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Impunis [Iwa]

Bakuhatsu H. Kyôshirô
Bakuhatsu H. Kyôshirô

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Mer 26 Sep 2018 - 11:44
« Vous n’aurez pas à prendre la parole, princesse. Mais votre présence sur le toit est importante. Merci.
Monsieur, ils vous attendent. »

Le Borgne soupira, puis il esquissa un rictus en direction de la jeune Byakuren Yume. Dix-huit ans maintenant, elle avait su devenir une jeune femme et désormais une kunoichi de la Roche. Et dire que lorsqu’il avait rejoint la garde seigneuriale, il l’avait connue alors qu’elle n’avait que trois printemps… Un sentiment étrange s’était emparé du cœur de l’homme qui en oubliait presque tout son discours et l’importance de celui-ci. Il était à quelques minutes à peine d’un des moments les plus importants de sa vie.

Son œil se ferma tandis qu’il se redressait. Il demanda d’un geste de la main à la jeune princesse de mener la marche. Puis ils prirent l’escalier qui allait les mener sur le toit de l’Académie Hashira. Ce n’était pas un lieu choisi au hasard, ni uniquement pour sa localisation. Les messages que le futur orateur allait véhiculer seraient bien mieux représentés ici.

Des gardes et shinobis masqués se positionnèrent aux extrémités du toit de l’Académie. Ils furent les premiers que les Iwajins, ninjas comme civils, purent apercevoir. Puis vint le tour de la princesse, que beaucoup reconnurent. Cela valu de premiers murmures, qui à l’échelle de tout un peuple résonnèrent comme les doutes d’un géant. Mais le silence sembla se réinstaller lorsqu’ils aperçurent le dernier arrivant. Seule sa carrure et la position centrale par laquelle il se mit en avant furent les preuves de qui il était, car il ne portait pas encore les habits de son titre.

« Mesdames, messieurs et enfants d’Iwagakure no Satô, je suis Bakuhatsu Kyôshirô. Certains me connaissent parce que j’ai été le chef de la garde du Seigneur Byakuren et que j’ai souvent collaboré avec vos gradés. J’emploie le passé puisqu’à compter d’aujourd’hui, je serai votre nouveau Tsuchikage. »

Ce n’était une surprise pour personne, hormis peut-être ceux qui n’auraient pas lu les affiches installées un peu partout dans le village par les membres de la Police. De la plus simple des présentations, cette dernière conviait tout Iwajin à venir ce jour, à midi pile, pour une annonce de la plus haute importance de la part de Bakuhatsu Kyôshirô. Puisque les évènements survenus à Tetsu no Kuni, plus précisément la mort du Sandaime, étaient connus de tous : cette annonce ne pouvait vouloir dire qu’une seule chose. Et cette hypothèse avait un poids immense lorsqu’on savait qu’elle viendrait du chef de la garde du Daimyô.

« Nous savons tous ce qu’il s’est passé il y a deux semaines : le nouveau pouvoir en place de Tetsu no Kuni a ôté la vie à certains de nos frères et sœurs, parmi eux, mon prédécesseur. Cette situation a dû être un poids à porter, pas seulement pour nos confrères Nagamasa qui sont ici, mais pour chacun d’entre vous. Notre Seigneur en a saisi toute l’urgence et l’importance. C’est pourquoi il a choisi de se séparer de son allié le plus important pour me placer à la tête du village. C’est aussi parce qu’il sait l’importance de la militarisation et du devoir qui nous incombe qu’il a même accepté que sa fille, la princesse, rejoigne vos rangs et suive une éducation ninja comme chaque Iwajin. »

Pour ceux qui découvraient leur Yondaime Tsuchikage pour la première fois, ils avaient des traits singuliers à remarquer. Tout d’abord, le fait que leur chef était Borgne. Son œil gauche était proie à de fines cicatrices qui semblaient le maintenir fermé. Ensuite, l’attitude à la fois sérieuse mais nuancée par les mains qu’il maintenait dans ses poches. Quant à sa voix puissante et grave, il était impossible sans la comparer de savoir si elle était ainsi en toute circonstance ou spécialement à cause de son discours.

« Le sentiment d’injustice ainsi que l’appel de la vengeance doivent ronger nombre d’entre vous. Je les connais et encore aujourd’hui, je les ressens : mon frère ainsi que la majorité de mon clan se sont rangés du côté des forces du Pays du Fer. A ceux qui pensent que la Seigneurie m’a ordonné de tempérer votre colère et d’empêcher des assauts sur Tetsu no Kuni et que ma nomination a des racines politiques : ce serait vous mentir que de vous dire l’inverse. »

Il inspira avant de reprendre aussitôt, coupant court à toutes celles ou tous ceux qui auraient voulu crier ou huer.

« Mais je ne serai pas le chef d’une paix qui ferme les yeux sur les morts injustes de nos camarades. Je réformerai autant que nécessaire et travaillerai sans relâche pour que demain, leurs morts soient les pierres qui nous permettent de construire un village plus militaire, plus sûr, plus fort et plus juste qu’avant. Pour que ce genre d’évènements n’arrivent plus. »

L’heure de la conclusion était arrivée.

« Tsuchi no Kuni ne veut pas d’une guerre avec Tetsu no Kuni. Mais une guerre n’a jamais été nécessaire pour obtenir justice. Et je peux vous promettre que les meurtres de mon prédécesseur et de nos compagnons ne resteront pas longtemps impunis. Pour les nôtres, pour Iwa. »

Les applaudissements avaient remplacé les doutes. Il serait difficile de savoir si tout le monde avait approuvé le discours du nouveau Tsuchikage, mais ce dernier se doutait bien qu’il pourrait y avoir certains sceptiques voire opposants. Il saurait composer avec et savait bien que sa tâche ne serait pas aisée, encore moins en ce début d’une nouvelle ère. Mais ce n’était pas pour baigner dans la facilité que le Bakuhatsu avait accepté sa nomination.

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Konran Tenzin
Konran Tenzin

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Mer 26 Sep 2018 - 17:46
Quelques jours après notre retour de Tetsu, porteur de nouvelles funestes et pour le moins tragiques, des affiches avaient été postées un peu partout en ville par la police. La Roche était en crise, et la douleur de nos pertes résonnaient encore profondément en moi, plus que certains ne pouvaient l'imaginer ou le comprendre. J'avais échoué, une fois de plus. Echoué à protéger ceux qui m'étaient chers, et j'étais parti une nouvelle fois, abandonnant derrière moi des camarades. Certes, je l'avais fait dans le but de ramener le plus grand monde vivant à la maison, mais cela n'était pas suffisant pour soulager mon coeur de ce poids insupportable. Et à peine étions nous retournés, à peine la nouvelle mortuaire du précédent Kage avait traversé le village que nous étions déjà en train de prévoir une nouvelle Ombre. Encore une fois, je comprenais la nécessité de cet acte, car nous ne pouvions pas rester ainsi, désordonné, désuni, sans chef, à l'aube de cette nouvelle aire qui promettait de grand bouleversement pour le Yukan. Mais cela ne m'empêchait pas de ressentir ce goût amer dans ma bouche. Un goût désagréable né d'un mélange complexe d'émotions négatives.

