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Une sale bonne journée... [Miyamoto Teruyo]

Han Musashi
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Ven 19 Juil 2019 - 3:00

¤ IWAGAKURE NO SATÔ ¤
Une sale bonne journée...


Une sale bonne journée... [Miyamoto Teruyo] Iwa12

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Bien que rare, il y avait des journées où il avait l’impression d’être totalement maudit. Il ratait en effet tout ce qu’il entreprenait, comme si les dieux eux-même complotaient contre lui, et pourtant il ne se souvenait pas d’avoir fait quelque chose de « mal », même si au fond il faisait partie de ceux qui essayaient de se détacher des notions du bien et du mal. Il s’était pourtant levé de bon matin, sourire aux lèvres, et avait joyeusement préparé son petit déjeuner, laissant la part d'Aimi sur la table à manger. Il avait fait le ménage, toujours sourire aux lèvres, puisqu’il savait qu’une longue et dure journée attendait la Chiwa à l’hôpital. Alors, pourquoi les choses avaient commencé par mal tourner, une fois qu’il avait rejoint les hauts plateaux ?

A commencer par son entraînement au Kenjutsu, en plus d’avoir briser la plupart des mannequins en bois, il avait perdu ses trois bokken bien assez tôt, et avait manqué de blesser deux shinobis, qui étaient pourtant éloigné de sa zone d’entraînement. Puis, la blessure qu’il s’était infligée en portant les charges lourdes, qui devait participer à accroître sa force et ses muscles. Ne parlons même pas de comment il s’était fracassé contre ce rocher, au moment où il avait tenté de faire une accélération, dans le but de tester sa vitesse. Alala, il détestait ce genre de journée. Il était fatigué, son moral était au plus bas, tout ce qu’il désirait c’était de rentrer, de retrouver sa chambre et les bras de sa bien-aimée. Il verrait demain pour l’entraînement, en espérant que sa journée soit meilleure que celle d’aujourd’hui.

Déprimé, il quittait donc les hauts plateaux pour regagner son appartement. Il était précieusement dix-neuf heures, l’heure du dîner pour la plupart des Iwajins. Son ventre gargouillait, puisqu’il n’avait rien avaler depuis ce matin, tout cela à cause de ce maudit piaf qui avait volé ses Anpan. La prochaine fois qu’il le verrait, ce serait lui, cet oiseau de malheur, qui finirait dans son assiette, se disait-il, en s’efforçant de sourire, un timide sourire. Il marchait tranquillement, un pas après l’autre, tâchant d’oublier tout ce qui s’était passé aujourd’hui. Il se projetait et imaginait déjà les prochaines séances d’entraînement. Puis, alors qu’il continuait de marcher tranquillement, il heurta involontairement un type, accompagné de plusieurs de ses amis.

« Pardon, je suis désolé. » Fit-il, naturellement. Puis, il reprit son chemin, comme si de rien était.

« Hey, attend ! Où est-ce que tu crois aller comme ça ?! Tu sais qui je suis ? » Fit l’autre individu, qui lui attrapa le bras.

Tournant légèrement la tête vers cette racaille, il le regardait sans dire un mot, se souvenant d’un type semblable qui avait voulu se défouler contre lui, quelques semaines plus tôt. Il soupira, agitant légèrement la tête pour répondre à son interlocuteur.

« Vous avez sa tête ? Hahaha ! On lui fait sa fête ? » Lança, un des individus. « Allez donne lui une bonne leçon et qu’on se casse, boss. » Fit-il, un autre, sourire aux lèvres. « Et bien sache que je suis Kaito, l’homme aux poings d’acier ! » Fit celui qui se présentait comme le chef de la bande. « Souviens-toi en la prochaine fois, enflure ! » Conclut-il, en lui assénant une droite.


Puis, une autre, encore et encore. Musashi n’avait pas l’intention de défendre. Étrangement, il semblait presque prendre plaisir à se faire taper de la sorte. Puis, lorsqu’ils en eurent marre, ils partirent, le laissant à terre. Sourire aux lèvres, il regardait le ciel pendant un certain temps, jusqu’à ce qu’une petite gamine ne vienne mettre sa tête entre lui et son objet de contemplation. Il la regardait sans bouger, se demandant ce qu’elle faisait là et ce qu’elle voulait, avant d’étirer ses lèvres pour lui sourire.

« Ne t’inquiète pas, je ne suis pas mort, hein… Je me repose, c’tout. » Fit-il, dans un premier temps. « Qu’est-ce que tu fiches ici, petite ? Tu ne t’es pas perdue j’espère ? » Reprit-il, avant de regarder la fleure qu’elle tenait entre ses mains.

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Ven 19 Juil 2019 - 15:53
Bien que rares, il y avait des journées où j’avais l’impression d’être totalement béni. En effet, je réussissais tout ce que j’entreprenais, comme si les dieux eux-mêmes m’épaulaient, et pourtant je ne me souvenais pas avoir fait quelque chose de particulièrement « bien », même si au fond, j’avais tendance à d’avantage aider mon prochain. Je m’étais pourtant levé ce matin, l’air renfrogné, et j’avais machinalement préparé mon petit-déjeuner, préparant sa part à mère qui avait été malade toute la nuit. Les yeux embrumés et la bouche pâteuse, j’avais laissé le ménage aux retraités, après tout, cela les occuperait un moment. Alors pourquoi les choses avaient-elles commencées par bien tourner une fois arrivés au marché ?

C’était mon jour de repos, et j’avais décidé de prendre un peu de temps pour Saya et moi et de flâner au marché. C’était mon petit plaisir personnel que d’explorer les étals des marchands, de découvrir leurs achalandages ici et là. Cette fois, devant le marchand de fruits chez qui je vais habituellement, ce dernier nous offrit quelques nouveautés qu’il venait d’importer d’une autre région, un fruit inhabituel pour nos contrées et qu’il souhaitait que moi et ma famille découvrions. C’était là une faveur en tant que bon et régulier client. Puis vint le boucher chez qui nous devions aller chercher une commande pour un futur barbecue et qui devant son manque de marchandise au moment de la préparation m’expliqua avoir ajouté des morceaux d’une qualité supérieure à celle demandée. Je ne parle même pas de l’apothicaire chez qui j’acheté notre thé, qui n’ayant pas reçu notre commande s’était proposé de lui-même de venir nous le livrer dès qu’il l’aurait réceptionné, tout en nous faisant une remise conséquente sur le tarif. Alala, finalement, j’appréciais fortement ce genre de journée en compagnie de ma fille. J’étais en pleine forme désormais, le moral au plus haut, et je ne désirais qu’une chose, continuer à profiter de ce moment et continuer notre petite escapade. J’espérais seulement que demain ne soit pas une journée néfaste pour compenser aujourd’hui.

Tous deux joyeux, nous quittions donc le quartier commerçant pour regagner notre maison. Il était précisément dix-neuf heures, l’heure du dîner pour la plupart des Iwajins. Mon ventre gargouillait, normalement, puisque nous n’avions pas pris de goûter entre le moment où nous sommes rentrés déposer nos marchandises, prendre quelques sandwichs pour le midi et maintenant après notre promenade qui dura tout l’après-midi. La prochaine fois, il ne faudra pas que j’oublie cette besace de malheur avec laquelle je me promenais tout le temps et qui servait souvent de garde-manger. Nous marchions tranquillement, un pas après l’autre, tâchant de garder en mémoire les bons moments de la journée. Nous nous projetions et imaginions déjà nos prochaines sorties en famille. Puis alors que nous continuions de marcher tranquillement, j’ai heurté involontairement un type, accompagné de plusieurs de ses amis.

« Pardon, je suis désolé » dis-je naturellement au vieil homme que j’avais bousculé.
« Je suis navré, j’espère que je ne vous ai pas fait mal ? »
« Holà, gamin » rétorqua le grand-père en m’attrapant le bras
« T’en fait pas, je suis vieux, pas grabataire ! On dirait pas, mais je suis un ancien shinobi, alors les coups, je sais les encaisser gamin ! »

Étonné, tournant la tête vers le vieil homme, je le regardais sans dire un mot, me disant qu’au final, il pouvait être comme mon père et mon beau-père, de vieux types encore pleins de ressources. Je soupirais en souriant, acquiesçant légèrement devant mon interlocuteur.

« Vous avez vu sa tête dépitée ? Hahaha ! Viens faire la fête avec nous gamin ! » lança l’un des amis du petit vieux.
« Allez viens, on te donnera une bonne leçon sur comment on s’amuse par chez nous ! Tu lui montreras Rôjin ! » fit un troisième retraité, sourire aux lèvres.
« Eh bien, sache que je suis Rôjin, le meilleur joueur de shogi du village » fit celui que j’avais bousculé.
« Souviens-toi en la prochaine fois que tu viendras à l’une de nos fêtes, gamin ! » conclut-il en me gratifiant d’une tape amicale sur l’épaule.

Et alors que nous poursuivions notre retour, ma fille courant quelques mètres devant moi, elle s’arrêta brusquement, s’agenouillant devant ce qui semblait être un homme en m’approchant de lui. À première vue, il semblait dans un piteux état. Sans préjugé de quoi que ce soit, se retrouver au sol, à cette heure, cela pouvait ressembler à un passage à tabac, ou à une cuite attrapée bien trop tôt. Et lorsque l’inconnu s’adressa à ma petite Saya, s’assurant de sa sécurité et de son bien-être, je me suis dit que je pouvais tout de suite rayer l’option du type bourré. À mon tour, je m’approchais de l’individu, m’asseyant en tailleur à côté de lui.

« Elle te plaît ma fleur ? C’est Jurô qui me l’a fait ! Je peux lui demander de t’en faire une aussi si tu veux ! Moi, je sais faire que les tasses pour le moment ! » et malheureusement elles sont totalement difformes et certaines percées mes suis-je dit immédiatement.
« Eh bien ! En voilà une drôle de façon de se reposer ! Ils étaient combien le Marchand de Sable pour te reposer de cette manière ? Tu peux te lever ? J’habite à deux portes de là, à moins que tu préfères qu’on reste assis là, au milieu de la rue, de manière aussi étrange. Après tout, c'est vrai que c'est un endroit sympa et idéal pour se reposer. Ahaha ! ».

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Mar 23 Juil 2019 - 21:12

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« C’est vrai que ce n’est pas toujours évident, mais tu sais, après la pluie, il y aura toujours le beau temps, Musashi… » Se souvint-il, en regardant et en écoutant la gamine. Il s’agissait d’une infime partie d'une des ses longues conversations avec Oden, son ami le commerçant. Cette phrase était particulièrement vraie, surtout si l'on retraçait la journée qu’il avait vécu, qui s’apparenterait naturellement à la « pluie », alors que cette rencontre inopinée serait quant à elle synonyme du « beau temps ». Bon, en réalité, il s’emportait quand même un peu trop vite, puisque la gamine lui avait à peine parler ; il restait toutefois convaincu qu’il ne pourrait rien lui arriver de pire, encore moins venant de cette adorable petite fille, qui, comme lui, avait l’air de se passionner pour les fleurs.

« Oui, j’adore les fleurs. » Fit-il, sourire aux lèvres. « Toi aussi, je suppose ? » Demanda -t-il, curieusement. « C’est un magnifique cadeau qu’il t’a fait là, il a l’air vraiment cool ce Jurô. » Reprit-il, avant de constater la présence de l’individu qui s'était assis près de lui.

Le prénom « Jurô » lui disait quelque chose, même s'il avait du mal à accepter l'idée qu'il s'agisse de cette personne-là. Non, ça ne pouvait pas être ce type qui lui avait explosé les tympans l’autre jour, en plus d’avoir détruit une bonne partie de son terrain d’entraînement favori. « Jurôjin » était son véritable prénom....
Quoi qu’il en fût, il reporta son attention sur la petite, qui, il fallait souligner, était fort sympathique et parvenait, en quelques mots, à lui faire oublier cette affreuse journée.

« Oh, tu ferais ça pour moi ? Tu penses que ce Jurô accepterait de m’en faire une à moi aussi ? » Fit-il, d’un air curieux. « Des tasses, sérieusement ? Mais c’est déjà beaucoup pour une fille de ton âge, je suis sûr qu’elles doivent être magnifiques ! J'espère que tu pourras me les montrer un jour. » Conclut-il, d’un large sourire.

Son regard se dirigea vers l’autre individu, sans doute le père de la petite fille, qu’il écouta attentivement avant de rire. Il se releva subitement, se posant aussi en tailleur avant d’essuyer le sang qui coulait le long de son visage. Il ne voulait pas trop effrayer la petite ni qu’elle pose trop de questions sur son état.

« Haha, filez-moi un matelas bien douillet et je vous garantis que je n’aurai aucun mal à dormir ici-même comme un enfant. » Rétorqua -t-il, d’un léger rire. « Ne vous enfaîte, je vais bien et je pense pouvoir me relever sans trop de problème. » Reprit-il, d’un léger sourire. « Vous êtes courageux, vous, d’inviter un bel un inconnu à franchir le pas de votre porte, surtout en ces temps de trouble ... En tout cas merci, c’est fort aimable de votre part. En temps normal, j'aurais sans doute refusé, mais là je vous avouerai que me passer un peu d’eau sur le visage ne pourrait que me faire le plus grand bien, et inquiétera sûrement beaucoup moins ma « financée » lorsqu'elle me verra, haha. » Poursuivit-il, en se grattant légèrement l’arrière du crâne. « Cette princesse pleine de talent et de surprise est la vôtre, j'imagine ? » Conclut-il, en tournant sa tête vers la gamine.

L’épéiste semblait curieusement de très bonne humeur, et ce qui était sûr ce que cette petite fille y était pour beaucoup. Elle lui rappelait grandement ce rêve qu’il avait fait à plusieurs reprises, où il se voyait en effet fonder une famille avec sa tendre et douce « fiancée » et où ils auraient trois enfants, notamment Arisu, leur fille, aussi adorable que celle qui lui faisait face. Sourire aux lèvres, il se présentait et tendit son poing à la petite pour « tchecker », chose qu'il ne faisait bien entendu pas avec n'importe qui.

« Moi c’est Musashi, Han Musashi ! Mais tu peux m'appeler Musa si tu veux. Et toi, comment est-ce que tu t’appelles ? » Fit-il, en se relevant, difficilement. Il s’inclina légèrement devant le père, puis il lui tendit la main pour l’aider à se relever : « Ce n’est pas tous les jours qu’on tombe sur des gens aussi agréables que vous, je suis très ravi de faire votre connaissance. » Conclut-il, d’un air sincère.



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Mer 24 Juil 2019 - 15:11
« Oui, il est super méga gentil Jurô. Il m’a fait la fleur comme ça juste avec ses mains alors que moi, j’ai besoin d’un appareil pour faire mes tasses. Mon papa m’a dit que c’est parce que c’était un ninja spécial comme lui qu’il pouvait faire ça. »

Assis en tailleur sur le sol poussiéreux de la rue, les passants nous regardant avec une certaine étrangeté dans le regard, pour ma part, j’admirais ma petite puce en train de discuter avec cet illustre inconnu. Je contemplais, comme souvent, avec un certain émerveillement, avec quelle facilité, parfois naïveté, Saya discutait avec les gens autour d’elle. Ou peut-être que le naïf de l’histoire, c’était moi que de la laisser agir ainsi compte tenu des dangers actuels que nous vivons tous. Et alors ? Que devrais-je faire ? La garder dans un carcan protecteur ? Un cocon hermétique ? Tout cela pour la couper de tout risque ? À ne rien vivre, la folie vous gagne irrémédiablement. Alors oui, les dangers existent, et mon petit bout de chou en m’offrant l’opportunité d’explorer à nouveau le monde, savait très bien quelle était la situation du pays, quels étaient les risques et ce que j’encourais au jour le jour.

« Jurô il est gentil, je suis sûre qu’il t’en fera une si tu lui demandes. Et mes tasses elles sont pas forcément jolies ! Elles sont utiles. Mon papa, il m’a dit que les tasses, c’est comme les filles, faut pas les forcer à être jolies pour qu’elles soient meilleures. Même que la dernière que j’ai faite elle fuyait pas ».

A première vue, à l’entendre parler, à le voir sourire et par son côté avenant, il apparaissait comme quelqu’un de sympathique et d’accueillante. D’une certaine manière, il me faisait un peu penser à moi dans ma jeunesse. Passé cette époque de timidité presque maladive, avec Yui à mes côtés, je m’étais ouvert au monde et aux autres. Avec son aide, j’avais évolué, dans le bon sens, et laissant de côté cet aspect renfermé de ma personnalité pour ne laisser que le côté sympathique et joyeux. Finalement, la boucle n’était-elle pas bouclée ? Hier Yui m’apprenait à être qui je suis aujourd’hui et voilà que maintenant, j’enseignais à Saya les mêmes choses. Voilà une digne transmission de nos expériences. Mais voilà, qu’à écouter le nouvel ami de ma fille, ce dernier me décrocha plusieurs sourire au fur et à mesure de son discours.

« Inviter un bel inconnu à venir chez moi ainsi ? Mince, je suis démasqué ! Je n’ai jamais su résister au charme naturel d’un beau blond. Par chance, j’utilise cette petite fille que je fais passer pour ma fille pour nouer contact et tisser des liens. Mais maintenant, c’est fini, on a deviné mon jeu ».

S’en suivi un profond rire sincère, quelques larmes commençant à perler du coin des yeux, que j’essuyais rapidement, laissant une trace de poussière autour d’un œil sous le regard amusé de ma fille qui se mit à rigoler de plus bel, plus par effet ricochet qu’autre chose.

« Quant à cette princesse, c’est … ».
« JE SUIS PAS UNE PRINCESSE ! Je m’appelle Saya et quand je serais adulte, j’irais explorer le monde avec mon papa, même qu’on ira dans des endroits où personne n’est jamais allé ».
« Voilà, c’est ma fille résumée en quelques mots ahaha ».


Puis au terme de ce bref échange, cette dernière m’agrippa une manche et s’approcha de moi pour me chuchoter quelques mots à l’oreille. Un sourire amusé pouvait se lire sur mon visage quand je lui répondais ouvertement.

« C’est à toi de voir, ça t’appartient, c’est toi qui décides et personne d’autre ».

C’est confiante que Saya quitta notre futur nouvel ami, partant en courant dans la rue, s’arrêtant brusquement devant la porte d’une agréable maison et entra comme une trombe à l’intérieur. Si l’on tendait l’oreille, on pouvait avec un peu d’effort entendre la petite fille appeler sa grand-mère pour lui demander où elle avait rangé les tasses.

« J’en étais où moi ? Ah oui, notre bel inconnu et son invitation. Bref, rien de plus normal. Malgré les évènements récents qui ont secoué le village, c’est aujourd’hui plus que jamais qu’il faut se serrer les coudes, faire front commun et montrer de la confiance envers les autres. Si chacun commence à soupçonner son voisin, alors ça sera la mort du village. Tu n’es pas d’accord ? Alors oui, on pourrait me parler de sécurité, mais j’aime à penser que l’élite de nos shinobis est là pour garantir notre paix ».

Acceptant la main tendue du blondinet, je me relève, époussetant avec une certaine vigueur mes fesses pleines de poussière. Quelle idée aussi de s’asseoir au milieu de la rue.

« Enchanté et également ravi de te connaître. Appelle moi Teruyo. Viens, c’est par là ».

Et je n’avais pas menti, en effet comme pour Saya, notre direction était bel et bien la porte d’une petite maison à deux pas de là. En ouvrant la porte, la première chose qui pouvait frapper était ce petit courant d’air de fraîcheur. Dans l’entrée, si sur la droite nous avions une vue imprenable sur une cuisine agréablement aménagée, c’était surtout le salon qui paraissait le plus accueillant. Deux canapés étaient installés, ainsi que deux fauteuils assortis sur lesquels étaient installés les deux paternels s’affrontant une énième fois au shogi. Alors que je m’installais confortablement dans l’un des canapés, j’invitais notre hôte à faire de même.

« Je te présente mon père et mon beau-père. T’embête pas à les saluer, pendant leurs parties, ils sont comme hypnotisés. Hein les deux vieux croulants ? Tu vois ? Pas de réaction ».

En effet, absorbés dans leur jeu, seul un gémissement laissant sous-entendre qu’il ne fallait pas les déranger était perceptible. C’est à ce moment-là que ma mère arriva avec un plateau et quelques rafraîchissements d’une couleur étrangement blanche rosée avec quelques teintes de jaune par endroit. Difficile à dire ce que c’était sans y goûter.

« Encore un nouvel ami ? On n’a pas prévu de barbecue comme pour le petit Jurô tu sais ? ».
« Ne t’en fais pas, notre convive ne reste pas, il n’est que de passage, sa fiancée l’attend ».
« Il est bien jeune pour avoir une fiancée, mais il est mignon ».
« Navré, ne l’écoute pas. Bien, sers-toi, tu m’en diras des nouvelles. Et pour la salle de bain, c’est là-bas, deux portes à droite ».


À croire que notre famille était rodée pour les interruptions surprise, Saya fit à nouveau son apparition, les mains cachées dans le dos. Toute radieuse, elle dévoila sa surprise à Musashi.

« Tadaaa ! Et voilà ! C’est pour toi ! C’est ma plus belle tasse ! Je te la donne ».
« Tu en as de la chance » en direction de notre invité, tout en me disant que le plus chanceux de l’histoire, c’était moi au final.

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Sam 27 Juil 2019 - 21:06

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Ce n’était pas étonnant que les passants les regardent de la sorte, mais à cet instant Musashi s’en moquait totalement, puisque tout ce qui l’intéressait c’était de profiter de la joie et de la bonne humeur de cette petite fillette. Celle-ci ne manqua d’ailleurs pas de lui confirmer à quel point ce « Jurô » était gentil. Ce à quoi le Genin étira naturellement les lèvres, visiblement très heureux que cet individu ait laissé un tel souvenir à la petite.

Quoi qu’il en fût, il se montra très attentif, ne manquant pas de retenir que ce « Jurô » avait confectionné la fleur avec son pouvoir. Il retint également que cet individu, ainsi que le père de la gamine, étaient tous les deux des shinobis. Intéressant, se dit-il, alors que la fillette lui parlait de ses créations. Elle ne les trouvait pas très jolies, mais cela n’avait pas tant l’air de l’affecté, bien au contraire. En effet, elle estimait que ses tasses étaient utiles, et c’était visiblement ce qui comptait pour elle. Elle acheva enfin son monologue par une phrase de son père, faisant une drôle de comparaison entre les tasses et les filles. Sourire aux lèvres, l’épéiste tourna naturellement sa tête vers le paternel, puis reporta de nouveau son regard vers la gamine, explosant alors littéralement de rire. Quelques passants s’arrêtèrent subitement, cherchant visiblement à comprendre ce qui se passait…

« Je lui donne entièrement raison, à ton papa ! Personnellement, je te félicite déjà d’arriver à créer des tasses à ton âge, sans aucun pouvoir spécial qui plus est. Quand j’avais ton âge, j’étais qu'un bon à rien, je ne savais absolument rien faire si ce n’était de me plaindre. » Fit-il, d’un léger rire.

Le père de la gamine était surprenant, très différent des individus que Musashi avait l’habitude de rencontrer. Il répliqua par ailleurs au sarcasme par le sarcasme, faisant ainsi, une fois de plus, rire le Genin. Quelques passants s’arrêtèrent de nouveau, observant les trois protagonistes rire à gorge déployée, au beau milieu de la voie publique. Enfin, alors que son interlocuteur s’apprêtait à lui répondre, concernant la fillette, cette dernière l’interrompu immédiatement, déclarant tout d’abord qu’elle n’était pas une princesse. Sourire aux lèvres, Musashi l’écoutait parler, étonné de voir que la gamine partageait son « rêve », celui de voyager et de découvrir d’autres contrées.

« Haha. Artiste et aventurière, je suis sûr qu’elle ira loin ! » Fit-il, d’un large sourire.

La voilà qui courait vers son père, lui chuchotant quelques mots à l’oreille. Il les regardait, sourire lèvres, se disant que c’était aussi ça la relation père-fille. Fin, ça aurait été pareil si c’était un garçon, du moins avec cet homme, qui l’étonnait dans sa facilité à communiquer avec son enfant. S’il devait être père un jour, il voudrait être comme lui. Il comptait bien profiter de ce petit moment pour les observer et apprendre le plus possible d’eux.

Soudain, la petite fille s’en alla, en courant dans la grande rue avant de s’arrêter devant la porte d’une belle maison. Il la regarda s’en aller, puis aida son père à se relever. Ce dernier s’adressa alors à lui, lui partageant quelques mots avec lesquels il ne pouvait qu’être d’accord. En effet, il était plus que jamais temps pour eux tous de se serrer les coudes et de faire front commun. Quant à la question de la sécurité, les ninjas comme eux devaient justement être là pour garantir celle des civils, et leurs supérieures étaient là pour garantir la leur et celle du village tout entier.

« Oh, si, je suis entièrement d’accord avec vous. » Fit-il, d’un léger sourire.

Enfin, il emboîta le pas, suivant ainsi Teruyo en direction de sa demeure. Alors qu’ils s’approchaient grandement de la maison, Musashi s’interrogeait sur les raisons qui avait poussés Saya à s’en aller aussi précipitamment. Puis, quelques instants plus tard, ils franchirent le pas de la porte. La première chose qu’il constata c’était le courant d’air qui rendait la maison agréablement fraîche. Ses yeux se posèrent, par la suite, un peu partout, s’attardant un peu plus sur les deux personnes âgées qui jouaient, visiblement, au Shogi. Enfin, Teruyo l’invita à s’installer, lui présentant au passage les deux ancêtres, l’un étant son propre paternel, tandis que le second était son beau-père. L’épéiste les salua naturellement d’un singe de la main, mais visiblement ils étaient trop focalisés sur leur jeu pour répondre.

« Eh ben, c’est impressionnant. » Lâcha -t-il, d’un léger sourire.

Alors qu’il prenait place auprès de Teruyo, une femme arriva avec un plateau, leur apportant quelques rafraîchissement. Musashi se releva instinctivement, écoutant tout d’abord leur petit échange avant de s’incliner devant la femme.

« Il a raison, je ne suis que de passage, mais merci madame. » Fit-il, d’un léger sourire. « Moi c’est Musashi, je vous remercie vous, ainsi que toute votre famille pour cet accueil. » Poursuivit-il, avant de se retourner vers Teruyo. « Merci, ces boissons ont effectivement l’air d’être délicieuses. Si vous me le permettez je vais me passer de l’eau au visage et je reviens toute de suite. » Conclut-il, d’un large sourire.

Cela ne lui prit pas plus de cinq minutes. Il nettoya une bonne partie de la poussière et du sang qu’il avait sur le visage. Puis, il se lava correctement les mains avant de rejoindre les autres au salon.

« Avouez que je suis quand même beaucoup moins effrayant, haha. Merci à vous. » Fit-il, avant de se faire surprendre par la soudaine arrivée de Saya.

Toute souriante, elle lui avait apporté une des ses créations, sa plus belle tasse, d’après ses mots, qu’elle lui offrit très généreusement. Tenant l’objet entre les mains, Musashi était très touché et particulièrement surpris par la forme de la tasse, qu’il trouva curieusement très original. On aurait presque pu croire que c’était volontaire. Il apprécia le geste, ne manquant pas de remercier la petite pour ce cadeau, qui avait sûrement dû lui demander beaucoup de temps et d’énergie.

« C’est vraiment toi qui as fait ça ? Tu me l’offres vraiment ? … C’est vraiment une très belle création et c’est fort généreux de ta part, merci à toi, Saya. » Fit-il, d’un air sincère.

Il s’installa à la place qui lui était réservée, demandant à Saya de s’approcher.

« Dis-moi, quelle est ta fleur préférée ? » Demanda -t-il, d’un air curieux. « Préférai-tu que je t’en fabrique une avec mon pouvoir ou tu me permets d’ajouter une couche à celle de Jurô ? » Poursuivit-il, d’un léger sourire.

Après un mudra, il fit apparaître un chakra rosé au bout de ses doigts, et selon son choix, il lui confectionnera la fleur de son choix, ou plus simplement recouvrir celle de Jurô d’une couche de rubis.

« Je n’ai malheureusement pas ton talent, je suis donc contraint de tricher, mais j’espère qu’elle te plaît. » Fit-il, d’un large sourire. « Est-ce qu’on peut dire qu’on est ami maintenant ? » Reprit-il, en lui tendant son poing pour tchecker.

Après quoi, il se tourna vers les autres, ou simplement Teruyo, décochant un léger sourire amical avant de prendre une petite gorgée de la boisson qu’on lui avait servi.

« Hum, qu’est-ce que s’est ? Je crois que c’est la première fois que je bois ça, mais je dois avouer que c’est vraiment excellent. » Fit-il, d’un air sincère. Pourvu que ce ne soit pas de l’alcool. « Alors comme ça, vous êtes aussi shinobi, Teruyo-san ? » Conclut-il, en reprenant une nouvelle petite gorgée.




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Mar 30 Juil 2019 - 13:05
Saya semblait fier de sa tasse et du fait que notre invité semble apprécier le geste de ma fille. Cependant, sa naïveté était touchante. Personne n’irait lui avouer que certaines de ses créations était moches, c’était un fait. A contrario, plutôt que d’aborder l’aspect négatif des choses, j’avais tendance à voir le côté positif, en jouant notamment sur le fait qu’elle progressait d’essais en essais, et Musahi agissait de même, la félicitant pour son talent là où lui, à son âge, que ce soit vrai ou non, n’avait pas ces capacités. Pour moi, agir de cette manière, ce n’était pas voiler la face d’un enfant comme certains pourraient le penser, mais l’encourager à avancer dans une voie malgré les difficultés et les échecs, faire une critique constructive qui permettra de s’améliorer plutôt que d’asseoir quelqu’un dans son échec et le démoraliser. Quoi qu’il en soit, je dois avouer que j’étais quelque peu étonné de la maturité du jeune homme. J’avais beau déjà être avec Yui à son âge, mais de mémoire, je n’avais pas tant de sagesse à revendre. J’étais peut-être un peu plus timide, réservé, parfois brut de pomme comme moyen de défense. Merci Yui pour avoir su me supporter et grâce à toi avoir su devenir quelqu’un de meilleur. En tout cas, Saya elle, ne se posait pas tant de questions et vivait au jour le jour, surtout dans ce genre de cas de figure. Elle paraissait radieuse une fois de plus. En quelque sorte, j’appréhendais son futur anniversaire. Je sentais déjà venir le moment où elle me demanderait d’inviter Jurô et pourquoi pas Musashi. J’avais encore quelques mois pour éviter ce sujet. Aujourd’hui était tout autre et aussi sûrement que le blondinet répondait avec sagesse, elle répondait avec son esprit encore enfantin.

« Pourquoi tu étais un bon à rien ? T’avais pas de papa ou de maman pour t’apprendre des choses ? Mon papa il me dit qu’il faut pas se plaindre que ça sert à rien ! Il me dit que si j’ai assez de force pour me plaindre, alors j’en ai aussi pour trouver une solution à la place de râler ! Si tu veux, je peux t’apprendre comment faut faire pour pas se plaindre ! ».

Et voilà, aborder la famille et l’éducation comme ça de but en blanc, c’était jouer un jeu dangereux. Saya n’avait pas encore le recul nécessaire, d’autant plus que nous avions été épargné de tous les conflits, mais il n’était pas impossible que Musashi ait perdu des êtres chers d’une manière ou d’une autre ou ait vécu une enfance bien moins heureuse que mon petit bout de chou. Espérons que ce ne soit pas le cas, et espérons que sa naïveté lui soit pardonné en cas contraire. Par chance, il ne sembla pas s’offusquer de la question et nos échanges se poursuivirent sans gènes, nous menant directement chez moi ou après les présentations d’usage, il s’esquiva enfin dans la salle de bain se rafraîchir. Par chance, absent à ce moment-là, Musashi évita l’échange plutôt dérangeant de mon beau-père qui malheureusement commençait à avoir quelques épisodes de sénilité.

« Tu sais mon pti Teruyo, te cache pas avec ton copain. Il est le bienvenu ici, comme ça vous pourrez vous amusez tous les trois avec Yui. Et il y a des marrons tous chauds en train de cuire près du feu ».

Dans ces rares situations, je n’avais qu’à acquiescer et cela suffisait pour que les crises passent. Inutile de lui faire mention de la réalité, de lui parler de sa défunte fille ou du fait que nous étions en plein été et que ce n’était pas l’époque des marrons chauds, cela n’aurait que pour conséquence de le perturber davantage. Par chance, cela ne dura qu’un court instant, jusqu’à ce que notre invité revienne avec une mine bien plus rafraichie que je m’empressais de commenter avec humour.

« Eh bien, en effet, bien moins effrayant. J’avais donc bon goût finalement, une fois rafraîchis, ce minois n’est-il pas beau ? Je ne sais pas ce qui me retiens de venir tirer les joues de ce grand poupon ahahah ».

Et voilà qu’une fois encore, Saya avait le chic pour faire son entrée, déboulant de sa chambre pour offrir sa tasse que le blond accueillait avec une certaine joie.

« Oui ! C’est moi qui l’aie faite toute seule ! Et oui, c’est pour toi, car on est devenu amis et que les amis ça se fait des cadeaux » dit-elle d’un air convaincu.

Puis, Saya s’installa à côté du jeune homme quand ce dernier prit sa place sur le canapé. Elle le regardait avec des yeux admiratifs. Peut-être était-elle amoureuse ?

« Ma fleur préférée c’est le tournesol, comme ma maman. Comme ça, même si elle est plus là, je pense fort à elle quand j’en vois » répondit-elle avec conviction.
« C’est vrai ? Tu peux m’en faire un ? ».

Et effectivement, des mains de Musashi, le chakra malaxé donna forme à la fleur tant désirée sous les yeux ébahis de ma petite fille. Le monde est étrange, là où des shinobis verraient une opportunité d’en apprendre plus sur les talents d’un autre ninja, là où ce genre de talent était surtout destiné à donner la mort en temps de guerre, voilà qu’aujourd’hui il était utilisé pour égayer la vie d’une petite fille en lui confectionnant une fleur cristalline en forme de tournesol. Tout ceci était bien la preuve qu’il était possible de vivre en paix non ? Une fois sa fleur en main, Saya s’empressa d’enlacer l’artisan et lui offrant un bisou sur la joue. Amoureuse ? Puis, joyeuse, elle quitta notre duo pour aller montrer son nouveau cadeau au reste de la famille, nous laissant tous deux à des discussions plus terre-à-terre, notamment sur ma condition de shinobis. Me désaltérant d’une gorgée de cette boisson fait maison, j’abordais enfin le sujet qui semblait intéresser le blond.

« En effet, j’en suis un, même si j’en suis un médiocre. En fait, j’ai repris du service depuis quelques jours et ne suis qu’un simple genin sans grand talent. Et je vois que vous êtes sûrement un homologue étant donné votre faculté à maîtriser votre chakra et à faire ces constructions en verre. Je ne savais qu’il était possible de faire ce genre de chose. Cela doit demander pas mal de talent justement, de la rigueur et beaucoup d’entraînement. À côté je fais pale figure ahaha ».

Et sans crier gare, une petite dame âgée fit irruption, resservant les deux protagonistes de cette délicieuse mixture.

« Alors c’est une recette maison, à base de lait de soja, de thé vert et de pêche concassée. Tenez buvez, c’est plein de bonnes choses, c’est bon pour la santé. Je laisse le pichet ici, resservez-vous » avant de repartir vers la cuisine.
« Navré pour cette interruption. Mais que veux-tu, quel que soit son âge, pour une mère, on restera toujours son enfant et on n’échappera pas à ce genre de situation. Enfin bon, ne te force pas outre mesure hein. Disons que lorsque l’on n’a pas l’habitude, cela peut avoir des effets… laxatifs. Mais rassure-toi, avec deux verres, tu ne risques rien ».

Jusqu’au irait donc la politesse de notre invité face à l’énormité de ma blague ? J’étais curieux de voir ça.

« Et toi Musashi, un shinobi aussi donc ? Qu’est-ce qui pousse la jeunesse à épouser cette vie ? ».

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Sam 24 Aoû 2019 - 19:03

¤ IWAGAKURE NO SATÔ ¤
Une sale bonne journée...


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Le Genin ne parvenait pas à répondre à l’interrogation de Saya, une question pourtant si simple. Que pouvait-il lui dire ? Qu’il n’avait pas eu la vie qu’il aurait aimé avoir ? Que son grand-père voulait en faire une machine à tuer et que ses parents avaient été assassinés pour avoir tenter de lui offrir un havre de paix, en enfreignant des règles ancestraux, propre à son clan. Non, bien sûr que non. Sourire aux lèvres, il préférait manipuler la vérité et s’en remettre « entièrement » à cette petite, qui, aussi surprenant que cela puisse paraître, pouvait lui apprendre de bien des choses, ne serait-ce que par la simplicité et la pureté de son esprit. Certes, le temps où il se plaignait était révolu, et aujourd’hui il était un nouvel homme, un homme qui se cherchait encore, mais cela ne l’empêchait pas de vouloir l’écouter. Jetant un bref regard vers le paternel, Musashi avait encore du mal à cerner cet homme, mais il restait admiratif devant sa façon d’éduquer sa fille. Nulle doute qu’arrivera un jour où lui aussi aura une fille ou un garçon et où il sera confronté à des problématiques dont il n’avait ni l’expérience ni la sagesse de résoudre, seul. C’était du moins ce qu’il pensait, à cet instant précis.

« Il faut dire que mes parents étaient très occupés, hélas. » Finit-il par rétorquer, d’un large sourire. « Ton père est un homme sage, et toi tu sembles l’être tout autant, alors j’accepterai volontiers que tu m’apprennes à ne plus me plaindre. » Reprit-il, d’un léger sourire.

Il s’imaginait déjà plusieurs scénarios dans lesquels il se plaindrait et attendrait de voir comment Saya compte s’y prendre pour l’aider à ne plus se plaindre. Un jour, il ferait peut-être l'expérience d'une situation où il serait contraint de se plaindre, pour une raison ou une autre, et le simple fait de se souvenir de Saya l’aiderait peut-être à voir les choses autrement, qui sait.

Quoi qu’il en fût, Musashi s’éclipsa dans la salle de bain, où il se débarrassa d’une partie de la poussière et du sang qui le rendait quelque peu repoussant. Il se présenta à l’homme qui eut la gentillesse et la générosité de l’invité avec humour. La réponse de Teruyo fut immédiate et avec humour également, ce qui fit naturellement rire le Genin. « Sois sérieux, bon sang, à quoi tu joues là ? » C’était sa petite voix interne qui se manifesta, comme souvent, lorsque le Genin s’écartait un tant soi peu de sa véritable personnalité, tissée par des nombreuses barrières mentales, qui ne l’avaient, jusqu’à présent, apporter que solitude et tristesse. Il était parvenu à éteindre cette voix avec certaines personnes, notamment Abuto, l’Oterashi et Aimi, et il en fera certainement de même maintenant.

Comment aurait-il pu en être autrement, surtout face à cette gamine qui transpirait la joie. Au diable la retenue, la droiture, et tous ces trucs qu’on avait tenté de lui inculquer, de bien de manières possibles et imaginables. Oui au diable ! Surtout pour cette soirée !

Ainsi, c’était avec sourire aux lèvres qu’il acceptait le cadeau de Saya, ne manquant pas de manifester ouvertement sa joie. Ils étaient désormais amis, et comme elle le disait si bien, les amis ça se faisait des cadeaux, une conception bien simpliste mais pas moins vraie, d’une certaine façon. Alors que la petite s’installa près de lui, le regardant avec des yeux admiratifs, qu’il avait du mal à comprendre puisqu’il n’avait rien fait d’extraordinaire, il lui demanda malgré tout sa fleur préférée, avec une idée précise derrière la tête. Se réponse fut immédiate, Saya déclara en effet qu’elle préférait les tournesols, comme Aimi, et comme sa mère, qui n’était malheureusement plus de ce monde. Le sourire du Genin se volatilisa immédiatement, laissant place à un air triste et compatissant. Surpris par la joie que la petite fit preuve, en apprenant que Musashi pouvait lui confectionner une telle fleur avec son pouvoir, le Han lui caressa délicatement la tête, avant de hocher légèrement la tête en guise d’approbation.

« Je suis désolé pour ta mère… » Fit-il, dans un premier temps. Il aurait pu faire tout un discours, mais il jugea bon de s’en tenir à ses quelques mots, qu’il avait dit très sincèrement. « Oui, bien sûr que je peux t’en faire une, mais contrairement à toi, moi je suis forcé de tricher. » Reprit-il, en confectionnant la fleur de tournesol, constitué entièrement de cristal, sous les yeux admiratifs de la future aventurière.

Appréciant visiblement le cadeau, la petite s’empressa d’enlacer le Genin, avant de lui offrir un petit bisou sur la joue. Bien que surpris, Musashi apprécia le geste, qui lui donna l’impression d’être apprécié par Saya, et l’espoir d' être peut-être un bon père, un jour… Après quoi, elle fila, visiblement pressée de montrer son cadeau aux autres. Souriant, le Genin se tourna naturellement vers Teruyo, dégustant tout d’abord sa boisson avant de s’intéresser à celui qui avait tout l’air d’être un shinobi. Il confirma d’ailleurs, ne manquant pas d’ajouter qu’il n’était qu’un simple Genin, chose dont Musashi ne cessait de répondre quand on lui demandait son avis sur telle ou telle chose et qu’il ne préférait pas se mouiller. Le Miyamoto se trouvait par ailleurs médiocre, ce qui contraint le Genin à réagir.

« Je suis sûr que non, bien des personnes m’ont dit la même chose, avant de me surprendre de bien de façon. » Fit-il, d’un léger sourire. « Sinon, je suis effectivement un shinobi, Genin depuis environ 2 ans, et Shinobi depuis seulement trois ans. Détrompez-vous, j’ai tout sauf du talent… Malheureusement, il n’y a pas de raccourci pour progresser, sauf peut-être pour des génies, tels que Toph, d’ailleurs même elle, j’en suis sûr qu’elle doit se tuer aux entraînements. » Reprit-il, d’un air pensif. « Rassurez-moi, lorsque vous dites que vous êtes médiocre, c’est de l’humour, n’est-ce pas ? Un art que vous semblez habillement bien manier, je vous l’accorde. Dans le cas contraire, je vous dirai que si une personne telle que moi, un bon a rien, qui a durant longtemps rejeté la vie et les arts de ninja, a pu progresser en l’espace de trois ans, alors que je suis sûr que vous le pourrez aussi, tout n’est en fin de compte qu’une question de volonté… » Conclut-il, tout en sachant pertinemment que la volonté seule ne suffit pas, du moins pas pour le ninjutsu.

Alors qu’il venait à peine de finir sa tasse, une petite dame âgée fit irruption, leur resservant ce délicieux cocktail, qui semblait à priori agiter l’estomac du Genin.

« Il ne fallait pas vous donner cette peine, mais merci. » Fit-il, d’un air sincère, avant de reprendre une petite gorgée de cette délicieuse boisson. « Ne vous en faites pas, cela ne me pose aucun problème. » Rétorqua -t-il, concernant les dires du Miyamoto à propos de sa mère.

Il était bien entouré et sa maison transpirait la joie et la bonne humeur, c’était le moins qu’on puisse dire.
Enfin, alors que son ventre semblait le mettre en garde contre cette boisson, Musashi continuait de boire sa deuxième tasse, après quoi il avait bien l’intention d’arrêter, surtout après avoir entendu les possibles effets secondaires avancés par Teruyo.
Concernant la dernière interrogation du Genin, Musashi s’accorda un instant de réflexion avant de répondre.

« Shinobi, malgré moi, mais j’ai accepté mon destin et je le vis bien, désormais. » Fit-il, dans un premier temps. « Et vous, qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager dans cette voix ? Protéger votre famille ? » Demanda -t-il, d’un air curieux. « Ah, et je suis sincèrement désolé pour votre femme. ». Poursuivit-il, d’un air sincère. Il était curieux de connaître les circonstances de sa mort, mais il se retiendra de le demander, du moins pour le moment. « Sinon, si vous êtes shinobi, je suppose que vous devez aussi exceller ou du moins maîtriser quelques arts ninja. Moi c’est le shôton, l’art de manier les cristaux, ainsi que le raiton. » Conclut-il, avant de reprendre une petite gorgée de sa boisson.




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Lun 2 Sep 2019 - 18:40
Ma petite fille écoutait avec toute l’attention d’une enfant curieuse les paroles du genin, comme si elle buvait son discours. Les yeux ébahis, la bouche grande ouverte, elle faisait preuve d’une gaîté et d’une ouverture d’esprit à toute épreuve pour une enfant de son âge là où certains n’avaient que les jeux d’école en tête. Alors oui, elle avait des amis, elle jouait aussi avec eux régulièrement, mais peut-être à cause de mon tempérament, peut-être dû au fait qu’elle soit entourée de cinq adultes, peut être en lien avec le fait qu’elle soit fille unique voire un mélange de tout cela, Saya aimait découvrir de nouvelles choses, apprendre, se poser des questions sur ce qui l’entoure et sur les sujets auxquels elle est confrontée. C’est sûrement ce tempérament aventurier d’une certaine manière qui facilite le contact qu’elle peut avoir avec autrui. Pour autant, aussi intelligente et ouverte d’esprit, soit-elle, elle reste une petite fille avec des réactions de petites filles. Et mon petit bout de choux n’y échappa lorsque Musashi aborda le sujet de ma propre sagesse.

« Hihihi mon papa il est pas sage, même que la dernière fois, on est allé jeter des bombes à eau dans le parc. C’était trop marrant. En plus …. ».
« Hum … oui … enfin bon … c’est un secret hein ! ».


Saya semblait bouder légèrement lorsque je lui coupais légèrement la parole. Sa moue rabougrie affichait clairement la donne devant moi. Pour autant, cette tête étrange cessa rapidement quand ma demoiselle se retourna vers l’invité de la maison. A la voir ainsi, concentrée, les yeux perdus dans le vide, il était facile de se rendre compte de l’intense réflexion qu’elle menait. Espérons que ce soit pour un sujet pertinent.

« Ils étaient ninjas des parents toi aussi ? Mon papa il est ninja et depuis qu’il a des missions, il est aussi très occupé. Des fois, on joue moins qu’avant, mais je sais que c’est pour protéger le village et les gens du village. Toi aussi ton papa et ta maman ils protègent le village ? »

À nouveau Saya se plongea dans un mutisme empreint d’une immense réflexion avant de lâcher ce fameux « Ah ! Oui ! » comme si elle venait de retrouver ce qu’elle avait perdu.

« Et si tu veux que je t’apprenne comme tu dois faire pour pas te plaindre, il faudra que tu reviennes, car il faut que je prépare plein de trucs avant ».

Ses derniers mots se perdaient dans ma direction, un regard espiègle placardé au beau milieu du visage. Je savais ce qu’elle avait en tête et le simple fait d’imaginer la scène me fit sourire à mon tour.

« C’est une très bonne idée Saya, je suis certain qu’il aimera ça » en terminant d’un clin d’œil appuyé que notre hôte ne pouvait manquer.

Une fois débarbouillée, Saya attendant Musashi derrière la porte, se balançant comme un bambou face au vent, les bras croisés dans le dos, un large sourire collé sur le visage. Elle voulait sa fleur, un tournesol de surcroit, cela ne faisait aucun doute. S'il y a bien une chose pour laquelle Saya ne lâcherait jamais l’affaire, c’est bien pour cette fleur solaire aussi belle que simpliste. Une fois en possession de son bien, ma petite fille disparaissait de notre vue, nous laissant ainsi en plan. Au moins, désormais, nous serions plus tranquilles.

J’avais quelques questions pour le jeune blondinet, des réponses à lui apporter en premier lieu et après quelques échanges sur les banalités d’usage concernant notre nature de shinobi, une interruption maternelle nous apportant de quoi nous restaurer et une petite blague, j’étais donc curieux de connaître les motivations de ce Musashi. À l’écouter, il semblait être un shinobi qui me ressemble, un genin qui débutait dans sa tâche, un shinobi qui maîtrisait à peine ses dons et qui avait à cœur de progresser et qui était doté d’un sens de l’encouragement relativement marqué.

« Je disais que cela faisait quelques jours, mais techniquement, il y a bien quinze ans que j’ai obtenu mon bandeau. J’ai juste mis de côté cette vie-là quand Saya est venue au monde et que j’ai perdu ma femme. J’ai décidé d’abandonner cette voie pour me consacrer à elle. Et aujourd’hui, c’est aussi, du moins en partie, pour elle que j’ai à nouveau embrassé cette voie. Quant à mon humour … et bien disons que si certes c’est un art, il y a toujours un fond de vérité n’est-ce pas ? Après tout, cela ne fait que quelques jours depuis que je me suis remis à utiliser le ninjutsu. Quand tu es père de famille, que tu as des gens qui comptent sur toi et des obligations importantes, le ninjutsu comme hobby n’est pas une priorité en soit ahahah … ».

En tout cas, cet « humour » semblait faire effet et le marquer, s’arrêtant au deuxième vers là où j’en étais à mon cinquième, servant à nouveau mon partenaire de discussion, l’invitant par le geste à tenter une troisième rasade. Était-il suffisament joueur ou poli, voire les deux pour avaler sa décoction, aussi bonne soit-elle ?

« Merci, mais ne t’en fais pas pour ma femme, j’ai fait mon deuil il y a des années maintenant. Aujourd’hui, je suis pleinement heureux. Et sinon, toi, destiné à être shinobi donc ? J’imagine le poids de l’héritage familial derrière tout ça. Je me trompe ? Qu’est-ce qui pousse des parents à imposer de tels choix à leurs enfants ? Le danger est présent, le risque de mort indéniable et pourtant … ».

Je laissais là perdre ma phrase, soufflant légèrement, quelque peu dépité par la situation.

« Nos enfants sont l’avenir, nous ne devrions pas les exposer, nous devrions les protéger, pas les envoyer se faire tuer. Nous choisissons de décimer notre avenir, n’est-ce pas idiot ? Enfin bon, je m’emporte pour des choses contre lesquelles je ne peux rien faire ».

Puis aussi rapidement que ma mine dépitée était apparue, un visage rayonnant et joyeux illumina ma face.

« Mais n’envisageons pas le pire. Ainsi donc, tu maîtrises l’art du cristal et le raiton. Ce n’était donc pas du verre. Toutes mes excuses pour la méprise. Cela se combine bien ces deux éléments ? Pas tellement je suppose. Quant à moi … ».

Une démonstration valant milles mots, la main ouverte au-dessus de la table basse, la paume dirigée vers le plafond une boule de lumière dont je faisais varier l’intensité lumineuse apparue dans ma main.

« … disons que j’ai quelques dons dans la manipulation de la lumière. Pas courant me diras-tu ».

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Sam 12 Oct 2019 - 22:34

¤ IWAGAKURE NO SATÔ ¤
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La petite Saya n’était pas du même avis que Musashi, lorsque ce dernier lui fit la remarque que son père était un homme sage. La réaction de la petite fut immédiate, indiquant en effet au Han que son père n’était pas un homme sage car, il n’y avait pas si longtemps, ils s’étaient rendus au parc pour jeter des bombes à eau. Elle avait visiblement apprécié ce moment, et elle s’apprêtait d’ailleurs à raconter d’autres anecdotes aussi croustillantes avant que son père n’intervienne pour lui rappeler que c’était censé être un secret, leur secret. Musashi fut tout d’abord surpris, parce qu’il n’aurait jamais cru cet homme capable de cela, il fallait dire qu’il cachait bien son jeu, toutefois en réfléchissant bien cela lui parut beaucoup moins étonnant. Saya en était la preuve. Le Genin finit par rire de la situation, tout d’abord pour pousser à Saya à rire avec lui, et ainsi la contraindre à ne plus bouder, mais aussi pour dire au Miyamoto qu’il n’avait pas à s’inquiéter, que son secret était bien gardé, et surtout parce que c’était tout simplement drôle.

« Je veux en être… La prochaine fois, je veux en être, d’accord ? » Fit-il, d’un air amusé. Au fond, sa phrase n’avait rien d’une demande et encore moins d’une promesse, il ne ferait jamais une telle promesse, oh que non, il souhaitait simplement que ses interlocuteurs redeviennes eux-mêmes. « Ne vous en faites pas, Teruyo-san, votre secret ne sortira pas de cette pièce. » Reprit-il, d’un petit clin d'oeil.

Après cet épisode, Saya interrogea Musashi. Elle voulait tout d’abord savoir si ses parents étaient aussi des shinobis, avant de lui confier que son père à elle en était un et que si ses missions l’empêchaient parfois d’avoir du temps pour eux deux, elle savait que c’était pour la bonne cause : la protection du village et de ses habitants. Cette gamine ne cessera de l’étonné. Elle ne manqua pas de lui demander si ses parents protégeaient aussi le village. Le Genin s’accorda un instant de réflexion avant de lui répondre, tâchant d’être le plus simple possible :

« Non, pas vraiment, enfaite mes parents ne sont plus de ce monde, mais ils veillent sur moi et me donne la force pour protéger le village. » Fit-il, d’un large sourire. Une réponse qui devrait probablement la satisfaire, du moins il l’espérait. « Des préparatifs ? » Fit-il, d’un air curieux.

Il ne voyait pas où elle voulait en venir, et encore moins lorsque le paternel commenta l’idée de la petite.

« Je ne sais pas ce que tu as derrière la tête, mais je suis curieux de voir cela. » Conclut-il, d’un sourire sincère. A tous les coups ça devait être un jeu, ou quelque chose dans le genre, songea le Genin.

Quelques instants plus tard, Saya et Musashi s’étaient échangé leur cadeau, la petite se hâta alors de montrer sa belle fleur cristalline aux autres, tandis que Teruyo et le Han échangeaient autour d’un verre afin de faire plus amples connaissances.
Le Miyamoto expliquait à l’épéiste que sa carrière de shinobi avait commencé il y avait de cela une quinzaine d’années, ce qui ne manqua pas de surprendre Musashi, bien que cela ne soit visible sur son visage. Teruyo précisa par la suite qu’il avait dû mettre cette « vie-là » de côté lorsque Saya était née et que son épouse avait perdu la vie. Il avait donc décidé de tirer un trait sur sa carrière de ninja pour s’occuper pleinement de sa vie, et aujourd’hui il avait décidé de reprendre du service, en grande partie pour sa fille aussi. Logique, songea Musashi, qui était en grande admiration devant le Miyamoto, même s’il tentait de le dissimuler. L’espace d’un instant, il se demandait s’il aurait pu en faire autant, s’il avait été à la place du trentenaire. Non, bien sûr que non, jugea –t-il. Il écouta attentivement la suite du monologue de son interlocuteur, sans lui couper la parole. S’il semblait plus ou moins d’accord avec la remarque de Teruyo, concernant l’humour, il restait persuadé qu’il n’était pas aussi médiocre qu’il voulait le faire croire.

« Oui, je comprends tout à fait. » Rétorqua –t-il, d’un léger sourire. « Non ça ira, je ne suis plus en mesure de pouvoir en avaler un de plus haha. Merci. » Fit-il, lorsque Teruyo propose de lui servir un verre de plus.

La boisson était pourtant excellente, cependant son estomac ne cessait de le mettre en garde, d’où le refus de prendre un autre verre. Teruyo comprendra sans doute, du moins il l’espérait.
Après quoi, le Miyamoto confia au Genin qu’il n’avait pas à s’en faire, qu’il avait déjà fait son deuil, concernant sa défunte épouse. Bien qu’il soit au fond attristé pour son nouveau camarade, le Genin acquiesça toute de même d’un léger signe de tête. Après quoi, son interlocuteur le demanda s’il était donc destiné à être shinobi. Malheureusement oui, songea –t-il. Les suppositions de Teruyo n’étaient pas loin de la vérité, c’était pourquoi Musashi hocha légèrement la tête avant de lui répondre de la plus simple des manières :

« C’est un peu ça oui, malheureusement. Après je suis originaire de Kaze, là-bas, du moins dans certaines contrées, il est inconcevable qu’un enfant puisse être autre chose qu’un shinobi. » Fit-il, avant d’écouter le monologue de son interlocuteur sur les enfants.

Le Miyamoto avait entièrement raison et il ne manqua pas de lui faire savoir en hochant la tête en guise d’approbation. C’était là que Musashi se rendait compte à quel point le système des villages cachés pouvaient être une bonne chose. Bien que ce soit à relativiser, ici, au sein de la cité de la roche, les gens avaient le choix, celui d’être ou non un shinobi. Saya pourrait le devenir, si elle en avait envie, toutefois son père semblait vouloir lui éviter cette voix, chose dont Musashi approuvait totalement. A Kaze, c’était tout l’inverse, la question du choix ne se posait pas, puisque dès votre naissance, on mettait tout en œuvre pour que vous soyez, plus tard, un shinobi accompli. La question de la morale ne se posait pas non plus, surtout dans le village natal de l’épéiste, un village dirigé d’une main de fer par un tyran, qui n’hésitait pas à tuer quiconque s’opposant, d’une manière ou d’une autre, à lui, peu importait que la personne fasse directement partie de sa famille ou non.

« Non ce n’est pas du verre, en effet. Malheureusement, ils ne se combinent pas bien, mais disons qu’ils se complètement bien. Le shôton m’offre une excellente défense, tandis que le raiton m’offre une force de frappe non négligeable… » Fit-il, alors que ses yeux étaient rivés vers le plafond, là où il observait la fascinante boule de lumière créée par son Teruyo. « Wahouuuu… Les pouvoirs shinobis ne cesseront de m’étonner, il y en a tellement… » Reprit-il, avant de reporter son regard sur son interlocuteur. « J’imagine que vous devez, en plus de ça, disposer de quelques autres atouts haha. En tout cas, si jamais vous cherchez un partenaire d’entraînement, n’hésitez pas, c’est toujours mieux de s’entraîner avec ou contre un autre individu que ces mannequins en bois qu’on n’en trouve partout à l’académie, pas vrai ? » Conclut-il, d’un léger sourire.

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Sam 19 Oct 2019 - 21:04
J’admirais ma petite fille qui discutait avec ce Han. J’admirais avec quelle facilité elle arrivait à nouer des liens avec les uns et les autres. Que ce soit par son attitude enfantine, sa naïveté touchante, sa bonhomie naturelle, sa gentillesse éclatante ou un peu le mélange de tout ça au final. Elle discutait, elle s’amusait, elle se faisait accepter et proposer tant de choses à quelqu’un que ni l’un ni l’autre ne connaissait une demi-heure avant. C’était une chance de pouvoir être comme ça, parfois un fardeau comme j’avais pu le connaître dans ma jeunesse, mais les erreurs forgent cette dernière justement.

De manière générale, je laissais faire ce comportement qui l’un dans l’autre construisait une personnalité de par les expériences vécues. Pour autant par moments, je redoutais les réponses des interlocuteurs de ma petite chérie qui avaient parfois droit, et cela est la faute à sa jeunesse et son manque de recul et d’expérience de la vie, à des questions touchant de l’ordre du personnel et de l’intime. Lorsque l’on s’adresse à un shinobi, lorsque le pays, le village dans lequel nous vivons a subi moult combats et les affres de la guerre, il est parfois difficile de parler des stigmates qui nous cisaillent l’esprit. Parents, amis, famille, proches, nombres d’entre eux ont disparus ici et là pour chacun d’entre nous et si de notre côté, tous réunis nous avons su faire notre deuil depuis des années, ce n’est pas toujours le cas de tous. Et je ne parle même pas de tous ceux qui ont vécu leur vie avec un fardeau au-dessus des épaules comme Jurô ou ont été abusé de trop nombreuses manières comme Masami.

Pour autant, j’étais aussi persuadé que cette franchise, cette fraîcheur dans le discours pouvait également être un moyen de s’ouvrir d’une certaine manière, là où celles et ceux confrontés aux paroles de Saya n’en dévoileraient sûrement pas autant si les questions venaient de ma part. En tout cas, comme beaucoup avec qui j’avais eu l’opportunité de discuter depuis ma reprise de service en tant que shinobi, le blondinet faisait lui aussi partie de celles et ceux ayant leurs vies marbrées de tristesse.

Heureusement, quant à moi, même si comme à l’accoutumée j’avais tendance à dramatiser, à me laisser aller à mes penchants pacifistes je relançais la discussion d’un ton plus adulte. Alors que Saya se lançait à la poursuite de toute la famille désireuse de montrer son nouveau cadeau, j’avais invité le jeune homme à partager un moment amical autour d’un verre. J’avais abordé quelques sujets qui me tenaient particulièrement à cœur, nos enfants, l’avenir, notre vision du village et du monde qui était le nôtre et pour mon plus grand plaisir, il sembla s’accorder à ce que je disais. Etait-ce vraiment le cas ? Tout le monde n’est pas Masami à dire ouvertement ce qu’elle pensait sans se soucier des conséquences. Il était jeune, il était invité ici et en ces lieux chez autant d’inconnus. Mais au final, quelle importance ? Aucune. Au final, c’était son origine qui m’étonna. Un Kazejin qui officiait pour Iwa, cela m’étonnais quelque peu. Bien que les deux nations soient relativement proches, il ne me semblait pas que les pays apprécient ce genre de situation, ne serait-ce que pour les secrets qui pourraient être donnés ou percés.

« Un Kazejin donc ? Et qu’est-ce qui pousse un habitant des sables à rejoindre les montagnes et surtout à y prêter allégeance ? Suna possède bien quelques ninjas, il me semble non ? Et comment les autorités prennent-elles cette situation ? De la défection ? De la trahison ? Un désintérêt total ? »

Si certains pourraient y voir de la provocation ou un autre aspect négatif dans ces paroles, il n’en était rien, c’était une réelle curiosité de ma part, et une volonté de compréhension. En attendant, la petite boule de lumière avec laquelle j’avais illuminé la pièce se mettait doucement à tourner autour de Han telle une planète en rotation autour d’une étoile. Et dans un élan et une volonté de poursuivre dans une discussion plus légère, après sa réponse, je rebondissais sur ses talents tout aussi particuliers que les miens.

« Shôton donc. Tu le dis si bien, les pouvoirs que nous possédons semblent nombreux et étranges, et je suis certains que nous n’avons pas encore vu les plus étranges, enfin, pour ma part du moins. En tout cas, j’apprécie ta proposition d’entraînement en commun et je l’accueille à bras ouverts. En effet, les mannequins de bois ont ça de bien lors de la création d’une technique, mais pour la pratiquer, rien de mieux que d’avoir un partenaire. C’est comme dans tous les domaines au final, l’expérience fait notre force. J’en serais presque même à te proposer une passe d’arme dans la foulée de notre discussion, histoire de sceller cette nouvelle connaissance, mais tu étais peut-être déjà occupé à la base. »

Mon empressement n’avait d’égal que mon enthousiasme, il faut dire que depuis ma prise de poste, je n’avais eu l’occasion que d’affronter ces fameux pantins boisés, n’ayant pas encore eu l’occasion d’affronter un pair dans un entrainement en situation réelle.

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Dim 10 Nov 2019 - 3:44
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Une sale bonne journée...


L’origine de Musashi semblait étonné son interlocuteur, qui lui posa un certain nombre de questions. Si le Genin pouvait clairement répondre à certaines d’entre elles, il n’avait malheureusement pas la réponse à toutes, puisque la situation politique de Kaze était assez particulière. Puis, au-delà de cela, contrairement à Tsuchi, Kaze n’avait jamais été un pays aussi bien organisé et structuré, surtout sur le plan politique. En outre, l’incident avec le dieu du désert n’avait fait qu’empirer les choses, c’était du moins ce que lui avait confié son compatriote et aîné, Tenzin.

« La survie, sans doute. » Répondit d’abord, Musashi. « A vrai dire, j’ai été à l’origine d’une petite rébellion pour me venger de mon grand-père : ils sont tous mort, quant à moi j’ai eu la chance d’avoir été sauvé par un mystérieux samouraï-voyageur, qui m’a déposé aux portes d’Iwa. » Poursuivit-il, d’un air pensif.

Cela lui faisait bizarre d’en parler, tellement il n’en avait pas l’habitude. Il ne pensait pas souvent à cette partie de son histoire, mais le voilà désormais en train de revoir cette scène de massacre. Il avait déjà fait son deuil et avait appris à vivre avec, grâce à l’Oterashi et Aimi, qui l’avaient grandement aidé à combattre sa propre peur.

« A partir de là, je ne me suis même pas posé de question. Je reste profondément attaché à mon pays mais ma loyauté va, aujourd’hui, à Iwa. » Poursuivit-il, d’un fin sourire. « Kaze n’est pas aussi organisé et structuré que Tsuchi. Nous n’avons pas de village caché, là-bas. Le pays connaît une période difficile, une crise qui profite surtout aux malfrats et criminels. Donc la question de défection ne se pose même, car Kaze ne sait en réalité même pas que j’existe. Et quand bien même ce serait le cas, ils ont tellement mieux à faire que de se préoccuper d’un gamin qui ne savait même pas contrôler son chakra au moment de sa désertion. Puis, au-delà de ça, j’ai vécu principalement dans un petit village au tréfonds de Kaze, je ne pense donc pas représenter le moindre danger pour eux. Désintérêt total serait sans doute plus approprié. » Conclut-il, d’un léger sourire.

Ses yeux étaient par moment rivé vers le plafond, prenant un certain plaisir à admirer le pouvoir de son confrère. Il rebondit, par la suite, sur cette faculté, ne cachant pas son étonnement face aux nombreux pouvoirs qui existaient en ce monde. Le Miyamoto confirma avant d’énoncer qu’il en existait certainement d’autres bien plus étranges encore, ce à quoi Musashi acquiesça naturellement d’un signe de tête.

Sa réponse d’entraînement commun semblait, par ailleurs, intéressée Teruyo, qui l’accueillit ainsi positivement. Et comme il le disait si bien, rien ne pouvait remplacer un véritable partenaire pour progresser en entraînement. Les mannequins en bois c’était bien pour les techniques les plus élémentaires, mais à partir du moment où il fallait corser un entraînement, ils devenaient inutiles. Ce n’était pas non plus étonnant, puisque ces « vulgaires » objets ne pouvaient ni penser ni bouger.

Ainsi, Teruyo et Musashi semblaient sur la même longueur d’onde, du moins en ce qui concernait la « méthode » d’entraînement à suivre pour progresser. Alors qu’il pensait que l’idée d’un entraînement commun serait pour plus tard, compte tenu de l’heure, qui, en réalité, n’était pas si tard que cela, le géniteur de Saya surpris le Genin en lui proposant de faire quelques passes tout de suite. Si la demande était implicite, le regard de Teruyo le trahit, incitant ainsi Musashi à se relever de sa chaise, sourire aux lèvres.

« Je ne pense que ce soit le terrain idéal, mais je suppose qu’on peut faire quelques passes à l’extérieur sans trop déranger les voisins, haha. Sauf si vous avez une meilleure proposition, bien sûr. » Fit-il, d’un air ouvert.



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Dim 24 Nov 2019 - 20:18
L’enthousiasme flagrant qui m’animait quelques instants plus tôt venait de laisser place à une mine des plus sérieuse lorsque mon jeune invité commença à répondre à mes nombreuses questions. Ma question pouvait paraître quelque peu puérile, trop personnelle voire les deux en même temps, mais pour ma décharge, je devais avouer que je n’avais que peu de connaissances quant à la politique et l’histoire de Kaze. Au plus profond de moi, j’étais en train de me dire que je n’étais qu’un sombre idiot. Sans tout connaître sur tout le monde dans les moindres détails, en savoir un minimum devrait être quelque chose d’important pour une personne qui prétendait vouloir explorer et découvrir le monde. Ne pas connaître la situation de son voisin était bel et bien la preuve que je n’étais pas encore prêt pour mon voyage.

« Toutes mes excuses si ma question a ravivé un souvenir douloureux. Ce n’était pas voulu. Cependant, comme tu en parles, de toi-même, qu’est-ce qui peut pousser un jeune homme, peut être même un adolescent à l’époque des faits à attaquer sa propre famille ? »

Les yeux penchés vers ma tasse qui commençait à refroidir considérablement, j’assimilais toutes ses paroles avant de reprendre une nouvelle fois mes interrogations.

« Tu parles d’un mystérieux samouraï voyageur. La manière dont tu en parles, on dirait que tu ne sais pas exactement qui c’est. T’es-tu déjà posé la question ? As-tu déjà cherché à le revoir ? Et pourquoi un samouraï déposerait quelqu’un à Iwa et non pas à Tetsu ? Je croyais que le pays du Fer était la terre des samouraïs justement. »

Finalement à l’écouter parler de son ancien pays et sûrement de ce qu’il avait dû vivre même s’il ne le disait pas clairement, Iwa, malgré les difficultés actuelles et les attaques subies demeurait un endroit relativement stable où il était possible de vivre sereinement.

Par chance, ce que certains pourraient ressentir comme une douce mélancolie ou au contraire comme un point d’orgue visant à s’affranchir totalement des choses, mon petit jeu de lumière avait eu pour effet de nous offrir un petit moment de plaisir et de douceur suite à des souvenirs que Han n’aurait sûrement pas penser aborder ce matin, et d’autant plus avec un type totalement inconnu, il avait une heure de cela. En tout cas, le jeune homme ne sembla pas me porter de reproche pour les questions aussi personnelles compte tenu de sa réaction à la fois spontanée, mais aussi pleine d’humour.

« Haha, n’allons pas déranger les voisins. Navré, j’ai tendance à prendre les choses à cœur lorsque cela m’intéresse. Effectivement, évitons de saccager mon jardin ou les alentours. J’ai dans l’idée que ton pouvoir peut être assez destructeur ou encombrant contrairement au mien. Et puis, je ne sais pas ce que dirait la police et l’académie si nous nous mettions à nous entraîner au beau milieu des habitations. J’entends déjà Toph nous crier dessus pour notre irresponsabilité. »

Me levant à mon tour, me massant doucement les fesses et remettant d’aplomb ma chemise débraillée, je terminais mon long discours avec entrain.

« Eh bien, comme je viens de dire, j’ai tendance à vouloir aller trop vite. Je suppose que comme moi, tu as des choses prévues aujourd’hui, alors je te propose que l’on se trouve un moment dans la semaine et que l’on se rende aux terrains d’entraînement, on y sera à l’aise. Est-ce que cela te conviendrait ? »

J’avais promis à Saya que nous irions jouer au cerf-volant et quel mauvais père je serais si je ne tenais pas mes promesses, surtout dans de telles circonstances.


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Ven 29 Nov 2019 - 2:36
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Une sale bonne journée...


Même s’il n’avait pas l’habitude, Musashi n’éprouvait aucune difficulté de parler de son passé, du moins plus maintenant. L’assassinat de ses parents, principalement celle de sa mère, qui fut exécutée sous ses propres yeux, restait gravé en lui, il s’en souvenait comme si c’était hier, néanmoins il accepta cette réalité-là, c’était nécessaire pour aller de l'avant, comme l’Oterashi lui avait fait comprendre, implicitement. Ainsi, il en parla naturellement, pas mécontent que son interlocuteur ravive ces douloureux souvenirs, qui ne faisaient en réalité qu’alimenter sa détermination quant à abattre son grand-chose. Il écouta, par la suite, attentivement le Miyamoto qui s’excusait d’avoir involontairement aborder ce sujet à priori délicat, profitant toutefois pour l’interroger sur la raison qui le poussa à la rébellion. Ainsi, il agita légèrement la tête pour rassurer Teruyo avant de s’accorder un instant de réflexion pour répondre à la question qui lui était posée.

« Ne vous en faites pas. » Fit-il, d’un léger sourire. « Pour répondre à votre interrogation, je dirais beaucoup de choses, mais surtout la Tyrannie. Mon grand-père se faisait de l’argent derrière notre famille, il n’hésitait pas à sacrifier des nombreuses personnes tant que cela pouvait lui apporter de l’argent et du pouvoir. Il a, disons, toujours rêvé de faire partie de la haute sphère de Kaze, et puisqu’il ne parvenait pas avec des moyens légaux, il n’a pas hésité à s’enfermer sur lui et de transformer le clan au fil des années pour en faire un outil à la disposition de ceux qui peuvent l’aider à atteindre ses objectifs. » Poursuivit-il, d’un air songeur. « Il durcissait donc son pouvoir au fils des années, et nombreux sont les nôtres qui ont perdu la vie dans des étranges circonstances. Certains disparaissaient et les familles devaient la boucler, au risque d’être réprimer sévèrement. Ainsi, quand mes parents ont été assassinés, j’ai formé un petit groupuscule et on a tenté de l’abattre. Cependant, maintenant avec du recul je réalise que ces hommes et femmes ne m’auraient pas suivi aussi facilement, je soupçonne ma mère d’être à l’origine de quelque chose que j’ai prolongé, en croyant l'avoir créé... Quoi qu’il en soit, l’ancêtre savait tout ce qui se tramait, ça été un jeu d’enfant pour lui de nous défaire… » Conclut-il, d’un timide sourire.

Il avait désormais bien grandi et noué avec son destin de shinobi, il ne pouvait échouer une deuxième fois, du moins il essayait de s'en convaincre. Restait encore du chemin à faire cependant, vu la difficulté avec laquelle il s’était défait de ses adversaires lors de la dernière guerre et du combat contre Kibo, le prisonnier fou.

Par la suite, son interlocuteur ne manqua pas de revenir sur le fameux samouraï qui l’avait sauvé, lors de sa fuite. En effet, Teruyo ne comprenait pas que ce samouraï l’eut déposé à Iwa alors Tetsu était censé être la terre des guerriers aux Katana. Il n’avait pas tout à fait tort, ses questions étaient légitimes, et cela ne faisait que confirmer le mystère qui régnait autour de cet homme, même si certaines indices laissaient penser qu’il ne soit pas affilié au pays du fer.

« Seiken. » Fit-il, d’un air songeur. « Seiken, c'était le nom qu'il m'avait donné, sûrement un pseudonyme. Je ne sais malheureusement pas qui il est vraiment, il n’était pas du genre bavard et esquivait la plupart de mes questions. Tout ce que je peux dire c’est qu’il avait tout d’un assassin et il semblait patrouiller dans la forêt de Hi, là où j’ai échoué en quittant Kaze. Il disait toute de même être un voyageur et un archéologue, mais bon je n’y crois pas trop, haha. » Poursuivit-il, d’un léger rire. « Il disait qu’Iwa serait un bon endroit pour moi, que je serai bien accueilli et entraîné, mais il m’a toute de même averti à plusieurs reprises sur les conséquences, notamment le fait que je ne puisse pas faire marche arrière. Je n’ai pas hésité une seule seconde. » Enchaîna -t-il, d’un sourire sincère. « Non, je n’ai pas cherché à le retrouver, mais avec les voyages que je compte entreprendre dans un futur proche, j’espère le retrouver et peut-être lui rendre la pareille, un jour. » Conclut-il, d’un léger sourire.

Ses yeux s’attardèrent sur le petit jeu de lumière de Teruyo, avant d’accepter sa proposition d’entraînement, même s’il trouvait que ce n’était peut-être pas le moment propice pour ce genre d’exercice. Cependant, son interlocuteur se ravisa, en lui indiquant qu’il s’était un peu emporté et que ce serait peut-être mieux de reporter cela, ils éviteraient ainsi de déranger les voisins et de saccager son jardin. Sourire aux lèvres, Musashi l’écouta attentivement jusqu’au bout, avant d’en rire légèrement à l’idée d’imaginer Toph leur passer un savon. Ainsi, Teruyo proposa de le retrouver dans la semaine, dans un vrai terrain d’entraînement, pour qu’ils puissent s’exprimer pleinement. Hochant légèrement la tête, Musashi ne pouvait qu’être d’accord avec cette proposition.

« Ne vous en faites pas, je me disais aussi que ce n’est peut-être pas le lieu idéal pour ça. Ouais, j’imagine déjà Toph nous passer un sacré savon, pour l’avoir déjà vu savonner Abuto, il vaut mieux qu’on évite en effet. » Fit-il, d’un léger rire, en se grattant légèrement l’arrière du crâne. « C’est parfait, je vous propose de me retrouver quand vous le souhaitez au terrain d’entraînement, j’y passe toutes mes journées en ce moment. N’hésitez pas à amener Saya avec vous. Elle est où d’ailleurs que je puisse lui dire au revoir convenablement ? Ça éviterait aussi qu'elle me reproche de l'avoir oublié, la prochaine fois. » Poursuivit-il, d’un léger sourire. « En tout cas merci pour votre accueil, sincèrement. » Conclut-il, en s’inclinant légèrement.


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