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Le réarmement [Solo]

Hosokawa Shingen
Hosokawa Shingen

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Jeu 26 Déc 2019 - 3:51
Automne 203

La bataille de Tetsu s’était déroulée il y a peu, certains essayaient encore de surmonter la perte et l’échec, d’autres encore essayaient de lentement guérir des blessures qu’ils avaient subies. Je faisais partie de la seconde catégorie, j’avais fini salement amoché et qui pouvait savoir pourquoi j’avais survécu ou comment j’avais réussi une telle prouesse, mais la vie était ainsi pleine de surprise. Le temps que j’avais passé à l’hôpital n’avait guère été un camp de vacance et même si j’étais sorti, je n’étais guère encore en état de faire de grandes prouesses physiques.

Le temps n’était pas à la glande comme un mendiant qui attendait que l’on vienne lui offrir quelques pièces afin de pouvoir se soûler la gueule en bonne et dû forme, tout comme le temps n’était pas à l’apitoyement de son sort ou du supposé échec de cette opération. L’heure était venue pour devenir plus fort afin de ne plus devenir un handicapé cloué au lit comme une crotte de chien laissée à l’abandon sur un trottoir, mais il fallait être telle une chenille qui, doucement, devient un joli papillon. Bon d’accord, je n’allais ni avoir les ailes pour ça ni la beauté, mais vous comprenez l’idée.

Bien sûr que l’amélioration de ses propres capacités physiques, ou tout du moins de retrouver son ancien niveau, demandait non seulement de l’entraînement mais également de l’équipement ! Du moins, si je voulais espérer m’entraîner un jour avec mes armes. C’est bien là que le soucis commençait, je m’étais rendu compte que je n’avais plus mes armes ! Un samouraï sans katana, c’était presque une hérésie ! Je savais juste que l’une des deux armes avait été cassée et qu’elle s’était logée en moi, probablement une façon tordue de sa part de montrer son amour pour moi et sa volonté de rester avec moi pour toujours…. Bref, je ne me voyais pas retourner à Tetsu tenter de récupérer mes armes perdues, surtout qu’il était très certain que des vieux pilleurs de champ de bataille, ces vieux charognards, et qu’ils avaient déjà mis la main sur les armes.

Fort heureusement, Iwa était un village qui avait su attirer bien des marchands et artisans pour rendre ce coin utile. On pouvait presque parler du rêve d’Iwa, celui où l’on pouvait s’enrichir et avoir un succès monstre dans un village de commerçant de gamines qui se prenaient pour les maîtresses du monde… Euhm… Ne digressons pas non plus.

Bien entendu, en bon samouraï que je suis, je connaissais un bon forgeron d’Iwa. Il se débrouillait plutôt bien et pour l’avoir vue à l’oeuvre, je pouvais affirmer qu’il n’était pas un forgeron qui se contentait de forger un marteau de temps à autre pour le fermier du coin ! Il était peut-être même originaire de Tetsu, mais sur ce point, je n’étais pas totalement certain. Dans l’absolu, cela n’avait guère beaucoup d’importances pour moi, tant que ses productions étaient dignes de ce nom, cela me convenait parfaitement !

Ainsi donc, je me décidais de rejoindre sa boutique dans le quartier commerçant d’Iwa, lieu de presque tout les plaisirs ! J’étais convaincu que quelque part dans cet endroit on pouvait acheter de la chair.. Enfin, pas la chair de boucher non plus mais bien autre chose… Mais passons ce petit détail car je n’étais pas là pour gaspiller mes ryos pour quelques fesses rondes prêtes à récupérer ton argent et ta dignité. Sa boutique n’était pas difficile à trouver, un panneau pour afficher ce que c’était. Une armurerie pour tout les amoureux d’armes et armures, le lieu de la jouissance ultime pour tout combattant qui se respectait.

J’entrais dans cette boutique, faisant sonner quelques clochettes à l’ouverture de la porte pour signaler au propriétaire qu’un client entrait. L’homme était occupé avec un client, je me contentais de faire un simple signe de la tête en sa direction en guise de salutation. Je ne voulais nullement le déranger pendant qu’il discutait avec son client. Je me contentais donc d’observer les différentes œuvres qui étaient exposées à la vue, des productions classiques et plutôt génériques mais tout aussi efficace et utile. On retrouvait de tout : Kunais, shurikens, senbons et bien d’autres choses encore. Il n’avait probablement rien qu’il ne pouvait pas faire, pourvu que l’on était capable de payer et d’être patient pour récupérer sa commande.

