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Une Histoire de Flèches — [YUKI KAELIA]

Yuki N. Hana
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Lun 25 Fév 2019 - 23:51

ボウ・UNE HISTOIRE DE FLÈCHES


L’air maritime remplissait mes poumons et c’était à chaque inspiration un véritable plaisir. Le pays de l’Eau avait de nombreux défaut, mais sa qualité d’air était son plus grand atout. De toutes les nations que j’aie pu parcourir depuis maintenant trois ans, l’air marin était mon préféré de tous. C’était donc avec beaucoup d’entrain que je parcourais les travers du Port de Naragasa à la recherche perpétuelle de matières premières de bonnes qualités. L’un des défauts, si ce n’était le défaut majeur que je rencontrais sur ces terres, c’était bien le manque de qualité. Certes, les mizujines arrivaient à exporter de la matière première du continent, mais cette dernière n’était pas extraordinaire et les prix étaient aussi beaucoup plus élevés. Néanmoins, j’avais trouvé un capitaine de navire qui ramenait ce qui me semblait être du minerai digne de ceux que l’on pouvait trouver à Tetsu no Kuni. Malheureusement, les quantités étaient extrêmement faibles et incertaines, je ne parlais même pas du prix.

Mes pas m’avaient conduit jusqu’à son navire amarré. Comme à mon habitude, j’allais le saluer avec mon plus grand sourire. La politesse était rendue. Ne cherchant pas à tergiverser, je lui demandais s’il avait quelque chose susceptible de m’intéresser, mais je voyais bien à son visage déconvenue qu’il allait me donner une réponse négative. J’avais raison, il n’avait plus rien, quelqu’un lui avait acheté son minerai, un commerçant qui lui en avait donné un très bon prix. La déception se voyait sur ma face, mais je ne pouvais pas en vouloir à l’homme, il était normal qu’il commerce d’abord avec ses concitoyens, après tout je n’étais qu’une étrangère venant d’un pays très reculé et qui tôt au tard partirait pour tenter sa chance dans une nouvelle patrie. Avant de m'en aller, je demandais au capitaine que si jamais il avait une autre cargaison j’étais preneuse, quitte à n’avoir qu’un petit bout de cette dernière si jamais il devait fournir un commerce local en priorité.

Il ne me restait plus qu’à marcher en quête de quelque chose de différent. Peut-être que je pourrais acheter du tissu pour les manches de mes créations ? Un peu de variété et de couleur ne feraient pas de mal aux armes que je créais. Il était vrai que je me contentais beaucoup d’utiliser des fibres noires, rouges ou encore blanches. Mon Maître m’avait appris à ne pas m’éparpiller avec ce genre de futilité qui était digne des forgerons des autres pays, à Tetsu les Maîtres Forgerons allaient droit à l’essentiel en créant des armes tellement splendides qu’il était inutile de les maquiller. Prise par mes pensées je rentrais en collision avec une personne. Je l’avais un peu bousculé pour être honnête, néanmoins le choc m’avait fait un peu mal, car ce n’était pas chair contre chair, mais plutôt chair contre quelque chose d’assez dur qui n’était clairement pas humain. Effectivement ce n’était pas organique puisqu’il s’agissait d’un arc. Il était rare de voir des archères dans ce monde, les armes blanches ayant davantage la préférence des combattants.

« Pardonnez-moi très chère, je n’ai pas été vigilante. Je suis navrée de vous être rentrée dedans de façon aussi cavalière. » J’étais toujours très polie et ce dans n’importe quelle situation. « Vous avez un bien bel objet, c’est du très bonne ouvrage. Il est juste regrettable que vos flèches ne suivent pas cette qualité. » Disais-je d’un ton neutre.

L’œil d’expert n’avait pas besoin de beaucoup de temps pour juger une arme et les accessoires qui l’accompagnaient. Je n’étais peut-être pas une spécialiste dans le domaine de l’archerie, néanmoins je savais reconnaître une flèche de bonne et mauvaise facture. Mon Maître m’avait d’abord entrainé à réaliser des têtes de flèches ainsi que les corps de ces dernières avant de passer sur les sabres qui demandaient encore plus de maîtrise.
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Yuki Kaelia
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Ven 1 Mar 2019 - 2:27

Une histoire de Flèches.

