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Coup de pression — ft. Asagiri

Satô Kaya
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Mer 19 Juin 2019 - 17:22
Le néant. Un infini digne des plus profonds abysses océaniques. Et tu te vois sombrer, tourbillonner sans pouvoir t'extirper de ce calvaire. Tu te vois les sclérotiques devenus anormalement noirs, de même pour tes iris. Le corps se désagrégeant peu à peu à la manière de molécules sous haute température. Mais l'état de ton enveloppe charnelle n'est pas ce qu'il y a de pire. Le sentiment de te noyer dans tous tes plus épouvantables songes était le ressenti le plus abominable que tu n'aies jamais connu. Et tout à coup, tu aperçois cette main, bien plus large et masculine que la tienne. Elle semble être la lumière au bout du tunnel. Celle qui te sortira de ta torpeur. Tu essaies de l'attraper mais tes mouvements semblent incroyablement lents et tu regardes, impuissante, cette clarté se dissiper. Tu cries, mais aucun son ne sort.

Violent sursaut. C'est ce qui te réveille. 5h30. Cela fait des jours que tu fais des cauchemars plus atroces les uns que les autres. Ni une, ni deux, tu t'habilles en vitesse et tu entreprends de t'aérer l'esprit. Marcher ne pourra que te remettre les idées en place. Tu frottes tes yeux de tes poings, comme pour émerger. Surprise, tes poings sont humides. Tu as pleuré dans ton sommeil. Ce n'est pas la première fois que cela t'arrive, mais cette fois-ci c'était intense et douloureux. Bien plus que les autres fois.

L'air frais amené par l'espace vert près des habitations du village te permet de relâcher petit à petit tes nerfs tendus. Inconsciemment tu te diriges vers ce qui semble être un parc. Le soleil se lève progressivement. Les nuages gris présents dans tes pensées se dissipent peu à peu par la même occasion. Perdue dans tes réflexions, tu ne vois d'abord pas le fauve qui cours à côté de toi. Puis un second coup de vent se fait ressentir. Tu émerges, et ce que tu vois réveille en toi le brin d'espoir qu'il te manquait pour pouvoir afficher à nouveau ce sourire radieux qui t'appartient. Un énorme chien semble se divertir non loin de toi. A l'instinct et sans ressentir une once d'appréhension, tu t'avances alors et tente d'apprivoiser la bête. Il n'a pas l'air méchant, tu parviens à lui donner quelques caresses, voire même à empiéter légèrement trop sur son espace personnel. C'est ce que tu fais tout le temps à vrai dire. Humain ou pas.

Les yeux plongés dans ceux du merveilleux chien qui se dresse à tes côtés, tu t'interroges. Est-ce qu'il a été abandonné par son maître ? Une pointe de colère remonte du plus profond de tes entrailles à cette idée. Ah, les humains. Tu te promets de t'occuper de cet animal si personne ne vient prendre soin de lui. A nouveau égarée dans tes pensées, tu ne te rends compte que tardivement de la présence massive qui se fait ressentir dans ton dos. Tu te retournes, doucement, quittant peu à peu le faciès du chien pour te retrouver nez à nez avec... un géant. Surprise, tu tombes sur les fesses près de l'animal. Est-ce que tu rêves à nouveau ? Non, tu ne ressens pas ce sentiment étrange qui t'envahis lorsque c'est le cas. Cela te semble si irréel. Tu tournes la tête vers l'animal, et tu lui chuchotes à l'oreille.

— C'est... ton maître ?

Tu espérais presque qu'il te réponde, histoire de te rassurer. Mais tu commençais à reprendre tes esprits. C'était forcément ça. Enfin, tu préférais demander avant de livrer la pauvre bête au premier venu.

— C'est votre chien ?

Tu n'arrivais pas à voir le visage de ce géant, le soleil éblouissant t'en empêchait. Tu croyais apercevoir un masque mais tu ne parvenais toujours pas à savoir si ce qui se dressait devant toi était humain. Certes, il était très grand, mais un humain pouvait sans doute atteindre cette taille. C'était bien la première fois que tu te trouvais aussi désemparée, tu ne savais absolument pas comment réagir.
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Inuzuka Asagiri
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Ven 21 Juin 2019 - 16:49
-Il n'y pas de maître.

