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Clair de Lune [I. Sazuka]

Yamanaka Kururi
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Ven 12 Juil 2019 - 18:21



Tu pénétras à ton tour dans la dense végétation sous une lune presque pleine qui éclairait plus ou moins bien la forêt, et lui donnait aussi un aspect plutôt… effrayant, mais pas tant que ça, pour toi ; tu étais une gladiatrice en passe de devenir une Kagai ; ce n’était donc pas quelques ombres qui allaient te faire peur !Tu parcourus donc plus dizaines de mètres jusqu’à entendre un… fracas, comme si on venait de faire tomber un arbre.

Un peu plus loin tu dépassas un gigantesque conifère et vit, de l’autre côté d’une petite clairière, une personne de dos ; et un arbre pulvérisé à ses côtés. Avec la lueur de la lune tu reconnus le visage pâle de l’Ikeda, plus de d’habitude à cause de la lune certainement. Tout te sembla dès lors plus clair, elle n’était pas partie ni n’avait tourné le dos à ceux qui se trouvaient à une centaine de mètres plus loin dans le but de les abandonner, mais pour laisser s’échapper ou relâcher tout ce qu’elle ressentait.

Ce fut donc la première fois que tu la voyais dans cet état, perdre le contrôle d’une certaine manière. Et tu comprenais étonnement. Tu savais clairement quelle était sa relation avec la défunte Metaru, et la fille yasei n’avait pas été très précautionneuse quant au choix de ses mots. Décapitée… Alors déjà rien que l’annonce de sa mort, mais en plus la façon dont elle avait rendu son dernier souffle… Et en plus du reste… Toi aussi tu aurais explosé si on t’avait appris la mort de tes parents ou même la sienne ; et tu ne te serais pas contenue aussi longtemps…

Ne sachant quoi faire pendant quelques secondes, tu te décides tout de même à l’approcher ; et alors que tu allais te signaler ; tu marchas sur une branche, malencontreusement. Tu regards la brindille cassée en deux et relevas la tête aussitôt. Le regard brillant de l’Heidan était maintenant posé sur toi…

« Ah… je… ça va ? »

Tu t’attendais maintenant au pire, pas qu’elle t’attaque, non… mais… Tu ne savais pas c’était comme un plus ou moins mauvais pressentiment.


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Uzumaki Sazuka
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Ven 12 Juil 2019 - 18:44




Marchant d’un pas décidé pour une raison inconnue, je traversais arbustes et feuillages sans prêter attention à ce qui m’entourait, me contentant d’aller tout droit, toujours; jusqu’à ce que je parvienne aux abords d’une petite clairière baignée par les rayons lunaires, comme s'il s’agissait de l’œil d’un cyclone, d’un havre de paix. Une pause d’une fraction de secondes pour mon esprit, le temps d’admirer la scène et je repris ma marche, la respiration irrégulière, les mains tremblantes ; de nouveau. Comme pour tenter de faire disparaître ces spasmes incontrôlés, je fermais et rouvrais plusieurs fois mes mains, mes poings. Puis, alors que je m’apprêtais à quitter la quiétude de cet havre de paix ; je m’immobilisai comme si une force invisible m’empêchait d’avancer, tout prés d’un grand arbre.

La tête baissée et les yeux posés sur mes mains ouvertes, tremblant toujours ; je me questionnais. Que ressentais-je ? Que m’arrivait-il ? J’avais l’impression que ce clame qui me connaissait depuis toujours avait disparu ; j’avais du mal à réfléchir, du mal à penser et me figurer tout ce qu’avait dit Kanna. L’esprit logique, scientifique dont j’étais l’hôte semblait s’être évanoui au profit d’une chose que je n’arrivais pas à définir. Refermant les mains, serrant de nouveau les poings ; je respirai profondément et me remémorai ces moments passés avec l’intendante, celle qui m’avait appris tant de choses qui étaient innées chez d’autres. Et finalement, en mettant à l’œuvre cette mémoire qui était pour moi autant un atout qu’une malédiction, je parvins à retrouver, en partie ; mon sens analytique.

Marmonnant à voix basse, je reliais les éléments entre eux, faisais concorder ce que j’avais appris avec ce que je voyais, avec mes « symptômes ». Et je compris. Je ressentais la colère et la tristesse ; lesquelles se manifestaient au travers de mes mains, de leurs tremblements. Je me souvenais de ce qu’elle m’avait dit, qu’il fallait évacuer… Une nouvelle fois, je clos mes mains et abattis mon poing sur le large tronc voisin avec une extrême brutalité. Alors que d'une main je pourfendais l’arbre –probablement- multi-centenaire, je ne pus m’empêcher de penser que ce geste n’avait rien de rationnel, rien de logique. Et pourtant le pulvériser, le voir voler en éclat et le voir s’écrouler dans la forêt avait atténué ces poids qui s’étaient formés dans mon thorax, dans mon ventre. Et lorsque je me redressai, les tremblements qui s’étaient emparés de mes mains semblaient avoir disparu.

Expirant longuement, je n’avais de cesse de repenser, de me rappeler tout ce que m’avait expliqué la Suzuri ou même Asami et d’autres, pour finalement m’avouer que ce n’était pas que du vent. Il m’avait fallu connaître cette tragédie pour comprendre que je n’échappais pas à ce qui régissais le commun des mortels : les sentiments. Fixant maintenant cette main qui venait d’ôter impunément la vie à cet arbre, je pus sentir ruisseler le long de mes joues des larmes, qui perlèrent de mon visage pour s’écraser dans l’herbe, dans la terre. Je ne parvenais plus à me souvenir la dernière fois que j’en avais versées, cela me semblait si lointain ; presque d’une autre vie. Ce moment de silence ponctué de quelques sanglots tous aussi silencieux fut brusquement interrompu. Un son sonore, perçant ; celui du bois qui se brisait me fit me retourner.

Les stigmates des pleurs toujours présents, je faisais face, quelques pas nous séparant, à un visage que je reconnus instamment. Celui de la gladiatrice, de cette femme à laquelle je m’étais aussi probablement trop attachée et pour laquelle j’avais de puissants sentiments, que je pouvais maintenant reconnaître. Une forme d’apaisement me gagna, malgré que je fus surprise de la voir là alors que c’était –en réalité- logique et plus que.

-C’est toi… que fais-tu… Dis-je en l’observant, en essuyant d’un revers de main les sillons humides qu’avaient sur mes joues laissé mes larmes. Ça… Commençais-je en arborant un faux sourire que je finis par effacer, me rendant à l’évidence et « forte » de ce que je comprenais maintenant. Non… ça ne va pas. Une personne que j’aimais profondément est morte. L’endroit qui m’a accueilli et m’a considéré pour ce que je suis est en péril. Et.. ha.. haha.. Rigolais-je nerveusement… Et personne ici ne semble réaliser ce qu’il vient de se passer ! M’exclamais-je dans un cri venant du cœur ; en m’essuyant les yeux. Un nouveau moment de silence succéda mes paroles…



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Yamanaka Kururi
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Ven 12 Juil 2019 - 19:07



Tu n’avais jamais fait face par le passé à quelqu’un qui traversait ce genre d’émotions, ou d’état. Cette femme que tu avais appris à connaître, qui t’était apparue comme forte et imperturbable te paraissait soudainement plus « humaine ». Et à cet instant tu ne pouvais faire qu’une chose, l’écouter ; parce que tu n’osais même pas t’en approcher. Si tu savais ce qu’elles étaient l’une pour l’autre, tu te demandais maintenant que vous étiez, ce que vous représentiez, vous, l’une pour l’autre… Mais tu ne pouvais pas te permettre de penser à ça, de ramener la chose à toi.

Tes sourcils se haussèrent d’étonnement lorsque tu l’entendis parler des autres, lorsque tu l’entendis et la vis crier. Tu ne l’avais jamais vu comme ça, sous cet angle… Tu avais même l’impression qu’elle avait changée, subitement. Comme il elle laissait son cœur parler maintenant ; et tu n’y étais pas forcément insensible…

« Tu te trompes Sazuka. »

Tu étais sûre de toi, de ce que tu allais dire, et ça se sentait dans ta voix ; sans aucune hésitation, d’un ton franc et direct.

« Les autres réagissent tous de la même façon. Ils préfèrent se projeter plutôt que de penser à ce qu’il s’est passé. Ils se voilent la face pour ne pas avoir à en souffrir. Pour nous, cela vient d’arriver ; mais pour ceux qui viennent de Kumo… ça fait déjà quatre jours. Ils placent ce drame dans la normalité, comme la continuité normale de notre vie de shinobi. Même s’ils ne devraient pas, car des personnes sont mortes, et que notre foyer a été… violé. »

C’était assez rare que tu parles de cette façon, autrement qu’au travers de ta vision militaire voire froide des événements. Ta façon de penser tu ne la livrais qu’aux personnes vraiment particulières pour toi, et Sazuka en faisait partie, et bien plus encore. Et t’étais sûre que ça ne la surprendrait pas, elle savait que tu étais sensible et susceptible aussi.

« Je réagirai comme toi si je te perdais, et si je perdais mon village natal en même temps. Mais maintenant, on a vraiment besoin de toi. Tu l’as dit… Kumo n’est pas qu’un village, c’est que nous sommes même s’il y a eu des erreurs de commises. »

Tu avais précautionneusement évité de parler de guerre et de vengeance ; car cette dernière donnait lieu à des tragédies comme… celles de Yugure, ou de Kumo. Et d’un coup, tu fixas sur la gauche un buisson qui venait de frémir ; à une vingtaine de mètres…


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Uzumaki Sazuka
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Ven 12 Juil 2019 - 20:12




Etrangement les mots de la Senshi parvenaient à m’apporter un nouveau calme, un apaisement que je recherchais, inconsciemment. Je n’avais à aucun moment pensé à ce qu’elle était en train de dire, aveuglé par ce que je percevais, et sans doute aussi par ces sentiments que j’avais toujours eu du mal à comprendre. Aveuglé par la colère était d’ailleurs l’expression la plus juste pour définir ce qui avait poussé mes paroles hors de mon cerveau. Et, pour une fois, je voulais bien accepter de reconnaître que j’étais en tort et que j’émettais un jugement trop hâtif.

Si j’avais été surprise de la voir ici, je l’étais encore plus par la suite de ses propos. Je réalisai que depuis « l’annonce » j’avais eu un comportement très égoïste et injuste vis-à-vis d’elle. Et dans ce qu’elle disait j’entendais davantage encore. Essuyant la dernière larme qui venait de poindre, j’entamais alors quelques pas afin de me rapprocher d’elle. Il était évident que je devais des excuses, mais aussi plus d’attention.

