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Qu'une guerre à mener ?

Bakuhatsu H. Kyôshirô
Bakuhatsu H. Kyôshirô

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Sam 17 Nov 2018 - 15:51
Quelque-chose. Une goutte. Vient-elle de lui tomber dessus, ou de chuter au sol ? Cette sensation, est-ce de l’humidité ou du sang ? D’où vient-elle ? Où suis-je, se demande alors le principal concerné. Il réalise alors que ses questions lui paraissent inutiles, presque folles. La rage lui mord l’esprit tandis qu’il redécouvre la douleur, celle-là même qui l’avait fait sombrer. Car il a sombré. Oui, il le sait. Il s’en souvient. Si la souffrance ne le quitte pas, il reprend des parties d’acuité. Ses yeux tentent péniblement de s’ouvrir. Puis, comme frappé par un éclair de mémoire, il se souvint qu’il ne vaut mieux pas qu’il s’occupe de son œil gauche. Celui-là doit rester fermé, à l’abri des regards. Quelle ironie. Il veut rire, mais il ne peut pas. Son bras lui fait trop mal.

C’est justement en pensant à ce membre qu’en dessous de sa douleur extrême, il redécouvre un nouveau sentiment : la gêne. C’est même un mélange entre un dérangement profond et un inconnu. Qu’est-ce qu’il se passe ? Il n’en sait rien. Mais son bras gauche lui semble différent.

Il soupire avant de se rendre compte qu’il ne peut pas faire si peu. Il hurle, avant de décider de partir à la guerre. La première bataille, c’est son œil droit qui va la mener. Tout en rassemblant des forces qu’il ne saurait compter pour l’heure, il insiste pour que sa pupille droite revoit le jour. Mais en se faisant, c’est l’obscurité de son ombre planant sur un sol ensanglanté qu’il voit. Chaque goutte de sang lui donne des impulsions inexplicables, elles-mêmes se transformant en souvenirs terribles.

Wasure no Kuni, Yume, Gabushi, Shin, la prison, l’Homme au Chapeau : tout lui revient et aggrave sa douleur.

Sa respiration se fait plus forte et plus répétée. Fébrilement, il sent une force monter en lui, suffisante pour que sa nuque bouge et lui permette de regarder vers son bras gauche… qu’il n’a plus. Effroyable et pourtant vrai. Tandis qu’il cherche son membre manquant, les bribes de ses échanges avec l’ennemi public numéro un retrouvent leur place dans sa mémoire altérée par la douleur. Ses mouvements, pourtant restreints, le font souffrir. Il a du mal à se dégager. Quoi de plus normal : les ronces de la technique Mokuton de son ennemi tutoient encore son corps. Elles semblent moins resserrées qu’avant. Il décide de ne pas bouger davantage.

Son bras déchiré est à quelques mètres. Il le voit enfin. Etrangement, il croit avoir moins mal un instant, mais ce n’est qu’une illusion. Son acuité revient, au niveau de sa vue mais aussi de son ouïe. C’est ainsi qu’il commence à détacher les sons du paysage. Se rendre compte que les cris qu’il entend ne sont pas normaux. Il se rappelle alors de ce que la Prison Inavouée était : un lieu où les criminels venaient d’être libérés par l’Homme au Chapeau et ses lieutenants.

Sa tête tourne. Son regard, soutenu par un seul œil, voit l’immense prison qui est proie aux hurlements et combats. Il voit des gardes lutter contre des prisonniers, mais est presque incapable de distinguer les bons des mauvais. La situation est critique. Son instinct le pousse à agir : s’il tarde trop, qui sait…

Kyôshirô fait pression sur son corps et sur son poids pour basculer vers l’avant. Quelques ronces s’enfoncent dans sa peau et lui infligent de nouvelles plaies mais qui ne sont rien à côté de sa douleur déjà présente et de l’adrénaline qui le pousse. Il tombe au sol. Il tente de se relever mais rechute lamentablement : il a essayé de s’appuyer sur deux bras qu’il n’a plus. Il lui faut deux autres tentatives pour assimiler le fait qu’il ne peut plus se reposer que sur son membre droit. Il se relève, manque de tomber, grimace mais réussit à se pencher pour attraper son bras manquant. Il cherche ensuite quelque-chose, qu’il ne tarde pas à trouver : un morceau d’acier, orphelin de la prison qui continue d’être théâtre de violences inouïes.

Puis il court vers le tunnel souterrain. Il sait qu’il souffre trop et que dans son état actuel, il ne pourrait rien faire seul face à des ennemis dont il ne connaît ni le nombre ni la force.


