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Regarde comme il neige | ft. Yuki Feng et Eiichiro

Yuki Eiichiro
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Jeu 8 Juin 2017 - 11:37
Un cri plein de douleur. Suivi d’une supplique sourde, déjà prononcée plusieurs fois. Un autre hurlement qui déchirait l’espace de la cellule. A l’intérieur, un homme était assis sur une chaise déjà usée par d’autres avant lui. « Ar… Arrêtez, s’il vous plaît ! Je… Je vais tout … » Puis un autre cri coupa sa phrase tandis que l’autre homme enfonçait, sous les ongles de sa main droite, des brindilles d’un bois rugueux des marécages. Un instant, sous l’effet de la douleur qui alertait chacun de ses sens, le jeune homme, à l’air encore si enfantin, s’effondra. Une claque sur sa joue déjà rougie et, se réveillant brutalement, il vit, à nouveau, ce sourire maléfique qui ornait le visage de son tortionnaire. « Je vous dirai absolument tout ce que je sais, je vous le jure ! », bégaya-t-il alors. Et, d’une voix lugubre, comme tout droit sortie d’un mauvais cauchemar, l’homme lui répondit : « Je sais. »

Le bandit ne comprit que tardivement ce qui allait encore lui arriver. Son bras gauche encore congelé par le Hyôton, il se concentrait uniquement à oublier la douleur de ses doigts saignants. Puis, une nouvelle douleur explosa. Un autre cri alors qu’il voyait l’un de ses doigts congelés être détaché et écrasé par le tortionnaire. Ici, aucune goutte de sang, juste cette vision horrifique de la perte d’un doigt. Et, se débattant comme il le pouvait, espérant encore en vain que quelqu’un lui vienne en aide, il hurlait : « Mais putain, pourquoi ?! Je t’ai dit que je te dirais tout. », lâcha-t-il encore, comme s’il espérait faire entendre raison à l’homme. Et, de ce calme glacial, il répondit. « Ne te débats pas trop, tu risques de briser ton bras gauche. », fit-il en lui montrant la glace déjà fragilisée de son bras. Puis, brisant un deuxième doigt glacé, et tandis que son corps s’abandonnait lentement à la vision de cette décomposition, il entendit encore son tortionnaire lui parler, de cette voix calme qui le traumatisait. « Vois-tu, je m’assure de ton honnêteté. Je ne voudrais pas que tu me donnes de fausses informations et qu’il me faille revenir te voir, tu comprends ? »

Eiichiro Yuki était ce tortionnaire, cet homme plein de sang-froid qui ne voyait là qu’une vermine, un bandit qu’il exterminerait une fois qu’il en aurait extrait toute la substance. Il n’entendait pas plaintes, ses gémissements ou ses cris. Il n’entendait pas ses suppliques, non plus. Il savait que trop bien que, sous la torture, un homme pouvait dire n’importe quoi, tant que les douleurs s’arrêtaient. Aussi, avait-il mis en place une torture plus épuisante, aussi physique que psychologique. Sa victime devait savoir jusqu’où il serait capable d’aller, qu’il n’accepterait aucun mensonge. Il reviendrait, quoi qu’il arrive, ou pour prolonger la torture, ou pour mettre un terme à ses souffrances. Jamais personne ne survivait à ses interrogatoires car, avec lui, aucun homme n’avait un seul droit. De son seul œil, il scruta le bandit pantelant, déjà à bout de souffle. Il avait rapidement craqué, après un seul doigt percé et le Hyôton installé jusqu’à son coude. Depuis, il n’avait fait que jurer et supplier. Mais le plaisir malsain et le manque d’humanité du Yuki avait eu raison de sa conscience.

