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Roosters' Fight Club [Sabaru]

Yasei Zeref
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Jeu 24 Jan 2019 - 15:24
Illégalité, débauche, et surtout ce coq qui attrape violemment son adversaire à la gorge, et lui casse le cou sans faire dans le détail. Il est impressionnant de voir que l'on peut dresser des animaux à adopter ce genre d'attitude. Probablement que cette bête à plumes coulait des jours tranquilles avant d'être kidnappée et d'avoir son cerveau lavé, pour devenir un mastodonte de huit kilos, uniquement de muscles, qui tue ses congénères dans une cage, devant les yeux plein d'espoirs des Kirijin qui les regardent en espérant que le nonuple champion poids lourd gagne encore. "El Chapo", c'est le nom que lui donnent les personnes ici. Comment je le sais ? Je ne suis pas un habitué ici, c'est la première fois que je me retrouve à regarder ce spectacle incompréhensible. Je me tiens dans un coin, à l'écart, et j'écoute simplement. D'après un type, à part "El Matador", l'actuel champion est le seul à avoir survécu au moins neuf jours, le précédent ayant réussi l'exploit de rester deux semaines. Mais pourquoi je suis ici ? Bonne question, il faut revenir un peu en arrière pour comprendre que les évènements sont parfois fous...

Je me promenais un peu avant de rentrer, il était tard. Voyant un groupe d'ivrognes, les pires personnes possibles pour quelqu'un comme moi, j'ai décidé de tourner dans une ruelle pour m'esquiver discrètement. Le problème, c'est que dans cette ruelle, il y avait ... beaucoup de gens, et ils entraient tous dans un petit restaurant. Ils étaient bien une cinquantaine, or le restaurant ne pouvait contenir, au mieux, qu'une vingtaine de clients. Anormalement curieux, j'ai attendu dans l'ombre qu'ils pénètrent tous dans la bâtisse, et je me suis approché... Mais personne, le bâtiment était vide. Ma curiosité s'est alors opposée à mon aversion pour les gens... Je suis entré, sans un bruit, mais il faisait sombre. En avançant, j'ai fini par glisser dans un trou... ou plutôt un escalier camouflé dans le sol. Il s'est refermé derrière moi, sans doute que je me suis pointé au mauvais moment. En bas, j'ai passé une porte entrebâillée, et je me suis glissé dans un coin où personne ne me remarquerait. J'ai vite analysé la situation : un club de combats clandestin... de coqs ? Outre l'illégalité de la chose, c'était déjà assez perturbant de se faire combattre de tels animaux. Sur la soirée, le champion incontesté devrait se farcir quinze adversaires, et me voilà qui assistait à son premier cassage de cou. Je n'avais rien d'autre à faire, donc je suis resté et .. me voilà.

De mon coin, je guette la sortie, attendant une possibilité de m'esquiver, mais il est hors de question que je me fasse remarquer, surtout qu'on pourrait aussi bien ne pas trouver ça poli que je fuis ainsi. Sur le ring, "El Veneno" est entré, il est apparemment le quintuple champion de l'est de Kiri et est venu ici pour vaincre le champion du sud. Des histoires bien compliquées, et eux ne choisissent rien, seuls leurs maîtres et formateurs le font. Dans l'absolu, je décide surtout de regarder, comment le vainqueur va faire ? Avec quelle violence ?





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Nō Sabaru
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Sam 26 Jan 2019 - 22:02
Rooster's Fight Club
ft. Kurayami Zeref

Voilà plusieurs jours que le déchaîné avait des soupçons sur une communauté s'adonnant à des activités illicites. Habituellement, il laissait couler ; pour preuve, il fréquentait un bar calme où la clientèle était exclusivement composée de contrebandiers riches et posés, et n'avait jamais eu de problèmes avec eux. Ils buvaient, discutaient à voix basse, puis partaient. Pour lui, c'était un véritable coin de paradis par rapport aux autres établissements nocturnes.

Cependant, cette communauté-là avait piqué son intérêt. Située dans le sud du village, endroit qu'il fréquentait somme toute très peu, elle était composée d'une petite centaine de réguliers, et ne se réunissait que par groupes d'une cinquantaine d'individus environ. Ils se rejoignaient dans une ruelle, puis disparaissaient de façon mystérieuse en entrant dans un petit restaurant étriqué. Plusieurs fois, il était revenu pour inspecter les lieux, mais rien à faire. Après tout, si le premier passant suspicieux pouvait découvrir leurs activités rien qu'en entrant dans un restaurant, ils auraient été découverts depuis longtemps.

Cette soirée-là, il était une fois de plus venu inspecter les lieux. Il était arrivé pile au moment où la troupe d'hommes déjà bien imbibés d'alcool s'engouffrait en se bousculant dans l'établissement. Il s'apprêtait à descendre lorsqu'il remarqua un homme, assez jeune, qui suivait le groupe. Il n'avait pas l'air d'être l'un des leurs, ainsi sa présence en ces lieux éveilla les soupçons du déchaîné. Dès lors que le jeune homme eut disparu dans l'encadrement de la porte de l'établissement, il s'élança à sa suite silencieusement, tout juste à temps pour le voir tomber... dans le sol — l'obscurité l'empêcha de correctement voir ce qu'il était advenu.

Sans perdre une seconde, il entra, et se rendit jusqu'au pan de sol escamoté pour l'analyser de plus près. Pas le temps de gratter à la porte. Son poing droit se releva lentement, des maillons se mirent à recouvrir ses phalanges, avant qu'il ne s'abatte sur le plancher. Les lattes craquèrent, s'affaissèrent. Le déchaîné glissa ses doigts dans l'interstice de la trappe défoncée pour en arracher un pan, et s'y introduire en toute prestesse. Un long escalier obscur s'offrait à lui, et il s'y fraya un chemin, une lumière ténue filtrant au bout accompagnée de cris, pas forcément tous humains.

Lorsqu'il fit irruption dans la pièce, il s'attendit à devenir le centre de l'attention. Les poivrots, eux, l'entendaient d'une autre oreille : ils étaient bien trop occupés à beugler et à s'agiter autour d'un octogone improvisé au sol recouvert de paille, et encadré par des grillages irréguliers assemblés pour l'occasion. Au milieu de l'arène digne des plus grands règlements de comptes de la Brume, deux coqs se tournaient autour, couverts de balafres cicatrisées et déplumés par endroits. Ils avaient l'air d'être de véritables vétérans.

