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Même les sauvages peuvent devenir des soldats — [MURAMASA | SAICHI]

Yaoguaï Sae
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Dim 6 Jan 2019 - 22:32
Même les sauvages peuvent devenir des soldatsft. Borukan Muramasa


Ce rp se déroule une semaine avant l'alerte émise par le Yondaime Tsuchikage.

Je me tenais devant les portes de l'Académie Hashira. Mon cousin m'avait expliqué comment un village de shinobis fonctionnait. Je devais me rendre au dit établissement pour être soumise à un examen afin d'obtenir mon premier grade. En devenant une shinobi, je serais liée à jamais à cette cité militaire qu'était Iwa puisque je rejoignais son armée et que la désertion était un crime de la plus haute importance, passible d'exécution si les faits étaient aggravés. Les trois chimères de notre monde ne rigolaient pas avec cette règle élémentaire, un déserteur était considéré comme de la raclure et il se verrait traquer à travers les innombrables pays pour être jugé et condamné par la nation qui l'avait enrôlé autrefois. Cette perspective était très peu réjouissante, même pour moi cela me semblait des plus archaïques de procéder à pareille méthode, mais ces villages avaient pour but de prospérer et la force était l'un des meilleurs moteurs pour y parvenir.

Je me décidais d'entrer en poussant les lourdes portes de l'académie. Il n'y avait pas grand monde dans cet institut, était-ce dû à l'horaire ? Cette réponse je ne pouvais pas l'avoir, mes lacunes sur cette civilisation était bien trop importante pour que j'y émette la moindre supposition. Néanmoins, il y avait une personne de présent et un écriteau en bois où était marqué le mot « accueil » au-dessus d'elle. Étrange, qu'est-ce que cela pouvait bien être un « accueil », le mot je le connaissais, mais pas dans ce sens ?
Je me dirigeais donc vers la femme puisque cela en était une. Elle portait sur son nez un drôle d'objet orné d'une monture avec des verres transparents, un nouveau mystère. Je posais mes mains sur le bois de sa table et je m'éclaircissais la gorge avant de prendre la parole, mais la femme m'interrompait ou plutôt intervenait avant que je ne le fasse.
« Bonjour, Académie Hashira que puis-je pour vous mademoiselle ? » Sa voix était mélodieuse à l'instar de son apparence.
« Euh … bonjour. Mon cousin Yaoguaï Senku m’a dit de venir ici si je souhaitais devenir … je ne suis pas sûre de la prononciation Guenin de votre beau et splendide village. » Je mentais à pleine dent, cette cité était une horreur visuelle ou était la végétation dans toute cette roche ?
« Très bien, je vous prie de vous asseoir là-bas et de bien vouloir patienter. » La femme tendait le bras pour me montrer une série de sièges.
Apparemment je n'avais qu'à attendre, j'avais l'impression de marcher sur une branche prête à casser tellement que je ne savais pas réellement quoi faire, mais surtout parce que j'étais dans l'inconnue la plus totale.
Je m'asseyais sur un siège complètement défoncé, mon sabre me dérangeait grandement pour y adopter une posture agréable. Je retirais ce dernier de mon dos pour le poser sur mes cuisses. Il n'y avait rien d'autre que je puisse faire, alors je me mettais à siffloter le chant des oiseaux rouges à crête blanche que je pouvais entendre au Nord d'Hayashi. Je fermais les paupières et je m'imaginais dans la forêt dense sentant la fraîcheur du sol grâce à mes pieds nus, le vent balayant mes cheveux. Je m'imaginais en pleine extase dans ce monde verdoyant et luxuriant.


Dernière édition par Yaoguaï Sae le Jeu 17 Jan 2019 - 17:45, édité 1 fois (Raison : Ajout de Hijikata Saichi au rp)
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Borukan Muramasa
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Lun 7 Jan 2019 - 17:56






::: RP ::: Même les sauvages peuvent devenir des soldats
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Une journée - terne et fade - de plus à l’Académie Hashira, qui présentait les sempiternelles chaînes d'un cycle empyréen se répétant sans choir pour l'éternité. Les rouages, qu’ils soient organiques ou non, demeuraient intemporel. Un jour sans fin.

La factotum approche, semblant prise de panique. Une détresse silencieuse, qu’elle se targue de tenter vainement de dissimuler derrière le cristal voilant ses pupilles dilatées, ainsi que le marbre de ses traits fissurés. C’était bien la première fois que la binoclarde chargée de l'accueil manquait de contenance, elle qui était sérieuse d’habitude.

Le fier Directeur était intrigué par l’attitude de la femme, qui venait vers lui en semblant hésiter dans sa démarche, tout en paraissant particulièrement perturbée… si ce n’est irritée.

En tant que parangon, le médecin s'enquiert de la situation, prenant les devants en lui adressant la parole de manière préventive.

« Un problème ? »

Toussotant à deux reprises, avant de répondre de manière peu assurée, l'hôtesse chargée de l'accueil s'excusa dans un premier temps de déranger son divinicide (et surtout suprême) supérieur.

« Borukan-sama… Onegai… Je ne sais pas quoi faire... » -commençant à pleurer en affichant une mine confuse qu’elle se dépêcha de venir cacher derrière ses deux mains qu’elle portait rapidement sur son visage-

« ... »

Perplexe, le Jonin ne comprenait point ce qui arrivait à la femme qui lui faisait face. Il fallait avouer que la gent féminine présentait parfois un comportement incompréhensible, même aux yeux du plus sage de tous les Shinobi de la Roche.

Au final, au bout de quelques secondes, l’interlocutrice reprit la parole, mais toujours aussi troublée qu’auparavant, ses mots s’ancraient d’une teinte sibylline. Cependant, le Borukan écoutait attentivement ce qui lui était conté.

« Une jeune femme… étrange… est venue à l'accueil… Elle est vêtue bizarrement... » -commençant à sangloter- « Et… sa… Trop... Trop... Opulente... » -explosant soudainement en larmes après avoir fait un geste étrange au niveau de ses propres poumons (au demeurant plats et inexistants).

La femme désemparée présentait une énigme pas piquée des hannetons au Directeur, qui devait déchiffrer son charabia et son comportement pour le moins étrange et inhabituel. Restant stoïque, ce dernier demanda plus de précisions afin de mieux comprendre cette histoire abracadabrante. Pourquoi la chargée d'accueil était décontenancée par une simple jeune fille aux goûts vestimentaires de mauvais goût ? Cela n’avait pas vraiment de sens, exultant même le nébuleux lui-même.

« Où est cette Jeune femme et que voulait-elle ? »

« À… À l'accueil… Elle veut devenir Kunoichi. Elle… Elle se dit parente de Yaoguaï-sama… Mais... c’est… injuste… Ses atouts sont trop... volumineux... Snif... » -les yeux rouges et humides, rappelant une conjonctivite aiguë-

« Yoko-san, je crois que vous êtes fatiguée. Vous devriez aller vous reposer à l’infirmerie pendant que je vais me charger personnellement de voir de quoi il retourne. »

Fondant de plus belle en larmes, la pauvre femme s'exécuta en prenant fébrilement la direction de l’infirmerie. Apparemment elle en avait bien besoin. Il était peut-être même temps de lui offrir quelques jours de vacances au sein de l’asile de la Roche. Beaucoup de Shinobi et de Kunoichi ne supportaient pas la pression, craquant tôt ou tard, mais pour les employés de l’établissement cela était assez rare pour défrayer les chroniques.

