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De Sensei à Élève. [Kenshin]

Sentetsu Chiaki
Sentetsu Chiaki

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Lun 12 Nov 2018 - 15:44

De Sensei à Élève.

Les prunelles émeraudes caressent une nouvelle fois le bout de papier. Une lettre simple, avec de l’encre noire sur du papier blanc. Rien de bien surprenant, à vrai dire. Seulement, le contenu la laisse perplexe. Sa réalité de kunoichi vient d’entrer dans sa vie en fracassant tout ses repères. La simple apprentie chirurgienne va devenir une élève. L’élève de Metaru Kenshin. Elle a lu tellement de fois la lettre que son nom est imprégné dans sa mémoire. C’est un Metaru, un membre d’un des clans les plus importants du village. Est-ce qu’il est plus riche qu’elle ? Peut-être, à vrai dire. À quoi va-t-il lui « servir » ? Comment un Metaru peut apprendre à une médecin des choses ? Probablement sur la voie du ninja, l’attitude à adopter … Des techniques, même ? Une meilleure manière de se battre ? Ce ne serait pas si surprenant, au fond. Chiaki connaît les bases, mais si les bases peuvent devenir plus solides et évoluer, alors pourquoi pas.
« Rendez-vous à l’entrée du complexe scientifique, jeudi, vers 18 heures. »
Clair, net, précis. Une concision qui plaît énormément à la brunette, qui n’a pas besoin de se casser la tête et se contentera de se rendre sur place. À quoi ressemble Metaru Kenshin ? Est-il un très grand homme vêtu d’une longue toge ? Un bon vieux noble Metaru ? Ou est-ce simplement un roturier, qui appartient au clan mais dans sa branche la plus basse, qui fait la bagarre et parle comme un char ? Tout est possible, toutes les questions se posent. Chiaki, en réalité, s’en contrefiche de son apparence, tant qu’il peut lui apprendre des choses. C’est son rôle, après tout. S’il peut être gentil et intéressant, par contre … ça, ce serait déjà plus intéressant.

Après avoir tournicoté des heures face à son cerveau trop occupé, la brune quitte l’hôpital. Au moins, le point de rendez-vous n’est pas si éloigné que ça, il lui suffit de marcher cinq petites minutes, et voilà. Rien de plus, rien de moins. Chiaki regarde à droite, à gauche, rien. Bon, il faut dire qu’elle a quitté le travail vers 17h30, il doit être aux alentours de 17h40, grand maximum. Il n’est pas en retard. Pour elle, par contre, il l’est plus ou moins. Parce que, quand même. Les réalités ninjas se ramènent, c’est compliqué, ça. C’est chiant. Elle pourra pas manger tout de suite, puis il faut savoir ce qu’il lui veut. En plus, c’est l’hiver. Bien que Chiaki n’ait pas froid, elle n’aime pas le fait que cette rencontre se fasse à la tombée de la nuit. Elle aurait préféré rentrer, puis manger. Enfin, ça, c’est Chiaki. Si tout peut la ramener à la maison pour manger …

Ses prunelles émeraudes quittent le néant dans lequel elles s’étaient installées, puis caressent la silhouette qui s’approche. Une silhouette qui ne lui est pas inconnue, en réalité. Ce type … Où l’a-t-elle vu ? Chiaki se lève lentement, remet ses vêtements en place. Elle ne porte pas sa blouse, restée dans son vestiaire pour le lendemain. Sa robe en laine blanche descend jusqu’à ses genoux, surplombent un collant en laine noire et ses habituelles bottes en cuir. Chiaki hésite entre sourire, ne pas sourire, parler, ne pas parler. Elle inspire, puis va à la rencontre du fameux Metaru Kenshin. Ça va. Il n’est pas moche, déjà, mais en plus c’est probablement un intellectuel vu qu’ils se sont croisés à la bibliothèque. C’est un bon début.
« Bonsoir, je suis Sentetsu Chiaki. Enchantée de faire votre connaissance pour de vrai. »
Un grand sourire étire ses lèvres. Bon, bah elle a brisé la glace comme il faut. En appuyant sur les mots importants. Ça commence bien ? Elle n’en a aucune idée, mais peu importe, en réalité. Tout devrait bien se passer !

Spoiler:
 
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Metaru Hideko
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Mar 13 Nov 2018 - 16:56
Les jours se succèdent et nous approchons toujours un peu plus de la date fatigue. Les jours se succèdent sans que nous ne parvenions à stabiliser l’oreillette. Les jours se succèdent et je commencer à douter de notre réussite. Assis devant ma paillasse, je réfléchis devant ma feuille, un crayon à la main, à ce résultat qui nous tourmente tant. Pourquoi ? Pourquoi le flux de chakra est-il si instable ? Nous avons beau essayer de le canaliser, avec des résistances et autres composants, rien n’y fait. Soit le flux est trop faible, soit il est trop fort, soit il est instable. Expérimentez direz-vous ? Mais non ! Nous avons déjà essayé, maintes et maintes fois, tant de solutions. Mais rien, le flux reste instable. Le problème est forcément d’ordre mathématique… Erreur ou approximation trop importante… La vérité s’y trouve certainement. Mes yeux se portent sur Karui, toujours aussi concentré sur sa tâche. Lui ne semble pas douter de notre réussite, peut-être est-ce la force de l’expérience, expérience qui me fait encore défaut. J’aperçois derrière lui l’horloge indiquant 17 heures 45. L’heure de la rencontre approche, je dois me contenter de cet échec pour aujourd’hui. Quelle rencontre ? Celle avec la nouvelle élève qui m’a été désignée. La vieille, le Central m’a convoqué et assigné une élève : Sentetsu Chiaki. Sentetsu… Sa famille, de ce que j’en sais, est une famille bourgeoise de médecin. Non pas que je la connaisse personnellement, mais après être passé tant de temps à l’hôpital j’en suis venu à connaître une bonne partie du milieu médical du village. Ainsi, après tout ce temps, je me retrouve désigné pour prendre sous ma tutelle un élève. Voilà une responsabilité à laquelle je ne m’attendais pas. Une responsabilité pour laquelle je n’ai pas le temps… ce qui signifie que je vais devoir en trouver.

La journée interrompue prématurément – vu que maintenant les journées se terminent plus autour de 20 heures – je me dirige vers l’extérieur ou m’attend ma nouvelle élève. Je n’ai pas eu le temps de me renseigner à son sujet bien malgré moi et je n’ai donc aucun moyen de juger de son niveau et de sa personnalité. Je ne suis pas non plus en position de refuser ou contester cet ordre… pas le choix. Déambulant dans les couloirs, je m’extirpe des entrailles du bâtiment pour me retrouver dans la salle d’entrée. A l’extérieur j’aperçois une silhouette immobile, une jeune femme qui ne m’est pas inconnue… mon esprit plonge dans ses tréfonds, à la recherche d’un souvenir… Oui, voilà, à la bibliothèque… Une image apparaît : la jeune femme posée sur une table en train de lire un livre sur la biologie. Serait-elle intéressée par l’institut ? Cela expliquerait pourquoi ils me l’ont confié. La jeune femme m’aperçoit et entre dans le bâtiment pour venir à ma rencontre. Me connaît-elle ? De toute évidence oui. Un sourire se dessine sur son visage tandis qu’elle se présente sous son nom. En effet, elle aussi m’a déjà m’aperçue, bien que je ne sache où.


