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Nobuatsu Saji
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Jeu 11 Oct 2018 - 1:44


Les sons du marteau frappant le bois se répètent à un rythme régulier tandis que les gens de Kiri continuent à circuler tranquillement dans les rues. Cela fait un certain moment qu’il n’arrive plus vraiment à faire sa sieste de début d’après-midi depuis que le chantier de l’Académie a commencé juste à côté de chez lui. Quelle plaie. Il laisse échapper un long soupir avant de se lever de son lit. Il reste assis pendant quelques secondes, songeur. Puis il tourne son regard vers la fenêtre qui donne sur une artère principale du quartier, où l’on peut apercevoir des commerces en tous genres. A vrai dire, depuis qu’il a emménagé ici, il n’a pas vraiment pris le temps de faire connaissance avec qui que ce soit, à part Kuzan, avec qui il s’est entraîné et effectué une mission de rang D. Il se demande d’ailleurs ce qu’il peut être en train de faire. Il lui semble que la dernière fois il lui a parlé de faire une mission de rang C pour enquêter sur une présence suspecte de l’attaque sur Kiri. Ou quelque chose dans ces lignes. Cette fois il effectuerait la mission tout seul, et Saji n’a pas de doute que son ami saura se débrouiller. Quant à lui, il est temps de se motiver pour effectuer une autre mission pour le bien du village, lequel connaît un semblant de tranquillité depuis la grande reconstruction. Lui-même n’a pas connu cette période. Toutefois, même un reclus comme lui peut être au courant de ce qui se passe dans le village, surtout qu’il ne peut pas l’ignorer, cela fait quelques jours que le chantier de l’Académie a commencé à troubler son repos. Et impossible de méditer dans de telles circonstances. La plupart du temps, il préfère se déplacer au Grand Dojo pour y passer l’essentiel de sa journée. Là-bas au moins personne ne dérange sa tranquillité.

Le parchemin résumant l’ensemble de sa mission est grand ouvert sur sa table, il a pu le récupérer hier en rentrant de son entraînement quotidien. Il est chargé de faire une ronde dans le village pour faire en sorte que tout se passe bien. Etant donné la nature de la mission, qui requiert beaucoup d’interaction sociale, il se demande en même temps si la Mizukage a de l’humour et souhaitait le mettre en difficulté parce qu’il est muet. Ou peut-être que sa condition n’est pas connue et que la mission lui a été attribuée par défaut. On ne saura probablement jamais. Il semblerait donc que le manque d’effectif parmi les chuunins requiert l’intervention de genins pour les remplacer et surveiller les rues. Alors que la mission peut paraître anodine et peu excitante, Saji se dit qu’il est de son devoir de shinobi d’aider la population à vivre dans de bonnes conditions. C’est une mission sociale qui correspond tout à fait à sa philosophie et le motive dans ses convictions. Il se souvient encore des mots de son ami Byakuren Takamagahara lors de leur rencontre au Pays du Feu en hiver 202: « Le fait de tendre la main vers ceux qui implore l’aide est tout ce qu’il y a de plus normal, à mes yeux. N’y a-t-il pas en ce monde une chose plus belle que la miséricorde ? » Même si cela fait plus d’un an qu’ils se sont vus, ces mots restent gravés dans sa mémoire à chaque fois qu’on en appelle à sa responsabilité morale d’aider son prochain. « Le sourire d’une personne, quelle qu’elle soit est si ... Si beau » comme le disait le voyageur philanthrope. Il esquisse un sourire en se rappelant de cette rencontre exceptionnelle, puis commence à se laver et préparer ses affaires.

Le plus difficile pour lui sera de faire le premier pas, d’aller à la rencontre des gens, et de leur proposer son aide. Il ressent une certaine anxiété à l’idée d’ouvrir la conversation, comme cela a pu se voir lors de sa mission de rang D. La dernière fois, Kuzan était là pour l’épauler pour parler avec les civils. Mais cette fois, il sera livré à lui-même et devra apprendre à communiquer. Il devra chercher à aider des personnes qui peut-être ne voudront pas de son aide, soit parce qu’elles seront effrayées par lui et son apparence, ou parce qu’il n’arrivera pas à se faire comprendre en raison de son handicap. S’il veut que ses paroles soient plus que des paroles, il doit se montrer courageux et agir. Ne pas rester les bras ballants. Dépasser son incapacité doit être considéré comme un défi. C’est probablement dans ce sens que cette mission a été pensée pour lui. En tous cas il essaie de s’en convaincre. Et c’est dans cet état d’esprit qu’il descend l’escalier pour s’aventurer dans le monde extérieur.

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Jeu 11 Oct 2018 - 9:36
Le marché du midi est encore ouvert, il n’est pas trop tard pour effectuer une patrouille là-bas. Alors que Saji vient à peine de descendre de son bâtiment, il entend déjà le brouhaha du marché l’appeler depuis l’autre bout de la rue. Il est relativement facile de localiser le marché étant donné l’épaisseur de la foule et l’activité sonore importante. Déjà quelques personnes viennent dans cette direction, transportant des paniers de produits frais en tous genres. Cette dame qui vient de passer devant lui porte un panier de champignons, aubergines et poissons fraîchement pêchés, délicatement enroulés dans du papier. On peut sentir le parfum de la mer qui s’en dégage. Alors que le shinobi au shôzoku noir s’approche d’un des lieux de mission, il voit des enfants se courir après et jouer au chat et la souris. Sur le côté on peut apercevoir la boutique de souliers où quelques clients essaient la nouvelle sélection de sandales et chaussettes fabriquées à Kumogakure. Quant à la boutique d’armes ninja, elle ne compte que deux clients pour l’instant, des personnes que Saji n’a pas croisé lors de son séjour ici. Probablement des aspirants ninja.

