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Naturellement simple [Muramasa]

Bakuhatsu H. Kyôshirô
Bakuhatsu H. Kyôshirô

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Ven 28 Sep 2018 - 10:40
Dans l’Académie Hashira, il était rare de voir autant de Jônins dans un espace si restreint. Pourtant, c’était bien quatre d’entre eux qui encadraient la visite du nouveau Tsuchikage. En plein milieu de ses quatre soldats, Bakuhatsu Kyôshirô cherchait de son unique œil quelqu’un en particulier. Et il lui était arrivé de passer devant aspirants et professeurs. Ainsi, il pouvait s’imprégner un peu plus de cette atmosphère et de jauger l’efficacité apparente de cette institution importante si ce n’était vitale d’Iwagakure no Satô.

« Le voilà, monsieur.
Merci. »

En effet, le Borgne reconnut sans grande difficulté celui qu’il était venu trouver ici. Ce jeune homme d’une vingtaine d’années, ces cheveux sombres attachés : Borukan Muramasa était là. Et s’il était un Jônin de renom ici dans le village, il était surtout celui qui dirigeait l’Académie Hashira. De fait, il était le parfait interlocuteur pour un Kage désireux de nombreuses choses dont la première : s’installer.

« Borukan Muramasa, c’est un plaisir de vous rencontrer. J’imagine que je n’ai pas besoin de me présenter. »

Que ce soit par ses traits caractéristiques, sa garde rapprochée de quatre Jônins masqués ou la possibilité que Muramasa ait été présent lors du discours d’intronisation de son nouveau chef : il y avait tant de raisons pour lui de savoir à qui il avait à faire.

La surprise fut néanmoins conséquente lorsqu’on vit le Yondaime pencher légèrement l’avant du corps. Il ne s’excusait pas, il ne saluait pas non plus – il l’avait déjà fait avant – mais il cherchait bel et bien à soutenir une demande précise.

« Je n’ai jamais pensé qu’un chef devait se tenir éloigné de ses soldats. J’aimerais savoir s’il vous était possible d’aménager quelques salles de l’Académie pour que je puisse y installer mes locaux. »

Lui Tsuchikage, jamais il n’aurait eu l’idée de faire construire une quelconque tour ou bâtisse pour ses besoins exclusifs. Naturellement simple, l’ancien Chef de la Garde Seigneuriale voulait une nouvelle fois se contenter de la moyenne, voire du minimum.
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Borukan Muramasa
Borukan Muramasa

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Ven 28 Sep 2018 - 13:06





L'atmosphère qui emplissait et noyait les entrailles de l’Académie était bien lourde en ce jour de sacre, marquant l'avènement d’une nouvelle Ombre. Une nomination teintée d’amertume pour certains, d’espoir pour d’autres. Une seule chose était certaine, la nouvelle ne laissait de marbre aucun habitant de la roche. Le discours qui avait eu lieu dans ce théâtre ne provoqua pas l’unanime liesse parmi la foule. L’insubordination était un poison qui coulait abondamment dans les veines de la nouvelle génération. L’épidémie avait étendu ses racines bien au-delà de la raison, dans le cœur de moult âmes pourtant censées être au service de leur village avec une dévotion et abnégation sans faille. Le Yuukan était sombre, emplit de terreurs, et cela se remarquait dans les regards impétueux et viciés des jeunes gens dénués de la plus élémentaire sagacité quand les affres du destin venaient les provoquer, et dans les ténèbres les damner.

Muramasa avait choisi de prendre en charge la direction de l’Académie suite aux tragiques et funestes événements ayant engloutis la première Ombre. Depuis lors, Il avait été témoin des fourvoiements du Nidaime, puis du Sandaime, et ne manquerait point de découvrir dans un futur proche ceux qui naquiront du Yondaime. Les solutions parfaites n’existent pas, et nul homme, autant Ombre soit-il, ne peut faire d’omelette sans casser des œufs. Cependant, le médecin n’avait jamais été en accord avec les décisions prises par les hautes-instances, et il ne le serait certainement pas encore une fois. Bien évidemment, il n’incombait pas à sa personne de décider de la politique et des choix militaires. Il était là pour gérer les affaires de l’Académie, chose qu’il avait fait plutôt bien. Néanmoins, il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas, mais qui n’était pas de son ressort. Encore une fois, l’insubordination déplacée qui avait exulté sous le soleil lors du discours, ne faisait que prouver que la plupart des élèves et des Genin étaient irresponsables et totalement imprévisible, et ce malgré les enseignements militaires de l’Académie Hashira.