Le port, par une journée de printemps, est toujours le plus bel endroit à visiter de Kiri. Entre les bateaux, les gens, la mer, toutes ces choses permettent de donner un peu plus de vie au village. Certes, beaucoup diraient qu’il ne s’agit que d’une journée comme une autre et que Kiri est un lieu particulièrement actif, mais … Ils regarderaient sûrement cette situation sous un angle différent. Kaelia, qui n’est ninja que depuis peu, traîne dans le village avec un regard plutôt enfantin, à la recherche de « jolis paysages », ou de petites choses qui attirent son regard. Les images sur les livres sont belles, surtout quand ils sont de bonne manufacture, mais elles ne sont plus suffisantes. L’air frais, avec son odeur océanique et la caresse laissée sur la peau, n’ont rien de comparable avec ce qu’on peut ressentir en lisant un livre.


Kaelia déambule au port comme une petite fille, son arc et son carquois sur le dos. Aujourd’hui, il lui faut des flèches. En rajouter dans son petit étui pour être certaine de ne pas en manquer, mais surtout les renouveler, les étudier … Et être certaine de trouver flèche à son arc. Néanmoins, même si la brune manie son arme avec de plus en plus de facilité, il existe encore bien des domaines qui lui sont obscurs. Comment choisir un kunai ? Qu’est-ce qui le rend meilleur qu’un autre ? Quel objet lui servira plus qu’un autre ? Faut-il privilégier des projectiles de petite ou de grande taille ? Beaucoup de questions à laquelle Kaelia ne peut donner aucune réponse. L’avantage, c’est que sa balade va lui permettre de réfléchir et se rendre au marché avec des idées plus claires. Enfin, en théorie.

Guillerette, la Yuki progresse dans le port, jusqu’à … partir. Quelque chose, ou plutôt quelqu’un, la fait voler sur un bon mètre. Plutôt adroite, Kaelia parvient à se maintenir sur ses deux pieds, mais ne comprend pas tellement ce qui lui arrive. En se tournant pour lui faire face, elle peut remarquer qu’il s’agit d’une … Jeune femme ? Une jeune femme ?! La Genin cligne des yeux plusieurs fois. Elle est jolie, mais son visage ne lui dit absolument rien. Une chose est sûre : ces deux demoiselles ne se sont jamais croisées auparavant. Très polie, l’inconnue s’excuse. Elle marque un court silence et embraye directement sur l’arc et les flèches de Kaelia, ce qui lui arrache un sourire. Cette femme est soit une arnaqueuse, soit une connaisseuse. Le temps seul lui dira.

« Ne vous en faîtes pas, ce sont des choses qui arrivent. »

Malheureusement, pour Kaelia, un tel type de rencontre n’est pas inhabituel. Fort heureusement, cette femme n’est pas complètement nue et ne pourchasse pas un petit garçon. Tout va pour le mieux. Elle penche la tête.

« Merci, l’arc est un présent familial. Quant aux flèches … »

La Yuki soupire doucement. Des rougeurs naissent sur ses joues.

« Je dois avouer que je n’y connais pas grand chose. J’essaye de me débrouiller pour les choisir seules, mais entre les flèches qu’on me propose à un prix exorbitant pour de la qualité exécrable et les autres flèches qui sont à un prix moyen pour quelque chose de médiocre … J’avoue que je ne sais plus où me fournir, ni à qui faire confiance. »

Un test ? Pas vraiment. Simplement de la spontanéité. Beaucoup d’honnêteté face à une femme qui a d’abord regardé son arc avant de parler de n’importe quel autre détail. Kaelia fixe la demoiselle avec un joli sourire.