Depuis quand était-il tombé dans l’inconscience ? C’est une question qu’il se pose et à laquelle il n’a pas tant de mal à répondre : quelques minutes, peut-être plus. Car plus les souvenirs lui reviennent, plus il revoit avec « facilité » la situation initiale. Il pense à ceux qui ont pu ou du s’enfuir : s’il ne peut en être totalement convaincu, l’absence de corps sur les lieux de l’affrontement donne espoir. Il soupire, dans la douleur, mais tente d’être soulagé tandis qu’il s’adosse à une paroi du souterrain.

A l’abri – mais pour combien de temps ? – du danger, il tente de faire le vide dans son esprit. C’est difficile, c’est la première fois qu’il perd un bras. Mais les enseignements que quinze ans dans l’armée d’un des plus grands Seigneurs du Grand Continent ont fait de lui un homme de terrain. La plaie au niveau de son épaule est grande. Il faut faire quelque-chose.

Il s’écroule au sol, pose son bras coupé et prend le morceau d’acier – ou de métal, il est incapable de faire la différence à l’heure actuelle – avant de soupirer. Qu’aurait fait Muramasa ? Cette question arrache un sourire grimaçant à celui qui sait qu’il faut cautériser les plaies. Car s’il veut avoir un jour la chance de récupérer son bras, c’est aussi sur ce dernier qu’il faut agir.

Le Yondaime tient fort le morceau d’acier et concentre le chakra Bakuton nécessaire. Dans sa paume nait une explosion qui envoie valser l’objet à quelques mètres. Après avoir trébuché une première fois, il se relève pour aller le ramasser. Après une longue inspiration, il préfère éviter de se poser la moindre question et appuie la partie chaude du minerai sur les tissus tranchés et ensanglantés qui témoignent de l’absence de son bras gauche. Il ne peut naturellement pas taire un cri de douleur qui est si puissant qu’il résonne à de multiples reprises dans le passage souterrain.

Luttant pour ne pas s’évanouir à nouveau, il se rapproche fébrilement de son bras arraché. Après avoir jeté un autre coup d’œil à son morceau d’acier chauffé, il le colle aux tissus déchirés de son bras. La fumée qui s’en dégage atteste d’une réussite, bien que mineure, de sa tentative de cautérisation. Difficile de savoir si ça suffira et surtout combien de temps…

« Q-qui est là ?! »

La voix est fébrile, mais son résonnement suffit à faire comprendre à Kyôshirô qu’elle est toute proche. Il tourne la tête, et voit un des gardes de l’île s’approcher de lui avec une hésitation palpable. Sans avoir à réfléchir bien longtemps, le Yondaime se doute que son cri a attiré cet inconnu ici. Ce dernier ne tarde pas à le voir.

« V-vous n’êtes pas l’un des Fanatiques ! »

Il l’a reconnu. Aussitôt, le garde se précipite vers le Tsuchikage pour lui porter assistance…


Une dizaine de minutes est passée. Grâce au soutien du garde de l’île, le Tsuchikage a réussi à faire une sorte de garrot avec son vêtement dans des délais assez rapides. Si à la vue de son torse accablé de certaines cicatrices – quoi de plus normale pour celui qui avait été dans l’armée du Seigneur de la Terre pendant quinze ans – et à son bras manquant le garde est quelque-peu choqué, c’est bien le Bakuhatsu qui finit par le questionner.

« Vous avez parlé de fanatique, vous parliez des prisonniers ? »

Le garde semble tout d’abord intrigué par cette question, comme s’il était surpris que son interlocuteur ne connaisse pas la réponse. Puis, se rappelant probablement à quel point la Prison Inavouée et tout le Pays Oublié avait été tenu secret par les Seigneurs, il se ravise et lui répond aussitôt.

« Pas vraiment. Les Fanatiques sont un ordre de criminels qui mélangent religion, connaissance divine et détestation pour les shinobis. Ils ont été les premiers à s’évader de la prison.
Connaissance… divine ?
Oui, le Dieu du Désert de Kaze no Kuni, le Dieu de l’Eau de Mizu no Kuni… L’Impératrice Shima était une des leurs, une Fanatique. Mais comme toute chose sur cette île, elle est restée secrète. »

C’était un choc à en faire oublier la douleur d’une perte de bras.