Le parangon prit de son côté la direction de l'accueil. Regard mordoré, pas assurés. Il découvrit la fameuse demoiselle qui avait perturbé la porteuse de lunettes, qui était assise tranquillement en train de se prélasser comme si celle-ci était seule au monde. Il était vrai que la saison n’était point estivale, mais si la jeune femme ne désirait arborer que des tenues échancrées (mais avec le soupçon de pudeur qui convient) malgré la fraîcheur assassine du vent, cela ne regardait que celle-ci.

Se rapprochant de la visiteuse, le Directeur se présenta sommairement à celle qui semblait être une habitante des bois s’étant perdue..

« Ohayô gozaimasu, Oujo-san. » -dit-il, afin de faire montre de sa présence par correction- « Je me nomme Borukan Muramasa. Je serais votre hôte, étant Directeur de l’Académie. À ce que j’ai ouï dire, vous désirez rejoindre la voie de Kunoichi de la Roche. »





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Jeu 10 Jan 2019 - 17:06
Même les sauvages peuvent devenir des soldatsft. Borukan Muramasa


Le monde que je me mettais à imaginer, se brisait aussitôt qu'une voix masculine retentissait à côté de moi. Mes paupières se levèrent et je pouvais observer mon interlocuteur. L'homme était svelte et grand, un teint de peau plus sombre que le mien et des cheveux mi-longs attachés. Il aurait eu davantage d'allure s'il portait une peau de bête plutôt que ces délirants habits civilisés que l'on trouvait dans la cité du pays de la Terre.
« Mmmh, Bonjour. » Je ne savais pas trop quoi dire de plus puisque le mystérieux individu m’avait pris à peu de court.
Il se présentait à moi avec une politesse que je ne pensais pas possible, je pouvais le dire Borukan Muramusa était l'homme le plus poli qu'il m'avait été donnée de rencontrer depuis ma venue au monde. L'absence de familiarité me déstabilisait légèrement d'autant plus que j'avais en face de moi le directeur de l'académie du village caché d'Iwagakure no kuni. Mon cousin germain m'avait parlé des quelques personnes importantes qui vivaient ici, il y avait le Yondaime Tsuchikage et les membres de son conseil et cet homme en était membre d'après mes souvenirs. Bien Sae, tu ne dois pas commettre d'impair avec ce Shinobi, souviens-toi des consignes que Senkû t'avaient recommandé à ton arrivée ici.
Très rapidement, je me redressais puis je me levais du siège afin de montrer une stature un peu plus convenable. J'en profitais également pour remettre sur mon dos l'outil principal de mes combats, mon sabre.
« Enchanté, Borukan-sama. Tout à fait, je suis ici pour devenir l’une des vôtres. Un membre de ma famille que vous devez certainement connaître Yaoguaï Senkû m’a dit de me présenter ici pour y passer un examen et devenir une Guenin. » J’espérais avoir employé les termes adéquats et convenables pour formuler cette demande.
Je savais qu'en me dirigeant vers cette voie, je renonçais à beaucoup comme ma liberté par exemple. En ployant le genou pour cette cité, je gagnais certes un foyer, des amis ou bien des coéquipiers, mais je lui donnais en échange ma loyauté. J'étais prête à faire ce sacrifice, il était nécessaire pour ma quête d'apprentissage.
Je prenais une grande inspiration pour remplir mes poumons d'un maximum d'air, cette dernière inspiration je la voyais comme la dernière en tant que femme libre du peuple Yaoguaï puisque je serais pieds et poings liés à la cité du pays de la Terre. Je craquais ma nuque ainsi que mes épaules et ma colonne vertébrales. Mon regard se plongeait dans celui de mon interlocuteur qui avait une bonne tête de plus que moi.
« Je suis prête ! » Il y avait de la détermination dans ma voix.
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Jeu 10 Jan 2019 - 20:39






::: RP ::: Même les sauvages peuvent devenir des soldats
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La mystérieuse rêveuse, prise sur le fait, fut extirpée des pensées sibyllines auxquelles celle-ci s’adonnait paisiblement. Le médecin ne voulait point déranger la quiétude d’une demoiselle s’adonnant à la recherche d’une ataraxie spirituelle - une démarche qui était tout à son honneur-, cependant l'accueil de l’Académie ne se prêtait guère à ce genre d’activité. De plus, la smaragdine était venue pour un but bien précis. Celui d’entreprendre une quête initiatique, en choisissant de revêtir les apparats de bras armé de la roche.

Le Borukan fut un peu surpris par la réaction de la jeune femme, dont la voix présentait un accent très prononcé et particulièrement atypique. Cependant, cela s’accordait en parfaite harmonie avec la tenue simple et sauvage, qui entre autres mettait en exergue l'opulente santé que la demoiselle pouvait se targuer de pouvoir plastronner fièrement. L’aspirante Kunoichi était vraisemblablement ce que l’on aurait communément appelé une sauvageonne. Du moins, c’est ce qui émanait de cette dernière. Surement une adepte de traditions séculaires, à en croire les peintures ou marques tribales parsemant la peau de son corps à peine vêtue. Néanmoins, bien que la nymphe allait à l’essentiel en omettant les cérémonies d’usages, celle-ci avait une attitude des plus sémillantes.

Le Directeur fixait la pandiculation enjouée à laquelle la féline s’adonnait avec entrain après s’être prestement levée. Il repensait succinctement à la prononciation du terme Genin qui caressa ses ouïes qui en demeurèrent encore légèrement - mais silencieusement - abasourdies. En un sens, cela donnait une image assez adorable ainsi que plaisant, malgré l'aura bestiale et sauvage planant autour de la donzelle. Plongeant lui-même son regard au plus profond des miroirs de l’âme de l’inconnue qui firent de même, la situation devenait assez cocasse. La cousine du Senkû de la Faune était déconcertante, tant elle était emplie d'enthousiasme et d’entrain. Elle semblait décidée et sûre d’elle, ce qui pouvait être un poil déstabilisant. Du moins, le Directeur n’était point déstabilisé par les mouvances de la surprenante et imprévisible sauvageonne, car il avait été témoin de légion de passages en ces lieux dignes du rocambolesque.

Le taciturne se contenta d’offrir un chaleureux sourire aux paroles et au regard de la Yaoguaï, avant de l’inviter à le suivre afin d’entamer les formalités nécessaires à son enrôlement. Muramasa aimait quand on allait directement à l’essentiel, ce qui semblait être le cas de la pléiade des bois. Pourtant, cela n’était pas aussi simple si on voulait revêtir le gris manteau.

« Hajimemashite, Ojou-san. Vous êtes venu au bon endroit. » -dit, d’une voix calme et sérieuse- « Je vous en prie, suivez-moi. Je vais m’occuper de vous et vous faire passer le test nécessaire, mais avant la partie principale de l'acte, il y a auparavant quelques questions en guise de prélude. » -faisant des références théâtrales assez nébuleuses, sans se rendre compte que son interlocutrice ne devaient en saisir l'essence, voir le sens même de ces nitescences-

La nubile avait une certaine chance que ce soit le Directeur de l’Académie en personne qui s’occupe d’elle, car ce n’était pas vraiment la tâche de celui-ci. Pourtant, elle avait aussi une sorte de mauvais coup du sort, car le Borukan était un homme intransigeant. Le test serait donc surement une épreuve bien plus épineuse et élaborée que celui d’usage. Même si la demoiselle était cousine avec l’un des plus réputés gradés de la Roche, son affiliation clanique ne lui octroyait pas de traitement de faveur aux yeux de l’Anaconda Iwajin.

Ouvrant la marche dans le dédale du savoir et de l’apprentissage, le pragmatique commençait par une innocente -ou pas- énigme à l’intention de son invitée.