« Bonjour Chiaki, je m’appelle Kenshin Metaru, chûnin de kumo. Je suis également enchanté de faire votre connaissance. Tout comme vous, j’ai appris la nouvelle il y a peu, ainsi je n’ai pas eu le temps de faire plus de recherches à votre sujet. Puisque nous allons évoluer ensemble pendant un certain temps, il nous faut apprendre à mieux se connaître. Je testerai aussi vos capacités en combat, un autre jour. Je dois par contre vous prévenir que je n’aurai que cette soirée de libre. Mon travail m’accapare tout mon temps et dans quelques jours je vais partir en mission au Pays du Bois et serai donc absent. Mais une fois tout cela terminé, j’aurai tout le temps nécessaire à vous consacrer. Ainsi vous allez devoir vous armer d’un peu de patience. »

Autant être franc et honnête dès le début, afin d’instaurer un climat de confiance et de franchise entre nous. Je l’invite à me suivre à l’extérieur, sans avoir de but précis en tête. Mêlé à la foule, la situation devrait être moins gênante pour elle.

« La politesse voudrait que je commence par me présenter, mais je pense qu’il est mieux que vous le fassiez. »


Dernière édition par Metaru Kenshin le Mer 14 Nov 2018 - 13:57, édité 1 fois
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Sentetsu Chiaki
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Mar 13 Nov 2018 - 19:03

De Sensei à Élève.

Un noble. Kenshin est issu de la lignée noble des Metaru. Ça se sent. Sa façon de parler, sa posture bien droite, son allure très propre. C’est un riche. Pas de grosse bagarre de rue, alors ? Ou peut-être. Il a dit qu’ils se battraient, un jour, pour pouvoir la tester. D’accord. Hum. Bon. Pourquoi pas, au fond. C’est sûrement ce que font les professeurs. S’il faut se battre, alors Chiaki se battra ! Clairement pas la dernière pour mettre des pêches, la petite. Clairement pas. La brune hoche doucement la tête, acquiesce à chaque phrase et prend connaissance de la longue liste de choses dites par le Metaru. Donc son Sensei est un voyageur ? Le pays du bois, c’est loin, ça … Y a plein de choses intéressantes, là-bas … Mais pourquoi y va-t-il ? Quel est ce travail qui lui prend tant de temps ? Les questions éclosent, s’enchaînent, se suivent sans véritable sens. Qui est cet homme, qui, à peine arrivé, doit presque déjà repartir ? Son travail est-il celui d’un noble ? Non, Chiaki a beau être une buse pas très calée sur la politique de leur monde, elle n’a rien entendu à propos du pays du bois. Ce doit être un autre projet duquel elle ne sait rien. Donc une question supplémentaire. Eh bien ! Plein de mystères, ce jeune Kenshin. Vraiment plein de mystères.

Il l’invite à sortir avec lui. Chiaki ne se fait pas prier et remet la truffe dehors, heureuse comme un animal à qui l’on rend sa liberté. Il enchaîne et l’enjoint à se présenter en première. Comment ça, en première ? Ne vient-il pas de le faire ? La brune arque un sourcil, pensive. Quoique, peut-être veut-il davantage de détails, plus qu’un simple « Bonjour, moi c’est Chiaki ». S’ils sont professeurs et élèves, il y aura nécessairement des moments où ils devront compter l’un sur l’autre. Le premier pas pour cela, c’est d’apprendre à se faire confiance. Pour se faire confiance, il faut se connaître. Pour se connaître, il faut partager un énorme bol de ramen ! Hum. Non, il faut parler. C’est moins drôle, mais c’est déjà bien.

Chiaki avance lentement, au même rythme que le jeune homme. Parler, parler … D’abord, commencer par le commencement.
« D’abord, j’imagine que nous nous tutoierons, pour créer une plus grande complicité et éviter le malaise … Enfin, je pense. Je vais donc commencer par-là. » Elle sourit. Chiaki, honnête, directe. « Ensuite, pas de problème pour le travail. Je comprends totalement. D’ailleurs, ça me laissera du temps pour faire tout ce que j’ai à faire. Et j’ai beaucoup à faire. Donc ça m’arrange très bien ! »
Si la vie de ninja peut se cantonner à la vie de ninja et non d’élève, pour le moment, c’est un énorme avantage. Il faut aussi combiner la vie d’apprentie chirurgienne à tout ça. Rajouter un poids dans la balance, aussi léger soit-il, crée déjà un déséquilibre dans son univers. S’il lui laisse du temps pour faire tout ça, pour s’y habituer et apprendre à dégager du temps, alors tant mieux. Quoi qu’il en soit. Maintenant, il faut passer aux choses sérieuses : Qui est Chiaki ?
« Quant à moi … »
Elle inspire et hausse les épaules.
« Je suis une descendante de la famille scientifique des Sentetsu, mais je pense que ça ne t’est pas inconnu. Beaucoup connaissent ma mère, obstétricienne très connue au village, ou mon père, généraliste. J’aurais pu défier l’héritage et décider de faire autre chose comme, je ne sais pas … être policière ou autre, mais non. » Petit rire malicieux. « Je suis également une scientifique. Ça gâche le mythe, hein ? La banalité, tout ça … »
Chiaki hausse de nouveau les épaules, amusée cette fois. Pas rebelle pour un sou, la brune. Pas du tout.
« Cela dit, j’ai décidé d’aller dans le plus brutal. Ma mère aide à donner la vie, mon père la préserve et moi … Je la sauve à grands coups de scalpels. Je suis une apprentie chirurgienne. »
Le titre brandi avec fierté. La classe. Parce que c’est ce qu’elle est, mais aussi ce qu’elle aime. Être une chirurgienne, c’est être Chiaki. Mais il y a d’autres choses !
« Un jour, j’aimerais monter sur le trône de la chirurgie, devenir la cheffe de l’unité. C’est loin, mais l’espoir fait vivre ! » Nouveau rire. « Dans le même domaine, j’ai décidé de devenir une kunoichi pour que mon savoir serve au village. Pour pouvoir être un atout, grâce à mes connaissances en médecine autant que grâce à mes autres capacités. »
Chiaki croise les bras et réfléchit. Autour d’eux, le village est illuminé. Les odeurs de nourriture et de boissons chaudes montent au nez de la petite brune. Des étoiles scintillent dans ses prunelles émeraudes.
« Autre chose très importante … Plus importante que tout le reste. » Un silence. Ses yeux grimpent jusqu’à ceux de Kenshin et s’y fixent. « J’adore manger. Manger, c’est ma première passion. Avant la médecine. »
C’est très important de manger. Très, très important. Chiaki en profite donc, parce que la bouffe, ça n’attend pas.
« Je te propose donc de nous installer quelque part, où tu veux ! Déjà, pour fuir le froid, ensuite parce que … Cela sera sûrement plus confortable pour discuter de tout cela. »
Le grand sourire. Le sourire non pas gentil, non, non, non. Le sourire, là. Celui qui veut dire que c’est l’heure. Qu’il y a une bonne pitance à faire. Qu’il y a un estomac à remplir et tout pour le remplir. Ce sourire carnassier, propre à Chiaki, qui s’allume comme une lumière dès que la nourriture se trouve à portée. Une sorte d’alarme rouge, scintillante, impossible à esquiver. Qui signifie tout, qui ne peut pas être dissimulée.