_ Eiichiro, on te demande. », vint frapper une voix, à la porte de la cellule. Sortant de sa transe perverse, le Yuki regarda un instant sa victime et, tapotant la joue de son vulgaire jouet, il lui lâcha encore. « Je reviens. Promis. » Sortant sans plus attendre, il exécuta quelques rapides mudras, glaçant la porte derrière lui. En réalité, il détestait être ainsi dérangé, alors qu’il était en pleine séance de torture. Se gardant de montrer un quelconque signe de sa frustration, il jeta un coup d’œil dans le couloir froid et, aperçut, au loin, une forme qu’il reconnaissait encore. « Cousine Feng. », lâcha-t-il alors qu’il allait à sa rencontre. Aussi, arrivant à sa hauteur, il hocha uniquement la tête et, croisant les bras devant lui, il s’adossa à l’un des murs. « Que me vaut ta visite ? De la pure courtoisie ou tu nourris un dessein ? » Il la connaissait depuis longtemps et, d’aussi loin qu’il s’en rappelle, elle nourrissait un goût pour l’ambition et l’intrigue.


Dernière édition par Yuki Eiichiro le Dim 13 Aoû 2017 - 18:30, édité 1 fois
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Metaru Reiko
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Jeu 8 Juin 2017 - 21:26
Discrète...

Prise par tant de chose à la fois... Tu arrivais néanmoins à te laisser un peu de temps pour toi. Bien que tu le savais, tu ne laissais jamais rien au hasard. Même cette visite de courtoisie n'en était pas vraiment une. Si tu allais voir ton cousin, c'était que tu avais besoin de lui, besoin de ses compétences si particulière pour t'assurer cet avenir qui s'approchait de plus en plus.

Tu faisais parti de ce genre de personne, qui sentait venir le vent du changement souffler en avance. Bien que bien souvent, tu étais celle qui le provoquait, cette fois-ci, beaucoup de chose échappait encore à ton contrôle. Les autres clans se faisaient eux aussi pressants, même si dans les pensées collectives, les Yuki avaient une place de choix, vous n'étiez cependant pas indétrônable.

Tu connaissais la mentalité d'Eiichiro, bien plus intransigeant que tu ne pouvais l'être. Il était fait de cette glace si froide que rien ne pouvait l'ébranler. Toi tu étais différente, tu étais pragmatique, assez souple pour te déformer selon l'instant, t'adapter à tout les dangers. Si son poison était plus virulent que le tiens, tu possédais certainement celui le plus mortel.

Rentrant dans la geôle, tu savais que tu rentrais dans un territoire qui n'était pas le tiens. A trop pratiquer la torture, le bourreau fini par considérer les geôles comme sa véritable maison. Mais tu appréciais cette mentalité parfois en opposition avec la tienne, il avait des qualités que tu n'avais pas, mais dont tu savais exploiter la valeur.

Tu avais néanmoins une certaine patience avant que tu ne demandes à ce que l'on le prévienne de ta présence. A écouter les supplications de sa victime, il avait l'air de prendre un certain plaisir dont tu te serais sentie coupable si tu le lui avais arraché aussi durement.

Après quelques minutes, il vint enfin à ton rencontre. Il avait cet aura, peut être plus menaçante que la tienne, certainement même. Mais tu le connaissais depuis trop longtemps pour avoir peur de lui. S'il était un prédateur redoutable pour quiconque, il ne l'était pas pour les Yuki. Souriant à ses premières paroles, tu pouvais sentir sa légère frustration d'avoir été coupée en pleine partie.

- Tu le sais pourtant, c'est toujours un plaisir de te voir. Surtout lorsque tu es en de si bonne forme.


Ta phrase fut marquée par les cris de douleur du pauvre prisonnier qui tentait de se défaire de ses liens. Il était idiot s'il pensait pouvoir échapper à ce cruel bourreau. Eiichiro était vraiment cruel... Que ses victimes lui donnent ce qu'il voulait ou pas... Elles finissaient toujours pas le regretter.

Lâchant un regard aux alentours, tu voulais certifier que tes mots n'allaient jamais porter plus loin que ses oreilles.