Le parangon remarqua les Jonin en tenues d’apparats qui s’avancaient à son encontre, arborant une implexe digne du solennel et une grandiloquence menaçante. Apparemment, l’individu mandaté par le Lotus Blanc avait pour intention de s’entretenir avec le Directeur. Une rencontre inévitable, que le Borukan attendait en réalité. Mais la raison de cette volonté était floue, surtout après l’insubordination dont avait fait montre certains Genin. Peut-être que l’envoyé impérial venait surtout signifier son désarroi quant au comportement de certains membres de la Roche. Comportement qui aurait dû être corrigé à travers les enseignements shinobi de l’établissement. Nébuleux. Quand bien même, le regard mordoré se posait sans vaciller vers l’homme aux cheveux blancs et au regard cyclopéen. L’immaculé prit la parole, tandis que le médecin demeurait marmoréen dans ses propres traits. Les personnes sachant déchiffrer les nitescences de jais dont faisait montre le directeur, étaient bien rares. L’interlocuteur était tout autant insondable, surtout après ce discours tenu auparavant, mais aussi bel et bien car il s'agissait de la première verve échangée.

Le sibyllin répondit posément aux présentations, sans particulièrement laisser s’installer les cérémonies.

« Le nom du chef de la garde de notre Seigneur est célèbre. Avec les récents événements, je m’attendais à votre venue, Bakuhatsu Kyôshirô. Hajimemashite. »

Le Jonin connaissait très bien cet homme qui venait se présenter à lui. Du moins son nom et quelques rumeurs le concernant. Aujourd’hui, il pouvait poser un visage sur ce dernier.

Étonnamment, le commandant des armées impériales venait faire une demande de manière assez courtoise, malgré sa position et importance redoublée aux yeux Iwajin. Stoïque, le médecin ne réagit pourtant pas à travers le prisme de ses traits, préservant le marbre. La raison s’exposait simplement. Une requête loin d’être anodine, d’un genre à ne pas être plaisante aux oreilles de la personne en charge des lieux. Pourtant, le Borukan était un homme bien plus avisé que ce que le faible nombre d'années arborées ne le laissait supposer.

« Je savais qu’un jour tel que celui-ci arriverait. Le jour où l’Ombre désirerait être au plus près de l’Académie, quel qu’en soit la raison, par désir personnel ou par nécessité. Je ne pensais pas voir ce jour arriver si vite. Le dernier étage répondra parfaitement à votre demande, Yondaime. Il sera prêt à vous accueillir, vous et votre équipe, dans les plus brefs délais. »

Esquissant un léger sourire, aux reflets mystérieux, le médecin croise les bras, puis plonge ses iris par-delà l’horizon au travers de la paroi translucide. Le soleil brille dans l’azur, alors que les sépultures mortifères se multiplient.

Muramasa garderait un œil sur le borgne dont les desseins se tapissaient encore dans les ombres vespérales. Reposant son regard luisant sur son interlocuteur, il n'oubliait pas le massacre ignoble de la petite Sakuya et la mort de son seul et unique ami.




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Bakuhatsu H. Kyôshirô
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Lun 1 Oct 2018 - 19:27
« Mais vous attendiez-vous à ce que je devienne le Yondaime ? J’ai la forte impression que cette question se pose dans la tête de beaucoup d’Iwajins. »

Il avait dit ça sur un ton presque taquin. Amusé en apparence, Kyôshirô avait surtout senti la chose arriver dès que son Seigneur lui avait presque ordonné de prendre le poste vacant. S’il restait connu dans le village, il n’avait jamais été un pur Iwajin au sens militaire du terme. Et outre cela, son identité même et son rattachement au clan Bakuhatsu – ennemi historique des Chôkoku et d’Iwa de manière générale – posaient problème, surtout depuis que l’on savait qu’ils avaient joint la cause de Tetsu no Kuni. Pire encore, on pouvait sans détour se demander si le nouveau Shogun aurait pu réussir son tour de force sans l’appui de ce clan.