-Tu as raison Umeka… Reconnus-je alors que je marchais vers elle, apaisée, lorsqu’un nouveau bruit me stoppa. Ce bruit avait attiré nos regards vers l’une des extrémités de la clairière. Un animal… Dis-je à voix basse en observant les alentours, dans l’attente que quelque chose se produise. Qu’une bête, inoffensive ou pas, se promène dans cette forêt était à priori parfaitement normal, s’il s’agissait bien d’un animal. Dans le doute, j’avais dégainé un kunai de ma sacoche –les mauvaises habitudes reviennent toujours au galop- et dis à Gladiatrice : Si on attaque en premier…

La Mizujine acquiesça d’un mouvement de tête et aussitôt nous nous dirigeâmes vers la source de ce bruit, d’un pas s’accélérant de plus en plus jusqu’à ce que nous courrions. Nous nous apprêtions à frapper…



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Yamanaka Kururi
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Ven 12 Juil 2019 - 20:37



Tu ne pensas que remettre les idées de ton amante au clair serait aussi facile… Et tu allais bien te garder de le lui faire remarquer. Mais dans tout ceci, tu étais heureuse de voir que tu avais réussi, qu’elle t’avait écouté, et qu’elle y avait aussi rapidement réfléchi. Tu savais que pour faire son deuil il fallait du temps, plus ou moins en fonction des personnes ; mais il en fallait quand même quoi qu’il arrive, de toute façon. Tu n’allais donc pas faire comme si de rien n’était, comme si la page était tournée et que vous pouviez reprendre une vie sympa.

Ah ! parce qu’elle t’avait parlé comme ça, pas parce que tu avais perçu qu’elle tenait plus à Reiko qu’à toi ; mais bien parce que « tout ça » demanderait un chemin bien spécifique jusqu’à la reconstruction et la tranquillité. Ce qui vous attendait allait être dur, vraiment dur, vraiment incertain. Mais quand l’Ikeda se rapprocha de toi ; et c’était ce que tu voulais dans le fond ; ce bruit vous avait interrompu. Tu observas aussi Sazuka qui comme toi était aux aguets ; jusqu’à ce qu’elle sorte ce kunai qui te laissa penser que vous repreniez du service dès maintenant.

Si c’était un animai ce serait vraiment cool, car tu n’avais pas envie d’encore te battre pas après tout ça, après tout ce que vous aviez appris, entendu, et dit. Mais lorsqu’elle prononça les mots « attaquer » en premier ; tu ne pus qu’adhérer à l’idée. Que ce soit un animal sauvage ou autre chose, la meilleure des défenses était toujours l’attaque ; ou la contre-attaque dans ton cas. Et suite à ta confirmation visuelle tu t’élanças à ses côté.

Quand vous fûtes au niveau du dit buisson, vous frappâtes simultanément, peu importe ce ça pouvait être. T’attendant à avoir embrocher une bête, tu fus stupéfaite de vous voir et vos lames repoussées dans un étincellement métallique, et voir surgir une ombre du buisson, juste devant. Ce n’était pas un animal, mais un homme portant lui aussi un kunai. Un homme dont les traits étaient dissimulés en partie par ses cheveux et l’obscurité. En le fixant, tu eus une désagréable impression.

« Je crois que… que c’est lui qui nous observait l’autre jour ! »

Et déjà tu défis Gyomo de ton buste pour te préparer au combat. Mais, sans doute en te voyant faire ; l’homme se mit à parler !

« Woh woh woh ! On s’arrête tout de suite les filles ! Je ne suis pas là pour vous combattre ! »

Tu avais arqué d’un sourcil. Il avait une voix un chantante, presque amicale et avait rangé son arme en signe de reddition.

« Vous allez nous suivre sans faire de mouvements brusques ! »
« Puisque je vous dis que je ne suis pas un ennemi… ha… »

Malgré la bonne foi qu’il voulait vous faire croire ; toi, tu ne le croyais pas du tout. Pourquoi vous avait-il espionnée dans ce cas ? T’allais lui demander ; biensur.

« Pourquoi vous nous épiez alors ?! vous êtes un genre de pervers ?! »
« Perv… erg… Non, ce serait assez… étrange. Et tu es bien trop jeune pour moi, Umeka ? C’est bien ça, Umeka ? »
« Je..hm.. Je… Oui.. »

Qu’il t’appelle par ton prénom, qu’il se défende d’être votre ennemi ou un pervers de cette façon avait fait buguer ton cerveau.

« J’veux pas savoir, vous allez nous suivre ; et le policier de Kumo vous interrogera ! »

Il agita sa main devant toi, tu ne compris pas pourquoi sur le coup…

« Oh, et toi ; de loin, j’avais toujours eu un doute… Mais, c’est bien toi, Sazuka. »

Il connaissait aussi son nom ?! Et en plus il t’ignorait ?!?! Et il venait de poser sa main sur son visage ?!?!?! Tu observas la scène et le visage de cet inconnu apparut à la lueur de la lune. Un jeune homme, un peu plus âgé que vous, aux cheveux d’un noir absolu et au teint assez pâle ; un peu comme Sazuka. Ceci dit tu étais bien loin de t’imaginer qui il était.


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Uzumaki Sazuka
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Ven 12 Juil 2019 - 22:10




L’assaut que nous avions mené ne put être arrêté que par une seule personne, ou tout au moins un seul type de personne : un shinobi. Ce dernier nous fit rapidement face et Umeka semblait déjà prête au combat tandis que notre adversaire s’avéra rapidement ne pas en être un. C’était ce qu’il affirmait et l’accompagnait du geste en déposant son arme. Mais, les shinobi étaient capables de bien plus de prouesses que manipuler une simple lame. Nous devions nous méfier. Enfin, jusqu’à ce que j’entende toutes ses justifications. C’était une rencontre étrange, et je m’interrogeais sur le but réel de tout ceci ; cela avait-il un rapport avec Kumo ? Avec Hayashi ?

Comme Umeka, je fus surprise de constater qu’il connaissait son nom, comme du reste. Et qu’il s’adresse uniquement à elle comme si je ne comptais pas car si j’avais bien compris, il nous épiait toutes les deux… Alors, pendant quelques secondes je fus du même avis que la chuunin ; de le conduire au campement afin qu’on en apprenne plus sur lui. Néanmoins, la suite me fit douter de ce choix. Il posa sa main sur mon visage en s’avançant d’un pas et m’appela par mon prénom. D’abord étonnée, je m’esclaffai en dégageant sa main d’un revers de la mienne.

-Umeka a remporté plusieurs combats lors du tournoi de Kaze et je suis… enfin… j’étais la Directrice de l’institut de Kumo. Que vous connaissiez nos prénoms n’a rien d’impressionnant. Lui dis-je avec une pointe d’énervement dans la voix et celle de mon kunai flirtant avec sa carotide. Dites-nous votre nom, et votre prénom avant que je ne perdre patience. Le menaçais-je très clairement en insistant avec le Kunai qui d’une pression supplémentaire pourrait lui causer une première entaille. Cet homme était tombé sur la mauvaise personne, au mauvais moment… Et ma considération de la situation semblait toujours un peu embrumée par toutes ces émotions qui m’imprégnaient fortement.

Il lui appartenait donc de nous apporter une réponse claire, qui nous satisferait. Alors, attendant que sa langue se délie, je continuais de l’observer, de le dévisager. Je plissai les yeux, dans un regard sceptique alors que je me le décrivais. Il me rappelait quelque chose que j’avais entendu récemment ; mais le souvenir de la Metaru était encore trop présent pour que je me souvienne à quel moment, et où.



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Yamanaka Kururi
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Lun 15 Juil 2019 - 18:19



Ce qu’avait dit l’Heidan était plutôt vrai, avec ces infos c’était plutôt facile de savoir qui est qui... Tu pouvais confirmer sans te tromper que Sazuka avait changé, et très brutalement en plus. Plusieurs heures avant, si elle avait rencontré un homme comme ça, elle aurait accepté de l’écouter sans le menacer, aurait été bien plus mesurée, mais avec ce qu’elle avait perdu s’était apparemment brisé son armure de patience. Tu ne pouvais dire si cela te plaisait, ou pas ; mais tu espérais qu’elle n’allait pas se transformer en une deuxième Reiko, irréfléchie et brutale.

Toi, t’étant placé sur le côté pour t’assurer qu’il ne préparait rien de suspect ; l’observas, les observas. Tu trouvais qu’il y avait un truc pas net dans cette histoire. Déjà, qu’il vous espionne. Pourquoi si c’était pas un ennemi ? Et ensuite, son comportement avec toi, et encore plus avec elle ; c’était très étrange. Et enfin… Il fallait admettre qu’il y avait comme un air de déjà vu ; enfin… l’un ressemblait un peu à l’autre et inversement. Très étrange coïncidence. Et donc, sûrement grâce aux menaces de l’Ikeda ; l’homme parla !

« Je ne pense pas… que cela soit la bonne solution. »

Un sourire animait son visage, pas narquois, pas… hypocrite non.. Mais plutôt, sympathique. Plutôt très doux même, comme son regard. Puis il continua sa réponse.

« Je vous observe en effet depuis un certain temps. Et… je ne sais pas si je fais bien de le dire… Mais je t’observe, Sazuka, depuis plus longtemps encore. Euh, cela dit je ne te veux aucun mal, ni à toi blondinette. »
« Et bah alors parlez ! j’pourrais rien faire si vous parlez pas ! »

Ton regard était attiré soudainement par la main de l’Ikeda, celle qui tenait le kunai, et qui tremblait au fil de chaque qu’il prononçait.

« Je sais cela, j’ai entendu tout ce qu’il s’était passé ; d’Hayashi à Kumo. »

Tu ne te trompais pas, il vous avait espionné et vous ne saviez pour qui il travaillait. Sous ses airs de gentil monsieur tu étais sûre qu’il cachait une chose beaucoup moins… gentille. Avec tout ce que vous veniez de vivre, vous ne pouviez pas faire confiance à n’importe qui ! Et encore moins un type qui vous espionnait depuis… depuis tu ne savais combien de temps. Et malgré sa position très désavantageuse, il n’en disait pas plus, pourquoi ?! Tu sortis alors un d’une de tes poches de ta veste ninja une bobine de fil d’un métal souple et t’approchas de lui. Ton but était simple : le ligoter. Il t’observa faire et juste avant que tu te mettes à l’œuvre…

« Je nous emmène dans un endroit plus… tranquille, pour parler. »
« Hm ? »

Et là sans que tu comprennes ce qu’il venait de se passer tu te retrouvas dans une autre forêt, encore plus obscure que la clairière où vous étiez précédemment. Tu ne comprenais pas ce qu’il venait de se passer mais tu sentais ta tête tourner et la fatigue te gagner d’un coup… Tu chancelas, faisant quelques pas en arrière et balbutias quelques mots.

« Qu-qu’avez-vous fait ? »
« Ah. J’avais oublié ce détail, désolé blondinette. »

Ses mots résonnèrent dans ta tête et, derrière lui tu vis émerger une forme imposante émerger de l’ombre ; une forme qui te rappelait quelque chose, et Sazuka qui avait baissé son arme… Mais ce fut tout ce que tu vis puisque l‘instant d’après tu t’effondras dans l’inconscience pendant que Gyomo lui-même paraissait s’éteindre...


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Lun 15 Juil 2019 - 19:32




Cet homme que je tenais en joug du bout de mon kunai ne semblait pas vouloir nous dévoiler quoi que ce soit, néanmoins il avait reconnu nous espionner, et moi plus particulièrement. Pourquoi était la question la plus importante ; et ensuite savoir qui il était. Evidemment, je n’allais pas le tuer bien je me montrai particulièrement menaçante ; il avait des informations à propos de nous, savait des choses que nous ne savions ; que je ne savais pas. Alors, j’avais laissé Umeka endosser le rôle du gentil policier, bien que je ne simulais pas vraiment mon état psychologique actuel.