Le bruit ambiant du marché s’intensifie tandis qu’il avance. On entend déjà les interpellations des marchands qui cherchent à attirer les clients. Qu’il s’agisse du stand de produits de beauté importés d’Iwagakure ou des étals de fruits et légumes locaux, les gens se pressent pour consulter les produits, si bien qu’il est presque impossible d’apercevoir quoi que ce soit de ce qu’ils proposent. La foule devient de plus en plus épaisse, Saji tient son katana près de son corps afin que celui-ci ne touche pas les passants à chaque passage. Il dégage ses épaules afin de se faire un chemin à travers la marée. Peut-être qu’il devrait profiter de cette ronde pour lui-même s’acheter quelque chose à manger pour déjeuner. Il jette un coup d’œil à gauche puis à droite. Il choisit de s’approcher du vendeur de brochettes. Des brochettes de bœuf roulé au fromage aux brochettes de poulet-champignons, le parfum de cuisson qu’ils exhalent lui met l’eau à la bouche. Il fait signe de la main au vendeur mais il ne le remarque pas, trop occupé à alterner entre la grillade des brochettes et la réception des commandes. Il prend alors son mal en patience puis s’approche pour littéralement lui faire signe sous son nez. Le vendeur le remarque enfin et comprend au signe de ses doigts que Saji souhaite trois brochettes.

Vendeur : « Vous les voulez au bœuf ? »

Saji fait non de la tête.

« Au poulet ? »

Il acquiesce, reçoit sa commande enroulée dans du papier et paie la somme due au vendeur qui se hâte de traiter les demandes des nouveaux clients. Saji enroule le bas de son masque en tissu, révélant sa bouche, pour commencer à déguster les brochettes. Il reprend alors sa route au milieu de la foule tout en essayant de ne pas faire tomber la nourriture ou de s’en mettre plein les doigts, surtout avec les bousculades. Maintenant qu’il s’est permis ce petit moment de détente, il ouvre l’œil. Rien de suspect jusqu’à présent, il soupçonne qu’avec autant de boucan il serait facile pour un voleur de faire les poches des gens sans qu’ils ne s’en rendent compte. Alors qu’il s’approche de l’étalage de poissons, il remarque ce petit garçon portant des loques en guise de vêtement. Il essaie de s’approcher discrètement sans que le poissonnier ne s’en rendre compte mais celui-ci détecte immédiatement sa présence.

Poissonier : « Hey toi ! Dégage d’ici ! Ne t’avise pas de me voler sale rat ! »

Saji se précipite sur les lieux de la scène, tandis que le garçon semble comme paralysé par la peur d’avoir été détecté. Une main se pose sur son épaule et il lève la tête en direction du shinobi au shôzoku noir qui lui tend les deux brochettes au poulet qui lui restent. Sans un mot, le garçon s’en saisit et s’enfuit en courant. Que fait ce garçon tout seul dans la rue ? Il est tellement facile d’ignorer la misère des gens, de marcher devant eux en faisant mine qu’ils n’existent pas. Mais c’est la réalité, tout le monde ne vit pas à la même enseigne. La pauvreté s’est accentuée depuis que certaines personnes ont perdu leur logement et ont dû être relogées suite à l’attaque. Certes, la Mizukage fait de son mieux pour tout reconstruire et veiller au bien-être des citoyens, Saji espère seulement que ses actions auront un impact positif surtout pour ces personnes qui sont le plus dans le besoin.

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Jeu 11 Oct 2018 - 10:27
Un chiffon dans la main pour nettoyer les traces de sauce de brochette, Saji continue à regarder autour de lui pour veiller à ce que tout se passe bien. Même si elle peut paraître banale voire peu prestigieuse, cette mission lui donne déjà une certaine importance, celle d’être une autorité chargée de contrôler l’activité de la population. Mais pour lui il s’agit de plus que cela, au-delà du rôle policier, il souhaite se rapprocher des gens, et leur venir en aide. Il en va de sa responsabilité morale de shinobi, son statut qui lui est attribué le met dans une position qui lui permet de faire des choses que les gens du commun ne peuvent pas. Et il ne pense pas seulement à l’exécution des jutsus, il pense aussi à la capacité à faire changer les choses dans un monde où les shinobis constituent les pièces maîtresses du jeu d’échecs. C’est la réalité. Le monde est un jeu de pouvoirs mais il veut changer cela et donner davantage de voix au peuple. Lui qui a été marginalisé depuis son enfance en raison de son handicap, lui à qui on a enlevé la voix à sa naissance, il en sait quelque chose. Il en a souffert, mais il ne leur en veut pas. Il est normal de craindre ce qui est différent de soi, cela est dans notre nature. Nous sommes des animaux avant d’être des humains, et ce côté animal tend à prendre le dessus quand nous nous laissons à nos penchants naturels. Pas seulement les besoins nécessaires comme la faim, mais plutôt les désirs qui nous lient à une mécanique que nous ne contrôlons pas tant que la raison reste soumise. La plupart des hommes de pouvoir ne pensent qu’à leurs propres intérêt et ne prennent pas en compte les besoins des petites gens, ils se gavent et regardent de haut la misère qui les entourent tandis que l’inégalité se creuse. Comment une telle injustice peut-elle encore exister de nos jours ? N’y a-t-il aucune conscience morale en ce monde ? Nul porte-étendard pour défendre les vraies causes, les causes justes?

Alors que Saji est plongé dans ses pensées pendant sa patrouille au milieu de la fouille, il s’approche d’un stand de fruits et légumes pour inspecter la marchandise. Des aubergines, des chous chinois, des citrons… La fraîcheur du parfum est irrésistible. Rien ne semble anormal, jusqu’à ce qu’il remarque dans l’étalage une barquette avec quelques citrons à la couleur étrange. Il en saisit un pour le regarder de plus près. En effet la couleur jaune est beaucoup foncée que d’habitude et sa texture trop moelleuse. Avec sa main, il compresse le citron dont le jus s’écoule au sol. L’odeur forte qui s’en dégage n’est pas normale. Le fruit est moisi. Alors que le marchand remarque la scène il s’écrie :

Vendeur : « Hé ho vous ne vous gênez surtout pas ! »

Sans réagir à la provocation, Saji se nettoie tranquillement la main avec son chiffon puis le range dans sa sacoche. Il lève les yeux vers le marchand puis écrit un message sur son carnet. Il déchire une page et lui transmet.

