Soutenez le forum !
1234
Derniers sujets
Partagez

Offrandes saccagée — ft. Nō Sabaru

Aditya
Aditya

Offrandes saccagée — ft. Nō Sabaru Empty
Sam 26 Jan 2019 - 17:48


Offrandes saccagée
ft. Nô Sabaru

nota bene: l'ost représente l'ambiance du rp ou l'état d'esprit d'aditya lors de ce post

______Adtiya fut tiré de son sommeil – pour une fois qu’il s’était accordé un peu plus de temps pour cela, l’aube ayant déjà pointé le bout de son nez – par un fracas singulier, comme si l’on venait de briser quelque chose. Bondissant hors de son lit il se précipita vers l’entrée du temple, descendant les escaliers menant à la salle principale avec autant de discrétion qu’il le put. Il fit une partie de la cloison en bois brusquement, espérant prendre le coupable sur le vif. Au lieu de cela, seule la vision des offrandes devant le temple, saccagées et les pots brisés se révéla à lui. Jetant des coups d’œil suspicieux aux alentours, il s’en rapprocha, constatant qu’au moins, la cloche au-dessus du bassin purificateur n’avait essuyé aucun dégât.

______Serrant le poing, il s’approcha un peu plus pour faire l’état des lieux. Il ne restait absolument rien, que ce soit les divers plats offerts aux dieux pour les contenter ou poteries les représentant en gage de remerciement aux moines, tout avait été détruit. Adita cracha une insulte. Cela faisait plusieurs jours, si ce n’est semaine que cela durait. Des petits malins prenaient plaisir à saccager les offrandes, et d’après les rumeurs, le temple Seidou n’était pas le seul dans ce cas-là. Mais ce qui l’irritait le plus, c’était de voir l’air désolé des moines à chacun de leurs réveils où ils découvraient ce désastre ; ils n’avaient aucun moyen d’empêcher ça. Et hormis faire appel à la police, qui enquêterait sans témoins ni preuves – et qui serait donc aussi inutile que de ne rien faire – ils ne voyaient pas quelle solution ils pouvaient envisager.

______Il s’abaissa vers les débris, commençant à ramasser un tant soit peu ce qu’il pouvait avec ses mains – s’il devait retourner à l’intérieur, autant profiter du voyage pour commencer le travail. Hormis l’évidente gêne que ces ravages provoquaient, ils l’empêchaient également d’utiliser le temps précieux qu’il consacrait à leur nettoyage pour ses divers entrainements. Et bien qu’il ne partage pas forcément la foi des habitants envers les dieux sans visages – qui permettait à tout à chacun de se retrouver en communion avec ses croyances –, il comprenait parfaitement qu’un tel spectacle pouvait en attrister plus d’un. De toute manière, il lui fallait faire vite. S’il pouvait éviter une vue pareille aux moines alors qu’ils s’éveillaient à peine de leurs songes, il n’allait pas se priver. Après tout, ils lui avaient offert l’hospitalité, ça n’était que tout naturel d’être prévenant envers eux.

______Un bref voyage jusqu’à la salle principale lui permit de se munir des outils qui lui étaient nécessaire pour poursuivre plus amplement sa besogne. Il passa ainsi de longues minutes à ramasser chaque débris, alors que l’astre solaire perçait par endroit la brume épaisse qui entourait le village, réfléchissant sans cesse au moyen d'empêcher d'autres cas comme celui-ci à l'avenir.
@Nō Sabaru


_________________

_


Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5306-aditya-terminee https://www.ascentofshinobi.com/t6379-aditya-memoires-d-un-ascese
Nō Sabaru
Nō Sabaru

Offrandes saccagée — ft. Nō Sabaru Empty
Mer 30 Jan 2019 - 1:59
Offrandes saccagées
ft. Aditya

La désillusion ne faisait pas partie du quotidien de celui qui s'était, durant une majeure partie de sa vie, enfermé dans un monde métaphorique imaginaire. Il n'était par exemple pas prêt de se rendre compte que non, il n'était pas né dieu — félonie que de penser cela, le châtiment en serait exemplaire. Cependant, lorsqu'il découvrit qu'au sein même de la Brume se terraient des fouines assez audacieuses pour y livrer leurs basses magouilles, le moins que l'on puisse dire c'est qu'il fut sur le cul. En soi, il n'y avait jamais rien de très grave, puisque la menace militaire ne cessait de peser sur le dos des cancrelats ; mais il arrivait que cela nuise à de pauvres gens.

Et qui intervenait, dans ce cas ? Tant que cela restait des plaintes isolées, ou étouffées, personne ne savait. Ceux qui savaient, parfois n'agissaient pas ; la peur des représailles, l'absence de récompense, l'indifférence étaient leurs motifs.

Pour l'ancien captif, la misère n'était plus un sujet qui lui tenait vraiment à coeur. Il l'avait vécue, plus que beaucoup d'autres, et la voyait comme une source de renforcement. Si ce matin-là, il s'était levé pour se rendre au temple qui était l'objet de ses soupçons, c'était parce qu'il y trouvait son compte, tout en venant en aide à des gens qui bien souvent faisaient voeu de non-violence. Il exécrait toujours la religion, forme d'endoctrinement acceptée par le lambda, mais n'avait jusqu'alors jamais entendu de mal émaner des temples au sein de la Brume. De plus, il existait des religieux intelligents ; pour preuve, Aomine.

Il était sorti armé, comme toujours, et paré de son manteau rouge sang. Le soleil perçait difficilement les nuages au-dessus de Kiri, et son rayonnement en était d'autant plus amoindri par le brouillard ambiant, assez épais comparé au beau temps printanier dont les natifs de l'eau bénéficiaient jusqu'alors. Ses pas le menèrent jusqu'à l'intérieur du bâtiment principal, croisant d'ores et déjà des traces de fuite sur sa route — des pots renversés, des statues écartées de leur emplacement initial, des morceaux de vases esseulés. Devant lui, un jeune homme s'attelait à la reconstitution des oeuvres religieuses du lieu de culte.

« Ils n'ont pas été tendres. »

Pas de présentation, juste une énonciation pure et simple des faits observables. Par cette simple intervention, Sabaru avait signifié à l'homme qu'il était au courant des sévices infligées au temple.

« Je devine donc que les fameuses redevances exigées n'ont pas été honorées depuis longtemps. Les autres temples ont abdiqué, eux. La casse devrait s'arrêter, pour eux du moins. Ici, ça ne fera qu'empirer, vu qu'ils n'auront plus qu'à faire pression sur les derniers irréductibles. Vous. »

Le message était transmis. C'était à la fois une main tendue, une mise en garde et un ultimatum. Le jeune homme semblait perspicace, ainsi il piqua a minima l'intérêt difficile d'accès du roi sans couronne. Peut-être lui serait-il d'une quelconque aide, dans la résolution de cette première affaire.



_________________
能ある鷹は爪を隠す · Nō aru taka wa tsume wo kakusu
« Le faucon avisé sait cacher ses serres. »

Merci à Yume pour l'avatar
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t4959-no-sabaru-i-think-therefore-you-are https://www.ascentofshinobi.com/t5162-equipe-05-oushi-kuroi https://www.ascentofshinobi.com/t5018-no-sabaru-suivi-rp-relations
Aditya
Aditya

Offrandes saccagée — ft. Nō Sabaru Empty
Mer 30 Jan 2019 - 14:46
____________« Ils n’ont pas été tendres. »

______Par surprise, Aditya releva son visage vers la position d’où provenait la voix, peut-être un peu trop brusquement. Il avait été trop absorbé dans sa besogne pour se rendre compte que quelqu’un se tenait derrière lui, silencieusement – ses bruits de pas étaient-ils simplement audibles ? – en évoquant l’évidente situation dans lequel le temple se trouvait. D’un simple coup d’œil, il s’assurait déjà de n’avoir jamais vu l’homme dans les parages récemment ; un visage comme celui-ci, on s’en souviendrait. Il se redressa vers l’inconnu, frottant ses paumes les unes contre les autres pour en retirer les restes de poussière. Il comprit en entendant le plafond craquer, bien qu’imperceptiblement, que les moines commençaient à s’éveiller. Il retint une insulte à ce sujet : évidemment, il n’avait pas été le seul à être sorti de son sommeil à cause des bruits de fracas. Néanmoins, son attention se redirigea vers son presque-invité lorsque ce dernier reprit la parole.