Lorsqu’il affirma qu’il nous emmènerait dans un endroit plus « tranquille », j’arquais un sourcil. Mon regard balaya les alentours, à la recherche d’une autre présence ; mais malheureusement, entre l’obscurité malgré ce clair de lune, et mon état mental ; je ne parvins à rien décelé ; et je n’étais pas experte en sensorialité, contrairement à la Sendai. Et alors que je reportai mon attention sur cet inconnu, je ressentis de nouveau cette sensation, celle que j’avais vécue il y avait de cela plusieurs mois. Et même dans l’obscurité, je reconnu ce lieu… ainsi, je baissai mon arme étant sûre de ne pas avoir affaire à un ennemi.

Umeka fut quant à elle complétement surprise, et rapidement affectée par la particularité de ce lieu. Avant qu’elle ne s’effondre totalement, je l’avais récupérée dans mes bras, la maintenant contre moi. Et, derrière cet homme dont je ne savais toujours rien si ce n’était que lui aussi avait passé un pacte avec les limaces ; l’une d’entre elles justement se montra. Une grande limace que je connaissais déjà et qui n’était autre que Katsuya. Cela faisait longtemps que je ne l’avais pas vue et elle semblait avoir un peu grandi depuis la dernière fois.

Je relâchai un soupir, mes yeux posés sur le visage endormi de la Senshi, et redressai la tête vers l’invocateur.

-Qui… êtes… vous ? Lui lançais, la mâchoire serrée, trahissant mon énervement. Vous ne voulez pas répondre ? Repris-je sans lui avoir même laissé le temps de parler. Katsuya ! Qui est ce ?! Ce fut sûrement la première fois que j’employais un tel ton envers Katsuya. Et celle-ci, plutôt que me répondre, s’approcha avec son éternelle lenteur.
-Déposez votre amie sur mon dos Dame-Sazuka. Nous allons nous occuper d’elle.

Et évidemment, je fis ce qu’elle me demanda. Ici… Je n’avais pas la même emprise sur elles qu’ailleurs, et encore moins face à ce ninja. Mais au moins je pouvais être sûre qu’il n’en avait pas, comme il l’avait affirmé, après ma vie ou celle d’Umeka. Et Shikkotsu étant Shikkotsu… Je n’allais pas pouvoir le faire parler par la force.



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Yamanaka Kururi
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Mer 17 Juil 2019 - 23:05



T’avais rien compris à ce qui venait de se passer, mais t’étais bel et bien dans les vapes. Plongée dans un sommeil profond, dans un rêve de ton passé ; tu regardais la scène se déroulant devant tes yeux comme une spectatrice durant un spectacle. C’était ce jour où tu t’étais entrainée au maniement de différentes armes, tu devais avoir 12 ans, ou pas loin. Ton père te coachait et ce jour là avait été plus dur que les autres. Très autoritaire et blessant parfois, ton père, le grand Aruma ; t’avait fait pleurer parce que tu n’arrivais à porter cette énorme hache de bataille…

« Tu ne seras jamais une vraie Gladiatrice si tu n’y arrives pas. Tu es faible, la plus faible de tous. Jamais tu n’accèderas au rang de Kagai. »

Biensur à cette époque tu l’avais vraiment très mal pris, ça t’avait fait beaucoup de mal mais tu avais compris depuis, et grâce à ta mère ; qu’il avait été comme ça pour t’endurcir et te motiver, ce qui avait fonctionné plutôt bien à la fin, sinon tu serais pas ici ; à Hayashi et tu n’aurais pas rejoins Kumo… Et devant tes yeux la scène s’estompa toute seule et fut remplacée par une autre… là tu étais un peu plus vieille, enfin 13 ans… Et t’étais dans une arène de Mizu de l’une des iles de l’archipel. Tu participais à un genre de tournoi entre membre de ton clan… C’est ce jour que tu avais reçu ta première blessure…

Et les scènes de ton passé défilèrent ainsi les unes après les autres ; et pendant que tu dormais ou que tu étais dans les pommes…

« Avant tout, essaye de te calmer, je vais t’expliquer, mais soit… Plus calme. »

L’homme aux cheveux noirs et au bandeau rouge avec des motifs particuliers tentait de calmer la docteure, avec un léger sourire aux lèvres et faisant des signes d’apaisement avec les mains. Quand il estima qu’elle était un peu calmée, il lui fit signe de la suivre. Ces deux là connaissaient déjà les lieux ; et l’Ikeda ne se posa pas de questions. De toute façon elle savait qu’elle ne pourrait pas partir sans que les limaces le veuillent et sans toi, non plus…

Ils marchèrent donc entre les arbres qui étaient en fait des petites ou plutôt grosses maisons pour limace. Et à un moment, Katsuya arriva face à eux…

« Désolée Dame-Sazuka… »
« Dame Sazuka… Voilà un nom qui te va bien. »
« Sieur-Tsuna ? »
« Aah… Je t’avais dit de ne pas m’appeler par mon prénom. »
« Désolée Sieur-Tsu… Sieur. »
« Pour maintenant… Donc, je suppose que tu as deviné qui j’étais, Sazuka. Tu disposes toi aussi du pacte. J’ai vu ton nom, tu as vu le mien. »

L’invocateur parlait avec un détachement et une douceur incroyable, on sentait qu’il n’avait pas de mauvaises intentions, pour le moment…

« La princesse m’a dit que tu souhaitais me rencontrer. C’est chose faite, Sazuka. »

Donc, cet homme avait fait tous ces mystères juste pour ça ? Juste pour cette raison ? C’était trop bizarre…


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Jeu 18 Juil 2019 - 21:05




Je faisais pleinement confiance en Katsuya et les autres limaces de Shikkotsu et je savais que je n’avais à m’inquiéter de l’état d’Umeka, elle était entre de bonnes mains ou de bonnes tentacules. Ce que j’avais traversé ici n’était dû qu’à une maladie dont j’étais atteinte, rien de plus alors la Senshi ne risquait à priori absolument rien. Enfin, après une courte marche, alors que je retrouvais mes esprits et ma légendaire sérénité ; la limace que je connaissais plutôt bien vint à nous, son débit de paroles toujours aussi lent visiblement.

Je m’esclaffais lorsque j’entendis leur échange avant de retrouver mon sérieux. Je n’avais pas oublié que j’avais affaire à un étranger. Puis je réalisai –parce qu’il me le dit- qu’il était ce fameux invocateur, celui dont n’avaient entendu parler les limaces depuis longtemps. Pas si longtemps, à priori. Enfin, il avait raison sur un point, je connaissais son nom entier maintenant, prouvant qu’il ne mentait pas à ce sujet. Marchant alors sous les lampions faits de… je préférais ne pas le savoir ; j’observais mon interlocuteur.

-Oui, je sais comment vous vous appelez… Soupirais-je, réalisant qu’à part ça… Vous me semblez bien plus jeune que ce que m’a raconté Katsuya. Elle parlait d’un homme ayant signé ce pacte il y a des dizaines d’années. Je réfléchis un instant, estimant son âge par rapport à ses traits, son ossature faciale et en déduisis qu’il ne devait pas avoir plus d’une quarantaine d’années, et encore… il me semblait vraiment bien conservé pour cet âge. Vous avez quoi… trente-cinq… quarante ans ? Plusieurs dizaines d’années… Dis-je pensive en l’observant. Et, elles se sont trompées, vous n’avez pas les yeux bleus… Dis-je en continuant de marcher. Enfin… peu importe… Vous auriez pu vous faire tuer en nous abordant de la sorte. Imaginez si nous vous avions… détecté alors que vous nous espionniez. Ah, d’ailleurs… J’attends toujours vos explications à ce sujet. Ajoutais-je en accélérant le pas, le dépassant et lui barrant la route. Il me fixa, je le fixai dans les yeux, des yeux semblant ambrés sous les lueurs dorées de ces lampions…

Je ne pus dire à cet instant que j’avais un déclic en l’observant, je n’avais aucune idée de qui il était même si une étrange sensation persistait dans mon esprit, et dans mon ventre. En réalité, sans être spécialement attirée et soucieuse de ma propre image ; je trouvais qu’on se ressemblait. Comme Umeka ressemblait un peu à… Reiko. Mais, j’étais au moins rassurée maintenant, cette rencontre était intéressante, car je savais aussi qu’il était pratiquant de l’Iroujutsu.



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Yamanaka Kururi
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Ven 19 Juil 2019 - 16:22



Tu avais entendu dire que les rêves étaient toujours synonymes de messages ou de désirs cachés, mais ces rêves là qui n’étaient autre que ton passé… n’apportaient pas grand-chose. Mais tu continuais inlassablement d’assister aux scènes qui t’avaient causée le plus de « soucis », de peine ou de mal. A part cette dernière plutôt anecdotique d’ailleurs. Tu t’observais en train de marcher dans les rues d’un village que tu connaissais, un port de Kaminari. Tu devais avoir quelque chose comme 16 ans à l’époque. Kumo n’existait pas encore et tu n’étais jamais allée à Shitaderu. A cette époque là tu étais un genre de mercenaire, pas vraiment affiliée à la seigneurie du pays, ni rien de tout ça… Mais, tu étais déjà de leur côté.

Tu te souvenais pourquoi tu avais voulu rester à Kaminari… La gentillesse des gens, leur façon de penser bien différente des Mizujin et les paysage qui étaient tout bonnement incroyable. Avant kaminari tu n’avais jamais vu de telles montagnes, et une telle variété en vrai. Le pays de l’eau était plat et… entouré d’eau, c’était à peu prés tout ; en dehors de ton île natale… Enfin bref ; dans ce village, tu marchas et fis la connaissance d’un homme, un constructeur de bateau. Ayant reconnu la Mizujin que tu étais, par chance d’ailleurs ; il t’avait abordée.

« Hey la blonde, je peux vous déranger un instant ? »
« C’est déjà fait… c’est pour quoi ? »
« Vous venez de Mizu pas vrai ? »
« Eh… oui… mais comment… »
« Je le savais ! ‘fin bref, du coup vous vous y connaissez un peu en bateau non ? »
« H-m’oué… »
« Alors dites euh... ce que vous en pensez : j’ai imaginé un nouveau type de navire ! Plus léger, plus rapide, et facilement démontable ! A la place du bois, je vais utiliser du papier épais pour bâtir mes bateaux ; en plus, ça coûte bien moins cher que le bois ! N’est-ce pas là une bonne idée ?! »

Tu avais pris le temps de réfléchir à cette idée, mais pas bien longtemps. Tu n’étais pas une grande experte en construction de bateaux, tu savais naviguer comme la plupart des Mizujin mais pour le reste. En revanche, sans être une grande armatrice, tu ne mis pas longtemps à trouver le problème, ce fut même presque immédiat. Tu restas donc « bouche-bée » ou au moins très étonnée de cette idée et finalement éclata de rire.

« … aaah… »

Tu essuyas une petite larme de rire qui se forma au bord de ton œil.