Saji a écrit:
« Certains de vos fruits sont périmés. Merci de veiller à ce que vos produits respectent la norme en termes de fraîcheur et qu’elles ne dépassent pas la date de péremption. »

Avant-même que le marchand n’aie le temps de réagir en lui envoyant un « mais pour qui vous vous prenez », d’un geste vif, Saji sort un parchemin de sa poche sur lequel est indiqué qu’il est en mission officielle de la part de la Mizukage.

« Oh pardon je ne savais pas… hehe… Bonne journée à vous cher monsieur, je vais faire très attention la prochaine fois. Promis. »

Le marchand s’exécute immédiatement et enlève la barquette de citrons de l’étalage pour le ranger derrière le comptoir. Les clients à côté ayant suivi la scène de près ou de loin semblent relativement impressionnés par ce qui vient de se passer, mais restent distants par rapport au ninja mystérieux. Nobuatsu Saji, le justicier des fruits. Pas mal comme surnom.

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Jeu 11 Oct 2018 - 11:20
Tournant le dos au stand de fruits et légumes, Saji continue sa patrouille au cœur de la marée humaine. En face, il remarque un vendeur de babioles et de jouets pour enfants. Il s’en rapproche immédiatement pour regarder ce qu’il propose. Les figurines en bois sont particulièrement bien sculptées. Il reconnaît immédiatement les personnages avec lesquels il jouait quand il était enfant avec son frère. Cela leur permettait de passer le temps tous les soirs pendant qu’ils attendaient le retour de leur père qui travaillait tard. Il se souvient du temps où ils prenaient du plaisir à être ensemble et profiter de leurs soirées à imaginer qu’ils étaient des héros légendaires avec une relation de rivalité. Aujourd’hui, la fiction est devenue réalité, ou du moins en partie. Qui sait s’ils deviendront « légendaires » un jour, qui sait ce que le destin leur réserve ? Il sait du moins que son frère restera son frère quoi qu’il arrive, et qu’il épuisera toutes ses options avant de se résigner à le laisser sombrer dans les ténèbres. Le regard de Saji se voile tandis qu’il continue à parcourir les jouets devant les yeux, sans vraiment savoir ce qu’il cherche.

Marchand de jouets : « Bonjour monsieur, je peux vous aider ? »

De retour à la réalité, il lève la tête en secouant ses mains pour faire signe que non. Il est temps de mettre ce passé de côté avant qu’il ne le dévore complètement. Tellement de regret, tellement d’amertume. Pourquoi frère ? Pourquoi…

Marchand grossiste : « Vous l’avez cassé, vous payez ! »

Client / Artisan local : « Vous vous moquez de moi, votre produit est de piètre qualité ! C’est pas de ma faute si vous les importez d’un autre village ! »

Des cris s’élèvent au milieu de la foule. Saji tourne la tête pour essayer d’identifier les protagonistes de la dispute. Il aperçoit des morceaux de terre cuite au sol desquels un client essaye de s’éloigner pour ne pas marcher dessus. Il tente de partir mais le vendeur à proximité le retient par la manche. Le client se débat pour partir mais le vendeur ne lâche pas prise. Saji s’approche pour faire un état des lieux. Il vérifie si le récipient en terre cuite est irrécupérable, ce qui est le cas. L’objet est en mille morceaux. Il se dirige vers les autres produits en terre cuite qu’il prend un par un dans la main, pour les regarder sous tous les angles. La surface est lisse, le matériau est solide, l’artisanat est d’excellent qualité. Il n’y a absolument rien d’anormal avec son offre de poterie. Il se retourne pour interrompre les deux individus dans leur altercation.

« C’est des traîtres comme vous qui ruinez le village ! Vous achetez à l’ennemi pendant que l’artisanat local se ruine à vous proposer des pièces de qualité ! »

« Des pièces de qualité ? Ha ! On aura tout entendu ! »

Saji comprend mieux la situation. Il s’agit probablement encore d’un artisan local énervé par le marchand grossiste qui importe des produits de l’étranger au lieu d’acheter chez lui. Il est vrai que la poterie locale ne fait pas fière allure comparé à la compétition étrangère. C’est la triste réalité de l’économie. Même si Saji ne souhaite pas décourager le pauvre artisan local, il se doit d’appliquer la loi, même si son sentiment lui dit le contraire.

Saji a écrit:
« Les produits sont parfaitement conformes. Je vous demande de rembourser directement le marchand ou vous serez soumis à une amende qui sera trois fois plus élevée. »

« C’est une arnaque ! Y a pas moyen ! »

Saji marque un temps de pause avant d’écrire une autre note qu’il enfonce sèchement dans la paume de la main du client, comme pour exprimer une certaine impatience.

Saji a écrit:
« Dernier avertissement ou ce sera le remboursement ET l’amende. »

Le client se tait et commence à mettre la main au portefeuille. Il dépose une poignée de ryôs dans la main du vendeur lésé qui se met à compter pour vérifier que tout est bon. Il fait signe que oui et remercie Saji pour son intervention qui secoue des mains pour faire comprendre que ce n’est rien. Ce n’est pas comme s’il faisait cela par bonté de cœur, ou du moins pas cette fois. Il se sent partagé par ce choix difficile entre cœur et raison. Et cette fois la raison l’a emporté. Il espère ne pas répéter ce genre de dilemme à l’avenir, même si être dans sa position d’autorité requiert d’y être confronté au quotidien.