Le Borgne devrait s’y faire : pour certains de ses soldats, il était passé du bon et loyal Bakuhatsu à un potentiel espion circonstanciel. Sur cette histoire, seul Kyôshirô savait la vérité sur son rôle et sur le fait d’être un traître pour Tsuchi no Kuni ou l’éternel pilier qu’il semblait être. Tous les autres n’avaient que la possibilité de le croire, ou non. Mais il était sûr d’une chose : un jour, ses actes clarifieraient tout.

Pour l’heure, il fallait qu’il prenne la tête du village et commence ses travaux de consultation, de réflexion puis de rénovation. Borukan Muramasa était une ligne dans le document, une étape dans le cycle : sa place de représentant principal de l’Académie Hashira se devrait d’être officialisée. Et puisque l’aspect de l’apprentissage et de l’éducation était important pour le Yondaime, il n’allait pas gâcher cette occasion de parler avec son interlocuteur.

« Je vous remercie. Sachez que je ne le fais que pour une seule raison : le père doit être au plus proche de ses enfants pour veiller sur eux et les protéger. L’éducation et la formation de nos shinobis aurait dû être la priorité du village. Je ne sais pas à quel point c’était vrai ou faux mais je peux vous assurer qu’à compter d’aujourd’hui, ce sera le cas. »

Il tourna l’œil plus précisément sur Muramasa.

« Puis-je vous demander quel est votre parcours, votre histoire ? »

Une question précise mais qui pouvait donner lieu à des vagues. L’ancien Chef de la Garde Seigneuriale appréciait ce genre de questionnements, d’interrogations ouvertes.
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Borukan Muramasa
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Mer 3 Oct 2018 - 17:24





Bien que Muramasa ne laissait pas transparaître une seule seconde la perplexité qui le hantait concernant l’individu face à lui, les candidats au sein du village caché pouvant succéder au poste d’Ombre n’étaient pas légion. Le médecin le savait sûrement mieux que quiconque. De plus, avec les événements précédents et touchant à la politique au plus haut point, il était évident que le Lotus Blanc ne voudrait plus du moindre risque de futures belligérances qui placeraient le pays dans une position délicate. Après le massacre de Hi no Kuni où moult innocents perdirent la vie de manière des plus funestes, puis la prise d’initiative du Samouraï un peu trop impétueuse et qui avait un goût certainement des plus amères pour celui-là même qui l’avait choisi comme Tsuchikage, il était fort à parier que le Byakuren désirait éviter de laisser le village caché entre des mains inconnues. Il était tout à fait logique que le Daimyo porte son choix sur un homme dans lequel sa confiance demeurait immaculée au fil de nombreuses années. Si de nombreux Iwajins étaient chamboulés par l’intronisation inattendue du chef d’armée, ce n’était pas surprenant, car cela ne faisait que mettre en exergue l’incompréhension des foules en ce qui concernait les rouages de la politique et de l’importance d’autres aspects les dépassants.

« Beaucoup d’Iwajin sont surpris, mais cela est légitime à bien des niveaux. Ayant l’habitude d’Ombres naquissant au creux de la Roche, cela doit défrayer la chronique à leurs yeux. » -dit-il, d’une voix sérieuse, avant de donner une réponse plus étayée le concernant, même si cette dernière était finalement désuète- « Pour ma part, je pensais que vous veniez de manière passagère, le temps qu’une nouvelle Ombre soit choisie, mais le scénario dans lequel vous deviendrez vous-même l’Ombre était probable, donc je ne suis qu’à moitié surpris. »

