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Lier l'utile à... l'utile [Suzuri Hengoku]

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Lun 29 Oct 2018 - 0:59

Lier l'utile à... l'utile

Kumo - Cabinet d'auscultation de Sazuka

Suzuri Hengoku





Les visites médicales… c’était un peu mon « train-train », ou ma croix… Instaurer ce système pour permettre aux ninjas de Kumo de rejoindre le terrain, et surtout nous assurer de la capacité de chacun mais aussi de leur loyauté ; demandait un temps considérable et n’était toujours forcément très agréable en fonction des personnes que je rencontrais dans cet endroit, dans ce cabinet. Mais ce matin, j’avais bon espoir ; ou bon espoir de tomber sur des Kumojins pas trop chiants ou tout moins, moins qu’une jeune femme que j’avais récemment reçu en entretien, ici.

Ce matin sur mon bureau attendaient une dizaine de dossiers, ceux des ninjas et civils convoqués. Je les parcouru et reconnu parmi ceux-ci quelques noms, Metaru, Nara et… un Suzuri. J’aimais bien les Suzuri malgré la triste réputation qu’ils trainaient à cause d’une seule et unique de leur parent. J’en avais rencontré quelques-uns… Takara, Akina et se parents –bien malgré moi- et très indirectement Kaldea au travers de récits très équivoques. Enfin… que du beau monde. Alors, est ce que cet Hengoku serait à leur hauteur ? Aussi créatif et perspicace ? J’allais m’en rendre compte rapidement.

Puis vint l’heure, finalement, de la visite. Le Suzuri passa donc après l’un de ses homologues Kumojin, une Metaru fort désagréable… Après avoir raccompagné cette dernière dans le couloir, j’appelais le suivant…

-Suzuri Hengoku ? Dis-je en scrutant les quelques personnes qui attendaient patiemment leur tour. Je me demandais d’ailleurs pourquoi il y avait tant de monde –quatre ou cinq personnes- je n’avais pas pris de retard pourtant… à croire que tous voulaient être sûrs de ne pas arriver en retard… de crainte de manquer leur tour… Sans attendre, je regagnais mon bureau, pour consulter son dossier. Et une fois qu’il fut entré… Vas-y installes-toi. Dis-je en montrant le siège de l’autre côté de mon bureau sans lever le regard. Bien, je suis Ikeda Sazuka ; sais-tu pourquoi tu es là ? Lui demandais-je en me redressant. Oh et... tu peux peut-être ranger ce parapluie...

Bon, il avait au moins l'originalité pour lui, c'était déjà ça...

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Lun 29 Oct 2018 - 3:43
Une partie de sa perception du monde avait nettement changé. Lui qui n’accordait que très peu d’intérêt à la vie du village ou plutôt à la vie de quiconque, c’était vu du jour au lendemain attiré par cette environnement, cet inconnu. Sa visite des archives l’avait marqué, c’était sûr. Grace à celle-ci, il avait pu apprendre que Kumo tentait d’entrer en lien avec son pays d’origine. Il aurait pu fournir une aide considérable, lui qui était natif de c’est terres inhospitalière. Mais ce n’était pas la seule découverte qu’il fut. Il en avait appris un peu plus sur « l’Institut ». Une section du Zaikūgai constitue principalement de scientifique. L’érudit éprouvait une certaine attirance auprès de cette section. Constamment en quête de savoir, devenir un chercheur était une étape indémodable. Enfin, l’heure n’était pas au rêveries. Désormais bien plus rattacher au village et suite à ses très petites prouesses, il fit convié à une visite médicale dès plus basiques, en apparence.

Adosser à l’une des chaises de la pseudo salle d’attente, il patientait. Seul, dans son coin, il laissa libre cour à son imagination. Dépeignant son environnement, il s’amusait à changer complètement les formes ainsi que les couleurs de cet écosystème qui gravitait tout autour de lui - il fallait bien attendre d’une certaine façon. Quand la Metaru sortie du couloir, il rangea ses ustensiles pour le moment.

