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Omerta ~ Solo

Chôkoku Kyouka
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Jeu 12 Déc 2019 - 22:10
Cigare en bouche, l’escroc voyait son hirsute masse chevelue masqué par la gazette quotidienne. Ses prunelles miraient toutes informations pouvant se montrer alléchante. Paris sportif, troc, achat et revente, nouvelle boutique. Tout était passé au crible, plusieurs fois.

— Kof, kof, kof. Il est temps de revenir dans la partie. La face sombre du commerce m’attend. Par où pourrais-je bien commencer ?

À défaut d’être un acteur majeur du grand banditisme, notre Chokoku rêvait d’atteindre la place de recéleur émérite du village. Une simple étape dans son parcours de mafioso. Il visait le poste de Parain du marché noir. Ouais, un truc qui en jette.

— Passer par Ame sera une étape cruciale du parcours, mais commençons petit. S’installer, progressivement, dans les artères de la capitale de la Roche, c’est pas mal.

Le journal chut sur le bureau. Croisant les doigts, son menton vint se positionner sur cette plateforme charnelle. La réflexion était de mise. Par où commencer. Instaurer un régime de terreur, par rapport à ses camarades commerçant ne fera que lui mettre des bateaux dans les roues. Les Shishiza sont partout. Tout comme ce Byakugan. S’investir dans le fuinjutsu sera intéressant. Mais il n’y était pas encore.

Il ne pouvait pas montrer un côté trop gentillet auprès de ses collègues. Dans ce genre de métier, ce ne sont pas des requins qui assurent la concurrence mais des monstres sans foi ni loin. Donner la main signifiait que le bras n’allait pas tarder à être donné... Un parfait juste milieu. Ne jamais se montrer agressif, garder un calme exemplaire. Être une sinueuse vipère. Bien qu’il était un menteur et un escroc, des scrupules l’habitaient. Il n’était pas le genre d’homme sans cœur ou dénué de raison.

Un nouveau rôle. Voilà comment il devait le prendre. Tout ceci n’était qu’une pièce de théâtre à échelle humaine où à la première erreur, sa tête roulera au sol à l’image de feu la Raikage. Ses doigts quittèrent son menton pour se lier à son livret. Ses comptes ainsi que ses contacts, tout y étaient notés. Dans ce registre se trouvait la clef de son succès. Ou au moins celle de son démarrage. Il devait aller voir l’Ancien.

— Commençons par lui, en effet. Hôjun Sakaya. Il est préférable que le crépuscule montre le bout de son nez avant de le rejoindre. Depuis combien de temps ne lui ai-je pas rendu visite ?

Des années maintenant. Après tout, l’élève se devait de voler loin de l’ombrage de son Maitre.
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Ven 13 Déc 2019 - 2:27
La classe.

Cheveux gominés sur le côté. Tunique en soie brodée à la main. Borsalino apposer sur le crâne. Une paire de lunette sombre. Coupler le tout avec un cigare en bouche et une écharpe se reposant sur ses deux épaules... Kyouka était méconnaissable.

Son côté philanthrope.

Les ruelles de la vieille Rokkusu n’était pas si fréquentable que ça arrivée la nuit tombée. Non pas que le Shishiza ne faisait pas son travail correctement. L’ambiance se voulait plus perfide. Plus insidieuse. Et malheureusement pour eux, le Byakugan ne permettait pas d’agir à l’image de caméra de surveillance 24h/24.

Se reposant sur une canne, toujours pour accentuer ce rôle qui lui plaisait tant, le Chokoku se présenta face à l’édifice. Il s’en rappelait maintenant. Depuis la première attaque des Kirijines. Voilà depuis combien de temps il n’était pas venu. Toute bonne chose à une fin. Il fallait se baigner dès les eaux du Styx. Embrasser à pleine bouche cette vie plus que surfaite. Celle d’un bandit.

En l’occurrence, sa place dans le village ne le dérangeait nullement. Il pouvait servir son village et par extension son pays, tout en faisant profit. Il fallait commencer par le petit profit, au sein du village. Mais le but final était bien sûr la conquête des pays annexes. Instaurer une filiale dans les parties les plus obscures de ce monde. Gravir l’échelle de ce Marché Noir. En devenir un régent, sans jamais quitter l’ombre.

Pour l’instant, il fallait viser petit.

Le chien de garde à l’entrée, Huken, un hayashijin de plus de deux mètres de haut ne laissait qu’entrer les habitués. Sa main se posa sur l’épaule de Kyouka. Son chemin s’arrêta ici. Dans d’autre circonstance, notre escroc aurai détalé la queue entre les jambes. Mais la situation était différente. Son rôle, cette tenue, son passé, tout le poussait à s’affirmer.

— À quoi joues-tu Huken ? Ses lunettes chut sur le bout de son nez, libérant ainsi ses iris. Ne reconnais-tu le protéger de ton patron ?

— Je... Euh... Kyouka comment vas-tu ? Entre donc camarade. Je voulais juste t’apercevoir de plus prêt, tu comprends voilà quelque années que tu ne venais plus...

