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La bascule - Joo Jun

Aburame Ayume
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Lun 16 Déc 2019 - 0:01
La bascule.
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Sur les sentiers de la montagne des terres vaincues, l’Aburame ne savait pas trop quoi penser. A sa charge, une missive à remettre à un campement d’éclaireurs de l’empire. Silencieuse malgré le duo qui l’accompagnait dans sa tâche, un brin lasse, elle observait les alentours oubliant à la fois sa tâche et leur présence. Qu’est ce qui se serait tramé dans sa tête si elle avait été kumojins cet été-là ?

Une pensée pour les nombreuses rixes qui avaient décimé sa terre natale dans le passé -Hi, et aussi toute sa proche famille. Devant elle, le duo riait joyeusement, boutade sur boutade, arpentant la terre conquise le cœur léger. Même à juste mesure, la femme avait fait partie de l’expédition punitive qui avait mené à ce résultat.

Leur tâche, plutôt simple se remplissait rapidement et chacun profitait de la pause pas vraiment méritée pour aller se détendre avant le retour au pays prévu le lendemain. Ses partenaires lui proposaient de les accompagner au bar local, mais la kunoichi les ignorait royalement en poursuivant son chemin de son côté après avoir indiqué l’heure et l’endroit du point de rassemblement pour le retour. Sans insistance, les soldats impériaux la laissaient à son sort.

Plus loin et beaucoup plus tard, depuis ce sommet, la femme avait vue sur la frontière, désormais dérisoire séparant deux pays, deux terres de coutumes. Elle ne voulait pas se risquer à se mêler à la population locale, encore moins aux kumojins.

«  C’était bien la peine de me faire rejoindre l’empire vieux scélérat. Surtout pour m’y abandonner la saison suivante... »

Bien que la réflexion était faite à haute voix, elle n’était adressé à personne d’encore vivant. Il n'y avait qu'elle ici à sa connaissance.

« Et maintenant qu’est-ce que je suis censé faire de ça ? »

La brune fixait sa plaque d’immatriculation, elle qui définissait le soldat qu’elle était devenu.

«  La jeter et retrouver les bras de l’aventure ?... Seule cette fois.  »

L’objet se balançait suspendu dans le vide du bord du ravin où elle avait décidé de s’asseoir.

« Ou épouser la cause aveuglément comme-ci tu étais encore là ?... »

Le vent sifflait dans ses oreilles des sons, mais aucune réponse, puis les minutes suivantes, une étrange sensation la poussait à regarder derrière. La kunoichi pouvait alors y constatait une présence fortuite. Ses dents se serraient, l’avait-elle entendu ? Ses propos pourraient mal être interprétés si elle faisait partie de l’armée. Après quelques secondes silencieuses où Ayume sondait l’inconnue, elle se décidait à tâter le terrain.

«  Je me suis perdue dans les sentiers étranges de cette montagne. Et me voilà divaguant au bord d’un précipice pour passer le temps… Si elle se demandait ce qu’elle faisait ici... Pourriez-vous m’indiquer le chemin à suivre ? »


Pour son trajet ou son avenir ?




to be continued


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Asaara Aduichi
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Lun 16 Déc 2019 - 14:15
-Si j'avance, suivez-moi ; si je meurs, vengez-moi ; si je recule, tuez-moi.

Une odeur de nicotine l'accompagnant, une main sur le pommeau de son arme comme à son habitude. Sortant de la pénombre pour s'afficher à la lumière devant cette inconnue discutant avec le vent dans les montagnes du pays, une intéressante rhétorique en vérité. Un brin de nostalgie en dévisageant sa nouvelle interlocutrice, l'aventure? Cela n'existait pas en ce monde, et déserter une nouvelle institution n'était pas forcément la meilleur idée à moins d'avoir un plan bien huilé et de décamper rapidement à l'autre bout du monde. Cette femme, Jun ne l'avait jamais vue du temps ou elle portait le bandeau de la foudre. Et si elle avait pensée à une nouvelle recrue, le bandeau qu'elle semblait apercevoir lui faisait plus pencher pour une recrue de l'Empire. Des défections déjà ? S'avançant pour fixer le précipice, Jun y jeta son mégot avant de se dévoiler entièrement, ses mains tatouées, sa gueule défigurée l'ou pouvait y voir sa dentition et la chair manquante sur les côtés. Les brûlures se soignaient, mais la peau ne repoussait pas. Haussant les épaules, elle tourna son attention vers son interlocutrice en croisant les bras. Son regard rubis plongeant dans le sien pour la sonder, inquisiteur à la recherche de réponses et surtout de doutes. Doutait-elle ?