____________« Je devine donc que les fameuses redevances exigées n'ont pas été honorées depuis longtemps. Les autres temples ont abdiqué, eux. La casse devrait s'arrêter, pour eux du moins. Ici, ça ne fera qu'empirer, vu qu'ils n'auront plus qu'à faire pression sur les derniers irréductibles. Vous. »

______Evidemment, il était bien informé. Et à la manière dont il s’exprimait, Aditya devinait aisément qu’il était venu ici pour une raison bien précise et que rien n’était laissé au hasard. « Les autres temples ont abdiqué ? » Il avait eu raison de penser que d’autres étaient également victime de ces saccages. Dans ce cas là… Qu’entendait-il par « redevances » ? S’en étaient-ils abaissés à payer leurs geôliers pour que cela s’arrête ? Dans quel genre de boucle sans fin s’étaient-ils enfermés ? Les rançons ne mèneraient à rien, si ce n’est à s’endetter, encore et encore, jusqu’à ce qu’aucun d’entre eux ne purent vivre des dons des villageois – le temple Seidou avait, en plus de cela, les revenus hebdomadaires d’Aditya grâce à son enseignement shinobi, ainsi purent-ils subsister même dans des périodes d’accalmie. Cependant, il était plus que certains que si un jour le Jôza – le doyen dont la charge revenait à s’occuper du temple Seidou – avait eu reçut des menaces de ce genre, jamais il n’aurait accepté, bien trop fier pour s’abaisser à la conduite d’un autre et délaisser ses disciples à une telle bassesse. Aditya avisa l’inconnu d’un regard suspicieux avant d’abandonner sa méfiance. S’il savait quoi que ce soit sur le sujet, il serait plus que ravit de profiter de ses informations.

____________« Vous m’avez l’air de savoir de quoi vous parlez. », son regard glissa une seconde sur les débris restants à l’extérieur avant de revenir vers le jeune homme. « En effet, notre temple subit plusieurs assaut depuis quelques semaines, néanmoins notre doyen n’a jamais, du moins à ma connaissance, cédé à quelque rançon que ce soit. C’est certainement pour cela que ça continue, d’après vos hypothèses. »

______Il se retrancha l’espace d’un instant dans une partie plus reculée de la salle pour y déposer une poterie dont il avait colmaté les plaies avec une coulure d’or – ou du moins, ce qui y ressemblait, le temple n’étant pas si riche que cela : c’était simplement un mélange de résine et de poudre dorée – comme la tradition le voulait. Si l’on pouvait penser que ce genre de traitement invitait à reconnaître la beauté dans les choses simples, imparfaites, brisées, elle instaurait également une tout autre manière de penser ; le kintsuguroi était avant tout une manière de démontrer que malgré les cicatrices que chacun portait en lui, elles étaient signe d’une renaissance, de quelque chose que l’on doit chérir plutôt que de l’abhorrer. En un sens, réparer ces poteries, c’était leur donner un nouveau souffle de vie. Et cela était quelque chose qu’Aditya appréciait particulièrement. Néanmoins, il revint vers le jeune homme, craignant qu’il ne sente que ce dernier l’abandonne.

____________« Si cette question n’est pas imprudente, pourriez-vous me confier ce que vous savez sur les signataires de ces actes ? »


_________________

_


Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5306-aditya-terminee https://www.ascentofshinobi.com/t6379-aditya-memoires-d-un-ascese
Nō Sabaru
Nō Sabaru

Offrandes saccagée — ft. Nō Sabaru Empty
Ven 8 Fév 2019 - 0:21
Offrandes saccagées
ft. Aditya

Comme prévu, ceux-là sont de fortes têtes. D'après les dires du jeune ascète, le temple avait été l'une des premières cibles du groupuscule criminel, puisque le début du racket remontait déjà à plusieurs semaines. Malgré la casse répétée, les religieux n'avaient pas démordu et s'entêtaient même à recoller leurs vases avec leur mixture dorée ; l'idée même de rassembler les pièces avec ce matériau tape-à-l'oeil était un symbole de défiance, ce qui tira un sourire amusé au déchaîné. Il observa l'homme poursuivre son ouvrage de réparation distraitement, tout en lançant des regards vers les moines tirés de leur sommeil qui commençaient à investir le temple discrètement. Bien qu'il ait une certaine répulsion vis à vis des bonzes, abrutis, il ne put s'empêcher de ressentir un début de colère en les voyant ainsi murés dans l'impuissance.

Il se voyait plus jeune, en regardant les prêtres pacifiques accepter leur sort en feignant l'indifférence. Ceux qui se permettaient ce genre d'oppressions arbitraires à l'encontre des démunis étaient voués à payer le prix du sang, ou de la vie.

Le retour du jeune religieux à la toison aussi dorée que sa résine réparatrice revint, inquisiteur quant à l'identité des commanditaires des vandalismes. Il semblait bien plus enclin à suivre ses émotions que ses confrères, par le simple fait qu'il avait conservé ses cheveux ; ainsi, sa demande laissait planer un soupçon de vengeance, ce qui fit hésiter le déchaîné. En mêlant ce garçon à cette histoire, elle pourrait bien finir par déraper.

« À quoi cette information pourrait-elle bien vous servir ? Je ne vous cacherai pas le fond de ma pensée : les gens qui demandent en général ce genre de choses sont celles qui cherchent à régler leurs comptes. Si tel est votre cas, vous ne verrez donc pas d'inconvénient à ce que je garde ce que je sais pour moi. »

Sa phrase terminée laissa planer une incertitude quelques instants, instants qu'il utilisa pour réfléchir à ce que pourrait bien lui apporter le religieux. Une nouvelle fois, son appréhension quant à la compétence et au pragmatisme des bonzes lui intima de l'écarter définitivement de ses plans. Il lui vint cependant une idée. Avant toute chose, une présentation en bonne et due forme était de mise ; elle ferait également office de test.

« Je suis Nō Sabaru, genin de la Brume. Si j'enquête sur cette affaire, c'est de mon propre chef, sans aucune forme d'aide extérieure. Les actes perpétrés restent d'une futilité notable aux yeux de l'administration, qui est bien assez occupée pour se permettre le luxe de faire l'impasse sur quelques vandalismes sans réel impact sur le pays. Si je vous partage mes informations, vous serez inclus dans mon affaire, ce qui ne m'apporte en l'état aucune contrepartie. Tout ce que vous représentez pour l'instant, c'est une inconnue supplémentaire dans l'équation de mon enquête. Soit je vous en exclus pour me simplifier la tâche, soit je prends le risque de vous y mêler et que le tout se complexifie d'autant plus. »

Les dés étaient lancés. Est-ce la chance qui avait placé l'étrange religieux chevelu sur sa route, ou serait-il un énième obstacle à son initiative personnelle ? Bien que le déchaîné avait sa propre façon de gérer les contrevenants, il formula le voeu silencieux de ne pas avoir cette nouvelle épine dans le pied.

« Alors ? Qui êtes-vous, pourquoi devriez-vous en savoir plus que les autres ? »


_________________
能ある鷹は爪を隠す · Nō aru taka wa tsume wo kakusu
« Le faucon avisé sait cacher ses serres. »

Merci à Yume pour l'avatar
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t4959-no-sabaru-i-think-therefore-you-are https://www.ascentofshinobi.com/t5162-equipe-05-oushi-kuroi https://www.ascentofshinobi.com/t5018-no-sabaru-suivi-rp-relations
Aditya
Aditya

Offrandes saccagée — ft. Nō Sabaru Empty
Sam 9 Fév 2019 - 11:59
______Aditya délaissa un sourire amusé lorsque le brun lui répondit. Visiblement, ce « Sabaru » savait être prudent. Tant mieux, d’un côté. Si un gringalet s’était pointé aux portes de leur temple en clamant pouvoir régler la situation d’un claquement de doigts alors qu’il n’en avait ni l’étoffe ni la dextérité, il l’aurait très certainement renvoyé chez lui sans faire plus d’histoires. Mais même si au fond, voir les dégâts s’amonceler au fil des jours l’attristait – cela et le visage auparavant impassible des moines désormais ridé par le souci – il n’avait jamais ressenti une quelle qu’envie de vendetta personnelle, ou de traque acharnée à l’encontre de ces bandits.

______Il arqua un sourcil lorsqu’il entendit la suite de son discours, profondément structuré. Aucun de ses mots n’était laissé au hasard et délaissait derrière lui l’ombre d’une signification nouvelle, qu’elle soit sous la forme d’un sous-entendu ou d’une menace à moitié dévoilée. Il ne devait pas en être à son coup d’essai, et la distance avec laquelle il évoquait le sujet laissait planer une indifférence empreinte de détermination, si ce n’est une colère froide. Aditya n’aurait pas su déterminer lequel des deux il s’agissait, aussi ne se risqua-t-il pas à parier sur l’état d’esprit de son interlocuteur et le traita de la même manière qu’il ne l’avait fait jusqu’à présent ; de manière cordiale et posée. Il n’avait aucune raison d’agir autrement.