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Jeu 11 Oct 2018 - 12:18
Maintenant que le litige est résolu, Saji reprend sa ronde pour finir l’inspection du marché du midi. Certains marchands commencent déjà à plier bagage et couvrir leurs étals pendant que les clients retardataires se précipitent pour faire leurs emplettes. La masse humaine commence à se désépaissir et à se disperser dans toutes les directions à mesure que le temps passe. On effectue les dernières négociations, les dernières pesées, les derniers achats. Puis, petit à petit, le brouhaha s’évanouit pour laisser place à la tranquillité habituelle. Des morceaux de papier glissent au sol sous la force du vent, des déchets sont disséminés le long de la rue tandis qu’un technicien de surface procède déjà au nettoyage. Saji se demande combien il est payé pour effectuer cette tâche relativement ingrate. Mais d’après ce qu’il a entendu, leur rémunération est inférieure à la moyenne. Une condition de travail pour le moins difficile. A-t-il des enfants ? Une famille à nourrir ? Il n’a pas le temps d’aller lui poser la question, mais surtout il ne veut pas l’interrompre dans son travail. Peut-être qu’il ne souhaite attirer le moins d’attention possible et juste faire ce qui lui est demandé. Il ne veut sûrement pas de la pitié de quelqu’un comme Saji qui peut vivre de façon relativement correcte dans son appartement et se reposer sur ses économies. Que peut-il faire après tout pour aider ce pauvre homme ? Lui transmettre une partie de son argent ? S’il est quelqu’un d’intègre et cherche à respecter ses principes moraux, doit-il pour autant aider toutes les personnes devant lui ? Que ferait son ami philanthrope Takamagahara dans son cas ? Si comme lui il avait des ressources limitées et qu’il avait à vivre en autonomie ? On ne peut aider tout le monde… S’agit-il davantage d’une excuse, ou d’une sincère impossibilité ? Au fond, est-ce hypocrite de se sentir mal pour les gens dans le besoin, et pour autant de ne pas agir ? Probablement. Mais comment choisir entre ses propres besoins et ceux des autres ? Quel est le juste milieu… Cette mission lui permet de dresser le constat de la réalité : l’artisanat local en faillite, des pauvres toujours plus pauvres, une compétition économique dérégulée… Au-delà des manipulations politiques évidentes que ce constat pourrait engendrer, Saji réfléchit à tout cela d’un point de vue essentiellement moral et philosophique. Il veut sincèrement comprendre quelle est la meilleure position à prendre et comment il peut faire le plus de bien au monde. Constamment torturé par ses principes, il continue son chemin. Le lieu suivant de sa ronde est…

Le chantier de l’académie n’est pas très loin d’ici. Il lui suffit de marcher quelques minutes pour arriver devant un grand échafaudage de plusieurs étages sur lequel des ouvriers sont suspendus, soit en train de taper du marteau sur les planches en bois, soit en train de faire rouler une brouette de matériaux pour la construction : pierre, métal, bois… Sans qu’il ne soit remarqué par qui que ce soit, Saji se rapproche sans se presser et cherche du regard le chef de chantier. Il ne semble pas être présent sur le terrain, peut-être s’est-il absenté un moment ? Après quelques minutes d’attente, un visage familier apparaît, c’est le même chef de chantier qu’il avait rencontré lors de sa mission de rang D avec Kuzan !

Chef de chantier : « Hé vous là ! Je vous connais ! Vous étiez avec le hippie fétichiste de peluche ! »

Sans répondre à ce commentaire, Saji sort son carnet et commence à écrire.

« Oui c’est sûr que c’est vous ! Le mec qui aime donner des papiers… »

Le « mec qui aime donner des papiers » oui c’est ça… Saji au moins ne se permet pas des absences au travail. Il finit d’écrire son message.

Saji a écrit:
« Je viens pour vérifier que tout se passe bien sur le chantier. Quels sont les progrès ? Vos besoins ? Au niveau du respect des délais ? »

« Alors… vous faites bien de me le dire parce que… On est vraiment en manque de bras en ce moment, si la petite Mizukage pouvait nous envoyer une dizaine d’hommes, ça serait pas de refus ! »

Immédiatement, face à cette réponse surprenante, et même intolérable, Saji réagit avec un léger énervement.

Saji a écrit:
« Comment ? Il vous manque autant d’hommes ? Pourquoi n’avez-vous pas contacté l’administration plus tôt ? Cela n'est pas normal. »

« Et bien pour tout vous dire… »

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Jeu 11 Oct 2018 - 12:53
La cloche sonne. C’est l’heure de la pause. Certains ouvriers commencent à descendre de l’échafaudage pour aller s’asseoir à une table de fortune non loin de là. Ils commencent à sortir un jeu de carte et à jouer pour passer le temps. D’autres commencent à fumer une cigarette ou s’en vont pour acheter une boisson. Le tumulte du travail est remplacé par le repos du guerrier. On entend deux hommes rigoler dans un coin, adossés contre une pile de piliers de métal. Les voix s’élèvent pour former un bruit de conversation à l’arrière-plan, tandis que Saji poursuit sa conversation avec le chef de chantier qui essaie de se justifier de son oubli.


« … on a peut-être sous-estimé la quantité de travail voilà… »

« On » ? Il veut probablement dire « J’ai ». C’est après avoir poussé un long soupir que le ninja rédige une autre note à l’intention de son interlocuteur.

Saji a écrit:
« Et y aurait-il autre chose que vous avez oublié de signaler ? »

Le chef de chantier marque un temps pour réfléchir, puis il se souvient.

« Ah oui ! et il y a cette… grève… enfin non c’est pas vraiment une grève mais plutôt une pause prolongée vous voyez… »

Saji n’en croit pas ses oreilles. Il se tape le front pour exprimer son exaspération. Il espère que la situation n’est pas aussi grave qu’il ne le pense. Cela expliquerait aussi pourquoi le chef de chantier s’est absenté… Probablement parti pour essayer d’aller convaincre les ouvriers grévistes de revenir travailler. Tout s’explique. Il se retient de poser une question, puis se décide à tout mettre sur la table.

Saji a écrit:
« Et quelles sont leurs revendications ? »

« Des revendi… quoi ? »

« Tuez-moi » se dit Saji. Qu’a-t-il donc mérité pour que cela lui arrive… Puis après un moment de réflexion, il repense à l’intérêt social de sa mission. C’est vrai, il ne doit pas oublier qu’il fait cela pour l’intérêt général et pour s’assurer que l’activité au village se déroule dans les meilleures conditions. Il n’a pas le temps de tergiverser et doit trouver une solution au problème et au plus vite. Il fait maintenant signe au chef de chantier de rester sur place puis lui demande dans quelle direction ils se trouvent.