Parce que Chiaki, c’est ça aussi. La bouffe à n’en plus pouvoir, même si elle pourra toujours.
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Metaru Hideko
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Mar 13 Nov 2018 - 22:07
La jeune femme commence par supposer que nous nous tutoierons… Mais au risque de la décevoir ce ne sera pas le cas. Qu’elle me tutoie ne me dérange pas, je n’y étais pas du tout habitué avant d’entrer pleinement en service actif, mais maintenant… et encore plus depuis ma prise de fonction au Sûken, je me suis habitué à ce que l’on me tutoie. Pour autant, je ne suis toujours pas habitué à le faire. Je ne tutoie personne, parents, collègues… Yamiko est l’une des seule que je tutoie. Peut-être un jour… peut-être. Elle comprend pour mon travail et m’explique qu’elle-même est très occupé en ce moment. Je ne sais pas quelles sont ses occupations, mais c’est un bon point qu’elle comprenne que je ne puisse pas lui donner de temps en ce moment. A la fois joviale, sociale et sérieuse. Tout du moins en apparence. Comme je le pensais elle est la fille de Monsieur et Madame Sentetsu, leur portrait craché à n’en pas douter, à y regarder de plus près. Surtout celui de son père. Comme ses parents, elle suit la voie de la médecine en tant qu’apprentie chirurgienne. La chirurgie ? Voilà un travail bien rare. Spécialité naissante, beaucoup les comparent à de simples bouchers et seuls des shinobis peuvent prétendre accéder à cette spécialité. Je n’ai pour ma part jamais rencontré de chirurgien, donc je ne peux les juger. Leur façon de procéder – très intrusive – me rend perplexe, mais cela doit certainement s’avérer utile voir nécessaire dans certains cas. Chiaki est extrêmement fier de ce titre, signe qu’elle a trouvé sa voix. N’est-ce pas là le plus important ? Mais de nombreux obstacles l’attendent : l’appréhension des gens ainsi que la méconnaissance du public voir même du corps médical de sa profession. Pour devenir une chirurgienne de renom et chef de son unité la jeune femme devra traverser toutes ses étapes. Son objectif affiché est louable et honorable, guère étonnant pour celle qui a choisi une profession confrontée à la vie et à la mort. Les médecins ont parfois la fâcheuse tendance de se prendre pour des dieux, oubliant par la même occasion qu’ils ne sont au final que des humains. Sa seconde passion dans la vie est la nourriture. Une passion, somme toute un peu banale mais en rien un mal. Elle émet l’idée de s’installer quelque part, à la fois pour se réchauffer que pour discuter tout en mangeant. Il est un peu tôt pour discuter et j’aurai aimé pouvoir continuer à marcher. Passer mes journées sous terres me rend nostalgiques de ces moments en pleine air, mais je ne vais pas laisser une jeune femme à l’abri des assauts du froid.

« Bien, installons-nous dans ce restaurant. Tout cela est fort intéressant, la voie que vous avez choisie est parsemée d’embuche, la chirurgie est une spécialité méconnue, souffrant des rumeurs et du brouillard qui entoure ses pratiques. Si vous êtes heureuse ainsi, alors vous avez fait le bon choix, mais vous devez être consciente des difficultés qui vous attendent, pour ne pas abandonner. Je dois cependant vous prévenir que je ne compte pas vous tutoyer. Cela ne me dérange pas si vous le faites à mon égard, mais je n’ai pas pour habitude de tutoyer les gens, sauf quelques rares exceptions. »

Nos pas nous mènent jusqu’au restaurant indiqué d’un geste de la main, une petite échoppe dans une contre ruelle, afin de profiter du calme qui y règne, contrairement à la rue principale. Là, nous nous posons à l’intérieur où un serveur vient prendre notre commande. D’un geste de la tête je lui indique que je ne compte rien prendre pour l’instant, mais laisse la liberté à ma nouvelle élève de choisir ce qu’elle souhaite.

« Choisissez ce que vous voulez, je payerai. »

Il ne serait en être autrement. C’est maintenant à moi de présenter, une tâche complexe vu que le cœur même de mes tâches doit rester confidentielle : mon rôle de scientifique au Suken.

« Comme je l’ai dit un peu plus tôt, je suis Chûnin. J’effectue donc les missions que l’on me donne en plus d’épouser les tâches qui sont les miennes. Je ne peux vous en dire plus sur le reste. Parlons plutôt de l’équipe : qu’espèrez-vous pouvoir en obtenir ? Quels sont vos besoins et vos objectifs ? Que cherchez-vous ? »


Dernière édition par Metaru Kenshin le Jeu 15 Nov 2018 - 19:35, édité 1 fois
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Sentetsu Chiaki
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Jeu 15 Nov 2018 - 18:33

De Sensei à Élève.

La chirurgie est une spécialité qui suscite deux réactions lorsqu’elle est mentionnée : l’intérêt ou le dégoût. Certaines personnes vont regarder le chirurgien avec beaucoup de respect, parce qu’il s’agit d’un domaine difficile. D’autres vont le voir comme un boucher, qui ne sert qu’à ouvrir les gens et meurtrir les corps. Kenshin est différent. Il trouve cela intéressant mais aborde la chose sous ses deux angles : la chirurgie est un domaine intéressant mais terriblement difficile, notamment à cause du regard des autres. Chiaki sourit doucement. Cette personne ne lui a certainement pas été assignée par hasard. Le choix qui a été fait à ce sujet est incontestablement bon et bénéfique. Probablement aux deux parties, d’ailleurs. Pourquoi ? Parce que Kenshin est l’opposé de Chiaki. Si la brune est très ouverte, chaleureuse et gentille, Kenshin arbore une sorte de froideur, une grande barrière dressée entre lui et le monde. C’est parce qu’il est noble, ça. Une forme de certitude que peut avoir la Genin. Il y a toujours une sorte de trop profond respect qui émane de ces personnes. Une hauteur. Pas détestable, mais froide. Il va falloir briser la glace. Petit à petit. Apprendre. Tout ira bien.

Chiaki hoche simplement la tête et suit Kenshin, tout sourire. Elle penche la tête. C’est une personne gentille, au fond. Il faut juste réussir à passer à travers la grande muraille qui les sépare. Elle ne le prendra pas mal cela dit, au contraire. C’est un nouveau challenge.
« Ne vous en faîtes pas, je ne compte pas abandonner. Mais merci. »
Elle hausse les épaules et noie ses prunelles émeraudes dans les yeux bruns de Kenshin.
« Quant au tutoiement, je me sentirais plus à l’aise si je te tutoie, mais cela ne me gêne pas que tu ne veuilles pas le faire. Peu m’importe tant que les deux parts sont à l’aise. »
Grand sourire. Toujours ce grand sourire, parce que c’est la première étape pour passer à travers la glace. Ils s’installent dans la petite échoppe, où il n’y a pas trop de bruit et l’ambiance est particulièrement agréable. Chiaki prend place et là.

Et là !

L’improbable se produit. Il propose de payer. Il propose. De. Payer. Kenshin a commis cet acte. Il a dit, là, gentiment, sans comprendre ce que cela implique, qu’il allait payer ! Il me paye à manger ! C’est improbable, c’est incroyable. Chiaki saisit la carte et, là, un énorme blanc arrive. Que prendre ? Quoi manger ? Face à tout ce choix ? À boire ? À manger ? Les deux ? Il paye, après tout. Il est noble, il a de l’argent. Mais que faire alors ? Manger normalement et se péter le bide comme jamais ? Non, non, pas le premier soir. Il faut laisser du temps aux gens pour s’habituer à la taille de son estomac. Même l’infini n’est pas aussi vaste. Bon. Chiaki décide de prendre de l’eau, pour rester simple, et un assortiment de friandises. Voilà. Pas trop compliqué, pas trop simple non plus. Pas trop cher. Et si elle les mange toutes, ce sera discret. Plus discret qu’un énorme gâteau au chocolat, ou une gigantesque plâtrée de sushis. Bref, un bon compromis. Les prunelles émeraudes finissent de briller, tranquillement, tout doucement. Ce type est un envoyé du ciel. Il paye à manger. Il faut le garder. Définitivement.