« Attendez… Vous voulez dire qu’il existe des abominations comme celle qui a failli rasé Taiyô et qu’une d’entre elle serait à Mizu no Kuni ?
Ce n’étaient que des rumeurs mais vu que le Dieu du Désert lui, a bien existé… Ce qui est sûr, c’est que les Fanatiques leur vouent un culte. »

Kyôshirô fixe le sol. Un Dieu de l’Eau, comparable à celui du Désert qui est à l’origine de tous les malheurs de Kaze no Kuni ? Et le pire, c’était que Kirigakure no Satô, depuis longtemps en conflit avec Iwagakure no Satô, était possiblement proche de ce monstre ? Kyôshirô se demande alors si les Kirijins ont, comme le Premier Cercle de Kaze, déjà connaissance et la main mise sur un tel pouvoir, un tel danger.

Sans savoir véritablement pourquoi, le Tsuchikage se rappelle alors de ceux qu’il a affrontés. L’Homme au Chapeau et ses lieutenants. Parmi eux, Raonaka Ao, le Daimyô de Mizu no Kuni et principale autorité sur Kiri.

Pour la première fois depuis son combat, Kyôshirô se lève sans vaciller et attrape son bras tranché.

« Oh ! Où allez-vous ? On devrait peut-être réfléchir à un plan…
Non, il faut que je rentre au plus vite ! »

Kyôshirô avait toujours pensé qu’il n’aurait qu’une guerre à mener, celle contre Tetsu no Kuni et qu'il devait apaiser les tensions avec Kiri.
Jamais il n’aurait crû devoir se raviser et s'apprêter à mener une guerre contre deux pays. A moins qu'il ne doive choisir entre le Fer et l'Eau ?
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Kobane Harumi
Kobane HarumiEn ligne

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Dim 18 Nov 2018 - 12:41
Alors que Madoka courrait de branches en branches en camouflant son chakra, elle changeait d’ailleurs plusieurs fois de direction afin de ne pas pouvoir se faire suivre à la trace. Son clone restant à ses côtés avait pris une autre direction afin de brouiller les pistes, car lui ne cachait pas son chakra. Grand bien fasse à celui qui souhaiterait savoir où elle se trouvait ! Elle n’avait pas vraiment peur d’être seule, la jeune fille avait ce sentiment depuis bien des années. Elle ne pouvait compter que sur elle-même, preuve s’il en fallait, même Shyko l’avait abandonné pour seulement quelques mots. Il était donc si fanatique de Kiri et de l’ordre ninja nuisible à ce point ? Vu ce qu’il risquait d’arriver avec les prisonniers, la panique des hauts dirigeants qui allaient sans doute ordonner que les shinobis les protègent plutôt que la population, Kiri sortirait de cette épreuve complètement bouleversée. Enfin, ce n’est pas comme si cela la concernait d’une manière ou d’une autre maintenant, hein ? Elle était une déserteur, en tout cas s’en était la définition, mais elle n’avait même pas le symbole de Kiri à barrer vu qu’elle ne l’avait jamais porté. Comme si elle avait eu le choix un jour dans sa vie de quel camp, quoi faire, non, même son recrutement à Kiri, que pouvait-elle bien faire avec un mental quasiment détruit à part suivre le destin ? Elle avait fait son premier réel choix de sa vie, celle de mettre en doute ce fichu système où les puissants manipulaient à leurs aises de pauvres types pensant agir pour le mieux. On la traitait de folle, mais elle avait surtout le sentiment que c’étaient eux les dérangés du ciboulot !

Datalia Madoka • « Ha ? Quelle drôle de texte … »


Commenta à haute voix alors qu’elle entendit un cri de douleur en une consonance d’un ton unique formée de tout un tas de A. Ce n’était guère très harmonieux, mais vu l’état du ténor, on pouvait sans doute lui pardonner. Elle se déplaça rapidement, curieuse, proche de l’endroit d’où provenait le cri à l’abri dans un feuillage d’arbre bien en hauteur. Elle ne put voir au départ que le tunnel d’où ils avaient tous fuis l’homme au chapeau et ses sbires. La blanchette savait que le tunnel était long, mais qui pouvait bien être là-dedans ? Elle était seule et personne pour la soutenir, alors de la prudence il fallait. Cela pouvait fort bien être un piège ou un massacre entre prisonniers, et elle ne comptait pas se jeter dans la gueule du loup, pas celle-là non plus.

Madoka s’assit tranquillement sur une branche afin d’observer pour le moment les jambes ballotant dans le vide. Dommage qu’elle n’avait rien de sucré à manger, cela aurait passé le temps. Elle pencha la tête lentement en remarquant un garde, sûrement, vu que son uniforme ressemblait fortement au garde qu’ils avaient croisé peu de temps avant leur entrée dans le tunnel. Il ferait un bon test pour voir si l’endroit était dangereux. Elle plaça sa main pareille une visière, un peu comme si cela pouvait aider à voir plus loin afin de compter les mètres.