____________« Aditya. Cependant, je ne peux pas me tarer à votre différence de porter un quelque nom de famille, mais ce sera sûrement plus facile à retenir comme cela. », dit-il sur un ton empreint d’humilité, ne lâchant le regard du brun que pour adresser les salutations d’usages à ses pairs qui se tiraient du sommeil.

______Il croisa ses bras sur son torse après cela, réfléchissant l’espace d’un instant sur ce que l’homme avait pu dire plus tôt. Nul doute qu’il préférait agir en solitaire pour délaisser les inconvénients qu’un groupe donnait à supporter – au moins, ils avaient cela en commun bien qu’Aditya tendait à se faire plus sociable dernièrement – et surtout, contrôler les « variables » qui pourraient survenir. En outre, celui qui s’était présenté sous le nom de Sabaru avait besoin d’être maître de la situation. Soit.

____________« Rassurez-vous, je ne compte pas me glisser entre vous et cette traque que vous menez, non pas par lâcheté mais simplement parce qu’il me semble que cela vous tient à cœur, pour une raison qui m’est encore inconnue. Néanmoins, si vous ne pouvez rien me confier, je pense que le contraire peut être bien différent. Alors à défaut d’un variante instable, ma contribution peut s’arrêter à des informations et des requêtes solides si cela sied mieux. Je n’y vois aucun inconvénient ; après tout, votre but rendra service à ce temple quoi qu’il en soit. Si vous pensez que m’impliquer jouerait des tours à vos prévisions et vous empêcherait de mener votre travail à bien, je ne me risquerais pas à saboter une entreprise qui nous sera bénéfique à tous deux. »

______Il délaissa une brève pause dans son discours avant de poursuivre en questionnant de nouveau son homologue.

____________« Et si j’ai bien compris ce que vous laissiez entendre… Vous venez nous proposer vos services pour régler ce cas. Vous assister serait en contradiction avec vos aspirations, je me trompe ? Ma place n'est très certainement pas celle d'un actant, au vu de la situation que vous proposez. »


_________________

_


Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5306-aditya-terminee https://www.ascentofshinobi.com/t6379-aditya-memoires-d-un-ascese
Nō Sabaru
Nō Sabaru

Offrandes saccagée — ft. Nō Sabaru Empty
Sam 9 Fév 2019 - 23:10
Offrandes saccagées
ft. Aditya

S'il avait répondu en s'excluant déjà de l'enquête, le religieux ne manqua pas de faire reluire son pragmatisme. En voilà un autre qui a gardé la tête sur les épaules. Serais-je un aimant à cas particuliers ? Si ses pensées pouvaient laisser entrevoir un léger spoiler concernant l'Équipe 21, elles n'en étaient pas moins sincères. Ils y gagneraient tous les deux à coopérer, ce que Aditya n'avait pas manqué de souligner. Il ne força pas non plus pour en savoir plus qu'il ne le devait alors, ce qui était un bon point aussi. Les doutes du déchaînés semblaient infondés, si ce n'est suggérés par son aversion automatique des illuminés — quelle ironie !

« Votre contribution serait la bienvenue, tout compte fait. »

Suite à la nouvelle, Sabaru extirpa de son manteau un petit calepin modeste, qu'il compulsa d'une main experte en faisant défiler les pages noircies par les crayonnés et les notes. De sa main libre, il se saisit d'un crayon à charbon taillé au couteau, ou peut-être même à la faux au vu de l'arme qu'il se trimbalait dans le dos. De la mine, il tapota un petit schéma qu'il montra à l'ascète.

« Procédons par étapes. Celle-ci me permettra de jauger votre méthode d'inspection, tout en profitant de vos connexions avec le cercle très fermé des hautes-sphères du culte religieux. J'ai sélectionné trois temples, dont celui-ci ; il m'en reste donc deux à visiter. Sur ce schéma représentant Kiri, vous remarquerez sans effort que j'ai choisi les temples les plus éloignés les uns des autres. Comprendrez-vous pourquoi ? »

La question resta en suspens, puisqu'il embraya tout de suite en refermant le calepin pour le ranger avec son crayon dans son manteau. Sans même donner d'instructions au moine, ni d'explications, Sabaru se mit à faire le tour du temple, hochant la tête mollement à chaque fois qu'il croisait un objet vandalisé ou une trace de passage récente. Les rares fois où il s'exprimait, c'était pour questionner un bonze sur son passage sur les empreintes, s'assurant que ce n'était pas les siennes.

Il lui fallut une petite vingtaine de minutes pour faire ce qu'il avait à faire, sans jamais répondre au blond ; encore aurait-il fallu qu'il le suive, ce qu'il n'avait même pas vérifié. De toute façon, il voulait voir s'il pouvait comprendre par lui-même.

Une fois à l'arrêt, il reprit son calepin, étayant son schéma de quelques flèches partant et s'approchant du point qu'était le temple d'Aditya. Son modeste ouvrage accompli, il s'approcha du blond, pince-sans-rire.

« Allons-y. Une fois là-bas, ce sera votre tour de tirer au clair ce qu'il s'y est passé. Chez eux, la redevance est payée depuis une petite semaine, et les rénovations vont bon train. Ne comptez pas trop sur les traces matérielles ; la nature et les langues déliées y seront la clé. C'est pour ça que je ne ferai rien, si ce n'est vous suivre, une fois là-bas. Les moines seront plus en confiance si l'inspecteur est l'un des leurs. »

Sur ces paroles, le roi sans couronne fit mine de s'en aller, ouvrant la marche vers le Sud sans attendre Aditya. Il s'arrêta néanmoins, un détail lui revenant et lui brûlant les lèvres. Cela aurait pu être drôle de l'omettre, mais son enquête dépendait d'une certaine manière de la prestation du religieux.

« J'allais oublier : en général, les oppressés ont du mal à demander de l'aide, de peur que l'oppresseur ne les découvre. Eux, qui paient chaque jour le tribut de la survie du patrimoine, devraient être... moyens-chauds à l'idée de coopérer avec deux lambdas, comme nous. À vous de trouver comment surmonter cela, je me contenterai de suivre vos instructions. Si c'est trop déconnant, cela dit, j'interviendrai. Je vous fait confiance. »



Précision:
 



_________________
能ある鷹は爪を隠す · Nō aru taka wa tsume wo kakusu
« Le faucon avisé sait cacher ses serres. »

Merci à Yume pour l'avatar
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t4959-no-sabaru-i-think-therefore-you-are https://www.ascentofshinobi.com/t5162-equipe-05-oushi-kuroi https://www.ascentofshinobi.com/t5018-no-sabaru-suivi-rp-relations
Aditya
Aditya

Offrandes saccagée — ft. Nō Sabaru Empty
Lun 11 Fév 2019 - 13:53
______Aditya l’observa faire, un sourcil arqué par la surprise de le voir agir ainsi. Il suivait, méticuleusement, les traces de pas qui allaient et venaient du temple – certaines étaient les siennes, d’autres, totalement étrangères. Il essayait apparemment de trouver quelque chose. Lorsqu’il eut parlé plus tôt des trois sanctuaires, chacun relativement éloigné les uns des autres, Aditya avait supposé qu’il avait mis en pratique une manœuvre visant à déterminer le rayon d’action des bandits qu’ils recherchaient mutuellement. S’il s’avérait que les temples qu’ils s’apprêtaient à visiter n’avaient subits aucun dommage, deux solutions se dessineraient alors : l’une, qu’ils n’avaient pas été touché par les saccages par le passé, l’autre, qu’ils en avaient en effet été victimes mais qu’afin de palier à cela, ils avaient cédé, récompensant leurs bourreaux avec de l’or.

______Un seul problème survenait. Ou deux, peut-être, en fonction des situations. Si les trois temples avaient été touchés, cela dénombrerait l’influence de ces galopins dans tout le village, si ce n’est peut-être l’île principale – après tout, ils n’étaient plus à cela près, une fois les instances de protection de l’ordre éloignées, la porte était ouverte à toute sorte de vices. Mais le point le plus épineux… c’était indéniablement de faire passer les moines à table. Aditya connaissait parfaitement l’état d’esprit de ses confrères bonze, où la fierté était aussi importante que la bienveillance. Jamais l’un d’entre eux ne se risquerait à dénoncer leur abus de faiblesse, d’avouer qu’ils avaient préféré courber l’échine que de se battre et de laisser passer leur foi après de l’argent sale. Mais c’était bien sur cette bienveillance qu’il comptait jouer. Si l’usage de la malice ne lui plaisait pas d’ordinaire, il avait appris que la vie d’un ninja en serait remplie, qu’il vienne de soi ou d’un autre. Il ferait le strict minimum pour ne pas bafouer son vœu de franchise.

