorait par exemple son implication dans les évènements à Ame. Mais ce qu'elle savait... elle le dit sans retenue.

Enfin, une fois qu'elle finit de manger sa patate.

C'est une femme, d'abord. Une itinérante qui marchande informations, rouleaux et objets rares. J'ai été la voir pour un rouleau, mais tout était déjà vendu quand je suis arrivé. Par contre, elle m'a donné un petit contrat avec une récompense à la clef. Un peu de baston et c'était réglé. Une affaire profitable pour moi. Mais le profit n'est pas la seule motivation. Elle doit diriger un réseau d'informateurs, vraisemblablement. Mais par exemple si tu t'intéresse à localiser des personnes en particulier c'est un bon contact. Aux dernières nouvelles elle n'est plus à Tsuchi par contre, elle doit se trouver dans un pays voisin je suppose.
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Sainan Gi. Tenshi
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Mer 15 Aoû 2018 - 17:57
Je ne devrais pas être étonné, mais qu'est-ce qu'elle pouvait manger... Elle avalait sans s'arrêter, et si elle n'avait pas eu une certaine éducation, elle parlerait probablement la bouche pleine. Il y avait quelque chose d'attendrissant en cela, quelque chose qui éveillait la candeur. Partager un repas, geste et interaction sociale la plus commune, n'était pas seulement pour se nourrir, c'était un échange qui facilitait les conversations. D'ailleurs, plus elle parlait, plus je lui découvrais une maturité que je ne lui connaissais guère. Elle n'était donc pas seulement une distributrice de torgnoles, elle savait tenir des conversations plus profondes et avoir un avis plus trancher sur des questions plus abstraite, pour ne pas dire métaphorique.

J'étais moins élancé qu'elle sur la nourriture, je prenais soin à manger avec délicatesse et bonne tenue, faisant par là preuve d'une éducation noble alors que j'étais pourtant, selon la notoriété publique, fils de la roture tout ce qu'il y a de plus banal. Quand elle évoquait son opinion sur les différences fondamentales entre les hommes et les femmes, je ne pouvais pas dire que j'étais en désaccord. En fait, ce qu'elle disait ne relançait pas vraiment un débat puisqu'elle parlait de l'évidence. Ce que la société faisait de la femme était le résultat de mœurs plus que de différence. Je me rappelais un jour une relation qui m’objectait que si on ne trouvait point de polygamie féminine, c'était parce que c'était la femme qui portait l'enfant. Cela n'empêchait pourtant pas de nombreuses femmes de posséder plusieurs amants. La biologie en affaires humaine ne conditionne que rarement les rapports sociaux, à l'inverse les influences culturelles et les mythes fondateurs en sont souvent les principaux moteurs. Attendrit malgré tout parce qu'elle disait, mon visage pourtant déjà très doux esquissait un plus grand sourire encore, pourvu d'une étrange et plaisante quiétude.
  • -Héhé. Si je devais résumer la différence fondamentale entre les hommes et les femmes. Je dirais que les hommes aiment la gloire et la reconnaissance, ils aiment être dans les regards et sur toutes les lèvres, être glorifiés par celles qu'ils aiment surtout. Les femmes sont très différentes en cela. La femme, comme la salamandre, vit à son aise dans l'élément où se consument ses imprudents adorateurs. Elle méprise ceux qu'elle subjugue, et ne s'attache qu'à ceux qui la font souffrir. On dit que l'homme est orgueilleux et fier, mais qu'existe-t-il de plus vaniteux qu'une femme ? Qui ne supporte pas de ne pas posséder un homme, d'être regardé comme une oeuvre d'art, au point de s'attacher à ce qui la fait le plus souffrir ? Bien sûr quelques exceptions existent, mais elles sont si rares...