- Les temps ont changer et ils vont bientôt encore changé. Le clan Yuki est encore dominant, mais si on baisse notre garde, il se pourrait que cela change très vite...

Bien entendu que tu n'étais pas là que pour prendre de ses nouvelles. Cela aurait été même très malpolie de le faire déplacer pour cela. Non, comme il aimait le dire, tu avais bien d'autres desseins. Des plans qui méritaient de garder une entière discrétion.

- Il y a ces sabreurs. Ils sont nombreux et ont un poids qu'il ne faut pas négliger. Bien entendu, un malheureux accident remettant en cause leurs légitimités au sein de Kiri serait bien désastreux à quelques semaines de ce vent de changement.


Tu avais voulu fédérer les clans autour de Kiri. Mais ce village n'était là que uniquement grâce aux pensées avisées de toi et ton clan. Tu ne voulais certainement pas laisser les reines du village à ces êtres belliqueux qui n'avaient rien fait d'eux même pour orchestrer cette paix nationale.

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Ven 9 Juin 2017 - 15:48

_ Tu le sais pourtant, c’est toujours un plaisir de te voir. Surtout lorsque tu es en de si bonne forme. » Elle faisait, évidemment, référence au jeune bandit qui, en vain, se débattait encore, cherchant une solution à son désespoir. Aussi, alors qu’elle achevait sa phrase, un cri vint percer le silence glacial du couloir de ces geôles. Sûrement venait-il, encore, de tenter sa chance. Peut-être avait-il brisé son bras. Ou venait-il de se rappeler qu’il était le prisonnier d’un tortionnaire pire que de nombreuses vermines de son genre. Peut-être venait-il seulement de comprendre que, à son calvaire, il n’existait aucune issue. Que ses informations soient correctes, ou erronées, il finirait par mourir car, de sa pulsion malsaine, il ne laissait jamais aucun témoin, sinon les marques sur un cadavre.

Elle venait de jeter un coup d’œil aux alentours, signe qu’elle n’était guère là pour discuter de quelques politesses. Autant même dire que la suite de la discussion ne devait pas être entendue par d’autres oreilles que d’un Yuki. Aussi, une fois certaine que personne ne pouvait l’entendre, et alors qu’il s’avançait d’un autre pas pour l’entendre, elle évoquait le cours des événements à Kiri. Rapidement, à demi-mot, elle parlait de la place du Clan et celle qu’il tiendrait dans le futur, proche comme lointain. Car, pour elle, l’histoire de Mizu no kuni était encore à écrire, et marquer de son empreinte.

Feng était une femme pleine d’ambitions. Plus jeune qu’Eiichiro, elle était ce qu’il n’était pas. Elle était une face plus malléable, plus sournoise qu’il ne le serait jamais. Mais des deux, il était sûrement le plus implacable et le plus cruel. Bien que, à ses heures, elle pouvait être redoutable à ce terrible jeu. Mais Feng n’était pas Eiichiro et il préférait l’ombre à la lumière. Néanmoins, comme elle, il avait un appétit dévorant de contrôle.

Il hocha de la tête, entendant ce qu’elle voulait dire. Puis, elle reprit. Elle parlait des Sabreurs, de l’alliance qu’elle avait d’abord conclue avec eux afin de s’assurer d’une paix provisoire au sein de l’archipel. Mais, alors qu’une idée émergeait qu’il fallait élire un « représentant » pour le reste du monde, des tensions étaient nées. Bien sûr, personne n’en parlait. Les différents partis se souriaient dans la rue, rigolaient ensemble et chacun savait se montrer sous sa meilleure image. Mais, dans les coulisses, le pouvoir était convoité et chacun se déchirait. Les vieilles rivalités qui avaient, durant si longtemps, déchiré les îles surgissaient à nouveau. Yuki. Kaguya. Sabreurs. Personne ne voulait laisser le devant de la scène à l’autre. « Tu attends quoi de moi, alors ? », lâcha-t-il sans aucun détour, alors qu’un homme passait dans un couloir.