« 300.000 ryōs sur El Veneno !
— Enflure ! Tu oses parier sur le concurrent venu défier notre Chapo !
DU SANG ! »

La concurrence était rude, et un véritable championnat se révélait aux yeux ébahis du maître des liens. Il s'équipa prestement de son masque afin d'éviter d'être reconnu, cacha le bandeau frontal accroché à son bras sous son manteau, puis se fondit dans la foule afin de s'approcher du spectacle morbide, mais surtout très captivant, de deux coqs qui se piétinent jusqu'à ce que mort s'ensuive avec leurs serres.

L'affrontement était édifiant : jamais il n'aurait deviné que ces volatiles fussent capables de délivrer des coups de pattes aussi élaborés et spectaculaires. Sans doute étaient-ils des animaux ninjas, dressés par des shinobis malhonnêtes — ou curieux et sous influence extérieure — pour divertir les ivrognes de la cité militaire en toute illégalité. Le fameux El Chapo, fort du fait qu'il jouait à domicile, humilia El Veneno en l'écrasant d'un coup de patte rapide et précis contre le grillage. Des coups de poings fusèrent dans l'assemblée, d'aucuns accusant d'autres d'avoir déplacé les grilles.

L'affrontement se poursuivait et les dents volaient. Désireux de se renseigner sur les méfaits auxquels il assistait, le grand genin chercha du regard le jeune homme qu'il avait aperçu avant d'entrer. Quitte à jouer aux espions, autant ne pas vendre sa couverture en questionnant le premier ivrogne venu. Il n'eut pas grand mal à le repérer, puisqu'il était le seul à ne pas gesticuler au rythme des piaillements de douleur de l'un ou de l'autre volatile. Il s'approcha donc de lui en se frayant un chemin entre les bedaines plongeantes et les uppercuts assassins. Il se saisit de son épaule gauche une fois à portée, afin de s'assurer qu'il ne s'en irait pas sans lui avoir servi à quelque chose.

« Que sais-tu de El Chapo ? »

La question sonnait bizarre, il pourrait passer pour un passionné qui cherchait à miser sur le bon poulain. Il se secoua brièvement la tête, se remettant les idées en place.

« Enfin, que sais-tu de ces tournois clandestins ? Tu enquêtes, toi aussi, non ? Tu avais l'air de les suivre. »

Avec le bruit ambiant, il dût se pencher vers le jeune homme pour lui parler, ce qui n'était pas plus mal puisque aucun des poivrots ne pouvait les entendre. Du coin des yeux, il observait avec un plaisir dissimulé et réprouvé les plumes voler au-dessus des têtes des spectateurs. Il ne voulait pas manquer une miette de ce spectacle à la fois affligeant et inédit, bien qu'il soit arrivé là dans le but d'enquêter sur les activités illégales auxquelles s'adonnaient les personnes ci-présentes.



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Dernière édition par Nō Sabaru le Mar 29 Jan 2019 - 23:03, édité 1 fois
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Yasei Zeref
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Dim 27 Jan 2019 - 14:48
Le fameux El Chapo semble vraiment fort. J'ai entendu par un type pas loin de moi, un peu bavard, que El Veneno avait du poison dissimulé dans son bec et dans ses griffes, et que la moindre plaie est mortelle pour son adversaire. D'ailleurs, selon lui, toujours, l'animal était autrefois un compagnon de ninja, et il avait éliminé plusieurs adversaires de cette façon, en les prenant à défaut... Alors le champion allait être en difficulté, mais quelque chose me disait que non. J'avais raison, car malgré sa carrure, le nonuple vainqueur, celui qui était là depuis bientôt dix jours, ne fût pas touché. Pas une seule fois. L'autre, malgré son entrainement, s'épuisait, et finit par trébucher, se faisant ensuite massacrer sans réelle chance de survie. Et voilà que les ivrognes locaux commencent à se battre, je dois pouvoir m'échapper maintenant. En fait non, une main me saisit à l'épaule... Un des abrutis de parieur qui croit que je suis une proie facile ? Apparemment non, et vu l'allure et le masque, ajouté aux questions, je dirais plutôt... un shinobi. D'abord une question sur le héros local, puis il demande si moi aussi j'enquête ? Pas vraiment, non, mais dire que je suis tombé ici par accident est assez gênant, donc je suis tiraillé entre le fait que je n'aime pas parler, mentir et me ridiculiser... Mais finalement, mentir à des personnes que je ne considère pas, ce n'est pas si problématique comparé au reste, de manière exceptionnelle. Voici donc venir le moi menteur...

"El Chapo, je me suis beaucoup renseigné sur lui, il a gagné tous ses combats depuis neuf jours. On dit qu'il va à la salle cinq heures par jour, il aurait même tenu tête à un shinobi de bas niveau avant d'entrer dans ce club illégal."

Les "on dit", je les avais entendus en restant dans mon coin, discrètement. Tout est vrai, dans mes propos, à part le fait que je me sois "renseigné" qui indique une recherche, or je n'ai fait qu'écouter sans demander. Ensuite, l'autre question à venir m'intéressa un peu plus. Cela concernait le fait que j'enquête, justement.

"Ce club n'est qu'un morceau du circuit, il y en a aux quatre points cardinaux du village, et probablement que le plus grand se situe au centre. D'après mes informations, mais elles sont encore un peu floues étant donné que je n'ai commencé mon travail que ce soir, le grand champion du village se trouve là-bas, je ne sais pas depuis combien de temps mais il est respecté..."

Le tumulte a cessé avec le combat e en approche. L'adversaire suivant est moins impressionnant. En fait, sa seule capacité est le fait qu'il soit très résistant, il est ici avec un bilan de huit victoires pour dix-neuf défaites. On l'appelle El Immortal, puisque qu'aucun autre coq n'a réussi à survivre autant de fois... Déjà, perdre cinq combats, c'est le record après lui. Mais El Chapo ne fait pas dans la demie mesure et le tuera à coup sûr. Tout frêle, on remarque les diverses cicatrices, et déjà les paris affluent sur ce combat.