Cependant j'étais un shinobi de la Roche, et même si mon âme saignait encore des récents évènements, je me pointai au lieu de rendez-vous, à l'heure où le soleil tapait sans scrupule sur nos têtes. Comme pour n'importe quel rassemblement de ce type, les murmures dans l'assemblée étaient si nombreux qu'on avait presque l'impression de se retrouver dans un nid géant d'abeilles. Nous patientions tous devant l'Académie, regardant par intermittence le toit pour savoir à quel moment l'Elu allait s'avancer. Pour ma part, mon regard était fixé là-haut, et je ne le détacherais sous aucun prétexte. Des hommes masqués, surement des shinobis ou des gardes, étaient debout sur le toit, formant comme une garde rapprochée de celui qui s'annoncerait. Un poids supplémentaire venant renforcé la solennité de l'annonce à venir. L'apparition de la princesse Yume, que j'avais rarement vu au cours de ma vie d'Iwajin, ne fit qu'augmenter les interrogations chuchotées du peuple. Mais ce signe me certifia que, si j'avais encore des doutes sur l'annonce qui allait être faite, la présence de la Princesse en était la promesse. La même présence qui avait annoncé ce qui me semblait n'être que hier l’intronisation du Sandaime Tsuchikage. Et lorsque le dernier arrivant s'avança face à la foule, tout bruit cessa.

Peu de gens ne connaissaient pas cet homme. Au moins de nom, si ce n'était plus. Cet homme d'âge mûr, à la mine sérieuse mais à la posture désinvolte, n'était autre que le garde rapproché du Daimyô : Bakuhatsu Kyôshirô. Si il y a deux semaines je ne savais rien du clan Bakuhatsu, ma récente rencontre à Tetsu avec un membre de ce même clan m'avait poussé à faire quelques recherches. Dans les archives du clan Chokoku, j'avais retrouvé la trace -bien que minime- du clan Bakuhatsu. Contrairement à leur cousin, ces derniers n'avaient pas besoin d'autres matériaux que leur corps pour créer des explosions, comme l'avait expérimenté Hisa. Mes yeux se plissèrent cependant face à cet homme borgne mais à la carrure imposante. Des souvenirs douloureux, déjà présents, ne manquèrent pas de refaire surface à la vue de cet homme. Etait-ce une blague ? Nos supérieurs n'étaient-ils pas au courant de ce qui s'était passé là-bas pour nous présenter un nouveau Kage, affilié avec ceux qui avaient tué le Sandaime, Sayuka [et Musashi] ? Mes poings se serrèrent en même temps que mes dents grincèrent.

-Je rêve...

Peut-être les autres autour de moi ne réalisaient-ils pas, mais je n'étais pas idiot, moi. Et les paroles de cet homme, notre nouveau Tsuchikage, confirmèrent ce que je pensais. Il avait été envoyé en connaissance de cause, justement pour apaiser les tensions entre Tsuchi et Tetsu, de par son affiliation avec un de ceux qui se faisaient appeler "Les Héritiers". Cependant, ma colère s'apaisa un peu lorsque je compris que le reste de son clan n'était pas un facteur adoucissant. Il partageait notre désir de vengeance, même s'il appelait à la paix. Venger nos morts, sans déclarer la guerre à Tetsu ? Je ne voyais pas exactement comment il s'y prendrait. Nos morts avaient été tués par le Shogun et Daimyô du Pays du Fer. Venger nos morts, tuer ce Shogun, reviendrait à déclarer la guerre à son pays. Je ne voyais pas très bien comment il comptait éviter une guerre, qui avait pour beaucoup déjà commencé dans nos coeurs.

Ils n'étaient pas là, ce jour là. Ni lui, ni aucun d'entre eux. Ils n'avaient pas vu le corps coupé en deux du Sandaime. Ils n'avaient pas vu la gorge de Sayuka se faire trancher juste sous nos yeux, alors qu'elle était sans défense et à la merci de son adversaire. Ils n'avaient pas vu l'horreur de la scène tragique et sanglante qui s'était jouée là-bas, si loin de nos terres. Et surtout, il n'avait pas vu ces samouraïs loyaux envers leur Maître, bougeant à l'unité pour défendre le Seigneur de ce Pays.

-Et comment comptez-vous venger nos morts sans déclarer la guerre à Tetsu ? Les samouraïs bougent comme un seul homme, et ils défendront leur Seigneur avec leur vie. Sans parler de l'autre Bakuhatsu qui l'accompagnait, ainsi que l'ex-Kumojin. Alors permettez-moi de vous demander des explications, Yondaime...

Cela avait été dit d'une voix forte, et malgré le respect que je devais à cet homme qui était à présent mon leader, je ne pouvais m'empêcher d'être rongé par des ténèbres qui avaient du mal à être dissipées. Des ténèbres qui envahissaient mon coeur et qui réclamaient le sang de ces hommes. Ces crimes ne resteraient pas impunis. Je tournai mon regard sombre vers les shinobis masqués, et une petite étincelle vint étreindre mon coeur. Certainement des ninjas d'élites chargées des missions les plus compliquées. Des missions requérant discrétion, agilité et puissance. Des missions que j'avais hâte d'accomplir moi-même, une fois que j'aurais suffisamment progressé pour y prétendre.

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Let go your earthly tether. Enter the void. Empty, and become wind...
Impunis [Iwa] Tenzin10
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Shuuchuu Chiryou
Shuuchuu Chiryou

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Mer 26 Sep 2018 - 18:46
Des gens, en nombre. Évidemment au milieu de tout cela, dans un même pack se masses les membres de la famille, du clan mineur Shuuchuu même ceux qui étaient réquisitionnés pour s'occuper du remodelage et de l'édification du domaine et donc, de l'hôpital secondaire d'Iwa. Cela dit, il y a des lieux et des évènements qui sont ci important, que cela mérite une pause dans le gros oeuvre pour s'y rendre. Le gros tas est donc formé de membres de la famille, presque exclusivement des médecins ou assimilée donc. Je suis au devant en tant qu'héritière et nouvelle chef de famille. Juste derrière moi, mes parents qui savourent un peu de repos et s'occupent de leurs petits enfants presque à plein temps maintenant.

"J'espère qu'il n'y aura pas d'incident."