« Qu’est ce qu’il y a de si drôle ? »
« Oh-non.. c’est une très bonne idée… Mais vous n’avez pas peur que… enfin, que votre bateau en papier se désagrège une fois mis à l’eau ? »
« qu’il se désa… »

Cette courte conversation était un de tes souvenir les plus drôles… l’histoire des navires en papier. Et d’ailleurs jamais le reste des années que tu avais passé à Kaminari tu n’avais vu de bateau en papier… sûrement cet armateur avait abandonné sa grosse idée. Mais c’était aussi ça qui t’avait plu dans ce pays, des gens innovants et intelligents même si ils racontaient des fois beaucoup de conneries.

« hahahaa… Tu as un peu d’humour au moins. »

L’homme au bandana avait rigolé des remarques de l’Ikeda et il reprit la parole presque aussitôt pour rectifier les informations que vous aviez reçues de la bouche même de Katsuya la limace.

« Ce doit être une forme de daltonisme qu’ont les limaces de Shikkotsu. Ne leur demandes surtout pas de quelles couleurs elles sont. J’ai toujours eu les mêmes yeux que toi Sazuka. »

Un léger sourire, il fixa assez intensément la jeune femme qui s’était dressée devant lui avant de reprendre.

« Et me détecter… Cela a peu de chance d’arriver, inutile de te poser ce genre de question. Suis-moi. »

Puis il la dépassa, reprenant sa marche comme si de rien était, et la docteur fut bien obligée malgré elle de le suivre. Après deux ou trois minutes de silence, les deux bruns arrivèrent devant un grand arbre, bien plus gros que tous les autres ; c’était la « demeure » de la princesse. Le ninja mystérieux se retourne alors vers l’ikeda et prend une longue inspiration, comme s’il s’apprêter à dire quelque chose de plus important que le reste ; comme si il allait avouer un fait inavouable.

« Je vais tout t’expliquer…. Il y a bien longtemps, mon clan vivait en harmonie avec le peuple d’un pays dont le nom est aujourd’hui tu. Des décennies après, après une guerre ; les survivants du clan se sont dispatchés par de-là le monde connu, s’établissant dans différents pays, tel qu’Hayashi, Kaze ou encore Tetsu. Oh, n’imagine pas que nous étions persécutés, pas du tout… Mais nous étions sollicités régulièrement pour régler des problèmes, nous joindre à des combats… Et nous refusions à chaque fois, la guerre est ce qui a détruit notre clan. »

L’explication du trentenaire plus ou moins quarantenaire avait commencé, et était certainement pour son interlocutrice très… nébuleuse. En quoi tout ceci la concernait, que pouvait elle bien avoir à faire de tout ça ? Etait ce son problème à elle ?

« Mais un jour, alors que j’étais sur les routes avec mon épouse, Uzumaki Arina ; nous fûmes attaqués. Des représentants d’un clan qui ne souhaitaient pas nous voir rejoindre leurs opposants, alors qu’il était connu que nous nous refusions à tout conflit. Nous aurions pu les affronter, et sûrement les éliminer… mais, c’était contraire à ce que nous sommes, et nous avions quelqu’un à protéger. Alors nous avons fuis. »

Le ton de sa voix déclinait de plus en plus tandis qu’il continuait son histoire, à le voir on était sûr que cela avait un impact sur lui et que c’était une histoire, un passé plutôt douloureux. Malgré ça il ne versait aucune larme ; et reprit…

« Mais ils nous ont pourchassé, et même les forêts d’Hayashi ne purent nous cacher. Nous avons continué de fuir, jusqu’à ce que nous arrivâmes au pays du fer. Les sachant sur nos talons, gagnant du terrain à chaque jour, à chaque heure… nous décidâmes de mettre en sécurité… notre enfant. Jamais un shinobi n’irait s’attaquer directement à un dojo, cela reviendrait à s’attaquer au pays du fer ; et les Samouraïs sont de redoutables guerriers… »

Un moment de silence s’installa alors qu’il observait toujours « l’Ikeda », voulant jauger sa réaction. Certain qu’elle avait compris ce dont il parlait, il reprit son récit.

« Et depuis ce jour-là, je t’observe dès que je retrouve ta trace, Sazuka. J’essaye de te protéger comme je le peux. Mais… comme je ne sais pas si nos ennemis en ont toujours après nous… J’ai toujours préféré éviter le contact, et je te pries de bien vouloir accepter mes excuses, Sazuka. Je sais à quel point cela a pu être difficile pour toi. Mais avec ce qu’il vient d’arriver à ton pays, et ton village… et tes amis… Je me suis dis qu’il était temps. »

Il s’était incliné ensuite, avant de relever, et ajouta son ultime phrase, celle qui mettrait un terme à tout questionnement.

« Tu es ma fille, Uzumaki Sazuka. Et je suis ton père, Uzumaki Tsuna. »

Un sourire fébrile courbait ses lèvres, il était maintenant dans l’attente de la réaction de l’ik- l’Uzumaki. Cette dernière était toujours, d’ordinaire, vachement calme et posée ; mais avec tout ce qu’elle venait d’apprendre, entre ça la mort de la metaru la chute de kumo et le reste d’Hikari… Sa réaction était impossible à anticiper. Mais ce que risquait au pire le papa de Sazuka à ce moment ; c’était de se prendre une grosse mandale des familles, puis le recours au chakra était très complexe à Shikkotsu.


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Uzumaki Sazuka
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Ven 19 Juil 2019 - 19:28




De l’humour ? Je ne voyais pas ce qu’il y avait d’humoristique dans ce que je venais de lui dire, et lui demander. Vraisemblablement quelques subtilités quant à la compréhension totale de ce que l’on pouvait me dire me faisaient toujours défauts, c’était soit cela, soit je prenais tout au premier degrés. Enfin, je compris la suite, s’il y avait une différence entre les descriptions des limaces, et ce à quoi ressemblait cet individu, ce n’était que le fait d’une pathologie particulière. J'acquiesçai donc, et ne pus que le suivre lorsqu’il reprit sa marche.

La distance qui nous séparait de notre destination me permit de remettre un peu d’ordre dans mes pensées et réfléchir un peu plus à la situation immédiate, à cette rencontre avec ce dénommé Tsuna. Au fil de nos pas, ma curiosité quant à tous les mystères que s’évertuait à entretenir cet invocateur ne fit que grandir, mais étrangement, plutôt que de m’impatienter, de me faire perdre patience ; cela ne fit que m’intriguer davantage. Cet homme serait peut-être la clef qui me permettrait d’accéder à mon objectif, le but ultime que je m’étais fixé : la résurrection.

Et finalement, après une marche monotone et silencieuse, au milieu des arbres faiblement éclairés qui participaient d’ailleurs de ma quiétude, nous arrivâmes devant le majestueux arbre de la Princesse des limaces. Le centre, le cœur même de la forêt de Shikkotsu. Là où étaient à priori signés les pactes, là où tout invocateur devait prononcer le serment de l’iroujutsu. Un serment, une promesse que j’avais tenue depuis, et jusque maintenant. Le soi-disant médecin s’arrête alors devant la place végétale habillant le sol, devant le grand arbre et prit un air, et un ton un peu plus sérieux.

Ce changement d’intonation et de comportement que j’avais réussi à repérer força mes lèvres à se fendre d’un léger sourire qui s’effaça rapidement alors que j’entendis « je vais tout t’expliquer ». J’écoutais ainsi le début du long récit. Je me demandais pour il me parlait de tout ceci. Certes, à priori son histoire n’était pas toute rose, mais… en cela me concernait-il réellement ? Enfin, même si son histoire me semblait sans intérêt immédiat, je devais avouer qu’elle avait un côté passionnant, comme ces histoires que je lisais de temps à autre lorsque je n’avais rien de mieux à faire.

Etrangement, je trouvai qu’ils avaient bien agi, en fuyant. De la même manière, je préférais éviter le combat et « fuir » plutôt que de participer à quelque chose qui ne correspondait pas à mes attentes ou que j’estimais trop… dangereux. Mais la suite de son récit prit une tournure à laquelle je ne m’attendais pas. Les samouraïs étaient de redoutables guerriers… Oui, je ne le savais que trop bien, des êtres plein d’honneur, de violence et de bêtise ; qu’aucun n’avait su me faire changer d’avis à leur sujet. Ils avaient donc laissé leur enfant… dans un… dojo…

Subitement, je fronçais les sourcils et mon visage jusque lors impassible sembla complétement se fermer. Mais, malgré moi, malgré tout ; je ne pus me résoudre à rompre ici l’échange ; ni n’en avais l’envie, sûrement. Il en avait trop dit et ma mémoire pas loin d’être infaillible me lançait d’innombrables signaux d’alerte. Et les mots fatidiques furent prononcés, ceux qui scellèrent mon impression et la muèrent en une conviction, en une preuve quasi irréfutable. Comprenait qui était cet homme qui me faisait face, tissant des liens entre tout ce que j’avais pu remarquer, tout ce que j’avais pu vivre ; je ne parvins à prononcer aucun mot. Je restai silencieuse.

J’eus la soudaine impression, lorsqu’il finit d’achever son argumentaire, qu’on prit mon cœur dans un étau et qu’on le serra jusqu’à sa rupture. Et je restais étrangement impassible. Mon poing se serra de lui-même et l’envie de le lui enfoncer dans la face me prit, jusqu’à ce que ; derrière moi, la voix familière de Katsuya ne résonne. J’écoutais, toujours en observant celui qui venait de se présenter comme étant mon géniteur, mon père biologique, et à vrai dire… l’unique père que j’avais, à priori.

-Dame-Sazuka. Ce qu’il dit est vrai. N’en doutez pas. Ayez confiance. Sur ses mots mes sourcils s’arquèrent. Prise d’étonnement, je ne savais en réalité absolument pas comment réagir face à cette nouvelle, face à cette révélation. Pourtant, il semblait que je venais d’atteindre un autre objectif, celui que je m’étais fixé grâce à Umeka. Cet objectif que j’avais fini par prendre au sérieux, et dont l’accomplissement m’était devenu cher. Sans doute devais-je me réjouir, exploser de joie même ; mais je n’y arrivais simplement pas.

-Je veux y croire, Katsuya. Mais qu’est-ce qui me le prouve ? Un homme qui me ressemble ? Un homme qui peut-être a entendu mon histoire alors qu’il nous espionnait ? Evidemment, le déni était la première que j’avais à l’égard de cette situation, à l’égard de cet homme ; mais pas la méfiance. Après tout, j’étais à Shikkotsu ; avec une personne qui avait signé le même pacte que moi et… Il était accepté des Limaces, tout comme je l’étais. Elles lui faisaient donc confiance. Enfin, malgré les déductions que je tirais de toutes ces informations ; je n’arrivais seulement, simplement pas à m’y résoudre. Et pourtant, beaucoup d’éléments tendaient dans la même direction… Quelle preuves avez-vous ?! Lançais-je finalement à l’homme. Connaissez-vous la date de ma naissance ? Savez-vous ce qu’il m’ait arrivé dans ce dojo ? Quelles… preuves… finis-je, comme exténuée en regardant vers le sol.

Pour moi, il n’y avait que les preuves qui comptaient… Mais dans ce cas-ci, je savais déjà qu’il allait pouvoir me les fournir ; et je ne saurais toujours comment réagir.



