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À l'orée d'un autre rivage — ft. Asaara Fuu

Aditya
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Mar 19 Nov 2019 - 11:27
À l'orée d'un autre rivage

ft. Asaara Fuu


Été 203, Complexe Shinobi, village de Kiri.

Sous l’égide d’une chaleur d’été dont les faibles rayons s’amoindrissaient au doux contact d’une brume éphémère, des billes de sueur solitaires roulaient sur la peau d’Aditya au rythme de chacun de ses mouvements. Se voulant précis, droits au but, ses poings fusaient modérément devant lui, cherchant avant tout à l’aider dans l’affinement de sa maîtrise de son propre chakra ; s’il n’avait jamais vraiment eu de problèmes auparavant pour moduler son flux à sa guise, fruit d’entraînements réguliers à l’Iroujutsu, entretenir cette flamme de contrôle était une chose tout aussi importante à ses yeux. D’autant plus qu’au travers des différents projets qu’il nourrissait de son côté pour le compte du village et obligations diverses, le temps libre qu’il pouvait dédier à de telles pratiques s’était raréfié.

L’ascèse avait toujours été quelqu’un privilégiant à la fois l’entretien égal du corps et de l’esprit pour maintenir un équilibre existentiel. Pourtant, ces derniers temps, il devait se rendre à l’évidence que cet « entretient » s’apparentait plus à un entraînement militaire et endoctrinement qu’à ce qu’il voyait en ce genre de faits et gestes bien avant que son monde d’augures et de spiritualité critique n’entre en collision avec celui des Shinobis ; un moyen de reposer son esprit, et de grandir et de maintenir cette enveloppe corporelle anonyme avec toute a force qu’il lui fallait pour survivre. Désormais, il s’agissait de développer ses compétences, d’en apprendre de nouvelles et d’affiner les anciennes.

Et Aditya devait avouer que cela ne lui plaisait pas.

Il n’avait jamais été un homme de conflit et de colère, si bien qu’il ne crut jamais se souvenir d’un instant ou ce sentiment s’était épris de lui. La paix d’âme et d’esprit marquaient son corps d’une souffrance sous-jacente dont il n’avait confié les secrets qu’à la Forêt Millénaire et à Junko, il y a quelques nuits de cela – mais il avait apprit à l’aimer, à la chérir comme la plus sempiternelle des trouvailles car elle reflétait en elle le masque d’une ignorance qu’il se refusait à combler.

Aditya était conscient que les secrets des hommes et de la nature finiraient toujours par lui être voilées d’un linceul d’argent, illusoire par nature malgré toutes les observations qu’il avait pu leur dédier, toutes les terres que ses pas avaient pu fouler dans la quête de réponses à ses questionnements muets. Il ne cherchait pas à les effacer, car il savait leur existence immuable, essentielle même à l’agencement du monde. Personne ne pouvait réellement connaître les raisons pour lesquelles des hommes tel que lui et bien d’autres avaient été bénis d’un tel don que celui d’user de chakra comme une seconde nature, pourquoi cette force de renverser l’ordre du monde leur avait été confier. Quand bien même nombre de livres d’histoire s’afféraient à prouver le dénouement de ce problème, et prouver la naissance d’un pouvoir à volonté sourde sur une quelconque genèse, l’ascèse se rebutait à leur accorder sa paix d’esprit. Ce qui l’intéressait, ça n’était tant pas quand, mais pourquoi.

Il avait toujours été quelqu’un qui exécrait la violence inutile, et quand bien même il avait voué son existence à s’absoudre à tout jugement sur autrui, il ne pouvait ignorer que certaines des actions de ses pairs et des siennes faisaient naître en lui un profond dégoût. Les conflits qui avaient parcouru le monde recouvraient bien plus de raisons pour expliquer leur présence que celle qui avait été retenue par l’ensemble de leurs populations, tout comme chaque Kirijin s’était battu contre le Dieu de l’Eau pour des raisons qui étaient les leurs et qu’il ne pourrait jamais oser déceler l’ombre d’un indice à moins qu’il lui soit confié ; tout comme il ne pouvait pas expliquer pourquoi ce jour, il avait blessé une telle entité invoquée contre son vouloir.

Dans un souffle sibyllin, il laissa ses paupières enfermer ses pensées dans un carcan d’or au creux de son esprit, se refusant à se torturer plus longtemps. Ses doigts vinrent retracer les nervures boisées du poteau sur lequel son poing s’était échoué une énième fois, au côté de bien d’autres coups portés inconsciemment alors que son attention avait été ravie par de tels questionnements éphémères. Bientôt, ses poumons s’empliront à nouveau de l’air singulier de la Forêt Millénaire. Bientôt, ses pieds fouleront à nouveau le sol accueillant du Pays du Bois et ses yeux se délecteront de cette vue que son cœur réclamait à corps perdu depuis bien trop de temps. Hayashi se substituerait à l’égide glacée des Neiges où sa présence serait requise à l’aurore des semaines à venir.

Ses yeux se délièrent de l'esplanade conquise par ses tourments au même rythme auquel sa paume empoigna avec douceur le tissu cotonneux demeurant au sommet de l'égide. Sa main se glissa au-travers de ses brins d'or, effarouchés par ses mouvements de plus tôt, et les déliant du creux de sa nuque, il tâcha d'y glisser l'augure d'une serviette afin d'éponger la sueur qui s'y était logée. Au travers de quelques caresses de nylon qui couraient sur son visage, Aditya crut remarquer la silhouette familière ; celle d'une jeune femme dont la chevelure immaculée égalait sans aucun doute les contours givrés du Pays des Neiges qui avaient accaparé son esprit quelques instant auparavant. Un frêle sourire se glissa sur son visage lorsque ses pas s’adjoignirent à ses pensées pour retracer le chemin le séparant de sa silhouette ; et lorsqu'il reconnut les ambres dansant au creux de ses paupières, il fut tout à fait certain que cette personne n'était nulle autre que l'enfant du Désert qu'il avait accueilli aux portes de la Brume la veille.