Mon père, Kâto, à de bonnes raisons de s'inquiéter. Le sang chaud de certains shinobis pourrait les pousser à commettre ce genre d'erreur et nous n'avons certainement pas besoin de ce genre de remous. Ma mère quant à elle, Maeda, qui me ressemble trop et qui semble trop jeune pour que ce soit naturel ou crédible, affiche un air plus serein. Elle met une main maternelle sur mon épaule tout en tenant un de mes enfants contre elle.

"Qu'elle sera la disposition du clan face à notre nouvelle ombre ?"

C'est en tant que membre et mère qu'elle me demande ceci, en réalité elle sait pertinemment ce que j'en pense, mais elle s'assure indirectement que je le dise à voix haute pour le reste du clan.

"Nous n'avons pas à l'aimer, juste à lui obéir. Les Shuuchuu n'ont jamais fait déflexion à Iwa, le pays de la Roche ainsi qu'a la hiérarchie qui est au-dessus de lui."
"Et plus personnellement ?"
"laissons-lui le temps d'agir, de montrer ses qualités et intentions."

Si cela n'est pas assez clair, je soutiendrai Bakuhatsu-sama. J'ai toujours obéi et je ne changerai pas aujourd'hui. Quand son regard se portera ou c'est porté dans notre direction, c'est comme un seul homme que la famille, le clan mineur Shuuchuu le saluera d'un poing vigoureux contre la poitrine, il en va de même pour la princesse. Loyauté, fidélité, soutient, le pays à besoin de bases solides et nous allons nous assurer que notre nouveau dirigeant st tout ce qu'il faut pour bâtir et renforcer les fondations de sa nouvelle fonction. D'ailleurs, malgré le fait qu'une très grande partie de nos ressources soient parties dans le projet de rénovation de notre domaine, entrainant la construction d'un hôpital secondaire pour Iwa et d'avant postes médicaux dans tout le pays de la terre, nous lui avons fait porter un présent. Une preuve de nos bonne intentions plus qu'autres choses, il l’interprètera comme il le souhaitera.

D'ailleurs, je ne veux pas plus d'une guerre avec Tsuchi no kuni, si j'y ai fait bâtir des avant-postes se n'est pas pour les frapper dans le dos, mais pour créer un lien solide. Il faudra que j'en discute avec notre Tsuchikage. Je n'ai pas envie que Tsuchi no kuni interprète leurs édifications comme une préparation à de futurs assauts et ne les détruisent de manière préventive... Il faut donc que je demande à notre guide s'il pourrait intercéder en notre faveur pour éviter un incident à ce sujet. La diplomatie est un point délicat qui mérite toujours la plus grande des attentions.

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Impunis [Iwa] WQ9AV
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Hyûga Toph
Hyûga TophEn ligne

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Mer 26 Sep 2018 - 19:59
Suite au retour de Tetsu, Toph s'était à coeur perdu dans ses entrainements. Elle n'avait plus quitté son dojo, consacrant des journées entières à développer et travailler à des techniques. A affiner son doton. A peaufiner son juken. A poursuivre son exploration de l'alliance des deux. Elle avait pleurée, elle avait hurlée, sans jamais arrêter de frapper un mannequin de pierre, sans jamais arrêter de projeter du chakra vers des cibles, sans jamais cessé de balancer des rochers. Car elle s'en voulait d'avoir été trop lente pour sauver Yoshi. D'avoir été trop lente pour sauver Sayuka. Et de ne pas avoir soutenu Musashi jusque dans sa chute. Le iai du Shogon tournait en boucle dans les quelques rêves que la kunoichi faisait.

Ce fut son père qui la tira de cette transe post-traumatique et qui la traina jusqu'à l'Académie. Car il y avait une annonce importante, et c'était le devoir de son Héritière de l'écouter. Toph avait utilisé toute sa mauvaise grâce pour ne pas venir mais elle avait cédé.

Car c'était la première fois que son père était venu à son Dojo.

Elle attendit, distraite, que l'annonce se fasse. Elle se redressa de tout son corps quand elle vit qui arriva. Son Byakugan s'activa sous l'adrénaline, et elle sortit instantanément de sa torpeur. Et elle se calma aussitôt. La ressemblance était frappante, mais il ne s'agissait pas de la même personne. Il n'y avait pas de Henge en sa personne, ses traits étaient différents, il était bIl serait leorgne. Autant d'éléments qui rassura Toph. Ce n'était pas l'homme qui avait empêché la princesse Hyûga de blesser le shogun.

Non, mais peut-être quelqu'un de sa famille.

Son attention perdue depuis deux semaines revint en force. Il serait le nouveau Tsuchikage. Un de plus. Son background n'était pas celui d'un shinobi, mais d'un garde du Daiymo. C'était atypique, mais il fallait avouer qu'il y avait peu de Jonins de la trempe de Yoshitsune. Il avoua que son frère et la plupart des membres de son clan s'étaient rangés du côté de Tetsu. Il s'agissait alors de son frère. Peut-on le laisser à la tête du village, avec un tel conflit d'intérêt ?

Silencieuse, Toph écouta chaque parole.

Il ne promettait pas la guerre. Il ne promettait que la justice. Toph serra ses poings. Elle ne laisserait pas les morts tomber dans l'oubli. Et elle ferait ce qui est nécessaire pour faire partie de cette justice.

Tenzin demanda des informations complémentaires. Et son père écoutait attentivement. Avec la prise de pouvoir de Takumi, il n'était pas directement impliqué dans les décisions des Hyûgas, mais ce n'était pas pour autant qu'il n'avait pas d'influence.
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Hyûga Kami
Hyûga Kami

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Mer 26 Sep 2018 - 21:08
« Impunis »




Le Kage est mort. Vive le Kage.

Il était attablé à une terrasse de café lorsque la nouvelle était venue jusqu’à ses oreilles. Le Tsuchikage était décédé. Les bras lui en tombaient. Comment un homme aussi puissant que lui pouvait être vaincu ? La réponse il la connaissait mais n'arrivait pas à y croire. Un homme plus fort que leurs Kage existait en ce bas monde. Le tout nouveau Shogun du pays du fer.

Terrer chez lui depuis l'annonce, le jeune homme n'était plus sorti et ressassait le passé. L'Hyuga serra le poing lorsqu'il repensa à tout ceci. Sa poigne était si forte que sa main en tremblait. Pour la première fois de sa vie un sentiment étrange l'envahissait. La haine. Il souhaitait faire payer à ces raclures la mort de l'Ombre. Le pays du fer avait volé l'honneur d'Iwa. Et cet honneur sera laver dans un torrent de sang et de colère. Rien n'y personne ne pourra faire changer cela. PERSONNE. Bien qu'il sache pertinemment que la haine entraine les Hommes dans un cercle de plus en plus vicieux, il ne pouvait se résigner à pardonner la mort du Kage pour le moment.