Dans une cellule, une personne gémissait. Un autre. Il n’avait pas bu depuis plusieurs heures et avait perdu l’ensemble d’une main. Bientôt, il viendrait à délirer, à perdre le sens de sa réalité. Il avait déjà dit ce qu’il avait à dire, avait dénoncé ses quelques complices, avait pleurniché et, durant plusieurs heures, avait parlé de se repentir. Mais il s’était tu, son corps affaibli l’ayant plongé dans un sommeil effrayant. « Suis-moi, cousine. Nous allons aller dans mon bureau. », alors qu’un autre homme passait encore dans le couloir. Puis, après deux couloirs semblables, il s’arrêta devant une cellule vide. L’intérieur infestait encore la mort. Quelques gouttes de sang tâchaient le sol, les murs et même le plafond. Une odeur nauséabonde traînait, comme si une personne était restée là, plusieurs jours, sans voir la lumière du jour, ni l’eau d’un bain. « On s’habitue. »

Croisant les bras, il se tourna vers elle et, les sourcils froncés, il s’exprima plus librement, enfin à l’abri des oreilles, même les plus indiscrètes de son domaine. « Tu ne peux pas agir au grand jour avec les Sabreurs, Feng. » Sa voix était ferme, glaciale, peut-être même cassante à qui ne lui connaissait son air sérieux. « Dans ta révolution, tu leur as laissé la possibilité de se joindre à ton mouvement. Tu ne peux plus les accuser de leur passé. » Il pensait à voix haute car, peu lui importait ce qu’il devait faire, il le ferait. Il ne laisserait aucune vermine sur le chemin d’un Yuki. Or, excepté les criminels hors des murs, et les pauvres habitants, les Sabreurs représentaient bel et bien cette vermine au sein du pouvoir. Les Kaguya, eux, n’étaient que des assoiffés du combat, et faisaient d’excellents chiens de guerre. Aussi, la question de comprendre quel était l’intérêt des Sabreurs. Mais, Eiichiro n’était pas dupe, elle parlait de la future nomination. Elle voulait éviter de se retrouver sans ce pouvoir qu’elle aimait trop. « Il te faudra t’appuyer sur les Kaguya. » Passant une main sur son seul œil valide pour en enlever une poussière gênante, il continua. « Il te faudra aussi quelques-uns de ces Sabreurs. On ne peut pas se permettre de lancer une guerre civile en créant une faction rebelle, alors que l’instabilité règne encore hors des murs. »

Tournant le dos à sa cousine, le Yuki continuait de réfléchir, fermant son unique œil durant sa réflexion. Puis, sourire aux lèvres, il se tourna à nouveau vers elle. De ce sourire glaçant. Machiavélique. « Il te suffit de créer ce Sabreur qui n’a pas vraiment abandonné ce passé. », lâcha-t-il simplement vers Feng, laissant le reste à son esprit aussi ténébreux que le sien.
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Metaru Reiko
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Sam 10 Juin 2017 - 17:21
Amusée...

Il avait le sens de la convenance. Ne voulant pas te laisser parler dans ce couloir où il y avait encore des gens qui circulaient, il te guida vers une cellule qu'il qualifiait d'être son bureau... Ravissant... Tu pouvais encore percevoir des tâches de sang maculer le sol tandis que la crasse avait prit soin d'envahir le reste.

Tu soupirais intérieurement, tu n'étais pas gênée par cette vision, cela faisait bien longtemps que les horreurs n'avaient plus aucun impacte sur ta mentalité rigide. Néanmoins, ce n'était pas très sain pour ton cousin, de vivre en permanence dans ce genre d'atmosphère. Franchement, ce n'était pas en se pavanant dans ce genre de lieu qu'il allait pouvoir assurer une descendance au clan. Mais tu n'étais pas venue là pour parler famille ni même amour, bien que cela t'affligeait de le voir accepter sciemment de vivre en continue dans ces lieux.