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Yamanaka Kururi
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Sam 20 Juil 2019 - 18:25



Les visions de ton passé se succédaient dans un flot sans fin comme si c’était toute ta vie qui défilait devant tes yeux, mais certaines scènes dont tu ne te souvenais plus restèrent brouillées et très imprécises alors que d’autres paraissaient date d’hier. Cette fois-ci tu assistas à ce jour très particulier pour les personnes de clan, les Senshi ; celui où tu obtins le droit de posséder l’une des armes de tes ancêtres. Ce jour tu te souvenais avoir été très heureuse mais qu’il ne fallait surtout pas le montrer, tu avais appris à rester humble et à te contenir ; parce que ton père t’avait appris qu’il fallait respecter, dans le sanctuaire sacré, la mémoire des anciens Kagai de votre famille.

Et tu te souvins qu’en posant les mains sur les différents artéfacts, seul Gyomo avait réagi. Au début, tu avais ressenti de la déception d’avoir hérité de ce « vieux filet », mais rapidement, plus tu passais de temps avec cette « arme » et plus tu comprenais que vous étiez liés et même amis, à vrai dire. Ce filet imprégné d’une parcelle de la conscience d’un de tes ancêtres était, au moins pour toi, comme un être vivant, une personne qui réagissait lorsque tu lui parlais, et qui avait son propre caractère. Il ne lui manquait que la parole en fin de compte. Et de ce souvenir en portait d’autres, rémanent, de vos combats, de vos échanges. Un rêve formidable somme toute qui exprimait à quel point ta vie avait été heureuse. Et tu comprenais en revoyant toutes ces images au travers de ce rêve forcé que malgré les échecs et la souffrance, ce qui était important étaient tous ces moments de bonheur, ou de joie, ou… positifs en gros.

C’était en tous cas ce que ressentais de ces songes… Et, inconsciemment dans ce même rêve, tu te demandais ce que la brune avait comme souvenirs heureux… D’après tout ce qu’elle avait pu te dire ; sa vie n’avait pas été aussi belle que la tienne… et ce fut elle apparut maintenant de ton rêve, mais… c’était différent. Ce que tu voyais, ce n’était qu’une personne seule. Vous étiez toutes les deux seules sur plaine plongée dans le noir et couverte d’eau… Un nouveau rêve qui ne correspondait à rien de ce que tu avais vu, revu depuis que tu t’étais évanouie. Tu tentas de lui parler, de l’appeler ; mais elle demeura silencieuse la tête baissée le regard plongé dans le reflet noir de l’eau…

« Je peux comprendre que ce soit difficile à accepter, et même à comprendre. J’ai su ce qu’il t’était arrivé, et je ne pensais pas que des personnes avec un tel honneur soient capables d’un tel acte. C’était une erreur de jugement de ma part… Mais… cela t’a protégé indirectement. »

Il avait terminé sa phrase sur un ton plus sérieux et ferme que son début ; ce n’était pas tout à fait une excuse mais sûrement plus une constatation, une affirmation. L’Uzumaki comprenait le désarroi de sa fille, qu’elle demande des preuves. Il avait conscience que leur monde avait changé et que des personnes malintentionnées cherchaient à manipuler les autres. Alors qu’elle pense qui puisse mentir était normal voire légitime. Mais ces preuves il les avait. Il pouvait tout expliquer, il avait eu le temps d’y réfléchir, de se préparer à cette rencontre et s’estimait même déjà content qu’elle ne s’en prenne pas à lui.

« Tu es née en 175, officiellement. C’est la date que t’a donné le maître du dojo, Wada Fukuyo mais… la vérité c’est que tu es née en 143, à Hayashi. Et ni Arina, ni moi n’aurions pu imaginer que tu serais atteinte de cette « maladie »... Mais cela explique que tu n’aies pas remarqué ce détail. »

Il parlait d’une maladie dont souffrait la « jeune » femme depuis son enfance, celle qui lui provoquait de terribles maux de tête lorsqu’elle tentait de se souvenir de son passé lointain, celle qui lui faisait perdre d’importantes partie de sa mémoire et dont le traitement limitait maintenant sa capacité à se remémorer. Cet homme, le père de la Directrice avait dû être mis au courant par les limaces ; à l’origine du traitement miracle.

« Tu as donc 60 ans Sazuka ; cela peut te paraître vieux, mais pour nous… cela ne représente pas tant que cela, et malgré notre âge nous paraissons toujours plus jeunes. Comme la plupart des Uzumaki, tu maîtrises les arts médicaux à la perfection, car notre énergie vitale est plus active que chez les autres personnes. Te souviens-tu avoir ne serait-ce qu’une fois eu besoin de t’entraîner longuement pour développer tes capacités ? Est ce à Kumo que tu as appris tout ce que tu sais à ce sujet ? L’iroujutsu ? »

Les questions qu’il posa avaient toutes déjà des réponses, et Sazuka le savait ! Tout ce qu’il disait trouvait un lien à un moment ou à un autre avec ce qu’elle était, et ce qu’elle faisait.

« Et enfin… »

Il s’approcha d’elle de quelques pas et retirant son bandeau dévoilà sur son front un petit losange violacé.

« Tu as aussi cette marque, au bas de la nuque. Un sceau que je t’ai apposé lorsque tu n’avais que quelques mois. D’habitude, nous les apposons « nous-mêmes » lorsque nous sommes suffisamment expérimentés dans l’art du scellement… Mais comme nous pensions ne jamais te revoir… Je me suis dis qu’avec un peu de chance, tu rencontrerais un jour un Uzumaki, un autre… et qu’il te reconnaîtrait comme l’un des siens en voyant cette marque. »

Il s’arrêta de parler, observa sa fille, et ajouta enfin :

« Je vais te laisser réfléchir à tout ça. La nuit porte souvent conseil. Et sache que nous t’avons aimé, et que je t’aime toujours Sazuka. »

Et il se retourna, sans doute le cœur plus léger mais après avoir embrouillé l’esprit de l’Heidan…


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Uzumaki Sazuka
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Sam 20 Juil 2019 - 21:01




Toutes, absolument toutes les explications et preuves que venaient de m’apporter l’invocateur corroboraient avec les éléments de mon passé dont je me souvenais toujours. Et plus encore, ce qu’il m’apprit apportait une logique à ma vie, et ce sentiment étrange qui m’habitait à chaque fois que je me rappelais de Tetsu. J’étais une scientifique, directrice d’un institut spécialisé dans la recherche, travaillant avec de nombreuses personnes de science. Lorsque nous avions la preuve formelle, démontrée par a+b ; nous ne pouvions nous borner à refuser l’évidence ; je ne le pouvais plus.

J’avais commencé à ressentir l’angoisse, comme une crise que j’avais eu une fois, lors d’un entrainement au sein même de l’institut ; mais cette fois-ci je parvins à m’en défaire. L’âge que j’avais réellement ne devait pas changer grand-chose ce que j’étais, et au contraire ; en expliquait beaucoup. Entre ma capacité à garder mon calme, celle à faire preuve de patience et de tempérance. Tout était vraisemblablement lié à mon expérience, même si je ne me souvenais pas de tout. Mais la dernière info qu’il me donna, quant à cette marque que j’avais toujours imaginé être une tâche de naissance très hasardeuse et chanceuse ; finit de mettre à terre mes dernières réticences.

De cela personne ne pouvait être au courant en dehors d’Umeka, Reiko qui était maintenant… Akina, et quelques autres ci et là. Des personnes y ayant eu accès. Et j’imaginais mal les quelques Kumojin que j’avais pu fréquenter pouvoir le crier sur tous les toits d’autant plus qu’il ne s’agissait à la base que d’une simple tâche. Et ceux et celles de Tetsu ? Pour la plupart prostitués ; j’avais du mal à envisager qu’on aille leur poser très précisément ce genre de question. J’avais alors relevé la tête, mon poing s’était desserré. Et ses derniers mots firent ressurgir un événement récent, lorsque j’avais été amenée dans cet endroit, à Shikkotsu. Ce rêve, celui de cette nuit d’abandon ; la seule fois où il avait été si clair. Et les mots qu’ils venaient de m’adresser avant de s’éloigner ; étaient exactement les mêmes.

-A-Attends ! Lui lançais-je, abandonnant par la même occasion le vouvoiement que je ne réservais qu’aux personnes dont je me méfiais. Se retournant, je pus lire dans son regard une forme d’étonnement, il ne s’attendait apparemment pas à ce que je réagisse aussi vite. Mais une seule question se répercutait maintenant dans mon crâne dans un écho infini. Comment s’appelle ma mère, où est-elle ? Je ne voulais maintenant connaître que cette réponse, et ensuite… La nuit me porterait conseil. Et même si je faisais aveuglément confiance aux limaces, j’irais quand même m’assurer de son état…



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Yamanaka Kururi
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Dim 21 Juil 2019 - 12:39



« Arina, ta mère, a été tuée il y a quelques années ; par ceux qui nous ont obligé à fuir. Elle s’est battue jusqu’au bout, mais je n’ai pas pu la protéger comme je l’ai fait pour toi. C’était une grande guerrière. »

De nouveau, on ressentait dans sa voix une sorte de tristesse, mais aussi de joie ; peut être de la mélancolie ou de la nostalgie. Il adressa un sourire à la brune et lui fit un signe de la main avant de s’en aller comme il l’avait dit. Sazuka resta là avec cette dernière réponse qu’elle avait souhaité obtenir. Toi tu étais biensur toujours dans le coltard, et après avoir vu toute ta vie défiler devant tes yeux, maintenant tu rêvais vraiment. Le rêve d’un avenir proche peut-être où tu bottais leurs sales derches à ces Hijin et où tu étais devenue une grande Kagai, légende les tiens. Eh oué des fois c’était beau de rêver, mais fallait il pas des rêves pour avancer ?

A ton chevet, à côté du lit, enfin lit, un tas de feuille en fait ; une limace t’observait toujours avec un intérêt certain. Cette limace n’était pas bien grosse, et même plutôt petite en comparaison des autres, enfin tu verrais bien quand tu te réveillerais, ou pas. Car une autre limace venait de l’appeler.

« Soyogu ! Laisse la fille tranquille ! »

Dans la nuit, dans le grand arbre de la princesse se tenait une discussion… pas si étrange, mais… un genre de débrief.

« Elle ne me croit pas, ou a encore des… réserves. »
« C’est bien normal Sieur-Tsuna. Au bout de 60 cycle, ou 28 pour elle ; elle rencontre finalement celui qu’elle cherchait sans vraiment savoir qu’elle le cherchait. »
« Aaah… Je sais. En tous cas, je n’y serai pas arrivé sans vous, Princesse Yutaka. Et je vous en serai éternellement reconnaissant. »
« Je l’espère. Observez et respectez le pacte, c’est tout ce que nous vous demandons, comme toujours. »
« Je suis médecin, et vous savez qui je suis, vous n’avez pas à vous en faire. »
« Mais votre fille, Dame-Sazuka, le respectera-t-elle ? Vous avez comme nous entendu ses propos. Il s’agit d’une guerre. S’ils mènent cette guerre… »
« Je vais essayer de la convaincre. »

Et les deux interlocuteurs se séparèrent, ou au moins l’Uzumaki quitta les lieux puisque la princesse ne passait plus par les portes depuis bien longtemps. Ensuite, quelques jours passèrent, riches en discussion… Et le troisième jour le ninja espion aborda le sujet avec sa fille alors que celle-ci surveillez ton état.