______Il adressa un bref signe de tête entendu à l’homme avant de se mettre en route pour le deuxième sanctuaire sur la liste.


[…]


______Un fois arrivés sur les lieux, les dégâts bien que discrets qu’avaient essuyés les poteries s’échappèrent pas aux yeux attentifs des deux genins. Néanmoins, il n’en restait que des traces, de pauvres preuves témoignant d’un passé lointain. La redevance devait avoir été payée il y a une semaine tout au plus, étant donné que les assauts étaient presque hebdomadaires afin de faire monter la pression. L’un des moines de ce temple vint à eux, les invitant à entrer. Dès qu’ils eurent passés le seuil de la porte, Aditya entreprit de commencer leur quête de renseignements. Il déclina cependant l’invitation au thé du bonze avec politesse, craignant qu’ils ne puissent rester assez longtemps pour voir ce dernier refroidir.

____________« Navré de vous déranger. Mais ces derniers temps… Notre temple, le sanctuaire Seidou, est en mauvaise posture. Notre Jôza ne savait pas vers qui se tourner.
____________— N’ayez crainte. Les temps…, il avisa un regard soucieux vers le brun, hésitant visiblement à traiter de ce sujet en présence d’un homme inconnu à leur ordre. Néanmoins, Aditya lui offrit un signe de tête rassurant, confiant sans l’usage de mots qu’il pouvait parler sans crainte. …sont difficiles pour tout le monde.
____________Nous avons longtemps hésité avant de nous adresser à nos confrères que nous savions pourtant bienveillants. A vrai dire… la honte nous tenait au corps et scellait nos lèvres. Mais j’ai peur que nous ne puissions nous permettre de continuer plus longtemps. »

______Aditya adressa un regard à Sabaru, en coin, avant de poursuivre d’une voix glissée sur le ton de la confidence.

____________« J’ose espérer que je ne me méprend pas en pensant que vous avez-vous aussi eu à subir des assauts de la part de bandits ces dernières semaines. »

______La réaction du moine ne se fit pas attendre alors que, sous la surprise, il manqua de renverser son thé. Il bafouilla quelques mots, voulant partir, trouver une échappatoire. Mais Aditya ne lui en laissa pas le temps, reprenant vite le ton de la conversation.

____________« Nous avons-nous aussi eu à essuyer ces pratiques, aussi basses soient-elles. », l’expression de son vis-à-vis se fit plus calme, un temps, alors qu’il supposait voir en Aditya un confrère de honte. Malheureusement, il se trompait, mais le blond ne lui laisserait pas le savoir. « Mais force est de constater que notre sanctuaire ne peut plus se permettre de refuser leur protection forcée. Je crains cependant qu’à force de notre acharnement, ils ne nous aient tournés le dos et contrains à subir sans délais. Aussi… », il appuya son regard vers le moine, sa voix prenant toute la teinte d’un mal-être ambiant. Il savait qu’il marchait sur les œufs avec une approche comme celle-ci. « Si vous pouviez nous indiquer où les trouver pour que nous réglions ce conflit, en acceptant finalement leur proposition qu’ils ont révoqué… Vous rendriez un grand service à notre Jôza. »

______Pendant de longues minutes qui lui semblèrent interminable, le religieux ne dit rien. Aditya sentait qu’il pesait le pour et le contre de cette décision, hésitant à trahir le secret pour venir en aide, dans toute sa bienveillance, à un confrère. Et finalement, il redressa un regard impossible à traduire par les mots vers les deux genins, s’apprêtant à parler. Allait-il refuser ou accepter leur requête ?

____________« Et bien… »


_________________

_


Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5306-aditya-terminee https://www.ascentofshinobi.com/t6379-aditya-memoires-d-un-ascese
Nō Sabaru
Nō Sabaru

Offrandes saccagée — ft. Nō Sabaru Empty
Mar 12 Fév 2019 - 22:58
Offrandes saccagées
ft. Aditya

« ... si nous savions où ils se terraient, nous ne nous serions pas abaissé à payer leur tribut. »

Échec de l'interrogatoire. Ou peut-être pas.

« Si les autorités ne se penchent pas sur la situation, c'est bien parce qu'elle est toute récente, et parce qu'elle nécessite l'investissement de ressources dans l'enquête. En revanche, si nous les leur servions sur un plateau, ils seraient appréhendés immédiatement. Il ne s'agit pas de grands bandits, vous savez ; ils n'auraient pas pu exercer dans l'enceinte du village, sinon. »

Une nouvelle fois, le moine adopta une mine pensive, et lança un regard en coin au déchaîné. S'il affirmait qu'il ne connaissait pas leur lieu de regroupement, il semblait toutefois avoir des choses à dire, si tant est qu'il ne bluffait pas en faisant mine de peser le pour et le contre de sa collaboration. Ses épaules s'affaissèrent enfin, et un soupir quitta ses lèvres. Son visage avait repris son expression désolée, mais une lueur brillait dans ses yeux.

« Je ne suis pas dupe, frère de Seidou. Je connais la ligne de conduite de votre temple, et le Jôza a la tête plus dure que le bronze de ses idoles. Cet homme qui vous accompagne n'est assurément pas un moine, au vu de l'arme qu'il arbore ; il est un shinobi, et vous semblez coopérer pour faire cesser ces actes. Je ne peux pas vous aider. Cependant, le frère Kotei aura probablement des choses à vous dire. »

Sur ces mots, le moine frappa des mains deux fois, le claquement se répercutant dans tout l'établissement. Les deux énormes battants des portes du temple se refermèrent, tirées par deux moines. Celui qui les avait accueillis se leva, puis les invita d'un signe de main à le suivre à l'étage auquel il se rendait. Il fit quelques détours, empruntant les couloirs les moins éclairés, les entraînant dans l'étage qui servait vraisemblablement de dortoirs aux religieux. À l'idée de fouler cet endroit prétendument réservé au culte, il se sentait mal à l'aise.

Ils débouchèrent sur un long couloir dans lequel quelques moines armés de lances montaient la garde. S'il s'agissait d'armes traditionnelles, elles étaient bien aiguisées, et leurs porteurs semblaient prêts à s'en servir. Pourtant, ils ne s'étaient visiblement pas battus avec les criminels, pour les éconduire. Ils étaient probablement soucieux de ne pas déclencher un bain de sang au sein même du village, ce qui pouvait leur être préjudiciable. Qu'est-ce qui justifiait alors leur présence, quasi-militaire, à cet endroit précis ?

La porte qu'ils semblaient protéger s'ouvrit, poussée par leur guide, qui les invita à y entrer. À peine eurent-ils posé le pied à l'intérieur qu'une voix bien plus jeune les héla.

« Vous êtes venus pour chasser ces enfoir-...! »

La main du guide vint s'écraser sur le sommet du crâne du jeune homme, alité et visiblement blessé, l'interrompant dans sa phrase. Le message qu'il lui transmit, au travers de son regard dur et impitoyable, était clair : plus de grossièretés.

« Dis-leur ce que tu as découvert, Kotei.
Enfin de l'aide ! Comme vous le voyez, ça ne m'a pas réussi de m'opposer à eux...
Nous allons faire cesser tout ça. Nous glanons des informations là où nous pouvons, alors votre concours serait le bienvenu.
Ouais ! Enfin, du coup, je peux pas sortir d'ici. Je me suis fait battre à plate couture quand ils ont découvert que je les suivais, et ils ne m'ont pas raté. On m'a enfermé ici pour me soigner, à l'abri des regards pour éviter leurs représailles. Mais savez-vous que le tiers de mes blessures me vient des gardes, qui me tapent pour m'empêcher d'y retourner ?
Concentre-toi.
Euh... d'accord. Du peu que j'en sache, ils se dirigeaient vers l'Ouest, mais comme on est en plein Sud-Est... Ça n'aide pas trop, n'est-ce pas ?
Détrompe-toi, mon ami. Tu devrais te reposer, et arrêter d'ennuyer tes frères. Ils ne vous soutireront plus le moindre ryō. »

Sa déclaration, pleine de promesses, tira au garçon au visage tuméfié un cri de joie. Les autres moines ayant écouté la discussion étaient plus perplexes, eux. Qu'est-ce qui pouvait lui donner une telle assurance ? Il ne leur donna aucunement la réponse, puisqu'il rebroussa chemin jusqu'au rez-de-chaussée, après avoir simplement salué les bonzes. Aditya sur ses talons, il sortit du temple par la grande porte, et se dirigea vers sa façade Ouest. Des traces y subsistaient bien, ténues. À nouveau, il dégaina son calepin et y griffonna quelque chose, sur le schéma montré au moine blond plus tôt.