-Pour quitter le pays rapidement, évite les routes fréquentées et les axes commerciaux. Les locaux ne t'aideront pas si tu as encore ce bandeau et les Kumojins pour certains, te feraient bien la peau. Et hormis si je me trompe, tu me sembles pas de la trempe de ceux pouvant vaincre un pays entier.

Ainsi avait parlée l'errante, déserteur de la foudre et pourtant entrain d'arpenter ces terres sans craindre quelconque jugement. Une odeur nauséabonde emplit subitement les narines de Jun, mais habituée elle n'y prêta guère attention. L'ombre gargantuesque apparaissant sur la pente rocheuse fut celle de son acolyte à sang froid, le crocodile d'une dizaine de mètres de haut avait du mal à se faire petit sur les flancs abruptes de la montagne. Pestant, Jun lui fit un signe de la main et sans faire, étrangement, de bruits, le lézard géant se laissa glisser sur les pistes montagneuses à la recherche de proies aux alentours. Pour une première impression il fallait marquer les esprits et s'assurer que l'autre comprenne bien la trempe différenciant celle qui doutait et celle qui jamais n'avait eu recours à ce genre de monologue. Une nation, une patrie cela ne concernait pas l'errante. Jun ayant délaissée depuis longtemps ce genre de notions pour se concentrer sur qui pouvait lui garantir un lendemain en vie, et pour l'heure l'Empire lui apparaissait comme une bonne solution à moyen terme. Ses anciens camarades se vengeraient peut-être mais après tout, qu'est ce que cela changerait à sa vie? Pas grand chose voir rien du tout comme elle l'avait prédit. Elle pointa du doigt l'horizon, et la destination du village caché de la foudre. Elle connaissait le chemin, et ces terres, pas comme sa poche mais suffisamment pour éviter d'être la même situation que l'inconnue.

-Par là c'est le village conquis de la foudre, et surement ta destination. Les bandits sont pas légions mais je me méfierai. Les routes principales sont plus sur, maintenant que tu as une vision plus ou moins globale des environs à toi de faire ton choix soldat. Car c'est ce que tu es non? Un soldat de l'Empire du Feu. Une cause ne s'épouse pas de force, pas plus que pour quelqu'un car au final te forcer ne finira uniquement par te brider et de dégoûter, une cage dorée voilà comment j'appelais Kumo avant de disparaître. Je ne suis là le vieux maître des montagnes, ni le sage aux paroles profondes mais trouve toi un propre objectif si tu veux continuer dans ta faction. Ne prête pas d'avantage au serment de ceux qui te concernent pas. Au fait, je suis Joo Jun. Et toi?

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Lun 16 Déc 2019 - 18:18
Comme les humeurs sont si éphémères.
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Tout en la regardant s’installer, l’intruse du pays méditait la tirade pleine de sens qu’on lui avait donné en guise de premier bonjour. Cela résumait assez bien la destinée d’un shinobi au final, le cycle qui lui incombait une fois qu’il avait vendu son âme- et sa vie à une faction. Et du coin de l’œil, la chute du bâton fumant était capturé par la fumeuse d’herbes séchées. Pour cause, la braise et le charbon de leurs iris s’appelaient, bien plus qu’elles ne s’entrechoquaient. Voilà pourquoi, la brune, ne constatait qu’après que les points communs ne s’arrêtaient pas là. Cette femme là, contrairement à elle, ne couvrait pas les marques d’une peau meurtrie. Encore que, cela n’était pas tout à fait vrai, Ayume avait de tout temps, aimait s’emmitoufler dans des vêtements amples et sombres. Elle aimait rester dans son monde, mais pour le coup, la remarque sur sa trempe la faisait rire ouvertement.

«  Comme tu dis. »

Là dessus, elle avait fouillé dans sa veste pour en ressortir une boite en bois, qui en s’ouvrant, dévoilait des roulés de la drogue se dérobant par les narines. Confection spéciale de Hi, ou plutôt de la vieille peau à qui elle devait cette situation délicate. Il ne lui en restait plus beaucoup, elles avaient un arôme particulier ces cochonneries-ci, au delà de parfumer l’air, elles tapissaient les papilles d’une saveur inconnue. Pour la brune du moins. L’offre était faite quand elles furent tendu d’une main à son interlocutrice, la seconde s’appliquait déjà à embrasser le bout de cette vilaine habitude. Même moment, où du mouvement en contrebas attirait son regard, sans l’inquiété plus que de mesure devant la bête, certes impressionnante, mais pas prévu pour la dévorer. Du moins l’espérait-elle… Et cela se confirmait avec la suite loquasse de celle qui ne resterait pas inconnue encore très longtemps.