« Ils sont par là. En train de boire un verre entre eux. »

Sans plus attendre, il marche avec précipitation en direction de la taverne d’en face, et pousse sèchement la porte. Il identifie immédiatement les coupables groupés autour d’une table au fond de la salle. Ils semblent s’amuser à jouer aux cartes, confortablement installés sur leur chaise. Avant de se rapprocher, Saji essaie de juger la situation. Ils sont au nombre de huit, la plupart d’entre eux ont des gros bras. Mais les ouvriers sont connus pour avoir un caractère bien trempé, ce qui risque de lui donner du fil à retordre. L’approche la plus sûre serait de leur parler en tant que médiateur et non pas comme autorité, et chercher à comprendre l’objet de leur mécontentement sans donner le sentiment qu’ils sont regardés de haut. Ils sont en grève pour une raison, reste à savoir laquelle. Maintenant, doit-il se montrer plus ferme ou plus diplomate ? Et puis il n’est même pas sûr qu’ils aient effectivement la patience de l’écouter et encore moins de lire ses mots. Que faire si la situation dégénère ? Devra-t-il user de la force ? Peut-être.

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Jeu 11 Oct 2018 - 14:31
L’ambiance de la taverne est conviviale. Il y a un peu de tous les profils. Des jeunes aspirants ninja sont assis à une table, ce qui en soi est déjà suspect étant donné qu’ils semblent être en dessous de l’âge autorisé pour boire. A se demander ce qu’ils font ici s’ils ne sont pas là pour boire de l’alcool. Puis il y a aussi ce couple de personnes âgées qui essaient d’avoir une conversation normale, mais les jeunes adultes de la table d’à côté font un bruit presque insupportable. Au nom du respect de l’espace public, Saji décide de s’approche du groupe de clients bruyants qui rigolent à gorge déployée. Il verra les grévistes au fond de la salle plus tard. Tout d’abord, il préfère régler ce problème qui est en train de ruiner son audition. Il tape à l’épaule de l’un d’entre eux. Il ne réagit pas et continue de rire. Deuxième tentative. Il se retourne et remarque la présence du shinobi. Il prend peur, ne l’ayant pas remarqué derrière lui depuis tout à l’heure. Ses amis le narguent et rigolent encore plus fort, se moquant de son expression de surprise ridicule. L’homme humilié se lève à la hauteur de Saji pour le provoquer, il colle presque son front contre le sien. On peut sentir son haleine putride envahir les narines du ninja qui n’en demandait pas autant.

Client perturbateur: « Toi qu’est-ce que tu me veux le ninja ? hein ? »

Sans répondre à la provocation, Saji lui met une note au visage afin qu’il puisse bien la lire.

Saji a écrit:
« Merci de faire moins de bruit. »

La colère monte à la tête du jeune homme, apparemment encouragé par la présence de ses amis pour se montrer plus confiant. Il commence à pousser Saji qui recule de quelque pas.

« Et tu vas faire quoi sinon ? »

Saji reste sur place en attendant la suite, il a envie de donner une correction au jeune homme. Pour cela il a besoin d’une excuse pour répliquer. Le gérant quant à lui aperçoit la scène et accourt pour séparer les deux individus. Mais il est trop tard, il se fait pousser une deuxième fois, ce à quoi Saji répond avec un coup avec le pommeau du sabre dans le cou, ce qui neutralise sa cible qui se tient tout en gémissant de douleur. Le shinobi sort alors le parchemin attestant qu’il est chargé de veiller au bon déroulement des activités au village. Les semeurs de trouble lisent alors le parchemin, très paniqués, puis s’excusent pour le comportement de leur ami. Ils le portent tous les deux par les épaules et ils quittent la taverne sans se plaindre. Le gérant regarde la scène puis hausse les épaules, il a perdu des clients fidèles mais il n’y peut rien, cette situation allait s’aggraver un jour ou l’autre. Maintenant que le problème du bruit est résolu, il est temps de s’occuper des grévistes qui viennent d’assister à la scène avec un air ébahi. Ils paniquent à leur tour lorsqu’ils voient le shinobi vêtu de noir arriver dans leur direction, son katana à la ceinture. Ils craignent la brutalité policière.

Gréviste: « O… O… Oui ? »

Sans perdre davantage de temps, Saji dépose un papier sur la table où sont étalées des cartes et des pièces de monnaie.

Saji a écrit:
« Vous êtes les grévistes du chantier ? »

Ils font timidement oui de la tête. Saji ne répond pas, il leur fait signe de la main d’en dire plus. Alors ils se regardent, sans être sûr s’ils doivent dire ce qu’ils pensent ou bien s’ils doivent ajuster leur discours pour ne pas énerver le ninja.

« C’est-à-dire que le chef ben… Il nous traite comme des bons à rien. »

Il marque un temps pour se souvenir.

« Il dit qu’on est des fainéants, qu’on est payés à rien faire, que le chantier pourrait très bien marcher sans nous… et bien voilà, puisqu’il a pas besoin de nous on se barre ! »

Logique. Saji leur fait signe de le suivre et ils s’exécutent immédiatement, ils n’osent pas refuser les ordres. Le groupe de grévistes suit le ninja à l’extérieur, en direction du lieu de travail, pour une dernière confrontation avec le chef de chantier.