« On en a fini, ici. Le prochain temple est au Sud-Ouest, donc au Sud du port Naragasa. Il est plus petit, mais a été victime des taxes aussi. Cependant, cette fois, procédons comme suit. »

Un signe incantatoire suivit sa phrase, lui donnant l'apparence d'un parfait inconnu, le lambda parfait.

« Je m'attendais à ce que tu en fasses usage pour ce temple-ci, mais il semblerait que nous ayons eu de la chance et qu'ils aient coopéré malgré tout. Lorsque l'on interroge des victimes, il faut assurer leur sécurité. Si les bandits les voient parler, ils courent un risque. Ainsi, prendre l'apparence de badauds permet de confondre les pistes — et de mettre en confiance la victime en montrant que l'on tient à sa sécurité individuelle. Si je te fais faire ça maintenant, c'est parce que nos prochains sujets sont... assez radicaux. S'ils refusent de nous aider une fois, ils ne le feront jamais. Leur temple est plus petit, mais très fréquenté, et ils ont des moyens. Payer ces rustres les ennuie mais ne les met pas dans l'embarras financier. Ils ne veulent plus avoir de problèmes, du tout. »

À nouveau, les rennes de l'enquête étaient dans les mains d'Aditya. Si cette étape était cruciale, il ne s'en sortait pourtant pas trop mal. Naturellement, certaines ficelles et subtilités lui manquaient, mais il avait le tact et l'avantage social adéquat dans ce cas de figure.



_________________
能ある鷹は爪を隠す · Nō aru taka wa tsume wo kakusu
« Le faucon avisé sait cacher ses serres. »

Merci à Yume pour l'avatar
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t4959-no-sabaru-i-think-therefore-you-are https://www.ascentofshinobi.com/t5162-equipe-05-oushi-kuroi https://www.ascentofshinobi.com/t5018-no-sabaru-suivi-rp-relations
Aditya
Aditya

Offrandes saccagée — ft. Nō Sabaru Empty
Dim 17 Fév 2019 - 15:22
______Aditya retint un soupir mentalement en constatant que sa maîtrise du mensonge n’avait d’égal que son affection pour les incapables – autrement dit, le niveau était abyssal. Mais ça ne l’étonnait pas. A force d’embrasser la voie de la franchise, avec, peut-être, un peu trop d’ardeur en ce qui concernait les réactions de ses vis-à-vis, se tourner vers l’antithèse de la chose ne pouvait que porter un résultat décevant. Néanmoins, il tâcha de ne pas se formaliser de cet échec et écouta avec attention les dires de son confrère. S’il ne ressentait aucune honte à lui avoir dissimulé la vérité, il perçut pleinement l’inconfort de la position dans laquelle se trouvait le bonze : chacun de ses mots était empreint d’un mélange de honte et de colère sourde à l’encontre de ces brigands, dont l’anonymat couvrait les faits et gestes. Il réprima un sourire taquin lorsqu’il évoqua la « tête dure » de leur Jôza ; le vieil homme était dont si borné que sa réputation le précédait aux quatre coins de la brume ?

______Son attention fut renouvelée lorsqu’il mentionna, à défaut de son incapacité à leur venir en aide, la présence d’un de ses confrères dont les ressources leur seraient a fortiori plus qu’utiles. Cette canaille répondant au nom de Kotei n’attendrait pas plus longtemps pour recevoir la visite inopinée du duo, guidés par les pas déterminés du bonze.

______Il posa un regard plus incertain que porté par une quelconque inquiétude sur les armes dont les moines faisaient l’étalage. Si son temple n’était pas composé de fidèles ayant épousé la voie de la guerre par le passé, il n’était pas pour autant ignorant de ces pratiques chez certains de ses confrères, pratiques qui remontaient à des temps troublés que certains préféraient passer sous silence. Et Aditya ne serait certainement pas de ceux qui remuaient d’anciennes blessures pour satisfaire une curiosité venimeuse. Il jeta un bref regard à son comparse, remarquant un même sentiment qui l’animait. Peut-être qu’au détour d’un chemin, il lui confierait les raisons qui avaient poussées certains religieux à bafouer leur vœu de paix et à prendre les armes. Mais à cette heure précise, leur attention devait être toute entière concédée au jeune homme que le moine leur présentât.

______Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il avait une bonne tête de fragile. Aditya retint un sourire carnassier lorsque le bonze lui mit une mandale pour le forcer à se reconcentrer et à bannir toute injure de son vocabulaire. Néanmoins le blond revint à lui lorsqu’il évoqua un point à l’Ouest, direction vers laquelle les bandits s’étaient dirigés après l’avoir molesté comme il se doit. N’était-ce pas à l’Ouest que se trouvait leur prochaine étape ? Visiblement, si. Sabaru eût bien fait de confirmer ses doutes lorsqu’ils quittèrent les lieux.

______Il abaissa un regard compréhensif vers le sol alors qu’un sourire poli se dessinait sur ses lèvres, les doigts tenus en un mûdra simple.

____________« Je n’ai pas encore les réflexes de shinobi qualifié, navré. », glissa-t-il alors que son apparence changea elle aussi du tout au tout, n’ayant d’égal en banalité que la couverture utilisé par son comparse : un sari de fidèle sans aucun signe d’appartenance, et le crâne rasé, quoique les traits significativement plus tirés par la vieillesse qu’à l’ordinaire, si bien que l’on pourrait aisément supposer que l’un était l’aîné de l’autre, ou tout du moins père et fils. « S’ils sont si réticents que tu le laisse prétendre, il sera peut-être plus intéressant de faire appel à leur engagement de foi qu’à leur bienveillance, puisqu’il n’a pas été ébranlé par la honte. »


[…]

______Après plusieurs longues minutes de marches destinées à arpenter le village de la brume dans toute sa longueur, le duo se présenta enfin devant les torii du temple de l’Ouest. Au simple coup d’œil l’on pouvait remarquer la différence drastique de richesse en comparaison du temple Seidou et du temple du Sud-Est. Les escaliers menant au bâtiment étaient d’une propreté sans égale, sans aucune fissure ni mauvaise herbe qui n’oserait gâcher le spectacle édifiant des couleurs chaleureuses couplées d’or qui parsemaient ses murs. De nombreuses colonnes d’argile rouge formaient des couloirs guidant chaque fidèle au bassin de purification. Et même en cette heure tardive de l’après-midi, des fidèles affluaient en grand nombre à ses portes, désireux d’absoudre leur existence aux dieux éphémères. Suivant les mouvements onduleux de la foule, Aditya se fraya un chemin aux côtés de Sabaru, le visage dirigé vers le sol pour mimer un respect aux divinités.

______Etonnement, leur tour vint bien vite et s’en suivit de leur arrivée une présentation à l’un des moines du temple qui accueillait les désireux d’éprouver leur foi. Aditya se présenta à lui d’une voix posée, expliquant qu’il ‘était qu’un vieil homme craignant d’avoir perdu son chemin spirituel dans une vaine tentative de transmettre cette voie à son fils – que représentait Sabaru. En faisant ainsi appel à l’aide du moine, il savait par avance que ce dernier allait les mener dans une chambre close, à l’abris des oreilles indiscrètes qui pourraient empoisonner la conversion du jeune homme. En somme, l’endroit parfait pour y mener une discussion sensible qui craignait ce genre d’intrusions.

______Et il avait eu raison. Quelques minutes plus tard, tous trois eurent rejoins la zone nord du temple, dans une pièce dédiée à la méditation, inutilisée en dehors des heures imposées par l’ordre. Un bruit métallique attira l’attention du blond : en effet, un trousseau de clef trônait sur la hanche de leur vis-à-vis, soulignant son rôle de gardien des lieux alors qu’ils pénétraient dans la salle. Aditya avisa un regard entendu avec Sabaru ; tous deux s’assirent autour de la table basse présente au centre de la pièce avant d’entamer le travail au corps du moine. Ils avaient visiblement touché le gros lot.