Son nom résonna dans le corridor, malgré le nombre flagrant de personnes, c’était à son tour. Le loufoque ne se fit pas attendre, accompagner de son fidèle parapluie il entra dans la pièce. Son regard se posa sur l’Ikeda. Il avait cette particularité de transposer l’image d’hommes et de femmes par des peintures. En fonction de l’apparence du tableau, le peintre se sentait plus ou moins intéresser. Comme toujours, la femme face à lui n’était qu’une nature morte. Un ébène, sur une colline, mourant sur une mer de feuille rougît par l’autonome tandis qu’un couché de soleil se profilait à l’horizon, entre deux nuages. Mais si il avait pu apprendre quelque chose depuis son excursion dans les archives, c’était de ne pas se fier aux apparences. Peut être transcendera t’elle tout simplement cette ébauche. Rien n’était pourtant sûr. S’asseyant après que l’autorisation lui soit donner il resta muet pendant de longues secondes. Pensait-elle qu’il allait lui répondre, lui qui n’avait presque jamais parler de sa vie ? Enfin soit, il s’exécuta lorsque l’Ikeda lui conseilla de ranger son parapluie. Règle intérieure oblige, le manche en bois vint se glisser dans son dos, tel un tantō. Sa main droite se rangea à l’intérieur de sa veste avant d’y ressortir calepin et pinceau entrelacer. Avec une certaine rigueur, le pinceau vint caresser le fin morceau de papier.

Une visite médicale afin de juger si le shinobi est apte ou non.

Le message prit littéralement vie, sous la forme d’un petit dragon, il alla ce nicher sur l’une des feuilles vierges de la femme. Original, même dans la façon de communiquer. Ce n’était pas au goût de tout le monde, il le savait pertinemment.

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Lun 29 Oct 2018 - 15:25



Comme je l’avais imaginé, ce jeune homme était assez semblable aux autres membres de son clan que j’avais déjà rencontrés. Comme les autres il avait sa touche d’originalité, sa particularité mais semblait encore plus fantasque que les autres, si c’était possible. La réponse qu’il me donna, en employant ce talent inhérent des Suzuri confirmait aussi sa perspicacité, néanmoins ; que sa réponse prenne cette forme me parut, un instant ; un peu étrange. Je n’avais pas souvenir qu’il était fait mention dans son dossier d’une forme de mutisme, ni même d’un tel handicap.

Le mutisme… J’avais l’impression que, sans être une maladie, c’était le nouveau mal « en vogue » si je pouvais dire. J’avais croisé la route d’innombrables personnes ne décrochant pas un seul mot que ce soit parce qu’elles étaient muettes ou parce qu’elles avaient vécu un traumatisme. Et je n’avais pour le moment rencontré personne n’ayant appris à parler ou ne l’ayant voulu. Alors, lui, dans quel groupe se trouvait-il ? Ne parlait-il pas par handicap, ou préférait-il seulement s’exprimer au travers de dessins prenant vie… C’était sans doute le paroxysme de son « art » comme l’était la résurrection à la médecine…

-Hum… Tu ne veux pas parler ? Ou tu ne peux pas ? L’interrogeais-je d’abord sans faire mention de la forme qu’avaient pris ses mots, que je trouvais assez sympathique. Cela peut être problématique de ne pas pouvoir communiquer "efficacement"… Surtout sur le terrain, en mission ou en cas d’affrontement. Fis-je remarquer au jeune homme. Et problématique pour moi, aussi ; si l’on me répondait à l’écrit, je ne pouvais pas contrôler la véracité des réponses que l’on me donnait… La concentration nécessaire pour se faire perturbant forcément le rythme cardiaque naturel…

Enfin, j’allais bien voir comment se déroulerait cet entretien ; peut-être serait-il plus concluant que le précédent, ou plus agréable… Hengoku était un Suzuri, et j’aimais bien les Suzuri…


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Lun 29 Oct 2018 - 16:12
Comme auparavant, le peintre laissa quelques secondes entre les propos du médecin et sa réaction. Sa bouche s’ouvrit, prêt à parler, il l’était. Mais aucun son ne sortit, ses lèvres venaient de prendre les courbes d’un sourire malicieux. Briser sa coquille, son cocon, aussi rapidement. Il en était hors de question. Parler était trop abstrait, nullement habitué à se confier, il le fera. Ou plutôt, il mettra en exergue sa vision des choses... Après tout, elle su rester calme et professionnelle face à un être anormalement muet. Peut être comprendra t’elle ? Avec une certaine grace, son pinceau filait à toute allure sur le papier.