« Oujo-san, quelle est la raison vous amenant à vouloir devenir Kunoichi ? »





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Jeu 17 Jan 2019 - 15:25
Même les sauvages peuvent devenir des soldatsft. Borukan Muramasa


L'homme toujours aussi aimable m'invitait à le suivre pour commencer ce fameux examen que j'étais venue réclamer. Néanmoins, avant de poursuivre, le directeur de l'Académie de la cité du pays de la Terre voulait me poser une question d'une grande importance. J'étais donc attentive à cette interrogation. Avec une voix calme et posée, Borukan-san me demandait le credo qui m'amenait à suivre la voie pour devenir une Kunoichi. Un petit rictus s'affichait sur mon visage en entendant cette dernière, car je ne pensais pas que l'on allait me la poser en arrivant ici. Il ne me semblait pas nécessaire de mentir, si j'étais ici ce n'était que dans un seul et unique but, je n'allais donc pas faire ma cachotière même à cet homme. Certes, mon cousin m'avait conseillé de me méfier de tout le monde de ne faire confiance qu'au sang, mais je m'apprêtais tout de même à énoncer la raison qui m'amenait à devenir une arme vivante pour le pays de la Terre.
« Là d’où je viens il n’y a pas de rigueur, on y trouve uniquement une violence sauvage, barbare même. Je ne cherche pas à renier ce que je suis pour autant, mais je veux être bien plus, je veux la force et le savoir et ici je pourrais obtenir les deux. » Disais-je au brun ténébreux.
J'espérais que mes dires conviendraient à mon interlocuteur. Il serait fort malheureux pour moi si mes propos pouvaient être préjudiciables, mais je n'en avais pas l'impression. L'individu qui m'accompagnait ou plutôt l'examinateur puisque ce dernier était là pour cela, me semblait être le genre d'homme préférant manier les mots plutôt que la force. À Yaogakure, il serait moqué de tous par sa façon de se tenir, de parler, il était sophistiqué ; cet adjectif lui allait à ravir et lui donnait davantage d'attrait.

Nous marchions d'un pas tranquille et formel, pour le moment nous n'avions croisé personne. C'était la première fois que j'entrais dans les entrailles du bâtiment et je ne le pensais pas aussi grand. Les apparences étaient parfois trompeuses. Beaucoup de choses me sautaient aux yeux comme l'agencement, mais aussi les salles où je pouvais lire souvent le mot classe, que pouvait bien être une classe ? Il y avait beaucoup de choses qui m'échappaient ici, c'était une tout autre culture si différente de la mienne que cela en était totalement dépaysant. Néanmoins, j'essayais de ne pas trop l'afficher sur mon visage, mais par moment je ne pouvais pas m'empêcher de lancer un deuxième regard pour observer davantage ce qui m'intriguait.
Il avait fallu plusieurs minutes avant de tomber sur un autre individu fait de chair et de sang. D'ailleurs, je me trompais puisqu'il y avait deux êtres humains supplémentaires et non un comme je le pensais au départ. Il s'agissait de deux hommes, celui de tête était habillé comme un Shinobi, il devait même être gradé puisqu'il portait une veste étrange, Senkû m'avait dit ultérieurement que les gradés ninjas pouvaient être reconnaissables grâce à certains vêtements leur étant réservés. Il prenait la parole en nous croisant.
« Bonjour Borukan-sama, je viens tout juste de faire passer l’examen de Genin à une nouvelle recrue ! » Disait-il d’un air enjoué.
L'inconnu ne faisait pas attention à moi, il n'avait d'yeux que pour son supérieur hiérarchique. Je regardais la nouvelle recrue, mes prunelles vertes observaient minutieusement de la tête jusqu'aux pieds cet homme. Il était bien bâti, il avait une allure de cogneur, le genre d'homme qui aimait se battre au corps à corps, de donner des coups, mais aussi de les ressentir. Il me faisait clairement penser à mes congénères sans le côté animal et sauvage qui nous caractérisaient tant. J'affichais un petit sourire qu'il pouvait discerner si son regard croisait le mien. Pendant ce temps, je ne faisais pas trop attention aux deux gradés shinobis.
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Hijikata Saichi
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Sam 19 Jan 2019 - 13:09
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Même les sauvages peuvent devenir soldats


Enfin fini. Saichi venait de passer l’examen Genin auprès d’un professeur. Peu de temps après son arrivé, notre grand ninja se faisait refuser toutes les missions qu’il convoitait, et pour quelle raison ? Car il n’était pas reconnu comme ninja “officiellement”. De quelle manière pouvait-il gagner facilement de l’argent si on lui interdisait tout ? Le grand brun décida donc, à contre cœur presque, de passer l’examen qui le fera devenir un ninja à la solde d’Iwa. Cela ne plaisait guère au futur ninja, mais que pouvait-il bien faire, il allait devoir faire un effort et accepté de recevoir des ordres.

Il dut avant toute choses partir à la pêche aux infos. Ou passer cet examen, avec qui, et surtout...savoir si il pouvait tricher. Siri, sa petite sœur le suppliait de ne pas intégrer l’armé, la violence lui donnant des hauts le cœur. Malgré les plaintes de la petite, Saichi n’avait pas le choix que d’y aller, trouver l’académie Hashira et enfin passer ce foutu examen. Il mit du temps à comprendre la route à prendre, des gamins des rues s’amusait à lui indiquer des directions différentes et se délectait de voir leurs victimes ne rien comprendre. Ces mômes avaient réussi à faire perdre plus d’une heure de son temps et avec, sa patience. Il rejoignit l’académie contre toute attente et pu s’inscrire dans la plus grande tranquillité. L’endroit était pratiquement vide de monde, le silence y avait élu domicile depuis un certain temps. Hijikata n’attendit pas longtemps avant d’être alpagué par un homme, habillé du gilet de protection que la plupart des gradés portent. Le gars lui demanda de le suivre et expliquait sur le chemin le principe de l’examen Genin, les tests à passer, une épreuve écrite et la base des techniques ninja à reproduire, l’examinateur ne se prenait définitivement pas la tête avec des épreuves compliqué. L’examen écrit fut rapide, pareil pour les exécutions des techniques de bases. Crée un clone, courir sur l’eau, marché sur les murs, tout ça fut d’une facilité pour le ninja boxeur. Genku lui avait appris durant le séjour à Hayashi, le pays du bois, toute les bases du soldats ninja. Siri n'avait pas vu cet entrainement du bon œil, voyant dans tout ça une nouvelle façon pour son grand frère de se mettre en danger. Hijikata avait dus user de plusieurs stratégies pour réussir à la plier dans son sens.

L’examen était enfin fini, son examinateur accompagna alors son élève. Saichi se demandait ce qui allait ce passé maintenant, allait-il recevoir une attestation, ou bien l’équipement principal du ninja moyen. Il sortit de ses pensé quand l’examinateur interpella un de ses collègue. Le nouveau ninja en profitait pour observer son supérieur, un certains Borukan d’après les dires de l’autre. Il observa celui-là, un homme presque aussi grand que lui, choses qui n’était pas commun depuis son arrivé à Iwa. Cet homme avait l’air d’être soigné, faisant attention à son image. Le regard de Saichi ce déporta sur la silhouette féminine aux coté du Borukan. Elle le regardait, l’analysant de la tête aux pieds, il ne manqua pas de faire la même choses, étudiants tous ses traits. C’était une jeune et belle femme. Le sourire de la jeune sauvage fit apparaitre sur le visage de Saichi un sourire aguicheur. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas eu l’occasion de faire la cosette à une femme. Siri étant possessif et jalouse, dès qu’il s’approchait d’une femme, la gamine ne pouvait s’empêcher de jouer l’hystérique pour faire fuir toute prétendante. Aujourd'hui, et ce depuis longtemps, la petite blonde n’était pas là, il ne manquerait pas une si belle occasion pour flirter.