« Je m’appelle Kaelia, une des rares archères que l’on puisse trouver ici, comme vous pourrez rapidement le remarquer. Enchantée de faire votre connaissance ! »

Le bénéfice du doute, toujours le bénéfice du doute. Laisser aux inconnus la possibilité de se vendre, ne pas les rendre coupables tant que rien ne certifie qu’ils le sont. Après tout, cette jeune femme pourrait apprendre à Kaelia bien des choses, si elle s’avère être une véritable connaisseuse … Autant lui laisser sa chance.
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Yuki N. Hana
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Dim 10 Mar 2019 - 22:25
La jeune demoiselle ne m’en voulait pas de lui être rentrée dedans de façon aussi cavalière. Tant mieux, car c’était bien la dernière chose que je souhaitais, déranger quiconque. De plus, elle me remerciait pour le compliment que je lui avais fait sur son arc. Un très bel objet qui lui venait de sa famille, les armes en héritage avait un poids encore plus important. Les sabres que je créais avaient pour vocation d’être transmis aux générations futures comme cet arc qu’elle portait sur son dos. Malheureusement les flèches dans son carquois n’étaient pas assez nobles pour cette splendide œuvre et la demoiselle le reconnaissait. Soit le matériel qu’on lui proposait était trop cher ou bien le prix était raisonnable, mais la qualité n'y était pas.

L’inconnue se présentait, elle répondait au doux prénom de Kaelia et elle se disait être l’une des rares archères que l’on pouvait trouver ici, dans la cité militaire du pays de l’Eau. Je souriais à celle qui m’avait donné son identité, j’allais donc en faire de même et lui dire qui j’étais ainsi que la profession que j’exerçais. Peut-être que je pourrais lui donner quelques conseils pour ses futurs achats de flèches ?

« Je me nomme Ryûboku Asa, je suis un Maître Forgeron de Tetsu no Kuni. Je voyage à travers les différentes nations du continent depuis quelques années afin de montrer mon art et de le commercialisé par la même occasion. » Disais-je à mon interlocutrice.

La jeune archère se plaignait de ne pas savoir où elle pouvait se fournir pour avoir de l’équipement digne de ce nom sans pour autant se faire arnaquer sur la valeur des marchandises à vendre. Il fallait dire que le Port de Naragasa n’avait pas très bonne réputation, avant de venir ici j’avais fait quelques recherches auprès d’habitants du pays de l’Eau et tous étaient unanimes, le port était le repère de voyous en tout genre. Étant donné que j’avais commencé mon apprentissage sur les pointes de flèches, je me sentais suffisamment maitresse de mon sujet pour donner quelques informations.

« Une bonne flèche doit posséder plusieurs caractéristiques, comme une pointe perforante, un fût sans défaut, une encoche qui convienne à votre façon de tirer à l’arc et pour finir un empennage taillé dans des plumes de qualité. Je reconnais que tous ces éléments réunis feront que les prix soient élevés. Pour ma part, je dirais que le plus important pour vous Kaelia est que vos flèches doivent posséder un fût exempt de tout défaut naturel et un empennage fait dans les règles de l’art. Pour ce qui est de la pointe, je pense qu’un artisan extérieur pourrait être la solution qui vous permettrait de faire des économies sans avoir le besoin de vous fournir auprès des vendeurs de flèches. Ces derniers n’étant pas des forgerons, ils sont obligés d’acheter ce composite ailleurs, ce qui fait que les prix augmentent drastiquement. » Disais-je à la demoiselle qui avait les joues légèrement rouge.

L’idéal serait que l’archère apprenne à faire elle-même ses propres flèches, en achetant le bois, les plumes et les pointes auprès de différents commerçants. En agissant de la sorte, elle pourrait faire d’énormes économies, mais surtout elle serait quel produit elle manipule.
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Sam 16 Mar 2019 - 19:02

Une histoire de Flèches.


Quand le rideau se lève et que l’identité de la jeune femme se dévoile, Kaelia comprend très rapidement. Il n’y a qu’une forgeronne pour ainsi percevoir les manques d’un projectile, ou de n’importe quelle arme. Ryûboku Asa. Pas étonnant non plus que la Yuki ne l’ait jamais croisée par ici, si elle vient de Tetsu. Néanmoins, il semblerait que le hasard fasse bien les choses. Mettre sur la route de la Genin une femme capable de parler d’armes sans lui dire n’importe quoi … Sans vouloir l’arnaquer, aussi. Une sorte d’envoyée de la providence, qui est apparue au bon endroit, au bon moment. Kaelia lui sourit, sincèrement contente de l’avoir croisée.