Ce débat pouvait durer des heures sans que nous ne parvenions à en épuiser toutes les subtilités. Éternel débat oui, dans lequel chacun trouvait sa poésie et sa philosophie. Il permettait plus de passer le temps que de donner des réponses à des questions sempiternelles. Nous ne pouvions nous éterniser dans cette conversation où ni elle ni moi ne parviendrons à clore le sujet d'un argument péremptoire. Trancher ce débat relevait d'une intelligence que ni elle ni moi ne possédions, et à bien y songer . Qui pouvait se targuer d'avoir de telles réponses ? De pouvoir expliquer ce qui faisait la différence fondamentale d'un homme et d'une femme ? Au-delà de la particularité physique du moins. J'aurais pu ajouter l'attrait indéfectible de notre complémentarité physique et charnelle, mais à une si jeune fille et en plein repas, cela aurait été indélicat, ainsi je suivais par un tout autre sujet.
  • -Yoshitune Sensei sait répondre à la juste mesure de ce qu'on lui renvoie. Je ne doute certainement pas de cela. Mais ce que tu m'évoques concernant cette collectionneuse est fort intéressant. Avoir ce genre de relation dans ses papiers peut être utile, hélas, comme tu le sais toi-même, un génin ne peut pas sortir du village. J'ai toutefois récemment intégré le Yamagenzo en tant que recrue, j'espère rapidement passer au grade supérieur. Le tournoi des genins qui aura lieu bientôt sera par ailleurs une occasion idéale de montrer que je ne suis pas gradé à ma juste valeur quand bien même le penser est arrogant.


En effet, outre tout ce qui arrivait ces temps-ci, j'attendais avec impatience de pouvoir me confronter réellement à des adversaires. Je m'encrassais depuis quelque temps. Il faut dire que je suis passé des champs des batailles sanglants, des affaires d’assassinat et d'escorte à une vie paisible dans un village ou je devais faire chaque la preuve que j'étais déjà. Alors quoi de plus naturel que je trépigne à enfin en découvre.

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Hyûga Toph
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Ven 17 Aoû 2018 - 23:18
Petit rire de la Hyûga, en entendant l'avis de Tenshi sur la différence entre les hommes et les femmes. Il est un peu bête. Mais c'est pas grave, il est quand même cool.

Hahaha. Je ne réponds pas à tes critères pour être une femme, je crois. Peut-être est-ce une boite un peu trop restreinte dans laquelle tu essaies de nous placer. Ou peut-être que je manque d'expérience, Tenshi-san.


Ce débat serait sans fin, c'était certain que ni l'un ni l'autre ne trouverait la vérité ultime en ce soir. La conversation portait à présent sur le collectionneur. Tenshi, sans surprise, jugeait l'information précieuse. Il regrettait néanmoins de ne pas être suffisamment libre pour sortir du village à sa guise. C'est quand même normal pour un village militaire, se dit Toph. Elle ne vocalisa pas sa pensée. Plutôt, elle contourna le problème.

Certes, ce n'est pas chose aisée. Maintenant, un homme avec autant de ressources que toi arriveras bien à obtenir la permission de la chercher. Surtout si l'objectif final est positif pour Iwa.


Tenshi possédait des relations hauts placées. Il était même héritier d'un clan majeur d'Iwa. Son sensei en était le Tsuchikage... Non, la kunoichi ne s'en faisait pas. Tenshi trouverait un moyen. Il lui avait parlé de certains de ses projets, et le Collectionneur lui serait utile dans cette quête.

La discussion se poursuit et Toph appris autre chose.

Je savais que tu postulais - il faut dire que le Yamagenzo regorge d'Hyûga - mais j'ignorais que tu avais été accepté. Mes félicitations sont de rigueurs.


Elle leva son verre et acheva son gobelet. Il lui semblait que Tenshi s'éloignait d'elle. Pas en terme relationnel, mais qu'il allait plus vite sur son propre chemin. Il avait des projets. Il avançait. Le faux Prince était désormais une recrue de la police d'Iwa, un poste prestigieux. Tandis que Toph...

Et bien, la kunoichi n'avait aucune envie de joindre les forces de la police. Elle ne s'y retrouvait tout simplement pas. Elle aimait la baston et, si elle pourrait remettre de l'ordre via la baston, elle n'en ferait certainement pas son métier. Elle devait plutôt se tracasser de pas se faire suivre de trop près par la police. Un coup de poing se perd si facilement.

Quant au tournoi...