Passant la tête par la fenêtre pour observer la rue commerçante, il put remarquer que les terrasses des échoppes désemplissaient au fur et à mesure que la matinée avançait. Il était bientôt l'heure. L'heure de savoir ce que deviendrais le village sans son Kage. L'heure de faire sonner les cors de guerre. Il prit soin de s'habiller avec son costume noir. L'heure n'était pas aux réjouissances. Il prit également le soin de retirer son masque. Il serait mal vu d'être vêtu comme à son habitude. Sortant dans la rue marchande, il prit la direction de l'académie.

Tout le village s'était réuni. La masse de personne ne surpris guère Kami. Le destin du village dépendait de l'issue de ce discours. Il se fraya un chemin à travers la foule afin de s'approcher un peu plus du bâtiment. En proie aux doutes, les murmures des villageois résonnèrent devant l'enceinte de l'académie. Ce ne fut qu'une fois les différents protagonistes en place sur le sommet de l'académie que le calme revint. Un silence de mort se fit entendre. Un homme prit la parole. Son attitude détendue était contrastée par le ton solennel qu'il employait…Le discours passa et Kami n'en crut pas ses oreilles.

Dans le plus grand des calmes, les mains dans les poches, un inconnu -pour Kami- avait été désigné Kage…Il avait surement un passif militaire de part son ancienne fonction de chef de garde du Daimyo mais cela n'en faisait pas non plus un candidat idéal. Ce ne fut que lorsqu'il annonça au village sa volonté de ne pas déclarer la guerre que le sang de Kami ne fit qu'un tour. Droit dans ses bottes il avait annoncé que son propre frère et bon nombre de membres de son clan avaient participer à cet événement et se permettait d'appeler au calme…Cet homme était complétement fou. Il se mettait le doigt dans l'œil jusqu'au coude s'il pensait que la carotte allait atteindre le rectum sans broncher.

"FOUTAISES !" S'écrit-il

Plusieurs voix s'élevèrent en signe de protestation. Un autre homme demanda comment le Kage allait procéder pour venger les morts sans attaquer Tetsu, il était toutefois plutôt calme comparé à Kami qui bouillonnait. Il continua de lâcher la bête.

"Comment pouvez vous appelez au calme après ce que vous venez de dire ?! Vous débarquez, annoncez votre promotion au rang de chef suprême du village. Puis vous prenez ensuite le temps de préciser que votre propre clan mais également votre propre frère à participer au massacre et vous nous demandez de rester là les bras croisés ? Je n'entrevois ici que les paroles d'un couard souhaitant préserver une paix bancale qui est voué dans tous les cas à s'effondrer…Rien de personnel mais la pilule ne passera pas aussi facilement pour moi ! Il va falloir être plus convaincant…'Yondaime'… "

Il venait de surement dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. Qu'importe, il voulait venger ses camarades. Depuis plusieurs mois il se sentait désormais parfaitement intégrer au village et avait tisser de puissant lien avec les différentes personnes le composant. Il aimait ses amis et ferrait n'importe quoi pour les venger.


Tenue et visage de Kami:
 
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Ashikaga Gabushi
Ashikaga Gabushi

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Jeu 27 Sep 2018 - 0:12

Gabushi pensait être prête à affronter le monde extérieur quand elle était entré dans le palais du shogun au pays du fer. Son entrainement et surtout les échanges philosophiques avec Nagamasa Musashi l'avait aidé à se préparer à la mort. Ils avaient abordé énormément de sujet cette fameuse soirée au restaurant, se préparer à mourir et donner la mort en faisait évidemment parti et elle n'avait aucune hésitation sur le sujet.
Mais quand était-il de la mort d'autrui ? Celle de ses alliés et proches ? Musashi s'était probablement détaché de ce genre de chose depuis longtemps. Il avait des qualité, il était quelqu'un de profondément bon selon l'Ashikaga. Mais son honneur et sa vision du monde, "sa voie", lui avait ôté des choses que les simples hommes se devaient de porter. La jeune fille qui venait de rentrer dans l'univers shinobi depuis peu, ne pouvait avoir la même insensibilité.

Depuis que le petit groupe était rentré de l'incursion au pays du fer, elle montait la garde. Simplement en faction sur les toits du quartier résidentielle. A regarder l'horizon, surveiller les autres civils qui continuaient tranquillement leur vie en dessous. Sa routine s'était changée, le choc qu'elle avait vécu à Tetsu no kuni l'avait transformé. Comment pouvait-elle faire comme si rien ne s'était passé ? Ils étaient tous possiblement sous la menace d'une attaque d'une puissance conséquente. Iwa avait beau être un grand village, dans un grand pays. Elle était convaincu qu'ils n'étaient pas préparés à la tempête qui approchait.
La journée n'était que ronde, poste de garde et autre surveillance. Moquée de temps en temps par les gradés qui eux avaient pour fonction l'officielle protection du village, certains s'inquiétaient aussi pour elle, n'ayant droit qu'à une réponse polie et simple ils repartaient vers leur devoir en la laissant seule. Cela ne l'empêchait pas revenir le lendemain, après une nuit de cauchemar à revoir les visages des personnes fauchées par les meurtriers du fer.
C'est comme ça, purement par hasard pendant une balade au quartier résidentiel, un soir, qu'elle avait répondu à l'appel urgent au porte pour suivre le Tsuchikage. Ils avaient plié le genoux là-bas, devant des chasseurs, ils étaient tous devenu des proies.

Elle aimait ce village, elle n'avait aucune doute là dessus. Les Iwajins l'avaient recueilli pendant une grande période de doute sur sa propre existence, pour qu'elle puisse grandir et s'intégrer de la meilleure façon qui soi. C'était en grande partie grâce à eux, pas uniquement à Musashi, qu'elle était là où elle était aujourd'hui. Mais ils étaient tous en danger, ils avaient tous un sabre sous la gorge comme l'avait eu Sayuka avant les derniers instant de sa vie. Elle n'arrivait pas à effacer l'expression d'incompréhension naïve qui figea son visage à jamais, à l'instant ou l'acier tranchait sa chair. Ces images la hantait, son incapacité d'agir la culpabilisait.
Elle passa plusieurs jours ainsi, dans une tourmente solitaire qui n'en finissait pas. Elle avait bien perturbé sa nouvelle routine pour aller voir Tenshi, ou même Toph au début. Mais le déni se dissipa bien vite, laissant une jeune fille en colère se morfondre sur les toits du village, les quittant uniquement quand un besoin physiologique se faisait sentir.
Beaucoup de sentiment pouvait l'atteindre, la colère et la haine était là bien sûr, mais ce n'était pas les dominants. La culpabilité, le sentiment d'être inutile, et surtout la peur était ses principaux fardeaux.
Même la pluie ne pouvait la déloger de ses tours de garde volontaire. Que pouvait-elle faire d'autre ? Elle était une sentinelle et la tempête approchait.