Ni l’un, ni l’autre, je pourrai très bien vous parlez mais je n’y vois pas d’intérêt, les paroles sont vides de sens. Elles ne sortent que pour complaire à autrui. Facilement truquable, elles peuvent être remodeler à l’infinie, être comprise de différentes manière... Quant à l’art, il n’a pas pour vocation de mentir, il n’existe que pour véhiculer un message, une vérité propre à son créateur. Renfermer sur lui même, seuls les initiés peuvent le décrypter en toute connaissance. Couplé à l’encre, il devient la meilleur méthode de propagation. Mes entités ne se livrent qu’à leur destinataire précis, pour le reste, elle reste un mystère insondable. L’art de la sensorialité se veut nettement plus important quand les fadaises ne sont plus employer.

Les mots prirent vie, une énième fois. Ce fut encore une fois un dragon qui transporta son message, s’assimilant au papier, il prit la place du précédent message. Mais il ne s’arrêta pas là. Pour appuyer ses dires, le loufoque caressa une troisième la papier du bout de son pinceau. Il montra le résultat à sa compatriote : "Secret". Ni plus, ni moins. Le mot s’échappa de sa prison pour venir s’envoler dans les airs. Virevoltant dans la pièce, il vint se blottir dans le creux de la main de l’Ikeda. Dès que le contact fut initier, au lieu de se retransformer en mot comme précédemment, l’entité prit la forme d’une simple flaque d’encre, retour à l’origine. Il voulait à travers ce petit exemple montrer l’ensemble des possibilités qui lui étaient envisageables à défaut de parler.

Finalement, la flaque se mit à se mouvoir pour venir s’incruster sur le papier, supplantant l’autre message. Le simple mot "secret" se transforma en toute autre chose.

Êtes-vous bel et bien la directrice de l’Institut ?

À la fois artiste, magicien et nouvellement stratège, son arcane n’avait de limite que sa simple imagination.

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Lun 29 Oct 2018 - 16:48



Donc, celui-ci était du même acabit que Takara, sans pour autant prononcer un seul mot. Mais des deux le point commun était flagrant : la philosophie. Et c’était une capacité, philosopher, qui m’était lointaine. Je n’aimais pas les longs discours, les doubles sens, les sens cachés, les mystères et les surprises. Plus rationnel que moi, donc, était… à priori, impossible. Alors, déjà écouter quelqu’un parler plus d’une minute me fatiguait… Alors devoir en lire un autre ; peu pour moi. Des facéties de la Metaru, je passais à celles de ce Suzuri…

Je soupirai longuement en observant son manège interminable qui même s’il revêtait une certaine poésie, me laissait penser que je perdais mon temps, cette fois-ci. Cela dit, je ne pouvais pas dire que je ne comprenais pas son point de vue, et même si je ne l’avais pas compris ; comme j’aimais à le dire : chacun était libre de faire ce qu’il voulait –en respectant bien sûr les limites et les règles fixées par le lieu, Kumo ici. Mais imaginer que pour expliquer la pathologie d’un patient je devais passer par le papier parce que les paroles étaient vides de sens… Inconcevable.

-Oui. Soupirais-je en réponse à sa question. J’étais toujours surprise que des Kumojin ignoraient encore l’identité de la personne gérant le complexe scientifique et son « Institut ». Cela n’avait rien de secret, comme le titre d’Heidan qui m’avait été décerné à mon retour du pays du bois. Sans le vouloir, mon nom se faisait de plus en plus… commun, dans le paysage Kumojin. Sans cherche à comprendre l’importance que « oui » pouvait avoir, je repris. Enfin, j’ai quelques questions à te poser, desquelles je déterminerai si tu es apte à être un… shinobi de Kumo. Comme il l'avait si bien compris.