Je n’avais guère le temps de naviguer à travers l’ensemble des œuvres exposées et en vente de la boutique, le client avait fini sa petite affaire et il quitta aussitôt la boutique. Le forgeron se tournait alors vers moi, il se nommait Matsudaira Sengo.



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Salut Shingen ! Je m’excuse pour l’attente, certains clients sont plutôt compliqués.

Salut !
Je le regardais, affichant un petit sourire amusé. Ne t’excuse pas, je peux bien attendre quelques minutes le temps que vous faites votre affaire.

L’homme me rendait le sourire, posant les mains sur le comptoir.

Alors, que puis-je faire pour toi cette fois ?

Je m’avançais un pas tranquille en direction du comptoir.

J’aurais besoin de remplacer mes armes.


Il me regardait, l’air un peu étonné visiblement. Il me détaillait rapidement, certainement pour vérifier mes armes qui étaient, à la grande surprise de tout le monde, non présente !

Hmm… Je dois avoir des armes en réserve si tu veux.

Je le regardais dans les yeux, l’air de lui dire « Sérieux ? ». On se regardait ainsi pendant quelques secondes avant qu’il n’éclate de rire.


Je rigole ! Je sais, je sais ; tu n’es pas un vieux paysan qui utilise un couteau… Bon, je peux t’en forger une mais tu dois me dire ce dont tu as besoin. Il va s’en dire que cela ne sera pas donné non plus, la qualité à son prix, n’est-ce pas ?

J’affichais un large sourire, visiblement sa proposition me convenait parfaitement.

Je me doute oui, je ne suis pas si pauvre que ça non plus. Ceci dit, j’aurais besoin de deux katanas et un wakizashi, c’est dans tes cordes j’imagine ?

Rien que ça ? C’est faisable et c’est très basique au moins. Tant que tu ne me demandes pas des armes bizarres sortie tout droit d’une légende, ça ne devrait pas être difficile. Des choses particulières que tu voudrais ? Comme une inscription, une garde particulière ? Autre chose ?

Je me caressais le menton, l’air de réfléchir quelques secondes avant de reprendre.

Aucune inscription. Ceci dit, pour le katana et le wakizachi, je voudrais bien une garde avec un motif de dragon.
Pour l’autre katana, un motif de tigre suffira. C’est tout.


L’homme hocha la tête et récupéra un bloc note de son comptoir, commençant à écrire des choses dessus tout en marmonnant des choses incompréhensibles. Je l’observais faire, visiblement il commençait à calculer afin de pouvoir me donner un prix. Au bout de quelques minutes, il s’arrêta et me fixa.

Alors… Si on part sur une bonne arme, de la bonne qualité et quelque chose qui est digne d’un brave samouraï… Alors… le prix sera de 2,000,000 de ryos et encore, c’est un prix d’ami parce que je t’aime bien.

Je le regardais, le prix était plutôt conséquent pour moi. Je me grattais l’arrière de la tête, réfléchissant un peu à ce que j’avais comme argent. J’avais presque 3,000,000 de ryos, en payant ces armes, il n’allait même plus m’en rester 1,000,000 de ryos mais était-ce grave ? A priori non, la somme suffisait pour moi pour survivre et vivre. Ceci dit, je n’allais pas pouvoir me permettre de perdre de nouveau mes armes sinon j’étais bon à faire ma pute sur les trottoirs.


Le prix me va.

Super ! Dans ce cas, dès que j’ai fini, je passerais te livrer les armes et on trouvera un arrangement pour le paiement.


La suite n’avait rien de fort passionnant, quelques échanges cordiaux et quelques détails supplémentaires que l’on réglait pour cette commande. Une fois la chose faites, nous nous quittions et je pouvais de nouveau vaquer à mes occupations aussi chiantes qu’ennuyeuses dans ce village. J’étais content que cette question avait été réglée et l’impatience me gagnait. J’avais hâte de pouvoir contempler l’oeuvre de cet homme.

Le temps s’écoulait lentement mais sûrement et le jour-J arrivait, un débarquement tant attendu. Le forgeron avait enfin fini son travail et il venait personnellement me livrer le chef d’oeuvre qu’il avait produit, fier de son travail et fier de pouvoir le présenter tel un père qui est fier de présenter son enfant.