Elle n'était pas au courant, quand une foule de personne se mit à se rassembler pour écouter le discours du nouveau Tsuchikage, le quatrième. Elle resta sur un toit plutôt éloigné, juste assez proche pour tendre une oreille distraite à ce qu'il pouvait bien raconter. Et ce n'était pas glorieux selon elle. Des promesses de justice et de paix, à croire qu'ils n'étaient pas au courant que les morts commençaient déjà à s'empiler. Ce n'était qu'une question de temps, avant que les cadavres s'empilent ici aussi et plus seulement au pays du fer. Elle s'attendait à un protecteur, à un pacificateur. Mais elle n'entendait que des promesses dissonantes d'un arriviste à la solde du Daimyo.
C'était peut être des pensées bien plus dures que ce qu'avait l'habitude Gabushi dans ses réflexions. Mais elle était particulièrement morose depuis son retour au village. Peut être le temps suffisait pour calmer les ardeurs nouvelles de la jeune genin ? Peut être pas.

Dans tous les cas, le discours du Yondaime de la roche, ne l'avait pas convaincu un seul instant, il allait devoir faire ses preuves s'il voulait gagner son respect. D'ici là, il n'aurait que de la politesse de sa part et rien d'autre.

L'arc à l'épaule, elle reprit sa garde en observant la porte est...
La tempête approchait.

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Arie Yoorasia Hahn
Arie Yoorasia Hahn

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Jeu 27 Sep 2018 - 0:43
Je ne me mêlais que très rarement aux histoires du village, me tenant uniquement aux nécessités. Je ratais, sciemment, la plupart des scoops et cela ne me dérangeait pas pour autant. Un homme aura toujours du mal à se préoccuper de ce qui ne concerne pas sa personne. Etant cependant un shinobi, il y avait certaines choses que j'étais tenu de savoir.

Le Tsuchikage était mort. Il n'était pas le seul, mais la mort de "ses autres personnes", comme les gens aimaient si bien dire, était voué à passer aux oubliettes. Ils avaient eu la malchance de mourir aux côtés d'une personne dont l'influence dépassait de loin la leur. Bien choisir comment et où rendre l'âme était au donc tout aussi important que choisir comment vivre sa vie. Ces braves iwajins m'avaient transmis une belle leçon, bien que le prix à payer s'était avéré scandaleusement haut.

Pour ce sacrifice, bien que non sollicité, je tenais au moins à les remercier.

L'histoire qui racontait comment Tetsu no kuni avait exécuté le Tsuchikage ne m'intéressait pas particulièrement. Les kages vont et viennent, ça n'a jamais été un problème. Ou tout du moins, c'en était pas un pour moi. Si l'actuel kage n'était plus, il suffisait de confier le poste à quelqu'un d'autre. A en croire les réactions des gens, j'étais sûrement dans la minorité sur ce coup. Pourtant, il n'était pas compliqué de comprendre que le système encourageait ce genre de pratique. Le kage est la pièce centrale, sans quoi un village ne peut fonctionner. Compte tenu du rôle vital de ce dernier, il était impossible de laisser le poste vacant. La dépenaence d'un village sur son kage était beaucoup trop importante, catastrophique même. Ceci dit, ce n'était sûrement pas à moi de pointer ce fait du doigt.

Mon problème avec cette tournure des évènements était tout simplement une crainte par rapport à l'avenir. Il y avait de fortes chances que ces dégénérés à petites cervelles décident de faire la guerre à Tetsu no kuni. J'avais rejoint Iwa en étant conscient qu'il viendrait un moment où certains compromis devront être faits, mais la guerre était une tout autre histoire.

Je n'avais aucunement l'intention de participer à la guerre de quelqu'un d'autre, même si cela impliquait de me mettre tout Iwa sur le dos. Un homme se devait de se tenir à ses principes. Et c'était, là, quelque chose de non-négotiable. Iwa était bien, mais Kiri ou Kumo pouvait tout aussi bien faire l'affaire. Mon futur au village allait donc se jouer sur cette annonce décrite de haute importance pour le futur du village. Il ne s'agissait pas du genre d'évènement auquels je participais d'habitude, mais exceptionnellement, j'avais l'effort de me rendre au point de rendez-vous. Mes prédictions quant au contenu de cette annonce ne différait pas de l'opinion des gens. Une position, voire des decisions, allait être partagée sur le successeur du sandaime ainsi que la situation avec Tetsu no Kuni.

Assis sur la branche assez robuste d'un arbre, j'assistai à la chorégraphie qui prit place sur le toit de l'académie. Le nouveau kage avait été choisi et, étonnamment, ce dernier ne semblait avoir aucune intention d'aller en guerre. Venger la mort du sandaime était quelque chose que tout le monde semblait vouloir mais dont personne ne pouvait assumer les conséquences. Cette personne, Kyôshirô, semblait au moins assez perspicace pour s'en apercevoir. Je ne pouvais oser espérer mieux.

A la fin du discours, je fus le premier à applaudir le yondaime Tsuchikage. Les voix qui s'élevèrent en protestation de la décision prise étaient une douce musique à mes oreilles. Ces suicidaires espéraient-ils vraiment lui faire changer d'avis? Peu importe, c'était marrant et je comptais bien profiter du spectacle.
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Akiji Yasuo
Akiji Yasuo

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Jeu 27 Sep 2018 - 14:39

Ça avait d'abord été des rumeurs, des colportages, des ouï-dire. Yasuo n'y avait pas cru.

Ensuite, Ça a été rapporté par ceux de Tetsu, ceux qui revenaient de là-bas, ceux qui y avaient été, pour de vrai. Yasuo n'y avait pas cru.

Puis Ça avait été affiché partout. Partout dans les ruelles, dans le présent, sur les murs. Ça avait été annoncé. Ça revêtait maintenant un caractère officiel. Mais Yasuo n'y croyait pas.

Ils avaient ramené les corps, ils avaient ramené l'histoire, mais cela n'était pas possible, cela n'était même pas croyable et Yasuo n’y croyait pas.

Il n’était pas croyable qu’un homme, que trois hommes, quel que fut leur poids, leur force ou leur arrogance aient pu aboutir à Ça . Il n’était pas croyable que ce monde voisin qui était le leur traverse cette crise, c’était si près. Si près. Il n’était pas croyable non plus que ceux-là aient survécu si lui était tombé. Comment alors ? Comment s’est écrite l’histoire véritablement, sans tâche d’encre pour cacher ce qui ne plairait pas ? Comment sont restés des adversaires à ce point puissants enfouis aux yeux de notre village ? Comment nos alliés, présents auprès de ceux-là ont-il pu à ce point rester silencieux ? Inertes ? Cela n’était pas concevable. Cela était une immense supercherie et il n’y avait aucune réponse qui puisse faire sens dans l’esprit de l’adolescent endeuillé.