Tout en la fixant, il fit un grand pas pour se mettre à sa hauteur et tendit sa main à sa future conquête, du moins, le pensait-il.


Enchanté. Je n’ai pas eu la chance de vous rencontrer depuis mon arrivé dans ce village et cela est fort regrettable, alors rattrapons cela et faisons connaissance.” Disait-il tout en la fixant, prenant un air séducteurs ridicule. “Je me présente, Saichi.

L’idiot ne se rendait surement pas compte, mais il était ridicule. Tout avait l’air d’être exagérer, que cela soit sa démarche, l’intonation de sa voix ou bien le regard bien trop aguicheur. De loin, on pourrait y voir à un vieux, draguant une minette à la sortit d’un bar. Il ne remarquait bien entendu, rien de tout. Hijikata ne faisait même plus attention aux deux autres, trop concentré sur la gente féminine.

Et vous ?” Demandait-il, attendant sa réponse avec impatience.

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Borukan Muramasa
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Sam 19 Jan 2019 - 19:25

Même les sauvages peuvent devenir des soldats
Muramasa x Sae x Saichi

Scheming in the darkness can not be called real subterfuge.
True strength is being able to mislead the eye under the light of day.
Fact and fiction are opposite sides of the same sheet of paper.
Who can see beneath the surface and glimpse my true nature ?





Le ramage des mots - au plumage plus inquisiteur qu'ils ne le laissaient transparaître - du parangon était loin d'être anodin. L'importance du choix de la jeune femme comptait déjà dans la balance servant à la juger. Une forme de prélude informel, qui bien que dénué d'importance aux yeux de l'institution, il n'en était rien pour celui ayant la charge de gérer celle-ci. Après tout, cerner les âmes de ceux désirant avoir l'insigne honneur -si ce n'est privilège - que d'être accepté comme de potentiels bras armés du village caché se révélait une nécessité. Bien sûr, cela était avant tout une sorte de volonté de la part du Directeur, qui en réalité ne pouvait pas mener de réelle croisade sur de simples présomptions ou de ressentis personnels. Il suffisait de réussir l'épreuve pour devenir Shinobi... ou du moins, il s'agissait de la condition sine qua non la plus flagrante. Cependant, faire montre d'un potentiel -quel qu'il soit - éveillant la curiosité de la part des hauts gradés, ne pouvait que jouer en faveur des postulants. La sauvageonne paraissait un peut trop aimable, voir civilisée, pour ne pas susciter une certaine forme de curiosité à son encontre. Et ce, surtout de la part du Borukan, qui malgré une aura de calme et de sérénité remarquable, avait pour affiliation clanique tout son contraire. Sa sœur - Botan - était le parfait exemple de ce que les volcans incarnaient en terme de tempérament des plus primal. Son père - Akimoto - avait été le parfait exemple que céder à la sauvagerie ne pouvait être avisé ad vitam eternam, et que la sagesse s'avérait une force qui pouvait résoudre ce que la force brute ne pouvait vaincre. Il s'agissait peut-être de trouver l'équilibre oscillant entre les deux pour s'avérer un Shinobi d'exception. Le sang froid du médecin venait de toute évidence de sa mère disparue.

La réponse de la cousine du Senkû de la Faune avait le mérite d'être simple. Peut-être un peu trop, car les aspirations prônées par ses lèvres ne sortaient pas vraiment de l'ordinaire. Désirer force et savoir s'avérait une motivation assez lambda de la part de tous ceux voulant s’enrôler dans les forces armées. Cela ne révélait pas vraiment les réels desseins animant ces braises.

« Force et savoir ? » -soulignant la réponse de la pléiade, avec une voix sérieuse- « Vous les trouverez certainement en ces lieux, Oujo-san. » -lui lançant un regard quelques instants- « Ainsi qu'une violence peut être pas aussi sauvage et barbare qu'en vos contrées, mais une violence silencieuse, si ce n'est sinueuse... Une violence d'une autre forme, qui équivaut sans aucun doute. Au moins, celle que vous connaissez a le mérite de ne pas se cacher derrière les cérémonies. »

Le médecin parlait de manière sibylline, comme à son habitude, sans vraiment se soucier de ce que son interlocutrice pouvait interpréter à travers ses paroles. La nymphe comprendrait surement dans un futur proche que la violence pouvait porter pléthores de masques, et que celle-ci était la pierre angulaire s'avérant légion. Néanmoins, il était fort probable que la future Kunoichi en ait déjà bien conscience, ce qui n'aurait pas vraiment été surprenant aux vues de sa verve et de son assurance prouvant qu'elle n'était pas une sauvageonne sans esprit.

Déambulant dans le théâtre des arts obscurs, l'hôte taciturne et son invitée plongeaient dans les profondeurs de l'Académie Hashira qui se faisait assez déserte à ces heures où la plupart des cours prenaient lieux. Cependant, au détour d'un couloir, la rencontre non escomptée se fit. Un gradé accompagnait un homme aux allures de bagarreur pas piqué des hannetons. Ce dernier saluait le directeur en expliquant qu'il venait de faire passer son test à l'inconnu qui était à ses côtés.



La nymphe à la crinière smaragdine lança un sourire équivoque à l'individu qui venait de passer son examen, tout en laissant son regard de jade s'égarer de façon insistante sur le corps viril et musclé de celui-ci. Muramasa était un peu perplexe en assistant à la scène dont il était témoin, mais cela ne l’intéressait pas vraiment, tout comme les tergiversations de son comparse enjoué qui tentait de se mettre en valeur en jouant les parfait examinateurs afin de sûrement obtenir une augmentation de salaire. Le gaillard lorgnait copieusement la sauvageonne qui le dévisageait goulûment, avant de l'accoster sans réelle subtilité, comme s'il s'agissait d'une gourgandine dans une des tavernes mal famées du quartier chaud surnommé Iwajuku. C'était la première fois que Muramasa était témoin d'un comportement si tendancieux de la part de deux nouveaux au sein de l’académie, et ce malgré la présence des examinateurs chargés de les évaluer et de les juger à chaque instant. Le Directeur ne souleva pas le manque de correction, surveillant tout de même du coin de l’œil les deux zigotos qui étaient en train de faire connaissance, tandis qu'il s'entretenait avec le Jonin qui était en train de faire son rapport.

« Vraiment ? Quelle coïncidence. Je dois faire passer l'examen à la jeune femme ici présente. » -montrant du regard la plantureuse demoiselle en question-

Il était rare d'avoir plusieurs candidats à cette période de l'année qui passaient l'examen, ce qui était normal. Le Printemps était une saison bien mystérieuse après tout.