Le géant se morfondait dans une myriade d’excuse. L’acteur tapota son épaule. Il n’y avait pas de mal. Gentilhomme comme il était, il ne lui fera rien. Certes, ce n’était pas l’envie qui manquait. Mais bon, ses compétences dans d’autres domaines que le mensonge ou le commerce frôlaient le nul.

Comme d’habitude, le patron se trouvait au balcon de son édifice. Il pouvait voir les clients tous attabler derrière les nombreuses tables de poker. La fumée occupait tout l’espace. Les restes du petit banditisme de Rokkusu se trouvait ici. La plupart avait basculé de l’illégale aux travaux légaux. Tout en prenant bien sûr le soin de se faire un pécule intéressant. C’est dire qu’être la capitale du Yuukan en terme de commerce aidait forcément.

Allumant son cigare d’un geste leste, sa langue agrippa un verre d’alcool proposée par un servers. Fait important de ce bar, le personnel ne regardait jamais dans les yeux les clients. Impossible ainsi de remonter jusqu’à eux. Bien sûr, tout ceci n’était que de l’esbroufe. Les clients n’avaient rien à craindre. Leurs vies de bandits et d’escrocs étaient finies depuis des lustres. Sakaya cherchait juste à garder ces petites têtes immergées dans un rêve.

Son corps ne s’attarda pas en bas. Il monta directement à l’étage. Étrangement, aucun gorille ne protéger la porte. Comme si...
La porte s’ouvrît avant même qu’il n’eut le temps de poser sa main sur celle-ci.

— Chokoku Kyouka. Voilà bien longtemps que tu n’avais plus mît les pieds ici. Assis toi donc. Lâcha de manière un peu trop gaie le tenancier du lieu.
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Lun 16 Déc 2019 - 4:21
Les poignets liés entre eux, son corps était maintenue sur une chaise en bois. Le même bruit se répétait depuis maintenant plusieurs secondes – voir minutes. Celui d’une goutte heurtant le plancher, son sang coulait à profusion.

Kyouka était dans un piteux état. L’arcade ouverte, le visage tuméfié, les cottes bleuâtres, un dent en moins. Quelques traces de brûlures sur ses avants-bras. La totale. Il ne l’avait pas épargné, le bougre.
L’apparition de la lumière brula sa rétine. Depuis combien de temps était-il ici ? Où se trouvait-il ? Impossible d’être certain.

Voilà le dur prix à payer pour quitter sa fonction et revenir comme une fleur. Les hommes de mains de son maître le lui avait fait comprendre. Nul grief à leur encontre, le travaille ne permettait pas le moindre écart. La porte de la cellule capitonnée s’ouvrît enfin. Sakaya se voyait escorter par deux gorilles aux métacarpes rougeoyant.

— Ils t’ont salement amoché. Pourquoi être revenu fiston ? Le deal était clair pourtant. Tu n’avais plus à revenir. Qu’est-ce que l’on aurai dit de moi si je ne t’avais pas corrigé comme il le fallait ?

Kyouka cracha au sol sa salive, ou plutôt son sang, impossible d’être certain à ce sujet. Le regard noir de notre philanthrope se porte sur les deux brutes.

— Allons, allons, petit. Sakaya s’approchait doucement vers Kyouka. Sa main vint essuyer sa joue emplit de sang. Tu sais bien qu’ils n’y sont pour rien et que l’ordre vient de moi, directement.

Kyouka tenta de se lever. Il tomba au sol, les liens serraient si bien ses poignets que tenter de quitter cette chaise n’était que perte de temps. Le Hôjun écrasa la gueule du Chokoku. Désormais, il ne fallait plus perdre de temps.

— Je ne te dois rien Sakay et le sais pourtant !
— Jeune effronté, tu m’appelles par mon prénom maintenant ? Ne t’ai-je pas appris le respect quand je t’ai recueilli dans cette ville ?
— ...
— Il est vrai que tu ne me dois rien. Mais comprends-tu, ta disparition a laissé pas mal de bordel dans l’affaire familiale. D’autant plus qu’ils ont découvert que tu t’étais tapé leur fille. C’était pour cette femme que tu voulais tout raccroché hein ? Elle est où maintenant ?
— Disparue. Elle m’a abandonné.
— Et qui selon toi t’a protégé tout ce temps ? Tu y as réfléchis à ça ? En réalité, tu me dois la vie. Tu as bien fait de revenir ici. Désormais, tu vas éponger ta dette avec ta propre vie. Préparez le. Il va retravailler pour nous. Et ne t’avise plus jamais de me manquer de respect sinon je te coupe la main petit con !

Une claque, plus humiliante qu’autre chose, heurta le visage ensanglanté. La bague du parrain se présenta juste après. Le rituel était accomplis. Un baisé y fut déposé. Au final, le revoilà dans le bain. Il était venu pour ça, son objectif se voyait réalisé... Même si il avait perdu un peu de sang et quelques marques au passage.

— Je te revaudrai ça le vieux, tu vas voir.

Un sourire barra son visage.
La porte se referma derrière le trinôme. Il allait poireauté dans la cellule encore quelques heures sans se sustenter histoire que le message passe bien comme il fallait. Il connaît les règles de la maison comme personne, après tout.
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