« Raté. »

Un simple mot lâché au vol quand on lui pointait sa potentielle destination. Plus jamais elle ne voulait remettre les pieds dans ce trou maudis. Déjà être ici, dans ce pays lui coûtait pas mal de prendre sur soi. Village conquis hein ? L’Aburame repensait à ce qu’elle y avait perdu à tout jamais et ne se sentait certainement pas du camp des vainqueurs. A sa façon, elle était aussi lésé que la populace locale. Quelle ironie. Une suivi d’une blague quand on lui collait l’étiquette de soldat. Sa bouche libérait la fumée avalée en rond vaporeux se traversant les uns les autres tandis qu’elle écoutait, avant de prendre parole à son tour.

«  C’est ce qui est écris quelque part en tout cas. »

Pour répondre au soldat, le reste des informations la laissait perplexe, bon ok, elle ne payait pas de mine, mais tout de même, lui livrer comme ça qu’elle était une désertrice du pays fraîchement annexé… Le tout après avoir démontré qu’elle la savait faisant partie de l’empire. Quel culot, vraiment… Elle l’aimait bien.

« Ayume. Une Aburame. »

Si sa camarade de bavardage connaissait le nom, elle savait tout de ses capacités. Pas très avisé du coup… mais qu’est-ce que ça changerait de toute façon. Elle n’était pas de poids contre elle, ni contre plus personne en fait. Quelle tragédie. Et étrangement à l'aise avec cette femme sortie de nulle part, la voilà plutôt très loquasse notre petite Aburame.

« Ce que tu dis fais du sens Jun, mais du coup, à tes côtés, dois-je craindre pour mon lendemain ? »

Elle tirait longuement sur sa sorte de cigarette avant de poursuivre amusée, non pas que la femme n’était pas inquiétante, c’était tout le contraire, mais qu’aux vues de la situation, de toute façon, l’Aburame n’aurait pu plus rien y changer. Elle comptait sur sa chance naturelle depuis bien trop longtemps, un jour cela la perdrait.

« Aurais-tu le mal du pays ? Ou tu viens juste te chercher des ennuis ? »

Questions légitimes, dans tous les cas, Ayume ne pourrait l’aider pour aucun des deux. Intérieurement elle riait un peu de voir l’ancienne ninja de la foudre circulait sans crainte sur ses anciennes terres. Était-ce pour cela que Kumo s’était fait marcher dessus ? Ils avaient eu leur lot d’humiliations, elle préférait aussi mettre cela sur le compte d’une mauvaise surveillance de l’Empire.

« Je devrais retourner à la capitale du feu à l’aube demain.  Son regard se collait dans celui de l’étrange personnage à ses côtés. Mais je n’ai pas envie d’attendre. Tu connais Hi ? La fumée virevoltait en fuyant son nez. J’y suis née, j’y ai grandi et j’y vivrais probablement jusqu’à la fin de ma vie. »

Quel programme. Mais dans une temporelle plus actuelle, Ayume en avait un autre en tête. Elle ne cessait de fixer Jun, une expression étrangement neutre sur le visage laissant le doute sur son émotion profonde.

«Ce pays est toute ma vie tu vois.  Et le mieux pour Hi à l'heure actuelle, c'est l'Empire à ce qu'il parait. Du moins c'était ce qu'il avait dis, je n'avais jamais étudié la question jusque là.   Elle soupirait doucement. Pourquoi avais-tu rejoins Kumo à la base ? Tu t'en souviens encore ? »

Qu'essayait-elle de lui dire par là ? On ne tarderait pas à le savoir.