Oh oui, le tournoi genin. Le spectacle risque d'être sans pareil. J'ai entendu dire que le Tsuchikage essayait d'avoir la totalité des genins à ce tournoi. Tu imagines, tous ces combattants et guerriers, uniquement là pour prouver leur maitrise et leur savoir faire ? Tous ces cousins, ces Chokokus, ces Borukans et d'autres sans clan mais pas sans détermination. Et il n'y aura qu'un seul vainqueur. J'en tremble d'impatience car oui... je m'y suis inscrite également. Qui sait ? On s'y rencontrera peut-être ?


Un combat qui l'intéresserait beaucoup, même si elle n'était pas certaine de sa victoire. Et par conséquent, elle espérait ne pas tomber sur lui au premier tour. Un voile sombre couvrit le visage de Toph, un petit instant. Le tournoi avait une autre signification pour Toph que bêtement se défouler. Ses parents étaient protecteurs. Etouffants. Ils l'empêchaient de s'entrainer avec les autres guerriers du clan, prétextant qu'il était encore trop tôt, qu'elle était trop fragile. Ses parents ne le lui disaient même pas en face, non, ils manipulaient les professeurs sans la prévenir. Cependant...

Cependant, si elle leur prouvait sa force. Alors peut-être...

Le voile sombre se teinta d'espoir et Toph contina sur autre chose. Le désert. Un peu de glace pour tasser tout cela, puis elle finit par une autre remarque qu'elle se devait de dire à son invité.

J'ai vu ta réalisation à l'ouverture du festival. C'était époustouflant. Et si tu voyais l'arbre au travers de mon Byakugan ! Oh, c'est une cascade de chakra incandescent. C'est superbe. Je ne savais pas que ta maitrise arrivait déjà à ce niveau là. Je pense que bien des genins auront du soucis à se faire face à du ninjutsu de ce gabarit.


Elle invita ensuite, une fois qu'il eut terminé son dessert, son invité à faire une petite balade nocturne dans les jardins Hyûga.

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Dim 19 Aoû 2018 - 14:57
J'en oubliais son si jeune âge avant qu'elle ne me rappelle. En effet, Toph n'avait pas plus de 13 ans, et on ne pouvait donc avoir le même rapport concernant les places prédestinées aux hommes et aux femmes. C'est que l'idée de maturité pour nous les shinobis était très différente que parmi les civils. Entraîné pour la guerre dès notre plus jeune âge, et quel que soit notre sexe, certains parmi nous avaient connu des champs de bataille avant leurs dix printemps, j'en faisais d'ailleurs partie. Cela ne pouvait donner qu'un regard très différent sur le monde, notre différence ne se nourrissait pas ainsi seulement de nos pouvoirs, mais de notre substance même, de la vision du monde qui en ressortait.
Vivant des choses que même des adultes ne pouvaient parfois supporter, possédant des pouvoirs qui nous plaçaient à la hauteur du Dieu vivant aux yeux des civils, faisant face à des responsabilités et des dilemmes moraux que des siècles de raisonnement philosophique ou scientifique ne sont pas parvenu à résoudre, oui, il y avait bien de quoi oublier parfois qu'un Shinobi de 13 ans, n'avait toujours que 13 ans.
Je n'avais donc rien à répondre à cela, et me contentait d'un sourire aimable sur elle, en laissant continuer sur sa lancée. Le repas se poursuivait ainsi agréablement et cela me convenait parfaitement comme ceci.

Le faux prince chez une vraie princesse [Tenshi] 6rjf

Je n'allais pas retenir une réponse cependant quand nous évoquions ma position. J'étais à la fois assez fier de cette fulgurante ascension et en même temps j'en étais insatisfait. Serais-je seulement satisfait un jour de toute façon ? Je visais le sommet, et pour cela on me qualifiait d'égocentrique et d'arrogant bien souvent aujourd'hui, sans que cela ne m'empêchât de continuer sur ma lancée d'ailleurs. Un rictus désabusé suivait sa remarque, et le regard qui suivait cela s'en fit certainement plus assuré encore que les précédents. Dressant le menton, affirmant ainsi une supériorité imagée que je m’estimais à posséder, un timbre mélodieux accompagnait mon verbe avec autant d'aisance que de légèreté.
  • -Je ne m'arrêterais que quand je serais devenue une légende vivante. Que quand j'aurai le pouvoir et l'influence que j'attends sur le monde. Il y a encore trop de choses qui peinent, trop d'innocences bafouées, trop de défauts dans l'humanité. Tout ce que j'accomplis là, ce n'est que bagatelle au regard de la tache qui m'incombe. Si je suis véritablement un ange, comme l'innocence angélique, la véritable innocence, je ne réponds que "Tout ou rien". C'est ainsi.