Alors il faudrait savoir. Comme toujours. Savoir. C’était son maître mot, oui, pourquoi changer ? Il faudrait se rendre là-bas, se rendre chez ceux-là, chez Kumo, faire lumière sur ce monde-ci, sur ce meurtre, cette mort latente au cœur du jeune homme.
C’était pour cela aussi qu’il était ici. Savoir qui, comment il ferait, quel était son projet au sein même de leur monde en crise. Yasuo était ici, dans la foule, devant l’Académie, le berceau des Shinobis et du savoir. L’annonce avait été faite : Lui se présenterait à midi. Et il était à l’heure. D’une garde rapprochée mais aussi de Byakuren Yume, le nouvel élu au poste de Tsuchikage, Bakuhatsu Kyôshirô était accompagné d’un soleil frappant à son profit. La princesse d’Iwa était la caution officielle de cet homme. Fille de Byakuren Masato, Daimyo du Pays de la Terre, elle donnait à cet homme le poids de la décision, elle lui donnait son droit d’avoir été élu.

Il parla. Il échauffa la foule et la frustra. Il s'investissait ; alors il serait bon. Yasuo le reconnut assez tôt. Ancien membre de la garde rapprochée du Daimyo, il portait ici un message de paix. Il fallait calmer les ardeurs des combattants sans pour autant spolier leur désir. La carrure de cet homme était suffisante. Il avait le charisme guerrier, les épaules assez larges pour supporter les élans de vengeance qui traversaient la foule. Oui la guerre envers Tetsu était désirée, elle était désirable. Oui la vengeance de Yoshitsune-sama et du clan Nagamasa était une absolue nécessité. Mais par la guerre ? Le discours était malin, pensé, pertinent. Certaines voix s’élevèrent à cet égard. Tout ne semblait que promesses faciles et oubliables à leurs oreilles. Ils avaient aussi raison. La voix de ce peuple qui criait vengeance était une voix légitime, séduisante du moins.

Yasuo y avait pensé. La guerre, le meurtre en masse, châtier les responsables. Mais dans quelle condition cette guerre serait en notre faveur ? Avec une partie des samouraïs nous ayant quitté ? Avec le clan Bakuhatsu aux côtés de ces agresseurs ? Avec leur soi-disant village allié, Kumo, couard de surcroit, dont la responsabilité dans le meurtre du Sandaime n’avait pour le moment pas été formellement et matériellement niée ? Où partir en guerre ? A quelle fin si ce n’était sa propre ruine ? Non. Il fallait mettre au clair le village lui-même. Sortir de cette première crise politique entre paix et guerre pour retrouver la raison. Retrouver une foi, une force pour laquelle se battre hors du simple châtiment. Car chacun sait que le châtiment n’est et ne serait jamais une fin en soit, seulement la libération dans la plus pure sauvagerie d’une nécessité de violence. Humaine, après tout. Non la guerre n’était pas concevable. Mais quoi alors ? Le silence ? Le pardon ? Fallait-il pardonner le meurtre ? Fallait-il pardonner à Kumo – mais pardonner quoi, peut-être n’y étaient-ils pour rien ? Peut-être seulement.

« Et Kumo alors ? Que penser de Kumo ? »

C’était un murmure, une voix presque encore brisée par l’émotion qui le traversait, le regard baissé et sombre mais c’était au bon endroit. D’autres shinobis l’avaient entendu et, frustration de ce nouveau dirigeant aidant, posèrent la question tout haut, s’insurgèrent contre cette passivité dont on affublait notre village. C'était le seul désir de Yasuo. Savoir. Et pour cela, il fallait un procès.

La paix ? Oui, bien sûr. Bien évidemment. Mais avant celle-ci et avant toute chose, il fallait une justice.
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Bakuhatsu H. Kyôshirô
Bakuhatsu H. Kyôshirô

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Jeu 27 Sep 2018 - 21:03
Les applaudissements étaient majoritairement présents. Que ce soit pour les soutiens ou tout simplement ceux qui démontraient leurs respects habituels pour un évènement du genre : on n’entendait presque que cette foule. Mais le Borgne lui-même savait très bien que ce n’était qu’un voile sur le peuple Iwajin. Il devait forcément y avoir des mécontents, des suspicieux, des choqués : s’ils seraient forcément minoritaires et peut-être silencieux : ils étaient là. Et Bakuhatsu Kyôshirô n’avait aucune intention de les oublier, ou de ne pas les considérer.

Finalement, il fallut qu’un de ces shinobis eut décidé de lever la voix, à contre-courant. Il demandait des explications mais surtout, il ne comprenait pas comment Iwagakure no Satô pourrait venger ses morts sans déclarer la guerre à Tetsu no Kuni. Alors que ses mots précisaient sa localisation dans la foule, le futur Tsuchikage tarda à découvrir le visage et le corps du jeune concerné. Sous son unique œil, il le dévisagea. Mais il fut rapidement rattrapé par un autre Iwajin. Lui aussi semblait avoir décidé qu’il serait judicieux de se donner en spectacle…

Mais pour ce second, lui aussi un jeune homme rapidement repérable par sa voix et la foule qui tournait les yeux vers lui, il y avait un verbe bien plus virulent. S’il le laissa parler, Bakuhatsu Kyôshirô tendit son visage vers l’un des gardes.

« Allez chercher le document que je dois remettre au Seigneur. »

Sans dire un mot, le Jônin masqué s’empressa de redescendre à l’intérieur de l’Académie Hashira. Toujours les mains dans les poches, le prochain chef de la Roche avait laissé les mots de cet homme ébranler toute l’assemblée : couard, bancale, pilule, convaincant… Ce qui était sûr, c’était que les applaudissements avaient plié face à ces deux interventions pour le moins directes.

A l’instant où le second intervenant eut terminé son discours bien offensif, Bakuhatsu Kyôshirô vit son garde revenir avec le document souhaité. Il s’agissait d’un parchemin marqué d’un sceau Seigneurial. Tout en le prenant, le Borgne demanda plus de détails à son soldat.

« Ces deux-là… »
Konran Tenzin et… Hyûga Kami monsieur. »

Il connaissait désormais leurs noms. C’est alors qu’il tourna le visage à tout le peuple Iwajin présent en bas. Il haussa la voix de manière à que ce qu’il allait dire soit entendu par le plus grand nombre. Aidé par le silence créé par les interventions de Tenzin et Kami, il posa une question au garde masqué qu’il avait à côté de lui.