Le sérieux revient au galop. Kenshin le Chûnin est un homme très occupé, qui a de très nombreuses missions dont il ne peut pas parler. Bon. À croire que ce gentil monsieur est autant entouré de brouillard que les chirurgiens. Un point commun un peu étrange, qui fait sourire Chiaki.
« J’aime comme le mystère t’entoure autant que moi … On va former une équipe assez particulière, on dirait. »
Elle pouffe gentiment. Cette situation l’amuse beaucoup. Quoi qu’il en soit, il lui faut réfléchir désormais à ce qu’elle attend de l’équipe. Les yeux se plissent. Une fois, deux fois. Ce que Chiaki attend … Autant aller au plus simple.
« Comme je te l’ai dit plus tôt, je suis une apprentie chirurgienne avant d’être une ninja. J’ai énormément à apprendre dans ce domaine. J’ai les bases et, évidemment, je sais me battre ; néanmoins je suis certaine que vous pouvez m’apprendre bien des choses auxquelles je n’ai pas forcément pensé ! »
Chiaki réfléchit un instant. Des objectifs, des objectifs …
« J’aimerais, à long terme, devenir aussi douée en chirurgie qu’en arts ninjas. Ainsi, je pourrais peut-être combiner mes capacités médicales à mes capacités de kunoichi. Ce serait le plus haut degré de perfection, je dirais. »
Les friandises arrivent. Une petite barquette pleine de couleurs, à l’odeur appétissante. Chiaki regarde le tout avec un air d’enfant et remercie le servant d’un signe de la tête. C’est si beau qu’elle n’ose pas y toucher sur l’instant. Cela ne saurait tarder, cela dit. Quoi qu’il en soit !
« Je pense que j’ai fait le tour … il y a peut-être des choses auxquelles je ne pense pas, très probablement. »
La brune hausse doucement les épaules, puis reprend la parole.
« Et toi, du coup ? Y a-t-il quelque chose que tu attends en particulier de notre équipe ? On ne sait jamais ! »
Le sourire revient. Puis son attention se détache pendant une fraction de seconde. Fraction de seconde pendant laquelle Chiaki se saisit d’une friandise, délicatement. Elle est si belle. Elle sent si bon. Et elle va disparaître si vite …

Si vite.
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Metaru Hideko
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Ven 16 Nov 2018 - 10:43
La jeune femme prend quelques instants pour réfléchir à sa commande et se décide finalement à prendre une assiette de friandise. Plutôt étrange et inhabituel, mais peut-être est-ce là simplement des habitudes divergentes. Un serveur vient prendre notre commande. Je lui fais signe que je ne compte rien prendre puis, quand il eut pris celle de Chiaki, mon regard vient se poser sur celui de ma première élève. Elle dit apprécier le mystère qui m’entoure, y retrouvant de sa situation. Il est vrai qu’en tant que chirurgienne, son art n’est pas compréhensible de beaucoup, en plus de devoir garder le secret sur ses patients. Plus que de l’apprécier, la jeune femme en rigole. Est-ce là une situation si drôle ? Peut-être son aspect cocasse. Elle se distingue comme une chirurgienne avant d’être une shinobi, domaine où elle dit avoir énormément à apprendre. Je ne connais pas du tout son niveau, outre qu’elle est une genin, mais elle dit avoir les bases et savoir se battre. Chiaki n’est donc probablement fraîchement sortie de l’académie et doit avoir un peu plus d’expérience. Cependant placer son métier de chirurgien avant celui de shinobi… est incongru. Mais qui suis-je pour juger ? Moi qui ait placé mes responsabilités de noble avant mon devoir pendant si longtemps ? Aujourd’hui même mon rôle au sein du Sûken, en tant que scientifique, accapare bien plus mon temps que celui de chûnin de Kumo. Il ne faut pour autant pas oublier ce que nous sommes. Nous sommes des soldats au service du village. A éclaircir.

Ses objectifs sont devenir une chirurgienne de renom ainsi qu’une shinobi émérite. Deux objectifs très ambitieux, qui vont lui demander énormément de sacrifices. La barre est placée haute, très haute. Mais si ce feu qui brûle en elle lui est assez fort et surtout ne s’éteint pas, alors il n’y a pas de raisons qu’elle n’y parvienne pas. Deux rêves qui peuvent devenir réalité, à moins d’y consacrer les efforts nécessaires et d’avoir la chance de son côté. Car quoi que l’on en dise, la chance vaut au moins autant que les efforts investis dans le succès d’une entreprise. Chiaki attend donc de cette équipe une fondation solide ainsi qu’un tremplin qui lui permettra de parvenir à ses objectifs. Des objectifs extrêmement ambitieux et qui sont à long terme. Peut-être devrai-je conseiller à la jeune femme de viser moins haut et de se placer des objectifs à sa hauteur dans un premier temps ? Plus tard, les conseils viendront plus tard. Il faut d’abord écouter et comprendre avant de pouvoir juger et aider. L’assiette de friandise arrive et est posée au milieu de la table. Les sucreries sont soigneusement disposées dans cette assiette, formant un ensemble de couleur et de forme très agréable à regarder, mais qui ne m’attire aucunement. Chiaki me demande maintenant ce que j’attends de l’équipe, si pour autant j’en attends quelque chose en particulier. Je prends le temps de la réflexion tandis qu’elle se délecte de sa première friandise, un bonheur qui se lit sur son visage. J’ai un court temps imaginé prendre des élèves sous mon aile… Idée rapidement abandonnée. Que puis-je tirer de tout cela ? Une expérience forte ainsi qu’une alliée, une alliée supplémentaire. Une expérience… Une charge et une responsabilité également. En réalité, je n’ai pas encore pleinement eu le temps d’y réfléchir. Je ne sais pas ce que je désire tirer de notre équipe. A l’heure actuelle, je suis mû par la seule volonté d’aider mon élève. Il me faut donc également trouver une raison pour moi.


« Une fois mes obligations remplies, nous allons nous concentrer sur vous et votre progression. »

Voilà une réponse de bon noble que je suis, répondant à moitié à la question sans pour autant laisser de possibilité d’y rebondir.

« Racontez-moi donc un peu la famille qui est votre, afin de faire plus ample connaissance. Et cette fois-ci je pourrai moi-même raconter mon histoire »

Lui dis-je en clin d’œil à toutes mes esquives depuis le début de notre rencontre. Il n’est pas simple de vivre dans le secret.
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Sentetsu Chiaki
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Sam 17 Nov 2018 - 17:38

De Sensei à Élève.

S’il y a une chose que Chiaki n’aime pas, ce sont les gens qui posent beaucoup de questions mais ne se dévoilent jamais. Depuis le début, Kenshin pose des myriades de questions, mais ne parle jamais vraiment de lui. Il a tout esquivé. Tout, depuis le départ. En résumé, ce qu’elle sait ? Il est chûnin au village. Il réalise des missions. Il a aussi un travail dont il ne peut pas parler. Oh, c’est un Metaru, aussi. Mais voilà. C’est tout. Il n’y a rien à en tirer, rien à en dire, rien à en faire. N’importe qui s’impatienterait, mais Chiaki … Chiaki, c’est pire. Parce que Chiaki est chirurgienne. Elle a besoin de connaître pour opérer. Si son champ de vision est floué, si ses informations sont incorrectes, la brune met la vie du patient en danger. Dans la vie de tous les jours, on ne cesse de lui apprendre à se renseigner. À parler. À savoir. À apprendre des choses sur les gens. Là ? Rien. Elle n’apprend rien.