Le Directeur était d’un pragmatisme à toute épreuve, ne croyant que ce que ses propres yeux mordorés voyaient, mais capable de cerner les abysses avec une finesse n’ayant d’égale que sa sibylline prestance. Le nom arboré par l’Ombre était bien plus choquant que la nomination d’un proche du marmoréen en elle-même, mais le médecin avait délibérément évité -par correction ou pas - de soulever cette évidence aussi limpide que le cristal. Un nom pouvait être bien trompeur après tout, et ce n’était pas un Borukan aussi vespéral que le jais et aussi éloigné des volcans qui aurait pu prôner le contraire. Cependant, les soupçons de Muramasa se portaient davantage sur des incarnats bien éloignés de ceux animant les détracteurs du Bakuhatsu. En effet, après l’exhibition qui prit place sur le toit, Muramasa se posait des questions au niveau de la relation que le Chef de la garde du Daimyo pouvait bien entretenir avec le plus beau joyau du pays de la Terre. L’annonce concernant la prise de position de la Byakuren était lourde de sens. L’un des scenarii expliquant la situation était scabreux, mais loin d’être improbable et ce malgré le manque de preuve venant l’étayer.

Muramasa n’avait pas vraiment eu de chance au niveau paternel, il ne savait donc pas quoi penser des mots paternalistes que prônait son interlocuteur, et encore moins sur ceux touchant à la pédagogie passée de l’établissement académique.

« ... »

Restant de marbre, le parangon fixait l’homme à la blanche crinière, sans vraiment réagir ou montrer quelconque mouvance dans ses traits. L’introspection n’était pas la tasse de thé du Directeur, qui avait l’étrange impression de subir un interrogatoire cherchant à le mettre en défaut ou même à le piéger. Néanmoins, Muramasa répondit à ces pernicieuses interrogations, qui n’étaient aucunement énoncées sans une raison se tapissant à l’orée des ombres.

« Mon parcours est simple, je suis médecin depuis la nuit des temps. Mon histoire n’a rien de passionnant. Je suis devenu membre du village caché, puis je me suis intéressé tout comme vous au manque d’attention de la Roche en ce qui concernait l’institution académique en elle-même. »

Ayant répondu de manière des plus épurées, Muramasa ne comptait pas s’étendre sur le sujet. Il suffisait que l’adepte du Bakuhatsu se renseigne lui-même s’il désirait de plus amples informations sur le Directeur. D’ailleurs cette curiosité était assez étrange, cherchant sans doute à fournir du grain à moudre à un futur remerciement. Nébuleux. Rebondissant sur ses dernières paroles, le médecin posait alors les fondations d’une énigme qui restait en apesanteur.

« En vérité, ce qui m’a le plus surpris, c’est la présence de la Princesse à vos côtés, ou plutôt, son implication militaire. » -marquant une courte pause dans sa verve, avant de poursuivre- « Parfois, certains se battent pour l’argent, d’autres par patriotisme, voir quelques fous par amour, et bien d’autres motivations diverses et variées. Il suffit de savoir mettre le doigt sur la réelle raison, afin de découvrir bien des choses. »

Les mots pouvaient en cacher bien d’autres, et percevoir le véritable sens derrière leurs unions était un art.




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Dim 21 Oct 2018 - 20:04
« Effrayer, à ce point ? »

C’était avec un léger rictus que le Yondaime avait accueilli cette constatation de la part du responsable de l’académie. Après tout, il était difficile de croire qu’il pourrait se tromper, lui qui était sans doute l’une des figures les plus connues de ce village. Et lorsque le Seigneur Byakuren avait nommé le Borgne, ce dernier avait tout de suite senti que rien ne serait facile. S’il avait pu faire certaines choses en amont pour s’assurer une arrivée des plus optimales, ce n’était rien comparé aux enjeux à venir.

Le peuple, toujours le peuple. Lorsqu’il écoutait le Borukan, Kyôshirô ne pouvait s’empêcher de repenser à ses années à servir le Seigneur de la Terre. Rien de plus normal puisque l’attention du peuple avait toujours représenté un enjeu important pour tout chef qui se respectait. On pouvait sans doute trouver des reproches à faire au Daimyô de Tsuchi no Kuni, mais l’intérêt pour son peuple ne pouvait être attaqué. Considérer l’intérêt des hommes et des femmes des terres à protéger contre toute autre mesure, peser le pour et le contre, savoir quand placer l’opinion publique à l’arrière-plan. Qui aurait cru qu’un jour le Borgne de la Terre puisse penser mettre en application ce qu’il avait appris à ses dépens ?