« Dites-moi, y a-t-il déjà eu de graves insubordinations au village par le passé ?
Euh… le garde venait de comprendre qu’il était lui aussi censé répondre avec une voix suffisamment forte. …oui monsieur.
Quelles sanctions ? »
Du simple avertissement à l’emprisonnement et une fois…
Oui ?
Une fois, le garde hésita, la mort, monsieur. »

S’il ne connaissait pas l’épisode auquel le garde Jônin faisait référence, Bakuhatsu Kyôshirô ne montrait aucune satisfaction à ce qu’il venait d’entendre. Son regard, porté par une seule pupille, témoignait une sévérité sans pareille à Tenzin, puis surtout à Kami.

« Je vois. Konran Tenzin, Hyûga Kami… »

Le prochain Tsuchikage leva devant lui le document officiel du Seigneur du Pays de la Terre. S’il était rempli en majorité, aucune signature n’était encore apposée.

« Ce document, une fois que je l’aurai signé, officialisera ma prise de fonction en tant que Yondaime Tsuchikage. Ce qui signifie que je ne suis pas encore selon nos lois, votre chef « suprême ». Qui sait de quoi ce détail de procédure vient de vous sauver. »

Scène irréaliste mais il y eut tellement de gens qui retenaient leur souffle depuis l’échange entre le Bakuhatsu et son garde qu’à cette dernière annonce sur le document officiel non-signé, beaucoup relâchèrent la pression et on entendit comme des soupirs de groupe.

« Je ne comptais pas parler de ça aujourd’hui, mais je ne pensais pas non plus que pareille insubordination viendrait si tôt et en public qui plus est. Comme vous avez pu le comprendre, c’est une loi et un document qui vous sauvent d’une sanction disciplinaire. Et cela parce que dans notre pays et dans ce village : nous avons des règles. Ce sont celles que l’on enseigne à nos jeunes dès leur entrée dans l’Académie qui se trouve sous mes pieds, devant vous. »

Encore une fois, le Borgne de Tsuchi no Kuni sembla diriger sa voix vers le Jônin masqué qui était quelques pas derrière lui.

« Si un Iwajin quitte son village sans prévenir aucune autorité compétente, se jouant des procédures, pour partir dans un pays étranger, comment est-il considéré ?
Comme un déserteur, monsieur. »

L’œil porté vers son garde, Kyôshirô hocha avec une subtilité pointue la tête en guise de remerciement pour tous ces dialogues. Il lui rendit le document. Désormais, il allait s’occuper seul de la suite…

« Nagamasa Yoshitsune a quitté son village et son pays pour Tetsu no Kuni sans prévenir quiconque. Au moment de sa mort, il n’était plus un Iwajin, mais un déserteur. »

Les mots étaient forts. Mais Bakuhatsu Kyôshirô n’était pas un homme doux, c’était un militaire et depuis quelques années, il était le chef de tous les soldats de Tsuchi no Kuni.

« Beaucoup d’entre vous connaissent Sakuya. On m’a conté une joie de vivre sans pareille et des objectifs de devenir Chûnin. Elle a été tuée car elle faisait partie de l’équipe qui poursuivait le Sandaime. Si tout le monde, à commencer par le plus haut représentant de ce village, avait respecté nos règles : personne n’aurait dû se trouver sur les terres alors tourmentées du Pays du Fer. »

Toujours les mains dans les poches, surplombant le peuple Iwajin auquel il s’adressait – bien que son attention était principalement dirigée vers Tenzin et Kami – Kyôshirô faisait preuve d’une solide neutralité.

« Pourquoi ne ferons-nous pas une guerre totale à Tetsu no Kuni ? Parce que nous ne sommes certainement pas exemptés de tout reproche. Un shinobi doit savoir se remettre en question. Il en sera de même pour ce village tant que je serai à sa tête. »

Son regard allait davantage vers Konran Tenzin.

« Pourquoi ne ferons-nous pas une guerre totale à Tetsu no Kuni ? Parce que la majorité des Samouraïs de ce pays suivent leurs règles et ainsi, protègent un seul homme. Ce ne sont pas eux qui ont tué nos compagnons : c’est leur chef. »

Il tenta de trouver quelques Nagamasa du regard. Parmi la foule, il reconnut Nagamasa Tenmei.

« Pourquoi ne ferons-nous pas une guerre totale à Tetsu no Kuni ? Parce que les Nagamasa n’ont pas à cœur de retrouver une terre vidée de la moitié de leurs frères et sœurs. Parce qu’en tant que rare Bakuhatsu resté du côté du Pays de la Terre, je sais pertinemment ce qu’une guerre fratricide peut donner. Je ne veux pas tuer des innocents dans une guerre furieuse, sachant que leurs survivants deviendraient de véritables ennemis pour notre pays. »

Son iris jaune vint alors tutoyer le visage du dénommé Hyûga Kami.

« Le Shogun de Tetsu no Kuni n’a pas eu besoin d’une guerre pour nous prendre certains des nôtres. Nous n’en aurons pas non plus besoin pour que justice soit faite. Et si c’est être un couard que de faire payer aux seuls fautifs leurs crimes, je suis ravi d’en être un. Mais sache une chose, jeune Hyûga… »

Il laissa Kami pour que son œil surplombe toute l’assemblée.

« … il n’y aura aucun couard à Iwagakure no Satô, que des shinobis accomplis qui sauront autant différencier les innocents des coupables que la vengeance de la justice. »

Bakuhatsu Kyôshirô fit alors volte-face après avoir jeté un dernier regard sur le peuple Iwajin. Il avait tout dit et n’avait plus qu’à retourner à l’intérieur pour signer ce qui ferait officiellement de lui le Yondaime Tsuchikage, visage et garant de la cité d’Iwa.

Spoiler:
 
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Hyûga Kami
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Ven 28 Sep 2018 - 20:37
« Impunis »



Le ton était donné. Il désapprouvait les directives du tout nouveaux Kage. Kami n'était pourtant pas le genre d'homme à contredire les ordres, au contraire. Il était quelqu'un de fidèle et respectueux. Toutefois c'était bien la première fois pour lui qu'il s'était attaché autant à un village. Perdre un compagnon lui avait brisé le cœur. Il n'était qu'un aspirant après tout, son mental en avait pris un sacré coup. La haine et le désespoir s'était emparé de lui. Désormais il ne laisserait plus jamais les gens qu'il aime mourir sans rien faire. Bien évidemment s'il vit suffisamment longtemps pour tenir cette promesse…

Le borgne avait gardé un calme olympien face aux deux hommes. Toutefois l'homme avait de la répartie et savait comment remettre en place les personnes qui lui faisaient obstacle. Plutôt logique de la part d'un chef de la garde du Daimyo. Quelques messes basses avec un Jonin puis les deux hommes parlèrent afin que la foule puisse entendre. Bien que le kage souhaite la paix, il semblerait que sa solution au problème réside dans la violence et dans la mort des belligérants. Ceci n'étonna guère Kami. Il était un soldat avant tout. Il y a une hiérarchie à respecter. Un peu comme une chaine alimentaire. Si l'on se frotte trop à un plus gros poisson, on se fait manger. Là en l'occurrence un poisson rouge venait de se frotter à un mégalodon.

