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Chôkoku Tomoe
Chôkoku Tomoe

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Mar 2 Avr 2019 - 17:51
Queen never die
quand la mort prend aux tripes

Hi la révulsait. Bon, elle exagérait très probablement, comme d’habitude. Les verdures aussi luxuriantes l’une que l’autre, et pourtant, d’un pays à un autre étaient si différentes. Des forêts à perte de vue. Jusqu’à ce côté de la rivière Yugure totalement ravagé par des œuvres shinobi, celles d’un combat. Un côté pour l’argent, la gloire, de l’autre pour un bien. Autrement, tout n’était qu’herbe, petites fleurs printanières, biches et sangliers. Où étaient donc les macaques qu’elle s’était amusée à aller emmerder ? Où étaient les édifices verdoyant aux racines sacrées ? Bien loin maintenant. Les sauvages qu’elle avait réussi à apprivoiser –ou bien qui l’avaient apprivoisée- elle n’allait certainement plus les revoir de sitôt. Son choix s’était porté. Ses ambitions s’étaient précisées. Tout était lancé à présent, il lui suffisait de patienter. Bientôt, Fujimi, nous nous reverrons…

Tandis qu’elle prenait un bain de fraîcheur à l’abri du soleil sous l’ombre des arbres, Tomoe s’était éloignée de quelconque surveillance, de tout Hijins habitant à la capitale pour être enfin tranquille. Juste un instant. Rien qu’un seul. Que fait le bruit d’un arbre qui explose ? Ca, la Chôkoku avait pu l’expérimenter, chose faite. La jeune femme retombait dans les méandres de ses pensées absurdes, elle retournait dans ce monde imaginaire, cette bulle dans laquelle elle se réfugiait finalement de la solitude. Etrangement, lorsqu’elle était à Yaogakure elle ne l’avait plus empruntée. « Je crois que Kô a détalé parce qu’il avait une sombre affaire à régler. Oui, je pense aussi. Nous espérons qu’il ne sera pas trop déçu de ne pas nous savoir à Hayashi. » Elle grimaça vulgairement. Le visage légèrement déformé, elle finit par hausser les épaules et, ses iris captivées par quelques cailloux au sol, elle finit par en prendre quelques-uns pour les lancer au loin un par un. La surdité de l’acte provoquait un petit agacement chez la brune. Pas moyen de faire ses expériences dans de bonnes conditions !

Le silence était aussi revigorant qu’ennuyant. Il lui rappelait que bientôt elle ne le connaîtrait plus pour diverses raisons, elle qui n’était pas restée par hasard. Les pas de la Chôkoku la menèrent de nouveau au cœur de la capitale, mais cette fois pour entrer au sein de l’auberge qui l’avait accueillie en premier. Elle commanda de quoi se revigorer, à quantité d’ogresse pour un corps qui n’en montrait définitivement pas une faille. C’était l’un de ses petits secrets, personne n’avait pu voir cette part d’elle qui raffolait des mets en tout genre. « Itadakimasu ! » se souhaita-t-elle à sa propre personne. Un Katsudon dont l’odeur était alléchante. Concentrée sur son repas, la brune n’entendit même pas les pas inhabituel qui entrèrent au sein du lieu. « Nous cherchons une kunoïchi nommée Chôkoku Tomoe. » L’intéressée s’arrêta de déguster pour tendre l’oreille. Evidemment, la maîtresse de maison indiqua ne pas connaître une telle personne, car aucun d’eux ne connaissaient son véritable nom. Hannya-Tsuki et rien d’autre. Jetant un regard discret aux individus qui étaient venus pour elle, Tomoe reconnut évidemment le style atypique des Yaoguaï, du moins, ces torses nus au-dessus de ces pantalons plutôt simples et amples accentuant l’aspect sauvage. L’un d’eux possédait même sur les épaules une fourrure animale. Probablement un ours. Ce n’était pas le moment de se montrer Hayashi, pas le moment du tout !