- Tu devrais penser à t'aérer l'esprit de temps en temps.


Tu avais ponctué cette phrase avant de reprendre sur tes machinations. Histoire de détendre d'un cran l'atmosphère. Celui-ci avait l'esprit qui cogitait, de la bonne manière mais parfois trop rapidement. Il avait les bonnes intentions, les bonnes réflexions, mais il loupait quelques variables en route à force de se diriger directement vers la conclusion.

- Tu as raison, on ne pas se permettre de raviver des conflits et de déclencher une guerre civile.


Mais il y avait bien des manières de discréditer une personne voir même un groupe sans pour autant s'en attirer les foudres. S'ils avaient l'impression que cela était un coup monté, ton plan aurait échoué, tu aurais gagné la faveur de tous mais Kiri allait être réduit en cendre suite au conflit.

Tu avais l'impression de faire une chirurgie à cœur ouvert, une erreur, et tout s'effondrait. Mais tu avais ce sang froid et cette dextérité d'esprit pour manier tout cela sans prendre trop de risque.

- Nous n'avons besoin de personne. Connais-tu l'effet papillon mon cousin ?  Le battement d'ailes d'un papillon à l'autre bout du continent peut-il provoquer une tornade ici ? Bien-sur, et c'est ce battement que je cherche à provoquer. Une sorte de cause à effet, saisir le chainon important de la chaine et influer dessus.


Tu ne voulais être lié à rien, dans l'idéal, les sabreurs se retrouveraient fortement discrédités et se seraient entièrement de leurs fautes, jusqu'à ce qu'ils le pensent eux même. Quitte à ce qu'ils éprouvent la volonté de se racheter par la suite.

- Pour le moment, il me manque des informations. Je te dirais quoi faire quand j'aurais toutes les cartes en main. En attendant, si tu pouvais te contenter de connaitre les rumeurs, de savoir tout ce qu'il y a à savoir sur leurs sujets. Mais de manière subtile...


Tu fixais alors la flaque de sang qui n'avait pas encore séché sur la pierre dur qui constituée le sol. Il pouvait être efficace mais tu avais juste besoin qu'il le soit bien plus que d'habitude. Sortir des sentiers battus afin d'assurer une surveillance efficace et discrète.

Ils étaient dans son intérêt de t'aider à mettre à bien tes projets. Pour lui qui était moins emballé par Kiri que toi, l'idée d'avoir quelqu'un d'autre qu'un Yuki sur le trône devait le révulser bien plus que tu n'aurais jamais pu l'être.

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Lun 3 Juil 2017 - 19:25
_ Tu devrais penser à t’aérer l’esprit de temps en temps. », lâcha-t-elle. Était-ce une remarque sur sa régulière fréquentation de ces geôles ? Ou peut-être était-ce plutôt un conseil. Sûrement ne devait-elle pas vraiment penser à mal. Sûrement s’était-elle mise à croire que l’environnement ne devait pas être sain pour l’esprit d’Eiichiro. Que pensait-elle exactement alors qu’elle souhaitait qu’il « se change les idées » ? Aussi, se laissa-t-il à un sourire attendri, dépourvu de l’arrogance si souvent dessinée sur son visage. Croissant les bras, il l’écouta alors plus attentivement alors qu’elle exposait la suite de sa stratégie.

D’abord, confirmant ses doutes, elle affirma qu’elle ne pouvait plonger le Village dans une guerre civile. Tout juste d’une marche révolutionnaire, d’une épopée à travers la grande île, où le sang avait tant coulé que les terres et mers s’en souviendraient longtemps, le pays n’était pas en état de supporter une autre de ces fameuses guerres. Encore moins si les grands clans victorieux étaient impliqués dans cette bataille. Si aucun pouvoir militaire n’avait encore dominé l’Archipel, ceci causerait une Anarchie complète et absolue. Même lui, si peu inspiré par le projet initial, devait l’avouer. Il était impossible de revenir en arrière. Il était déjà trop tard. Autrement, ce seraient bien les îles qui viendraient à couler.

