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Uzumaki Haiko
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Lun 9 Déc 2019 - 20:15
J'admirais l'architecture typique du pays de la terre. La théorie selon laquelle plus on chutait fort, plus on se relevait haut allait être vérifiée ce jour même. j'avais un rendez-vous avec une riche banquière de Suna, le genre de princesse qui vous ouvre les portes d'un nouveaux royaume rien qu'en claquant des doigts. J'étais accommodé de mon habituel kimono noir à bordures rouges et accompagné de mes fidèles sandales largement usées.

Depuis quelque temps déjà, je mûrissais le projet de reconquérir mon pays, par une force autrement plus grande que celle de la puissance brute, mais bien par celle de l'argent. Et pour se faire, il m'en fallait déjà un sacré paquet à l'origine. On ne créer pas sans rien donner au départ, rien ne se perd, rien ne se créer, tout se transforme. Une théorie que l'on a prouvé depuis des millénaire, ce genre de formule qui marche.

Elle marche aussi pour les êtres humains celle là ; Elle nous prouve que malgré tout, on ne perd rien, on ne fait que transformer sa nature profonde par des épreuves. On s'endurcit, car la vie est dure et nous le sommes encore plus. Finallement, c'est souvent nous qui la rendons plus difficile.

J'arrivais devant un bâtiment flambant neuf, une de ses maisons que l'on rêverait d'habiter. C'était splendide, opulent, le marbre était cher, la pierre était quasiment semi-précieuse tellement elle était polie, et brillait de mille feu sous le soleil de cette fin d'après-midi.

J'avais passé la matinée à revoir mes arguments, mon plan d'action, mes petites idées. J'avais même emporter mon shimasen, qui trônait dans son étui. Quand je n'étais pas entrain d'étudier le marché de la copie à Iwa, je pinçais distraitement ses cordes d'une mains sûre et expérimentée. Cela sonnait juste, à défaut d'être beau.

La fin ou le début de mon périple commençait ici, devant cette porte ou l'on m'annonça d'une voix pompeuse : Le Scribe Suzuri Hashirama est là pour vous voir, Madame. J'avançais alors de quelques pas dans le bureau. C'était encore une fois somptueux. En tout cas pour un petit gars de Kaminari, qui n'était pas habitué au luxe, bien que ma famille soit puissante, ce n'était pas la plus riche.

- Bonjour Madame Sabaku, je suis enchanté de faire votre connaissance, j'ai longuement étudié la meilleure manière de vous saluer, et je me suis dis que ne pas être original pouvait être un bo début ... Ooops, peut être étais-je original en le soulignant ? Je sortais une main de mon Kimono et saluait dignement la maîtresse des lieux. On m'avait inculqué le savoir vivre.

J'étudias la dame inflexible qui se trouvait face à moi : Elle possédait traits poupins, fin et rond. Elle semblait jeune mais je ne me permettais pas d'en juger moi même. Ses yeux bleux était sans fin, semblant vous transpercer l'âme malgré toute les défenses que vous auriez pu ériger. Sa taille était fine, et elle était sobrement vêtu, malgré que tout l'attirail sois d'une qualité irréprochable.

Elle finissait de trier ses papiers, tandis que moi je triturais mes doigts dans le fond de mes poches.


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Sabaku Eirin
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Jeu 12 Déc 2019 - 22:09
Les journées s’écoulaient paisiblement au sein du village caché d’Iwa, animées tantôt par les cris et offres des marchands, tantôt par les rires des enfants. Un méli-mélo du quotidien familier pour les habitants, excitant pour certains étrangers – comme ma Servante – ou ennuyant pour d’autres – par exemple, ma personne. Malgré moi, je ne cessais de comparer cette ville à celle de la Capitale de Kaze. Mes critiques étaient nombreuses et touchant à de multiples aspects de ce lieu : L’air était trop humide, les ruelles bien trop bruyantes et les bâtiments manquaient d’un certain esthétisme …

Enfin, et surtout, malgré tous les efforts fournis par celle qui m’accompagnait de jour comme de nuit pour offrir un ersatz du conforts appréciés au sein de Kaze, je n’arrivais pas à être satisfaite de cette existence qui allait être mienne pour les prochaines semaines, voire mois. Un mécontentement qui me rendait irascible, trouvant une nouvelle source de critiques auprès de ceux qui me servaient au quotidien – principalement des hommes et des femmes de ce village. Ils ne savaient pas préparer convenablement mes thés les plus précieux et les plus délicats, assortir avec goût mes tenues et bijoux aux mille couleurs et éclats, préparer mon bain à la température parfaite ou tout simplement nettoyer de façon irréprochable et impeccable la grande demeure dans laquelle j’habitais.