"Un million de ryos que El Immortal perd mais survie !"

"T'es fou, sa série va s'arrêter net ! Deux millions qu'il se fait casser le cou !"

De bien beaux espoirs, mais le plus choquant est à venir. Le combat débute, et je suis sans doute l'un des seuls qui remarque les armatures sous les plumes de la bête... L'autre personne dont je ne connais pas le nom l'aura sans doute remarqué: il est renforcé, et armé. El Chapo lui assène un violent coup de patte, à pleine puissance, l'envoyant épouser le grillage, dans un tintement particulier. Sauf que ce n'est pas le seul bruit, un bruit d'os cassé et tout le public exulte. Sauf que l'immortel se redresse presque intact, alors que le champion tombe, se tordant de douleur. Je murmure à l'autre ninja :


"Triche. Il utilise des protections et des armes... Mais nous on s'en moque un peu au fond."

Je ne l'ai dit qu'à lui, je ne compte pas semer le chaos ici, il faut que ça continue, on en apprendra plus ainsi. Le frêle coq vient surplomber son adversaire, et d'un coup de patte lui tranche la gorge, faisant gicler le sang... Un animal très intelligent cela dit, savoir profiter de cette triche pour gagner... Par contre, sa vie ne sera plus longue avec autant de choses dans le corps... Et le public est éteint, avant qu'un bougre ne lance sa bière à la tête d'un autre... Nouvelle bagarre générale.





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Mar 29 Jan 2019 - 17:05
Au coeur des tréfonds de KiriGâkure no Satô, se cache une activité à la limite de la légalité. Des combats clandestins de coqs. Une manière de tuer le temps que l'Ombre de la Brume punirait si elle savait ce qui se passe dans ce lieux privé, caché aux yeux de tous. Une foule en délire qui parie de l'argent sur les coqs qui se battent dans une arène de taille minime afin que les bêtes soient le plus proche possible et donc, plus de chance de s'attaquer. Les méthodes d'élevage sont drastiques et misérables pour les défenseurs des animaux en général. Mais ici, on s'en fout. C'est la rue. Ce petit fief est composé principalement d'ancien criminel ou de criminel cachant leur intention pour ne pas éveiller les soupçons. Car ils savent très bien que s'ils sont découverts, c'est la prison qui les attends. Mizu no Kuni ne peut pas se permettre d'avoir d'autre évènements comme l'attaque sur KiriGâkure no Satô il y a de ça déjà maintenant bien des mois. Quant aux autres spectateurs, ce sont de simples touristes curieux de voir ce genre de spectacle quelque peu ... unique. Et ils savent que s'ils se permettent la moindre fuite quant à ce business, c'est la mort qui les attend. Alors les uns comme les autres se contentent d'apprécier le show et ne font aucunes bavettes pouvant causer leur perte.

Les liasses de billets s'entassent, passent de mains en mains et sont remportés par les plus chanceux. Car si les pronostics sont un indicateur de succès, ils ne sont pas fiables à 100%. Seuls les vrais connaisseurs sont gagnants, les passionnés. Des passionnés pouvant s'extasier à la simple vue d'un coq se faisant déplumer. Animal, comme propriétaire. Et alors que les plumes volent, projetées dans les airs, et que la foule s'extase, deux hommes se mettent à rire entre eux. Dissimulés dans cette foule composés principalement de malfrats, les hommes se contentent de faire des allusions sur un potentiel avenir. Un avenir incertain, qu'ils s'amusent à comparer à l'actuelle situation du village.


"Ce coq qui bouffe l'autre c'est nous. Le mort, c'est la Brume hahaha !"

Peut-être sont-ils deux abrutis un peu trop alcoolisés dans la foule ou deux visionnaires sachant très bien ce qu'il peut ou tout simplement, va se passer.

"Ouais le boss va faire ce qu'il faut t'en fais pas. A nous la gloire et la richesse ! Héhéhé
Oui je ne m'en fais pas ... Aller viens, on a vu ce qu'on était censé voir, on doit rentrer."

Ce qu'ils voulaient voir ? Est-ce simplement de stupide combat de coq ou ont-ils finis la tâche qui leur a été confiée et que cette visite au club clandestins n'est qu'un passe temps de fin de journée ? Quoi qu'il en soit, les deux hommes disparaissent de la foule. Disparaissent de la vue de tous. Laissant certaines bonnes oreilles intrigués par cette conversation tenue à côté d'eux. Mais bientôt, il connaitront la vérité ...
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Nō Sabaru
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Mar 29 Jan 2019 - 23:36
Rooster's Fight Club
ft. Kurayami Zeref

Le jeune homme s'y connaissait vraiment, ce qui conforta l'impression de Sabaru. Il s'agissait d'un élément prometteur, ayant percé ce groupuscule à jour avant lui et étudiant leurs faits et gestes au point d'en connaître les coqs personnellement. El Chapo le fameux était le champion d'une seule partie d'un grand circuit de cockfight qui s'étendait sur tout le village, arrachant une grimace au déchaîné qui n'avait rien remarqué jusqu'à ce jour.

Le challenger suivant entrait dans l'octogone, acclamé par certains et appelé El Immortal. Son surnom évocateur laissait présager une endurance remarquable, attirant le regard du genin une fois de plus malgré lui. Il n'était pas friand de la violence animale, mais ces coqs n'étaient pas normaux, ils disposaient d'un charisme propre à leur espèce et se battaient avec dignité, en particulier El Chapo. Il lui rappelait un peu le capitaine Yami, avec ses muscles et son air autoritaire pince-sans-rire. Comment pouvait-il lire ce genre de choses sur un poulet amoché ? Aucune idée.