Passant à des sujets moins sérieux, elle nous en revenions au tournoi des genins. Cet événement que j'attendais si impatiemment, et je sentis je crois, peut-être à défaut de mon interprétation, une certaine impatience de sa part mêlée à une crainte de tomber sur moi durant les combats. Elle n'était pas la première à me donner ce ressenti, voir me faire la remarque, et je trouvais cela relativement étonnant sachant que j'étais finalement, toujours un parfait inconnu au sein d'Iwa le que soit la position que j'avais enfin obtenue. Je ne désirais pas humilier qui que ce soit durant ces affrontements, seulement faire preuve que le grade de genin ne me correspondait pas et que même si j'étais encore tout nouveau à Iwa, je méritais déjà d'être promu. Pour cela, je devais bien entendu gagner, mais tous ces participants étaient mes alliés et je les considérais déjà comme des partenaires à élever, non à écraser en me hissant sur eux. Toph en faisant partie, et elle avait même, d'une certaine façon, un statut un peu particulier parmi tous.

Quand bien même j'étais en quelque chose supérieur aux autres genins, ce que je ne croyais absolument pas, je ne voulais pas être considéré de la sorte avant le tournoi, si cela devait être vrai, le tournoi devait en faire la preuve. Je n'aimais en fait pas les titres qui n'étaient ni mérités ni prouvés, ainsi, quelle que soit l'arrogance que l'on me pourvoyait sans préalablement me connaître, je demeurais aussi bouffi d’orgueil que d'honneur. Plus calme, et désormais au regard tant qu'au timbre encourageant, je lui répondais pour lui rendre une certaine assurance avant de lui donner un cadeau. Un petit avantage qu'elle aurait si elle venait à tomber sur moi en combat. J'en souriais intérieurement et extérieurement, et avant ce moment, je n'aurai pas pensé être susceptible de faire un tel cadeau.
  • -L'arbre à souhait était une réclamation des hautes instances, et si j'étais si doué, cela ne m'aurait pas coûté tout mon chakra de le faire pousser... Le jour où je saurai faire pousser un seul jutsu et sans m'épuiser, alors seulement je me considérerais d'un bon niveau. Ne me croit pas si puissant que cela, je me considère pour ma part encore et toujours comme un genin tant que je n'ai pas fait la preuve du contraire. Mais puisque tu parles du risque de me rencontrer au tournoi. Je vais te faire une faveur, tu vas pouvoir observer quelque chose, et t'y préparer pour le moment venu. C'est en quelque sorte comme si je t'épargnais une surprise, mais soit assez aimable pour n'en parler à personne.


Le faux prince chez une vraie princesse [Tenshi] 2wmz

Je dressais la main, paume vers le ciel, et sachant son talent de Hyûga, je savais qu'elle continuerait de voir le chakra même une fois qu'il disparaîtrait à l’œil. Sur le moment, un chakra blanc presque translucide jaillissait de moi, m'entourant, baignant et luisant pour me faire briller plus que je ne savais déjà le faire naturellement. Il disparaissait ensuite, à l’œil, mais un Byakugan pouvait encore voir le chakra je le savais. Celui qui m'entourait entièrement, bougeait en tout sens, sans que je ne semblasse le lui commander. Ma meilleure défense, ma meilleure technique actuelle. Je n'allais pas lui dire exactement à quoi correspondait ce chakra, ni quel était son but, une seule attaque et elle s'en rendrait compte, même si ce n'était pas à préconiser dans une maison...
  • -Perce le secret de cette technique, et tu m'auras vaincu. Tu auras jusqu'au tournoi pour le faire. C'est un petit avantage que je te donne. Concluais-je avec un clin d’œil.