« Et vous avez bien fait. Regardez à présent l’Académie Hashira que vous supervisez ! D’ailleurs, à ce propos… »

Il tourna le talon pour faire face à Muramasa. Il tenta sans hésitation à porter la main sur son épaule, comme pour appuyer ce qu’il allait dire par un rapprochement significatif.

« … je n’ai aucune envie de réformer ce qui fonctionne et je ne vois personne de mieux placé que vous pour diriger l’Académie. Si vous l’acceptez, j’aimerais que vous restiez son Directeur. Et j’espère aussi compter sur vous pour prendre place au Conseil que j’officialiserai d’ici peu. »

C’était assez inattendu et brut, mais il n’y avait pas meilleure preuve de l’éloquence du chef d’Iwagakure no Satô. Etre direct était une aptitude qu’il avait « développé » au fil des années. Son côté simple avait transpiré sur sa manière de s’exprimer. Et c’était sans doute ce qu’on attendait d’un chef d’armée. Mais cela serait-il toujours bénéfique pour un chef de village ?

« Il est toujours difficile de savoir au premier abord ce qui motive quelqu’un à combattre. Certains n’en ont même pas le choix. Mais la princesse avait tout et pourtant, elle désirait devenir aspirante puis kunoichi. Plus que tout conseil politique que j’ai pu donner au Seigneur Byakuren : c’est bien un père qui a laissé sa fille décider de son destin. »
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Borukan Muramasa
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Mer 14 Nov 2018 - 17:55





Les plissures se marquent aux coins des lèvres, puis s'effacent sous le poids des mots. Effrayé ou non de la venue du borgne, la populace se pose des questions, et il ne peut en être autrement. Le Directeur reste toujours de marbre, la politique étant un jeu bien éloigné de ses principales préoccupations, et ce surtout en ces instants. Alors que les suppositions naquissent dans la venue du cyclopéen, une bien étrange demande se présente.

« J’avais un accord avec le précédent Tsuchikage concernant l’Académie. Je comptais la diriger uniquement le temps que la chrysalide éclose pour donner ce que vous voyez aujourd’hui. Quelque chose qui fonctionne, comme vous dites. C’est plus par nécessité, que par choix, que je me suis intéressé à l’Académie. Je ne compte pas rester Directeur ad vitam eternam, alors que mes talents pourraient être plus profitables ailleurs. Néanmoins, vu que la situation de la Roche n’est pas encore totalement pérenne, ainsi que d’autres raisons à l'image de votre présente requête, je comptais assurer ces fonctions encore quelque temps. »

Une voix monotone, mais assurée. Les chaines se briseront, pas ce jour, ni le suivant, mais bientôt, afin que de nouveaux maillons se forment et se lient pour laisser place au renouveau éphémère d'une prison sibylline.

« Concernant votre seconde requête, vous me prenez au dépourvu. Les Conseils sont en général de bien sombres théâtres où la lumière ne parvient à transpercer les ténèbres. Mais ai-je le choix de refuser une demande émanant du Yondaime ? »

Une énigme où la réponse était palpable. L'explosif gaillard était certainement du genre à faire écarteler en place publique toute personne ne respectant pas le règlement militaire, voir même à faire pendre haut et court le cuisinier si son bol de ramen quotidien était servi froid. Le genre de personne qui paraissait sympathique aux premiers abords, mais se révélait rapidement renard patenté.

« Nous nous verrons donc au Conseil, Yondaime, ou bien dans les couloirs de l’Académie. J’ai énormément de travail. Si vous voulez bien m’excuser. »

Après avoir fait ses salutations d’usages - irradiant d’un simple geste en guise d’adieux -, le médecin se retourna un instant vers l'intransigeant et impitoyable borgne, puis souligna les dernières verves de celui-ci.

« Penser que le Seigneur Byakuren laisserait la princesse décider de son propre destin, après en avoir perdue une jadis... Cela n’a pas dû être sans regrets... »

Les mots peuvent revêtir des masques aux couleurs monochromes, mais aussi aveuglantes que les astres ou bien plus abyssales que le néant.



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