-Souffres-tu d’un handicap particulier ? Ou d’une maladie ? As-tu déjà réalisé des missions pour le village ? L’interrogeais-je… Oui, j'étais très accès sur ce que j'avais à faire, et le reste devrait passer après. Et ce n'était pas un papillon qui allait me distraire.


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Lun 29 Oct 2018 - 17:39
Déçu il l’était. Comme beaucoup de chose en ce monde, elle n’était qu’une pimpante façade. En vue de ces réactions, elle semblait hermétique à l’art. C’était fâcheux mais cela le réconforter intérieurement dans son idée globale de la peinture qui se trouvait face à lui. Il évitera juste d’en dire plus et se contentera du strict nécessaire.

Plus d’arcane énigmatique, plus de tour de passe passe. Sans même user de son pinceau, la masse d’encre gorgé de chakra se mit à se mouvoir. Les précédents mots furent remplacer par d’autres en réponse à ces questions. Simple, sobre, à défaut de parler cela restait néanmoins efficace.

Je n’ai aucun problème de ce genre. Pour l’instant, je n’ai réaliser qu’une mission de rang D ; trier les archives de la bibliothèque.

Puis, après avoir répondu à ces interrogations. Ce fut à son tour d’être plus incisif. Il fut bien plus direct, prenant exemple sur la façon de s’exprimer de l’Ikeda. L’Institut était une structure importante au sein du village, la rejoindre lui permettra une implication bien plus importante auprès de ses congénères.

Dans ce cas, je souhaite intégrer l’Institut en devenant un membre du corps scientifique, apporter mes capacités et mon savoir à ce village.

Son regard se voulut soudainement bien plus sérieux qu’auparavant. Hayashi no Kuni était l’une des futures étapes pour l’ascension de Kumo à travers le Yuukan. Il avait pu en entendre parler - très brièvement - auprès des différents effectifs shinobi. Natif de cette magnifique contrée et en y ayant vécu plusieurs décennies, il était clair qu’un tel enjeu intéresse grandement notre peintre. S’il pourrait apporté sa pierre à l’édifice, il le ferait. Rester encore le fait que l’Heidan soit du même avis.

J’ai cru comprendre que vous comptez vous rendre à Hayashi, mon pays d’origine. Dans quelle optique ? Il serait peut être judicieux de prendre avec vous quelqu’un qui connait parfaitement les lieux.

Le culot, tout simplement. Il n’était pas passé par quatre chemins. C’était ce que semblait aimé sa camarade. Tel un caméléon, il s´adaptait.

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Lun 29 Oct 2018 - 19:43



Il répondit à mes questions, toujours sous la même forme. L’impossibilité pour moi de faire, avec lui, la différence entre la vérité et le mensonge me posait problème. Mais, étant donné ses capacités évidentes et le fait qu’il soit un Suzuri –c’était évidemment du favoritisme- je ne pouvais décemment pas l’interdire de terrain. Mais je pouvais émettre un avis de surveillance sur lui, sans aucun problème, ou demander à l’intendante, éventuellement, d’y jeter un œil, de temps à autre. Une seule et unique mission… Ok. Je ne le jugeais pas, c’était donc ses débuts en tant que shinobi.

-Rejoindre l’institut… de quel genre de savoir parles-tu ? Je ne pouvais dire si j’étais intriguée ou pas. Il présentait cela comme une offre, comme si c’était un cadeau de sa part… Alors qu’il n’avait à mon sens pour le moment rien de la démarche d’un scientifique, ni de la carrure. Enfin… Je ne devais pas me fier à l’apparence de ceux que je rencontrais ; bien que lui… ne me laissait simplement pas une bonne impression. Pour le coup oui, j’étais curieuse de savoir ce qu’un artiste pour qui les mots n’avaient pas de sens pouvait apporter de concret à mes équipes scientifiques.

Et même s’il avait quelque chose à proposer que nous n’avions pas déjà, le travail et les projets de l’institut étaient menés collectivement par ses effectifs. Ce qui impliquait donc de communiquer, efficacement.