Elle finit son plat tandis que les étrangers repartirent d’un pas lent. Réglant son addition, la Chôkoku sorti à son tour. Quelques cailloux dans la poche, qu’elle avait finalement eu raison de garder, elle se camoufla dans les feuillages forestiers avant d’en jeter deux en même temps pour toucher les fronts de ses cibles : les Yaojins. Allez, imbéciles. Elle espérait que son plan fonctionne et qu’il sortirait des sentiers éclairés de la capitale pour emprunter les plus sombres. Tomoe recommença deux fois de suite avant que la colère, et fierté, de l’un des deux mastodontes ne s’exprime par un râle. La course débuta avec une kunoïchi qui parcourait les quelques branches d’arbre pour éloigner son assaillant qui fonçait tête baissée, l’autre le suivant à la trace.

Jusqu’à ce que la brune s’arrêta, dos aux sauvageons qui arrivèrent de leurs grandes tailles à hauteur de la jeune femme. « C’était toi... » Le calme revint dans l’expression des Yaoguaï et la Chôkoku se retourna avec un large sourire sur les lèvres. Finalement, même si elle ne les connaissait pas, elle se sentait contente de les voir devant elle. Ils représentaient pour elle une trace de ce qu’elle avait perdu, de ce qu’elle n’avait pas choisi.
☾ anesidora


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Event 5 : l'Homme au Chapeau:
 

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Chôkoku Tomoe
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Mar 2 Avr 2019 - 18:58
Queen never die
quand la mort prend aux tripes


Avant que quiconque ne prononce quoique ce soit, Tomoe fit signe aux deux Yaojins les invitant à la suivre. Plus éloignés, encore et encore, à l’abri des regards observateurs, des curieux espions potentiels. Et quand bien même il n’y en avait peut-être pas, la jeune femme préférait demeurer prudente. « Eh bien, que faites-vous si loin d’Hayashi ? » Demanda-t-elle avec empressement, les bras croisés, faussement mécontente –parce qu’en fait elle s’en fichait pas mal. « Jeune Tomoe… » Or la Chôkoku en avait des choses à dire, alors elle ne le laissa rien ajouter et reprit, sous les yeux interrogateurs et surpris de cet affront fait à leur fierté de mâles. Car si elle avait bien appris quelque chose de ces sauvages, c’était que le patriarcat les étouffait à leur en faire recracher par les orbites oculaires. Elle s’en amusait de leurs visages abasourdis devant cette jeune fille qui ne s’arrêtait plus de causer. « Retournez là-bas, vite vite ! Dites-leur que je mettrais juste un peu plus de temps… » Car la brune était persuadée qu’ils avaient fait tout ce chemin pour la ramener au pays. Car jamais elle n’aurait imaginé ce que le sauvageon rétorquerait, comme si elle ne l’avait jamais coupé dans son élan. « Le guerrier millénaire est mort. » Senkû.

Il n’eut fallu pas davantage pour que la grande bouche de Tomoe se ferme à jamais. Pas un bruit. Pas un songe. Pas même un coup de vent. Rien. Elle avait perdu toute expression tandis que le deuxième des Yaojins reprit les mots de son frère. « L’empereur de foudre également. » Genkû. Un pincement lourd, vaste transforma son cœur en plomb tandis que ses yeux n’avaient plus rien de lumineux alors qu’elle passait d’un homme à l’autre en à peine une seconde. « Mais ce n’est pas l’unique raison pour laquelle notre princesse Yaoguaï Sae nous a ordonné de vous trouver. » Leurs timbres de voix étaient si tristes malgré la virilité qu’ils dégageaient. On pouvait parfaitement deviner le deuil qui les accablait. Les frères Yaoguaï, leurs cousins, éloignés ou non, avaient péri. Elle qui avait pu baigner dans quelques contes des terres boisées, les frangins étaient beaucoup plus que des protecteurs, ou des guides. Ils étaient des légendes. Perdue dans le peu de pensée dont elle pouvait faire preuve, la Chôkoku fut pourtant immédiatement attirée par ce que l’un d’eux lui tendit : Un sac. Ne le prenant pas immédiatement, incompréhensive, la jeune femme les regarda d’un air idiot. « Je ne veux… » Une voix qui masquait difficilement un léger tremblement. Après tout, si elle n’avait vu l’un d’entre eux que comme un dirigeant, l’autre, elle l’avait apprécié du fond du cœur. Mais cette fois c’était à elle de se taire en pleine réponse. « La volonté de notre princesse est de vous remettre ceci. Les protecteurs, les dragons jumeaux sont aussi allés festoyer avec nos ancêtres. » Honma et…