Chiaki hausse doucement les épaules et se saisit d’une autre friandise. Au moins, il paye à manger, c’est déjà ça. Mais si leur équipe se résume à ça, ils n’iront nulle part. Ses prunelles émeraudes le dévisagent. Le but de Kenshin ne semble pas celui d’être un vrai professeur. Ou alors peut-être qu’il ne sait pas s’y prendre ? Comment le savoir ? Comment savoir quelque chose s’il ne lui dit rien et s’obstine sur cette voie ? Chiaki soupire, gobe une autre friandise. Deux en quelques secondes. Passer la frustration dans la bouffe ? Non, voyons. Pas du tout.

Si, totalement.

La petite brune attend, ne sait pas quoi dire. Elle soupire de nouveau. Quoi lui dire ? Il veut qu’elle lui parle de sa famille, mais pourquoi ? Pour faire quoi ? Dans quel but ? À quoi ça lui servira ? Chiaki penche la tête et sourit. Un sourire sardonique. Une sorte de froid s’est créé. Certes, il compte lui parler, mais quand même. Elle ne sait pas, elle hésite. Ce n’est pas drôle de toujours faire le pas. De se lancer. Chiaki boit un peu de son verre d’eau.
« Il serait peut-être temps que tu te découvres, en effet. Pour l’instant … » Elle hausse les épaules. « Pour l’instant j’ai juste l’impression de subir un interrogatoire plutôt que d’échanger. »
La moquerie disparaît de son visage, remplacé par une mimique plus sombre. Triste ? Quelque chose comme ça. Elle s’imaginait pas grand chose de cette équipe, mais là … Là c’est encore moins drôle que de ne rien imaginer, en réalité. Chiaki mange une nouvelle friandise. La frustration soignée par la nourriture, c’est de pire en pire, apparemment. Elle s’enfonce sur son siège.
« Ma famille n’a rien de très intéressant. Mon père est médecin généraliste, ma mère est obstétricienne. Ni l’un ni l’autre ne s’intéresse aux arts ninjas et aucun d’entre eux ne veut en être un. Ils ont toujours été médecins, pas combattants et ils veulent que ça reste comme ça. Voilà, je crois. »
Chiaki penche doucement la tête.
« Voilà, pas très drôle, hein ? »
Et là. La petite brune se redresse, pose ses deux coudes sur la table, croise les mains et pose son visage dessus.
« À ton tour, monsieur mystère ! »
L’attente est grande. L’envie qu’enfin, après ces instants passés ensemble, qu’il accepte de se dévoiler. Qu’il quitte sa carapace et montre à Chiaki qui est Kenshin. Qui se cache derrière cette énorme brume.

Parce que là, quand même, ça devient long.
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Metaru Hideko
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Lun 19 Nov 2018 - 13:58
Une grimace, une remarque, une attaque. Le temps pour moi de me découvrir ? Selon vous vous subissez un interrogatoire ? Voyons jeune femme, notre discussion est à des années lumières d’être un interrogatoire. Voir une telle réaction me déplait fortement mais peut-être est-ce là l’une des raisons qui ont décidé les autorités à me donner cette jeune genin… sans doute même. Vivre dans le secret, cultiver le secret, nous shinobis ne connaissons que cela. Notre vie est un secret, toute notre vie. Jamais nous ne pourrons en parler, à moins de se risquer à une mort certaine. Le secret est notre meilleure arme, tant contre nos adversaires que pour protéger ceux que nous chérissons. Nous ne sommes que des soldats aux services d’autres personnes, des personnes de puissances. Des personnes qui décident où nous agissons et dans quel but. Nous sommes le bras armé. Est-ce une vision agréable ? Non. Je déteste cette vision, je déteste tout cela. Mais telle est la réalité. Une réalité qui n’est pas prête de changer. N’est-elle pas elle-même tous les jours confrontée au secret avec la discrétion qu’impose sa tâche ? Alors pourquoi ? La joie laisse place à la déception. Est-ce là donc la confrontation de ses espoirs avec la réalité ? Mais peut-être… c’est également à moi de me mettre à son niveau, d’essayer de la comprendre. Après tout, à partir de maintenant je suis son maître. Maintenant et à jamais.

Chiaki dresse un tableau bien maussade de sa famille. Un médecin généraliste et une obstétricienne n’ont rien d’intéressant ? Voilà pourtant deux travails qui leur ont permis d’atteindre la haute société, de s’élever grâce à leurs connaissances et leurs maîtrises dans des tâches qui sont aussi respectables qu’elles sont complexes. Il n’y a aucun mal à ne pas être intéressé par les arts shinobis, moi-même… Je ne l’ai pas été pendant bien longtemps. Certes ce n’est pas « très drôle » mais c’est tout de même très intéressant, surtout pour un profane comme moi qui ne possède que les bases dans le domaine. La lassitude laisse cette fois place à l’envie, alors que les interrogations retournent sur ma personne. Comment procéder ? La réprimander n’aura certainement pas le résultat escompté, cela ne ferait qu’émietter encore plus ses espoirs. Commençons par les assouvir.


« Mon père se nomme Daiki et ma mère Itoe. Mon père est né Metaru et noble, statu hérité de feu mon grand-père. Il a logiquement suivi la voie qui nous est destiné en assumant les responsabilités familiales et perpétuant notre nom. Ses tâches vont de la gestion de la famille à celui du clan, dans lequel il a un rôle important de conseille, jusqu’au village où il fait également parti des instantes dirigeants en tant que conseiller. Ce n’est cependant pas un guerrier, tout juste sait-il maîtriser les bases des arts shinobis. Ma mère n’est pas née Metaru, mais l’est devenue en épousant mon père. Elle gère principalement le domaine familial ainsi que les propriétés et tout ce qui y est lié. Quant à moi, j’ai suivi cette voie jusqu’à il y a peu, où j’ai décidé d’embrasser pleinement mes responsabilités en tant que soldat. Les raisons qui m’y ont poussées sont personnelles. Elles ne sont pas secrètes mais… je préfère en parler un autre jour, quand nous serons plus au calme et que le temps pressera moins. »

Aujourd’hui n’est pas le jour de se replonger dans le passé, le jour pour dévoiler à ma toute nouvelle élève que je suis devenu shinobi pour fuir cette mort qui m’effraie tant.

« Ai-je là satisfait votre curiosité ? Je dois cependant clarifier un fait : mes fonctions m’imposent de vivre dans le secret et tant que cela sera nécessaire vous devrez l’accepter comme je dois l’accepter depuis tout ce temps. En tant que chirurgienne n’êtes-vous pas contrainte au secret médical ? Pour protéger la vie et l’intimité de vos patients ? Il en est de même pour moi. Je garde le secret pour vous protéger vous et tous les autres au village. L’ignorance vous protègera de ceux qui voudraient obtenir mes informations. Pour sûr ils pourraient vous capturer pour me faire venir, mais ils ne pourraient pas vous capturer pour récolter des informations sur moi et le village. De même votre famille est tout sauf inintéressante. Vos parents ont un travail noble, un travail qui sauve des vies et un travail qui donne la vie. Je trouve ça digne du plus grand intérêt ! »

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De Sensei à Élève. [Kenshin] Sighid10
Grand merci à Zenjirō pour cette magnifique signature !
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Sentetsu Chiaki
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Lun 19 Nov 2018 - 18:45

De Sensei à Élève.