-Eh oui, nous allons à Hayashi, pour des raisons diplomatiques. Nous connaissons déjà Hayashi nous avons eu tout le loisir de l’explorer, dans les grandes lignes. Dans un peu moins de deux semaines, nous partirons. Ce qui sous entendait que, non, nous n’avions pas besoin d’un guide puisque nous connaissions déjà les routes menant à la capitale d’Hayashi, et à bien d’autres endroits de pays si particulier. En revanche, un ressortissant d’Hayashi, qui serait à Kumo ; pourrait être un autre atout.


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Lun 29 Oct 2018 - 23:21
L’Ikeda ne semblait pas enchantée par les diverses propositions que notre peintre avait pu lui émettre. Juger son confrère ou sa consoeur peu importe la situation, en bien comme en mal, et surtout en mal, était typiquement l’un des défauts de l’Homme. Mais il n’était pas non plus exemplaire sur ce sujet. Son esprit vagabondait tandis que les questions s’enchaînèrent. Sous ce voile d’indifférence certain, l’encre se remodela une énième fois pour libérer l’ensemble de ses secrets.

Un simple artiste ne se contente pas de faire de l’art, il l’étudie tout autant. L’esprit, le cerveau peut être considérer comme un art à la manière de la stratégie en pleine guerre. Enfin, l’érudition est un point clef pour tout artistes, à mes yeux. Je pense que me laisser la chance de me compter dans vos rang ne sera qu’un plus, une aide potentiellement bénéfique.

Prenant sa remarque sur Hayashi comme une critique acerbe, le dantesque rappliqua sur le même ton. Une pointe d’arrogance pouvait être clairement comprise à travers les mots qui se formaient et déformaient selon son humeur. Comment pouvoir se vanter de connaitre ... Les humains étaient clairement différents du reste de ce monde. Enfin, il fera son possible pour écourter cette discussion tout en tentant d’accomplir ses objectifs du moment. Volontaire et scientifique, il avait tout à prouver.

S’il suffisait d’explorer une à deux fois ce pays pour le connaitre, cela ce saurait. Hayashi est littéralement à la frontière des mondes, nul pays ne lui ressemble. Enfin, ne le prenez pas mal, un inconnu ne peut se targuer de connaitre un pays qu’il n’a visiter que très rarement face à un natif du pays. Tribus, faune, flore, si votre but est la diplomatie il vous faudra connaitre l’ensemble de ce pays. Connaitre le chemin menant à la capitale ne suffit pas, vous vous en doutez bien. Si vous me le permettez, j’aimerais me joindre à cette exposition, je jouerais le rôle que vous voudrez.

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Mer 31 Oct 2018 - 15:18



Si la réunion concernant Hayashi et notre mission de reconnaissance passée avait eu pour but d’informer tout Kumo, j’aurais aussi du m’attendre à ce que certains soient restés étrangers au contenu de cette réunion, ou tout au moins n’en ait pas retenu toutes les informations que nous avions transmises, Raizen et moi. Il était sûr que nous ne connaissions –probablement pas- aussi bien le pays qu’un de ses ressortissants ; cela dit, nous étions nous rendus à Hayashi pour le « connaître comme notre poche » ? Non, bien sûr que non.

J’avais dû faire face, sur ce territoire, à de nombreux dangers ainsi qu’à une méfiance exacerbée autant des autorités que des populations locales, pour le peu que j’avais rencontré bien sûr. Explorer et cartographier un pays tel que celui du bois en si peu de temps était impossible, même à l’aide de clones. Mais nous avions trouvé ce que nous cherchions en y allant ; et pour ma part j’avais découvert un lieu que sans doute aucun « Hayashijin » n’avait auparavant foulé ; j’en étais quasiment sûre.

-Tu ne m’apprends rien. Dis-je sèchement. Mais je dois reconnaître que nous ne connaissons peut-être pas Hayashi aussi bien que toi ; nous n’avons pas eu le temps d’en faire le tour, et nous n’avions pas pour mission d’en faire une carte détaillée. Cela dit… Repris-je, pensive. Si tu viens d’Hayashi… Tu pourrais être utile. Eh bien… Pour ce qui est de l’institut, je verrais en temps et en heure. Mais tu pourrais déjà commencer par… Réaliser une carte détaillée de ton pays. Poursuivis-je, fermant son dossier. Une carte détaillée, ou tout au moins avec plus de points d’intérêt que ce que comportait la nôtre, serait un bon début.