« Tu as un lien particulier avec cette jeune femme, n’est-ce pas ?.. Elle se rétablira rapidement. Nous devons parler de ce que tu prévois de faire, avec les Kumojin encore présents dans notre pays. Tu sais ce qu’implique le pacte de Shikkotsu ? »


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Uzumaki Sazuka
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Dim 21 Juil 2019 - 18:33




Etrangement, apprendre que l’épouse de cet homme, qui était aussi par définitions ma mère ; était décédée, ne me fit ni chaud ni froid, enfin je ressentais pour lui une certaine peine ; mais ne l’ayant jamais vu, jamais parlé, n’ayant rien partagé avec cette personne comme j’avais pu le faire avec Reiko… Ce n’était finalement qu’un nom que je venais d’apprendre et quelques informations sans réelle valeur. L’invocateur s’était en allé, me laissant seule avec mes pensées, et aussitôt je fis ce que j’avais prévu : aller m’assurer de l’état de la Gladiatrice.

Sans vraiment chercher l’endroit où elle avait été amenée, ni même me perdre ; je m’étais rendues devant cette énorme souche, celle où je m’étais réveillée alors que j’avais été « enlevée » par les limaces. Rien n’avait changé depuis la dernière fois. M’approchant et écartant le rideau de lierres qui servait de porte, j’entrai dans la souche. C’était un endroit exigu où les plus grosses limaces ne pouvaient entrer. J’observai la « pièce » et posai les yeux sur la blonde des iles, allongée sur un tapis de feuilles. Elle semblait paisible…

M’installant alors au bord de son lit, en tailleur ; je posai ma main sur son front pour vérifier sa température. Tout semblait normal, en ordre ; après tout Umeka ne souffrait pas de mes maux et l’action des arbres de cette forêt n’avait sur elle qu’un effet… oui, normal. J’étais restée avec elle durant de nombreuses, profitant de ce temps pour réfléchir, me reposer, m’assoupissant par moment. Cette longue attente fut ponctuée de quelques visites. Celles de mon « père » qui ne faisait que jeter un œil et ne prononçait aucun mot de crainte d’alourdir l’atmosphère, probablement, mais aussi celles de Katsuya ou encore Soyogu, la petite limace qui avait un retard de croissance.

Par moment, il arrivait à la jeune Gladiatrice de parler, baragouiner quelques mots dans son sommeil. J’avais cru l’entendre prononcer mon nom, plusieurs fois, mon nom dans un chuchotement à peine audible ; faisant me poser des questions quant au rêve qu’elle pouvait bien faire. Et j’étais étonnement impatiente de la voir se réveiller, afin que je puisse lui demander ce qu’elle avait bien pu voir dans ses songes les plus profonds ; et à priori il n’y avait pas grand-chose de désagréable.

Ce fut au bout du troisième jour, non pas qu’Umeka émergea, mais que l’Uzumaki vint –ce qui était devenu une habitude- et osa finalement parler. Toujours assise au bord du lit de feuilles, je l’observai longuement, presqu’impassible. Un lien particulier… Il avait parfaitement raison, et plus que particulier d’ailleurs ; j’avais d’ailleurs l’impression « bizarrement » qu’il le savait parfaitement. J’acquiesçai donc finalement d’un simple mouvement de la tête ; je savais qu’elle pouvait maintenant sortir de sa torpeur d’un moment à l’autre.

-Le pacte… Oui, je le sais très bien. Tu pourras dire à la Princesse que je ne compte pas les impliquer dans une quelconque guerre. Affirmais-je très rapidement, lucide quant à l’engagement que j’avais envers les limaces. Cela-dit, j’étais presque sûre que toutes n’avaient pas le même avis sur la question de ce pacte ; chacune d’entre elles avait sa propre personnalité ; rien que Naga… En s’introduisant sur le territoire et en s’attaquant à Kumo en profitant qu’une grande partie de nos effectifs était occupée à défendre Hikari, le pays du feu nous a officiellement déclaré la guerre. Dis-je en posant le regard sur la Sensehi. Toi et ma… Arina, avez fuis l’affrontement, et voilà le résultat. En refusant d’affronter la réalité, vous… tu nous as mis dans cette situation, « Papa ». Dis-je en retournant la tête vers lui et le fixant droit dans les yeux.

C’était exactement le fond de ma pensée, c’était ce à quoi menait l’inaction, la volonté de ne pas intervenir ou celle de préférer à la violence le dialogue. Je n’étais pas une personne adepte des combats, des conflits et préférai toujours comprendre les raisons d’un événement, d’une volonté ou d’une envie pouvant pousser à se battre, à s’en prendre aux autres. Sans doute que d’être capable de soigner des personnes comme les tuer m’avait donné une certaine conscience de ce que représentait la vie, et plus personnellement, j’estimais toujours que les individus étaient plus utiles vivants que morts…

-Je ne me considère pas comme une grande guerrière, et mon but n’est ni de briser ni de conserver ou garantir la paix. J’ai toujours dit que j’étais hors des affaires des Shinobi, quelles qu’elles soient. C’était une erreur. Par mon inaction à Yugure ; j’ai favorisé d’une certaine façon ce qu’il s’est passé à Kumo. Il semblerait que nous soyons donc véritablement parents… M’esclaffais-je en observant de nouveau Umeka, et repris avant que le silence ne devienne trop pesant. Si les Kumojin présents à Hayashi sont ici… c’est qu’inconsciemment, pour certains, ils attendent que nous passions à l’action. Mais je n’en contraindrai aucun à suivre la voie que je m’apprête à prendre. Cela-dit s’ils la suivent eux aussi… Terminais-je en haussant les épaules. J’avais apporté beaucoup d’éclaircissement quant à ce que j’allais faire, quant à la façon dont je voyais les choses….

-Et ne me parle pas de vengeance. Je tenais à Metaru Reiko, mais c’est bien plus pour Kaminari que je prends cette décision ; et aussi pour moi. Et si ce Rei venait à mourir durant cette guerre, cela n’en serait que mieux. Achevais-je cette fois-ci en lançant à l’Uzumaki un regard déterminé. J’avais compris au travers du récit que m’avait partagé Tsuna qu’il n’était pas vraiment un guerrier. J’avais aussi compris qu’il n’avait pas, ou plus peur d’être retrouvé car il avait certainement développé de puissantes capacités sensorielles qui lui permettaient de se cacher, d’être invisibles… Il ne pouvait y avoir que cette raison qui pouvait expliquer que personne de notre équipe n’ait pu le ressentir… Mais dans le fond, je m’en fichais. Je ne lui demandais pas de m’aider.





Dernière édition par Uzumaki Sazuka le Sam 7 Déc 2019 - 3:10, édité 1 fois
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Dim 21 Juil 2019 - 18:55



Le père fut très attentif à tous les propos de sa fille et s’aperçut alors qu’elle parlait qu’il lui serait peut être très difficile de la convaincre de ne pas « suivre cette voie ». Et est ce que c’était de toute façon véritablement son intention ? Il l’avait dit à la Princesse des Limaces mais au fin fond de son esprit il ne pouvait pas s’opposer à sa fille se choix, pas aussitôt, pas comme ça. Puis elle avait affirmé qu’elle ne mêlerait Shikkotsu à ce qu’elle prévoyait de faire alors pour s’en faire.

« Tu es déterminée. Tu me rappelles ta mère. C’est elle qui a décidé de mettre fin à notre « cavale », même si elle a dû en payer le prix… »

Encore une fois sa voix s’était affaiblie et sa nostalgie se fit ressentir. Mais il retrouva vite du poil de la bête. Il soupira longuement et il reprit.

« Si tu es sûre de toi, si c’est ta conviction… Je ne peux t’en empêcher. Je vous aiderai, à ma façon ; je sais que tu ne me le demandes pas, mais je ne me battrai pas. »

Ainsi les deux Uzumaki s’entendaient sur ces différents points, ni l’un ni l’autre ne voulaient se contraindre, ils avaient chacun leur voie à suivre, leurs convictions. Dans une autre vie peut être que si Sazuka avait aux côtés de ses parents, elle aurait suivi les préceptes de son père et de son… clan. Mais à présent il était trop tard, la directrice s’était forgée son propre mode de fonctionnement, celui d’une Kunoichi résolue à faire ce qui devait être, résolue à intervenir, à user de sa force et même, peut être à se sacrifier, qui sait.

Mais alors que les deux bruns étaient en train d’échanger ; et on aurait presque dit une discussion banale entre un père et sa fille ; toi tu ouvris les yeux et les vis tous les deux, réunis. T’étais encore un peu dans les vapes mais tu fis bien la distinction entre le réel de ce que tu voyais et tout ce que t’avais vu dans tes rêves. Tu les regardas, ils te regardèrent ; et tu il t’apparut qu’un truc avait changé entre les deux-là, et chez Sazuka dont l’expression et le regard étaient plus doux. Tu la fixas et tu te sentis rougir, comme un gros coup de chaud… d’un coup. Tu levas la main et aplatis ta paume sur son visage pour détourner son regard du tien, dans un moment de gérance.

« Sazu… ka… Hé me regardez pas comme ça, pervers ! »

Déjà qu’en temps normal tu étais assez énervée comme fille, alors là après une aussi longue sieste… oué on pouvait te sentir toute pleine d’énergie ! Mais…

« Oh… j’ai fait un long rêve… bizarre… »
« Tu étais dans le coma. A bout de chakra. C’est ce qui arrive à tous ceux qui sont « invoqués » ici. Et… tu as dormi 3 jours et demi. »
« Hm… jvois… jeee voiis… Et vous êtes qui vous ? »
« Ha. Hum. Uzumaki Tsuna, le père de Sazuka. »

Il afficha un léger sourire et tu haussas un sourcil, un peu… sceptique. Mais finalement tu étiras un grand sourire !

« Sazuka a un papa… pervers. Ok. J’ai un beau-papa pervers… hmmm »
« Je ne suis pas un pervers… comment dois-je l’expliquer ?! »

Regard suspicieux en direction du prétendu père…

« 3 jours, en 3 jours il s’est passé tout ça ? bon, c’est bien. On s’en va quand Sazuka ?! »


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Dim 21 Juil 2019 - 20:07




Je feignais de ne pas être touchée par l’absence de cette autre moitié qui avait permis ma conception, mais en réalité et vue la façon dont il la décrivait… je ne pouvais nier que j’aurais été heureuse de pouvoir la rencontrer, de savoir à qui je devais, en partie, ce que j’étais et devenais. Pour autant je ne me laissais pas abattre, et sans leur présence à mes côtés ces vingt-huit… soixante dernières années j’avais tout de même réussi à acquérir quelques principes comme de ne pas rester tournée vers le passé. Mais au final, grâce à lui, j’étais maintenant sûre de mon avenir. De ce que je voulais exactement.

-Je ne demanderais jamais aux personnes m’entourant de se battre pour moi. Lui avais-je répondu sur le ton de la compréhension et surtout pour signifier que je ne lui en voulais pas ; j’avais déjà bien assez d’autre grief à son encontre. Puis alors que j’avais de nouveau posé les yeux sur la Senshi je vis les siens s’ouvrir lentement, jusqu’à ce qu’elle soit complètement réveillée. Je l’observais toujours afin de voir si quelque chose n’allait pas et fus très rapidement rassurée. Elle était visiblement en plein forme, débordante d’énergie et de répartie. La voir enfin revenue à elle m’apporta de manière insoupçonnée un grand réconfort.