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Nobuatsu Saji
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Jeu 11 Oct 2018 - 20:24
Un groupe de neuf hommes se déplace en direction du chantier, avec un shinobi au shôzoku noir à leur tête. Ils attirent quelques regard à gauche et à droite, des curieux qui se demandent ce qu’a l’intention de faire cette compagnie de gens. Une fois arrivés sur place, les collègues des grévistes tournent la tête et font un signe de la main qui n’est pas retourné. Apparemment il y a une certaine tension entre les grévistes et ceux qui sont encore en train de travailler. L’ambiance semble tendue et le chef de chantier est mis au courant du retour de ses hommes qui avaient déserté. Il semble plutôt satisfait par ce résultat et se précipite vers le shinobi pour lui donner une tape amicale et un grand sourire complice, tandis que les grévistes réagissent avec répulsion et serrent des poings. Les travailleurs arrêtent de travailler un par un pour observer la scène discrètement tandis que le leader des grévistes, celui qui a adressé la parole à Saji jusqu’ici, choisit d’ouvrir le dialogue avec le chef de chantier dont il n’apprécie visiblement par le comportement.

Gréviste : « Il vous manque pas de culot vous ! »

Chef de chantier : « Quoi ? Pourquoi donc ? »

« Essayer de faire ami-ami avec l’autorité pour qu’il se ligue contre nous ? »

« Je le remercie seulement de son bon travail de shinobi. Il fait ce qu’on lui dit de faire, pas comme d’autres. »

« Ah oui ? Et je suppose que vous pensez à quelqu’un en particulier ? »

La tension est presque palpable. Les regards sont fixes et les yeux nervés de sang. Personne ne semble prêt à lâcher le morceau et pourtant il faut que Saji trouve un moyen de désamorcer la situation pour relancer les travaux de l’Académie. Il sort son carnet de sa sacoche et emmène le chef de chantier loin du groupe de grévistes pour lui parler séparément. Il fait aussi signe au leader des grévistes d’attendre pendant qu’ils discutent en privé. Il est temps de jouer le travail de médiateur en situation de crise.

Saji a écrit:
« Je veux que vous me disiez ce qui d’après vous ne va pas avec le travail de vos employés et pourquoi. J’ai besoin de connaître les deux versions de l’histoire avant de trancher. Vous comprenez ? »

« Alors… Hum… Et bien cela fait plusieurs semaines que je les vois papoter pendant la construction et qu’ils ne semblent pas prendre leur travail au sérieux. Une fois, je les ai même surpris à fumer sur l’échafaudage ! Vous vous rendez compte ! Quelle honte ! C’est into… »

Saji pose la main sur l’épaule de son interlocuteur pour lui faire signe de se calmer et d’attendre ici pendant qu’il va parler directement au leader des grévistes.

« A votre tour. Dites-moi ce qui vous dérange dans sa gestion du chantier et ce que vous aimeriez voir changer. »

« Comme je vous l’ai dit il nous traite comme des incapables, ils continuent de nous traiter avec mépris alors que lui se tourne les pouces. »

Saji lui fait signe de développer.

« Et bien il s’autorise des pauses supplémentaires pour aller jouer à des jeux d’argent dans le bar d’à côté. »

Le chef de chantier ne s’était donc pas absenté pour aller chercher ses travailleurs mais pour aller jouer aux cartes. Un retournement de situation intéressant. Saji demande alors à tout le monde de se rassembler et commence à écrire un message à un interprète qui lira son message à voix haute.

Interprète : « Voici les mesures que je propose aux deux parties : les travailleurs s’engagent à ne pas fumer pendant leur travail et à respecter un code de conduite correcte hors des temps de pause, tandis que le chef de chantier s’engage à arrêter ses absences injustifiés et à se montrer plus pédagogue dans sa façon de communiquer. Je veux que vous signiez ce papier et je l’enverrai au bureau de la Mizukage pour qu’elle en approuve la forme, vous recevrez en retour une grille de pénalité pécuniaire pour tout manquement à la règle. Je ne peux être décideur pour l’application de ce contrat, mais c’est une solution temporaire sur laquelle vous pouvez déjà vous appuyer pour travailler de façon plus stricte et efficace. »

Le chef de chantier et les grévistes sont comme figés par tous les engagements qui leur sont demandés, ils se regardent puis semblent tomber d’accord pour reprendre le travail.

« Non finalement c’est bon ne vous en faites pas on fera attention, promis ! »

« Oui c’est vrai moi aussi, je vais arrêter les pauses supplémentaires et me concentrer sur la bonne conduite des travaux. »

Tout le monde reprend le travail comme si de rien n’était et Saji reprend le papier des mains de l’interprète et le déchire avec un poil de déception. Ce n’était pas vraiment un coup de bluff de sa part mais au moins c’est le résultat qui compte. L’important c’est qu’il ait obtenu une solution temporaire, il espère seulement que cela durera le plus longtemps possible. Au moins maintenant ils sont au courant de ce qui est attendu de chacun, et savent exactement ce qui est reproché à l’autre. Restaurer le dialogue est un premier pas vers la réconciliation et une meilleure relation de travail.

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Jeu 11 Oct 2018 - 22:35
S’éloignant du chantier qui a maintenant repris son activité, Saji se demande encore ce qu’il pourrait faire pour contribuer à la communauté. Il espère ne pas avoir à jouer le policier encore mais adopter une position plus bienveillante. C’est après tout le but social de sa mission. Il commence à lire son parchemin et le rapport mentionne que des chiens du quartier sont trop bruyants et aboient toute la journée, ce qui empêche le voisinage de fermer l’œil. Les aboiements ont lieu à un rythme irrégulier et toute la journée, et les maisons ne sont pas localisées dans le même quartier, ce qui empêche de faire des hypothèses précises sur ce qui aurait bien pu arriver. S’agit-il d’une coïncidence ? La première question qui se pose est : depuis quand les aboiement ont-ils commencé ? Et la deuxième question logique : Pourquoi se mettent-ils à aboyer ? Les chiens sont des animaux intelligents et leur comportement peut être expliqué. Il est donc temps d’enquêter et poser des questions à chaque maison pour recueillir des informations pertinentes. Muni de son carnet et de son crayon, Saji frappe à la première porte.

« Bonjour Monsieur ! Oh mais je vous en prie entrez donc ! »

Saji incline légèrement la tête en signe de reconnaissance et pose le pied dans la demeure. A peine est-il entré que le mobilier luxueux accroche son regard. Sans plus attendre, il s’assoit sur un canapé à proximité et commence l’échange.