Le combat qui se déroula sous ses yeux, cependant, le dégoûta. Alors que l'autre commentait ce qu'il voyait en temps réel, le déchaîné déchantait. El Immortal était truffé de plaques d'armure, à tel point que le maître des liens se demandait comment il faisait pour pouvoir encore se mouvoir. Cette même armure causa une fracture à la patte déjà mise à l'épreuve de El Chapo, le faisant tomber, à la merci de Iron Rooster, qui l'acheva d'un coup de serre, déclenchant une nouvelle émeute dans le public. Les dents volaient, plus haut que le quotient intellectuel de leurs ex-propriétaires sans doute. Le déchaîné se serait bien joint à eux, mais une petite portion de son cerveau lui indiquait que le tranchant de Sayoarashi ne serait pas du plus bel effet, enfoncé au travers d'un poivrot.

Un nouveau candidat arriva, tirant une clameur et des rires moqueurs. Le propriétaire de l'animal l'avait amené avec sa poule, qu'il quitta avec un simulacre de baiser ; un coup de bec mutuel, en somme. La scène larmoyante prit une ampleur inconsidérée lorsque le volatile s'approcha du cadavre d'El Chapo, baissant la tête en signe de respect. Dans ses yeux, une flamme intense brûlait. Et El Immortal était sa cible.

« Faites place à El Esbelto, le challenger des quartiers nords ! C'est son premier combat, mais les managers sont formels : c'est une pépite ! »

L'animal se pavanait dans la cage, d'une démarche propre aux volatiles les plus sûrs d'eux. El Immortal titubait, du sang suintait de son plumage à cause des plaques renforcées qui sciaient sa chair à chaque mouvement, suite au violent coup de patte de son précédent adjuvant.

Soudain, c'était terminé.

Le Iaido de El Esbelto ne laissa pas aux gens le temps de parier, implacable et vengeur. Sa crête s'était raidie et avait brillé d'un éclat menaçant, puis il était apparu derrière le poulet d'acier, scindé en deux. Les bouches se fermèrent, et le coq vainqueur retourna auprès de la grille le séparant de sa belle. Avec le calme qui s'était emparé de l'endroit, les deux shinobis purent percevoir les discussions de deux hommes relativement peu soucieux, à moins d'un mètre d'eux. Il était question de la mort... de la Brume. Se targuant que leur « boss » mettrait Kiri à genoux, et qu'ils n'auraient qu'à regarder. Sans demander leur reste, ils se retirèrent, ayant vu ce qu'ils voulaient voir.

« Tu vas me suivre, confrère. L'enquête prend un tournant inespéré, je t'offre mon appui. »

Nulle négociation n'était possible. Dans l'optique de ne pas se laisser distancer, le genin se saisit de l'épaule de son nouveau collègue et l'entraîna de force vers l'étage supérieur en bousculant les spectateurs, qui étaient encore sous le choc de l'assaut mortel de El Esbelto. Un regard en coin, et le maître des liens croisa le regard chargé d'intelligence du petit volatile. Il lui sembla discerner un sourire sur les lèvres du poulet, ce qui était impossible puisqu'il n'en avait pas. Toujours est-il que ce signe fugace scella un contrat invisible entre les deux êtres. Il reviendrait, retrouverait El Esbelto, et le sponsoriserait à ses propres frais.

Courant dans les escaliers, le duo fit irruption dans le restaurant en écartant la trappe défoncée plus tôt par Sabaru. Les hommes manquaient, les forçant à émerger de l'établissement au pas de course à leur recherche. Il était question de ne pas se faire distancer.



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Yasei Zeref
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Jeu 31 Jan 2019 - 1:36
Cet enfer dans lequel je me sui retrouvé continue. J'en viens presque à être rassuré qu'il y ait un autre shinobi, au moins ... Je ne sais pas, c'est moins gênant, ou quelque chose comme ça ? En tout cas, je continue d'assister à ce spectacle macabre, et même si cela ne me dégoûte pas, car je n'ai pas peur du sang, je suis tout de même ennuyé d'être entouré d'ivrognes. Lorsque El Esbelto entre, les réactions sont mitigées... Beaucoup n'ont pas dû comprendre ce qu'il s'est passé, pourquoi El Immortal est devenu El Muerto en un instant... Son état laissait déjà à déplorer, j'éprouvais une sorte de répulsion pour celui qui lui avait infligé cette torture en modifiant ainsi son corps, ce qui l'avait à moitié poussé à sa fin. Mais l'autre était impressionnant, digne d'un réel shinobi, car il l'avait découpé en deux de manière propre. El Chapo a perdu contre ce tricheur, et "Le Mince" l'a vengé, c'en est presque beau. De mon côté, je ne fais aucun commentaire, je laisse le public à sa stupéfaction, mais des paroles attirent mon attention... Deux hommes, qui discutent de choses peu légales, à priori. Mort à la Brume ? Ici, on ne parle plus de combats de coqs... Mon devoir de Genin est de faire quelque chose, mais quoi donc ? Si une force capable de terrasser ce village est à l’œuvre, alors je me ferai tuer en un instant... Mais mon "camarade" semble vouloir aussi faire quelque chose à ce propos... Une filature serait le plus indiqué, et alors que je le suis vers la sortie, je lui glisse quelques mots...

"Nous allons les suivre discrètement, nous ne devons ni les tuer, ni nous faire remarquer. Il faut trouver quelque chose de plus ... Un repaire, des complices, quoi que ce soit, et faire un rapport."

Penser avec calme et rester posé dans ses décisions, c'est le plus important pour tout ninja. Une fois dans le restaurant, je me transforme instantanément en loup, pour pouvoir utiliser mon flair. Bien sûr, en forme humaine, je n'ai pas pu deviner cette odeur qui me permettra de les trouver, mais ce n'est pas important car je peux aussi sentir les présences proches, sans pour autant les différencier. Je cherche donc, ils ne sont pas loin, nous sommes sur leurs talons... Je finis par les trouver, en quelques secondes. Ils se déplacent lentement, sont partis à gauche, puis à droite...

"Suis-moi, et je m'appelle Zeref, au fait. Ils sont partis par là ! Essaie de garder une certaine distance de sécurité derrière moi, je vais me déplacer dans l'ombre et à bonne distance pour ne pas les perdre et ne pas me faire remarquer..."