Cependant, je me connaissais suffisamment pour comprendre l’origine de cet humeur exécrable. Je ne me sentais pas « chez moi ». Au pays du Vent, un claquement de doigt de ma part suffisait à bouger des régiments entiers ou rencontrer les plus puissants. Ici, je n’étais qu’une figure politique et économique parmi tant d’autres, à la sécurité réduite à celle d’un homme du clan Asaara – manipulateur du sable – et entourée d’un personnel que je ne connaissais pas. Je détestais être entourée d’autant d’inconnus dans mon intimité. Je n’avais plus ce droit d’être moi-même ou de laisser librement mes affaires sur une table. Résultat : Je devais toujours tout concilier et tout mettre sous verrou et surtout j’avais un sommeil peu réparateur et très agité.

L’insécurité, voilà le seul sentiment que je ressentais au sein même de ce village militaire. Un sentiment que j’essayais de chasser en me jetant corps et âme dans les affaires de la Banque. Les lettres, les visites … je m’imposais naturellement un rythme effréné. Aujourd’hui ne faisait pas exception à la règle. Une visite, deux visites … et puis trois visites. Un certain scribe souhaitait me parler. Je suppose que comme tant d’autres avant lui, il voudrait avoir des fonds pour une sublime enluminure, qui ne prendrait que de la valeur avec les années !

- Monsieur Suzuri, le plaisir de cette rencontre est partagée. Je ne suis jamais lassée de découvrir ces nouveaux projets, d’apporter mon aide autant que possible et les voir mûrir ! Ne vous inquiétez guère, Une idée suffit pour attiser ma curiosité ! Je vous prie, prenez place. J’ose espérer que le fait de vous asseoir à même le sol ne vous perturbe pas.

Je jugeais l’homme, et non l’originalité. Qu’importe si mon interlocuteur souhaite révolutionner son monde : s’il n’a pas les tripes, il n’ira jamais au bout. Et si un projet est abandonné, je perds de l’argent. Je ne partage pas cette logique, me contentant de sourire aussi chaleureusement que possible et l’inviter à s’asseoir en face de moi.

Comme à mon habitude – Appréciée ou détestée selon les personnes – , j’aime les tables basses ou encore les coussins tantôt moelleux, tantôt solides. Il était plus aisé de trouver son confort que sur une chaise en bois ou, pire, un ridicule tabouret ! Les coussins se fichaient du poids, de la taille du postérieur, ou de la taille tout court ! En effet, il n’y avait pas besoin d’assister un horripilant gamin à s’asseoir sur un coussin, contrairement à une chaise souvent trop haute, par exemple !

- Avant que nous commencions, souhaiteriez-vous vous désaltérer avec une boisson fraîche ou chaude ? Suggérais-je.

Certains arrivaient en panique, d’autres stressaient continuellement à leur seule présence dans cette pièce dans les tons chauds – du marbre ou des murs blancs contrastés avec quelques tapisseries colorées ou des objets exquis de valeurs. Une pièce épurée mais qui inspirait une forme de paix et de chic. Étrange combinaison, je devais admettre. Pendant des générations, chaque membre de la famille avait acheté et peaufiné un bâtiment dans un pays, et le marbre était omniprésent – soit les sols, soit les décorations, soit les statues - , comme une référence indirecte à la Banque.

Enfin, et surtout, là où nous posions ce fameux bureau de travail était toujours surélevé d’une telle façon que nous n’avions que peu besoin de relever la tête pour voir écouter l’autre. Quelques marches avaient même été conçu pour pouvoir accéder à ce piédestal aux ailleurs de trône.
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Sam 14 Déc 2019 - 10:32
J'admirais l'architecture de son visage, plus que je n'écoutais son discours. Elle avait la beauté typique des gens du sud, avec ce coté solaire et méridional qui faisait battre mon petit cœur sensible d'artiste : J’aimais l'esthétisme au delà des simples mots. Pour moi la beauté était source de création, mais aussi de destruction. Au final, le chaos et l'ordre ont de semblable qu'ils sont un terreaux propices aux constructions de l'esprit, donnant des fruits parfaitement différent, mais descendu du même arbre.