Saji a écrit:
« Décrivez-moi les faits marquants liés à votre chien depuis ces quelques jours. Soyez concise s’il vous plaît. »

« Alors… Nous avons promené notre chien ailleurs que dans son espace de promenade habituel, c’est-à-dire que nous l’avons emmené jusqu’au marché mais nous ne sommes pas allés plus loin. Le jour suivant, elle était super excité à l’idée de visiter ma mère qui élève deux chats. Elle lui a offert un collier rouge mais je lui ai dit que Michoune préférait le rose. Aussi nous lui avons changé de type de croquette hier, mais elle avait déjà commencé à aboyer avant ... donc je ne comprends pas ! Ah et il y aussi ce vaccin contre la rage qu’elle a pris. Et mon mari est parti en voyage, peut-être que c’est parce qu’il lui manque beaucoup ? »

Saji fait signe d’arrêter, cela fait suffisamment de notes à écrire et il doit réfléchir sur l’ensemble des informations collectées. Il remercie la dame et se lève. Il frappe ensuite à la porte de la deuxième maison.

« A mon avis c’est notre petit Kiki qui est très sensible au froid de l’hiver, vous savez les chiens qui ont pas beaucoup de poils comme Kiki… et bien ils attrapent froid ! »

Fascinant. Porte suivante.

« Notre chien ? Ben je ne sais pas c’est toujours la même routine, il mange ses croquettes, il dort, il fait ses besoins. Rien de particulier. Désolé il n’y a rien qui me vient à l’esprit là. »

Maison suivante.

« Juste avant qu’il commence à aboyer, on l’avait lavé et il n’a pas aimé. Et puis on l’a emmené se faire vacciner et il n’a pas aimé non plus. On lui acheté ces nouveaux jouets mais apparemment ça ne lui plaisait pas… et… »


OBJECTION! Saji lui fait signe d’arrêter. Que vient-elle de dire ? Son chien s’est fait vacciner aussi ? Tout comme le premier propriétaire... Et cela expliquerait pourquoi on ne peut identifier de rythme commun entre les aboiements des chiens. Cela expliquerait aussi qu'il n'y ait pas non plus de localisation commune... Le vaccin est la clé de l'énigme! Il tient enfin son fil d’Ariane, grâce à cette piste, il fait confirmer auprès des précédents propriétaires qu’il a visités qu’ils ont en effet procédé à une vaccination pour leur animal de compagnie, et tous AVANT que les aboiements aient commencé! Saji fait enfin valider l'hypothèse auprès du vétérinaire qui reconnaît qu’il existe des effets secondaires au vaccin comme l’irritation de la peau ou des maux d’estomac mais que jusqu’ici ces effets n’avaient jamais pris de telles proportions, du moins pas qu’il le sache. Les chiens n’ont cessé d’aboyer à cause de ces douleurs induites par le vaccin, et non pas à cause des croquettes ni du lavage du poil! Les propriétaires des chiens affectés sont donc invités à se rendre chez le même vétérinaire pour corriger les effets indésirables. L’affaire des chiens qui aboient est résolue et le village retrouve un certain calme.

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Ven 12 Oct 2018 - 1:39
Une bonne chose de faite, les chiens arrêteront de déranger le voisinage une bonne fois pour toutes. Mais les enquêtes ne s’arrêtent pas là, une autre note dans son parchemin de mission indique la disparition d’un des résidents d’une maison de retraite, lequel se trouve non loin d’ici. Son portrait n’est pas détaillé dessus, il faut donc se rendre sur place pour se renseigner auprès des éventuels témoins. Quelques minutes plus tard, il arrive devant la maison de retraite. Il frappe à la porte. Une jeune femme habillée en blanc apparaît. Elle regarde Saji de bas en haut.

« Oh la troupe est déjà là ? Je pensais que le spectacle était pour la semaine prochaine ? »

Saji se sent humilié comme jamais mais il garde la tête haute et fait quelques pas de plus à l’intérieur sans dire un mot. A l’intérieur du salon sont regroupées des personnes âgées habillées en tenue décontractée. Elles sont assises à des tables, elles s’adonnent à des loisirs divers tandis que d’autres mangent leur plateau préparé avec soin. Les regards se tournent vers le shinobi vêtu de noir qui fait son apparition au milieu de la salle. Après avoir écrit quelques mots, il donne une note à l’infirmière.

Saji a écrit:
« Je suis en mission officielle ici pour enquêter sur la disparition du retraité. »

« Ah bah il fallait nous le dire plutôt ! Venez par là sa chambre est par ici. »

Il suit la femme dans une chambre bien nettoyée, avec le lit qui est fait. Saji inspecte l’armoire dans lequel se trouve quelques vêtements propres mais rien d’intéressant.

« On ne l’a plus revu depuis hier soir. Il n’a pas répondu à notre appel du soir donc il a dû disparaître entre hier midi et hier soir. Mais c’est impossible qu’il se soit enfui, la porte principale n’est accessible que depuis le grand salon que vous venez de traverser. »

Saji a écrit:
« Il aurait pu sortir par une fenêtre. »

« Impossible. Toutes les fenêtres disposent d’une grille. »

Au-delà du fait que les retraités soient enfermés comme des prisonniers, Saji comprend donc que la seule possibilité est que les témoins dans le grand salon ont menti pour couvrir sa fuite. Il s’y rend de ce pas pour en avoir le cœur net. De retour dans la salle, il se met à interroger les résidents un par un. Leur demandant s’ils ont vu quelqu’un passer par la porte mais toutes les réponses sont négatives. Avant de réfléchir à où il aurait pu aller, il doit se demander s’il est effectivement possible qu’il se soit enfui. Mais personne ne l’a remarqué. Il semblerait que la cible se soit véritablement volatilisée. Cela est humainement impossible… A moins que.... Saji demande à l’infirmière si elle dispose d’informations supplémentaires sur le fugitif. Elle lui adresse une feuille sur laquelle est indiquée la profession du fameux Hanzô. L’homme est un ex-shinobi ! Cela explique qu’il ait pu se rendre invisible s’il est arrivé à utiliser une technique de dissimulation pour sortir sans se faire détecter par qui que ce soit. Dans ce cas où s’est-il enfui ? Saji a besoin d’en savoir plus sur l’individu s’il veut avoir une chance de le retrouver.