Son histoire. Après le mystère, l’attente, le silence, voilà son histoire. L’histoire d’un noble Metaru, livré à des tâches pas forcément intéressantes, mais terriblement nécessaires. C’est un personnage intéressant, qui s’est hissé dans la hiérarchie shinobi après s’être préoccupé de la vie des autres et de ses obligations de noble pendant une très grande partie de sa vie. C’est donc ça, Kenshin. Un noble, avec plein de responsabilités, plein de gros travaux, qui l’ont contraint à mener une vie comme celle-ci et qu’il aurait pu conserver toute sa vie. Néanmoins, il est ninja. Il y a une raison qui l’a poussé à devenir ninja, à sortir de son univers plein de sécurité. Aujourd’hui, il est le professeur de Chiaki, celui qui lui apprendra bien des choses.

L’avantage qui se présente, c’est la relation qui existe désormais : une relation avec un gros point commun. Leur vie de noble ou de chirurgien est passée avant leur potentielle vie de ninja. Elle est apparue après, les a forcés à grandir différemment et à réfléchir différemment. Ils voient l’univers d’un autre point de vue, avec une autre expérience. C’est pour ça, sûrement, que Kenshin est aussi droit, rigide et « noble ». Il est terriblement noble, oui. Peut-être même un peu trop, à vrai dire.

Un peu trop, hein ? Oui, un peu trop. Voilà la grande tirade du jeune homme qui doit conserver des secrets, qui a beaucoup à cacher et qui a une position à risque. Kenshin est … Kenshin est intéressant, en fait. Mais il se comporte comme un père avec sa fille. Ou une sorte de grand-frère. Il y a une barrière qui les sépare mais les rassemble en même temps, celle de celui qui prend soin de la petite fille. Mais Chiaki n’est pas une petite fille. Elle se saisit d’une friandise, distraite, puis la mange aussitôt. Il reprend avec justesse l’existence du secret médical. Pourtant … Pourtant il y a quand même un blocage. Chiaki est gênée, mais elle comprend très bien la réaction de Kenshin. Un sourire étire ses lèvres. Il est temps de reprendre. De calmer le jeu. De dialoguer. D’orienter le tout vers la bonne direction.
« Je peux comprendre que tu sois contraint à cacher ton métier, tes tâches. Comme tu l’as très bien dit, je suis soumise au secret médical en tant qu’apprentie chirurgienne. De fait, je ne te donnerai jamais de détails sur une personne que j’ai pu soigner, rien ne sortira. Je suis totalement d’accord. Je comprends également que tu sois soumis à cette nécessité de protéger les autres, de ne rien dire pour éviter de, justement, trop en dire et mettre quelqu’un en danger. Néanmoins … »
Chiaki boit un peu de son verre d’eau. Les friandises, ça donne soif.
« Néanmoins, quand une conversation est surtout sur des questions auxquelles une seule personne répond, ce n’est pas intéressant. Je trouve ton histoire particulière, tu es un noble devenu ninja et tu as des raisons qui expliquent ce choix. C’est très bien ! Si tu ne veux pas en parler maintenant, j’imagine que c’est parce que l’histoire est très longue et, concrètement, nous ne nous connaissons pas encore, mais au moins, j’ai des bases. J’ai des choses sur lesquelles me baser, pour savoir où je vais. »
Le chirurgien parle davantage que la kunoichi, dans cette conversation.
« Je ne te demande pas de me donner tous les détails de ta vie, je ne te demande pas non plus de me raconter tout ce que tu sais, ou as pu voir au cours de ta vie. Je demande simplement à savoir où je vais, avec qui j’y vais. Tu es mon professeur, désormais. Je suis ton élève. Ça veut donc dire qu’il faut que j’en sache un minimum sur toi. Évidemment, si tu me donnes le strict minimum, je risque d’avoir beaucoup de mal à m’en satisfaire. Je suis parfaitement consciente que cette petite pique a été violente, peut-être inutile dans ta situation, mais j’ai besoin de te connaître. De connaître Kenshin. De connaître celui qui va m’apprendre et combler mes lacunes. Si la seule chose que je sais de toi c’est que tu es noble, que tu es Chûnin et que ton métier ne peut m’être dévoilé, que dois-je faire ? »
Elle hausse les épaules.
« Je ne t’en veux pas et j’accepte cela. Totalement. Simplement, je ne peux pas me contenter de cela. J’ai besoin de plus. De mettre une personnalité sur Kenshin, ce qu’il attend de moi, ce qu’il veut faire avec moi, où il compte aller. Je suis consciente que je ne peux pas tout savoir, que je ne peux pas tout apprendre en une fois, ce serait bien trop drôle ! Mais même avoir ne serait-ce qu’une information sur ce que tu aimes faire ou simplement tes désirs, ne serait-ce que pour ton futur proche, serait bien plus intéressant pour moi, plutôt que de ne rien avoir. »
Voilà, c’est tout. Normalement. Elle décide de changer de sujet et revenir à ce qu’il disait sur ses parents.
« Quant à ma famille … Peut-être. Je ne m’en rends pas compte. Pour moi, nous faisons ça depuis toujours, c’est normal. Donc, forcément, quand je tombe contre un noble qui fait totalement autre chose, ou une illustre famille de ninjas, ma petite famille de médecins qui ne connaissent pas vraiment cet univers font un peu étrange. Cela dit, je les admire pour leur travail, leur ascension dans notre société et tout ce qu’ils font. J’ai de la chance d’être née chez les Sentetsu et pas ailleurs. Mais quand on est bercé dans la médecine, quand on a vu ça toute sa vie, ça n’a pas autant de surprises et d’intérêts pour nous que pour vous. Merci pour eux, en tous les cas. C’est très gentil de ta part. »
Chiaki sourit. Un sourire gentil, honnête. Un sourire qui vient du cœur. Qui s’est détaché de la moquerie précédente. Peut-être qu’ils vont sur une bonne voie ? Rien n’est sûr, malheureusement. Mais tout est à considérer. Le mieux est d’espérer.
« Quoi qu’il en soit, as-tu d’autres questions ? Des questions un peu plus personnelles, ou même des questions toutes bêtes ! »
Ne pas laisser les choses s’éteindre. Tenter de faire remonter tout ça, parce qu’ils sont dans la même galère pour un moment, maintenant.
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Metaru Hideko
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Dim 25 Nov 2018 - 19:34
Chiaki dit comprendre la nécessité de garder le secret mais se plaint pourtant de l’inintérêt de la conversation à sens unique que cela implique. Il n’y a pas de meilleure manière d’en apprendre sur quelqu’un que de lui demander directement. En ce sens, il est naturel que je lui pose de telles question et logique que je ne puisse y répondre en retour mais peut-être aurai-je du la prévenir dès le début. Peut-être est-ce là mon erreur.

Mon histoire lui apporte enfin une once de réponse, réponse dont elle se satisfait en attendant le jour où nous pourrons en apprendre plus l’un sur l’autre. Une base sur laquelle me juger. Plutôt, une base sur laquelle se poser, un avis qu’elle peut se construire, l’esquisse d’un tableau qui prend enfin forme. Je suis son maître et en ce sens j’ai de grandes responsabilités envers elle mais je ne dois pas oublier qu’elle est mon élève. En plus d’avoir de grandes envers moi Chiaki doit nourrir de grandes attentes sur notre équipe. Une équipe dans laquelle elle va pouvoir se construire, grandir, évoluer. Apprendre, réussir, échouer, oublier. Je ne dois pas non plus oublier que je ne me retrouve pas en face de n’importe qu’elle jeune fille ou de n’importe qu’elle apprentie chirurgienne, mais d’une Kunoichi. En ce sens elle possède aussi une expérience bien différente des autres personnes. Nos statuts font de nous des êtres à part entière. Nous vivons et ne vivons pas dans le même monde que les humains ne maîtrisant pas le chakra.

