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Still water [Hyôsa Ichiryû]

Date Junko
Date Junko

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Dim 3 Fév 2019 - 20:25
Zô n'avait jamais contemplé la mer. Exercice romantique par excellence, il n'avait jamais eu l'occasion de s'y adonner. Pourtant, combien de fois n'avait-il pas lu, dans les trop nombreux ouvrages de la bibliothèque de son père, des descriptions de cette infinitude ? Il avait eu droit à tous les points de vue, toutes les impressions: de la plus enthousiaste à la plus désillusionnée, de la plus lyrique à la plus sobre. Mais, devant toutes ces peintures de l'océan, il n'avait jamais pu se faire une idée précise de l'objet en lui-même. Finalement, au travers de toutes ces lignes, il avait fini par être lui-même lassé par l'idée seule de mer, et ne pouvait plus s'imaginer qu'une sorte d'immense flaque, qui n'avait somme toute rien de très impressionnant.

A présent, il se tenait sur les bords du port, seul, assis sur un quai, les jambes pendant dans le vide. Et il observait la mer. Il l'avait déjà vue, mais jamais regardée avec attention. Il l'avait vue lors de son trajet d'arrivée vers Kiri, quand il avait traversé le bras de mer qui séparait l'archipel du continent. Mais alors, il était trop préoccupé par ce qu'il laissait derrière lui et ce qui l'attendait, là-bas, pour vraiment se soucier du paysage. Il se souvenait à peine d'avoir eu le visage fouetté par les embruns, pendant que son transporteur bravait une petite tempête. Mais c'était tout. De toute façon, la vue était trop encombrée par la brume pour qu'il ait pu y voir quoi que ce soit distinctement.

Les livres ne rendaient sans doute pas justice à la réalité des choses. Zô n'avait jamais lu que des descriptions de la mer, qui se complaisaient à peindre le tableau le plus réaliste et le plus beau possible de ce qui, au final, finissait par ne ressembler dans l'esprit du jeune homme qu'à une vaste étendue d'ennui. Mais, assis sur les quais du village, il découvrait tout autre chose. Pas une immobilité liquide, mais un mouvement permanent, une infinité de sérénité. Pas un calme plat de mort, mais le flux et le reflux de la vie dans sa plus tendre essence. Pas un miroir d'un bleu constant, mais une myriade de chatoiements multicolores. Zô pensa qu'il aurait pu rester des heures à contempler les vagues, leur fracas. Si ce n'était pas la mer, c'était en tout cas la plus grande étendue d'eau qu'il ait jamais vue. Et il s'en émerveillait.

Il se demandait pourquoi il n'était pas venu là avant. Depuis les semaines où il était arrivé à Kiri, il n'avait jamais posé les pieds sur le port. Pourtant, il découvrait alors qu'il aurait pu y trouver un réconfort, une quiétude d'esprit qui lui était précieux. Dans tous les questionnements qui le remuaient, il aurait trouvé là l'environnement propice à des réponses. Avait-il raison de couver ses projets ? Etait-ce bon de projet de telles choses ? Voilà quelques temps qu'il y pensait, et que ces pensées le tracassaient. Car ce dessein était de ceux qui vous rongent, parce qu'ils sont si ambitieux mais en même temps si proches des limites de l'humanité ...

Lors de sa première visite à l'hôpital, Zô avait découvert la mort, les maladies, tous les stigmates de la guerre. Et il en avait été dégoûté. La fragilité de la condition humaine lui était alors apparue, plus claire que jamais. Les hommes étaient des créatures éphémères, soumises aux lois du temps et de la vie. Et ils devenaient faibles et stupides, avec le temps. Il en avait eu un assez bon exemple avec son père, avec toute sa lignée, prisonnière d'une sénilité presque génétique. Il n'avait aucune intention de finir ainsi. Il ne le voulait pas. Il en avait peur ...

La solution à cette destinée inévitable lui était apparue évidente, à la réflexion. Pour lui qui manipulait des pantins de combat, c'était une évidence. Et pourtant, il ne pouvait se résoudre encore à mettre à exécution ses plans. La marche de l'humanité lui restait à franchir. Et il hésitait.

Il en était là, le regard perdu dans l'eau. Comme attendant qu'on lui apporte la réponse à tous ses questionnements.
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Hyôsa Ichiryû
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Mar 5 Fév 2019 - 17:13
Quoi de mieux que de se prélasser face à la lueur astrale de notre cher et tendre soleil bien aimer ? Malheureusement, les pas d’Ichiryû venaient battre le pavé de Nagarasa pour une toute autre raison. La rectitude qu’engageait le fait de devenir un disciple de la Voie, du Bushido, ne permettait rien d’autre que d’accaparer pleinement son temps à cette dernière. Ainsi chaque jours que les Kami faisaient n’étaient ni plus ni moins qu’un pas de plus dans cet océan de brouillard que revêtait l’apprentissage ancestral des arcanes samouraïs.

Ce jour là, comme vous l’aurez sans doute déjà deviné n’échappait pas à la règle. La séance quotidienne de méditation n’allait pas tarder à débuté, cette routine qu’il avait su forge à travers le temps le suivait désormais depuis sa tendre enfance. C’était avec une certaine surprise que notre samouraï en devenir découvrit un homme déjà présent à sa place. Ce n’était pas la première fois qu’il allait faire une rencontre alors que la méditation le guettait du coin de l’oeil, Aburame Ren, Zeref, Shaka, Aditya est bien d’autres encore. Tant de rencontres dans des circonstance similaires. Complètement ouvert et d’un respect rare en ce monde où le vice semblait prendre le dessus sur les bonnes manières, ce fut notre assimilateur qui prit les devants. Faire connaissance n’était jamais quelque chose de dérangeant pour lui, bien au contraire, c’était même un acte important pour lui que de s’ouvrir aux autres et donc par extension à leurs cultures et façon de pensé bien différentes.

— Hyôsa Ichiryû. Permettez vous que je m’installe près de vous ?

Son corps viendra délicatement s’installer suite à la présumée réponse positive de son confrère. Le Candide ne refusait jamais de découvrir une nouvelle âme se faisant porter par le destin de la Brume.

— Vous venez souvent ici ? Simple hobbies voir passe temps ou plutôt une forme de méditation personnelle afin de se ressourcer en se laissant porter par l’osmose naturelle que nous offre ce monde ?

À ses mots, notre assimilateur lui tendit deux brochette encore fumante qu’il avait acheté il y a quelque secondes avant de s’installer sur l’embarcadère.
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