Son échange avec celui que je pouvais appeler "père" me fit d’ailleurs sourire, la jeune Kunoichi était toujours égale à elle-même, rien n’avait changé. La question qu’elle me posa, en revanche, me laissa perplexe ; pas quant à sa nature même, mais plutôt vis-à-vis de la réponse que j’allais y apporter. Mais avant tout, spontanément, je la pris dans mes bras et la serrai quelques secondes durant contre moi, juste parce qu’en dépit de la situation que nous connaissions actuellement, j’étais heureuse de la retrouver. Un trop plein de sensibilité et de sentiment qui ne me ressemblait, et qui surprendrait sûrement la blonde de l’archipel du Saphir. Et pour achever ce débordement d’émotions, je l’affublai d’un léger et délicat baiser avant de me redresser et de la lâcher. Puis, me levant je lui répondis finalement.

-Nous allons pouvoir repartir, mais… ça ne dépend pas de moi, je n’ai pas ce pouvoir. Seules les limaces le peuvent. Avais-je dit en jetant un bref regard à mon géniteur. Lui aussi le savait très bien. C’était la princesse et son « archiviste » qui décidaient de nous laisser partir, ou pas. Tsuna, nous devons rencontrer Yutaka-sama, et lui demander de nous renvoyer le plus rapidement possible. Nous ne savons pas ce qu’il se passe à Hayashi.
"Oui, je vois. Mais… ce n’est pas si simple. Umeka est une étrangère, et elle est ici par erreur. Elles ne la laisseront pas partir tant qu’elle ne saura pas maîtriser les arts médicaux. Et cela peut prendre, dans ce lieu… des… dizaines d’années, étant donné qu’ici nous ne pouvons-nous servir de notre chakra."
-Je pourrais lui apprendre. Dis-je en posant mon regard ambré sur la jeune femme. Ce sera long, mais possible. Mais il faut que nous puissions retourner à Hayashi.
"Je n’en doute pas Sazuka. Mais les Yutaka n’accorde pas de lien avec des… "non-médecins""
-Alors, nous devons la convaincre. Il est hors de question que nous restions coincés ici. Et qu’elle reste coincée. Montrais-je la Senshi qui était en train de se lever du doigt.
"Nous pouvons toujours lui parler. C’est une princesse, mais elle est loin d’être idiote."
-Umeka, nous allons voir Yutaka-sama. Ensuite, nous quitterons Shikkotsu. Viens. Avais-je dit en l’attrapant par le poignet.

Nous quittâmes donc la souche qui accueillait visiblement les « invités » de Shikkotsu et primes la direction du grand arbre pour avoir cette discussion avec la princesse de ce royaume.


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Yamanaka Kururi
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Lun 22 Juil 2019 - 15:27



Il y avait vraiment un truc qui avait changé chez la Sazuka, mais à quand ça remontait ? T’en avais aucune idée. Elle était devenue bien plus spontanée avec toi, pour ton plus grand plaisir. Te libérant de son étreinte et de son petit signe d’affection ; tu pris le temps de reprendre tes esprits et enfin te levas alors que les deux Uzumakis discutaient. Tu les écoutais et tu compris vite la situation qui se présentait à vous. Sans que tu n’eus ton mot à dire, Sazuka et son papa prirent la décision pour toi : te faire signer le pacte de Shikkotsu. T’en avais pas vraiment envie mais dans cette situation tu ne pouvais pas la fine bouche, et c’était la seule solution… Et sans tu puisse au moins t’exprimer, la nouvelle Uzumaki t’avait pris par le poignet pour t’entrainer avec, avec eux.

Vous alliez donc rencontrer Yukata… Tu demandais qui ça pouvait être, la maîtresse des limaces ? Enfin, une princesse… T’avais du mal à t’imaginer une princesse limace, mais en même temps… avec tout ce que tu venais de vivre est ce que ça devait vraiment t’étonner ? Alors que vous marchiez le long de l’unique « avenue » du village forestier des limaces, dont les maisons étaient toutes des arbres en fait, tu pus voir apparaître au bout de celle-ci un grand arbre, gigantesque, que tu n’avais pas remarqué le soir de votre arrivée, sans parce qu’il faisait noir et que tu étais tombée dans les vapes. Cet arbre était vraiment très grand, impressionnant même ; comme les reste de ce lieu… Mais avant votre arrivée, tu devais mettre des trucs au clair…

« Donc si je ne deviens pas une invocatrice comme vous… j’pourrais pas quitter cet endroit ? J’serai prisonnière à vie ? »
« Pas à vie… Mais, tant que tu ne sauras pas maîtriser les ars médicaux… »
« Oué… Sans chakra c’est du pareil au même ! »
« Pas forcément, tu apprendrais à te servir d’un autre type de chakra, mais cela prendrait beaucoup de temps, lequel vous n’avez pas. »

Oué du pareil au même, c’est bien ce que tu disais. Tu n’étais pas une grande fan de l’apprentissage, l’école t’avait toujours profondément ennuyé… Alors apprendre la médecine, même si tu trouvais ça fascinant, pour avoir pu observer Sazuka la pratiquer ; tu ne pensais pas en être capable. Et ce n’était pas un manque de confiance en toi… Vous approchiez toujours plus du grand arbre, et une nouvelle question te vint…

« La princesse Yukata, c’est qui ou quoi ? »
« C’est la Doyenne de Shikkotsu. La plus ancienne des limaces. Bien plus vieille que le plus vieil Uzumaki. »

Ah… Evidemment, une autre limace ; ça tombait vraiment sous le sens. Mais dans sa brève réponse, une chose attira d’un coup ton attention : plus vieille que le plus vieil Uzumaki ? Cela voulait dire qu’un Uzumaki pouvait être plus vieux qu’une autre personne ? Tu réalisas tout aussi subitement comme si ça avait déverrouillé une porte de ta compréhension. S’il avait conclu ce pacte il y a plusieurs vingtaines d’années…

« Hé mais ! Vous avez quel âge vous ?! Et du coup… Sazuka ? »
« Ça ne se fait pas de demaner leur âge aux personnes. »

Ça aussi ça tombait sous le sens. Si Sazuka était de ce clan… alors elle n’avait pas vraiment 28 ans… mais sûrement plus. Tu avais l’impression d’avoir raté plusieurs trains dans cette histoire. Enfin, qu’elle ait cet âge ou un autre… cela changeait-il vraiment quelque chose pour toi ? Pas vraiment… Enfin, maintenant vous étiez vraiment à 2 pas de l’entrée de l’arbre monumental. Et avant d’y pénétrer, l’invocateur t’adressa qelques mots.

« Maintenant Umeka, ne prononces plus un mot. Et laisse nous parler. »

Tu acceptas biensur, et vous entriez. Arrivée au centre de l’arbre, ou de la pièce qu’il formait ; tu observas le spectacle. D’innombrables alvéoles remplies de tas de parchemins couvraient les parois de l’arbre, et ci et là des petites limaces environ de la taille de katsuya, ce qui était en fait déjà plus grand que toi, se promenaient, et vous observaient ; curieuses. Puis l’Uzumaki fit résonner sa voix.

« Princesse Yukata ? »

Les limaces s’étaient immobilisées un peu partout et après un temps de silence un bruit sourd se fit entendre. De devant vous, d’une caverne ou au moins un gros trou qui traversait au moins la moitié de la grande « salle » ; une énorme limace, beaucoup plus grosse que Naga, qui était déjà une gigantesque limace aussi grande qu’un sapin géant d’Hayashi ; montra le de son nez. Biensur les limaces n’avaient pas vraiment de nez mais… Et en fait tu ne vis de son corps que le haut ; sans doute qu’elle était beaucoup trop grosse pour sortir entièrement…

« Sieur-Tsuna, Dame-Sazuka. Petite femelle humaine. Que me vaut votre visite ? »
« Petite… ?! »
« Ch-chhh ! Princesse Yukata, désolé de vous déranger, mais nous devions nous entretenir d’un sujet important qui requiert votre sagesse. »
« Hô, hm… Inutile de me flatter. Parlez donc. »
« Uzumaki Sazuka et Senshi Umeka souhaiteraient que vous les renvoyiez à Hayashi, à leur dernière position. »

Aussitôt, sans que la princesse réponde, une autre limace surgit de tu ne savais où ; plus petite celle-ci elle portait sur son dos un énorme rouleau, et de petites lunettes qui tenaient par magie sur ses antennes globuleuses. D’un mouvement dont tu ne compris pas le fonctionnement elle avait déroulé son rouleau…

« Ikeda… hum… Oui. Senshi… hum… non ! La petite humaine étrange ne peut pas partir. »
« Senshi Umeka. Êtes-vous une adepte des arts médicaux ? »
« Hm.. et bien… non pas vraiment… »
« Dans ce cas vous apprendrez via notre enseignement, et ensuite, vous serez libre de partir. »

C’était exactement ce qu’avait dit l’invocateur… Et cela semblait normal pour ces limaces de procéder ainsi. T’espérais que l’un des Uzumaki avaient une solution… Mais en attendant et comme elle s’adressait à toi…

« Désolée mad… Princesse Yukata, mais… on a pas l’temps. »
« Vous n’avez pas le temps ? Le seul moyen pour vous de partir est de conclure le pac.. »
« Alors ! Concluons ! Je-… »
« Le seul moyen pour vous de partir est de conclure le pacte. Nous ne concluons de pacte qu’avec des médecins. Apprenez, devenez adepte de la médecine. »




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Lun 22 Juil 2019 - 16:41




L’entendre poser tant de questions à celui que pouvais appeler père, m’amusait beaucoup. J’étais assez contente de la revoir, et de l’entendre à nouveau, mais pour le moment nous avions un but, une priorité toute particulière qui déterminerait du reste de l’existence d’Umeka et sûrement de la mienne aussi. Être de retour dans le majestueux arbre de Shikkotsu laissa un étrange sentiment se frayer un chemin dans mon cœur. En réalité je me souvenais que la dernière que j’avais mis les pieds dans cet endroit, Reiko était toujours en vie. Sans qu’elle prononcée, ce fut la tristesse que je ressentais…

Rapidement, Tsuna prit les choses en mains et la Princesse de Shikkotsu se montra, joviale comme à son habitude, et particulièrement intraitable au fur et à mesure du déroulement de l’entretien. Jusqu’à ce qu’apparaisse la gardienne du registre des pactes. Celle-ci eu rapidement fait de trouver mon nom sur la liste, mais pas celui d’Umeka, évidemment. Et la suite de l’échange avec la blonde ne me surprit guère. La Princesse de Shikkotsu n’était pas du genre à négocier, néanmoins… j’avais aussi mon mot à dire.