Obtenir des informations sur ce que j’aime faire ou cherche à obtenir… Voilà des réponses que je peux lui donner, en partie tout du moins. Car il y a des réponses que je ne connais pas moi-même. Qu’est-ce que je désire ? Pourquoi est-ce que je me bats ? J’ai choisis la voie du shinobi pour fuir la mort. Mort dont, je m’en rends compte aujourd’hui, je n’ai fait que me rapprocher. Ce n’est pas en devenant plus fort que je parviendrai à la tenir éloigner, mais plutôt en m’éloignant d’elle. Mais jamais, jamais je ne parviendrai à m’en protéger pleinement. Jamais je ne serai totalement en sécurité. Un arbre pourrait me tomber dessus comme je pourrai tomber malade et mourir dans mon lit. Aujourd’hui je ne sais plus. Mon choix de devenir scientifique ne fut pas pousser par cette peur viscérale, mais par l’envie de comprendre. L’envie d’apprendre. L’envie de rechercher et de construire. Mais que se passe-t-il ensuite ? Que se passera-t-il une fois de retour d’Hayashi ? Voilà une question sans réponse.

Les explications données, Chiaki revient sur sa famille arguant que c’est tout naturellement qu’elle s’est lancée dans la voie de la médecine. C’est donc tout logiquement que cela n’a rien d’intéressant à ses yeux, comme il peut être naturel pour moi d’être un noble et d’évoluer en ce sens. Une évolution dont je me suis aujourd’hui éloignée, mais pour combien de temps encore ? Un jour je devrai prendre la suite de père. Un jour je devrai reprendre mes responsabilités au sein de la famille, sans pour autant renier celles du statut de shinobi. Un jour…

De la déception et la moquerie s’ensuit maintenant la joie. Voilà une émotion bien plus agréable à observer. Une conversation bien plus agréable à poursuivre. Ai-je d’autres questions ? Une question oui. Une question qui a toute son importance.


« J’ai en effet une dernière question à vous poser. Ensuite je devrai m’en aller pour me reposer. Demain une longue journée m’attend encore, mais soyez sûr que nous aurons tout le temps nécessaire après. A cette question je veux que vous répondiez avec toute sincérité. Sachez que je ne vous jugerai pas. Vous êtes mon élève à partir d’aujourd’hui et à jamais. Vous n’avez donc aucune crainte à avoir. »

Un ton bien solennel qui mais qu’il est nécessaire d’employer.

« A qui va votre loyauté ? »

Est-ce à sa famille ? A l’institut ? Aux habitants du village ? Au symbole qu’est Kumo ? A la Raikage ? A Kaminari ou encore au seigneur ? Savoir pour qui et pourquoi nous nous battons. Voilà ce qui nous donne la force d’affronter tous les obstacles.

C’est en comprenant cela que j’ai arrêté d’avoir peur de la mort. C’est en comprenant qu’avant le village, avant ma famille et avant le clan, c’est pour moi que je me bats. Pour moi et moi seul.
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Sentetsu Chiaki
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Lun 26 Nov 2018 - 19:35

De Sensei à Élève.

L’heure de la dernière question. Cette heure fatidique, celle qui semble sonner la fin de tout. Chiaki attend une question compliquée, quelque chose d’insondable, de difficile voire impossible. Après ça, il partira. Il a besoin de se reposer car il a énormément de choses à faire. Quel homme étrange. Il y a en lui ce côté coincé, bloqué, cette prestance de l’homme ultra sérieux qui doit tout faire de façon chronométrée et ne peut pas s’octroyer suffisamment de temps pour respirer. Chiaki est aussi amusée qu’agacée. Il est si sérieux, si … Si Kenshin. Cette posture de l’homme très grand, très noble, très propre … Pourtant, bien qu’on pourrait dire qu’il est un homme presque repoussant de par sa froideur, Chiaki décèle quelque chose. Il y a ça, là, cette toute petite phrase.

« Sachez que je ne vous jugerai pas. Vous êtes mon élève à partir d’aujourd’hui et à jamais. Vous n’avez donc aucune crainte à avoir. » Quelques mots. Bon, beaucoup de mots. Mais des mots qui ont un sens si fort, une réalité si puissante, que Chiaki est hébétée. Elle est clouée sur sa chaise. La friandise dont elle s’est saisie stagne dans l’air. Ses prunelles émeraudes se mêlent à celles de son professeur. Cette déclaration, là. Cette chose. Certains pourraient se dire que c’est trop solennel, trop froid, presque terrifiant. Mais il y a là une réalité, une réalité sentimentale. Une vérité sur laquelle Kenshin met le doigt. Un engagement éternel de l’un à l’autre, qui commence aujourd’hui et ne se finira que lorsque l’un d’eux perdra la vie. Si elle pouvait voir Kenshin comme une personne très froide jusque-là, Chiaki revoit complètement sa perception à son sujet. La brune cligne des yeux rapidement, plusieurs fois. Il y a là une ouverture au monde. Une vérité qui éclate, la vérité de Kenshin. Celle de l’homme qui lui apprendra tant de choses. Celle de son professeur. Sa vérité. Sa réalité. Chiaki n’a plus besoin de rien pour savoir si cette alliance sera fructueuse. Ça y est. Sa preuve est là. Ce dont elle avait besoin est là, à portée de ses mains. C’est bon. C’est fait. Là. Plus besoin d’aller plus loin. Un grand sourire étire ses lèvres. Elle garde le silence, attend la question, mais son cerveau est en ébullition plus que jamais.

La loyauté. À qui va sa loyauté. Quelle question étrange. Qu’est-ce que cela signifie ? Elle pourrait dire, de but en blanc, que sa loyauté va à son village. C’est vrai, au fond. Mais c’est sûrement bien plus compliqué que ça. Chiaki réfléchit. Elle mord dans sa friandise et hésite un instant. Où va sa loyauté ? Pour qui se bat Chiaki ? Quel est son but, au fond ? Où va-t-elle ? Qu’est-ce qui la motive à y aller ? Son sourire disparaît légèrement, sans pour autant s’effacer totalement.
« Je dirais … Moi-même. J’ai appris, depuis toute petite, à me battre pour vivre par moi-même. Même si je n’ai pas totalement fait mes choix, même s’ils ont été influencés par mon passé, j’ai toujours désiré me battre pour montrer ma propre valeur, mes propres choix. C’est ma vie. Je suis loyale à moi-même, à mes valeurs. Néanmoins, je reste dépendante d’une institution, dans notre cas la Raikage et, par extension, Kumo. Seulement, je pense que ma loyauté envers le village n’est possible que parce que j’ai décidé de me battre pour m’y inscrire, pour m’y faire une place, pour que ma route y soit inscrite pour de vrai … »
Chiaki détourne le regard. Elle n’est pas sûre d’avoir répondu correctement à la question, peut-être est-elle légèrement partie sur le côté ? Quoi qu’il en soit. La brune se frotte les mains avec attention, nettoie tout le sucre qui pouvait traîner sur ses doigts et utilise une lingette qu’elle tire de sa petite sacoche. Les mains vraiment propres, elle pose une main sur celle de Kenshin, juste l’espace d’un instant. Ses prunelles vertes se hissent jusqu’aux siennes. Elle retire très rapidement sa main de la sienne pour ne pas que cela devienne gênant.
« Merci. Pour ton engagement, pour le cœur que tu mets dans cette équipe. Peut-être que nous formerons un binôme exceptionnel, finalement. Enfin, je dis peut-être, mais au fond j’en suis certaine ! »
Son sourire revient net, poussé par cette émotion profonde qui sommeille en elle. Kenshin est la personne idéale pour cette équipe et, surtout, la personne qu’il lui faut. Les barrières pourront probablement fondre au fur et à mesure, disparaître. Être brisées par une collaboration qui n’aura pas la crainte de disparaître, une collaboration qui mènera deux êtres, au fur et à mesure, vers plus qu’une simple relation de professeur à élève ? Une amitié, qui sait.