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Yaoguaï Sae
Yaoguaï Sae

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Jeu 24 Jan 2019 - 11:52
L'homme au visage marqué qui suggérait que cette personne aimait se battre au corps à corps, m'observait à son tour un sourire aguicheur au coin des lèvres. L'individu devait se méprendre sur mes intentions, néanmoins je n'avais pas encore confirmation de cela. D'un grand pas il s'avançait vers moi, pendant ce temps-là le directeur de l'académie et le ninja gradé discutaient. La main était tendue dans ma direction, normalement je devais attraper cette dernière puis ensuite la serrée. L'inconnu était ravi de faire ma connaissance, il voulait même rattraper le temps perdu. J'écarquillais de façon non-négligeable les yeux devant cette annonce. Effectivement, ma première impression était la bonne puisque Saichi – il m'avait donné son prénom – avait des intentions qui n'avaient rien à voir avec la voie du Shinobi.
Je riais tout en repoussant la main tendue. Le sourire que j'avais affiché un peu plus tôt laissait place à une moue mine mi-figue mi-raisin. Maintenant, je devais m'y prendre de façon civilisée pour montrer à l'homme que je n'étais pas du tout intéresser par ses avances. Je m'éclaircissais la voix avant de prendre la parole.
« Merci, mais non merci. Je suis ici pour passer un examen, pas pour autre chose. » Disais-je.
Senkû serait fier de moi en me voyant agir de la sorte, je commençais à mettre derrière moi mon côté sauvage pour quelque chose de plus normal, car à Yaogakure ses avances je les aurais repoussées à coup de sabre.
Le directeur de l'institution annonçait à son collègue qu'il était lui aussi ici pour faire passer un examen, mon examen. D'ailleurs, il serait peut-être même temps de me le faire faire, l'impatience me gagnait et j'avais surtout envie de me débarrasser de cette tâche au plus vite. Toute minute à attendre, était une minute de moins d'apprentissage, la vie étant trop courte il ne fallait pas la gâcher par des moments de flottement comme celui que j'étais en train de vivre.

Je me tournais légèrement vers mon accompagnateur et son nouvel interlocuteur. Sans doute cela ne se faisait pas d’agir comme je m’apprêtais de le faire, mais n’étant pas officiellement un membre de cette armée et encore moins une Iwajine, je ne risquais pas grand-chose ou dans le pire des cas, d’être reconduite aux grandes et imposantes portes de la cité du pays de la Terre ?
« Muramusa-sama. » Je marquais un petit temps d’arrêt pour que les deux hommes cessent de converser juste entre eux. « À quel moment je commence mon examen ? »
Je serrais les poings, si l'ouïe des individus se trouvant dans le même couloir que moi était fine, ils pourraient entendre le léger craquement de mes doigts lorsque ces derniers se sont repliés sur eux-mêmes. Le gradé me regardait avec un certain étonnement, c'était même la première fois qu'il portait son regard sur ma personne. Était-il surpris de me voir l'interrompre dans une discussion avec son supérieur ? Ou bien, ne s'attendait-il pas à ce que j'exige de passer tout de suite mon examen ce qui sous-entendait que je pressais le Borukan de faire ce que j'attendais de lui ? Peut-être était-il étonné de voir une jeune femme portant une robe déchirée de part en part, muni d'un Katana, le tout avec une coiffe faite à partir du crâne d'une espèce que l'on ne trouve que dans mon pays natal, Hayashi no Kuni ? Je mourrais d'envie de lui demander s'il avait un problème, mais je m'abstenais toute remarque de ce genre même si cela me démangeait grandement.
Je reportais mon attention sur le jeune homme qui avait passé son examen, quelques instants auparavant il m'avait demandé mon identité et je ne lui avais pas encore donné. D'habitude, je ne la donnais jamais quand on se présentait à moi même si cela était l'usage, mais pour une fois j'allais briser cette petite règle que je m'étais fixée.
« Sae. Yaoguaï Sae. » Je précisais mon nom pour que l’interlocuteur de Muramasa sache que le Guerrier de 1000 ans et moi étions de la même famille.
Je repensais aux paroles du Directeur, ce dernier m'avait expliqué que la voie du Shinobi était tout aussi violente et semblable à celle que je connaissais. Néanmoins, il y avait une différence entre les deux, l'une était frontale et visible, l'autre était sournoise et silencieuse. L'enseignement ici risquait d'être fort intéressant, mais pour cela il fallait que je devienne Genin.
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Hijikata Saichi
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Mar 29 Jan 2019 - 16:00
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Même les sauvages peuvent devenir soldats


Une main tendue, une de repoussé. Saichi savait maintenant à quoi s’attendre avec cette sauvageonne. Elle lui avait presque ris au nez tout en écartant son geste amical. Il écouta la gamine refuser ses avances. “Outch, ça fait mal” se disait intérieurement le nouveau Genin d’Iwa. Cela faisait belle lurette qu’il ne s’était pas pris pareil refus de la gente féminine. Ça fierté en prenait un coup. Hijikata ne s’avouait pas vaincu pour autant, il s’était pris une pluie de kunai, mais il tenait encore debout, fort et vaillant, l’adversité ne le faisait pas peur. Il continuait d’afficher son sourire ridicule et continua la discutions

Vous savez, on peut très bien faire ça après votre examen. Je vous attendr...” Disait-il avant de s’interrompre. La jeune fille était tournée vers son professeur, esquivant la question de Saichi par la même occasion.

Un nouveau coup de couteau dans le cœur, le grand gaillard souffrait le martyr. Deux fois qu’il subissait le caractère de cette femme cruel et cela en moins de deux minutes. Il tenait toujours debout ceci dit, mais pour combien de temps ? Continuerait-il à supporter tant de souffrance de cette femme au physique avantageux. Des bruits, comme des petits os qui craquelles, réveilla le boxeur qui était dans ces pensées. Contre toute attente, elle se tourna vers Saichi. L’espoir renaissait, l’avait-elle entendu ? Accepterait-elle le rendez-vous ? Que nenni, elle lui donna juste son nom. C’était un bon début, pas suffisant pour le ninja mais quelque chose interpellait le ninja, le nom complet de Sae, c’était une Yaoguaï, la même famille que Genku. Il arrêta de suite son cinéma et devint bien plus sérieux, quittant son visage joueur pour en afficher un autre, bien plus sérieux. Cette sauvage devait avoir es renseignements sur Genku. Depuis son arrivé dans le village, Saichi avait pratiquement passé son temps à le chercher, il restait introuvable. L’apparition de cette Yaoguaï l’aiderait forcément.

Yaoguaï...je vois”. disait-il, l’air impasible. “Vous êtes connus dans le coin”. Il approcha son visage de l'oreille de Sae subitement, chuchotant ses paroles pour n’être entendu que par la sauvageonne. “J’aurais à te parler sérieusement gamine, te parler de Genku...” Il s’écarta aussitôt ses mots dits et lui fit son plus beau sourire, reprenant son attitude de vieux pervers durant un instant avant de ce tourner vers les deux autres hommes présent dans le lieu et de prendre un air plus enjouer.
“Je suis curieux, j’aimerais observer l’examen de la petite si cela est possible”. Saichi parlait dorénavant à ce Muramusa . “Maramasa c’est ça ? Ça ne vous dérangera pas ?” Il n’avait pas fait l’effort d’enregistrer dans le coin de sa petite tête le nom de son interlocuteur. “Rien de plus bénéfique que d’apprendre en étudiant un haut gradé”. La vraie raison était tout autre, le genin d’iwa voulait seulement ne pas perdre de vue la femme Yaoguaï, il avait enfin un début de piste pour retrouver Genku.

