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Étreinte forcée en un jour de repos. - FT Shizuka

Shimazu Aomine
Shimazu Aomine

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Jeu 31 Jan 2019 - 1:15
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Toi et moi c'est pour la vie. C'est ce qu'on s'était dit avec bien du saké dans le sang, alors que nos origines et nos espoirs étaient bien différents. On s'était dit pour la vie, car on s'entraînait en sachant que la mort serait notre seule récompense. Quand on est jeune, on dit bien des bêtises et ces mêmes bêtises nous les avions oubliés avec les années, tu avais tracée ta route de ton côté alors que je faisais pareil tout compte fait. Et si parfois il nous arrivait d'échanger quelques regards ou coups bien placés en vue de permettre à notre potentiel d'arriver à maturité, nous n'avions jamais repris le temps de parler, de rire de choses stupides et naïves. Je m'étais fait à cette idée mais je n'en oubliais pas moins l'amie que tu avais pu être lorsque je me retrouvais affublé des pires mensonges liées à mon nom.

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Il tournait la tête à sa gauche, lui fit un sourire. Un sourire tout simplement idiot, le plus idiot du monde. Pourtant ce n'était pas son genre et elle devait le savoir, mais la réaction se prêtait à ce que ses traits s'étirent sur son visage. L’épéiste sanglant ne parlait pas, mais en fait elle ne parlait pas non plus, deux muets se regardaient sans que l'on sache vraiment pourquoi. Sans doute n'avaient-ils rien à se dire, pire encore, l'un des deux avait peut-être enterré leur amitié passée pour ne plus se soucier que de choses réelles, pratiques, qui visent des intérêts précis, personnels ou bien engageant la responsabilité du village. Si ce n'était pas le cas d'Ao, il n'en savait rien pour sa voisine.

Brisant le silence après bien une heure sans le moindre mot, un souffle fébrile s'échappa d'entre les lèvres du Shimazu qui se devait d'avoir un peu plus de courage que ça. Ce dimanche pouvait bien leur permettre de renouer quelques liens effacés, ils avaient passé la matinée à se foutre de la tronche des vieilles au niveau du quartier des marchands, on aurait dit deux gosses tiens.. mais dans le corps d'un jeune homme et d'une jeune femme qu'ils étaient devenus. Pour une fois il avait aussi pu percevoir chez elle un des sourires qu'elle cachait soigneusement, question, qui sait, d'image, de principe. Sauver la tapisserie même si les murs derrière étaient entrain de s'effondrer, c'était chose commune chez ceux qui pouvaient partager une philosophie proche des enseignements des samouraïs.


« .. On s'était dit c'est pour la vie mais je ne pensais pas qu'on en arriverait aux mains, quoi.. hein. Comme si j'avais pu prévoir le coup. Je viens à peine de débarquer à la Kenpei, on était censé m'expliquer .. ! »


Parce que ces idiots dans leur temps libre du dimanche, à flâner et se balader aux alentours du port, s'étaient mis en tête de s'intéresser de plus prés à la nouvelle affectation d'Aomine. C'était une réjouissance à ne pas manquer, un grand jour même pour le Chûnin qui pour la première fois de sa vie se retrouvait propulsé à une place qu'il avait tant espéré rejoindre depuis la création de la Brigade. En revanche ce dont ils auraient pu faire attention avant de commettre la bourde du siècle, c'était de tester avant, le matériel mis à disposition des soldats et des Capitaines de cette unité très réduite en ce jour de repos.

Quelle idée aussi, il avait voulu lui montrer la confiance qu'on venait de lui accorder, comme il était probable qu'il essayait de l'impressionner, c'était l'âge, elle n'était pas déplaisante à regarder, tous les moyens n'étaient pas mauvais pour attirer son regard. Cependant n'importe qui d'assez chevronné les aurait mis en garde de ne pas s'attacher avec le tout nouveau prototype de menottes ultras solides marquées d'un sceau que seuls les maîtres du Fuinjutsu pouvaient déjouer. Car oui, si ça faisait une heure qu'ils étaient assis sur une marche en pierre juste devant le siège de la main de la justice, c'est bien parce qu'ils étaient menottés l'un à l'autre sans aucune solution pour se défaire de cette étreinte forcée, liés à jamais, pour l'éternité, pour le meilleur et pour le pire.