Datalia Madoka • « Trois mètres … quatre mètres …. Cinq mètres … Tiens ? Il ne meurt pas ? »


Sembla alors étonnée l’ancienne kunoishi de Kiri en penchant la tête sur l’autre côté. Ce n’était pas pour cela qu’elle allait se jeter dans le tunnel, attendre et patience seraient les maitres mots. C’était rudement long, alors elle soupira en s’allongeant le long de la branche. Bon, elle ne pouvait attendre d’avantage, telle une pile électrique, elle sauta jusqu’en haut du début du tunnel pour tendre l’oreille. Un dieu ? C’était quoi cette histoire ? Il fallait dire que ce genre d’informations était strictement interdit à divulguer à l’ancienne furie de Kiri, sinon, elle aurait été capable de partir à la recherche juste pour le rencontrer. Que Kiri se fasse rasé n’était pas quelque chose qui la ferait réagir plus que cela, ce serait même une bonne chose, mais elle doutait que cela puisse stopper la folie des hauts dirigeants malheureusement, fausse bonne idée.

Datalia Madoka • « C’est amusant … il manque toujours un morceau … mais en tout cas, tu es fort. Réussir à te sortir des épines tout seul et marcher comme ça avec le bras sous l’autre. »


S’écria alors fortement Madoka vers le tunnel, qui devait se charger d’augmenter et faire réverbérer le son de sa voix. Comme pour lui faire barrage ou simplement montrer qu’elle n’avait pas peur d’un type dans son état, elle sauta au niveau de l’entrée du tunnel en croisant les bras derrière la tête.

Datalia Madoka • « Je me suis toujours demandée si les autres villages cachés étaient tous aussi stupides et corrompus que Kiri, vu la prison, j’ai comme l’impression que cela répond à la question hein ? Par contre, vu que même l’homme au chapeau n’a pas voulu te tuer, j’ai dans l’idée que de t’abattre ne servirait pas à grand-chose. »


La blanchette n’était pas du genre à se retenir de parler ou d’exprimer tout ce qui lui passait par la tête. Elle posa un doigt contre une de ses lèvres en regardant un peu en l’air pour faire mine de réfléchir.

Datalia Madoka • « Et puis … je me demande bien quelle tête il a ce dieu … pas toi ? Hihihihi … je voudrais bien le rencontrer moi. »

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Bakuhatsu H. Kyôshirô
Bakuhatsu H. Kyôshirô

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Dim 18 Nov 2018 - 22:03
« M’abattre ? Pour quelqu’un qui semble haïr les Kirijins, tu as pourtant leur arrogance, répondit le Tsuchikage avec un rictus. »

En réalité, la situation n’était pas réellement comique. Elle pouvait néanmoins adopter des traits ironiques, tant il aurait été difficile d’imaginer qu’à peine sa réflexion sur Kirigakure no Satô faite, une de leurs kunoichis apparaisse devant lui. Ce n’était pas n’importe qui d’ailleurs, puisque le Borgne avait immédiatement reconnu les traits insolents de la jeune « Madoka ». C’était le nom que ses collègues lui avaient porté face à l’Homme au Chapeau et difficile d’imaginer que ce n’ait pas été son vrai nom, face à une situation aussi critique.

Sans encore bien la connaître, Kyôshirô voyait en la jeune femme quelqu’un qui semblait avoir souffert, peut-être même quelqu’un d’instable. Mais que devait-il faire, dans sa position ? Lui qui venait de penser à la dangerosité que représentait, à différents plans, le village caché de la Brume ; le destin plaçait sur sa route une Kirijine qui avait quasiment fait acte de rébellion et de désertion.

« Je vois que tu nous as entendu, Madoka. Sache que, si ce Dieu existe et qu’il est pareil à celui du Désert, c’est un être instable qui peut raser une ville entière, voire plus. C’est tout sauf quelque-chose de souhaitable ou de drôle. Tu devrais prier pour ne jamais le rencontrer. »

Il s’arrêta, comprenant le mauvais jeu de mot qu’il venait de faire.