Boum. Boum. Que faisait le bruit d’un cœur qui explose ? Boum. Rien de plus ni de moins que d’habitude, finalement. Elle ne l’entendait plus battre. Elle le sentait s’arracher. Se déchirer. Que ça s’arrête. Boum, boum, boum. La gorge nouée, serrée, asséchée. Les mains froides, tremblantes, crispées. Le visage pâle, malade. Les yeux vitreux. Pupilles toujours aussi sombres qui ne retinrent pas une seule de ses larmes. Au diable les préceptes ninja ! Au diable les sentiments ! La fierté ?! Son crâne hurlait. Que ça s’arrête ! Les neurones captaient tout à la fois. Les souvenirs, les émotions, les réactions, le partage, le mélange. Cacophonie. Hécatombe. Désastre. Les piliers qui s’écroulaient.

Puis plus rien.

Fujimi était morte.
« Impossible… » Un vulgaire étouffement à peine audible alors que dans ses mains elle n’avait même pas senti le poids de ce qu’elle tenait. Elle ne l’avait pas réalisé. Elle ne voulait y croire. Elle ne comprenait pas. Pourraient-ils répéter ? Non surtout pas ! Qu’ils ne disent rien ! Mais elle avait mal entendu, assurément.
Tomoe ouvrit le sac machinalement et du premier regard elle put voir, elle put comprendre. Tandis que l’une de ses mains s’était glissée à l’intérieur pour en ressortir le symbole même de l’unique qu’elle considérait comme tutrice, l’autre lâcha le contenant qui s’écrasa au sol. Elle tenait un petit éventail dont les souvenirs indélébiles étaient lumineux, colorés, au parfum alcoolisé, et parfois douloureux lorsqu’il avait servi de sanction. L’un de ces éventails qu’elle affectionnait tant. Non, il s’agissait de celui qu’elle avait toujours eu. Tâché par le sang. Souillé par la mort.
☾ anesidora



Dernière édition par Chôkoku Tomoe le Mar 2 Avr 2019 - 22:30, édité 4 fois
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Mar 2 Avr 2019 - 20:15
Queen never die
quand la mort prend aux tripes


Tomoe suffoquait. Il fallait courir. Courir très loin. Que personne ne la découvre. Vite. Plus vite ! Qu’on ne puisse la rattraper dans la déchéance. Décadence de ce qu’on lui avait dérobé. Tout retiré. Comment pouvait-elle tout perdre ? Elle courrait droit devant. Toujours droit devant. En fait, elle suivait ce qu’elle fixait : les monts à la frontière nord du pays du Feu.

. . .

Assise au beau milieu de nulle part, écartée des sentiers, elle n’avait eu aucun mal à monter tout là-haut. Sa vie au pays de la terre lui avait peut-être appris quelque chose finalement. La brune était couverte de sueur, cheveux dansant au vent des petites hauteurs de cette montagne. Lâchés, la longueur de ces-derniers avait drôlement diminuée. Un kunaï à la main. Elle avait coupé cette tignasse ébène aux légers reflets rougeoyant sur les pointes. Du sang. Il provenait de chacune de ses paumes qu’elle avait meurtries sans même sentir de douleur. Non, aucune souffrance n’était égale à celle que son cœur n’essayait même plus de faire disparaître. « Que vas-tu faire ? » Demanda-t-elle dans le vide d’une voix étonnement calme. Et tout d’un coup, la réponse virulente d’une impulsivité accompagnée d’un coup de poing sur une paroi rocheuse. « Elle m’a abandonnée ! » La seule silhouette à des kilomètres à la ronde se releva et hurla de rage. La haine du deuil auquel elle ne pouvait se résoudre.

Une petite minute à s’égosiller avait suffi pour que la jeune femme retrouve un calme étrange. Elle avait toujours été changeante. Passant du coq à l’âne en un instant. Mais tout ceci était exacerbé sans qu’elle ne puisse rien contrôler. « Crois-tu qu’elle est morte dans la souffrance ? » Sa raison et son cœur, ils s’affrontaient dans un combat singulier. « Je ne veux pas le savoir. » L’acceptation et le refus. « Et pourtant tu devras y croire Tomoe. » Un battement de cœur la poussa à balancer le kunaï au loin, sans nul idée de le récupérer un jour. « JE NE VEUX PAS LE SAVOIR ! » Quiconque passerait à côté aurait pu entendre la détresse dans cette voix infestée par le chagrin. La folie reprenait son esprit maladif. Il ne manquait plus que ça.

Fujimi était morte. Genkû était mort. Senkû. Honma.

. . .

La Chôkoku ne comptait plus les heures qu’elle avait passé seule à se hurler dessus, à se questionner, seule. Mais la nuit était tombée. La chaleur printanière ayant laissé place à la fraîcheur nocturne. Une froideur qui lui allait davantage. Le rouge de ses mains avait fini par sécher. Les vêtements poussiéreux et de nombreux débris de roche parsemaient ses alentours. Un calvaire. Un carnage. Le contre coup. Rien n’arrivait par hasard. Tomoe regarda au loin tandis qu’elle apercevait à peine la capitale de Hi no Kuni. La paranoïa l’envahissant. Et si c’était de sa faute ?

Ses larmes, à l’instar de ses blessures, n’avaient pas cessé. Bientôt elle en serait sûrement déshydratée. Peu importe. Puis elle se souvint de l’une des phrases de ces Yaoguaï avant de la quitter. Puisse-t-elle t’accompagner et vivre à travers toi. Les croyances de ces indigènes étaient bien loin de celles que possédaient la Tsuchijine. Qu’avait-elle à perdre de plus à présent ? La vie ? Mais lorsqu’elle tourna le regard vers le sac à peine ouvert où étaient scellées les affaires de sa défunte senseï, tout sembla s’arrêter. Qu’aurait fait Fujimi à sa place ?

Elle avait la réponse, depuis toujours. Dans le passé, le présent, et l’avenir.

Tomoe se redressa d’un soupir et ordonna à ses pleurs de s’arrêter. Une volonté. Une transmission. Une passation. Un flambeau. Seule tout là-haut, la jeune femme ôta son kimono sans craindre la moindre brise sur sa peau. Gardant pour unique couche un petit haut sans manche et un bas noir qui épousait le haut de ses cuisses, elle abandonna à son tour. Laissant par terre cet habit originellement confectionné par sa Obasan, puis recousu par ses soins pour y dégrafer le symbole de son clan. Elle alla sortir tout ce que le sac contenait. Elle en était sûre. Quelques kimono à travers lesquels son esprit fou modélisait le physique de la jumelle Washi. Trois éventails dont celui qui était parsemé de rouge, celui qu’elle garda de côté. Elle découvrit ensuite ce qui la frappa en plein visage. Un vieil ensemble qui lui rappela leur rencontre dans les hauteurs d’Iwa. La Chôkoku s’arrêta un instant.

Les bras lourds, elle s’était revêtue. Le cœur serré elle s’était attaché les cheveux d’un ruban rouge, sa frange n’existait plus. Epoussetant son hakama blanc, immaculé, puis son haut sombre aux motifs qu’elle avait tant aimés sous le doux visage de Fujimi à l’époque. La ressemblance avec cette jeune Washi des années auparavant était fulgurante. Flagrante. Elle était frappante.

Récupérant toutes les affaires en bazar sur le sol, elle ne garda qu’un unique accessoire entre ses mains. Le visage ayant quitté peine et désarroi. Tomoe ouvrit le petit éventail encore tâché et s’exclama, mais cette fois, c’était aux cieux qu’elle s’adressait. « J’espère que tu me vois. Car c’est à travers moi que tu vivras. »
☾ anesidora

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