Son allure imposante, son immense carrure se penche légèrement sur la femme au sol. Des sacrées formes, un caractère moins impressionnant, que comptait-elle faire exactement de Fenrir? Ils étaient donc tous comme ça ici, des individus entreprenant mais étant apeurés dès que la petite ombre se penchait sur leurs misérables existence? Fenrir n'était pas un chien, cette femme partait déjà avec une vision erronée de la situation. Le géant haussa les épaules, allumant une cigarette en travers de son masque primitif et hirsute, les Inuzukas vivaient de concert avec leurs compagnons. Fenrir n'avait pas de maître, pas plus qu'il n'était un chien, cela sonnait comme une insulte pour celui qui était le dernier de la meute. Un peuple entier tué, pour qu'au final une petite pisseuse insulte les traditions et ce que le clan avait perpétué? S'énerver c'était lui donner une raison d'avoir peur et cela, cela revenait également à insulter la mémoire des siens. L'Armure solitaire tira sur la cigarette, de sa voix caverneuse et rauque il éclata d'un rire gras et presque forcé mais il en était rien. Sous une autre vision, cette femme semblant le craindre l'amusait grandement. Il avait l'air d'un colosse, il semblait apparaître comme un démon mais les apparences étaient trompeuses et beaucoup semblait mélanger le tout. Et cela, cela prouvait aussi que les hommes n'avaient rien à envier aux animaux. Jamais les bêtes sauvages ne se jugeaient entre elles pour une balafre ou une gueule de travers, seul la force comptait et même le plus moche de la harde pouvait prendre la direction de ses congénères.

-Ne traite jamais plus Fenrir de chien, ce n'est pas moi qui te surprendrait le plus entre nous deux. Il un a mauvais caractère et contrairement à moi, n'est pas du genre à relativiser sur la situation. Tu ne comprends rien et semble perdue à la vision et en ma présence, jugerais-tu un visiteur sur son apparence jeune Kirijin?

Il tendit une main, sa main gantelet, se baissant légèrement pour relever la femme à terre. Cette inconnue était étrange mais désormais il l'avait avertie en son âme et conscience, si elle continuait malgré les indications de l'Inuzuka alors Fenrir croquerait surement du Kirijin pour la première fois. Et pourtant, pourtant l'immense bête au pelage repoussant après l'attaque d'Hayashi semblait complètement ignorer les deux humains, ne jetant qu'un regard distant à la jeune femme et un grognement en direction de l'Armure. Haussant les épaules, et ignorant le loup qui semblait maugréer. Asagiri croisa les bras, analysant les environs, ce village était surprenant. La première fois qu'il y mettait les pieds, dans une institution shinobi et déjà le sentiment d'être en cage ne faisait que s'amplifier. Le duo ne resterait pas longtemps, juste le temps de reprendre des forces et d'assurer que les informations qu'il avait donné étaient véridiques. Une petite excursion quoi.

-Je suis Inuzuka Asagiri et voici Fenrir ninken de son état, et râleur parmi les ronchons. Et toi quels est ton nom Kirijin?
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Satô Kaya
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Sam 22 Juin 2019 - 22:30




carnaval des viscères

Pas de maître ? Très bien. Tu supposes donc que la bête est un électron libre tout autant que l’est l’humain. Ou du moins l’armure. Ce sur quoi il s’allume une cigarette. C’était bien la première fois que tu voyais une armure fumer. Tu commençais vraiment à te demander si tu ne te trouvais pas dans un rêve aux allures plus que réalistes. Tu te pinces alors, la réponse est visiblement non.

Pourtant la suite de son discours te semble encore venue d’un autre monde. Comment ça tu ne comprends rien ? C’est vrai qu’on en voit vraiment souvent des armures colossales se balader l’air de rien dans le village. Peu importe, tu fais abstraction de cette situation qui te semble surréaliste et tu essaies d’en tirer quelque chose. Déjà, tu avais appris le nom du chien. Enfin… de l’animal. Tu n’étais pas sûre de ce que c’était à vrai dire, probablement un loup.

— Toutes mes excuses pour Fenrir. Et quant à l’apparence… je n’ai pas pour habitude de juger sur l’apparence, mais je dois avouer que les quelques crânes que tu portes sur cette armure n’ont pas vraiment pour effet de me rassurer. A vrai dire, je serais bien imprudente si je ne me méfiais pas.