Rapidement, l’étendue des connaissances de la forgeronne est mise en lumière, par une explication très précise, avec les appellations exactes des différents composants d’une flèche. Kaelia l’écoute avec une attention toute particulière, suspendue à ses lèvres comme une élève écouterait un professeur. Ses prunelles noisettes ne souffrent pas de plissement de paupières, jusqu’à la fin des paroles de la jeune femme. Lorsqu’elle finit, la Yuki reprend doucement la parole.

« Oh, vous savez, les prix ne sont pas un problème, si je sais qu’ils sont associés à une grande qualité. Je veux dire, je suis descendante du clan Yuki, un clan connu de tous ici comme étant particulièrement riche. Ceci dit, même si j’ai beaucoup d’argent à ma disposition, j’aime autant ne pas le jeter par la fenêtre. Quitte à utiliser mes ryôs, je préfère les utiliser à bon escient ! »

La richesse ne signifie pas la bêtise, l’achat compulsif … Et puis, les flèches sont supposées être employées pour la bagarre, autant qu’elles soient parfaites. Alors, les acheter à n’importe qui, pour une somme indécente, n’intéresse clairement pas la brune. Un petit détail attire l’attention de la Genin, qui ne peut s’empêcher de rebondir dessus.

« Il est vrai que les habitants de ce village ne sont généralement pas fabricants de flèches … Mais vous, finalement, vous êtes une forgeronne, non ? Savez-vous en faire ? »

L’intérêt croissant de la petite fille pour la femme accomplie. Celle qui voit en elle une sorte de héros sorti de nulle part, venu pour la sortir d’une situation désespérée – bon, peut-être pas tant, mais pas loin. Kaelia réfléchit encore un peu. Asa est une forgeronne itinérante, autrement dit, un jour, elle ne sera plus au village. Elle ne pourra plus fournir Kaelia en flèches et le problème ressurgira. Alors, comment faire ? La Yuki affiche une mine pensive. Un silence pesant s’installe, jusqu’à ce qu’une lumière s’illumine dans un coin de son esprit. Si la manufacture s’en va, il faut la ramener à soi !

« Oh mais ! Si vous savez faire des flèches, peut-être pouvez-vous m’apprendre ? Je serais votre élève de quelques jours … Et je pourrais peut-être faire en sorte de promouvoir votre artisanat, pour vous apporter de nouveaux clients et quelques ryôs supplémentaires ! Qu’en dîtes-vous ? »

Une proposition alléchante autant pour Kaelia que pour Asa, selon le point de vue de la Genin. Son interlocutrice le percevra-t-elle de la même manière ?
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Yuki N. Hana
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Dim 31 Mar 2019 - 11:41
L’avantage des grandes familles, les noms étaient toujours un plus surtout quand il s’agissait de commercer. Si son clan était l’une des familles majeures de la cité militaire, effectivement elle ne devait pas avoir de problèmes financiers. Néanmoins, elle faisait preuve d’intellect en faisant attention à ce qu’elle achète, qui dit beaucoup d’argent dit souvent malhonnêteté et ce village était une véritable jungle où tous les coups étaient permis. La preuve, la mauvaise qualité de ses flèches alors que Kaelia appartenait à un grand clan, un commerçant n’avait pas hésité à lui refourguer du piètre équipement.

« Je sais faire les pointes de flèches, car le processus de création est le même que celui d’un sabre. Après, je dispose d’un don assez particulier à savoir le Mokuton, donc je suis capable de créer des fût d’une qualité hors norme et sans défaut. » Disais-je en toute simplicité.

Cela pouvait être assimilé à de la vantardise, mais j’étais douée dans ce que je faisais. L’apprentissage de mon Maître fut d’une grande richesse, jumelé à mes qualités naturelles, j’étais un Maître Forgeron qui pouvait faire rougir de jalousie mes homologues tetsujine. D’ailleurs, la jeune Yuki ne manquait pas de relever que j’étais une professionnelle puisqu’elle me faisait une proposition qui me laissait sans voix.

Avoir une élève ? Je n’avais jamais réellement pensé à cette éventualité. D’une part, je ne me considérais pas encore assez digne pour transmettre mon savoir que j’avais reçu en main propre de mon Maître. Et de l’autre, je ne restais jamais assez longtemps dans une contrée pour un apprentissage optimal. Peut-être que c’était le moment de rester quelques mois supplémentaires par rapport à mes séjours précédents ? La jeune demoiselle venait de me prendre au dépourvu et cela pouvait se voir sur mon visage si cette dernière était observatrice.