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Hyûga Toph
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Mer 22 Aoû 2018 - 22:56
Tu es dévoré par l'ambition. C'est bien, il faut viser haut. J'aimerais avoir autant d'envies que toi. Mes rêves de fonder ma propre école d'art martiaux à côté des tiens ont l'air bien fades et monotones.


Elle soupira. Faire une école de taijutsu - voir de nintaijutsu - basés sur des mouvements rationnels et efficaces, contrairement aux katas de son clan. Elle avait donné cours à Kami l'autre jour, et elle y avait pris plaisir. Devenir maitre, le souhait avait toujours été présent. Mais apprendre à quelqu'un d'autre était une nouvelle déclinaison récente qui ne la déplaisait pas. La conversation suivit son cours, entremêlant tournoi et capacité Mokuton - alors que Toph engloutit deux desserts. Tenshi était un frustré, dans le fond. Et cette frustration le faisait avancer dans la vie avec force et énergie, tant bien même ce sentiment était un peu négatif à la base.

Son arbre magnifique ? Insatisfait. Tout comme de sa situation actuelle. Et, pris d'une envie soudaine ou d'une gentillesse calculée, il montra à Toph sa dernière technique. Une aura de chakra l'entoura, d'une saveur boisée. Une aura puissante, réactive. Vivante ? Mokuton ? Par élimination, c'était la seule vérité possible. Une technique défensive ? Mais pourquoi cette fluidité ? Quelque chose était programmé dans ce chakra. Un programme complexe.

Toph secoua la tête, elle n'avait pas besoin d'en savoir autant, ni d'en savoir plus.

Tu es quelqu'un de gentil Tenshi. Tu sais ça ? C'est une qualité. Mais ne me blesse pas avec. Je veux un combat à la loyale. Enfin, avec des ruses et des sournoiseries dedans. Mais je n'ai pas besoin d'avoir un tel avantage sur toi pour moment. Une victoire non mérité a moins de saveur qu'une défaite ardente.


Même si elle redoutait un affrontement avec Tenshi, son instinct de guerrière était plus forte. Elle était une Amazone, une Valkyrie. Elle vivait pour la gloire du combat et des affrontements. Elle désirait certes bien paraitre devant ses parents et tenir le plus longtemps possible en lice. Mais elle ne comptait pas pour autant voler une victoire de cette façon. Gagner par tactique oui. Gagner par commisération de son adversaire ?

NON.

Elle s'essuya la bouche avec sa serviette avant de se lever de table. Elle s'éclaircit un peu la gorge avant de dire simplement.

Puis-je te montrer un petit projet que j'ai ? Suis-moi.


Elle pris une lanterne et le conduisit dans le jardin. La lumière tombait avec la nuit, mais la lanterne était encore non-nécessaire par la luminosité ambiante. Ils arrivèrent au fond du jardin du domaine. Le Jardin de Toph, là où elle s'entrainait au doton, loin de sa famille et des autres membres du clan. Au plein milieu, il y avait une butte avec une porte en pierre. Elle l'ouvrit et l'emmena dans un escalier en colimaçon. Lui aussi en pierre.

Tout autours d'eux étaient taillés par les mains même de Toph. Elle montra avec la lanterne les quelques couloirs de son domaine secret - encore bien vide. L'air était frais - il y circulait en permanence grâce à des conduits d'aération.

Voilà, c'est ici. Ma cachette secrète : une demeure sous-terraine. J'y suis plus au calme pour entrainer mon doton, loin de mes parents et de mes serviteurs. J'ai néanmoins un problème. Le manque de lumière, d'où ma lanterne. Aurais-tu connaissance d'arbres, de racines ou je ne sais quoi qui soient bioluminescent ? Cela serait une réponse élégante, je trouve.