Tu préférais toujours l’honnêteté. Peu importe si cela t’apporte des ennuis. Quoique dans cette situation, tu aurais peut-être dû faire preuve d’un peu plus d’ingéniosité. En revanche, là où il n’avait pas tort, c’était sur le fait qu’elle était bel et bien perdue. Il accepte bien gracieusement de te relever et tu le remercies brièvement. Enfin, il se présente. Un Inuzuka ! Peu à peu, la situation semble prendre tout son sens, à l’image d’un puzzle dont les pièces s’imbriquent peu à peu.

— Je m’appelle Kaya. Kaya Satô. C’est vrai que je suis un peu déstabilisée. Tu as dit être un visiteur, d’où viens-tu ? Et que viens-tu faire à Kiri ? Ce n’est en aucun cas un interrogatoire, simplement de la curiosité. Tu n’es pas obligé de répondre.

Peu à peu, tu te détends face à la situation. Tu respires plus doucement et ton sourire réapparait enfin. Tu reprenais le dessus maintenant que tu y voyais plus clair.

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Inuzuka Asagiri
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Dim 23 Juin 2019 - 11:53
-Tu ne sembles point avoir quelconque pouvoir décisionnel en ces terres, si tu étais apeurée à la simple vue d'une apparence externe, alors c'est que le monde extérieur te terrifierait sans doute plus que des simples cranes.

L'Armure observe les alentours, se contentant de passer de temps en temps le regard sur son allié canidé. Lequel semble visiblement avoir comprit, qu'au delà de deux échanges, la conversation semblait continuer. La femme aux formes attrayantes visiblement attirée à la vue d'un étranger en pareil habits. Le monde extérieur hors de la sécurité et de la promesse des villages, regorgeait de dangers et d'individus certainement plus et mieux habillés, facilement dupant les plus naïfs comme cette femme. Imprudente, au contraire elle ne comprenait toujours rien. Fallait-il donc que l'Armure éduque dans son sillon les habitants de la brume? N'avaient-ils donc aucune institution pour le faire. Se méfier des inconnus était chose normale, néanmoins un visiteur au sein du village avait passé bien des épreuves et des étapes. C'était donc non seulement illogique mais stupide que de croire qu'Asagiri pouvait inspirer autre chose qu'une confiance, si elle n'était pas certaine, du moins un comportement tout à fait louable. Tirant sur sa cigarette, posant son regard sur la femme.

-Crois-tu que si mes intentions étaient hostiles, je serai autorisé à être ici Kirijin? Ton imprudence c'est de croire le contraire, si mon apparence et ce que tu juges peu rassurante, ton village lui fait son office et ne laisse pas rentrer n'importe qui. Tu ne comprends donc rien, ou alors tu ne fais pas confiance en la sécurité des tiens. Kaya de la brume tu me sembles bien facilement portée sur le questionnement, n'as-tu donc jamais vu, est-il donc si rare que des étrangers rentrent dans ce village?

Passant une main sur son masque, l'Armure solitaire se contentait de répondre avec aisance et sans apporter quelconque jugement. Il énonçait des faits, la vérité rien que la vérité aucun intérêt à mentir à cette shinobi relativement particulière. La plupart des réactions à son égard étaient hostiles, parce qu'ils se fiaient uniquement à son apparence en guise de jugement, ils passaient tous à coté de la vérité. Si l'Armure n'était pas très cordiale, et relativement sauvage les mots qu'il prononçait étaient tous juste et emplit d'un ton neutre. Surtout quand il n'était rien et que le village hôte pouvait à tout moment faire disparaître sa carcasse des rues du village. Aussi le dernier de la meute avait tout intérêt à faire disparaître des éventuels doutes. Visiter un peu et puis repartir en quête de vérité et de puissance. Sans aucun buts ni objectifs, juste de passage comme la plupart des êtres humains sur ces terres.