« J’ai vraiment dit « prier » ? »

Levant l’œil au ciel, le Borge d’Iwa soupira. Au moins, cette situation lui avait fait passer sa douleur au second plan pendant un temps. Comme s’il avait besoin, à ce moment-là, de faire face à une potentielle ennemie. Dans tous les cas, le fait qu’elle ait entendu la conversation à propos du Dieu de l’Eau semblait bien trop dangereux pour la laisser libre. Si Kirigakure no Satô – dans l’hypothèse où ils ne seraient qu’aux prémices d’un intérêt ou connaissance pour cette chose – apprenait ce pouvoir potentiellement enfoui sous leur archipel…

Mais Kyôshirô préféra éviter l’ordre ou le combat, jugeant que la situation chaotique qui gagnait l’île pouvait l’aider. Et si son intuition ne pouvait suffire à ce que le Tsuchikage considère l’ex-Kirijine comme une alliée, c’était suffisant pour qu’ils parcourent un bout de chemin ensemble, voire rentrent à Iwa.

« Je ne pense pas que tu souhaites retourner à Kiri et encore moins que tu y serais bien accueillie. L’homme qui faisait partie de la garde de cette île sait où nous pourrions trouver une embarcation, primaire certes mais suffisante, pour rentrer. Si tu veux nous accompagner jusqu’à Iwagakure no Satô, c’est maintenant ou jamais. On avisera de la suite après. »
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Kobane Harumi
Kobane HarumiEn ligne

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Lun 19 Nov 2018 - 23:27
Madoka sourit légèrement à la réponse du tsushikage à la petite pique, c’était une manière de le tester également, et sa manière de répondre malgré sa condition n’était sans doute pas si mal que cela.

Datalia Madoka • « J’avais toujours imaginé les kages comme des vieux aigris sans humour qui obéissaient aux ordres. »


Celui-là était peut-être différent des autres ? Elle ne savait pas si c’était une caractéristique des ninjas du peuple de l’eau d’être arrogante, elle avait l’impression d’avoir toujours été comme cela.

Datalia Madoka • « Je dois à Kiri comme dommage collatérale le massacre de ma famille, de mon village, d’avoir été prisonnière dans une arène illégale entre autre, alors oui, j’ai de quoi ne pas les aimer. »


Commenta alors assez franchement la blanchette dans un soupire. C’était un court résumé, et c’était sa manière de voir sa propre vie, mais elle n’avait toujours pas oublié en tout cas. Tant d’années de souffrance, qui continuait aujourd’hui encore et encore, comme si une vieille blessure était toujours purulente. Elle ne savait pas trop où aller et ce type à qui il lui manquait un bras semblait lui proposer quelque chose, alors pourquoi pas ? C’était toujours mieux que la prison à vie à Kiri, il restait juste à savoir si l’herbe était plus verte ailleurs ou était-ce simplement un mirage ?

Datalia Madoka • « Ce dieu de l’eau est peut-être un incompris ? Je doute qu’il y ait des êtres capables de tout détruire juste pour le plaisir. Mais bon, ça serait quand même intéressant de le rencontrer hehehe. Si des crétins le voient vraiment comme un dieu, alors ils risquent de vraiment posé problème. Ça va être animé dans les prochains temps. »


Madoka se fichait éperdument qu’une ville soit rasée, même si certaines personnes de Kiri étaient appréciées par votre servante. Est-ce que cela serait différent si jamais elle se trouverait dans un autre village ? D’autres terres ? Elle ne le cachait pas, rencontrer le dieu de l’eau était en soit une bonne idée à ses yeux, mais elle était aisément manipulable et elle avait le temps de concentration d’une poule.

Datalia Madoka • « Heuuuu rentré à Kiri ? Ouais non … pour le moment, j’ai déjà été en cage pendant des années, ce n’est pas pour y retourner aujourd’hui. Je doute qu’ils m’apprécient après tout ça, mais peu importe. Il faut gagner la confiance, elle n’est pas offerte d’emblée juste à cause d’un titre ronflant. Il sera en effet plus sage de repartir d’ici en dehors de la barque avec l’envoyer de votre Daimyo. Il risque de mal prendre comment les ordres ont été donnés, enfin, si ce sont les mêmes que les nôtres, ceux de Kiri tout de moins. D’accord je viens, mais attends, je vais t’aider, tu ne vas pas porter ça comme ça tout le temps, tu risques de l’abimer, et puis … ça sera une bonne assurance … »



Dit alors l’ancienne Kirijin en s’approchant du Tsushikage. Elle posa sa main sur le bras détaché et il disparut dans un sceau de fuinjutsu au creux de sa main. Ils étaient près à y aller, et ce même s’il n’avait pas forcément besoin de ses deux bras, ce serait quand même exagéré de lui faire du mal maintenant. Cela partait tout de même d’une bonne intention.


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