Elle avait deux choix. Le mokuton ou l'hikariton. Elle espérait que Tenshi puisse un peu l'aider dans sa recherche.
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Sainan Gi. Tenshi
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Jeu 4 Oct 2018 - 0:40
Je ne pouvais répondre à cette toute jeune fille sur ce qu'elle venait de dire... Elle avait raison sur un point et terriblement tort sur un autre. Moi un homme ? Dévoré par l'ambition, mon altruisme, ce qui se berçait dans candeur et d'innocence me conduisait aux plus innommables irrévérences. Je n'étais point un homme bon, car les hommes, je les regardais comme des fourmis ou des outils qui me seraient utiles, ou encore comme des obstacles à franchir. Il n'y eut que Diao pour parvenir à me faire ressentir une véritable affection, comme celle que j'eus connue autrefois, tout le reste, je pouvais le sacrifier sans me retourner, même mon sensei, que je respectais, je savais que s'il venait à mourir, je pleurerais mon appui principal dans le village bien avant le père de substitution qu'il tentait d'être pour moi. Oui, si cela pouvait m'aider à atteindre mon but, tous ici, je les ferais brûler en enfer. Voilà qui posait une véritable question, je souhaitais un monde parfait, et en être gardien, je souhaitais en abolir toute idée de souffrance et d'iniquité, mais j'étais prêt en même temps à tout sacrifier pour y parvenir, alors était-ce le véritable bien ? Ou le véritable mal ? N'y avait-il pas ici que le désir, dépourvut de toute notion morale, et seulement que je pourrais sacrifier pour l'assouvir ? Cette princesse de clan, je crains qu'elle n'aurait pu y répondre. Ainsi, sagement, et conservant par l'apparence l'humeur d'un voile de sainteté, emprunt d'une telle innocence qu'elle fut surnaturelle à transparaître au gré d'un regard azur pur de séduction, je ne renvoyais qu'un sourire silencieux pour réponse. Par celui-ci — ce sourire, par son silence qui cachait la gravité de mes présomptions, et tous les funestes présages qui les accompagnaient, je pouvais encore donner l'illusion que j'étais un homme bon, peut-être du noble insoumis, d'une apparence telle qu'on croirait voir l'enfantement du ciel.

Elle croyait que je lui avais montré l'un de mes secrets par gentillesse, alors que c'était que je ne me sentais aucunement menacé par elle... L'interprétation d'une action peut être si différente d'une personne à l'autre, devant mon inébranlable confiance qui frisait plus l'indifférence au danger qu'une impassibilité, je pouvais songer que cela était si outrageant qu'on y verrait parfois non plus une version hautaine de ma personne, ma la sagesse d'un homme qui éprouve le besoin d'aider son prochain. Malheur à celui qui me donne sa confiance pourtant, la force de mes convictions et mon manque de considération face au danger me conduiront nécessairement un jour je le crains, à mourir stupidement, et ceux qui m'auront suivi avec moi à n'en pas douter.

Silence est d'or, et laissant mon hôte mener la conversation, je me laissais conduire vers l'un de ses secrets. Preuve de confiance sûrement, elle me faisait le récit de son entreprise et me faisait découvrir son petit domaine à elle. Ainsi, si moi j'avais Haut Jardin, elle, se terrait dans un souterrain comme une taupe, mais un joli souterrain, pour une jolie taupe. Je ne me laissais guère flatter d'avoir le privilège de pénétrer dans ce lieu, jusqu'à ce qu'elle me fasse entendre l'un de ses soucis en espérant que je saurai y remédier grâce à mes talents de manipulateur de Mokuton. À la lueur de sa lanterne, je pouvais effectivement parvenir à régler son problème. Toutes les essences de bois n'avaient pas les mêmes caractéristiques, et j'avais de quoi la surprendre en même que de lui dévoiler l'un de mes projets commerciaux. En effet, si je devenais prince Chôkoku, ce n'était pas uniquement grâce à ma relation avec Diao et mes beaux yeux, mais aussi par attrait commercial. Apprenant mes tentative de réunir les utilisateurs du mokuton à Haut-Jardin, les Chôkoku en m'adoptant concluaient déjà une alliance et se réservait le droit de distribution de tout ce que mon futur et hypothétique clan pourrait produire. Arbres fruitiers surtout, donc fruits, légumes, bois, et tout ce qui va avec, mais aussi, du vin. En effet, la vigne, c'était surtout du bois et les Chôkoku savaient quel profit il y aurait à tirer de cela. Mes créations faisaient d'ailleurs quelques bénéfices alors que j'étais pourtant seul.
  • -Le bois de vigne serait idéal, c'est un combustible lent, qui fait une belle lumière. Cependant il n'y a aucune lumière ici, je pourrais les créer en quelques heures pour toi, mais à terme, cela ne te servirait pas plus, ils mourront tous. Sans lumière, pas d'arbre, pas de fleurs, pas de forêt. Encore que je pourrais imprégner le tout de mon chakra pour te les rendre éternels, mais là ce sera des jours de travail, car cela est très épuisant pour moi, tout dépend du temps que tu as. À ta place je creuserais de minuscules puits de lumière jusqu'à la surface tous les 10 mètres, tu aurais une visibilité tamisée, mais une visibilité tout de même. Vois-tu le chakra je le crains ne résous pas tous les problèmes. Lui répondais-je mélodieusement.