-Je suis Hayashijin, jeune Kirijin. Je suis venu ici pour parler à tes supérieurs, et à leurs supérieurs de la situation du continent. Car si cette île, garantie votre relative sécurité, le monde change et il serait dommage qu'un peuple soit exclu de la grande fête se préparant sur le continent. C'est le même discours que je sers à tes semblables, car les questions se ressemblent tous. Je n'ai pas d'autre raison de traîner ici, je profite simplement de l'hospitalité avant de repartir sur les routes.
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Satô Kaya
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Dim 23 Juin 2019 - 19:24




roulement impur d'un vieux fiacre attardé

Décidément, cet étranger était bien observateur pour quelqu’un qui ne faisait que passer. Effectivement, tu n’avais aucun pouvoir décisionnel sur ces terres, cependant cela ne t’empêchait pas de veiller sur Kiri, le village auquel tu donnerais ta vie afin de pouvoir le protéger.

Cependant, là où il avait raison c’était sur le fait que tu n’avais quasiment jamais voyagé hors de Kiri. Tu n’avais jamais connu l’horreur de la guerre et tu serais probablement terrorisée si tu devais y faire face. Personne ne sait comment chacun peut réagir dans ce genre de situation exceptionnelle, mais tu en serais sans aucun doute restée traumatisée à vie.

L’Armure reprends son discours, ou plutôt, ses reproches. Tu sens l’agitation grimper, toi qui est si impulsive et peu patiente, tu n’es qu’à deux doigts de lui crier dessus et déguerpir au moment où il te répète pour la seconde fois en quelques minutes que tu ne comprends rien. Mais tu serres les dents. Tu tentes de contenir cette rage qui t’animes tant bien que mal.

— On n’est jamais trop prudent. Ce n’est pas rare que des étrangers viennent à Kiri. En revanche il est assez rare que j’en croise en effet.

Il continue son explication et ton agitation redescend peu à peu. Finalement il n’est à Kiri que par apport d’information dans un sens. Cela te semble léger, mais tu décides d’arrêter de te poser des questions. Le quota était rempli et tu ne tenais pas à ce qu’il te réponde encore une fois que tu ne comprenais rien.

— Très bien, je vais faire un effort d’hospitalité dans ce cas, histoire de ne pas rendre ton passage à Kiri pas trop désagréable. Connais-tu ta prochaine destination ? Je n’ai quasiment jamais quitté Kiri, comme tu as pu le deviner. Je ne sais pas ce qui se trouve dehors.

Enfin, tu laisses tomber tes questions et tes aprioris. Même une armure à le droit de profiter finalement. Il n’avait pas l’air si méchant que ça, juste sûrement exaspéré des réactions des individus de chaque pays à sa venue.


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Inuzuka Asagiri
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Mar 25 Juin 2019 - 14:43
-N'es tu pas triste de connaître comme micro-cosmos uniquement ton village et ses environs? Le monde extérieur peut sembler bien terrifiant, engloutissant les faibles et ceux n'évoluant pas rapidement mais il n'y a pas mieux comme école de la vie. Mon clan décimé, ma famille? En cendres, nourrissant les vers pour la plupart. Des amis? Guère compagnons à compter, uniquement moi et Fenrir passant la plupart du temps à maugréer, et pourtant, pourtant j'ai survécu depuis des années dehors. Survécu des combats contre des adversaires pouvant aisément me réduire en bouillie. Survécu à des catastrophes, et je marche encore et toujours portant cette armure comme un souvenir et un fardeau. Suis-je à plaindre? Jamais, car j'embrasse et remercie la liberté de pouvoir vagabonder ou bon me semble. Je ne connais pas ma prochaine destination, j'irai ou bon je voudrai. Je retournerai peut-être dans mes terres, pour voir les ravages et la désolation.