« Hanzô ? Il aime boire, beaucoup boire. »

Les autres confirment l’information. Très bien, la taverne la plus proche n’est pas très loin d’ici. Saji se rend là-bas en vitesse en espérant avoir un coup de chance mais l’homme en question n’y est pas. Il court de taverne en taverne, puis de restaurant en restaurant, plus il avance et moins il est confiant. A la fin de la journée, il est complètement découragé. Il rentre à la maison de retraite sans nouvelles du fugitif. Mais à son retour, l’infirmière l’attend devant la maison, légèrement honteuse de lui apprendre la nouvelle.

« Je voulais vous apprendre… »

Elle marque un temps.

« … nous nous sommes trompés dans l’administration, je m’en suis rendu compte quand vous m’avez demandé les papiers sur Monsieur Hanzô. Apparemment il aurait reçu la permission de sortir pour une semaine. Mais ce n’était pas moi qui étais de fonction ce jour-là… mais ma collègue qui aurait oublié de m’en notifier. »

Ceci n’explique pas comment personne ne l’a vu partir. Mais sans que Saji ait besoin de poser la question, l’infirmière semblant lire dans ses pensées a déjà anticipé et lui donne sa réponse.

« Il est parti entre l’appel du midi et l’appel du soir, il y a un moment en début d’après-midi pendant lequel ils font une sieste… et… »

Assez entendu. Sans faire davantage de commentaire, Saji retourne sur ses pas pour achever sa mission. Il se dirige vers l’école en vitesse avant qu’il ne soit trop tard.

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Ven 12 Oct 2018 - 19:08
Des enfants portant leur cartable commencent à sortir du bâtiment, tandis que des adultes patientent encore sur le côté. Les gamins prennent la main de leur parent et rentrent joyeusement, racontant leur journée à l’école. Des sourires sur les visages. Une image innocente et réconfortante qui encourage le shinobi à accomplir son devoir de protection envers les citoyens. Il peut voir ce petit garçon prendre simultanément la main à son père et à sa mère, marchant côte à côte avec eux. Un souvenir que lui-même n’a jamais eu de son enfance, lui qui n’a jamais connu la tendresse d’une maman. Il s’arrête de marcher, comme affecté par ce voile de tristesse. Mais les orphelins de la guerre ont souffert eux aussi, ils ont besoin de lui, de quelqu’un pour leur montrer la bonne voie. Un grand frère exemplaire. Saji se rapproche des portes de l’école et salue la maîtresse qui tient la porte pour les jeunes. Il lui montre le parchemin déclarant qu’il est en mission.

« Bonjour, oui entrez si vous le voulez. Il y en a encore qui attendent à l’intérieur, peut-être pourriez-vous les raccompagner à l’orphelinat ? »

Il acquiesce de la tête. Un grand hall s’ouvre à lui et en face une sortie qui donne sur la cour de récréation. A l’intérieur, il aperçoit une salle d’études où sont regroupés des écoliers qui semblent attendre quelque chose. Ils sont occupés à faire du coloriage ou à jouer aux figurines. Ils ne remarquent la présence du shinobi que lorsqu’il traverse le pas de la porte et leur fait un signe de la main. La peur s’empare des gamins le temps d’un instant, mais ils se ressaisissent, comme fascinés par l’apparence presque super-héroïque de l’inconnu. Leurs yeux s’ouvrent grands. La peur laisse place à la fascination. Avec hésitation, ils s’approchent autour de Saji pour le toucher, comme pour s’assurer qu’il existe en vrai.

« Oooh monsieur monsieur… Vous êtes un super-héros ? »

« Monsieur monsieur ! Vous pouvez me montrer des trucs cools ? »

Assailli par les questions des enfants curieux, Saji s’accroupit pour arriver à leur hauteur et sans dire un mot, il leur tapote la tête. Ils sont l’avenir du village, la nouvelle génération. Il faut la protéger à tout prix. C’est non sans émotion qu’il s’assoit à une chaise, entouré de ses jeunes admirateurs. Les enfants sont tellement innocents qu’ils ne cherchent pas à comprendre sa différence, et pourquoi il ne parle même pas. Tout ce qui leur importe, c’est qu’il les inspire. Saji commence alors à jouer avec eux, en simulant une bagarre. Feignant de se faire battre par les coups répétés des enfants. Il s’écroule. Ils sont trop forts pour lui. Les enfants rigolent en chœur. Le ninja se relève et esquisse un sourire derrière son masque. Alors que la scène se déroule, une jeune femme fait son apparition et elle annonce qu’il est temps de raccompagner les orphelins à leur résidence. Naturellement, Saji se propose de le faire et il se lève pour faire signe aux gamins de le suivre.

« Dites dites monsieur ! Vous êtes ninja ? »

Il fait signe que oui de la tête.

« Et vous combattez les méchants ? »

Une question plus complexe. On espère toujours être le héros de l’histoire et être celui qui combat les méchants. Il est tellement facile de se perdre dans son égocentrisme et ne pas voir à travers le voile de nos croyances, l’immoralité de nos actions. Saji est-il le gentil ? Son frère est-il le méchant ? Rien n’est moins sûr en vérité. Il rejette cette vision manichéenne évidemment. Nos actions nous définissent et font de nous des êtres complexes. Mais si lui est le gentil, alors il espère que le moment venu, son frère reviendra à lui, pour qu’enfin, ils soient gentils ensemble, et combattent les méchants.

Les voilà déjà arrivés à l’orphelinat, Saji fait un câlin aux enfants qui rentrent excités par leur rencontre du super-héros vêtu de noir. Ils partent raconter cela à leurs amis déjà à l’intérieur. Cette fin de journée remet du baume au cœur du shinobi qui rentre chez lui avez le sens du devoir accompli.

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