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Borukan Muramasa
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Jeu 31 Jan 2019 - 12:51
Même les sauvages peuvent devenir des soldats
Muramasa x Sae x Saichi

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Le Directeur demeurait impassible, tandis que son comparse restait médusé par la scène qui se jouait devant ses yeux. Décidément, le genin fraîchement nommé était un bien singulier personnage. Le gaillard ressemblait à un coureur de jupons, son regard fallacieux mettant en exergue l’envergure dantesque de ses pensées perverses qui devaient le tirailler jour et nuit, mais surtout l’écarter de manière malheureuse de la voie sacrée des arts de l’ombre. Le sourire jusqu’aux oreilles, la verve masquant à peine ses intentions, le goguenard voulait faire plus ample connaissance avec la nymphe. Cependant, pouvait-on tenir rigueur à un homme de succomber à la tentation ? La sirène des mers de jade disposait d’un charme sauvage, qui jamais ne pouvait laisser quiconque de marbre. Une preuve flagrante du charisme - outrageusement mordant - de la belle smaragdine s’illustrait parfaitement avec la pauvre hôtesse de l'accueil de l’Académie Hashira qui avait fait les frais de sa rencontre fortuite avec elle. La “planche à pain”, comme était surnommée la binoclarde, était profondément traumatisée après avoir été confrontée à l'opulence démesurée de la demoiselle en robe déchirée. Aucune femme ne pouvait rester insensible à une telle rivale. Bien sûr, il s’agissait là d’une lutte tacite depuis la nuit des temps. Les demoiselles les moins bien gâtées subissaient depuis toujours la tyrannie implacable des muses aux balcons les mieux peuplés. Triste monde tragique, le Yuukan était sombre et emplit de terreurs, et ce de bien obscures manières se jouant pléthores innombrables. Heureusement, Muramasa était un Parangon en son for intérieur. Un parangon qui savait passer outre le voile nébuleux des attraits féminins, aussi dignes de contemplation pouvaient-ils s'avérer. Il était amusant de faire un parallèle avec le Genjutsu. Une Kunoichi sachant utiliser ses charmes s’avérait après tout assez similaire aux principes des arcanes des illusions létales des arts de l’ombre, s’avérant même en réalité bien plus dangereux et destructeurs que ceux-ci. Apparemment, la sauvageonne maîtrisait inconsciemment le domaine sur le bout des doigts, assénant de profondes blessures à son interlocuteur à travers sa réponse négative quant aux propositions viciées de celui-ci. La douleur pouvait prendre plusieurs formes, tantôt physique, tantôt psychique. Une langue pouvait se jouer plus assassine que l’acier froid d’une lame acérée, ou plus douce qu’un fruit bien sucré et savoureux. Il s’agissait d’un fait. Le refus était prévisible, car même légèrement vêtue, la nymphe ne se trouvait pas dans un bar scabreux ou dans un quartier louche à sillonner les trottoirs afin de trouver de la compagnie, mais dans l’établissement le plus prestigieux de la Roche. Un lieu peu enclin au stupre et à la luxure, contrairement à Iwajuku. Elle disait elle-même être là pour passer l’examen, et non se livrer à des activités ne coïncidant pas avec ses désirs académiques. Cela montrait que malgré les apparences, une jeune femme au corps de rêve et sulfureuse pouvait faire montre d’un sérieux exemplaire. Il était vrai que les Kunoichi était bien souvent des femmes fatales, bien éloignées de l’image de la nubile douce et parfaite aux yeux de tout mâle. Une incarnation fantasmagorique qui avait un nom mystérieux, octroyé par un vieux sage s’étant retiré du monde afin de parvenir à l’illumination. La waifu. En tout cas, l’existence d’une telle chimère soulevait des énigmes primordiales dans son sillage, mais apportait surtout l’unique once d’espoir dans le cœur des hommes qui leur permettait de survivre et de trouver la force pour lutter pour de meilleurs lendemains. C’était sans doute ce qui avait poussé l’étrange personnage à proposer de prendre un verre à la sauvageonne, permettant de mieux faire connaissance et plus si affinité. Muramasa était surpris par la correction dont fit preuve l’inconnue, qui aurait dû être dépaysée avec les honorifiques. Elle venait pourtant d’en employer un à l’instant, faisant même preuve d’un enthousiasme passionné. Ayant hâte de commencer l’examen, la demoiselle faisait montre de son empressement. Cela faisait plaisir en un sens de voir quelqu’un d’aussi motivé, surtout après avoir été témoin du manque de sérieux du nouveau genin. Le gradé qui lui avait fait passer son test se mordait les doigts, honteux sur le comportement irresponsable que son poulain avait eu devant son supérieur. Voilà que le gredin remettait de l’huile sur le feu en se rapprochant de la Yaoguaï qui venait de lui donner son nom. Il se mettait à lui chuchoter dans le creux de l’oreille, se serrant contre elle sous les regards de tous. Surement des cochonneries, du moins cela n’aurait pas été surprenant. Coller la petite, comme le vieux sage (le même que précédemment) avait légué l’expression reprise par tout érudit avisé, s’avérait un comportement assez épineux, passible de lourdes sanctions si l’on suivait le règlement de l’académie Hashira. Ce Saichi, si cela était son véritable nom, était surement un dissident. Pour couronner le tout, le forcené écorchait sciemment le nom du Directeur, en manquant de la plus élémentaire correction. Il en fallait plus pour décontenancer l’Anaconda Iwajin, qui demeurait stoïque malgré le temps précieux qu’il perdait déjà en s’occupant d’une candidate inopinée désirant revêtir le gris, doublé d’un agitateur à la goguenarderie sans nom. Le subalterne était à deux doigts de craquer, suant à grosses goutte tout en faisant discrètement des signes incompréhensibles à l'hurluberlu pour tenter de le faire taire, mais en vain.

« Est-ce vraiment l’examen que vous aimeriez observer ? » -dit-il, avec un fin sourire le long des lèvres- « Ce n’est pas à moi que vous devriez poser la question, mais à la Oujo-san qui passe l’épreuve de décider si cela lui convient d’avoir des spectateurs. »

Muramasa avait une très bonne intuition. Les gens jouaient tous au jeu des masques depuis la nuit des temps. Il suffisait juste de ne pas accorder la moindre étincelle de confiance à autrui. Une recette morbide, mais si efficace que cela en était pittoresquement amusant. Le Parangon se tourna vers l’intrépide qui voulait passer son examen, afin de lui répondre. Il n’employait toujours pas son nom, utilisant simplement la même manière solennelle de l'appeler. Après tout, bien que Sae, la Yaoguaï était une Oujo de manière irréfutable. Cette appellation lui allait parfaitement.

« Oujo-san, vous allez d’abord passer la théorie, puis la pratique. Il peut y avoir quelques épreuves supplémentaires, mais cela dépend de vous. » -expliquant à l’ingénue le déroulement de la session, avant de se tourner vers son collègue qui était plus blanc que les yeux livides et ternes d’un pupille pâle-« Ichi-san, préparez la salle. »

« Vos désirs sont des ordres, Borukan-sama. » -disparaissant mystérieusement dans un écran de fumée-

Le taciturne reprit sa marche en direction de la fameuse pièce où la demoiselle allait pouvoir accomplir son désir de devenir une Kunoichi… du moins, si elle parvenait à réussir. L’étrange Genin pouvait les accompagner si la jeune femme l'accepter, car cela était ses affaires. Ils arrivèrent rapidement dans l’annexe servant aux épreuves écrites, devant une porte empyréenne où les lettres gravées finement en relief indiquait le prélude de la première épreuve permettant de se rapprocher de la voie des arts de la nuit. Muramasa ouvrit la porte de l’antre, dévoilant une salle froide et austère comme la mort. Des murs blancs comme l’ivoire la plus pure, tout comme le mobilier assez simple dénué de toute forme de style. Plusieurs tables, accompagnées de chaises d’un marbre ancré dans les abysses du temps, se dressaient comme une forêt marmoréenne figée dans le temps et l’espace. L’acolyte était dans la pièce, tenant des dossiers tout en fixant d’un air sérieux la venue de la délégation s’engouffrant dans le sanctuaire interdit. Ce n'était pas la salle où les examens prenaient place normalement, mais celle où le Directeur faisait passer les élèves lorsqu'il se chargeait personnellement de leurs cas. La candidate n'avait pas besoin de savoir ce détail, car après tout elle ne passerait qu'une seule fois dans le théâtre d'albe.