Pourtant, Feng n’était pas du même avis que le sien. Elle ne voulait nullement être impliquée, ni même l’impliquer lui, directement ou indirectement dans un quelconque complet. Son idée, particulièrement étrange, reposait sur le concept d’un prétendu « effet papillon », comme si le battement d’un papillon dans les terres d’Hi no Kuni pouvaient créer un typhon dans l’Archipel. Elle semblait convaincue par cette théorie et souhaitait l’appliquer directement dans leurs prochains travaux. S’il hochait la tête d’approbation, l’œil valide du Yuki laissait savoir qu’il restait sceptique face à cette décision. Comment une action en territoire inconnu pouvait discréditer l’ensemble d’un Clan ? C’était comme si elle souhaitait laisser le pouvoir aux Sabreurs, afin qu’ils prouvent leur incapacité. Un plan dangereux, dont les variables étaient nombreuses et inconnues.

Haussant les épaules, il comprenait pourtant ce qu’elle attendait exactement de lui. Elle voulait qu’il agisse sans agir, qu’il soit dans l’ombre. Être à la fois actif et passif. Il ne devait pas être vu en ni entendu en train d’en apprendre davantage. Dangereux, extrêmement dangereux. Car cette collecte d’informations devait être discrète, invisible. Personne ne devait en entendre parler, pas elle ni quiconque. Il devait même lui-même être capable de nier toute implication dans ces événements. Autant dire, il ne devait laisser aucun témoin gênant, ne laisser aucune trace d’un passage. Il devait se contenter d’être une ombre. Une tâche à la fois aisée et si difficile à accomplir. « Tu m’en devras plus d’une, avec ça, Feng. », lâcha-t-il, le sourire encore aux lèvres.

Se détachant du mur auquel il s’était adossé, Eiichiro se rendit vers la porte et l’ouvrit à nouveau, sachant que cette discussion était dorénavant terminée. « Allons donc nous aérer l’esprit, comme tu l’as exprimé. » Puis, sans attendre, il l’invita à sortir de cette cellule où, quelques heures plus tôt, un homme, exsangue, avait été sorti. Mains croisées dans le dos, son œil valide s’attardait, ici et là, sur les quelques fissures du bâtiment, il réfléchissait à l’avenir du Clan Yuki au sein du village. Aussi, alors qu’un jeune gradé passait dans le couloir et saluait les deux membres claniques, il prit le temps de s’arrêter un instant. « As-tu déjà pensé à enfanter, cousine ? », lâcha-t-il brutalement, au milieu du couloir silencieux.

Il se rappelait la récente mort de sa mère, la tristesse qui illuminait son regard alors qu’elle venait à s’éteindre tranquillement, de son âge avancé. Il se souvenait de son père qui, sur le lit de sa défunte femme, avait reproché, dans un murmure, à son fils de ne pas encore avoir donné un seul héritier à la famille. « Le Clan est prospère. », essaya-t-il d’ajouter, comme s’il tentait de se rassurer. « Mais, mon Père semblait déçu lors de nos récentes rencontres. Comme s’il me reprochait de ne pas donner un enfant à la famille. » Il n’osait le dire, mais son père avait usé de quelques mots plus forts, laissant entendre qu’Eiichiro ne pensait qu’à sa propre légende, et non celle de son clan. Comme s’il pensait seulement à sa personne.

Puis, reprenant sa marche, les mains croisées dans le dos, le torse légèrement bombé comme il était souvent de rigueur en ces lieux, il continuait de sourire, repensant encore à l’événement tragique qu’avait été la perte de sa mère. Pour autant, depuis de longues années, ils ne se parlaient que peu fréquemment. Néanmoins, affecté, il s’était mis à comparer. A son âge, ses parents avaient déjà plusieurs enfants. Lui n’avait aucun enfant. Pire encore, il ne fréquentait personne.
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