Sans m'en rendre compte, je suis bien plus sociable qu'à l'accoutumée, et je ne joue aucun rôle, chose que je fais de toute façon très rarement. Je me mets en quête de ces deux complotistes, m'assurant, comme je l'ai dit, de ne pas être repéré et de ne pas les perdre...


résumé:
 



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Ven 1 Fév 2019 - 16:32
Si les hommes connaissaient réellement les intentions de ceux ayants déjà quitter les lieux alors un plan d'une envergure bien supérieur à ce qu'ils peuvent imaginer tombera à l'eau. Même si le loup et le déchainé quittent le club clandestin ayant pour idée de rattraper les deux lascars, rien ne leur dit qu'ils y arriveront. Tout comme ce qui leur arrivera si jamais ils s'aventurent un peu trop loin et décident de se mêler de choses dont ils ne sont pas concernés. Pas encore du moins. Et rien ne leur dit qu'ils en ressortiront vivant ou du moins, sans la moindre séquelle. Qu'ils sachent à quoi s'attendre ...

Dans les ruelles devenus sombres par la nuit tombée, les genin s'aventurent alors en territoire inconnu prêt à trouver ces hommes parlant d'une prétendue mort ... de la Brume. Un élément déclencheur qui fait qu'en ce moment même, les deux Kirijins sont en chasse. Mais alors que l'un d'entre eux prend la forme d'un joli bontoutou, qui ne leur dit pas qu'ils foncent tout droit dans le piège que les fuyards ont mis en place.

Cherchant alors les bandits, les ninja, du moins le loup, renifle une odeur habituelle. Une odeur qu'il a pu retenir de l'un des deux hommes recherchés. Elle se dirige vers l'Ouest, vers le port Naragasa. Si les deux shinobi doivent se dépêcher pour espérer les retrouver, les deux pseudo criminels ne sont plus très loin des berges afin de prendre la poudre d'escampette pour rejoindre les leurs, ceux qui souhaitent la mort de la Brume.


Spoiler:
 
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Mar 5 Fév 2019 - 17:06
Rooster's Fight Club
ft. Kurayami Zeref

La filature pouvait débuter officiellement. Sans surprise apparente, le genin assista à la transformation animale de son confrère. Avec le temps passé à Kiri, il s'était familiarisé avec ce genre de bizarreries, qui au final ne lui tiraient tout au mieux qu'un haussement de sourcil. Avant de se changer en canin — probablement en loup, au vu de l'épaisse fourrure, des oreilles dressées et du faciès de la bête —, le shinobi lui délivra quelques menues instructions. Ainsi, il est déjà habitué aux traques ? Cela ne peut donc que bien se passer.

La truffe de l'illustre inconnu aux talents forts accommodants se mit à fureter, traquant les moindres traces de l'odeur du duo. Quelque peu impuissant, Sabaru commença à se mettre à la recherche d'éventuelles traces. Il n'eut toutefois pas le temps de faire montre de ses talents de détective, puisque à l'instant même qu'il se mettait à réfléchir, l'autre homme-loup lui invectiva de le suivre. Il en profita pour se présenter, et lui suggérer de garder ses distances pour ne pas compromettre sa couverture. Dépourvu lui-même de méthodes de dissimulation, ou même de dons sensoriels tout court, il ne put qu'accepter. Un arrière goût amer lui prit lorsqu'il se rendit compte qu'il devrait entièrement dépendre du dénommé Zeref, bien incapable de filer la trace des deux hommes tout seul.

« Soit, vas-y. Je te suivrai depuis les toits pour essayer d'avoir un champ de vision dégagé. Je ferai confiance à ton odorat pour me maintenir sur la piste, mais dès que je les vois, je donne l'alerte et sabote leur fuite. Nous sommes au coeur même de la cité de la Brume, ils n'en réchapperont pas et le Kyoi leur tirera les vers du nez. »

Sans perdre une seconde de plus — ils ne pouvaient se permettre de laisser les deux hommes quitter le village, auquel cas la filature relèverait du suicide —, le déchaîné bondit en ligne droite vers les toitures de tuiles qui les surplombaient tous les deux. Il laissa Zeref prendre de l'avance, conformément à leur accord pour ne pas compromettre sa couverture, avant de commencer à le suivre. Bondissant de toit en toit, il scrutait les rues avec attention, ne pouvant compter que sur sa vue pour se rendre utile à la chasse. Ses prunelles d'émeraude se dardaient sur les zones d'ombre entre les poubelles, derrière les tournants, les coins de rues ; il ne laissait rien au hasard et attendait d'être sûr avant de bondir.

Il s'était même imposé une double tâche ; surveiller les passants. Voir un loup dans les rues risquerait bien de lever une clameur, mais heureusement il faisait nuit et Zeref se mouvait dans les ombres de surcroît ; cependant, si un civil venait à le repérer et à commencer à s'affoler, il se tenait prêt à le neutraliser d'en haut. La sécurité de tous primait sur la santé de l'individu ; c'était là une digne démonstration de la psyché impartiale et sans états d'âme du roi sans couronne.

Leur course les mena irrémédiablement vers le port Naragasa. Lorsqu'il vit au loin les voiles des bateaux, le déchaîné comprit que les deux hommes comptaient gagner la mer pour s'en aller de la cité en se mêlant, probablement, à un navire marchand ou une navette civile rejoignant les îles annexes. Le temps pressant et la discrétion n'étant plus de mise, Sabaru dopa ses muscles locomoteurs en leur transmettant une grande dose de chakra, avant de bondir comme une flèche en fracturant les tuiles sous ses semelles. Le décor se déforma autour de lui alors qu'il fendait les airs à une vitesse folle, jusqu'au moment où il se posa avec fracas sur les planches des quais port. Sa main gauche s'éleva, après quelques signes incantatoires, et une rafale d'éclairs partit rejoindre les nuages. Son autre main brandissait son bandeau de la Brume, pour signifier qu'il faisait partie des forces du village.

L'alerte était donnée. Aucun bateau ne quitterait le port, et si il devait y avoir un combat, au moins les renforts ne tarderaient pas à se montrer.