« .. Je crois que j'ai envie de pisser.. »
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Nagamasa Shizuka
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Jeu 31 Jan 2019 - 9:17
Etreinte forcée en un jour de repos


- « Toi alors ! »

Shizuka éclata de rire ! C’était sorti avec une telle franchise déconcertante qu’elle ne put faire que ça : En rire. Et bon Dieu que ça lui faisait du bien ! Elle revivait. Depuis qu’elle était sortie de l’hôpital général et qu’elle s’était fixée de nouveaux objectifs de vie, elle renaissait de ses cendres, tel un phénix. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Aomine contribuait grandement à son épanouissement et à son envol. Non, il n’y avait pas que l’entrainement et le bushido dans la vie. Elle le savait. Elle en était consciente. Et si elle refusait dans le temps de trop ouvrir son cœur à autrui, bien trop illuminé par la présence constante de Shigure à ses côtés, Aomine avait toujours été une exception. Ils étaient certes fondamentalement différents dans leur approche de la vie en général, mais c’était ces différences qui faisaient d’eux une paire complémentaire tout simplement. Il lui arrivait parfois de rouspéter et de lui reprocher ses positions parfois extrémistes, mais la Nagamasa aimait beaucoup le jeune homme auquel elle était présentement « liée ». Dans son esprit, rien ou presque ne saurait briser le lien spécial qui les unissait. Qui plus est, maintenant que son cousin n’était plus, elle n’avait plus que lui comme proche intime, si l’on excluait bien évidemment le couple de civils kirijins qui l’embauchait comme serveuse dans leur restaurant-bar.

- « Tu changeras jamais, vraiment… »

Peu incommodée par son besoin, la jeune femme leva un doigt vers le visage du beau jeune homme et s’amusa à tapoter son nez. La proximité physique avec lui n’était décidément pas un problème et elle serait sans doute la dernière à lui en vouloir s’il s’hasardait à promener ses mains sur ses formes. Oh, elle n’était pas une femme facile, encore moins une pute de bas-étage, mais elle était extrêmement permissive avec lui. Déjà parce qu’elle le considérait, fut un temps, comme son charmant petit frère et ensuite parce qu’elle se permettait dorénavant de se laisser une chance avec des personnes qui pourraient en valoir la peine. Ao’ en faisait partie, incontestablement. Il était beau, charmant (tout du moins avec elle), la connaissait bien, ne la jugeait jamais au niveau de ses tenues provocantes (qui lui permettaient de bouger comme elle voulait, question de pratique et véritable raison de ses choix osés) et prenait soin d’elle. Du reste, la situation actuelle découlait du fait qu’il voulait lui en mettre plein les mirettes, ce qu’elle trouvait assez mignon et rigolo à la fois. Oui, elle n’était clairement pas dupe et sentait parfois ses œillades bien appuyées sur ses formes. Gênée ? Pas du tout. Mais si romance il devait y avoir, ce serait pas à pas. Ouverte à ses avances ? Oui, clairement. Mais femme facile, non pas du tout. Loin de là même…

Quoiqu’il aurait plus de facilités que les autres. Que Yami par exemple.

Cette brute ne pensait qu’à tirer sa crampe de toute façon ! Les hommes, j’vous jure…

- « Mais s’il faut que tu te soulages, soit… »

Sa voix fut langoureuse, presque séductrice même. La Nagamasa s’autorisa le sourire charmeur qui allait avec. Oui, cette Shizuka était différente de l’ancienne qui était plus réservée. La faute à un coma venu de nulle part à la suite d’un entrainement pourtant basique. La faute aussi à l’absence de Shigure qui l’avait laissé derrière. Mort ou pas, son état et un probable retour ne changeraient rien. Elle avait fait une croix sur lui, pour de bon. Il était de toute façon temps qu’elle vive pour elle, pour ses principes, même si elle était attachée à Kiri et qu’elle avait décidé de servir ce village corps et âme. Mais là n’était pas le propos. Le plus important, c’est qu’elle s’était délicieusement lovée contre l’homme à ses côtés, pressant son voluptueux buste contre son bras le plus proche, avant de se permettre de poser sa tête contre l’une de ses fortes épaules. Son « cadet » de trois ans était devenu un homme, un vrai. Même s’il lui manquait encore quelques compétences et savoir-faire en matière de galanterie et de drague. « Tant que tu en mets pas partout, où est le problème ? » Elle prenait également plaisir à le titiller et le même doigt qui avait tapoté son nez vint parcourir avec malice les contours de sa mâchoire. Elle se sentait maintenant d’humeur taquine, maintenant qu’il avait débloqué la situation avec sa vérité digne d’une bonne blague !

Pisser qu’il disait !

- « De toute façon, je t’ai déjà vu nu hein ! Ou alors, t’as quelque chose à cacher ? Mh ? Tu as peur que ta grande-sœur de cœur ne se foute de toi parce que tu en as une toute petite ? »
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