____________« Sommes-nous seuls ?
____________— Si vous craignez que nous soyons dérangez, tranquillisez-vous. La retraite spirituelle de votre fils ne sera point coupée ni écoutée. »


______Aditya fut rassuré, désormais sûr que rien ni personne ne viendrait les déranger. De plus, de l’extérieur, ils avaient joué leur rôle à merveilles et étant donné l’absence de larges fenêtres dans cette pièce, aucune variable n’était à prendre en compte quant à une possible découverte. Il joignit ses paumes en se penchant vers l’avant, donnant l’impression de saluer le moine par gratitude ; en réalité, il formait un mûdra discret, caché par ses longues manches.

____________« Nous vous remercions pour votre accueil. En vérité… »

______Le blond se perdit dans un discours ayant uniquement pour but de distraire l’attention du bonze, tandis qu’alors qu’il repassait ses mains sous la table principale après s’y être installé, une brindille s’échappait de ses paumes, voilée à la vue de l’intéressé. Cette dernière s’aventura jusqu’à sa hanche, entourant les quelques clefs que le bonze portait avec une discrétion palpable. Aditya se racla sèchement la gorge, feintant une toux alors que le trousseau s’arrachait dans un cliquetis inaudible. Bientôt, sa prise revint vers lui, guidée jusqu’à la main de Sabaru. Aditya posa une main sur l’épaule de son comparse du jour, pour attirer l’attention de leur interlocuteur commun sur lui, et non pas sur le trousseau qui se glissait entre les doigts du déchainé. La brindille s’effrita suite à cela, ne laissant aucune trace.

____________« …Et puis mon fils a toujours été ma plus grande fierté. », il se remit à tousser volontairement. Ses mains rejoignirent de nouveau ses genoux sous la table, donnant l’impression qu’il prenait appuis sur un genoux alors qu’il liait de nouveau ses mains en un signe incantatoire.

____________« Voudrais-tu aller chercher un peu d’eau à ton vieux père ? »

____________Son attention redressée vers Sabaru, il tint à peu près ces propos à voix haute, tandis que d’autres résonnaient directement dans l’esprit du jeune homme. Profite de l’occasion pour fouiller les alentours, peut-être que tu trouveras quelque chose d’intéressant. Et maintenant que tu as pu observer le moine, tu pourras en revêtir l’apparence. Je tâcherai de le tenir occupé ici même. Son regard sans appel ne laissait aucun doute quant à l'auteur de ces précisions mentales : Sabaru devait profiter de l'occasion pour arpenter les murs du temple de l'Ouest.





_________________

_


Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5306-aditya-terminee https://www.ascentofshinobi.com/t6379-aditya-memoires-d-un-ascese
Nō Sabaru
Nō Sabaru

Offrandes saccagée — ft. Nō Sabaru Empty
Dim 17 Fév 2019 - 17:07
Offrandes saccagées
ft. Aditya

Ainsi, le duo avait adopté le scénario du père voulant inculquer à son fils la spiritualité et la religion. Ironiquement, il se retrouvait dans la peau du jeune égaré, lui qui était probablement la brebis la plus éloignée des dogmes religieux de la Brume.

Le duo chemina donc paisiblement vers le temple de l'Ouest, au Sud du port Naragasa, et au Nord de la porte Ouest. Autant dire que son emplacement idéal, sur l'axe le plus rapide reliant l'infrastructure portuaire à la sortie de Kiri, lui avait rapidement assuré un certain essor. Cela expliquait donc le fait qu'ils ne désirent pas abîmer leur image en arborant des ornements endommagés, et le fait qu'ils puissent se permettre de payer les délinquants.

Le déchaîné se laissa transporter par le jeune moine qui incarnait alors son père fictif, se contentant de répondre lorsqu'on lui parlant en se fondant dans son personnage de jeune homme perdu et désireux de trouver la lumière. Il manqua de rire, quelques fois, tant il se trouvait ridicule. Une bonne quinte de toux suffisait généralement à dissimuler ces quelques écarts. Une fois habitué, il retrouva son sérieux, son professionnalisme lui interdisant de faire voler leur couverture comme un amateur. Il se contenterait d'en rire le soir même en rentrant chez lui, lorsqu'il le raconterait à sa mère.

Le blond subtilisa donc habilement au moine venu les accueillir un trousseau de clés, avant de le confier au roi sans couronne. Perturbé par cet acte qui devait violer une bonne centaine de dogmes culturels et de voeux moniaux, l'homme ne se leva pas tout de suite. Son message, diffusé directement dans sa tête, le tira cependant de sa torpeur. Un sourire aimable étira ses traits, alors qu'il s'excusait de devoir quitter la pièce auprès du moine, pour aller « chercher de l'eau à son père ».

Un idiot aurait probablement été fouiner directement, en se transformant, se croyant discret. Le plan était tout autre, pour Sabaru. Il héla donc un moine qui passait, pour s'assurer une couverture optimale.

« Mon frère ! J'aimerais aller chercher un peu d'eau pour mon vieux père, pourriez-vous me guider ?
Avec plaisir, jeune homme. »

Ainsi, il emboîta le pas au moine qu'il venait de se mettre dans la poche. En se servant de son aide, il venait de se créer un premier alibi, au cas où il éveillerait un quelconque soupçon. C'était son témoin direct.

Le duo déambula quelques instants au sein du temple, jusqu'à un puits en arrière cour qui servait à abreuver les moines. Aimablement, le bonze offrit de remonter le seau pour Sabaru, qui déclina l'offre avec respect. Lorsque l'homme repartit, il s'attela à la tâche sans rechigner. Pendant qu'il oeuvrait, il observait les alentours, tendait l'oreille. Il était seul, mais peut-être observé. À l'une des fenêtres, un ascète l'observait d'ailleurs, par curiosité ou pour le surveiller. Malheureusement pour lui, il avait affaire à un shinobi, alerte et consciencieux. Le seau remonté, il versa un peu de son contenu dans une cruche disposée à même le sol près du puits de pierre, puis s'engouffra dans le bâtiment.

Tout se passa très vite. Il signa en laissant tomber la cruche, faisant apparaître un clone de lui qui rattrapa le contenant au vol. Le clone arborait son apparence de jeune homme, il fut renvoyé auprès du blond et de l'autre moine pour jouer le rôle du fils désemparé. L'original, lui, signa à nouveau pour prendre l'apparence du moine isolé et supposé leur montrer le bon chemin religieux. Tout était une question de subtilité, à présent. Faisant appel à ses bases de shinobi, Sabaru se faufila dans les couloirs jusqu'à rejoindre l'aile où se trouvait le véritable bonze. S'il était réapparu au beau milieu du bâtiment, un observateur qui l'avait vu guider les deux visiteurs aurait pu se poser des questions. Ainsi démarra donc l'investigation.

Le déchaîné s'efforça d'adopter la démarche de l'homme dont il revêtait l'apparence présentement, de ce qu'il avait pu voir de lui lors du trajet au sein du temple. Le bâtiment étant assez petit, il croisa de nombreux moines lors de sa route, les saluant succinctement afin de ne pas trop s'impliquer. Il les observa toutefois précautionneusement, afin de déterminer indirectement le statut de l'homme qu'il imitait. Les révérences semblèrent indiquer qu'il était assez important.

Ce fait le rassura donc, le libérant et lui ouvrant d'autres possibilités. Il avança lentement mais sûrement, observant les fluctuations des moines pour déterminer où se trouvait ce qu'il cherchait.

Depuis le début de leur quête, Sabaru traquait les traces de fuites des criminels. Il les notait, sur son schéma, autour des trois temples. Il en avait choisi trois pour pouvoir recouper proprement les trajectoires, et déterminer un rayon où chercher les bandits. Selon les précédentes vagues, et leur fréquence, ils remettraient le couvert le soir-même. S'il se trouvait dans ce périmètre, au moment où ils se dirigeraient vers le temple Seidou, il pourrait les intercepter et voir d'où ils venaient.

Cependant, le temple de l'Ouest était exempt de représailles depuis assez longtemps pour qu'aucune casse ne soit visible. Les traces du passage des criminels de basse extraction devaient donc avoir disparues. Il lui fallait quelque chose, une instruction, une note ou un ordre à l'adresse du reste du personnel, qui expliquait comment ils payaient les hommes. Il était certain qu'ils ne laisseraient pas des impies fouler le sol du temple, quitte à les payer. Ils devaient donc avoir une cache secrète, qu'ils utilisaient pour payer les hommes sans les faire entrer et sans se rendre chez eux, puisqu'ils ne communiquaient pas la position de leur planque — comme l'avaient dit les moines de l'Est.