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Yasei Zeref
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Sam 9 Fév 2019 - 0:13
L'inconnu ne retourna pas son identité, ce n'était pas un problème au fond, car une fois cette histoire terminée nous ne nous rencontrerions probablement plus. La traque commence, je ne peux pas les voir, mais je le sens, avec mon odorat. Parcourant le même chemin qu'eux, à peu de choses près car je préfère éviter de me montrer en pleine rue, et j'emprunte donc les ruelles sombres, je me faufile, rapidement, réduisant peu à peu la distance qui nous sépare. L'autre ninja semble avoir opté pour les toits, et à une longueur de retard, pour l'instant, ce qui n'est pas choquant étant donné que je suis un animal assez rapide, somme toute. Pendant la traque, je repense aux propos des deux énergumènes, qui sont très suspects, voire même directement coupables, et me dis que je pourrais permettre à ce village d'échapper à de grands troubles, si je parviens à rattraper ces traitres et à les livrer au Kyoi. L'autre a aussi mentionné ça, il ne doit pas être bien plus fort que moi ou alors il n'est pas du tout prétentieux s'il ne part dans une idée farfelue de jouer le héros.

Les odeurs sont de plus en plus proches, je peux les sentir, toujours plus fortes, j'entends presque le bruit de leurs pas, je cesse de faire des détours et j'accélère, pas après pas j'évolue à leur poursuite, me préparant à bondir à n'importe quel moment maintenant. Mais je réfléchis, si je tourne à droite, nous arriverons au port, comptent-ils fuir en bateau ? Difficile à dire, et je ne suis pas là pour anticiper mais pour agir. Alors que je passe le coin de la rue, je vois une sorte d'éclair s'élever dans le ciel. Mon acolyte semble avoir pris les devants sur la fin, se trouvant pile devant eux. Reprenant forme humaine, je viens me placer juste derrière eux, puis je cherche mon bandeau, qui se trouve dans ma poche arrière, et l'attache sur mon bras droit. Le signal a été envoyé, pas besoin d'être un génie pour comprendre le but, mais rester sans rien faire, ou rien dire, ne me plaît pas, ils sont pris au piège et à moins d'avoir des alliés, ou d'être de redoutables shinobis, ils ne pourront rien faire.

"Veuillez vous rendre s'il vous plaît, il se trouve que nous avons quelques questions pour vous, vous serez libre de partir après y avoir répondu !"

Gagner du temps, si les deux pensent que nous ne savons rien, alors ils vont tenter de nous berner, et alors j'aurais gagné, du temps.



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Sam 9 Fév 2019 - 15:11
Les éclairs jaillissent dans le ciel comme signal d'alarme ou simple avertissement ce qui, bien évidemment, avertit les deux hommes présents aux combats de coqs un peu plus tôt. Cherchant un navire au bord duquel ils pourraient quitter cette île pour rejoindre les leurs, ils affichent une mine quelque peu inquiète. S'ils se font prendre, alors le plan d'un homme plus menaçant et violent que les autres pourraient les retrouver dans les geôles de Kirigakure no Satô pour ensuite les exécuter froidement. Une menace dont les hommes de cette "armée" ont tous peur.

Alors se frayant un chemin à travers les pontons du port, les individus tentent d'échapper aux soldats de la brume ayant provoqués ces éclairs comme pour avertir de leur présence. C'est alors, qu'au coin d'une rue, quelques mètres avant d'atteindre une potentielle barque pour fuir, un homme apparait dans la pénombre pour les stopper. Kurayami Zeref, un Genin de la Brume. Même si les hommes ne le connaissent pas, ils en déduisent rapidement qu'il est un shinobi de par cette façon autoritaire de leur demander de stopper leur course. "Il se trouve que nous avons quelques questions pour vous". Comme s'ils allaient tomber dans ce genre de piège ...

- "Quelques questions à propos de quoi ? Dans tous les cas vous serez mort avant même de vous rendre compte que Kiri est perdu !"
- "Shaggymaru, espèce d'imbécile ! On va être obligé de ..."

Un regard complice mais cependant hésitant se produit entre eux et en un fraction de seconde, le devoir qu'ils se sont obligés à respecter s'ils venaient à se faire prendre s'exécute. D'un simple craquement, chacun casse une mini dose de poison placée au fond de leur bouche avant de s'étouffer, la bave aux lèvres, face au shinobi.

Si les deux shinobi n'ont malheureusement plus aucunes chances de connaitre les intentions des deux hommes, ils savent néanmoins que quelque chose se trame contre le village caché de la Brume.

Spoiler:
 
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Nō Sabaru
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Dim 10 Fév 2019 - 1:09
Rooster's Fight Club
ft. Kurayami Zeref

Une frame. C'est le retard qu'il avait sur la scène qui venait de se dérouler sous ses yeux, impuissant. Après avoir donné l'alerte, il avait cherché Zeref en briefant les forces de la Brume qui arrivaient rapidement, Le temps qu'il ne retrouve son collègue, il faisait face au duo, qui s'était ensuite écrasé au sol comme des poupées de chiffon. Enfin, les poupées de chiffon ne bavaient pas ; et encore moins de la mousse.

Le genin s'accroupit près des deux cadavres après s'être approché, incrédule, et chercha leur pouls frénétiquement. Ils ne feignaient pas la mort, ils avaient été suicidés par la question de Zeref et l'urgence de l'alerte qui avait été donnée.

« Ils... sont morts, comme ça ? Eh bien... leur boss ne devait pas être un tendre. »

Détendre l'atmosphère devenait nécessaire. La mort de ces deux sources d'informations dépendait de son initiative personnelle, dans laquelle il avait entraîné Zeref. En tant que genin, il voyait mal comment il aurait pu prendre une autre décision sans risquer sa vie inutilement. La filature, pour risquer de se faire découvrir loin de Kiri ? Non. Alerter les brigades spécialisées ? Trop long, les bateaux étaient affrétés et se préparaient à lever l'ancre. Il avait la conviction d'avoir bien fait, mais sentait le poids de ses actions peser sur ses épaules comme une chape de plomb spectrale.

« Au fait, j'en ai oublié les bonnes manières. Je suis Nō Sabaru. »

Le dépit succéda très vite à l'inquiétude, alors qu'il se relevait en laissant les deux enveloppes corporelles sans vie traîner au sol. Derrière eux, sur les quais, une petite formation d'officiers se formait. Ils ne tarderaient pas à venir les interroger, aussi il se dépêcha de dire le fond de sa pensée au métamorphe canidé, soucieux d'avoir au mieux partagé l'information pour que les rapports concordent et soient remplis en bonne et due forme.