to be continued


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Mer 18 Déc 2019 - 18:07
-J'ai rejoins un village pour une personne. Elle y est encore, et je compte y revenir pour elle même mais dans l'autre camps, celui dont tu sembles douter. Je me fiche des opinions politiques, des revendications de chacun. Je manie les mots bien moins souvent que je n'ai envie de dégainer, d'appeler mes amis sauriens et de laisser derrière une traînée sanguine et pourpre. Auparavant, dans cette cage dorée je pensais qu'en sortir était l'objectif de toute une vie. Que retourner à une vie sauvage et solitaire comblerait un vide intérieur. Je n'ai pas de nations, je n'ai pas ce que tu sembles dépeindre comme ta retraite éternelle. Apatride, sans clan ni attaches certains jeunes jugeraient cette vie comme étant parfaite. Les libertés qu'on s'imagine, les choix qu'on pense pouvoir faire. J'ai tout quitté, sans donner de nouvelles à celle m'attendant à l'intérieur de la Foudre, j'ai vécue après le Cataclysme, après la résonance comme bon je l'entendais. Mais pourtant regarde ou je me promène sans craindre qu'on ne lève la main sur moi. Sais-tu pourquoi Aburame? Parce que la peur est quelque chose que je ne comprend pas, parce que personne ne sait ce qu'il est advenu de moi. C'est l'avantage de choisir le moment opportun pour disparaître, j'aurai surement finit en prison si j'étais revenue au village avec les autres.

Les ennuis. Elle en avait causé des ennuis, à tous ceux l'approchant de loin comme de près. C'était dans sa nature, de ne pas se canaliser de laisser la folie prendre le dessus sur une approche logique et méthodique. Rentrer dans le tas, et aviser ensuite une manière brutale qui fonctionnait jusqu'à un certains point. Elle avait expérience ce point de non retour, dès lors il était simple de comprendre le point de vue des loyalistes et des lâches. De craindre pour sa vie, et de faire des choix non par liberté ou libre arbitre mais par pourcentages de survie et d'évolution. Et pourtant, pourtant se confronter à la réalité de la vie en dehors des murs d'un village était bien souvent le moyen le plus simple de se jauger. Elle ne blâmait personne, Jun avait passée l'âge de donner des leçons mais preuve en était. Kumo était tombée et c'était des gamines, des enfants soldats comme son interlocutrice qui se retrouvaient aujourd'hui dans le camps des gagnants et ses anciens camarades dans celui des résistant ou des collaborateurs. Une occupation, un dur retour à la réalité et de toute évidence une vérité qui ferait mal. L'important était de savoir que la Metaru était en vie, mais jamais l'inverse n'avait traversé les pensées de l'errante. Yamiko avait du caractère, mais surtout une force et était insensible à la résignation. Les rencontres étaient éphémères, mais le lien durait, les deux femmes s'étant bâtis une relation depuis des années, au fil de rencontres sporadiques, de rires mais aussi de départ dans un contexte et un ressentit mitigé. Et la manieuse de métal, ne serait certainement pas ravie d'apprendre que son ancienne colocataire avait décidée de tronquer l'emblème de la foudre pour celui du Teikoku.

-Et maintenant que la seule raison qui t'a fait rejoindre ce nouvel ordre n'est plus, c'est ton avenir qui t'appartient. Je ne peux pas compatir ou faire semblant de te comprendre, l'histoire est cliché et surtout trop stéréotypé en ce moment mais, mes premiers souvenirs sont violents. Je n'ai pas rejoins Kumo avant l'année dernière, et je l'ai quitté dans la même année avec la Résonance. Je ne connais pas le pays du Feu, mais je suppose que ça doit être jolie et en ce moment en pleine ébullition. Mais tu peux circuler librement entre les territoires conquis, et ton pays d'origine c'est déjà un avantage que n'ont pas tes homologues de la Foudre. Nous semblons radicalement opposées Aburame, mais si l'Empire m'accepte nous deviendrons camarade, pour un moment, et j'espère tu feras les choix qui te semblent bon. Sache une chose, les Empires s'élèvent et tombent, ce ne sont que des idéaux. J'ai toujours fait valoir ma propre vie avant celle des autres, alors toi qui semble t'attacher à un pays à des racines, fait attention à ne pas être submerger par le poids d'un héritage. Ne pas traîner un fardeau qu'on t'a donné comme une patate chaude. Je ne dis pas que ma situation est idéale, loin de là, mais j'espère que tu trouveras un juste milieu Ayume.