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Dernière édition par Sainan Gi. Tenshi le Jeu 4 Oct 2018 - 23:02, édité 1 fois
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Hyûga Toph
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Jeu 4 Oct 2018 - 22:10
Tenshi écouta en silence. Il semblait fatigué, ou en tout cas moins loquace. A moins qu'il n'était plus intéressé par sa compagnie ? C'était tristement plausible. Toph était une princesse, certes, mais elle n'avait rien de Yume. Elle était guerrière avant tout, et les charmes ne faisaient pas partie de sa fiche technique. Au moins, il souriait. Mais c'était ce genre de sourire qui était une énigme à lui tout seul. Comme un sphynx éternel, figé dans le mystère. Non, elle ne pensait pas comprendre ce qu'il pensait. Elle aurait bien voulu être Yamanaka et lire ses sentiments, ses envies, ses passions. Mais elle était simplement Hyûga.

Ses pupilles pâles étaient décidément bien aveugles.

Tenshi n'évoqua aucun plante doué de luminescente. Uniquement du bois pour faire des torches efficaces, du bois de vigne. C'était donc une impasse de ce côté là. Encore une, mais elle ne désespérait pas. Toph savait qu'elle finirait par trouver sa voie. Et son dojo serait connu de tous à ce moment-là. Elle avançait, pas à pas. Ce n'était pas des avancées spectaculaires, mais cela ferait l'affaire, pour le moment.

Il ne fallait pas être trop gourmande.

Je vois. Je n'y avais pas pensé, à cette contrainte de chakra. Malheureusement, les puits de lumières ont une utilité que fort limitée, malheureusement. J'ai fait un premier test, mais la profondeur est une véritable contrainte. Et la nuit, rien ne perce. Je garde espoir que l'Hikariton soit une solution élégante et atteignable, sinon je me contenterai effectivement de torches.

Elle fit demi-tour et abandonna son dojo pour le moment. Elle invita Tenshi à la suivre sur les dalles de pierres. Ses pieds étaient assurées ici. Elle se sentait chez elle, en harmonie avec le lieu. La terre lui parlait, là où le parquet Hyûga lui paraissait bien froid et impartiale.

Si tu t'intéresses aux vignes, je vends mon expertise pour te faire une cave.

C'était une petite pointe d'humour pour détendre l'atmosphère et combler le vide pendant qu'elle montait les marches de l'escalier. Bien vite, ils débouchèrent à l'air libre, toujours la lanterne à la main. Elle virevolta et fit face à son invité.

Bien, je te remercie pour tes conseils. J'espère que cette visite t'as plu, et que tu as appris suffisamment de choses. Je te proposerai bien un duel en ces lieux, si d'aventure nous n'avons pas l'occasion de nous affronter lors de ce tournoi. Et je pourrais me frotter à ta fameuse technique. Qu'en penses-tu ?

Et elle écoutait sa réponse, dans la brise fraiche de la nuit. Sa lanterne les éclairait tous les deux, à sa lumière vacillante, dansante et festive.

Et, finalement, le faucon blanc s'en alla, en disant à peine aurevoir. Mais qu'à cela ne tienne. Ils se reverraient bientôt.
Spoiler:
 
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