« Je vois que vous n'avez pas perdu de temps pour vous joindre à nos shinobis ici. », glissa-t-il sur une voix posée qui faisait plus office de salutation muette que de véritable remontrance. « Vous semblez à l'aise, tout du moins. »

D'un geste, il désigna la faible plancher sur-élevé qui entourait le baraquement derrière elle, où bon nombre d'étudiants venaient apaiser leurs jambes meurtries d'un repos mérité. Son regard azur se planta dans le sien, tant pour appuyer ses paroles à venir que pour s'assurer qu'elle ait toutes les indices nécessaires pour se rappeler son identité, quand bien même le sari qu'il portait n'avait rien de similaire à l'uniforme ninja qu'il avait revêtit au Port, alors que sa présence se devait aux ordres de la Kenpei, ne devait guère l'aider à se remémorer des souvenirs similaire. Mais il avait foi en sa chevelure d'or qui avaient bien souvent fait l'objet de remarques, tantôt admiratives, tantôt méprisantes, pour attiser la flamme de ses réminiscences.

« Puis-je m'asseoir à vos côtés ? »

Peut-être lui tiendrait-il compagnie, à l'ombre de ces timides rayons solaires ; peut-être sa présence apaiserait-elle les maux anonymes que son esprit lui imposait depuis l'aurore.



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Asaara Fuu
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Jeu 21 Nov 2019 - 0:09
Fuu est retournée au complexe Shinobi, pour quoi faire ? Eh bien, tout simplement pour continuer ses recherches sur la présence des Hyosa à Kiri et leur lien avec le clan Yuki, c'est pour son clan, suite à la ... elle ne sait pas trop comment nommer ça, mais le clan Asaara est pas mal sondé suite à l'apparition d'assimilateur sunaton, donc elle voulait savoir comment réussir à éviter que le clan se casse en deux. Surtout que, des assimilateurs Sunaton, beaucoup sont des membres de sa famille, et elle sait que certains Asaara, comme Tali, sont très ... extrémiste sur les bords, très puriste. Mais Fuu sait, en tant qu'Asaara "pure", que ce n'est pas une question de pureté, mais elle veut savoir ce qui a causé ça, et s'il y a une solution, après tout, chaque problème à un remède, non ? Elle se le demande bien ... mais qu'est-ce qu'elle pourrait faire ? Ce n'est qu'une kunoïchi parmi tant d'autres, un grain de sable parmi le désert, se faire connaître et reconnaître est difficile. Mais elle veut proposer des solutions, quitte à demander à plus influant qu'elle d'en parler.

Elle a trouver différents livres, des sujets parlant des Yuki et des Hyosa, des thèses sur comment ils sont parvenus à manipuler la glace, mais c'est bien trop compliqué pour elle. Certes, elle sait lire, elle connait très bien le concept de chakra, de ninjutsu, de manipulation et création ... mais certainement aurait-elle préféré un sujet moins ... scientifique à vrai dire. Enfin, la jeune demoiselle essaie quand même de comprendre, mais c'est comme tenter de déchiffrer un langage qu'elle n'a jamais appris à parler ou à écrire. C'est complexe, très complexe, un véritable travail d'archéologie, et elle s'y connaît, vu qu'elle en a déterré des trésors.

Une voix vient la sortir de ses tentatives de déchiffrement, et la jeune fille se tourne vers le propriétaire de cette voix. Il s'agissait de monsieur Yin, l'homme qui lui a permis de mettre les pieds à Kiri. Elle ne connaît toujours pas son nom, il ne le lui a pas dit, donc elle ignore comment l'appeler. "Capitaine" ? Certainement, en tout cas, il semble content de voir qu'elle essaie de se familiariser avec les autres shinobis, facile à dire, mais à vrai dire, elle en croise pas tant que ça, en tout cas, pas qui sont disponibles pour un brin de causette.

- J'ai été intéressée quand vous m'en avez parlé, j'ai tout de suite envoyé une lettre au directeur du complexe et il m'a donné le feu vert pour venir ici.

Elle sourit, hochant positivement la tête lorsqu'il demande s'il peut s'asseoir avec elle, après tout, il a parfaitement le droit de s’asseoir sur la même table, ce n'est pas la sienne. Elle pose son livre, puis l'observe, rattrapant au passage un livre qui manquait de tomber suite à un mouvement de coude mal placé. Certes, elle n'a pas fait une si grande pile que ça, mais elle en a quand même beaucoup, et elle ne veut pas les abîmer à cause d'une mauvaise chute.

- Je m'excuse mais ... je ne crois pas avoir entendu votre prénom. Enfin, vous avez le droit de le garder secret, mais vous pouvez me dire comment vous appelez dans ce cas ? Capitaine ? Monsieur ?

Après tout, elle n'a pas envie de le froisser en utilisant un pronom qui ne le sied guère.

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Mar 3 Déc 2019 - 12:12
Le regard d’Aditya s’attarda un instant sur les traits de la Kazejine alors même qu’elle répondait à ses questionnements de plus tôt, certains ayant été voilés sous l’ombre de la politesse. Un sourire vint parer ses lèvres lorsqu’elle lui confia avoir adressé une lettre au directeur du Complexe, un homme qu’il ne connaissait que trop bien au-travers de plusieurs rencontres, tantôt sous l’égide de médecine, tantôt de célébrations.

« Vous avez bien fait de vous adresser à lui directement comme nous l’avions recommandé. Wutu-Fuku est un homme avenant, mais qui tient à respecter les règles lorsqu’il s’agit de son ouvrage ou de celui d’un de ces prédécesseurs, comme l’est ce Complexe. », glissa-t-il sur un ton bienveillant.