Une partie en moi était tentée par cette aventure inédite et même si je ne me sentais pas encore assez digne d’une telle charge, le fait de transmettre l’art Okazaki était sans doute l’un de plus beau cadeau que je pouvais faire à feu mon Maître. Avant que je ne dise oui à la proposition de la jeune archère, il était de mon devoir de lui expliquer ce en quoi consistait la formation de forgeron même si ce n’était que pour faire des pointes de flèches, c’était avant tout un art. Il y avait des démarches ainsi que des codes à respecter et peut-être que ces derniers ne conviendraient pas à la Yuki.

« L’apprentissage de forgeron est ingrat, on doit se lever tôt et se coucher très tard. De plus, il faut avoir une bonne condition physique, énormément de patience et savoir faire preuve de rigueur. Mais, le plus important il faut aimer créer. » Terminais-je par dire.

Si malgré tout cela, la jeune demoiselle était toujours d’attaque, alors il était fort probable que j’accepte sa proposition des plus alléchante et excitante. Bien évidemment, il restait des questions de logistiques à penser, où allions-nous travailler ? Pouvait-elle prendre en charge les frais des matériaux qu’elle devrait travailler ? Et d’autres questions qui demandaient une réponse. Pour le moment, elles pouvaient rester en suspens tant que Kaelia n’ait donné sa réponse et montrer sa motivation.
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Yuki Kaelia
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Dim 21 Avr 2019 - 19:00

Une histoire de Flèches.


Une aubaine. Kaelia voit en Asa cette opportunité unique d’apprendre, de parvenir à se débrouiller seule sans se faire arnaquer par la pègre kirijine. Certes, le terme ne semble pas adapté à la réalité, mais il n’empêche que la Yuki peine à accepter de donner son argent à des voleurs. S’il existe des gens bien intentionnés dans ce monde, alors, à son sens, il vaut mieux récompenser ceux-là que chercher à enrichir les pirates du village de la Brume. Au moins, Asa lui semble faire partie de ces gens bien, qui travaillent leur matériel pour en faire quelque chose de beau, de bien. Quelque chose qui légitime l’argent déboursé. Alors, si elles peuvent s’entraider, chacune dans un domaine, alors Kaelia ne dira pas non, bien au contraire.

Les explications de la brune ne font que renforcer son opinion à son propos. La forgeronne est une artisane qui mérite une plus grande reconnaissance, une renommée que peu de travailleurs peuvent atteindre tant la concurrence est rude alors que, parfois, ils le méritent. La Yuki est prête à jouer de ses relations et de son nom pour lui donner une chance de briller dans Kiri. Un investissement dans les deux sens … N’est-ce pas de cette manière que fonctionne le commerce ? Les deux partis donnent un peu, et l’échange se fait … Cela paraît si simple.

Asa explique alors à Kaelia les risques de cet apprentissage. Un travail ingrat, qui prive de sommeil et demande énormément d’attention. Rigueur et patience lui semblent être des qualités accessibles, voire déjà en sa possession. Si certains auraient fui en entendant la forgeronne, la Yuki, au contraire, se sent enhardie. Une force nouvelle l’habite, une motivation sans faille. Si c’est le prix à payer pour faire ses propres flèches et ne plus avoir à passer des heures ici, sans savoir à qui se fier, la brune n’en a rien à faire. Elle hoche doucement la tête, puis hausse les épaules.

« Toutes ces conditions me semblent remplies, à vrai dire. »

Un sourire apparaît sur ses lèvres, égaye son visage.

« On ne devient pas meilleur en se reposant sur ses lauriers, de toute façon. J’ai encore beaucoup à apprendre, faire mes propres flèches semble être un excellent début. Je peux encaisser tout le reste. »

Nouvel hochement de tête. La jeune femme est aussi sûre d’elle que possible.

« Comment allons-nous procéder ? S’il s’agit d’une histoire d’argent, ne vous en faîtes pas. Ce ne sera pas un problème. Pour le reste, néanmoins, je ne saurais dire … »

L’argent n’offre pas toutes les solutions, malheureusement. Kaelia l’apprend tous les jours un peu plus.
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