Son regard vers l'horizon, haussant des épaules et laissant un léger râle s'échapper de l'Armure. La figure solitaire du géant de fer n'enviait pas la promesse et l'enfermement des villages, l'impression de voir des animaux sauvages en cages incapables de survivre dehors. Incapable de retourner à la vie sauvage, trop apprivoisés pour ça et luttant pour se placer en haut de cette fausse chaîne alimentaire. S'entre tuant, se battant pour des morceaux de viande que le maître jetait à travers les barreaux. Ils avaient élus domiciles, tous sur une partie du monde et ne la quitterait jamais. Certains donneraient leurs vies pour défendre ces murs, pour combattre pour les intérêts du village. Les Kumojins en était bon exemple, n'hésitant pas à lâchement abandonner des camarades au combat, pour suivre leurs ambitions. Mais Asagiri avait survécu, et il en sortit encore plus fort. Désormais, désormais il ne se fierait à personne, se contentant de placer sa confiance en la personne de Fenrir la bête sauvage l'accompagnant, lui acceptait son côté carnassier et ne s'entachait pas de la sociabilité. Alors, alors l'Armure l'imitait et redevenait de plus en plus dur, son cocon de fer agissant pour son futur. Une carapace cachant une apparence que tous ignoraient. Manifester son dédain, marchant dans l'obscurité et loin du profit, il était venu ici pour partager des informations mais n'oubliait pas qu'en sortant tout recommencerait. Ils étaient nées pour dominer, pour arracher la part du lion dans chaque carcasse, la fuite s'arrêtait là ou commençait la détermination. Là ou l'homme mourrait, la bête naissait dans son cadavre encore chaud. Putride, comme l'odeur qu'ils avaient sentit à Hayashi mais terriblement réel comme le spectacle désolant, comme le paysage touché à jamais par cette catastrophe. Le grand méchant loup, devenir le prédateur ultime et affronter sans jamais reculer ni s'incliner devant quiconque. Un jour, un jour le monde serait son terrain de chasse, une vision apocalyptique. Lui, une harde immense, des canidés sortant de toute part pour engloutir toutes les richesses du monde. Les passions lancinantes, le besoin de détruire pour ne jamais reconstruire.

-La prudence ne m'a jamais aidé, et désormais je refuse de prendre des pincettes avec le monde. Les shinobis des villages ont de la chance, la promesse d'une sécurité et d'un foyer, dehors les bêtes s'entre tuent pour pour le moindre morceau de chair fraîche. Alors peut être, peut-être que j'en suis devenu une à force de les côtoyer.
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Satô Kaya
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Mar 25 Juin 2019 - 23:39




ces questions en suspens

Décidément, l'Armure n'était pas bonne qu'à faire des reproches. Quoique, cela continuait de sonner comme de la méprise envers ta petite personne. Tant pis, tu faisais l'effort de prendre ses propos à titre d'information et non pas en guise d'attaque personnelle. De toute façon, ce n'était probablement pas son but de t'offenser, alors tu te contentes de relativiser.

— J'ai envie de voir d'autres choses, oui. D'autres paysages, d'autres façons de vivre. Cependant Kiri restera toujours mon chez-moi et je veux défendre coûte que coûte ce village. Me battre pour lui et ses habitants.

En revanche, cette liberté semblait aller de pair avec la solitude. Et ça, tu n'es pas certaine d'en avoir envie. Tu as bien trop besoin de te sentir entourée pour voyager seule aux quatre coins du monde. Tu as toujours eu un don pour te faire beaucoup d'amis, pour t'entourer de personnes bienveillantes et encourageantes. Seule, tu n'avancerais sûrement pas aussi bien dans ta vie. C'est à la fois ta force et ton point faible.

Non pas que tu es dépendante des autres, mais tes amis proches te donnent davantage de force et de courage que tu n'en aurais si tu faisais les choses uniquement pour toi. Tu avais sans aucun doute développé cette capacité de lien social après le décès de ton père qui te priva définitivement d'une famille.

Certes, cela revenait aussi à t’exposer ouvertement à ces personnes, tu risquais d’être blessée, trahie et d’en souffrir. Mais cela avait cessé de te faire peur. Tu ne voulais en aucun cas te priver de ces belles choses pour éviter le pire. Tu étais plutôt le genre de personne à donner sans compter, après tout quand on aime on ne compte pas.

— Je peux comprendre cette avidité de liberté, tu n’auras jamais de quoi ta lasser en vivant de la sorte. Cela ne te manque pas justement, d’avoir un foyer ? Un endroit où tu sais que l’on t’attend ? Tu sembles avoir fait taire toutes tes émotions, c’est pourtant ce qui fait de nous des êtres humains.

Il est vrai que plus il parlait, plus il te semblait être une simple machine de guerre. Tu ne peux même pas l’appeler un cœur de pierre, pire que ça : il semble ne pas en avoir. Evidemment, c’est impossible. Mais tu n’avais encore jamais rencontré quelqu’un d’aussi solitaire.