-Pardonnez-moi Yukata-sama. Mais… Si seuls des médecins peuvent prétendre pactiser avec les Limaces de Shikkotsu, que fait… Raonaka Ao, sur votre registre. Vous pouvez vérifier, Otsaru-san. Lançais-je à l’archiviste. Et je connaissais bien sûr la réponse, la vérification n’était pas utile. Vous avez accepté un pacte avec cet homme, il ne devrait pas être impossible de l’autoriser à Senshi Umeka. D’autant plus que nous nous engageons, mon père et moi-même, à la former. N’est-ce pas, « papa ».
« Oh hum. Oui ! Bien sûr ! »
-Dame-Sazuka… Connaissez-vous Raonaka Ao ? Me répondit-elle avec douceur et surprise.
-Non, pas personnellement. Mais je sais qu’il n’est pas médecin. Lui répondis-je, confiante. Et d’après les informations qui m’étaient parvenues, et à Reiko, il était aussi à l’origine de bon nombre de problème ayant agité le Yukan ces deux dernières années…
-Dans ce cas… Si vous vous y engagez. Vous reviendrez pour que nous constations de ses progrès, et si nous jugeons cela insatisfaisant, alors Senshi Umeka restera ici pour que nous lui apprenions. Vous avec trois cent soixant cinq cycles pour lui apprendre. La Grande Limace venait de formuler un ultimatum que je ne pouvais qu’accepter, comme Umeka. De plus, je savais que Yukata avait les moyens de nous faire revenir si elle le décidait… C’est inhabituel, et exceptionnel. Mais, nous allons accorder notre confiance à Senshi Umeka. Dit-elle dans un long soupir particulièrement évocateur. Mais avant cela, vous devez nous promettre une chose : si vous croisez cet homme, éliminez-le. Revenez dans une heure, nous serons prêtes.

J’acquiesçai, ainsi qu’Umeka à laquelle je jetai un rapide regard en lui adressant un sourire. Puis nous sortîmes du cœur de Shikkotsu.

-Ce n’était pas si… difficile. Adressai-je à Tsuna avat de me retourner vers Umeka. La conclusion du pacte est assez simple. Tu vas devoir réciter un texte écrit sur un parchemin, celui qui engage les Eisei-nin auprès des limaces. Ensuite, tu devras vers un peu de sang et inscrire ton nom sur le pacte. Ton nom apparaîtra sur le pacte de tous les invocateurs, et tu verras les leurs. Finis-je. Il n’y avait pas grand-chose à faire au final…



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Lun 22 Juil 2019 - 17:43



Ao rao… bref. Un nom que t’avais jamais entendu avant ce jour, ou alors tu t’en souvenais juste pas ce qui était possible, avec toi. Tu réalisas alors que si Sazuka était restée si silencieuse depuis votre départ de la « maison d’invités », c’était qu’elle réfléchissait à son discours. Et ce fut un échec et mat. Même Gyomo paraissait heureux de ce dénouement. Tu devais avouer que te faire rabrouer et par le papa, et par l’énorme limace t’avait un peu refroidi, mais heureusement dans tout ça il y avait la brune aux yeux d’or.

« Oué ! ok ! »

T’étais pas sûre de ce qui allait se passer mais si Sazuka le disait… tu pouvais lui faire confiance ; ça n’allait pas être insurmontable. Ainsi vous aviez une heure devant vous…

« Désolée Tsuna, je dois parler à votre fille. »

Et tu avais entrainé la jeune femme avec toi, comme elle l’avait fait plutôt. Vous deviez avoir une petite discussion, sur plusieurs sujets et notamment tout ce que t’avais loupé durant ton « sommeil ». Sûre que personne vous écoutait, face à elle, tu commenças.

« D’abord, merci… sans toi j’aurais fini ma vie ici… ensuite… hum… j’sais pas ce que je ferai de ce pacte… T’sais moi et les animaux… enfin, on verra bien hein ? »

Avant toute chose pour toi ce pacte était une façon de quitter cet endroit, car si tu avais vu et entendu parler des « Kuchiyose » jamais tu ne t’étais imaginée un jour faire partie de la caste des invocateurs…

« Après… tu vas vraiment m’enseigner l’Iroujutsu ? Tu sais… pour tous les trucs intellectuels, j’suis pas très bonne… un an ne sera peut être pas assez… »

Là tu ne pouvais cacher ton inquiétude, même si rallongeait ta liberté d’un an, apprendre les arts médicaux était assez compliqué… Comment pouvais-tu devenir une bonne médecin, aussi bonne que Sazuka ? C’était juste impossible… Et même si t’apprenais les bases qu’est qui garantissait que les limaces trouveraient ça bien ? tout ça te faisait peur…

« Enfin.. Tu pourras me raconter ton histoire ? Enfin… ce que tu as appris ici, avec… hum… ton père ? Oh hé t’inquiète c’est pas du tout à propos de ton âge. »

Affirmais-tu avec vigueur et détermination. En vrai, son âge importait peu tant qu’elle n’y ressemblait pas. Et vu son père… Oué tu étais un peu superficielle sur les bords mais… tu doutais être aussi attirée par une personne physique doublement, presque triplement plus vieille que toi. Mais, là… ça ne changeait rien !

« Et désolée de te causer tous ces tracas… »

Pendant pratiquement tout le temps que vous aviez avant que tu ne verses ton sang, vous discutâtes, de choses et d’autres. Tu avais presque oublié où tu étais et ce qu’il s’était passé entre hayashi et kumo… voir les sourires de l’ike… l’Uzumaki te rendait joyeuse et atténuait beaucoup ton appréhension. Mais à un moment…

« Hey, vous deux. Nous devons y aller. »
« Ué… »

Tu n’étais vraiment pas convaincue, mais c’était la seule solution… Vous regagnâtes donc le grand arbre, hall de « cérémonie ». En entrant tu vis un peu partout des limaces, des grosses, des petites, des toutes petites –plus petites que toi- et au milieu, le haut de son corps dépassant de l’antre sombre ; la Princesse avec devant elle l’archiviste qui vous tourner le dos ; le parchemin déroulé sur son dos et s’étalant sur quelques mètres. Dessus une longue liste de noms dont la plupart étaient barrés ; et un texte… Celui dont elle t’avait parlé. Sur les ordres de la princesse, tu t’étais avancée jusqu’à « l’archiviste ».

« Senshi Umeka, lisez à voix haute le serment, et inscrivez votre nom, avec votre sang. »
« Heu… oui..
Spoiler:
 
»

Intérieurement tu t'étais en lisant que c'était chaud comme serrement, surtout pour une Kunoichi... Car, Sazuka... n'était pas qu'un médecin et... Bizarrement... T'étais sûre qu'elle avait déjà tué délibérément... Enfin...

« C'est... plutôt bien, Senshi Umeka. Maintenant, signez le pacte et il sera votre. »

Tu fouillas dans tes poches cherchant après un Kunai, mais tu te souvins les avoir utilisé à Hikari et surtout, ne pas en avoir récupéré entre deux... Mais, te voyant dans la galère; une âme charitable te tendit une petite lame...

« Incroyable... »

Un sourire gêné et tu pris la lame de Tsuna qui roulait des yeux; et avec une légère hésitation, parce que tu n'étais pas habituée à te mutiler, tu te coupas, pas trop fort; le creux de la main. Et inscrivis ton nom du bout du doigt.

« Mais qu'est ce que vous faites Senshi Umeka ? Il y avait une petite plume... et... fallait pas vous... ah... humain. »

Les yeux de l'archiviste, au bout de ses longues tentacules, t'observait... Mais, c'était trop tard; tu avais fini.

« Peu importe. Senshi Umeka, vous êtes désormais liée à Shikkotsu. Et dans 365 cycles vous reviendrez nous prouver votre progression dans les arts médicaux. »
« Ok ! Vous pouvez nous renvoyer là d'où on vient maintenant ? »
« Ahem... Oui, biensur. »

Et pouf, vous disparaissiez pour réapparaître quasi instantanément face à ce buisson d'où vous aviez débusquer celui qui s'avérerait être le père de Sazuka.

« Mon dieu... Enfin débarrassées... Ton père me tape sur le système ! »

Mais, ce que tu ne savais pas; c'était que la papa avait été renvoyé ici, lui aussi...

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Lun 22 Juil 2019 - 20:11




Stoïque, je pouffais de rire en silence, avec moi-même. Cette cérémonie était très sérieuse mais, malgré elle, la Senshi parvenait à la rendre amusante. Pourtant, Umeka n’était toujours la personne la plus drôle du monde, un peu comme moi ; et elle l’était souvent, régulièrement en dépit d’elle-même. Enfin, au final, tout s’était plutôt bien déroulé, malgré ses quelques hésitations durant la lecture du serrement. J’allais certainement devoir lui explique les nuances qu’il fallait apporter à ce texte, mais nous reverrions cela plus tard. Le pacte enfin signé et refermé par l’archiviste ; Umeka s’empressa de demander si elles pouvaient s’en aller. Je ne m’attendais pas à ce que cela soit si soudain, mais… Ce n’était pas plus.

Ainsi, nous étions retournées à Hayashi, à l’exact endroit où nous avions disparu, contrairement à ma première expérience en la matière. Et le commentaire de la jeune femme me fit sourire.

-Il n’est pas si pénible. Répondis-je en l’observant un moment avant de me rendre compte qu’une silhouette était apparue dans la périphérie de mon champ de vision. Je posai lentement le regard sur cette silhouette et le reconnus. Que fais-tu là ?! Tu n’étais pas sensé rester à Shikkotsu ? Lançais-je, étonnée.
-En principe oui, mais… je crois que la Princesse m’a puni. Enfin, cela ne durera pas… comme toujours.

Puni de quoi ? Je ne le compris pas. Mais maintenant qu’il était là… autant en profiter. Alors que j’allais lui proposer de nous accompagner, il reprit ; en nous observant toutes les deux, souriant.

-Je ne suis pas pour que vous partiez en guerre… Mais, je ne peux pas non plus vous en empêcher. Accepte au moins ce présent. Avait-il dit en réalisant plusieurs signes et apposant une main au sol. De ce dernier apparut une pile de tissu, ou de vêtements… Qu’est-ce que cela pouvait bien être ? A première vue, j’aurais dit qu’il s’agissait de vieux morceaux de tissu rapiécés dont il voulait se débarrasser et faisait passer pour un cadeau… Ce n’est pas… fou, mais c’est tout ce qu’il me… nous reste de notre clan. Continuait-il en ramassant celui en haut de la pile. Cette cape était celle d’Anka, ta mère. Tu n’es pas obligée de…

Sans le laisser terminer je pris le morceau de tissu et le passai sur mes épaules, la fixant au col de ma veste ninja.

-Merci. Répondis-je alors en m’approchant de lui, j’en pris une autre et la tendis à Umeka, qui la prit et fit de même.
-Je ne peux pas faire grand-chose de plus toi et les vôtres. Mais, en portant cette cape, vous signifierez aux ennemis de notre clan qu’il existe toujours. Et peut-être que tes ennemis du pays du feu sont peut-être aussi ceux des Uzumaki. Je ne sais pas. Ajouta-t-il en haussant les épaules.
-Ces capes pourraient être le symbole d’une… dis-je pensive. Accompagne nous jusqu’au groupe ! Tu ne seras pas obligé de venir. Mais, nous ne nous reverrons pas avant longtemps, probablement. Nous partons pour le Pays du rempart.
-Si ta jeune amie… ou petite amie… hum… le permet.

Je jetai un regard à la Gladiatrice qui haussa légèrement les épaules et n’en avait vraisemblablement rien à faire. Ainsi, nous quittâmes la petite clairière en direction de la dernière position connue du groupe Kumojin.


Spoiler:
 

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