Au moins j’avais eu le temps de récupérer un peu de mes blessures, je me sentais en bien meilleure forme depuis la dernière fois que je l’avais vue. Bon, il fallait admettre que ce n’était pas vraiment difficile ! Je me sentais presque comme un vieillard qui avait besoin d’une canne pour se déplacer, vous imaginez même pas la honte que je ressentais à cela ! Si j’étais meilleur, la chose ne se serait jamais arrivé mais que voulez-vous, on ne peut pas toujours être un dieu au combat.
Dans tout les cas, j’ouvris la porte, souriant en voyant le forgeron présent devant moi avec mes cadeaux comme le père noël qui vient vous livrer ce que vous attendiez le plus.

Un bref échange de salutation et de quelques cordialités banales, je l’invitais à entrer chez moi comme cela se faisait naturellement chez les gens respectueux. Il me remercia et entra dans mon petit chez moi. Rien de fort exceptionnel, mais c’était suffisant pour moi. J’étais conscient que je pouvais, peut-être ou avec beaucoup d’insistance, vivre au domaine des Nagamasa mais j’avais ma fierté. D’autant plus, que j’appréciais avoir une certaine liberté et la fierté de pouvoir dire que je savais vivre seul comme un grand garçon sans dépendre d’un clan d’incapable.

Je le guidais jusqu’au salon avant de lui proposer, par politesse, quelque chose à boire, chose qu’il refusa. Il déposa une grande boite sur la table qu’il déverrouilla avec sa clé et la boite s’ouvrit lentement pour dévoiler très lentement les œuvres produites. Les armes se trouvaient dans ce qui semblait être des housses de tissu. Il prit le premier katana, le sortant du tissu pour dévoiler un beau katana, la poignée était couverte d’un laçage noir, probablement de la soie. La garde était noire, son contour doré à l’intérieur de celle-ci se trouvait un dragon doré. Le fourreau était également noir.

Il me tendait doucement l’arme que je pris en main, je la contemplais, laissant mes doigts glisser dessus. Je profitais quelques instants de la qualité du travail avant de dégainer l’arme, je déposais le fourreau sur la table pour contempler sa lame. Celle-ci n’avait rien de particulier visuellement, aucune marque particulière. Je laissais à nouveau mes doigts parcourir la lame comme pour tester sa qualité. En tout cas, le forgeron avait réussi quelque chose d’exceptionnel en produisant ces armes. Une fois la qualité vérifiée au touché, je fis quelques frappes dans le vide afin d’avoir une idée de sa prise en main.


C’est un très beau travail que tu as fais là…

Disais-je, visiblement impressionné par la chose. Je rengainais ensuite le katana et il me présenta le wakizashi qui allait avec. Sa décoration était identique au katana, mais l’arme était juste plus petite. Je fis exactement la même chose avec cette arme, je savourais sa qualité à travers le touché avant de faire quelques frappes dans le vide afin d’avoir un aperçu de sa prise en main.

Et finalement, il me présenta le second katana que j’avais commandé pour l’occasion. Il était légèrement différent visuellement. La poignée était ici couverte d’un laçage en soie d’une couleur brune-rougeâtre, la couleur me faisait un peu penser à du cuivre mais passons. La garde était elle noire avec, en son sein, un lion doré.

La qualité était tout aussi bonne. Il s’était vraiment appliqué pour faire quelque chose d’exceptionnel et il méritait amplement sa réputation de bon forgeron d’Iwa. Le forgeron observa attentivement mes réactions avant de m’interpeller.


J’espère que tu es satisfait de la chose.

Je le regardais, affichant un large sourire.

Tu as réussi à surpasser mes attentes ! Merci en tout cas !

Le forgeron semblait soulagé et content que son œuvre me plaisait beaucoup. Je continuais de contempler pour quelques instants mes nouvelles armes tout en discutant un peu avec lui avant que nos chemins se séparent pour ce jour. J’étais content d’avoir de nouvelles armes dignes de ce nom. Il était regrettable que l’on ne me voyait que comme un simple genin dans ce triste village, mais ils allaient finir par découvrir que j’étais un atout important… Mais d’ici là, il fallait se contenter de sa place et chercher l’excellence dans son art, mais ça, c’était une autre histoire.

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