L'endroit propice était donc l'endroit où étaient entreposées les richesses. Leur payement se ferait logiquement le soir-même, donc quelqu'un devrait acheminer la somme due. Une instruction devait figurer quelque part, indiquant l'endroit et la somme exacte. Dans cette optique, Sabaru le moine déambula quelques longues minutes en entrouvrant les portes lorsqu'il était certain d'être à l'abri des regards, dans l'aile la plus déserte du petit temple. Il ne lui fallut donc pas longtemps pour tomber sur une pièce, vide, où quelques malles et importantes offrandes figuraient, protégée par une serrure dont il vint à bout grâce au trousseau volé par le blond.

Refermant derrière lui, le déchaîné se prépara à fouiller l'endroit de fond en comble. La pièce, sans fenêtres — logique, vu ce qu'elle abritait — n'était éclairée que par une seule bougie, déposée sur un morceau de parchemin. S'approchant pour le lire, il comprit que c'était ce qu'il cherchait. À côté, un baluchon fermé devait contenir la rançon demandée.

La note faisait mention du payement, et d'un plan à l'arrière. Au verso, de fait, un croquis du temple était dessiné et indiquait d'une croix un emplacement en plein Nord. Le tout serait donc disposé dans une malle en bois, dissimulée derrière la haie qui longeait le mur de pierres du temple.

Mais ce détail était insignifiant. Il savait ce qu'il avait à faire, maintenant. Il dégaina son crayon, dessina sur son calepin une derrière fois, puis traça sur le papier de longues lignes partant des trois temples. Les quelques traits formèrent un quadrillage autour du quartier longeant le port Naragasa. Il le savait, depuis le temple de l'Est. L'investigation du troisième sol religieux n'avait fait qu'affiner la zone de recherches.

Il ajouta de plus sur la note des moines un petit mot, avant de planter un senbon dans le parchemin pour le fixer à la table.

Plus besoin de payer. La Brume s'occupe de faire disparaître ces nuisibles.

En sortant, il referma la porte, puis s'avança jusqu'à la pièce où le blond et son clone attendaient. En plein couloir, il reprit son apparence normale, puis ouvrit la porte.

« Oh ! Excusez-moi de vous avoir dérangés, je venais faire une offrande et je me suis perdu. »

Feignant le fait de s'être trompé, il repartit, laissant le trousseau sur la serrure en s'éclipsant. Le message devait être passé pour son acolyte, la balade était terminée.

***

Après quelques minutes d'attente, le genin vit revenir son coéquipier d'enquête, ainsi que son clone qui s'évanouit en quelques menues étincelles après avoir passé complètement la porte. Sans perdre de temps, il montra ses notes au blond. Une zone carrée encadrait un quartier marchand aux abords du port Naragasa.

« Nous allons nous poster là-bas, maintenant. Ils se trouvent assurément dans ce périmètre. Je te demanderai d'assurer le côté Nord, puisque tu connais probablement les routes menant à Seidou ; ils vont y aller ce soir. Je m'occuperai du reste. Tu devras les écraser, pour les punir ; rien de difficile, il s'agit de malfrats probablement sans chakra. Je m'occuperai de trouver leur planque et d'y envoyer le Kenpei, pendant ce temps. Si tu es d'accord, mettons nous en route, ils devraient sortir une fois la nuit tombée et cela ne devrait plus tarder. »

Le plan était limpide. Arrêter les hommes alors qu'ils vont collecter à Seidou, retracer leurs pas pour retrouver leur planque et appeler la police, pour qu'ils se chargent du reste et qu'ils restituent les biens volés.

Technique utilisée:
 



_________________
能ある鷹は爪を隠す · Nō aru taka wa tsume wo kakusu
« Le faucon avisé sait cacher ses serres. »

Merci à Yume pour l'avatar
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t4959-no-sabaru-i-think-therefore-you-are https://www.ascentofshinobi.com/t5162-equipe-05-oushi-kuroi https://www.ascentofshinobi.com/t5018-no-sabaru-suivi-rp-relations
Aditya
Aditya

Offrandes saccagée — ft. Nō Sabaru Empty
Mer 20 Fév 2019 - 14:34
______Aditya n’avait pas été étranger à la substitution de Sabaru avec son clone, vu l’état amorphe que ce dernier avait retranscrit une fois qu’il fut « retourné » auprès de lui. Il avait réussi à tenir la jambe du bonze pendant plusieurs dizaines minutes, suffisamment pour que son comparse puisse faire bon usage de ce temps. Ils avaient eu de la chance, beaucoup de chance, de tomber sur un haut dignitaire tel que lui, un gardien des clefs et des lieux. Mais quelque chose lui disait que cette chance ne serait que de courte durée s’ils ne tâchaient pas de l’entretenir de prudence. Alors une fois que leur entrevue factice fut terminée et le moine éconduit dans une direction tierce, il tâcha de donner le change en rejoignant une alcôve à l’abri des regards – il s’agissait de celle qu’avait utilisé Sabaru pour faire l’échange avec son clone, sans qu’il n’en eût conscience. Et ce fut avec étonnement qu’il remarqua la disparition de l’alter ego en une discrète myriade de crépitements électriques. Ainsi, le clone n’était pas uniquement constitué d’ombres, mais également mêlé à son affinité. Il rangea cette information dans un coin de son esprit alors que la silhouette de son partenaire d’enquête se dessinait à l’autre bout de la presque-galerie dans laquelle il se trouvait. Une fois qu’il l’eut rejoint – toujours en s’assurant une pleine discrétion – il le salua avec une remarque avant de recevoir les informations précieuses dont le déchaîné s’était accaparé ;

____________« Intéressante comme technique. »

______Il laissa un sourire carnassier naître sur ses lèvres lorsque Sabaru eut fini d’expliquer le plan. Il lui faudrait donc corriger comme il se doit ces brigands ; qu’il en soit ainsi. Il serait sûrement le dernier à rechigner à la tâche.


[…]


______Lorsque les deux hommes eurent rejoins le temple Seidou, le manteau de la nuit s’était déjà déposé sur le village, remplaçant les lueurs chaleureuses du soleil à son déclin. Couverts par les ombres nocturnes, ils n’eurent aucun mal à se faufiler au-travers de l’entrée principale, où le torii sempiternel trônait en maître des lieux. Aucune présence profane n’avait encore souillé ces lieux ; les bandits n’étaient pas encore là. Sans sortir des bordures de l’ombre que projetaient les pins entourant le temple, Aditya intima un chemin sûr à son comparse, d’où il pourrait percevoir leurs traces de pas sans encombre. Echangeant un regard entendu, les genins se séparèrent finalement, prêts à mettre le plan du déchainé à exécution.

______Aditya resta un long moment à l’entrée du temple, dissimulé sous le porche, les bras croisés dans une attente silencieuse. Contrairement à ce que l’on aurait pu penser dans une telle situation, le blond demeurait d’un calme olympien, ses pensées n’étant empoisonnée par aucune appréhension, ni peur. Seule une douce accalmie résonnait dans ses pensées et ce jusqu’au moment où trois silhouettes apparurent au-delà des limites imposées par le torii : les bandits étaient là. Il jeta un regard à la position qu’était censée occuper Sabaru, adressant un bref signe de tête pour l’avertir d’une présence qu’il devait d’ores et déjà avoir remarqué ; il pouvait y aller. Quant au blond, il patienta jusqu’à ce que les silhouettes des gredins ne soient devant lui, prêts à briser de nouvelles poteries. Si vous pensez que cette fois cela va se passer comme ça… Aucun doute qu’ils seraient plus que déçus.

______Lorsque l’un d’entre eux eut la fausse bonne idée de s’approcher du porche pour saccager l’entrée, Aditya l’accueillit de pied ferme avec un coup de paume en pleine glotte. Alertés par une tierce présence après la chute de leur comparse, il ne fallut pas plus de temps aux deux autres brigands pour comprendre qu’un autre téméraire avait décidé de se rebeller ; ils avaient rendu la monnaie de sa pièce au jeune moine de l’Est, celui-ci ne ferait pas exception. Que vous croyez pensa-t-il, alors qu’ils se jetaient sur lui, emplis d’orgueil.

______Aditya les reçut avec la même ferveur de plus tôt, à la simple différence qu’il convoqua cette fois-ci le concours de son chakra, le modelant selon sa volonté afin qu’une fois que ses poings eurent heurtés avec violence le corps de ses vis-à-vis, il ne leur laisse comme signature que des pieux de bois, plantés de manière éparse dans leurs membres.