Je fis un signe de la main et sur mon bureau apparut une carte enroulée sur elle-même, un exemplaire de celle que nous avions établie. Je la tendis au Suzuri.

-Elle comporte tout ce que nous y avons « trouvé » durant notre mission. Soit quelques villages, enfin, deux ou trois ; la capitale, l’emplacement d’une carrière, celui de quelques étangs... et le mot « Brume » inscrit finement au-dessus d’une partie de la forêt. Toute une histoire cette brume… Bien sûr, la carte ne comportait pas l’emplacement de la Forêt de Shikkotsu ; puisque je n’en connaissais pas l’emplacement exact… Commence par compléter cette carte et nous verrons quelle suite je donnerai à ta demande.


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Jeu 1 Nov 2018 - 15:14
Les réactions déplurent complètement au peintre. Le mutisme face à une telle humanité se sentant supérieur en raison d’une simple étiquette virtuelle, une charge en plus de travail, ne lui plaisait définitivement pas. Pensait-elle réellement se servir ainsi de lui ? Le monde lui envoyait un signal fort et parfaitement perceptible. Il venait enfin de le saisir et s’en donnerait à coeur joie.

Sans un mot, son regard ancré dans la peinture, il écoutait. Ses envies précédentes avaient soudainement disparus. Il n’avait plus aucun attrait pour les dire de l’Ikeda ni même ses possibilités d’évolutions. Il tracera sa propre route, contre vents et marées. L’Homme est particulièrement fragile mais ce qui déplaît le plus au dantesque est évident tout autre. Chaque chose en son temps, les limbes apparaitront.

Il prit la carte, la balaya du regard et la reposa sur le bureau.

— Si la visite médicale est terminée, je vais vous laissez.

L’encre regagna son calepin laissant la feuille de l’Ikeda redevenir vierge. Froid, il ne l’étais pas vraiment, ses paroles se suffisaient à elles seules. Ni plus, ni moins. Ses actes et propos étaient clairs : cette carte ne sera point remplis par sa main, il n’avait que faire des possibles conséquences qui pourraient survenir.

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Lun 5 Nov 2018 - 0:20



J’avais beau venir d’un pays qui n’avait pas les mêmes us et coutumes qu’un pays « shinobi », ne pas être issue de la chose martiale et encore moins de ce système ; que j’avais néanmoins acquis une certaine compréhension de ce qu’était Kumo, et ce que nous, ninja nous y faisions et y étions. Par conséquent, je trouvais le comportement du Suzuri consternant. Je pouvais lui passer ses facéties, admettre sa philosophie concernant l’art la parole et l’écrit ; mais en revanche, dans le cadre qu’était le nôtre…

-Saches, Suzuri Hengoku, que c’était un ordre. Pas une proposition. Lui lançais-je sèchement alors semblait vouloir disposer de lui-même. Suis-je obligée de rappeler nos « places » respectives ? Lui demandais-je sur un ton toujours aussi ferme, à contre-coeur. Ma place à Kumo, ma fonction, ce que j’y représentais maintenant ; je n’aimais pas les mettre en évidence, je n’aimais pas faire sentir à mes interlocuteurs que je leur étais supérieure, car théoriquement, sans tout ce cadre ; ce n’était pas… vrai, loin de-là. En revanche, nous travaillions en principe tous dans le même camps et étions régis par l’ordre… martial.

-Si tu ne peux supporter le régime militaire imposé aux shinobi de Kumo, somme toute assez libres ; alors tu n’as pas ta place dans les rangs de Kumo. Etais-je dure ? Oui, toujours dans mon travail. Et celui-ci concernait Hayashi, qui plus est. Je relâchai un long soupir. Tu peux partir. Lui dis-je avec un signe de la main.

C’était une immense perte de temps.


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