Lorsqu’il distingua son hochement de tête comme un accord sourd à sa proposition, l’ascèse prit place aux côtés de la kunoichi, veillant à replier l’une de ses jambes croisées sous la seconde, à l’image d’une position de méditation intermédiaire. Ses mains vinrent reposer sur le haut de ses cuisses recouvertes par le tissu de son sari avec légèreté, comme si elles ne se contentaient que d’en frôler son contact doucereux. Au-travers de quelques brins d’or, il avisa un regard vers la demoiselle lorsque l’écho de son interrogation parvint à ses oreilles. Il lui répondit avec un sourire tendre, égal au ton de sa voix.

« Vous pouvez m’appeler Aditya. Je n’ai malheureusement qu’un prénom à vous confier, mais j’espère que cela vous suffira. », affirma-t-il, entre amusement réfréné et politesse accomplie.

L’azur caché sous ses paupières glissa des contours de sa silhouette jusqu’à ceux du livre qu’elle rattrapa in-extremis entre ses doigts, visiblement échoué du sommet d’une pile où ses confrères trônaient en nombre. Ses yeux se plissèrent discrètement tandis qu’il tentait de lire le titre de certains d’entre eux ; mais il lui suffit d’un coup d’œil vers leurs couvertures pour s’assurer qu’ils provenaient bel et bien de la bibliothèque du village, où il avait lui-même écoulé son temps libre pour s’instruire sur les bien-fondés de la médecine, il y a quelques mois de cela. Son regard revint longer les courbes de l’horizon où plusieurs ombres anonymes se prêtaient au même entrainement que celui auquel il s’était adonné quelques minutes plus tôt, couvert par la présence de la stèle mémorielle au bout de l’esplanade.

Une certaine complaisance s'empara de lui lorsqu'il réalisa que tout comme lui, l'Asaara était friande de nouvelles découvertes s'il en jugeait les mots inscrits sur les côtes des écrits qu'il avait entrevu, le temps d'une œillade. Aditya était de ceux qui appréciaient la compagnie des autres qui sauraient lui apprendre ce qui demeuraient encore inconnu à ses yeux, et un être friand de la compagnie de livres anciens ne pouvait que réverbérer les contours d'une discussion qui allait s'avérer des plus intéressantes et intuitives.

« Vous semblez avoir beaucoup de lecture devant vous. La Brume vous semble-t-elle si différente du Désert de Kaze pour que vous cherchiez à vous instruire sur elle ? »

Quand bien même ses paroles pouvaient sembler intrusives, ou portées par les réminiscences de son attachement à la Kenpei, il n'en était rien. Son ton était des plus calmes, et surtout des plus curieux. Il n'avait eu l'occasion d'entrevoir le Pays du Vent et ses coutumes qu'au-travers des voyages bien trop court pour satisfaire l'avidité de savoir qui tenaillait son cœur ; et si le prisme des souvenirs que chérissait sa plus proche confidente, Reikan, avait donné naissance à quelques échos qu'elle n'avait pas rechigné à lui faire partager lors de quelques rares moments d'accalmies, l'ascèse sentait que ce n'était là que le début des connaissances que le monde pouvait lui offrir.

« Les jours y sont-ils aussi chauds et arides que les rumeurs le prédisent ? », demanda-t-il avec un intérêt dévoilé.



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Mar 3 Déc 2019 - 17:37
Ce complexe est donc un complexe familiale ? Donc c'est normal qu'il souhait le préserver et éviter que des personnes viennent sans qu'ils y soient autorisées auparavant. C'est donc le deuxième bâtiment de la haute importance qu'elle croise et qui est un monopole familiale, c'est tout de même étrange que ça arrive une deuxième fois ... mais certainement se fait-elle des idées, mieux vaut ne rien voir d'étrange dans ce qui est normal en fait. Les Kaguyas - visiblement, c'est le clan auquel appartient le directeur - doivent avoir travailler dur pour l'avoir construit et ont refusé qu'une personne d'un clan autre que le leur le contrôle, ce qu'elle peut comprendre, on a rarement envie de voir des gens détruire un dur travail qu'on a fait de A à Z, c'est certainement pour ça que la banque Sabaku est aussi un bâtiment gérer par une même famille ... Cela a plus de sens déjà.

- Je vois, Monsieur Wutu-Fuku s'entendrait certainement bien avec Mademoiselle Eirin.

L'homme semble ensuite se mettre en position de semi-méditation, sûrement un moyen de détendre sa jambe qu'elle ne connait pas. Il faut dire que vivre avec Tali n'est pas le meilleur moyen de méditer, et pourtant, cette personne doit bien apprendre à méditer de temps en temps, ne serait-ce que pour calmer ses pulsions extrémistes et très discutable. Après avoir rattrapé son livre, l'homme finit par se présenter, Aditya, il disait n'avoir qu'un prénom à donner. Cela voulait sous-entendre qu'il ne faisait pas partis d'un clan, mais surtout que son passé est mystérieux même à lui-même. Elle trouve ça plutôt triste, se dire qu'on ne sait pas d'où on vient et qui a été à l'origine de notre apparition dans ce monde, c'est comme si on nous cache une partie de notre identité. C'est ce qu'elle pense en tout cas.

- Cela me convient parfaitement, monsieur Aditya.

Elle ignore si le "monsieur" n'est pas de trop, mais en tout cas, elle sait maintenant comment l'appeler, et puis, monsieur Yin, ça ne faisait pas sérieux, certainement l'aurait-il mal pris, ou alors il aurait chercher à deviner qui est monsieur Yang, car généralement, il fallait une paire pour avoir un surnom du genre, et il devait n'y avoir qu'une personne en tête avec qui il est allé la voir en même temps. Enfin, l'homme semble enthousiasme à l'idée de la voir entourée de livre, il pensait qu'elle faisait des recherches sur La Brume, ce qui n'est pas vraiment le cas, mais c'est vrai que lire l'histoire des Yuki lui permettait aussi de connaître l'histoire de La Brume, ce clan est l'un des fondateurs de ce village après tout.

- Je m'instruis indirectement sur La Brume en fait, tout ces livres parlent surtout du clan Yuki et du clan Hyosa, je cherche à déterminer ce qui est la cause de la différente façon qu'ils ont de manipuler la glace. Mais j'en apprend aussi sur votre village, le clan Yuki semble avoir été l'un des piliers de la création de ce village, une partie de son histoire semble allez de pair avec celui de votre village.

Enfin, après avoir révélé tout ceci, Aditya semblait vouloir en savoir plus sur son pays, s'il est aussi chaud et aride qu'il n'y paraît. C'est fou de se dire que la chaleur du pays du Vent est certainement ce qui a de plus connu, un peu normal quand une bonne partie du pays est un désert.

- Oui, les jours chez nous sont chauds et arides, nos nuits cependant sont très fraîches, moins que vos jours d'ici cependant. Et aussi, votre pays est pas mal humide, ça s'est très vite ressenti pour ma part, mais au moins, je ne risque pas d'y perdre la vie.

Et encore heureux vu qu'elle n'est pas prête de repartir vu qu'elle n'a toujours pas réussi à obtenir un lien avec les Yamanaka.

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Sam 28 Déc 2019 - 13:53
Aditya délaissa un sourire chaleureux lorsque les mots de l’enfant du Vent parvinrent à ses oreilles, s’osant même à déposer sur ses traits un regard intéressé. Pour autant, il ne lui fit pas l’affront de couper le courant de ses paroles, les laissant filer jusqu’aux derniers sons qu’elle tâcha de prononcer. Ils portaient avec eux les rémanences du sable, cet accent si particulier qui découvrait chez lui une musicalité sans pareille ; quand bien même Kaze et la Forêt Millénaire partageaient une frontière, l’ascèse ne s’était jamais approché du cœur de ce pays si particulier, si bien qu’il n’en avait connu que le climat tropical qui se mêlait aux abords d’Hayashi et ces dunes gigantesques qui paraient l’horizon de tant de beauté.

« Eirin… C’est là le nom de celle qui vous envoie ici, si ma mémoire ne me fait pas défaut ? La réputation de la Banque Sabaku la précède par-delà les mers… si bien que je ne peux qu’imaginer le poids qui pèse sur ses épaules, maintenant qu’il lui faut la redorer. »

Ses iris éthérées se plongèrent dans le spectacle abstrait que dessinait chacune de ces silhouettes kirijines dont l’esprit demeurait accaparé par l’entrainement. Certaines se regroupaient entre elles, entre camarades et adversaires d’un jour, ou escouade récemment formée. Lui-même s’était rendu au Complexe pour rencontrer Junko, il y a plusieurs semaines. Dire qu’il y a peu, il était là à leur place, sous le regard intransigeant de Kaya ; quand bien même l’équipe 10 qu’ils avaient formé avec Reikan était désormais dissoute au profit de l’arrivée de nouveau shinobi de la Brume, il savait que son temps passé en leur compagnie était loin de prendre fin. Après tout… Yuki les attendaient encore.

« En effet. Ces deux clans font partie de ceux ayant fondé le village de la Brume, il y a plusieurs années de cela ; je n’ai pas eu le loisir d’être présent lorsque c’est arrivé, étant donné que Kiri n’est pas ma terre natale. Cependant, j’ai eu la chance de m’instruire sous les ordres de la cheffe du clan des glaces, Yuki Kaya. Je suis loin de connaître tous les récits de ce monde, mais si vous avez quelques questions à ce sujet auxquelles les livres ne saurait vous apporter de réponses, peut-être pourrais-je y remédier. », glissa-t-il sur un ton à la fois amusé et chaleureux. « Après tout, nous semblons tous deux chercher à nous instruire sur une contrée qui n'est pas la nôtre. »

Ses doigts se glissèrent inconsciemment sur le cuir de l'un des ouvrages, retraçant les dorures qui courbaient les reliures sous leur égide jusqu'à former des contours abstraits, issue de ses pensées perdues.

« Je ne vous en voudrais pas si vous refusiez. La compagnie des livres est parfois plus plaisante que celle des hommes. Ils ne sont que ce qu'ils sont, dépourvus d'artifices et de mensonges. »





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Jeu 9 Jan 2020 - 23:20
L'homme avait la politesse de l'écouter jusqu'à la fin, et à son regard, on dirait qu'il apprécie sa voix douce et légèrement enfantine, enfin, "enfantine", elle a la voix qu'elle doit avoir, celle d'une adolescente qui est retenue dans un petit corps, mais est-ce un problème ? Visiblement, pas du tout, puisque des personnes semblent apprécié son dialecte épicé par les sables de Kaze. Enfin, l'homme parle de la pression qu'a la jeune Eirin sur ses épaules, en effet, elle a une bien lourde responsabilité sur elle, mais ce n'est pas encore elle qui dirige la banque. C'est encore un de ses parents qui la dirigent, donc pour le moment, elle s'occupe de gérer la sécurité de la banque, ce qui est déjà une tâche bien difficile et très importante. Fuu sait déjà que de tels responsabilités lui imposerait beaucoup de pression, mais elle ne peut pas se mettre à la place de la jeune femme qui a dû subir une éducation suffisante pour devenir ce qu'elle est aujourd'hui, c'est comme si elle était stressée de devenir une shinobi pour tenter de se comparer à sa patronne ...

- Je n'ose pas imaginer non plus ... elle et moi vivons dans le même pays, mais pourtant, un fossé nous sépare. Elle fait partis de la haute société civile, et elle se retrouve maintenant embarquée dans notre monde pour une affaire de "cambriolage".

En effet, du peu qu'elle savait sur Eirin, c'est qu'elle n'a jamais eu affaire au shinobi, et vu ses connaissances actuelles sur le chakra, elle se doute bien que jamais elle ne s'y est intéressée, même de loin. Normal après tout, elle est plus une employeuse qu'une employée, c'est elle qui demande au shinobi de l'aider, elle fait partis de ceux qui ont besoin d'eux en tant que shinobi, donc jamais elle ne s'est dit qu'elle en deviendrait une. Et pourtant ... plusieurs indices portent à croire qu'elle n'aura bientôt plus le choix ... Enfin, Aditya semble vouloir répondre aux questions que se posent Fuu, il veut proposer son aide pour aider l'Asaara à trouver les informations qu'elle recherche ... mais il disait ne pas lui en vouloir si elle décide de préféré les livres à son aide directement.

- Ce n'est pas vrai, un livre n'est qu'un reflet d'un homme parmi tant d'autres. Un livre peut aussi bien dire la vérité qu'un mensonge, et il ne pourra pas jamais nuancé ou se reprendre. Ce n'est qu'un perroquet qui répète noir sur blanc ce que l'auteur a accepté de lui apprendre à dire, il ne connaît ni le mensonge, ni la vérité, ni l'entre-deux, juste des mots qu'il crie sans comprendre leurs significations.

Enfin, après avoir dit ça, Aditya peut comprendre par ce petit dialogue que la compagnie des livres est certes plaisantes, mais entendre des infos d'une voix humaine a plus d'impact chez Fuu que si c'est écrit noir sur blanc.

- Je veux comprendre comment sont apparus les Hyôsas, comment des êtres manipulant la glace sont arrivés à s'assimiler en glace ...

C'était crucial pour elle ... pour son clan surtout, pour aider à trouver des réponses et apporter un peu de lumière ... et elle refuse de croire que c'est une question de pureté.

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Lun 20 Jan 2020 - 2:24
Un sourire satisfait prit place sur les lèvres de l’ascèse alors que l’Asaara répliquait à ses dires, d’une réponse d’autant plus intéressante que la sienne n’avait pu l’être. Il appréciait la compagnie de ces personnes qui savaient redire sur les paroles des autres, exploiter leurs points de vue et penser par eux-mêmes ; c’était là des joyaux qui permettaient de remettre en question ses pensées, un processus qu’il s’avait propice à de nouvelles connaissances.

« C’est certainement un point de vue intéressant sur la chose, mademoiselle Fuu. »

Cependant à son image, il comprenait que ce n’était pas là la question principale qui la taraudait et qui devrait détenir toute l’attention de leur échange ; celui-là même ne tarda pas à apparaître, sous le couvert d’une interrogation qu’elle ne manqua pas de déclarer à son attention. Les raisons pouvant expliquer l’apparition des Hyôsa et de leur pouvoir discernable entre tout autre : celui, non pas de courber la glace à leur volonté, mais de la faire sienne, de se l’accaparer jusqu’à ne plus faire qu’un avec elle. Fusionner, en tout et pour tout.

Aditya devait avouer ne pas détenir la réponse à cette question. Ses connaissances quant à la genèse du chakra et l'éveil des shinobis demeuraient limités à ce que les dernières années qu'il avait passé à parcourir cette terre avaient pu lui apprendre ; encore moins en ce qui concernait les profonds détails des relations qui liaient les Hyôsa aux Yuki, lui qui n'avait rejoint la Brume qu'au printemps dernier et qui, à cette époque, ne possédait aucun savoir en ce qui la concernait.

Cependant, il était loin d'être complètement ignorant à ce sujet. Plusieurs éléments de notoriété publique, ainsi que ses connaissances en anatomie et en ce qui concernait le système chakratique allant et venant à l'intérieur du corps humain lui accordaient bien des pistes de réflexions qu'il pourrait exploiter. Alors, pendant quelques instants, le blond s'accorda un moment de silence afin de peser les mots qu'il emploierait à l'adresse de la jeune femme.

« Je dois vous avouer que les détails relatifs à la fission du chakra entre le clan Yuki et le clan Hyôsa me sont inconnus, aussi, je ne saurais affirmer connaître la vérité à ce sujet. », souligna-t-il en lui glissant une œillade empreinte de franchise. « Néanmoins, il y a bien des pistes qui permettent d'expliquer cela de manière logique, bien qu'il faudrait que je dispose de la confirmation de ma mentor pour s'assurer de cela. »

Le regard d'Aditya se défit de la frimousse de l'Asaara pour venir se loger sur les diverses silhouettes anonymes qui parsemaient l'esplanade des aires d'entraînements du Complexe, l'air de ne vouloir attacher son attention qu'à un point illusoire afin de se focaliser sur ses pensées ; pour autant, il ne paraissait pas absent de la réalité.

« J'imagine que vous n'êtes pas étrangère au phénomène qui a ébranlé le Yukan il y a quelques mois ; la Résonance. Bien qu'à l'origine nous pensions que cela n'était limité qu'à notre archipel, de nouvelles informations nous ont laissé croire que l’entièreté du monde a été touché. D'innombrables personnes ont vu leur chakra altéré, que ce soit de simples civiles devenus soudainement aptes à maîtriser un kekkei genkai particulier, des shinobis frappés d'un changement d'affinités ou d'autres qui se retrouvaient consumés par ces dernières ; certains devenaient assimilateurs et dominaient ce nouveau pouvoir, d'autres, n'en étaient pas capables et rendirent leur dernier soupir. »

Du coin de l’œil, il avisa la jeune femme afin de s'assurer que ses explications ne soient pas trop compliquées jusqu'ici.

« D'après les écrits ayant fondés l'Histoire, cet événement n'était que le second en date. La première Résonance est celle qui a donné naissance au monde shinobi et au chakra, et qui a conféré de tels pouvoirs aux hommes de cette terre. Les Yuki, à cette époque, ont été gratifié du pouvoir de contrôler la glace à leur guide ; les Kaguya, d'user de leurs os comme bon leur semble. Il n'est pas exclu que les Hyôsa, qui partagent des origines et liens forts avec les Yuki, n'aient profité du même avantages. Mais à leur différence, de par leur éloignement au clan des Neiges, ils n'auraient pas été doté de contrôle, mais de don de transformation. Il s'agit, à mon humble avis, d'une simple variation dans la manière dont leur système chakratique a accusé le coup de cette vague qu'on appelle Résonance. Dans le cas des Hyôsa, aujourd'hui surnommés assimilateurs, cela semble encore plus logique que pour leurs homologues. Le système permettant à un homme d'user de chakra est intimement lié à l'organisation de son système immunitaire et à ses organes vitaux, si bien que l'un est dépendant de l'autre. En conclure que cette proximité leur permet de changer leur corps en leur nature de chakra n'est pas si surprenant. Au final, tout n'est que variation, nul ne peut véritablement se proclamer au-dessus de l'autre.»

Aditya délaissa un soupir après s'être tari de tant de paroles et laissa ses paupières clore le voile sur ses yeux quelques instants.

« Enfin, ce n'est qu'une théorie. Nul ne peut véritablement clamer savoir ce qu'il s'est déroulé il y a deux siècles. Tout comme les livres, les interprétations divergent des personnes ; on peut leur donner autant de sens qu'il nous sied pour défendre notre cause. Mais j'aime à penser que cette théorie est assez objective pour être prise en compte sans arrière-pensées. »




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Asaara Fuu
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Jeu 23 Jan 2020 - 22:18
Après avoir poser cette question à Aditya, comment les Hyosas sont apparus, elle l'écoute se lancer dans une théorie intéressante. D'après lui, la différence entre les deux clans seraient causé par la première résonance, la même qui aurait donné au Kaguya le don de manipuler leur propre os et, justement, au Yukis de manipuler la glace, cependant, quelque chose cloche avec la théorie d'Aditya, à tel point que l'idée de crier "objection !" en plein milieu de sa théorie lui venait en tête, puisqu'elle a trouvé une contradiction qui désapprouve cette théorie. Et cette contradiction, elle le doit grâce à la réponse d'un Yukijin, un membre du clan Yuki qui vient de Yuki no Kuni et qui lui a donné une réponse bien différente. Certes, il s'agit d'une histoire qu'il lui a raconté mais ... selon ses dires, les Hyosas seraient apparus alors que le clan Yuki existe déjà. Comment cela se fasse qu'il y a une apparition aussi longue entre le clan Hyosa et le clan Yuki ?

- Malheureusement, il y a une contradiction qui remet en doute votre théorie. J'ai posé la question à un yukijin, Yuki Wataru, et d'après lui, les anciens lui auraient raconté que la première Hyosa seraient apparus alors que le clan Yuki existait déjà, ce serait même la femme d'un membre de ce clan qui serait devenue capable de s'assimiler en glace. Si les Hyosas seraient apparus en même temps que la première résonance, ne devait-il pas déjà exister en même temps que le clan Yuki ?

Elle souhaitait le prévenir que cette histoire mettaient en doute la valeur de cette théorie, mais c'était une théorie, pas la vérité, il l'avait fait souligner, et elle comprenait que cette contradiction ne le perturbera pas tant que ça, juste ... qu'elle était difficile à mettre en place dans ce même contexte.

- Son histoire ne m'a pas permis de comprendre comment la première Hyosa est apparue, mais elle m'a permis de savoir que le clan Yuki était déjà en place lorsqu'ils ont eu le premier cas d'assimilateur Hyoton. J'y avais pensé aussi à une vague comme celle qui s'est passé bien en arrière, cependant, si les premiers Yukis sont apparus suite à ce phénomène, pourquoi les premiers Hyosas ne seraient pas apparus en même temps ?

Cette histoire entre le clan Yuki et Hyosa l'intéressaient bien plus qu'elle ne le pensait, mais pour l'avoir étudier, elle commençait à devenir de plus en plus calée ... ce qui l'effrayait un peu car elle avait l'impression que cela l'éloignerait de son but initial, mais bon, comme aucun Yamanaka semble vouloir pointer le bout de son nez ...

- Mais vous avez cependant raison sur une chose : nul ne peut savoir ce qui s'est passé il y a deux siècles. En tout cas, personne de suffisamment connu pour qu'on le sache ... tout ce qu'on a, c'est des récits écrits ou oraux, ou parfois d'autres genres de trace. Ce que je veux juste c'est ...

Elle s'arrête dans ses réflexions, elle ne voulait pas dire qu'elle cherchait à empêcher que le clan Asaara était en train de se scinder pour ressembler de plus en plus au clan Yuki et Hyosa, elle ne voulait en tout cas pas que ça se sache à une personne qui n'est pas kazejin, même si ces relations avec cet homme sont plutôt bonnes. Cela restait des informations sensibles de son clan ...

- ... rien, je m'égare un peu. Je devrais me concentrer sur ma mission actuelle, même si aucuns membre du clan Yamanaka souhaite me rencontrer ...

Elle soupire un bon coup, histoire d'évacuer un peu l'entrain qui montait en elle.

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Lun 3 Fév 2020 - 19:26
L’ascèse haussa un sourcil aux paroles de la jeune femme, qui clamait de sources plus ou moins avérées que l’apparition du clan Hyōsa, contrairement à ce qu’il avait supposé, n’était en rien liée au phénomène de la Résonance originelle. Loin d’heurter ses pensées en quoi que ce soit, cette précision fut au contraire le terreau de nouvelles réflexions pour tenter d’expliquer l’apparition d’un tel changement, d’une telle divergence entre ceux qu’il considérait comme étant les deux branches d’un même fondement.

Si le silence de l’Asaara, coupée en plein élan, lui sembla étrange, il n’en dit rien ; au contraire, il respecta son mutisme sans la questionner à ce sujet, conscient que peut-être, il n’était pas la meilleure personne à laquelle elle souhaiterait ouvrir son esprit et ses tracas. Pour l’heure, ils n’étaient après tout que de simples connaissances.

« Dans ce cas-là, peut-être s'agit-il d'un concours de circonstances, ou d'une maîtrise poussée à son maximum jusqu'à être à même de faire sien l'élément que d'autres ne s'étaient jusque-là contentés que de maîtriser. Le clan Hyosa est, encore aujourd'hui, localisé au Pays des Neiges ; peut-être aurons-nous plus d'informations à ce sujet après avoir parlementé avec eux. », souligna-t-il.

Un éclair de surprise traversa le visage du blond lorsqu’elle lui confia dans un soupire las qu’aucun membre des maîtres de l’esprit ne lui avaient encore apporté son aide, quand bien même il lui avait confié le nom de Yamanaka Jun lors de son arrivée sur les berges de la Brume. S’il devait avouer ne plus avoir de nouvelles de son comparse depuis quelques lunes, il était plus que certain qu’il poursuivait encore ses ambitions. L’évidence le frappa, lorsqu’Aditya se souvint l’appel que le chûnin lui avait lancé il y a plusieurs semaines ; celles de participer à la construction des navires de sa flotte maritime, dont le but serait, finalement, d’ériger un empire commercial entre les différentes îles de l’archipel. Un soupir s’échappa de ses lèvres, bref. Le Yamanaka devait certainement avoir prit la mer pour mettre à bien ses idéaux ; d’où son absence parmi les ordres de Kiri.

« Peut-être est-ce ma faute ; certaines pistes pourraient me mener à croire que l’homme que je vous ai recommandé n’est pas présent sur nos terres à l’heure actuelle, pour raisons personnelles. », avoua-t-il. « Néanmoins, certain des membres de son clan devraient demeurer disponibles ; cela ne m’étonne qu’aucun n’ait cherché à vous contacter. »

L’ascèse avisa un regard en direction de l’albinos, attisé de curiosité par l’entrain qu’elle avait montré lors de ses derniers mots.

« Puis-je vous demander la nature de votre projet, si cela n’est pas indiscret ? Je vous ai guidé sur le chemin des Yamanaka selon vos demandes, mais peut-être y-a-t-il un moyen plus aisé de parvenir à ce que vous souhaitez ; dans le pire des cas, je pourrais faire appel à l’un des membres du clan pour vous au-travers de ma qualité de capitaine, si cela m’est possible. »


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Lun 24 Fév 2020 - 20:05
Un concours de circonstance ? C'est vrai que ça peut aussi venir de là, mais tout de même, c'est étrange que, d'un seul coup, sans prévenir, des manipulateurs deviennent assimilateurs, elle, elle a trouver cela étrange ... surtout qu'elle l'a ressenti il y a peu de temps ce changement, et c'était ... elle n'a pas envie d'y repenser, cela lui rappelle lorsqu'elle a vu "leur" disparition, et elle ne veut pas se remémorer ce souvenirs douloureux pour elle. Enfin, au moins, Aditya accepte son mutisme à ce sujet, elle est contente que ce soit le cas, en parler ... ça l'aurait certainement fait fondre en larmes, et elle ne voulait pas paraître si vulnérable devant lui, même si elle se doute qu'elle peut lui faire confiance, mais disons qu'elle préférerait pleurer devant une personne plus intime que devant une connaissance. Enfin, il affirme que leurs réponses seront certainement au pays de la neige, et ils comptaient s'y rendre, peut-être trouvera-t-il des réponses pour sa part. Enfin, il devint ensuite surpris lorsque Fuu lui annonce qu'elle n'a pas pu parler à un membre du clan Yamanaka, visiblement le membre qu'on lui a recommandé n'est pas ici, ce qui l'étonne, où peut-il bien être ?

- Je vous en remercie, plus vite je pourrais rencontrer un Yamanaka, plus vite je pourrais avancer dans cet affaire.

Elle soupire, puis, maintenant qu'elle a parler de l'incapacité pour elle de pouvoir parler à un membre du clan Yamanaka qui serait à Kiri, elle lui parle d'un autre projet, ce qui, forcément, intrigue l'homme aux cheveux blonds. Il voulait savoir comment il pouvait l'aider, mais elle se doutait bien que, par cette proposition, il souhaiterait qu'elle lui livre un peu ce fameux projet de filiale qu'elle a en tête. Mais Fuu se doutait qu'il serait certainement l'un des premiers au courant après qu'elle en aura parlé.

- Pour le moment, j'attends une réponse de ma patronne, mais je lui ai parlé d'un projet de filiale de la banque Sabaku ici, à Kiri. J'attends cependant sa réponse avant de me lancer dans ce projet, donc pour le moment, ma demande d'aide risque d'attendre un peu.

Elle réfléchit un peu, puis, elle entend un bruit se reproduire, sur le coup, elle sentait des vibrations sur ses jambes, semblant lui envoyé un message quand à la provenance de ce bruit, chose qu'elle savait déjà. Elle sentait un mot de tête survenir d'un seul coup, puis elle sentait un liquide chaud sortir d'une de ses narines, chose qu'elle cache aussitôt.

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Ven 27 Mar 2020 - 12:58
Un sourire poli se glissa sur les lèvres de l’ascèse alors que le remerciement de la jeune femme parvenait à ses oreilles, teinté avec légèreté d’une évidente déception. Après les quelques jours qu’elle avait passé en compagnie de la Brume, les raisons de sa venue n’avaient, jusqu’alors, toujours pas été renouvelées ; aussi, il glissa ces quelques informations dans un coin de son esprit, celles qui le mèneraient, aux heures tardives du jour, à partager quelques mots avec ses comparses de la Kenpei afin que l’objectif de l’albinos soit enfin acquis. Le retard entreprit par les maîtres de l'esprit ne pouvait plus s'étendre d'avantage.

Malgré tout, la surprise ne manqua pas d’arquer l’un des sourcils du blond lorsqu’elle lui fit part de ses projets de filiale au cœur de Mizu, qui permettrait de renforcer de manière idyllique la confiance perdue lorsque de l’article du Kunai Émoussé avait paru, et que ces liens unissant les deux pays avaient été ébranlés. En tant que grande dignitaire des fortunes du Yuukan, disposer d’une branche de la Banque Sabaku au sein de leur nation serait une preuve plus que formelle de leur volonté à poursuivre leur partenariat avec la Bruma, d'autant plus au lendemain d'un Cataclysme ayant parcouru son territoire de ses renversements. De toute évidence, cela permettrait également de faciliter les échanges entre tous, afin d'empêcher la naissance de nouvelles conspirations calomnieuses.

« Une filiale ? », glissa-t-il en dardant à nouveau l'horizon d'un regard intrigué, l'instant d'une réflexion. « J'avoue être quelque peu surpris par une telle idée, mais elle n'est pas mauvaise. Après tout, un dialogue franc est toujours la meilleure manière de garder contact avec ses partenaires, commerciaux ou d'équipe. », il avisa Fuu d'un coup d’œil avant de laisser un soupir clore ses paupières l'espace d'une seconde. « Néanmoins, j'imagine que cela ne se fera pas simplement, comme vous l'avez sous-entendu. Je vous souhaite de réussir. »

Mais bien vite, alors que l'onde de ses paroles s’évaporait dans un silence éphémère, le regard perçant qui s'était attardé sur les traits de la jeune femme quelques instants plus tôt se tinta d'un doux mélange de suspicion et d'inquiétude alors qu'il percevait son corps éprouver certains changements – des frissons, simplement. Ses yeux se plissèrent lorsqu'il perçu une onde rougeoyante couler de son nez ; du sang, assurément, qu'elle s'empressa de dissimuler à sa vue. Était-ce par crainte, gêne ?

Retenant un soupir, l'ascèse glissa les fins doigts de sa main dans le pan de son sari, en ressortant un tissu légèrement usé par le temps, autrefois plié au cœur d'un renfort du vêtement et le lui tendit d'un geste désintéressé. La main tendue et ouverte, rien ne la forçait à le prendre, si ce n'était la sollicitude de l'enfant du bois.

« Êtes-vous souffrante ? »


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Asaara Fuu
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Dim 29 Mar 2020 - 21:00
Comme elle le disait, une filliale ne se fera pas aussi facilement, elle soupire, ce sera compliqué en effet, car il faudra réussir à mettre les deux parties d'accord. Chose très délicate, surtout en connaissant ses propres compétences en matière d'affaire ... il va falloir qu'elle étudie avec les autres employés pour réussir à faire une demande de haut niveau ... chose très complexe à l'heure actuelle. En d'autres termes, c'est beaucoup de travail qui attend la demoiselle, un travail qui doit se faire en peu de temps, en d'autres termes, un long travail qui lui servira d'étude surtout. C'est une grosse tâche qui l'attend ... enfin, quand faut y aller ... la demoiselle va s'en remettre aux deux employés, bien que cela va devoir attendre que son nez cesse de saigner pour une étrange raison ... elle ignore encore quoi ...

- Je vous remercie.

Dit-elle en prenant le morceau de tissu qu'elle utilise pour laver son nez, tandis que ses jambes tremblaient encore sous la transmission du message jusqu'à son cerveau. Elle se masse la tempe, histoire de se remettre les idées en place, avant d'observer l'homme des bois qui souhaite avoir des informations sur sa santé.

- Juste une maladie je pense ... ça m'arrive depuis que je suis arrivée ici, j'ai des soucis pour dormir et, quelques fois, quand un gros choc se fait sur le sol, j'ai les jambes qui tremblent et qui me transmette le choc à la tête ... j'ignore ce que c'est comme maladie, mais ça ne doit pas être contagieux, vu que les deux employés qui m'accompagnent se portent à merveille ...

Elle finit de s'essuyer le nez, se demandant quoi faire du tissu ... elle ne va quand même pas le redonné à Aditya ... ce serait tout sauf propre.

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Mar 14 Avr 2020 - 18:18
En guise de simple remerciement pour son geste, l’ascèse se contenta de lui adresser un sourire simple tandis qu’il redirigeait son regard sur l’horizon afin de la laisser panser ces plaies invisibles qui avaient provoqué cet écoulement de sang pour le moins… soudain.

« C’est étrange, en effet. Avez-vous pensé à vous faire examiner au sein de l’hôpital de Kiri ? Bien que cela me semble ne pas grave en soit, si vous ressentez le moindre problème, n’hésitez pas à vous y rendre. J’y officie plusieurs fois lors du jour et de la nuit ; vous y trouverez un visage familier. »

Sa main vint rejoindre son genou qu’il délia, défait de l’emprise de cette posture méditative qu’il avait maintenu depuis lors et se redressa, accordant une certaine attention à détendre ses muscles après être resté si longtemps dans une même position. Bien qu’il ait été rodé à l’exercice lors de toutes ces années – la méditation demeurant l’un de ses passe-temps favoris, tant pour son corps que pour son esprit – il demeurait tout aussi important de préparer son être aux affres à venir. Et s’il en jugeait la courbe que le soleil décrivait désormais à l’orée du zénith, il était temps pour lui de s’affairer à ses devoirs médicaux.

D’une œillade, il avisa à nouveau la jeune femme. Quelques instants à décrypter les traits de son visage lui suffirent à s’assurer qu’elle ne présentait aucun problème supplémentaire et que ce frisson passager ne relevait ici d’aucune conséquence. Un saignement occasionnel, mêlé au mal du pays pourrait certainement expliquer la situation dans laquelle elle se trouvait ; mais pris par sa conscience, il tenait tout de même à être certain qu’elle ne courre aucun danger. Il accorda un regard au mouchoir teinté de sang qu’elle tenait entre les doigts, avec une expression pour le moins… gênée.

« Vous pouvez le garder ; dans le cas où cela survienne de nouveau, j’aimerai tout autant que vous disposiez de quoi éponger votre flux. Je me dois de me rendre à l'hôpital pour m'y acquitter de mes fonctions, aussi, je crains de devoir vous laisser. Néanmoins, sachez que si vous ressentez le besoin de faire appel à un ninja médecin pour votre condition, vous pourrez faire appel à moi. »

Bien évidemment, le blond demeurerait auprès d'elle aussi longtemps qu'il le faudrait pour entendre les restes de ses dires avant de prendre la route ; car aussi succincte fût cette entrevue, elle fut d'un profond intérêt pour lui.

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