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Yaoguaï Sae
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Jeu 7 Fév 2019 - 21:22
Pourquoi l'homme désirait me parler du cadet de mon oncle ? De plus, comment cela se faisait-il qu'il connaissait le légendaire nabot Yaoguaï ? De mémoire, il n'avait jamais quitté nos bois avant son départ pour la cité militaire et l'interlude entre ma venue et la sienne ne correspondait que de deux semaines, un laps de temps bien trop restreint pour créer un lien suffisamment fort, surtout quand l'un des deux protagonistes était un sauvageon de la forêt. Étrange.

J'observais l'individu avec une certaine méfiance, ne préférant pas dire de paroles pour le moment. Il était possible qu'il y ait un contentieux entre les deux hommes, et celui que j'avais en face de moi pouvait se servir de ma bestiale personne à ses fins ? C'était l'une des hypothèses qui me venait à l'esprit. Ma bouche était close, mais ce n'était pas le cas de celui qui se faisait appeler Saichi, un véritable moulin à parole où chacun de ses mots avaient une double signification. Il voulait observer mon passage d'examen, une bien belle étrange demande que nous avions-là ? Je n'avais pas eu le temps de dire un mot que le Directeur de l'Académie s'était permis de faire une petite réflexion et avait certainement compris le sens caché d'une pareille demande. L'individu avait trouvé une bonne excuse et cela était amusant, alors pourquoi pas le faire venir ? Ce n'était pas comme si les regards pouvaient me troubler, il y avait des dangers bien plus importants dans la vaste et épaisse flore d'Hayashi no kuni que dans une pauvre et malheureuse pièce qui allait être mise à disposition pour mon examen. Néanmoins, cette décision me revenait comme l'avait indiqué l'homme qui me servait d'examinateur, malgré son haut statut il ne se permettait pas de décider pour moi. Brave homme que ce Borukan Muramasa.

« Je n’y vois pas d’inconvénient à ce qu’il y ait un spectateur, si ce dernier sait se faire discret. » Je jetais un regard de travers à l’individu qui me faisait face dans son haut blanc.

Les choses étant dites, il serait peut-être temps de se mettre au travail, non ? Ce n'était pas que rester debout à converser avec des étrangers m'étaient insupportables, j'avais envie que cette besogne se fasse au plus vite afin qu'elle soit achevée et que je n'en parle plus. Tant que le rang de Genin ne m'était pas encore dû, j'étais bloquée et je n'avais pas fait tous ses sacrifices pour du vent.
Apparemment mes prières avaient été entendues puisque le directeur m'annonçait ce qui allait se passer. Parfait me disais-je avec un léger rictus sur le visage. J'allais donc commencer par une épreuve théorique. Qu'était-ce cette sorcellerie ? Mon cousin m'avait expliqué que l'examen consistait juste à démontrer mes talents et qu'en bonne Yaoguaï que j'étais, cela allait être une formalité. M'étais-je fourvoyée ? Je n'espérais pas, sinon ceci serait fort fâcheux pour moi.

L'académicien ordonnait au gradé de préparer la salle. L'autorité hiérarchique dans toute sa splendeur le sous-fifre s'exécutait aussitôt disparaissant dans un nuage de fumée. J'étais surprise devant cette action, les yeux grands ouverts. La vache, comment avait-il fait cela ? J'avais envie de savoir faire la même chose, ce n'était clairement pas le genre d'actions que l'on pouvait voir à Yaogakure. La jalousie m'envahissait littéralement, j'étais même en admiration totale. Même si le secret de cette disparition soudaine restait un mystère pour moi, je ne perdais pas de vue mon objectif de la journée.

« Je suis prête et je n’attends que ça si je puis le dire. » Disais-je tout en me faisant craquer les doigts en entremêlant ces derniers entre eux pour effectuer l’action une seule fois.

Toutes les informations étaient dites, notre petit groupe hétéroclite se mettait en route pour la fameuse salle qui était en train d'être préparée par Ichi-san comme l'avait ordonné le futur coéquipier qui allait m'être attribué, mais ça je ne le savais pas encore. Le directeur étant familiarisé avec les locaux, je le suivais jusqu'à ce que nous arrivions devant la porte de la pièce qui allait me servir de lieu pour passer mon examen.

« Enfin ! » Lançais-je impatiente même s’il y avait un soupçon de nervosité à cause de la partie théorie que m’avait annoncé Muramasa.
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Hijikata Saichi
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Jeu 28 Mar 2019 - 13:42
Même les sauvages peuvent devenir des soldats  — [MURAMASA | SAICHI] Sans_t11
Même les sauvages peuvent devenir soldats


La Yaoguaï ne prit même pas la peine de lui répondre, le regardant presque de travers. Ce méfiait-elle de lui dorénavant ? Il est vrai que son approche n’était pas des plus intelligentes. Saichi préférait tout de même ne pas rentrer dans les détails, il verrait ça en temps voulu avec la Kunoichi, il fallait juste être patient.

Le Borukan répondit à la question du nouveaux par une autre, le faisant sourire par la même occasion. Il se fourvoyait, certes, la jeune ninja était loin d’être désagréable à l’œil, mais son but premier n'était pas celui-ci. Le principal pour lui, fut la réponse positive de la sauvageonne.

Le nouveau groupe formé, Hijikata suivait de près les deux énergumènes, se demandant qu’elle type d’examen l’académicien pouvait bien donner à une femme. Durant la marche, son regard s’arrêtait sur tous les petits détails qu’il pouvait remarquer, surtout quand Muramasa ouvrit la porte d’entrée du lieu. Un frisson parcouru le boxeur. Rien de chaleureux ne sortait de cette pièce, il en venait même à se demander si le formateur ne s’était pas tromper d’endroit, les amenant dans une salle mortuaire au lieu de la salle d’examen. Malgré le geste de Mura’, le Genin n’avait aucunement envie de s’y inviter, mais avait-il le choix ? Il ne devait pas perdre de vue la donzelle. Ravalant sa salive, il attendit que la jeune femme rentre en première pour y aller. Le mobilier n’était pas mieux, aussi froid que les murs qui les entouraient. Saichi fixait le plafond, par peur de voir arriver de la neige tellement l’atmosphère était glacial. Sans demander la moindre permission, il prit une chaise et s’y asseyait.

Hijikata sortit de sa poche une clope en mauvais état, un peu tordu. Rien de grave pour lui, tant qu’elle restait bonne à fumé. Cigarette au bec, et briquet dans les mains, il tira une bonne dose de fumée avant de tout recracher vers le plafond. Il ne se posait même pas la question si cela était autoriser dans se lieux, pour lui oui. Dans sa contrée natal, aucun lieu n’avait pour interdit la cigarette, alors pourquoi celui-ci l’aurait ? Il continuait à regarder les murs et les meubles avant de s’entendre dire à voix haute, “Je regrette presque de ne pas avoir pris de manteau”.

La théorie, comme le disait l'infaillible Borukan, allait commencer et Saichi avait peur de s’endormir durant ce moment court ou long.


Au cas où Monsieur Maramasa, si je m’endors, n’hésitez pas à me réveiller !” disait-il tout en rigolant de sois même

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Borukan Muramasa
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Dim 5 Mai 2019 - 19:48
Même les sauvages peuvent devenir des soldats
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L'assistant était déjà dans le théâtre d'ivoire, tenant dans ses mains une pochette en se dressant fièrement près du pupitre du jugement dernier. Il invita la sauvageonne à s'avancer et à prendre place pour passer l'épreuve, en affichant un air sérieux et solennel sur son visage aux traits mystérieux.

« Prenez place. » -indiquant l'autel du regard, puis tendant la quintessence de ce qu'incarnait la partie théorique de l'examen- « Lisez ces questions et répondit y. » -dit-il, donnant l'enveloppe remplit de moult pages comportant des questions liés aux arts de l'ombre.