Qui sait, hein ? Non. Une amitié. C’est sûr.
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Metaru Hideko
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Mer 28 Nov 2018 - 12:00
Chiaki prend le temps de la réflexion. Pour certaines personnes la réponse va de soi, pour d’autres non. Au fond, nous savons tous à qui va notre loyauté, mais il peut être difficile de se l’avouer. J’aime mon pays, mon village et mon clan. Mais je ne me bats pas parce que j’appartiens à toutes ces institutions. Je me bats parce que j’ai décidé d’y appartenir. Je me bats parce que je veux me battre pour tout cela.
Pour mon pays.
Pour mon peuple.
Pour mon clan.
A mes yeux il s’agit là de la seule force suffisante pour braver tous les dangers. La force qui me permet aujourd’hui de braver la mort, de me dresser face à elle plutôt que de la fuir : la détermination. La détermination envers mes convictions. En restera-t-il toujours ainsi ? Je ne sais pas. Mais aujourd’hui telle est ma réponse. Aujourd’hui je l’ai compris.

Mes mots semblent toucher la jeune femme, est-ce là l’implication et le gage de sécurité dont elle avait besoin ? Mais ce sourire s’efface peu à peu au fur et à mesures que les rouages de son esprit tournent. Au soulagement s’ensuit le silence. Au silence s’ensuit sa réponse. Elle avoue se battre pour soi-même. Honnête. Honnêteté que j’apprécie tout particulièrement. L’honnêteté est la base d’une relation, la base sur laquelle l’on peut ensuite construire la confiance. Elle aussi se bat pour le village et ses institutions par choix. Elle n’est donc pas un de ses soldats dont le lavage de cerveau a fonctionné et qui suit bêtement les ordres jusqu’à la mort. Il n’est pas rare dans l’esprit commun de penser que la mort est l’ultime sacrifice que l’on peut faire pour son village. Mais c’est faux. La mort n’est pas l’ultime sacrifice, la vie l’est. Se battre, tous les jours. Ne jamais abandonner. Rester en vie, se battre encore et toujours. La mort ne doit subvenir qu’en dernier choix, quand aucune autre voix n’est possible. Pourra-t-on sauver plus de personnes en étant mort ou vivant ? Sauf dans de très rares cas, la réponse va de soi : en étant vivant.

En cela je sais que mon point de vue va à l’encontre de tout ce que l’on nous enseigne. Un point de vue que je me garde de bien de ne divulguer à personne.

De mon visage resté de marbre je laisse apparaître un rictus de satisfaction. Un jour je lui montrerai que sur ce point, nous nous comprenons bien. Chiaki frotte ses mains à l’aide d’une lingette puis vient poser l’une d’elle sur la mienne. Ses yeux se posent sur les miens et sa main se détache aussitôt. Qu’est-ce là ? La gratitude. Son sourire revient aussitôt, un sourire auquel il va falloir que je m’habitue, moi qui n’est pas l’habitude de sourire aussi souvent. Je fais signe à un serveur de venir puis lui glisse des pièces dans la main avec un petit plus pour son service.


« Il ne tient qu’à nous deux, autant à vous qu’à moi de faire une bonne équipe. Si nous le désirons tous les deux, alors nous y arriverons. »

Il ne tient qu’à nous de nous écouter, sans perdre de vue nos positions respectives. La communication est la base de toute relation. Les difficultés seront nombreuses, ainsi que les incompréhensions, mais en cherchant toujours à essayer il n’y a pas de raisons qui nous échouons.

« Je ne sais pas quand est-ce que je serai revenu. Je vous ferai donc signe dès que ce sera le cas. Soyez prête car nous partirons certainement en mission dès mon retour. D’ici là, continuez à vous entrainer. Soyez prudente. »

On est jamais trop prudent. Nous sortons tous deux du restaurant puis je la salue solennellement avant de partir pour rentrer chez moi. Une longue journée m’attend encore demain.
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Sentetsu Chiaki
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Jeu 29 Nov 2018 - 0:21

De Sensei à Élève.

Il a souri ! Après une longue conversation, des friandises, de l’eau, des bêtises, Kenshin a souri ! N’est-ce pas le signe ? Le symbole que Chiaki se trouve sur la bonne voie ? Qu’il y a moyen que tout se passe bien ? Tout cet échange, un peu houleux au début, toute cette rencontre, là … Ouais, elle va sur la bonne voie. Les bons rails. Tout ira bien, pour l’un comme pour l’autre. Ils formeront une super équipe, il devra juste s’habituer à Chiaki et Chiaki devra s’habituer à lui. Autant dire que mettre une terrible taquine et un balai dans le cul en équipe, c’est toute une histoire, mais bon ! Tout cela ne présage que du bon. De l’espoir. De la joie. Une super collaboration entre deux ninjas qui ne veulent que s’améliorer.

Chiaki acquiesce vivement quand il confirme ses pensées. S’ils désirent tous deux aller dans le bon sens, rien ne peut aller différemment. Tout ira forcément en ce sens, il ne peut en être autrement. C’est simple, non ? Donner du sien. S’investir dans cette nouvelle relation d’élève à professeur. Y croire. Voir la lumière, la joie à travers les mystères et ténèbres de Kenshin. S’accrocher, parce qu’au fond, ce type en vaut la peine. Chiaki en est intimement convaincue. Alors elle prend cette métaphorique main tendue, elle la prend et la serre fort. C’est une nouvelle relation qui démarre, pour le meilleur et pour le pire.
« Tout ira bien, oui. »
Son sourire devient plus adulte, plus doux. Chiaki ne se moque plus, Chiaki est touchée. Chiaki y croit. Ce Kenshin … Peut-être se déridera-t-il au fur et à mesure, aussi ? Et peut-être qu’en-dessous cette posture de noble, il y a un cœur en or qui n’attend que la libération de sa cage ? Challenge accepté pour la brune, qui décide de ne pas lâcher prise tant qu’elle n’aura pas réussi à percer la coquille du jeune homme. Dommage qu’il doive partir si tôt, cela dit. Apparemment, tout ira mieux quand il reviendra. Chiaki en est déjà impatiente.
« D’accord, je vous attendrai alors. »
Elle se lève à son tour, puis le suit, jusqu’à la sortie du restaurant. Le rendez-vous dans la ruelle, expression qui pourrait sonner comme une sorte de scénario tragique et terrifiant et qui, en réalité, ouvre la porte à tant de nouvelles choses. Tant de possibilités intéressantes auxquelles Chiaki ne peut pas réfléchir tant elles sont nombreuses.

Il ne faudra pas chômer en attendant ! Alors, hop. Dès demain, au boulot ! Toujours plus !
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