Je restais quelques instants bouche bée devant tant de grâce, mais je me reprenais bien vite car mon objectif premier était plus important, que n'importe quelle donzelle de Kaze no Kuni. Car je n'oubliais pas qu'elle venait du pays du vent, le pays des marionnettistes et des manipulateur de sable. Elle pouvait très bien me manipuler, ou bien simplement vouloir m'ensevelir sous ses grains d'ocre, qui semblaient tellement être de l'or qu'on se croyait riche comme Midas, jusqu'au dernier moment -celui de la mort.

Le désert regorge de créatures particulièrement belle, et particulièrement dangereuses également. On pouvait y trouver des scorpions, à la danse lancinante, et au poison débilitant. On pouvait y trouver des serpents, au mouvement ondoyant et aux couleurs chatoyantes, et aux crocs acérés. Elle pouvait être aussi toxique qu'elle était belle, pareil à ses fleurs qui poussent sur certaines espèces de cactus, particulièrement hallucinogène.

J'avais lu tout ça dans un livre, mais peut être qu'un jour j'irais découvrir par moi même cette région, où se croisait mort et extase au même instant. Au final, la mort est une extase de l'âme, car l'on sécrète cette molécule si particulière à l'être humain, et qui sauvait de toute peur face à la mort. On avait découvert cette molécule il y'a peu, et depuis on ne lui avait toujours pas donné de nom ... Un thé, s'il vous plait. Répondis-je, tout en me tournant vers le petit personnel pour quémander mon rafraîchissement. Il eut l'air surpris de voir quelqu'un se tourner vers lui, comme s'il existait vraiment et n'étais pas invisible de nature.

- Je n'ai pas que des idées ... J'ai également fais quelque recherches sur l'état global du marché ... Que je fis en sortant un dossier de mon Kimono. Il y'avait des lignes, des chiffres, des annotations, des commentaires. Le tout était rédigé avec soin, dans une présentation classique mais impeccable. Je l'avais écris moi même, et corrigé plusieurs fois avant de le présenter à mon interlocutrice.

j'avais fais mes recherches uniquement à Iwa, dans un village particulièrement avancé en matière d'éducation. Et le constat était aberrant ... Il y'avait une carte à jouer pour un scribe aussi performant que moi. Sans me vanter. J'avais une efficacité redoutable, une technique remarquable, et des idées à revendre pour décorer les pages de mes clients de la meilleur des manières.

- Je suis persuadé qu'un bureau de copiste serait parfaitement adapté au besoin Iwajin, et qu'il y'a un coup à jouer... Voulez vous entendre le fruit de mes recherches ?

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Sabaku Eirin
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Ven 27 Déc 2019 - 22:30
J’aimais peu les personnes qui souhaitaient du thé, du café ou – pire – de l’eau pour la simple raison qu’elles rendaient les négociations un tantinet ardues et complexes. En effet, il était plus facile de faire signer les conditions que je souhaitais lorsque mon interlocuteur avait bu un petit coup. J’avoue que l’acte pouvait être considéré comme non éthique mais je me fichais royalement : je ne comptais plus le nombre de fois où j’avais été mené en bateau par autrui. Être mangée, ou manger, telle était la dure règle des affaires !

Et en l’état, la situation semble indiquée que je risquais grandement d’être mangée si je n’étais pas attentive. L’homme était éloquent et surtout prévoyant. Discours travaillé en amont en usant d’un vocabulaire professionnel, dossier préparé avec soins en résumant toutes les informations importantes pour prendre une décision avisée … tant d’éléments qui me facilitaient considérablement la vie. Je n’aurais pas à faire ces recherches, j’aurais juste à demander à quelques personnes de faire des vérifications basiques sur les arguments soutenus par ce potentiel client.

- Je suis impressionnée par tout le travail soigné que vous me fournissez. Si je suis convaincue de la réussite de votre projet à la fin de notre entrevue, je soumettrai ce dossier pour un premier examen par nos experts. Je vous prie de noter que c’est une procédure des plus standards au sein de notre Banque.