Quant à toi, tu ne pourrais vivre sans prêter d’attention à toutes les émotions qui t’envahissent chaque jour. C’est ce qui te permets de te sentir vivante. Pour lui c’était sûrement autre chose, mais tu n’arrivais pas à percer ce secret. N’y a-t-il donc rien qui sois pour lui source d’émotion ?

Visiblement vous n’aviez pas la même façon de voir la vie. Est-ce qu’il la voyait même ? Rien n’était plus incertain.



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Inuzuka Asagiri
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Sam 29 Juin 2019 - 12:01
-M'as tu écoutée Kirijin? Je n'ai pas de patrie, pas plus que de foyer, les miens ont été décimés dans la nation qui nous avait vu grandir depuis des générations. Hayashi est devenue ma nouvelle patrie par besoin, et aujourd'hui, aujourd'hui la voilà en ruines au bord du précipice. Peut-être que j'apporte la ruine dans mon sillage, ce serait intéressant, condamné à toujours errer sans jamais pouvoir avoir d'attaches. Rien ne me manque femme, les êtres humains ne sont aujourd'hui pas si différents de moi. Tu trouves que les émotions sont ce qui nous distingue des automates, je trouve que les émotions sont une faiblesse quand tu n'as la promesse de la sécurité. Les émotions doivent être réprimés, la peur, la colère et la haine ne sont sans doute que les vestiges de mon passé. Je n'ai pas mit cette armure par choix, pas plus que j'erre dans ce monde sans jamais trouver le repos, mais c'est ma vie et je ne voile plus mon regard sur ce monde. La guerre, les massacres, sont le quotidien des shinobis lucides et honnêtes avec eux même. Aujourd'hui nous conversons, demain si ton village décide d'envahir mon pays, nous combattrons et tu ne te révolteras pas contre ta hiérarchie. C'est la vie et le mode de vie de chacun, je ne peux blâmer ceux vivant entre ces murailles, il est normal de défendre ceux mettant la nourriture dans ta gamelle. Mais moi, Fenrir et moi avons du nous nourrir des carcasses, sans maîtres ni foyers.

L'Armure écrasa la cigarette sous sa botte en fer, haussant les épaules et observant son compagnon canidé explorant les environs. Ils n'étaient que des messagers, des envoyés de leurs propre volonté. Seuls, sans meute ni clan, une décennie à survivre dans la foret et à combattre les indigènes et les misérables souhaitant leur vouloir du mal. Désormais ici dans un village caché, rencontrant les représentants de la brume, s'heurtant à une vision que ne pourrait jamais partager l'Armure solitaire. S'incliner, ployer devant la force ne changerait rien, ils brûlaient d'un feu qui jamais ne s'éteindrait. Pas avant avoir d'avoir accomplit autre chose que de survivre, vénérant les anciens et les esprits de la meute, la pénitence et le fardeau d'être les uniques survivants des siens. Explorateurs, cavaliers d'une apocalypse s'annonçant mais surtout, surtout à la recherche de la puissance. Passer au stade supérieur, acquérir de nouvelles capacités et se mettre en route, créer leurs propre meute. Rien ne changerait, le passé ne pouvait pas être réécrit. Désormais le seul futur, l'unique chance d'apaiser leurs haines et colère, c'était de créer autre chose. Ils détestaient tout, fou à l'idée que l'humanité ne se définisse uniquement par des émotions. Les humains avaient détruit leurs foyers, les humains avait provoqué la fuite du duo, désormais ni l'un ni l'autre ne changerait d'un iota. Délaissant depuis des années ses semblables pour s'enfoncer dans la sauvagerie et retrouver les instincts primitifs nécessaires à la survie dehors, loin d'une sécurité garantie.

-Nous ne formons qu'un, sans l'un l'autre est inutile et pourtant la survie de Fenrir est mon unique priorité. Un Inuzuka sans ninken n'est rien de plus qu'un shinobi banal, en revanche si Fenrir venait à se retrouver seul, il trouverait sans doute un autre être à qui se lier et lui apprendre le pouvoir des notre. Il est la preuve vivante que mon clan est encore vivant, même à deux doigts de l'extinction. Tu défendrais ton pays et ton village, et pourtant tu veux voir le monde extérieur. Les seuls fois ou j'ai vu des shinobis des villages en dehors de leurs terres, c'était pour conquérir des pays neutres.
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