La plupart des réponses aux nombreuses énigmes coulaient de source, servant à s'assurer que les enseignements de l'Académie avaient portés leurs fruits. Pour une sauvageonne se présentant en candidate libre, cela allait peut-être s'avérer compliquer que de ressortir des informations qui n'étaient peut être pas considérées de la même façon dans les contrées luxuriantes de jade. Le Borukan fixait la jeune femme, se demandant comment elle s'en sortirait. La relation entre les affinités élémentaires et autres théorèmes nébuleux se présentaient à travers les nombreuses pages. Cependant, il n'y avait rien de bien compliqué à y répondre. Muramasa sorti également son encensoir empoisonné, afin de tirer quelques bouffées brumeuses de celui-ci. Le gaillard originaire du pays de la pluie ne se gênait pas le moins du monde pour prendre ses aises, mais entre fumeurs il fallait bien lutter ensemble contre l'adversité des interdits. Jamais le médecin ne céderait à la barbarie, car défendre la liberté était le credo de tout Shinobi avisé, bien que cela pouvait paraître un brin paradoxal.

« Vous endormir ? Je vous ai peut être mal cerné. Je pensais que vous ne perdriez pas l'occasion d'étudier plus en profondeur une toile si rare. Ce n'est pas tous les jours que l'on peut observer une femme des mers de jade passant une épreuve de l'Académie Hashira. » -soufflant une volute nuageuse se dispersant dans l’atmosphère immaculée

Pouvoir être spectateur de la réaction d'une étrangère aussi sauvage dans une telle situation était une occasion en or pour la science. Peut-être allait elle craquer et devenir folle en sentant le dépaysement le plus total la tarauder jour et nuit en revêtant le manteau de Kunoichi de la Roche. En tout cas, le Directeur de l'Académie était intrigué, ce qui le poussait à vouloir en découvrir davantage sur ce mystère.



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Dim 16 Juin 2019 - 23:46
Je suivais l’assistant qui me montrait là où je devais m’installer, puis je le laissais faire, il déposait devant moi des feuilles ainsi qu’un crayon tout en m’expliquant laconiquement ce que je devais faire. Remplir les pages vierges où se trouvaient des questions.
Je me concentrais ne disant plus le moindre mot, néanmoins ma concentration fut brisée lorsque le Directeur prit la parole en s’adressant au jeune homme qui m’accompagnait dans la classe.

« S’il prend le bon plaisir à l’un de vous deux de regarder que dis-je de me mater, je l’empale ! » Disais-je avec un petit sourire sur le bout des lèvres.

Il était temps pour moi de me remettre le nez dans les innombrables feuilles que composait cet examen sur les connaissances shinobi. Mon sentiment était une énorme frustration, car il y avait certaines tournures de phrases qui m’étaient incompréhensibles, je ne savais pas ce que l’on voulait de moi. Très clairement, je présentais des lacunes et les minutes me semblaient des heures.

Je poussais un énorme soupir d’agacement. La première page était au deux tiers complet, le reste je n’y arrivais pas. Très bien, je passais à la seconde et il y avait encore plus d’interrogations – la première page comportait une mise en page sur le dessus. Le crayon dans la bouche, je commençais à le mastiquer nerveusement. Une main dans les cheveux, la jambe droite qui bougeait frénétiquement, cet examen commençait clairement à me faire perdre patience. Pourquoi ne pas faire de la pratique tout simplement ? On s’en fichait que je sache que tel chose pouvait faire tel chose, on ne me demandait pas d’être cultivée, mais bien d’être une arme au service d’une nation ?

« J’en ai marre de ces questions ! J’ai pas fait votre Académie, vos trucs je ne les connais pas Muramasa-sama ! » J’avais posé brutalement le crayon sur mon pupitre.

J’en avais marre et je le faisais savoir. Je m’étais même levée de ma chaise, les deux mains posées sur la table pour prendre appui. Avec un peu de chance le Directeur de l’Académie allait peut-être accepté de mettre un terme à la partie théorique ? Continuer dans ces conditions étaient inutiles, j’étais sous-qualifiée et cela n’était pas choquant, ni déshonorant. A Yaogakure on m’avait appris à me battre, pas à rester studieuse dans une salle à écouter un ainé attentivement. Bien au contraire, je faisais même tout mon possible pour être dehors, à l’air frais, proche de la nature.

« Si vous voulez, je propose même un combat avec lui pour vous montrer de quoi je suis capable. » Disais-je en pointant du doigt celui qui se faisait appeler Saichi.
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Hijikata Saichi
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Lun 17 Juin 2019 - 14:45
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Même les sauvages peuvent devenir soldats


L’académicien ne semblait pas prendre sa boutade à la rigolade, gardant tout son calme et son incroyable sérieux, il n’existait surement aucun propos capable de faire perdre ses moyens, mais Saichi se jurait d’y arriver un jour ou l’autre. Muramasa répondit naturellement au nouveau genin, lui rappelant de ne pas manquer l’occasion d’observer cette dulciné en pleine étude, il disait vrai, mais qu’avait-il a gagné à le faire ? A par du temps, la raison de sa présence était tout autre.

Tandis que Saichi levait les jambes pour poser ses pieds sur la petite table qui faisait office de bureau, la sauvage elle perdait son calme devant l’épreuve que lui avait donné Le borukan. C’était drôle à voir, même si la blonde les avait menacés quelque minute avant. Comment ne pas se délecté de son stress quand la concernée vous avez presque craché dessus, balayée d’un simple geste comme un vulgaire insecte volant, belle surement, mais loin d’être intelligente à priori. La clope au bec, l’amejin continuait à consommer de sa cigarette de longue fumée, le laissant loin des problèmes de la sauvage. Au bout d’un certains, Sae avait fini par craquer, se levant de sa place et cognant son bureau de ses mains fines, ce plaignant que tout cela était inutile pour elle. “Galère gamine, suffisamment pour que même mon aide soit la bienvenue” pensait Saichi, se frottant les mains devant ce spectacle qui le réjouissait. Son grand sourire disparu quand la Yaoguaï le pointait du doigts tout en proposant de se battre contre lui. “J'ai loupé un épisode ?” se demandait-il rapidement dans sa petite tête.


Holà, elle va se calmer la minette, je ne suis pas venu pour faire des bleus à des femmes...” disait -il tout en se redressant les mains devant lui, de peur que la sauvage l’attaque.“Par contre, moyennant paiement, je veux bien la combattre, je ferais bien sur attention à ne pas la casser en deux avec un coup bien trop fort pour son petit corps"répondait Hijikata aux défis. Se battre sans récompense ? Jamais. Rester assis, les mains dans les poches était bien plus envisageable dans ce cas-là.

Son regard se portait sur Muramasa, allait-il être de cet avis, accepter d’abandonner la partie théorique et ce lancé en tant qu’arbitre ? Ne connaissant pas le gaillard, Saichi n’avait aucune idée de quelle manière il allait réagir à cet écart, perdrait-il patience et s’occuper lui-même du combat, ou bien ne rien dire et regarder les deux ninjas se battre pour des cacahuètes ? Mais la question qu’il se posait, pourquoi lui ?

Puis t’es bien marrante ma petite, mais pourquoi tu ne proposes pas à Maramasa ? C'est un vrai ninja aguerri, tu apprendras bien plus avec lui qu’avec moi tu sais.” finissait-il par dire, affichant un grand sourire narquois. Il ne voulait qu’une chose, soit qu’elle fuit devant le ténébreux personnage soit qu’elle perde lamentablement.

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