J’écoutais la suite, avec un intérêt grandissant. Ainsi donc l’homme voulait établir un bureau de copiste au sein du territoire de la Terre. J’évaluais déjà tous les avantages et les risques d’un tel métier. Uniquement les idiots et les illettrés se moqueraient de mes craintes actuelles : les mots pouvaient être des armes redoutables. Les armes brisaient une vie mais elles ne marquaient que très rarement les esprits. Or, les mots traversaient les âges et dictaient même la ligne de conduite de nations entières. Un dirigeant éclairé ne se contenterait pas de compter les armes, mais également suivre tous les écrits produits au sein de son territoire…

- Je dois convenir que ce territoire est propice pour un bureau de copiste. Il y a une concentration importante de marchands, ce qui signifie qu’il y a un fort besoin de copies et d’archivages. Je vous prie, continuez donc. Vous avez piqué mon intérêt.

Entre temps, quelqu’un avait frappé doucement aux portes. Je réponds aussitôt, invitant la personne à entrer, d’une voix autoritaire. Un domestique, les bras chargés de différentes boissons : deux thés à la menthe – j’adaptais toujours ma boisson à celle de mon invité – et une eau légèrement parfumée au citron.

- Il semblerait que mon personnel a pris la liberté de servir du thé à la menthe, une boisson très répandue au sein du désert. Ce thé a la particularité d’être rafraîchissant en journée, lorsqu’il fait très chaud, ainsi que réchauffant en soirée, lorsque la chaleur devient un froid glacial. Cependant, le goût est naturellement sucré et je peux comprendre si vous n’êtes pas habitués. Je peux vous proposer d’autre thés, comme du thé noir ou du thé vert.

La cave à vins, les variétés de thés ou de cafés, les alcools … il y avait peu de possibilités pour que je dise « non » à n’importe quelle commande. Sauf si la commande concerne la boisson locale d’un village perdu et isolé.

- Je vais cesser de jacasser. Je vous laisse continuer. En parallèle, pourriez-vous également en profiter pour parler de vous, notamment de votre expérience passée.
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Sam 4 Jan 2020 - 4:46
Imperméable aux compliments, j'haussais lentement les épaules, conscient d'avoir été très appliqué à faire ce document. C'était mon sésame pour une vie meilleure, après tout. Et puis j'avais beau ne pas manier l'Inkuton, j'avais une sacré dextérité avec de l'encre entre les doigts. Je savais faire danser le stylet sur le papier d'une manière qu'aucun autre cousin de ma famille ne savait le faire ; Et de ce fait, mettais un cœur particulier à l'ouvrage. J'y mettait de l'âme, de la sueur et du sang parfois. J'hochais la tête devant les paroles de cette sorte d'adversaire que pouvait être un futur partenaire commercial. Je savais exactement quoi faire à ce moment là, une fois que le poisson avait mordu à l'hameçon et suivait le fil de pêche jusqu'en dehors de l'eau. Le bras de fer entre la bête et le pêcheur ne faisait alors que commencer, et tout comme aujourd'hui, le plus dur restait à faire.

La passionner maintenant.

- Je comprends parfaitement le besoin de vérifier les chiffres et les valeurs, cependant, j'aimerais convenir d'un accord de principe entre nous, sur le fait que si mon dossier correspond au standard de votre banque, j'aurais votre feu vert. Fis-je en la regardant droit dans les yeux, sans animosité bien sûr, mais avec une résolution sans faille. Après tout, ce jouait ici le premier acte d'une pièce bien spécifique, la reconquête de mon pays natal, et son indépendance sur le long terme.

- J'ai aussi pour projet de lancer une petite gazette, regroupant les offres commerciales du jour, comme celle du marché du centre ville, ou bien encore du bazar du quartier résidentiel. Je me dis qu'avec un peu de chance, ce genre de registre pourrait intéresser nos marchands, qu'ils soient itinérants ou non, et les aider dans leurs démarches. Il y'a un feuillet à ce sujet, ce sont les pages jaunes. Indiquais-je en montrant le rapport des doigts, mais conscient qu'un bon vieux discours vaut mieux que n'importe lequel des supports.


Surpris par autant de luxe et de raffinements, je ne pipais mot, et buvait tranquillement une première gorgée du breuvage. Incroyablement bon, j'adorais ce goût exotique qui faisait pétiller le thé comme s'il y'avait une herbe en plus, une nouvelle recette que je connaissais pas. Je levais le pouce en souriant, et lui disait en ces termes : C'est parfait ainsi, je vous remercie Sabaku-dono. Je marquais un nouvel arrêt au stand, toujours autant surpris que cela puisse l'être par une boisson novatrice. Il y'avait matière à étonner, associer la menthe et le thé était incongrue pour moi,par exemple, qui ne buvait que du thé noir.

- Si je devais commencer par une chose, ce serait mes origines ... Je suis né à Kumogakure no Sato, qui s'appellait alors Shitaderu, une cité lointaine d'ici, que vous connaissez sûrement de renom - et peut être pour l'avoir visité ? Je suis un membre de l'éminent clan des Suzuri, qui manient l'encre ancestrale depuis des temps immémoriaux. Je m'arrêtais pour reprendre mon souffle et boire quelques gorgées de thé. J'étais scribe pour le Raikage, quand on a perdu la guerre contre l'Empire, faisant de nous des marionnettes ... J'ai décidé de quitté mon pays pour mieux y revenir, riche et puissant, apte à aider les miens ... Et vous ? Je suppose que la vie et le quotidien d'une princesse-commerçante doit être passionnante !

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Dim 26 Jan 2020 - 23:35
- Monsieur Suzuri, je vous assure, au nom de la Banque Sabaku, que si nous croyions en votre projet, alors nous vous fournirons tous les outils possibles par notre institution pour que ce dernier se réalise dans les plus brefs délais. Nous avons soutenu tant de mondes avant vous, et nous ne cesserons pas de croire aux idées de futures générations d’intellectuels ou de marchands ou d’hommes avant-gardistes, répondis-je du tact au tact, avec le bon ton.

Voilà un discours que j’avais peaufiné depuis bien des années, que ce soit les termes, les intonations de ma voix ou encore les expressions de mon visage. Mon discours était toujours tout en subtilité, miroitant un avenir des plus glorieux sans pourtant le promettre. La parole donnée valait « Or » et pouvait détruire une réputation si durement forgée en quelques secondes. Il était hors de question qu’on puisse dire que la Banque fait de fausses promesses. Soit nous acceptons et nous nous conformons à nos promesses, soit nous refusons et nous nous lions d’aucune manière au projet à l’état embryonnaire. Il n’y avait ni une zone grise, ni une demi-mesure, en somme !

La suite se déroula sans encombre. L’homme présentait ses idées des plus intéressantes, ne tardant pas à se peindre de la meilleure façon. Scribe du Raikage et membre du clan Suzuri qui manie une encre ancestrale, rien que ça voyons ! Un sourire énigmatique s’étire sur mes lèvres et je repense à cet autre homme, du même clan, avec qui j’avais entretenu une courte liaison mais suffisante pour qu’il me dévoile quelques encres secrètes, dont des encres dites invisibles qui pouvaient être lues qu’avec le bon chakra ou la bonne goutte de sang de la bonne personne. Sourire que je gardais, même lorsque je sentais un discours nationaliste caché qui resurgissait de temps à autre par quelques mots traîtres comme « marionnettes » ou « aider les miens ».

- Nous sommes là pour parler de votre projet et de votre pédigré, monsieur Suzuri et non du mien. Cependant, je dois supposer que vous devez être curieux de savoir avec qui vous traitez et surtout si vous confiez votre précieux dossier à une personne compétente, répondis-je calmement, ayant offert qu’un petit gloussement à sa dernière question qui avait des relents d’insolence. J’ai toujours été passionnée par le métier de mon grand-père, un des dirigeants de la Banque. Il rencontrait des personnes de toute horizon, du plus humble artisan au plus puissant politicien, pour écouter divers projets. Ensuite, j’étais admirative de tout le processus qui s’enclenchait derrière. Les voyages, les questions, les études … subitement, nous voilà experts dans un domaine auquel nous n’aurions jamais pensé nous intéresser !

Je me tais pour goûter à nouveau à mon thé.

- Mon quotidien est passionnant que si autrui me donne de quoi me passionner. Des projets intéressants, ou des reliques rares. Car voyez-vous, je suis une collectionneuse de renom et je n’hésite pas à participer aux expéditions que je finance. Alors, pour répondre à votre question, je suis des plus satisfaites de mon existence, dis-je avec un sourire large.

Joli et merveilleux mensonge que j’avais appris à vendre à autrui. Mon cœur ne s’emballait pas, mon regard n’était pas fuyant et aucune ombre ne s’abattait sur mes doux traits. Je me montrais heureuse et pleine de félicité. Doux mensonge qui cachait tous les enfers que j’ai eu à traverser pour apprécier ces coussins de sois ou encore goûter à ces thés parfumés et délicats.

- J'ai eu vent des mésaventures de votre pays natal. Souhaitez-vous en parler ? Si les souvenirs sont évidemment trop douloureux, je vous prie de ne pas vous forcer. Par contre, je pense qu'il vous sera plus aisé de m'expliquer pourquoi vous indiquer, durant cet entretien, que vous comptez aider vos siens. Est-ce que cela a un lien avec ce projet présenté ?
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Lun 3 Fév 2020 - 13:42
Je me surpris a me reperdre dans les traits gracieux tandis qu'elle continuait son discours, mélange de sincérité et de choses toute faite. Je ne pouvais déceler de mensonge derrière le bleu de ses yeux azur, mais je savais qu'il y'avait des macabres découvertes dans les tiroirs de chacun d'entre nous ; Comment pourrait-il en être autrement dans un monde comme le nôtre ? Où les amis de la veille devenaient les ennemis d'aujourd'hui, où les familles se déchiraient en lambeau déconstruit et se dispersaient dans les pays les plus puissant du globe, ou la grandeur devenait décadence et soumission en quelques jours. C'était une expérience unique, que de descendre de son pied d'estale, pour se manger l’asphalte de la réalité en pleine face. Cela forgeait un homme plus durement qu'un Metaru, et cela lui donnait une force en même temps qu'une faille différente de celle du commun.

Connaître l'amer sensation de la défaite, et se relever. C'était tout un art auquel je m'essayais aujourd'hui sans penser que je le regretterais peut être demain. C'était bien beau que d’œuvrer contre l'empire, mais on pouvait s'y casser les dents, car l'influence de l'infâme empereur du feu se faisait grandissante de jour en jour, comme une ombre s'approchant d'une flamme, et devenait de plus en plus impressionnante avec le temps. Qui voudrais s'opposer à quelque chose d'aussi violent, puissant et impénétrable que le Teikoku ? Il fallait faire quelque chose pour conserver le paisible équilibre que nous avions trouvé ses dernières années, où les villages, plus préoccupé par eux même et leur développement, s'étaient plus ou moins laissé tranquille entre eux.

- Je vois que vous avez ça dans le sang, votre sens du verbe me semble admirable, et vos arguments font mouche, je vais donc me contenter de me présenter plus en détail, car votre curiosité ne saurait sûrement pas se satisfaire de quelques palabres.

Je prenais une nouvelle gorgée de thé pour couper mon discours, et je continuais ainsi :

- Je suis également très intéressé par les reliques datant d'un passé lointain, ainsi ais-je déjà pour projet de visiter Kiri afin de voir de plus près les épées à pouvoir que l'on détient là bas ... Ou encore aller dans votre pays natale, source d'innombrables trésors. Une partie des fonds de mon projet ira dans ce domaine, une fois les fonds débloqués. Je suis également artiste à mes heures perdues, dis-je, avec un tapotement pour l’étui du Shamisen dans mon dos avant de continuer : J'aimerais donc créer des événements musicaux, quand le temps sera venu.

Je me rendais compte que je n'étais pas forcément l'investissement le plus rassurant, ayant des idées politiques bien arrêtées, qui pouvaient aller à l'encontre de celle d'une banque comme celle des Sabaku. Ils comptaient peut être entrer en négoce avec le Teikoku, peut être même que des accords secrets les liaient déjà. Tout les scénarios étaient possibles, mais bien que prudent en règle générale, je décidais de jouer carte sur table. Dans une certaine mesure, car je refrénais la haine éprouvée quand aux événements qui m'étaient arrivé.

- Si vous avez des questions, j'y répondrai avec sincérité, mais je préfère éviter de déborder sur mes sentiments personnels, je resterai donc purement objectif. Fis-je en haussant les épaules, et rejetant les yeux en l'air pour signifier que tout ceci était du passé déjà résolu, et que je m’intéressais à l'avenir ... Mais effectivement, mon projet s'inscrit dans la dynamique d'aider mon pays natal à reprendre ses droits, j'enverrais donc des fonds tout les mois au front de résistants Kumojins, et je souhaite également ouvrir des débats, dans ma futur boutique, sur cette problématique.





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