L'ombre du village porta en évidence le document officiel faisant de lui le prochain Tsuchikage. Encore vierge de toute signatures, ce document attestait qu'il n'était pas encore en fonction et donc…Ne pourrais châtier le comportement de Kami…Pas encore en tout cas. De son seul œil valide, il se tourna à nouveau vers le Jonin pour de nouveaux le questionner…Yoshitsune, un déserteur ?...Dans les faits il avait raison, on ne peut quitter le village ainsi mais…c'était pour le bien du village, il l'a fait pour nous protéger !...A moins qu'il ne soit partie pour régler ses affaires personnels tandis qu'Iwa était sans défense ? Et puis cette petite…Une mort de plus inutile…Tout s'embrouillait dans la tête de Kami. L'effet papillon. Il n'avait pas pensé à ça. La colère l'avait aveuglé les jours suivants l'annonce du décès du samourai…S'en suivit d'un discours honorable. Tout ce qu'il suivit fut limpide pour le jeune Hyuga.

L'attention du Kage se porta sur le jeune homme. Les mots du chef de guerre virent frapper de plus en plus l'Hyuga qui serrait bientôt en PLS.

«Et si c’est être un couard que de faire payer aux seuls fautifs leurs crimes, je suis ravi d’en être un. Mais sache une chose, jeune Hyûga… il n’y aura aucun couard à Iwagakure no Satô, que des shinobis accomplis qui sauront autant différencier les innocents des coupables que la vengeance de la justice. » Tel était les mots du Kage avant qu'il ne tourne les talons. Thug Life.


Bordel, cet homme était encore plus badass que la poignée de main entre Dylan et Dutch dans predator. Kami en eut des frissons. Il resta toutefois silencieux. Que pouvait-il bien dire de plus ? Il tourna également les talons. Il aura l'occasion de le revoir à de mainte reprise…Il en était certain.

Pour ceux qui ne connaisse pas la ref...:
 


Dernière édition par Hyûga Kami le Sam 29 Sep 2018 - 13:01, édité 1 fois
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Byakuren Yume
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Ven 28 Sep 2018 - 23:55
Impunis
Ft Iwa

Blue flowers, not blue-blooded


L'intronisation de Kyôshirô avait enfin choisi son berceau. Pour déroger aux règles traditionnelles, la nouvelle Ombre avait décidé de faire de l'Académie le centre de ses promesses. Un choix judicieux pour lui, ironique pour toi. Quelques mois précédaient ta première rencontre avec cette école et son histoire. Fraîchement construite et dressée pour donner aux plus curieux la confiance d'un village qui se solidifie. Cette forteresse nacrée t'avait été présentée sous les traits d'un présent empoisonné. Dans la cour principale se dressait – encore – une illustre représentation de ta personne ; flânant et dominant dans une attitude commune. Ce premier reflet avait été une torture, car tu n'y voyais alors qu'une énième forme de propagande hasardeuse. Ton visage gravé n'avait pas sa place en ces lieux, car il représentait la force politique dans une antre d'introduction au pouvoir militaire. Forcée armée et décisions gradées n'avaient pas à se mélanger. Pas dans des circonstances ou ton corps n'était qu'un appât du gain à la solde de toute forme de voracité. Cette statue avait donc un unique motif : Rappeler aux enfants d'Iwa pour qui ils devraient un jour se sacrifier. Cette grandeur morbide t'avait alors rendue nauséeuse, accablée par ce poids inconvenant.

Aujourd'hui, tu lui faisait face avec une assurance nouvelle. D'un coup moins imposante, moins cruelle. Ton combat interne avait cessé à l'instant même ou ton rang avait été oublié. Tu étais maintenant une aspirante, curieuse, décidée. Tu te battrais pour toi même ; assez de ce piédestal qui te maintenait dans les flots sanglants des confrères. Si du carmin devait être versé en ton nom, alors ce serait au tien de s'écouler dans l'ordre – enfin – logique des choses.

Un cœur soulagé, des amertumes amenuisées. Cette nouvelle rage qui t'envahissait faisait écho à la colère grandissante qui tamisait la foule naissante. Kyôshirô te fixait de son seul œil valide avant d'expliquer brièvement le déroulement de l'annonce. Il ne te conviait pas au discours mais rappelait tout le poids de ta présence à ses arrières.Tu étais la monnaie d'échange ; la pièce qu'on jette dans la fontaine de jouvence. Un sourire bref, vite effacé par la cohue qui se forme.

Les gardes s'alignent en premier, les racontars cessent. Personne n'était dupe, ils attendaient la nouvelle Ombre. En réponse à leur curiosité ; ton visage qui s'expose, qu'ils reconnaissent. Des murmures naissent, ils connaissent le protocole de cet abattage à la chaîne. Ta voix ne résonne pas pour autant. Ton visage se tourne, comme pour indiquer la bonne direction. Kyôshirô s'avance en nouveau conquérant.

Certains sont surpris, d'autres méfiants. Certains admirent dès le premier regard, d'autres réclament leur part de prestige. Des voix s'annoncent en porte parole du peuple, de la conscience des heures sombres. A chaque départ, il y avait fissure. La faille d'aujourd'hui était relative à Tetsu, mais elle serait demain l'écho des querelles d'ailleurs.

Ton visage reste de marbre lorsqu'on parle de guerre. Il se fige à l'écoute des appels de vengeance. Pour être digne, pour rester neutre. Tu n'avais pas à justifier les choix de ton père, ce n'était pas la raison de ta présence ici.

Aux cris des douleurs, aux égards, Kyôshirô avait répondu par la sévérité. Tu retiens un sourire. C'était tout lui. Lui et son ego impatient. Imposer sa moralité sans ouvrir les possibilités de concessions était également une manière de gagner du temps. Des minutes ou des heures qui seraient précieuses à la gestion d'un village troublé.

Citation :
- … il n’y aura aucun couard à Iwagakure no Satô, que des shinobis accomplis qui sauront autant différencier les innocents des coupables que la vengeance de la justice.

Les dernières tirades du garde royal. Les premières de la nouvelle Ombre. Si tu avais fermé les yeux, tu aurais cru à une réplique de ton père. Une sagesse ferme, définitive.

Kyôshirô s’éclipse en premier ; il fallait qu'il laisse le peuple seul face au poids de ses derniers mots. Comme une pierre qu'on grave, Iwa était une montagne à ciseler, une puissance à canaliser.

Et toi, face à eux, l'unique garante qui n'avait plus que le sang de la noblesse. Ta place ici ? Les rassurer. Le tonnerre se lève; les débats commencent.


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Shiroi Kujaku — I am blooming from the wound where I once bled
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