______Le blond essuya la goute de sueur qui s’échouait sur les bords de sa mâchoire, prenant le temps de reprendre quelques bouffées d’air. Les gémissements de douleur des deux bandits à ses pieds lui arrachèrent un sourire satisfait ; ou du moins, avant qu’un détail ne frappe son esprit. Il y avait eu trois silhouettes, à leur arrivée au temple. Un regard alerte vers l’entrée du torii confirma ses doutes. L’un d’entre eux tentait de s’échapper. Sans perdre de temps – et comprenant que si d’aventure il le laissait faire, cela impactera le travail de Sabaru – il joignit ses paumes sous le signe du serpent. Comme invoquée depuis la terre, une ronce se recourba devant le fuyard, le faisant lourdement trébucher sur le sol.

______Quelques minutes plus tard, tous trois étaient fermement attachés à un pilier de pierre. Aditya, lui, veillait sur la solidité de leurs liens en attendant que la Kenpei ne parvienne à rejoindre le temple Seidou. Il avait foi en son comparse, si bien qu’à l’image de son comportement de plus tôt, aucune inquiétude ne déformait les traits de son visage.

Techniques utilisées:
 


_________________

_


Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5306-aditya-terminee https://www.ascentofshinobi.com/t6379-aditya-memoires-d-un-ascese
Nō Sabaru
Nō Sabaru

Offrandes saccagée — ft. Nō Sabaru Empty
Mer 20 Fév 2019 - 19:00
Offrandes saccagées
ft. Aditya

Embusqué à quelques dizaines de mètres du temple Seidou, sur un toit, le déchaîné fut le premier à voir venir le trio de malfrats. D'abord étonné de leur faible nombre, il se ravisa rapidement. Se déplacer en grands groupes éveillerait trop de soupçons sur leur passage, que ce soit lors de l'aller comme lors du retour. Fuir à dix foutrait un bordel monstrueux, là où trois hommes pouvaient se séparer sans éveiller trop de soupçons.

Son boulot n'étant pas de les arrêter, il démarra immédiatement, après avoir perçu un signe de tête d'Aditya qui attendait sur le terrain de l'édifice religieux. Il avait aussi été étonné qu'il accepte sa tâche avec tant d'entrain, sans rechigner à propos de voeux de non-violence absurdes. Il était définitivement au-dessus du lot. Un religieux qui savait se servir de ses poings quand il le fallait méritait bien quelques éloges, son esprit ayant su rester imperméable aux endoctrinements d'imbéciles heureux de ses confrères, abrutis par les rêves de paix.

Sur la route des airs, de toit en toit, il s'engouffra dans le périmètre défini par les notes prises auparavant. Un quartier entier, de cinq pâtés de maisons, composait le terrain de chasse élargi qu'il s'était dressé sur papier. En s'y engouffrant, il suivit le chemin du trio envoyé à Seidou. Si l'indice pouvait sembler maigre, il y avait autre chose qu'il n'avait pas partagé à Aditya — parce qu'il n'en avait pas besoin — ; il savait où se rendraient la plupart des autres hommes, suite à son analyse des 2 autres temples. En s'approchant ainsi de la périphérie de l'aire virtuelle, au Sud-Est, il distingua ainsi deux autres groupes de deux hommes qui se séparaient à un carrefour, après avoir quitté un bistrot.

Ses deux mains s'élevèrent, depuis son toit, vers chacun des deux groupes d'hommes qui cheminaient dans la nuit noire. Des chaînes jaillirent de ses manches pour aller se saisir rapidement du cou des 4 hommes, les étranglant sans pitié en pleine rue — bien qu'elle fut à peine fréquentée. En choisissant de sortir de nuit pour leurs méfaits, en empruntant des chemins peu fréquentés, ils s'étaient offerts au roi sans couronne. Il relâcha son étreinte dès lors qu'ils cessèrent de bouger, avant de bondir du toit pour se poser au sol. Ses chaînes se rétractèrent spontanément dans ses manches, amenant les 4 corps à lui. Il leur lia les mains entre eux avec du fil d'acier, colla un parchemin explosif sur le torse d'un des malfrats, puis fit apparaître un clone à leurs côtés pour les surveiller.

Maintenant, le bistrot. Il s'introduisit dans l'établissement sans attirer l'attention, comme à son habitude. Sans calculer les autres clients, le déchaîné s'approcha avec détermination du barman, qu'il saisit par le col pour le forcer à s'approcher de lui, par-dessus le comptoir. Ses pieds quittèrent le sol, son visage rougissant se distendit en une expression de douleur, et ses dents serrées étouffèrent un cri de surprise. Il était à point ; place à la dégustation.

« Tu n'as pas intérêt à me mentir. Je viens d'étrangler les quatre gaillards qui pillent les temples, et qui viennent de quitter ton troquet. D'où viennent-ils ? Qui sont-ils ?
— Tu n'as pas le droit de faire usage de vi-... »

L'homme s'interrompit en ressentant le contact froid du métal avec la peau de son cou. Une chaîne s'était échappée de la manche de Sabaru, faisant un petit collier de mailles au tenancier. Ce petit présent suffit à l'empêcher de crier assez fort pour alerter le reste du bar. Si certains se levèrent pour intervenir, le gros barman leur intima de se rasseoir d'un geste de la main. À table.

« Ce sont de petits délinquants du quartier, des garçons défavorisés qui ne se rendent pas service en obéissant à un petit bandit de grand chemin qui leur vend du rêve en échange de leurs butins aux temples. Lâche-moi, maintenant !
Où se cachent-ils ?
— Je ne... ce n'est pas...
Je ne t'ai pas demandé ton avis. »

La résignation s'imprima sur le visage du tavernier.

« Ils occupent la cave du poissonnier, accessible par une large trappe derrière l'échoppe. Ils le paient pour ne rien dire, mais il m'a fait confiance... et voilà où j'en suis.
Il n'y aura pas de représailles. Ils vont être emportés par le Kenpei. S'ils ont réellement été manipulés, ils devraient avoir droit à un peu de pitié. »

Un mensonge monté de toutes pièces. Il fallait bien rassurer cet « honnête homme ». Cela dit, un petit sentiment de lassitude s'éprit de Sabaru ; vu la politique actuelle, qu'il jugeait un peu laxiste, il était possible qu'ils aient bel et bien droit à une seconde chance...

Laissant l'homme reprendre son service, il lâcha son col puis quitta le bar. Il n'eut pas à chercher longtemps la fameuse poissonnerie, puisqu'il n'y en avait qu'une dans le périmètre. Il escalada la façade pour se rendre sur le toit, puis se laissa retomber dans l'arrière cour. Son atterrissage, en silence, l'amena juste en face de la trappe dont il était question. Sans attendre, il se laissa tomber à l'intérieur, puis se tapit dans l'ombre pour observer.

Si l'entrée, plongée dans le noir, semblait classique, la pièce illuminée au fond l'était moins. Quelques hommes y siégeaient, entourés de guéridons recouverts d'offrandes en métaux plus ou moins précieux. La vieille cave du poissonnier est visiblement bien garnie.

Sans plus tarder, il ressortit, en refermant la trappe derrière lui. Il passa même une chaîne dans la poignée permettant de l'ouvrir, pour la sceller jusqu'à l'arrivée du Kenpei.

***

La brigade arriva vite, d'ailleurs. Alertée par des riverains de la présence de quatre hommes ligotés en pleine rue, la poignée de policiers dépêchés sur les lieux rencontra le clone du déchaîné qui les renvoya vers le gérant du bistrot, qui lui-même les renvoya vers l'arrière-cour de la poissonnerie. Sur place, le genin leur expliqua la situation, notes à l'appui, puis les fit entrer à la grande surprise des malfrats pris la main dans le sac.

Le criminel qui employait les délinquants faisait d'ailleurs partie des rats piégés dans le sous-sol. Il fut même directement identifié ; il partait et venait du port Naragasa assez souvent, en se faisant passer pour un marchand, essayant de blanchir quelques uns de ses butins par la même occasion. Il fut, avec tous ses « associés » délinquants, emporté jusqu'aux geôles du clan Yuki. Une digne fin ; parce qu'être interné là-bas était une fin en soi.


Fin du RP (suite à venir dans un prochain sujet)


Technique utilisée:
 



_________________
能ある鷹は爪を隠す · Nō aru taka wa tsume wo kakusu
« Le faucon avisé sait cacher ses serres. »

Merci à Yume pour l'avatar
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t4959-no-sabaru-i-think-therefore-you-are https://www.ascentofshinobi.com/t5162-equipe-05-oushi-kuroi https://www.ascentofshinobi.com/t5018-no-sabaru-suivi-rp-relations

Offrandes saccagée — ft. Nō Sabaru

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de l'Eau :: Kiri, village caché de la Brume
Sauter vers: