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When the Ice meets the Eyes | Explicite | ft. Shiori, Kasanagi, Fusahira, Sanzo & Eiichiro

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Ketsueki Fusahira
Ketsueki Fusahira

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Lun 14 Aoû 2017 - 20:17
Cela faisait un bon moment que les deux individus avaient progressé à l'intérieur du bâtiment. Sur leur route, ils n'avaient croisé que très peu de gardes, qu'ils arrivaient à mettre hors d'état de nuire avec ténacité. Alors qu'ils étaient en plein combat et qu'un des gardes allait attaquer Sanzo par derrière, Fusahira utilisa à nouveau du sang disposé au sol afin d'envoyer des balles en plein dans ses épaules ainsi que dans ses jambes. Dès que celui-ci fut neutralisé, ils semblaient reprendre la poursuite, jusqu'à ce que l'alerte était donnée. Les environs semblaient brusquement se geler et une brume faisait petit à petit son apparition. Bon, il devait se concentrer afin de ne pas prendre de coups.. et justement, il s'en prenait par le dessus, ainsi que dans les jambes.

Finissant à genoux, entaillé de toutes parts, il avisait une silhouette se former non loin de lui devant soi, qui était sans le moindre doute la personne qui nous avait attaqué. Bien qu'il estimait que ce serait suicidaire de l'affronter au vu de l'écart considérable de puissance entre cette personne et les deux genin, il se disait d'un côté qu'il ne pouvait pas abandonner sa quête ainsi. Néanmoins.. il n'y avait pas d'autres alternatives possibles, si ce n'est la mort dans une tentative désespérée de fuir ou de l'attaquer.

< Je me rends de même. > disait-il avec un certain regret.

( Pareil pour moi, ce fut assez court. Je n'avais pas vraiment d'inspiration pour la fin, désolé !)
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Yuki Eiichiro
Yuki Eiichiro

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Mer 16 Aoû 2017 - 10:11
Les deux mains au sol, il jaugea les avoir atteints. Ils ne devaient pas être à plus de dix pas. Mais la brume blanche l’aveuglait aussi. Même les sons étaient perturbés. Dans ce silence neigeux, le Yuki, pieds nus, s’était redressé. Rien ne bougeait. Aucun projectile. Aucune silhouette. Nul mouvement. Avait-il déjà atteint ses cibles ? Ou avaient-elles lâchement pris la fuite ? Droit, haut-le-corps jusqu’aux coudes, il finit par rentrer les mains dans les poches de son pantalon, avançant bientôt vers la localisation supposée des envahisseurs ; Poings fermés, mâchoire serrée, le Jônin se questionnait sur l’attaque. Etait-elle liée à la tentative, avortée, d’évasion de la Sabreuse ? u les circonstances étaient pure coïncidence et cette attaque indépendante ? Mais, alors, la question était de comprendre ce qui poussait les deux à lancer cet assaut. Agression contre l’autorité reconnue aux Yuki ou pure piège de la Mizukage ? Gardant ses pensées pour lui, il les découvrit.

Ils étaient bien deux. Pitoyables, agenouillés au sol, les deux hommes ressemblaient davantage à des errants que de véritables Sabreurs. Ou le Clan était-il réellement ouvert à quiconque qui prétendait pouvoir manier une arme ? Qu’il avait envie de les écraser. Il voulait les ruiner. Les détruire. Car il haïssait cette médiocre vue. Comment osaient-ils seulement se lancer contre sa prison et abandonner à la première difficulté ? Un instant, alors que ses mains étaient dans ses poches, il avait imaginé les planter lui-même de ses Stalactites. Mais il s’était retenu, se contentant de les regarder de son œil condescendant. « Pitoyable. » Se détournant déjà, il laissa finalement tomber sa décision. « Mettez-les aux arrêts. Ils seront remis en même temps que la Prisonnière à la justice de la Mizukage. » S’il prenait une décision sans son accord explicite, elle finirait par le piéger. Aussi, jouant de sécurité, et de sournoiserie, il comptait piéger la vieille femme à son propre jeu.

Alors qu’il s’en allait, l’homme était pensif. Toutes ces coïncidences étaient de trop pour lui. Mais, surtout, il se questionnait. Comment le premier individu avait-il su pénétrer autant sa forteresse, Sa sécurité n’avait pas été à la hauteur, ou avait-elle bâclé son travail ? Des erreurs humaines impardonnables, qui ne resteraient pas sans conséquences. Le poing serré, il se contentait de s réflexion. Cela allait et devait changer. Arrêtant trois hommes, il les fit le suivre jusqu’à l’entrée secrète. Et, derrière la bibliothèque, derrière le mur de glace, sous le silence consterné des hommes, ils découvrirent les deux amants enlacés. Aucun ne posa de questions, se contentant de suivre les ordres. Sans émettre le moindre jugement. Pas même un regard vers leur supérieur. « Séparez-les et enfermez-les. », se contenta-t-il de dire aux trois hommes.

Assis à son bureau, il était l’heure des décisions et de l’information. Il devait signaler à la vieille femme ce qui s’était passé. Car, bientôt, il devrait rendre des comptes et elle lui poserait de nombreuses questions. Aussi, écrivait-il une lettre depuis plusieurs minutes à son intention.

« Maître Shodaime Mizukage,
Je vous informe, par cette lettre scellée, l’état des lieux, suite aux événements ayant précédemment pris place en nos Geôles.
Trois individus ont été capturé durant l’attaque. L’un des trois agresseurs est un allié de la Sabreuse Watanabe Shiori. Le motif des deux autres criminels est, en l’état, encore inconnu. Malgré un interrogatoire renforcé, la Sabreuse criminelle n’a donné aucune information permettant d’avancer dans l’enquête. Si l’implication des Sabreurs n’est pas encore assurée, la piste n’est pas à écarter.
En raison des menaces éprouvées, ainsi que la gravité de la situation, je vous informe que le protocole de sécurité, ‘Prison de Glace’, est maintenu jusqu’à nouvel ordre.
Sachez mes vœux sincères dans la pérennité de vos succès.
Jônin Yuki, Directeur des Geôles
»

La fourberie était aussi un art pour Eiichiro. Bien sûr, certains propos étaient falsifiés et ne correspondaient pas exactement à la réalité des faits. Mais c’était sa parole contre celle d’une criminelle notoire, ayant même tenté de s’évader. Évidemment, quelques mots pompeux n’étaient que duperie mais les mots, eux, ne pourraient être justifiés autrement qu’une formule de politesse. Finalement, rappelant son statut inférieur, il se faisait le sujet de la vieille femme, n’usant pas, volontairement, de son titre de Chef de Clan.

Récapitulatif:
 
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O'Dui S. Benten
O'Dui S. Benten

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Jeu 17 Aoû 2017 - 2:49
Quelques heures plus tard, aux appartements privés du Mizukage…

« Incident aux geôles de Kiri… » Non, pas de Kiri. Mentionnez le nom des Yuki ; collez leur nom à tout ce qu’il y a de négatif dans l’actualité. En associant leur nom aux mauvaises nouvelles, la foule identifiera les deux, et nul ne pourra jamais voir passer dans la rue un Yuki sans éprouver de crainte à leur égard, comme nous attendons la pluie à la vue d’un nuage. Notez : « Incident aux geôles des Yuki » – Parfait. En un titre, les voilà déjà incriminés pour incompétence, sans avoir besoin de dresser la moindre preuve. Il n’y a que 5 mots inscrits en tête du papier ; mais le peuple lira : « Les Yuki ont failli à leur mission historique ; amorce de leur déclin ? méritent-ils un rang politique qu’ils ne parviennent plus à tenir ? » J’ai déjà hâte qu’on me rapporte au matin la moisson des petites phrases qui s’étendront comme des microbes… la réputation n’est qu’une nuée de germes qui va comme la toux ; et c’est là un monde que je maîtrise.

La tentative d’évasion de Shiori était si récente que les gravas amoncelés à l’abri des geôles, à peine était-ils entassés, givraient. Au sein des appartements privés du Mizukage, une petite assemblée de scribes, tête baissée sur leurs rouleaux de parchemins, griffonnaient comme des machines frénétiques au rythme des paroles que seules trois voix émettaient : celle de la Dame des Brumes, celle du rédacteur en chef du « Kunaï émoussé », et celle de son magistrat. Dès qu’une voix étouffait l’autre par surprise, la coupait dans son développement ou achevait une phrase hésitante après l’avoir détricoté de tous ses mots, les scribes barraient le paragraphe qui venait de naître sous leur plume, levant un œil agacé vers les trois personnages qui ruinaient leurs efforts avec indifférence. Ils venaient ainsi de barrer 8 fois le gros titre du lendemain.

-Nous sommes plusieurs au sein de la rédaction à vous suggérer de ne pas publier les nouvelles de l’incident… Nos journaux sont lus hors des murs de Kiri, et même au-delà des frontières de Mizu. L’encre de nos articles sera à peine sèche que leur message aura été répandu dans toutes les cours importantes du monde. On aura beau écrire que les geôles ont été fendues par une accidentelle implosion au gaz, les puissances étrangères sauront lire à travers notre mensonge que l’un des lieux les plus sécurisés de la planète n’est plus digne de sa réputation…

-Le spectacle des geôles balafrées et fumantes humilie certes le village ; mais il sert mes intérêts. Les Yuki : il faut les salir bien à fond, et à jamais. Il y a des adversaires, comme le chef des sabreurs (quel nom déjà ?), qui ne peuvent être vaincus que par une rencontre frontale ; mais il y en a d’autres qui demeurent invulnérables aux assauts directs : Yuki Eiichiro est l’un d’eux. Un ancien héros de guerre dont les faits d’armes ont participé à la victoire sur les bandits. Il sera plus difficile à dégager que ce « Hasatori Kasuhito » (qu’importe la prononciation, ne m’interrompez pas). Et les Yuki en général ne seront jamais diminués par l’épée. Or, il y a mille autres façons de tuer des opposants que d’atteindre leur corps.

Visons leur réputation.

La réputation, c’est quelque chose qui affaiblit mieux que la maladie. Peu importe que Kiri soit médiocre à la face du monde. Je dicte :
« Les Yuki, humiliés à jamais, n’ont pas su résister à un bricolage d’attentat que quelques ninjas sans grade ont improvisé sous le coup de l’émotion, la nuit dernière ». Et insistez bien sur le tournant historique de l’événement. Il faut qu’on sente que les Yuki dépérissent, qu’ils ne sont plus les grands hommes de la Pacification. « Hier soir, trois étudiants ont jeté à bas les promesses politiques du Directeur des lieux : on disait au sujet des geôles Yuki que seule la réputation de leur étanchéité s’était répandue hors des murs. Du blabla qui fait bien l’effet d’un vent froid ». Ou bien : « Un lieu hautement stratégique infiltré par les nombreux amants de la prisonnière. La nullité de la direction ne peut qu’être signe de complicité ». Ce filon d’accusations me semble létal.

-Un autre sujet nous préoccupe… Les terroristes : qu’en dire ? Faut-il même les mentionner ? Dans une scène, il y a des acteurs. Leur absence, et même l’absence de renseignements au sujet de leurs suites judiciaires, seraient insupportables au public. Ils voudraient que votre justice implacable frappe là où les Yuki ont failli.

-Exactement. Notre récit doit inquiéter le lecteur. Nos villageois, nos ninjas comme le Daimyô lisant le Kunaï émoussé demain matin, doivent haïr les Yuki pour leur incompétence. Et au sommet du mépris qu’ils éprouveront pour les héros d’hier, nous leur assénerons non pas la fin attendue du récit qu’ils lisaient avec stupeur, mais, dans un contraste élogieux, l’intervention du Mizukage seule initiatrice du retour à l’ordre.

-Votre magistrat a produit les textes juridiques de vos décisions. Doit-on toujours les imprimer directement à la suite de l’article, et dévoiler aux foules des documents d’Etat ? Je puis vous les relire. Au sujet de Yuki Eiichiro : « Le Directeur des geôles a été requis au bureau du Mizukage dès la réception et lecture de son message privé. Il a été reçu dans la nuit même de l’incident afin de délivrer sa version des faits et de justifier sa stratégie auprès de son autorité hiérarchique ». Il devrait d’ailleurs arriver d’un moment à l’autre.

-Ajoutez, sous le texte, que : « Plusieurs noms de successeurs ont été ébruités ». Semons le doute sur son possible renvoi. Même si je le maintiendrai en poste, l’idée qu’il aurait pu être remplacé l’affaiblira quelques jours. De plus, que nous le gardions en poste après l’avoir décrédibilisé nous aurait décrédibilisé en retour.

-Et pourquoi le maintenir à son poste ?

-Parce qu’il y est si mauvais qu’il nous sert. Et parce que cet incident m’a instruit d’une curiosité étonnante : donner du grade à des ninjas, donner des responsabilités, des médailles et des honneurs à un opposant, c’est l’écraser de fardeaux inutiles ; c’est rendre l’échec qu’on lui prépare fatal lorsqu’il n’aurait été accidentel et malheureux. De plus… il peut y avoir d’autres Fusahira et d’autres Sanzo. Imaginez ce qu’un second incident du même type, avec le même directeur pourtant averti une première fois et redevable de réparer sa première faute, infligerait aux Yuki ? Je vous l’ai dit, je vous le redis : nous pouvons éliminer ce clan sans faire perler une goutte de leur sang.

-Les deux terroristes, Sans’O et… Fou Zahira (?) – bref. Si Eiichiro apprenait que vous avez facilité l’intervention des terroristes…

-Permettre n’est pas faciliter. Il n’y aura aucune preuve. Eux-mêmes ignorent qu’ils n’ont pu pénétrer les murs des geôles que sur mon ordre et avec mon intervention. Ils sont deux ninjas dont j’admire le tempérament ; j’admire, en général et depuis que je traverse le siècle, les hommes dont les qualités inspirent des coups de folie. Leurs histoires sont étonnantes, n’est-ce pas ? Elles auraient fait de beaux articles si nous avions pris le parti de la vérité. Deux jeunes hommes, peut-être épris de Shiori, peut-être sincèrement désireux de la délivrer… étaient, hélas, des profils utiles à leur Mizukage. Ils m’ont servi, et non seulement ignorent qu’ils ont servi leur Maîtresse, mais ne seront pas récompensés. Ils seront même mis à mort. Relisez-moi le passage que nous avons prévu à leur sujet ?

« Les trois jeunes terroristes ont été arrêtés par les services de sécurité des geôles, comme l’instruit la lettre privée que leur directeur a adressé à leur propriétaire, Dame Benten. Un sabreur a mené l’action [passage mensonger sur des crimes fictifs ; récit exagéré de la violence dont aurait fait preuve Kasanagi à l’égard de la Mizukage au Dôjo] […] suivi d’un acolyte sans passé judiciaire [Sanzo, impossible de lui imputer quelque méfait que ce soit ; des rumeurs de voisinage sur une homosexualité sadique et un goût pour la torture animale ont dû être inventés pour noircir le personnage] et d’une vache monocornée [Fusahira ; sa photo suffit]. L’impuissance du directeur Eiichiro à protéger les geôles a justifié la décision suivante et prise immédiatement : ne pas laisser dans une prison abimée et qui n’a pas fait ses preuves, des hommes qui ont su entrer et sauront sortir. Tous trois ont donc été jetés sous les appartements privés de Dame Benten, surveillés par ses Enfants en attendant d’être jugés. Un procès expéditif, requis par l’urgence de l’affaire, s’achèvera avec le lever du jour – les sentences seront publiées dans le prochain numéro du Kunaï émoussé ».

-Fusahira mourra. Ajoutez la précision. L’opinion attend une mesure immédiate. Différer la promesse d’une éjaculation sanglante l’agace. Et Fusahira a attenté à la vie des Yuki, qui sont aussi mes hommes. Ils portaient le même bandeau. La mort de quelques Yuki devrait me faire le récompenser ; mais on ne me pardonnerait pas d’être indifférente au sort des deux gardiens. Ce Fusahira a violé un principe que les deux autres se sont tenus de ne pas transgresser. Modifiez tout l’article ; écrivez que : « Le plus violent des terroristes a trouvé la mort dès l’intervention des renforts dépêchés par le Mizukage ». Faites ça vite, maintenant. Il doit dormir. Je l’espère pour lui. J’ai toujours de la peine à me séparer des hommes qui m’ont servi, mais qui me servent encore par leur trépas... Oh ! J’ai une idée. Le passage sur les faux renforts m’a inspiré une idée. Modifions et publions la lettre d’Eiichiro. Modifions-la pour suggérer qu’il nous appelle à l’aide, qu’il se trouve dépassé par les événements. Et publions-la pour qu’il ne puisse surgir en public sans être écrasé de regards méprisants :

« Maître Shodaime Mizukage […] Trois individus se sont introduits dans nos murs. […] En raison des menaces éprouvées, ainsi que de la gravité de la situation, je vous informe que le protocole de sécurité maximale a été mis en œuvre » Bien, bonnes modifications, mais donnez-lui un air passif de dirigeant sans initiatives ; du genre : « J’attends vos instructions », qu’il ait l’air d’un petit garçon attendant une solution.

-Modifié. L’article s’achève avec la prisonnière. « Watanabe Shiori, détenue pour avoir attenté à la vie d’un frère d’armes, a été transférée à l’Hôpital militaire de Kiri suite à la visite immédiate d’un magistrat spécial de Kiri. Rappelons à notre lecteur qu’un incident dans un lieu stratégique requiert la présence et le rapport légal d’un homme de robe ». Mais notre ami magistrat avait une autre tâche : soustraire les prisonniers à l’autorité d’Eiichiro. Ils lui auraient été trop précieux, n’est-ce pas ? Quel beau récit à son avantage aurait-il pu tisser s’il avait encore la main sur ses prises.

-L’état physique de Shiori a justifié qu’elle soit un temps sous l’œil d’un médecin et non celui d’un garde. J’y ai mes réseaux. Dès son arrivée, les médecins qui sont mes alliés et parfois des amis sûrs m’ont transmis une note secrète sur l’origine de ses blessures : ils s’étonnent que des maux physiques parfois… intimes, aient pu être subis durant l’assaut ou dans l’éboulement d’un quelconque bâtiment. La parole peut être fausse ; mais nous autres médecins savons faire parler un corps. J’ai été très intriguée par cette nouvelle. Shiori est la clef. Je pressens qu’elle est, malgré elle, une possible arme contre Eiichiro. Et un arsenal n’est jamais assez plein. Je n’ai jamais autant souhaité la survie d’une opposante…

-Rien à écrire à son sujet ?

-Rien. Elle demeure une opposante ; or, je ne réprime pas les adversaires du même sexe que moi comme mes adversaires masculins. Je n’ai jamais eu la volonté de tuer Shiori, mais de l’humilier. Mes Enfants n’ont pas vu de femme depuis longtemps. Je leur en avais promis une à l’issue de son procès ; une qui ne pourrait pas refuser quelques faveurs aux gardes de sa Mizukage ; une qui accepterait de tendre les hanches pour annuler ses délicatesses judiciaires. La plus puissante des kunoichis devient si vulnérable durant la grossesse… Mes opposantes, je ne les tue pas ; je les engrosse. Une façon comme une autre de m’en débarrasser définitivement ; car, enceintes, elles se font discrètes les neufs mois de la gestation, puis les décennies que durent la maternité. Shiori n’est, hélas pour mes Enfants, plus apte à satisfaire des passions mâles... Si mes gardes lui passaient dessus maintenant, ils la tueraient…

Elle prit un moment tandis que l’étage inférieur s’agitait à l’annonce qu’Eiichiro venait faire son rapport. Une annonce qui signalait également la fin de l’entretien privé qui durait depuis maintenant plusieurs heures. Aussi, comme une enfant qui voit le sablier se vider de ses derniers grains avant qu’elle n’ait pu achever son histoire, Benten acheva de narrer le destin de Shiori dans un bavardage saccadé et enfantin :

-Vous vous souvenez de Gattsu ? Un ninja regretté mais d’une vigueur incroyable… il bandait encore… même tout froid. Je souhaite que Shiori ait la meilleure descendance possible. Elle sera inséminée dans la nuit. Et mieux encore : elle ne saura rien. Un jour, le regard désespérément penché sur ses cuisses entrouvertes, elle attendra la chute visqueuse qui ne viendra pas.

Une information était un petit kunaï qui ne manquait jamais sa cible. Et la cible, c’étaient les journaux, les rumeurs, c’étaient tous les vecteurs d’informations, qui la désignaient. Elle ne devait pas informer l’opinion, mais la conduire, et après avoir agrégé dans chaque cœur son petit paquet d’émotions, lui désigner la cible de ses haines ou de ses espoirs et dire : feu.

Pour Benten, l’important n’était jamais ce qui arrivait, mais ce qu’on en disait.


Résumé :
 
Félicitations ! Vous avez découvert un nouveau PNJ de Kiri :
 
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