Elle sortie de sa poche intérieur un parchemin, l'observa un instant et le posa à ses côtés. Tirant sur sa cigarette, Jun n'était pas altruiste mais cette jeune femme lui rappelait son propre souvenir par moment. En plein doute, elle avait aussi eue quelqu'un pour lui remettre les idées en place. Et de ce Nara, elle avait encore son kunai, son premier cadeau de toute une vie. Il était peut-être temps de faire pareil, de transmettre des valeurs et surtout de se créer des liens. Un réseau était toujours utile, et cela ne l'engageait à rien de miser sur cette Aburame. Simplement de tendre une main. A elle de voir ce qu'elle en ferait en retour, un échange équivalent, un service contre un autre pour l'heure Jun ne demanderait rien. Mais plus tard, qui sait si les chemins se recroiseraient.

-Tiens, il te sera plus utile qu'à moi.


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Mer 18 Déc 2019 - 21:32
Comme les humeurs sont si éphémères.
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« Je vois. »

Son regard glissait sur le parchemin qui venait d’être déposé. Curieuse, la femme le déroulait silencieusement pour en prendre connaissance. Qu’elle ne fut pas sa surprise parfaitement lisible sur son fascié, en découvrant son contenu. Ironie du sort, elle avait appris pratiquement tout de sa maîtrise des insectes seule, ayant été orpheline et isolée des siens trop tôt. C’était la première fois qu’on orientait en quelque sorte son apprentissage en la matière, elle aurait pu lui demander d’où elle sortait un des secrets de son clan comme ça, mais à quoi bon. L’intention était plus importante que tout.

« A charge de revanche. Merci. »

Pas seulement pour le parchemin confié. Cette femme était en train de faire ce que jadis son père adoptif avait fait pour elle au bord d’un précipice plus imagé. La remettre à flot. Elle gardait entre ses doigts le second cadeau matériel qu’il lui avait été fait dans sa vie. La première fois une arme de son mentor, la seconde… Une arme aussi quelque part non ? C’était peut-être seulement ce qu’elle était elle aussi au fond. Tout ce qu’elle savait faire.

Instructive comme conversation, d’ordinaire Ayume n’aimait pas les gens qui parlaient beaucoup, elle avait envie de prendre leur mâchoire entre ses mains et la faire se mouvoir ainsi jusqu’à ce qu’elle se brise. Mais cette femme là aurait pu lui tenir un monologue de plusieurs heures, qu’elle l’aurait écouté sans s’impatienter, à travers elle, l’Aburame arrivait à se retrouver un peu à une certaine mesure. Peut-être pour cela qu'elle pouvait converser sans restreinte avec elle.

C’était comme si en partageant son expérience, elle la soulageait progressivement du doute s’immisçant dans son cœur. Ayume en retirait que de la même façon qu’elle ne pouvait pas se résumer à un tierce, elle ne pouvait calquer ses choix qu’à partir de quelqu’un. Même si l’influence affective viendrait toujours mettre son grain de sel dans ses convictions. Plus humaine qu’arme finalement. Instantanément elle se sentait mieux. Bien qu’elle ne pouvait que se sentir un peu triste pour cette femme qui avait encore moins d’attaches qu’elle même qui n’en avait pas...

« Ils ne sont pas idiots au point de recaler une ancienne de Kumo… Je pense que tu ne resteras pas un soldat longtemps. Du moins je te le souhaite, obéir bêtement à son lieutenant, ça va un temps. »

Son sourcil s’était relevé en disant cela, elle parlait en connaissance de cause. Ses iris sans couleur se fixaient vers le pétillant feu ardant vibrant en face.

« Et je te souhaite de trouver un vrai foyer à Hi, même si c’est passager. »

En vrai, elle espérait que non, qu’à l’image des arbres, elle puisse y implanter ses racines de façon sereine, avec ou sans Empire dans l’avenir...

« Mais… Tu ne crains pas les représailles de tes anciens frères d’armes ? Ou blesser cette personne que tu as laissé à Kumo… ? »

Toute sa vie à elle, on lui avait appris la patriotisme, l’allégence à une cause et ses frères d’armes… Cela même quand elle était mercenaire. Aussi, sa façon de voir les choses l’intriguait au plus au point. A une mesure telle que :

« Veux-tu retourner à Hi avec moi ? Maintenant par exemple ? Qui sait, je n’aurais peut-être plus jamais l’occasion de te montrer le décor à travers la plus belle partie du pays.»

Elle tirait de la fumée sur son mégot. Damne, la voilà plus instinctive que pragmatique pour le coup, alors qu'elle se relevait prête au départ.

« Par là la frontière et les routes tranquilles tu m'avais dis non ? »


to be continued


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