« Deux gredins isolés qui parlent de la mort de la Brume, ça pouvait sembler anodin. Qu'ils fuient par les quais en quatrième vitesse signifiait qu'ils avaient bien quelque chose à se reprocher. Mais ce qui mettait définitivement en emphase la crédibilité de leurs menaces, c'est ce qu'ils viennent de faire, juste là : le suicide. Ils sont employés par quelqu'un d'assez puissant pour exiger de deux hommes qu'ils mettent fin à leurs jours, pour conserver ses secrets. Leur chef est si dangereux et puissant qu'ils préféreraient la mort, que d'essayer de négocier leur protection avec Kiri... C'est du sérieux. »

Une main gantée se referma sur l'épaule droite du déchaîné, celle d'un officier gradé de Kiri. Il n'eût pas besoin de prononcer le moindre mot, il était clair que l'on attendait d'eux un rapport détaillé. Ce pétard mouillé avait pris des proportions bien obscures, et deux cadavres jonchaient déjà le sol de la Kiri la Grande.

Ils étaient les deux premiers d'une liste qui s'annonçait longue.

« Vous deux, vous allez devoir nous suivre et tout nous expliquer. Que font deux cadavres ici ? Sont-ce ceux des hommes que vous disiez poursuivre, Nō ? Ne répondez pas tout de suite ; réfléchissez bien aux mots que vous emploierez, car vous êtes pour l'instant suspectés de meurtre. Ce n'est, bien entendu, pas inextricable. Les corps vont être acheminés et analysés, puissent-ils attester de votre innocence et corroborer vos rapports. Goma, Haibo, transportez moi ça, d'ailleurs.
Entendu. »

Les deux subordonnés se saisirent des corps précautionneusement, après les avoir enroulés de bandages et scellés à l'aide de parchemins basiques. Celui qui avait pris la tête des opérations sur le port Naragasa, lui, ne bougea pas, toisant les deux genins sans faire preuve de la moindre pitié.

« Suivez-moi, maintenant. Si la lubie de vous écarter vous prenait, il vous en coûterait. Vous allez faire votre rapport au Palais de la Brume. »

La journée était visiblement loin d'être finie, alors que le soleil venait de disparaître à l'horizon.



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Yasei Zeref
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Mar 12 Fév 2019 - 23:41
Tout se passe très vite, peut être que j'ai eu tort de faire ça, j'ai peut être mis fin à une opération qui aurait pu s'avérer très utile... Quoi qu'il en soit, ma déconvenue est grande, lorsque je vois les deux se retourner, puis me parler et ... commencer à décéder devant moi. Se donner la mort, comme ça, pour une simple question ? Bon, ils ont compris le pourquoi de ma question et en ont dit un peu trop avant de se donner la mort d'une façon bien théâtrale... Et moi je suis là, abasourdi, car même si je suis un ninja, et que tuer fait partie de mon métier, je n'avais jamais tué quelqu'un en lui disant que j'ai des questions à lui poser. Ce n'est pas de la culpabilité que je ressens, mais ... de l'indignation, un peu, et de l'incompréhension, beaucoup. Suis-je responsable ? Si oui, en quoi ? Ma précipitation ? Mes lacunes en tant que ninja ? Ma façon de m'exprimer ? Le dernier point est fort probable, pour le reste, difficile à dire. Je suis tiré de mes pensées par cet inconnu, qui ne l'est plus maintenant... Nô Sabaru, un nom assez atypique.

"Euh, enchanté... Oui, une sacrée pression qu'il devait leur mettre, leur boss..."

Toujours un peu déconcerté, je balbutie des mots qui ne sont pas vraiment de moi, finalement. J'écoute vaguement ce que me dis Sabaru, mais je n'enregistre pas tout. S'il ne fait que dire la vérité, alors je n'aurai pas de mal à donner une version identique à la sienne. Puis viennent les forces de police, pour comprendre ce qu'il s'est passé, évidemment. Toujours dans le brouillard, je ne les entends pas, j'aimerais juste rentrer et réfléchir, c'est ce que j'aime faire quand je suis perdu. Mais le choix ne m'est pas laissé, je dois les suivre, faire ma déposition, rien de bien gai. Je me mets en route derrière eux, pas vraiment prêt à m'expliquer, mais je dois faire avec.



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Nō Sabaru
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Ven 15 Fév 2019 - 10:28
Rooster's Fight Club
ft. Kurayami Zeref

Le gradé mena le duo jusqu'à une haute bâtisse, en plein Nord de Kiri, à proximité des geôles et du domaine du clan Yuki. Pour le déchaîné, qui vivait non-loin et passait souvent près de cet endroit à la sinistre réputation, le fait d'y être interrogé ne présageait rien de bon. Le monde entier savait ce qu'il advenait des prisonniers enfermés dans les geôles du clan Yuki. Leurs méthodes étaient, pour dire vrai, au goût de Sabaru. Il espérait donc ne pas en faire lui-même les frais.

Le trio, escorté par deux autres soldats, déambula dans le bâtiment en passant de couloir en couloir, dans la partie visiblement allouée à l'administration du lieu et à la détention provisoire des délinquants mineurs. Le capitaine fit un simple signe, désignant une porte sur sa gauche, sans même piper mot. Zeref y fut emporté par les deux sous-officiers, alors que Sabaru était visiblement laissé à la charge du supérieur. Ils nous séparent, c'est logique. Espérons que Zeref ne cède pas sous la pression et ne commette une erreur qui nous incriminerait. Nous sommes innocents et le resteront.

À son tour, le déchaîné fut conduit dans une salle isolée, au fin fond d'un long couloir, avec comme seule compagnie celui qui les avait interpellés. D'un geste de la main, il l'invita à prendre place sur une chaise, et prit place juste en face de lui. La table qui les séparait était apprêtée, et un petit carnet y était déjà disposé.

« Tu as bien grandi, petit. »

Un premier silence s'imposa suite à l'étrange déclaration de l'officier, à la mine toujours aussi grave.

« Je vous demande pardon ?
Tu ne dois pas te souvenir de moi, c'est normal. Je suis Jiyūmon Hirohito, l'un des soldats t'ayant tiré de ta captivité et t'ayant amené ici. »

Le déchaîné s'accouda à la table, les mains sur les tempes. Le regard fixé sur les mains de Hirohito, disposées à plat sur la table. Quelle était la chance pour qu'une telle personne refasse surface, dans ce genre de situations ? Disait-il même vrai ?

« Tu t'es mis dans de beaux draps, jeune Sabaru. Vu tes antécédents, je ne peux pas ignorer la possibilité que tu sois responsable de leur mort. Tu comprends, n'est-ce pas ?
Oui.
Alors, dis-moi tout. Comment les as-tu trouvés, en premier lieu ? Qu'as-tu appris sur eux ? Comment sont-ils morts ? Qui est ton acolyte, et quelle est sa part de responsabilité là-dedans ? »

Avant de prendre la parole et de faire son rapport, Sabaru confronta son regard à celui de l'homme. Il ne le reconnaissait pas, mais sa voix trouvait écho dans sa mémoire. Il faisait partie des officiers effectuant régulièrement des rondes à l'hôpital, lorsqu'il y était interné. La présence d'un « meurtrier » avait suscité une hausse de la sécurité. Il devait avoir une bien piètre image du genin. Son regard illustrait tout son détachement, froid et impassible.

« Dans le quartier Sud, je me rendais aux abords du quartier nocturne, qui était encore inactif à cet instant-là. J'ai surpris un mouvement de masse, sur lequel j'enquêtais justement, composé d'une grande vingtaine de personnes. Ils se rendaient dans un établissement, où je me suis introduit.
Tu enquêtais de ton propre chef ? Étais-tu mandaté ?
Pas le moins du monde. J'avais surpris des regroupements suspects, et je voulais en avoir le coeur net.
Poursuis.
Ils parlaient de paris, de jeux d'argent, rien de si grave que ça au final. Cependant, au sein de la masse, j'ai entendu les deux hommes comploter. Ils parlaient, je cite, de la « mort de la Brume ». Ils ont ensuite parlé de leur chef, le chef d'orchestre de cette prétendue exécution de Kiri, qui leur garantirait gloire et richesse. Ils étaient venus en mission de surveillance, probablement, puisqu'ils dirent ensuite « on a vu ce qu'on était censés voir », prévoyant ensuite de rentrer.
Et que faisait ton coéquipier, pendant ce temps ?
Il enquêtait aussi, justement ; nos investigations s'effectuaient en parallèle, jusqu'à ce que l'on se croise dans l'établissement.
Heureux hasard. Mais leurs mots, étaient-ils bien sérieux ? Comment avez-vous eu la certitude que leurs menaces étaient fondées, au point de les traquer ?
Le doute était permis, mais pas l'inaction. Nous les avons suivis, et avons remarqué qu'ils fuyaient bel et bien Kiri. Deux ivrognes divagant sur la mort de la Brume auraient déjà été difficiles à ignorer. Alors deux fuyards, sobres qui plus est ? »

L'homme d'âge mur hocha la tête, comprenant ce qui les avait motivés à suivre le duo. Il griffonnait sur le carnet en cachant son contenu à l'interrogé, en silence. Il ne lui demanda pas pourquoi il n'avait pas directement prévenu les autorités supérieures. C'était évident. Le fait qu'il ait lancé une alerte au port démontrait qu'il était assez sage pour ne pas jouer aux héros, et qu'il les avait suivis pour s'assurer de leurs intentions.

« Bien. Il me reste une question, avant de te laisser ici. Tu ne sortiras que lorsque nous aurons confirmation de ton innocence, grâce au témoignage de ton ami et aux analyses des deux corps.
Tout naturellement.
Pourquoi ces deux hommes sont-ils morts ? Comment ?
Je suis arrivé sur les lieux après Zeref, puisque j'ai informé les troupes alertées par mon signal sur la route. Je les ai juste vus s'écrouler. Ils avaient parlé de leur chef, avant de se donner la mort, d'après ce que m'a dit mon coéquipier. De la mousse quittait leurs gueules béantes. Ils se sont probablement empoisonnés.
L'analyse nous le dira. Tu plaides donc ton innocence, ainsi que celle de l'autre garçon ?
Je ne peux rien dire pour lui, mais je doute du fait qu'il puisse tuer ces deux hommes tout seul. »

Nouveau hochement de tête, et l'homme se leva, tirant la chaise en la faisant racler contre le sol irrégulier de la pièce. Hirohito avait eu ses réponses, plus rien ne le retenait dans cette salle avec le déchaîné. Il la quitta donc, en envoyant un dernier regard inexpressif à Sabaru.

***

L'analyse confirmait les dires des deux hommes ; les criminels s'étaient donné la mort d'un commun accord en ingérant une forte dose de poison. Les miettes des contenants qui avaient servi à maintenir le poison avaient été retrouvées, confirmant qu'aucun des deux genins ne les avait empoisonnés de leur propre chef.

Ils avaient donc été libérés, après un peu plus d'une heure d'attente. Cet incident apporta aux forces de police de la Brume nombre d'informations.

Quelqu'un voulait s'en prendre à Kiri, et disposait d'assez de moyens pour disposer d'espions prêts à se donner la mort au lieu de le trahir. La protection de la Brume ne semblait pas les rassurer, c'était dire à quel point l'occulte menace promettait d'être sérieuse.

Ce quelqu'un les dirigeait d'ailleurs depuis l'extérieur de Kiri. Les malfrats voulurent quitter le village par la mer, indiquant que leur employeur était présent dans l'archipel, mais pas directement dans le village. De plus, leur présence démontrait que leur employeur pouvait leur assurer des autorisations d'utiliser le port Naragasa, qui était pourtant réputé pour sa sécurité.

Les prémices de cette menace pesant sur la Brume promettaient du mouvement, et exigeaient une rigueur toute particulière quant aux fluctuations au sein du village. L'alerte causée par les deux intrus fut maquillée, et le duo de genins fut sommé de ne pas en parler autour d'eux. Le chaos promettait de venir à eux de lui-même, nul besoin de le semer dans leurs propres troupes.


Fin du RP



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